Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Chère maman, guéris vite.
Dites à l'infirmière-chef de rester.
Ryoko...
Bonsoir !
Je suis désolé.
17 heures 28.
J'avais apporté cela pour maman.
7 ans plus tard
Il y a trop de vagues. On rentre.
Alors papa, on déclare forfait ?
Je te l'ai déjà dit. Je ne m'intéresse qu'aux grosses prises.
Mais je préfère encore les jolies filles.
Tu comprendras plus tard.
Je suis un romantique incorrigible.
Bonjour.
J'ai fini le planning. Je l'apporterai demain.
Allô ?
Désolé. À demain.
Il est trop gros pour deux. On va en donner à Rié.
Dis donc, tu n'amènes plus de copains à la maison.
Toutes les dorades noires sont mâles à la naissance.
Ah oui ?
Quand elles ont 15 cm, elles sont bisexuées,
puis certaines deviennent femelles.
Vraiment ?
Celle-ci, elle est quoi ?
Quand on l'a ouverte, t'as pas vu les ovaires ?
Ah oui ?
Tu sais... je ne m'y connais pas bien en ovaires.
Je te trouve un peu décrépi, ces temps-ci.
Quoi ?
Un peu terne, quoi.
Gang !
Dis papa... tu devrais peut-être te remarier.
Qu'est-ce que t'as, tout à coup ?
Je n'osais pas le dire avant.
Merci pour le dîner.
Ce soir, c'est ton tour !
C'est étrange. On dirait une secte en pleine cérémonie.
C'est tout comme. Un rassemblement de solitudes.
Les gens heureux ne vont pas à ce genre de concert.
Tous les Japonais crèvent de solitude.
Toi aussi ?
Vous aussi, président.
M. Le président !
Votre réunion de 13 h demain, M. Ueno demande un report à 15 h 30.
Peu importe. Je serai là toute la journée.
Je passe au Starts maintenant et je vois Yoshikawa ce soir.
Je ne reviens pas aujourd'hui.
En cas de besoin, j'appelle votre portable.
Au fait...
je vais me marier.
Ah oui ?
Félicitations.
Avec qui ?
Vous ne le connaissez pas.
En tout cas, félicitations.
- Tu as l'air très occupé. - Ça marche plutôt bien...
mais la marge bénéficiaire se réduit.
Et toi, comment ça va ?
Tu n'es pas au courant ?
Le cinéma résiste à la crise.
- C'est vrai ? - Je mens.
C'est comme un jeu de survie ou plutôt d'endurance.
- Les perspectives ? - Prometteuses...
mais ça dépend de nos limites d'endurance.
Yoshikawa, tu ne disais pas la même chose il y a un an ?
C'est vrai ?
Il n'y a plus de femmes !
Elles sont toutes vulgaires, vaniteuses... et stupides.
Vaniteuses... et stupides. Où sont passées les femmes bien ?
Le Japon est fini.
Écoute...
je pense que je vais me remarier.
Tu t'es enfin décidé ?
Qui est-ce ?
Je vais me mettre en quête.
Selon mon fils, je décrépis et je devrais me remarier.
J'ai envie d'essayer.
Tu décrépis ?
Te mettre en quête... tu veux dire un mariage arrangé ?
Non, ce n'est pas mon genre.
Ça doit bien se trouver, une femme convenable.
Dis-moi, quel est ton idéal ? Une femme jeune ?
Pas trop. Pas une gamine, en tous cas.
Elle devrait si possible avoir un boulot et une bonne formation.
Une formation ?
Comme savoir jouer du piano ou chanter, ou encore danser.
En fait... Ryoko était comme ça, non ?
Avec une bonne formation, on a confiance en soi.
Sans cette confiance, on dépend de l'autre et on est malheureux.
Une pianiste ?
Ça va te coûter cher.
Mais non. Je ne cherche pas une professionnelle.
À mon âge, je n'ai pas envie d'un échec.
J'aimerais autant que possible avoir le temps de l'observer.
J'aimerais rencontrer des tas de femmes pour trouver l'idéale.
Tu ris !
Je suis trop exigeant ?
N'est-ce pas ?
Non, laisse-moi faire.
Il n'y a qu'une seule solution.
L'audition.
Ce sera une histoire romantique. Comme ton documentaire,
avec l'ex-danseuse classique, son protecteur et le jeune autiste.
Celui que j'avais produit avec une télé allemande ?
Je vais remettre ça en forme. D'accord ?
Oui. Mais... tu vas... ce sera une vraie audition ?
Fais-moi donc confiance ! M'est-il arrivé de te décevoir ?
Jamais, mais...
L'héroïne doit avoir de vingt à trente ans.
Elle doit avoir une formation au choix. Rien à redire ?
Mais n'est-ce pas une tromperie ?
Ce n'est pas seulement pour toi qu'on fait cette audition.
Ça deviendra un film... À condition de trouver l'argent.
L'intrigue n'est pas mal du tout.
Mais dis-moi...
je vais devoir épouser l'héroïne ?
Mais non ! Une vedette ne se marierait pas avec toi !
Ces femmes-là ne se marient pas.
Parmi celles sélectionnées, des perles échouent à l'entrevue.
Ah oui ?
Si on a mille candidates, on peut trouver dix perles.
Des filles à rendre jaloux tes copains. Intelligentes et bien élevées.
Le genre "belle-fille idéale".
Je ne comprends pas.
Pourquoi n'auraient-elles pas le rôle principal ?
Elles ne sont pas malheureuses.
Plus une femme est malheureuse, mieux elle joue.
J'avais un projet avec Radio FM. Je vais combiner les deux.
Je vais en faire un nouveau concept : "Héroïne de demain".
Fais-moi confiance. Je suis un pro de l'audition.
Je suis Yoshikawa dans le salon n° 2. Du café ?
Du café, ça te va ? Deux cafés.
Je vais être en retard...
... remettez la cassette à M. Kaneda.
Merci.
"Héroïne de demain",
où êtes-vous en ce moment ?
Tout peut arriver, il suffit d'un peu de courage.
Avant tout commencement, il y a un avant.
Pour Audrey Hepburn et Julia Roberts aussi,
avant de devenir héroïne, il y a eu la vie d'avant.
Les héroïnes de demain vivent comme vous.
En fait, l'héroïne de demain, c'est peut-être vous !
C'est moi.
Vous rentrez tôt aujourd'hui !
J'ai rapporté du travail à faire à la maison.
Vous réchaufferez votre dîner. La grande assiette est pour Shigehiko.
Bon, à lundi.
Ma fille vient pour le week-end avec son bébé. Je dois partir.
Bon week-end.
Mettez votre linge sale dans le panier. Au revoir.
Entendu.
- Aoyama à l'appareil. - C'est moi.
Yoshikawa. Je suis en train de regarder.
Alors ? Tu dois être dans tous tes états.
Ben, je ne sais pas comment faire un choix...
comme quand j'ai acheté ma première voiture.
Une épouse, ce n'est pas une voiture !
L'audition sera la semaine prochaine. Choisis 30 candidates.
30 candidates ?
Entendu. Je t'appellerai.
Au fait, ne te fie pas aux photos. Les textes t'en apprendront plus.
Entendu.
- À plus. - Salut.
Quelle épreuve ! Je dois en choisir 30 !
Tu es rentré ?
Tu pourrais frapper à la porte ! Tu viens de rentrer ?
Quand veux-tu dîner ?
Je mangerai plus tard. Tu peux dîner d'abord.
Entendu.
Écoute, je ne suis pas seul...
Une copine ? Tu n'as qu'à lui donner ma part.
Merci.
Qu'est-ce que j'ai fait !
"YAMASAKI Asami"
Pratique de danse classique pendant douze ans
Je ne sais si je pourrais être actrice
et ne serai sans doute pas choisie.
Simplement, l'intrigue m'a beaucoup plu.
J'ai pratiqué longtemps la danse mais à 18 ans, je me suis blessée.
J'allais partir étudier à Londres et ça m'a anéantie.
Ce qui était ma priorité absolue s'était effondré en un jour.
C'est peut-être un peu exagéré, mais c'est comme si j'avais reçu la mort.
Vivre, c'est approcher peu à peu la mort.
Je sais cela, à mon corps défendant. Voilà pourquoi j'ai voulu jouer ce rôle.
- Quand vivait ce dinosaure ? - À la fin du Crétacé.
La fin du Crétacé, ça signifie...
L'époque des parasaurus, non ?
Bravo ! Tu connais la maquette de Syracuse ?
- Jamais vue. - Tu veux la voir ?
Bonsoir.
Je suis son père.
Enchantée. Je m'appelle Takagi Misuzu.
Bienvenue.
Je la vois chaque jour dans le train. Je l'ai trouvé jolie, je lui ai parlé.
Bien joué, fils !
Comme j'aime bien la biologie, j'ai eu envie de voir ses livres.
- On a tout mangé. - Parfait.
Quoi ? C'était votre dîner ?
Comment faire ? J'ai tout mangé. Pardon !
- Si vous voulez, je peux... - Inutile, merci. Amusez-vous bien.
Gang !
Gentil chien !
On va aller se promener.
Shigehiko, tu la raccompagnes, hein ?
Bien sûr.
Allez, viens !
Tu es prêt ?
Je sais pas... Je me sens comme un criminel.
Quand tu voudras.
On commence.
Enchantée.
Asseyez-vous.
Je m'appelle Tanaka Yu. Enchantée.
Asseyez-vous.
- Vous avez le trac ? - Oui. Un peu.
Désolé. Vous êtes la première...
On vous prend en vidéo. Ne faites pas attention.
Pouvez-vous me dire ce que fait votre père ?
Ben... mon père... Eh bien...
comment dire...
Suivante.
Je vais être direct. Pourquoi voulez-vous jouer ce rôle ?
Avez-vous déjà fait l'amour à contrecœur ?
La drogue, ça vous branche ?
Jouez-nous un rôle qui vous a marquée.
- Entendu. - Allez-y.
Votre musique préférée ?
- Quelle actrice aimez-vous ? - Mori Mitsuko, j'adore.
Suivante.
J'aimais beaucoup le sport. Au lycée, j'étais dans l'équipe...
Auriez-vous bossé pour l'industrie du sexe ?
J'ai une copine qui travaille dans ce milieu...
Suivante.
Les hommes, c'est quoi pour vous ? Tarkhovski, vous connaissez ?
Un acteur.
Les scènes d'amour, ça ne vous gêne pas ?
Pas du tout.
Avez-vous des visions ?
Suivante.
Je peux vous poser une question ?
Souriez pour voir.
Quel genre d'homme détestez-vous ?
Sugimura Yoko. Enchantée.
Sans confiance en soi, on ne peut être actrice.
Excusez-moi.
Quand j'ai eu deux ans, ma mère a décidé de faire de moi une star.
Pouvez-vous marcher autour de la chaise ?
Tournez.
Suivante.
Enchantée.
Excusez-moi. C'est l'heure de la pause. Vous la faites ?
On a 30 min de retard. On fait une pause de 10 min.
Je suis le seul à poser des questions.
Ne me dis pas que ça ne t'intéresse plus.
Mais non, ce n'est pas ça.
C'est quoi, alors ?
C'est que j'ai le trac. Je vais aux toilettes.
J'ai habité Paris pendant trois ans. À Tokyo, je travaille comme designer.
J'ai toujours rêvé d'être actrice.
Ma boîte ne faisait que des vidéos porno.
Garde ses coordonnées.
"Reine des cover-girls", ça ne me satisfait pas.
C'est la trace de mon premier suicide et celle-ci, de mon second.
J'ai été trois fois en psychiatrie.
Suivante.
Kitani Émi. Enchantée.
Quoi ? On vous a déjà vue.
Oui, mais j'avais encore des choses à dire.
Vous avez déjà une belle carrière. Pourquoi venez-vous ici ?
J'ai beau faire, je ne m'en sors pas très bien.
Excusez-moi.
Je suis infirmière en pédiatrie. C'est très dur...
Suivante.
Mlle Yamasaki Asami.
S'il vous plaît.
- Je m'appelle Yamasaki Asami. - Je vous en prie.
- Pardon pour le retard. - De rien.
Avez-vous déjà travaillé pour le cinéma ou la télé ?
J'ai eu de nombreux contacts mais ça n'a rien donné.
Vous avez un agent ?
Pas vraiment, mais j'ai un projet avec un producteur de disques.
Mais je ne l'ai pas contacté récemment.
- Quelle société de disques ? - Ace Records.
Quel est le nom de votre interlocuteur ?
C'est le chef de la section Musique japonaise, M. Shibata.
Depuis votre dernier emploi, vous ne travaillez plus.
Comment vous débrouillez-vous ? Si ce n'est pas indiscret.
J'aide à temps partiel chez une amie.
Que fait-elle ?
Elle a un petit bar à Ginza.
Nous avons suivi ensemble des cours d'entraînement vocal.
Si je ne gaspille pas l'argent, j'ai assez pour vivre.
Vous n'avez pas envie de luxe ?
Je n'aimerais pas être trop pauvre,
mais je peux acheter des livres et des CD. Ça me suffit largement.
Et la danse classique ?
Oui ?
- Vous vous êtes abîmé les hanches. - C'est exact.
Ça a dû être dur de renoncer à une vocation pareille, non ?
Oui.
C'est un peu indiscret d'en parler,
mais vous dites que, renoncer à sa priorité absolue,
cela équivaut à recevoir la mort.
Cela m'a beaucoup impressionné.
Je pense que chacun a eu une expérience semblable.
Dans la vie, il arrive inévitablement que quelque chose s'effondre.
On n'a alors d'autre choix que de l'accepter.
Je crois que c'est ça, la vie.
Je crois...
Qu'une jeune fille comme vous le comprenne, cela m'a surpris.
Je crois que vous avez vécu et que vous vivez très sérieusement
encore maintenant.
Je vous remercie.
Tu as fini ?
Merci d'être venue.
Nous vous contacterons.
Au revoir.
- J'appelle la suivante ? - On fait une pause de 15 min.
Très bien.
Dites à M. Ito que je serai en retard.
- Que penses-tu d'elle ? - Elle m'a rendu nerveux.
J'ai eu envie d'une cigarette.
En fait, tu l'avais choisie depuis le début, non ?
Elle me plaisait déjà quand je l'ai lue. Mais encore plus après l'avoir vue.
"Vous avez vécu et vous vivez encore très sérieusement."
Alors que tu devais la cuisiner ! J'en étais bouche-bée.
Ne me cherche pas. J'ai dit ce que je pensais vraiment.
C'est vrai qu'elle a l'air d'être très sérieuse.
Elle est plus jolie que sa photo. Elle semble avoir bon caractère.
Mais ça cloche quelque part.
Ça cloche quelque part ?
C'est irrationnel.
Je ne sais pas l'expliquer... mais elle ne me plaît pas.
Ta copine m'a fait bonne impression.
Misuzu ?
- Elle a l'air bien comme ça... - Mais quoi ?
C'est pas si simple que ça ! Les filles, c'est terrifiant !
Merci pour le repas.
Dis papa, à propos de ton remariage...
prends-en une qui cuisine mieux que Rié.
Pourquoi es-tu si pressé ?
En Argentine, on a découvert un autre dinosaure.
- Il serait plus ancien que l'Euraptile. - Vraiment ?
Je dois réunir des infos.
Prends bien ton bain !
Oui. Allô ?
Désolé d'appeler si tard.
Je vous ai rencontrée aujourd'hui. Je suis le producteur Aoyama.
- Merci pour ce que vous m'avez dit. - De rien. En fait...
je me demandais si vous auriez du temps pour parler plus longuement.
Oui. Je serais heureuse de vous revoir.
Quand cela vous convient-il ?
Quand vous voulez. Je suis libre dans la journée.
Ah bon ? Eh bien, par exemple...
Bonne nuit.
Bonjour, résidence Aoyama.
- C'est moi. - Qu'y a-t-il ?
En fait... c'est à propos de cette jeune Yamasaki.
Ce n'est pas que je doute d'elle mais j'ai appelé Ace Records.
Ce n'est pas si grave que ça mais c'est bizarre.
Comment ça ?
Il n'y a pas de Shibata responsable de Musique japonaise.
Pour être plus précis, disons qu'il n'est plus là.
En fait, ce Shibata a disparu depuis un an et demi.
Il s'est évaporé.
J'ai beau faire, j'ai le trac.
Il ne faut pas. Je n'ai rien de spécial à vous demander.
Il suffit que je partage avec vous de bons plats et une bonne conversation ?
Exactement.
C'est la meilleure demande que l'on m'a jamais faite.
J'ai juste une question.
C'est à propos de votre agent particulier.
M. Shibata ?
Pardonnez-moi. J'ai répondu comme ça à l'audition,
mais en fait, je ne l'ai jamais rencontré.
Quand on n'a pas d'agent, on n'est pas crédible.
On m'a conseillé de répondre comme ça.
Ah oui ? Vraiment ?
Ce n'était pas un mensonge.
Pas de problème. Tout est éclairci maintenant.
Ça a l'air délicieux !
- C'est délicieux. - Fameux.
En fait, sans trop vous déranger,
j'ai une demande à vous faire.
Quand vous en aurez le temps,
j'aimerais pouvoir parler de temps en temps avec vous.
En fait, je ne connais aucun homme avec lequel parler librement.
J'en serais ravi, si je vous conviens.
Vraiment ? Quel bonheur !
Je ne vous dérangerai pas.
On pourra se parler où vous voudrez,
même seulement au téléphone.
Je vous ai donné ma carte. J'y ai inscrit mon n° de portable.
Appelez-moi quand vous voulez.
Je vous remercie. Et merci pour ce bon repas.
Ça y est. C'est décidé.
Désolé, mais le film, je m'en balance. Les autres filles ne me branchent pas.
En ce qui concerne le film, je me débrouille, ne t'en fais pas.
Mais ne te précipite pas !
Tu ne voulais pas prendre le temps d'observer ?
Tu dis qu'elle ne te plaît pas. Qu'est-ce qui te gêne chez elle ?
Je pense seulement que la vie n'est pas si simple.
Elle est jolie, distinguée, sérieuse et douce.
Elle a tout pour elle, et elle tomberait dans tes filets ?
J'ai cherché à me renseigner, je n'ai rien trouvé.
On ne connaît même pas le nom de son bar à Ginza.
Il est impossible de contacter quelqu'un qui la connaisse.
Je ne suis pas né d'hier. Je ne me laisse pas avoir comme ça.
Je me fie plus à mon goût qu'aux avis des autres.
S'il y avait problème, je n'aurais qu'à le résoudre.
C'est sûr.
Tu l'avais prédit. Avec l'audition, j'ai trouvé la femme idéale.
Je te remercie, Yoshikawa.
Aoyama !
Promets-moi une seule chose ! Ne l'appelle pas tout de suite !
Je me trompe peut-être...
mais tu engages ta vie entière.
Ne te précipite pas !
Laisse refroidir les choses !
Entendu. Je te le promets.
Vous êtes souffrant ?
C'est rare que vous n'alliez pas travailler.
C'est la première fois que je vous vois comme ça !
Il faut savoir se reposer. Vous avez une vie fatigante.
Depuis la mort de votre épouse, vous élevez seul votre fils.
Vous avez créé et développé votre entreprise.
Vous avez dépassé vos limites !
Si seulement mon mari était comme vous, j'aurais eu la belle vie !
Vous devez bien avoir quelqu'un ?
J'en suis sûre.
Sans le soutien d'une femme, un homme s'épuise.
J'en ai fini pour aujourd'hui.
À demain.
Je rentre.
Au revoir.
Quoi ? Qu'y a-t-il ?
Bonne soirée.
Pareillement.
Aoyama à l'appareil.
Quel bonheur !
J'ai cru que vous n'appelleriez plus.
Si je vous le dis, vous allez me trouver pesante...
mais j'ai passé mon temps à attendre votre appel.
Désolé.
Comment allez-vous ?
Qu'y a-t-il ?
Qu'est-ce qui vous fait rire ?
Je n'osais imaginer que nous nous reverrions, je suis toute excitée.
Je ne vous ai jamais demandé, vos parents vont bien ?
- Très bien. - Ils sont bien à Tokyo ?
Ils ont déménagé à Chiba, le mois dernier.
Mon père aime le golf. Chiba est plus pratique pour ça.
- Vraiment ? - On n'est pas très proches,
mais on ne s'entend pas mal. Une famille normale, quoi.
- Tu travailles toujours au bar ? - Oui.
Il est bien à Ginza ?
À Ginza 4. Un bar au nom bizarre, le Poisson de pierre.
Le Poisson de pierre ?
Je pourrais y aller prendre un verre ?
Ce serait sympa...
mais la patronne se mêle un peu trop de mes affaires.
Je n'irai pas si tu ne le souhaites pas.
Je voulais seulement te connaître mieux.
Vous savez, je ne vous mentirai jamais.
Je vous le promets.
À vrai dire,
je voulais te parler du film.
- Le rôle a été donné à une autre. - Non, il s'agit plutôt du film.
Le sponsor n'a pas aimé le scénario.
On ne va pas le produire pour le moment.
Il est possible que le film ne se fasse pas.
Vraiment ? Ça doit être ennuyeux pour vous.
Non. C'est plutôt toi qui dois être choquée.
Vous avez lu ce que j'avais écrit, non ?
J'étais certaine de ne pas être prise pour le rôle.
Ça m'est égal. Le bon côté c'est de vous avoir rencontré.
Voir de belles choses, ou de belles images,
et l'espace d'un instant pouvoir s'y identifier,
cela permet d'évacuer la souffrance en même temps que la sueur.
C'est pourquoi j'ai pu supporter un entraînement rigoureux.
Mais après, j'ai fini par perdre même la danse classique.
C'est dur de surmonter et d'oublier...
mais, un beau jour, la vie redevient formidable.
C'est pour cela... que l'on continue de vivre !
Merci.
Jusqu'à présent, j'ai toujours tenu bon toute seule.
Je n'avais personne à qui me confier.
Certains se sont approchés.
Mais vous êtes le premier à m'écouter,
à tenter de me comprendre et à m'encourager.
- Revoyons-nous bientôt pour dîner. - Quand ça ?
Excusez-moi.
Je t'appellerai.
J'attendrai.
Laissez-moi ici.
Arrêtez, s'il vous plaît. Mademoiselle descend ici.
- Je vous remercie pour aujourd'hui. - Au revoir.
- Dormez bien. - Bonne nuit.
Emmenez-moi à Okusawa.
- Shigehiko, je peux te parler ? - De quoi ?
Dis donc, les rideaux sont crasseux !
Alors ?
Eh bien...
Tu t'es trouvé une amoureuse.
Tapé dans le mille ?
Pile dans le mille.
Tu es bizarre ces temps-ci. Il t'arrive même de rire tout seul.
Elle a 24 ans.
Elle est plus près de mon âge que du tien ! Elle doit être jolie.
Comme toi, je suis exigeant.
Tu t'es fait avoir, non ?
Idiot, je suis plus fûté que toi.
Et ta demande... tu l'as faite ?
Pas encore.
On part en voyage ce week-end. Je compte lui en parler...
Bon courage !
Je te la présenterai un de ces jours.
Si je la trouve bien, pas de problème.
Toi, tu es trop fou amoureux pour juger.
Bon, qu'allons-nous faire avant le dîner ?
Je connais bien le chef qui est excellent.
Il fait une cuisine délicieuse sans tape-à-l'œil.
Mais quelle mauvaise langue !
Ah oui ! Il y a un petit musée tout près.
Si on part maintenant, on aura juste le temps de le voir.
C'est à 20 min en voiture.
Après, on pourrait aller voir le port.
Il est tout petit mais il y a un bistrot qui sert de bons cafés.
On y sert aussi de très bons cheese-cakes.
Et leurs desserts...
Viens.
Je t'en prie.
Non ! Ne te déshabille pas encore.
Regarde,
regarde mon corps.
Quand j'étais petite, je me suis brûlée par erreur.
Je voudrais tant que vous connaissiez tout de moi.
Tu es... très belle.
Vous ne devez aimer que moi !
C'est promis.
Ils le disent tous...
mais vous seul êtes différent, n'est-ce pas ?
Moi seule !
Oui ?
Moi seule... vous n'aimerez que moi, moi seule.
Oui.
M. Aoyama ? C'est la réception de l'hôtel.
Oui ?
Je suis désolé. Vous dormiez ?
J'ai appelé plusieurs fois, mais je n'ai eu aucune réponse.
Comme votre compagne est repartie,
nous voulions avoir confirmation de votre séjour.
Désolé d'appeler à cette heure.
Elle est partie ?
Comment peux-tu dire qu'elle a disparu ?
Elle ne répond pas au téléphone et je ne sais pas où la joindre.
Quand je la raccompagnais, elle descendait du taxi en chemin.
- Que s'est-il passé à l'hôtel ? - Je viens de te le raconter.
On ne disparaît pas pour ça, normalement.
Il y a peut-être eu un malentendu entre nous.
En tout cas, je veux la voir et lui parler.
Yoshikawa, tu ne pourrais pas me trouver son adresse ?
Tu es drôle ! Je n'ai que les infos de son CV.
Je ne peux rien faire.
- Aoyama, renonce donc à cette fille ! - C'est impossible.
Ça ne peut pas finir comme ça.
Je sais que je parle à un sourd,
mais je pense que tu devrais en rester là.
Je vois,
tu penses
que j'ai perdu la tête pour une jeune fille
qui finalement m'a laissé tomber comme un vieux pitoyable.
Tu en as tout l'air.
Qu'est-ce qu'il t'arrive ? Je croyais que tu n'étais pas né d'hier.
Tu devais être capable de résoudre les problèmes, non ?
Alors quoi ?
- C'est bon. - Quoi ?
C'est bon. Je ne te demanderai plus rien.
Je vais la chercher moi-même.
- Je vais la chercher moi-même ! - Aoyama !
École de ballet de Suginami
Excusez-moi.
Excusez-moi.
Dites-moi,
seriez-vous M. Shimada ?
Je vous ai téléphoné... cet après-midi.
C'est à propos de Mlle Yamasaki.
Rentrez chez vous.
Je suis désolé d'insister
mais avez-vous eu des problèmes avec Mlle Asami ?
Je cherche seulement à savoir où la contacter.
Vous n'auriez pas une petite idée ?
Dites... l'avez-vous déjà vue ?
Oui.
Vous avez entendu sa voix ?
Que voulez-vous dire ?
Vous avez touché son corps ?
L'avez-vous serrée dans vos bras ?
Comment était-ce ?
C'était bien ?
Avez-vous humé son odeur ?
Asami...
Rentrez chez vous.
À Ginza 4, Le Poisson de pierre...
LE POISSON DE PIERRE
Il n'y a personne.
C'est fermé aujourd'hui ?
Ça fait un an environ que la maison a fermé.
La patronne a été assassinée. Ça a fait du grabuge.
Vous connaissez une Asami qui travaillait ici ?
Asami ? Je ne me souviens pas.
En général, la patronne travaillait seule.
Asami devait être là trois soirs par semaine.
Ce doit être une erreur...
Excusez-moi, connaît-on la raison du meurtre ?
Je ne sais pas bien, ce serait à cause d'un homme.
Elle était liée à une personne du milieu musical
et il paraît qu'elle se droguait.
C'est ici... qu'elle a été tuée ?
Elle a été découpée en morceaux.
Ce bâtiment est vieux de 28 ans et le plancher est en pente.
Le sang s'est mis à couler sous la porte.
Ce n'est pas tout. Il y a un mystère.
Quand la police a voulu assembler le cadavre
on a trouvé trois doigts et une oreille en trop...
et aussi une langue de plus.
Quel monde effroyable !
C'est l'heure de manger, Gang.
À demain.
C'est Shigehiko.
Ce soir, je reste dormir chez un copain. Ne m'attends pas.
Ça ne me concerne pas mais n'oublie pas de manger.
Il y a un yaourt. Mange-le.
Au fait, Gang est caché sous la maison. S'il en sort, nourris-le.
À plus.
Désolé.
Vous êtes-vous bien portée ?
Je n'osais imaginer vous revoir ainsi. Je me sens toute heureuse.
Je ne vous ai rien demandé sur vos parents. Ils vont bien ?
Quand j'étais petite, mes parents ont divorcé.
On m'a confiée à la garde de mon oncle.
Ce fut une période terrible.
Je ne me souviens de rien d'autre que de brimades.
La femme de mon oncle était la cruauté-même.
J'étais couverte de blessures.
Si c'est trop pénible, ne vous forcez pas à en parler.
Non, je veux que vous sachiez tout de moi.
J'ai eu une pneumonie provoquée par un bain glacé en hiver.
Ma tante m'a poussée dans l'escalier et j'ai eu l'épaule cassée.
Le médecin s'est inquiété
et j'ai pu retourner auprès de ma mère.
Quel âge aviez-vous ?
J'avais sept ans.
Ma mère s'était remariée.
Je n'ai plus eu de blessures,
mais mon beau-père...
me haïssait terriblement.
En fait, comme il était infirme des jambes,
il restait tout le temps à la maison.
Moi-même, chaque jour, j'étais enfermée dans le noir
jusqu'au retour de ma mère,
Pardonnez-moi.
Cette histoire... elle n'est pas ordinaire, n'est-ce pas ?
Si vous me détestez, dites-le-moi.
C'est étrange.
Vous avez un passé douloureux, mais vous n'en avez pas l'apparence.
Je vivais pour la danse classique.
Vous deviez être douée.
Je n'en sais rien
mais quand je dansais, la face sombre de mon cœur s'éclaircissait.
C'est sans doute grâce à cela que je n'ai pas tenté de me tuer.
Tu es... merveilleuse.
C'est une femme comme toi que je cherchais.
Mon chéri...
Ryoko !
Tu arrives à point nommé. Je vais te présenter Yamasaki Asami.
Non. Il ne faut pas.
C'est quelqu'un de bien.
Il ne faut pas ! Mon chéri.
J'ai envie... de toi.
Asami.
Ce ne fut qu'une passade.
Vous m'avez fait l'amour, juste une fois.
Mais moi, j'ai attendu quelque chose de vous.
J'ai été bête, non ?
Désolé.
Pardonne-moi.
Je ferai tout ce qui peut te procurer du plaisir.
Laissez, j'aime faire cela.
Qu'est-ce que vous faites ! Arrêtez !
Vous avez vu dans quel état vous êtes ?
Arrêtez !
Trois doigts, une oreille...
et aussi une langue en trop.
Tu n'aimeras que moi ?
Moi seule !
Asami.
Danse pour moi.
Danse !
Danse !
Danse, putain !
Si tu ne danses pas,
tu sais ce qui t'attend...
Rappelle-toi ! La punition !
Danse !
Danse pour moi !
Danse pour moi !
Asami...
gentille fille.
Asami !
Avec ceci...
il est très facile de découper de la viande et des os.
Tu es merveilleuse.
Je ne me suis jamais sentie malheureuse.
C'est normal... puisque j'ai toujours été malheureuse.
Arrête !
Il ne faut pas !
Les hommes ont besoin qu'une femme les soutiennent.
Sinon ils s'épuisent.
Faisons une audition.
Mon fils m'a dit que j'étais décrépi. Il m'a dit de me remarier.
Et voilà. Je me suis décidé.
Tu ne peux plus bouger.
Ton corps sera mort mais je garde tes nerfs vivants.
Ta peau restera sensible et tu goûteras la souffrance intensément.
Vous convoquez des tas de filles en audition.
Vous les recalez.
Et après, vous les recontactez.
En fait, ce que vous voulez, c'est baiser.
Vous êtes tous pareils.
Coupe, coupe.
Coupe, coupe...
Ça fait mal ?
Les mots mentent. On ne peut croire que la souffrance.
N'est-ce pas ?
Quand ça fait mal, on apprend à connaître son corps.
Coupe, coupe...
Dans l'abdomen, c'est là, le plus douloureux.
Et là aussi, non ?
Et ici aussi.
Non ?
Coupe, coupe.
Coupe, coupe.
Coupe, coupe.
Tiens ! Sous les yeux, ce n'est pas mal, non plus.
Pour savoir quel genre d'humain on est,
il n'y a que la douleur ou la souffrance.
Seule une épreuve atroce nous révèle notre vrai visage.
Ton fils s'appelle bien Shigehiko, non ?
Si je lui en fais voir de dures, tu comprendras bien mieux.
Pas lui !
Laisse-le tranquille.
Tu n'aimes donc pas que moi !
Tu n'es qu'un menteur ! Tu disais n'aimer que moi, non ?
Je n'ai personne d'autre que toi, et toi, tu as tout ce qu'il faut.
Je ne serai jamais une pièce de ta collection.
Même si je te donne tout de moi, tu ne seras jamais totalement mien.
Vous êtes tous pareils.
Tous.
Tous.
Sans pieds, tu ne pourras aller nulle part.
Avec ceci, il est facile de découper de la viande et des os.
Arrête !
Donne ton pied droit.
C'est moi.
Papa, tu ne dors pas ?
Mon copain est tombé malade. On a dû appeler une ambulance.
Tu dors ?
Que s'est-il passé, papa ?
Que s'est-il passé ?
Qu'y a-t-il ?
Ça va ?
Écoute,
en fait,
je vais répondre à ta demande...
Oui ?
Ta demande en mariage,
je l'accepte.
Ma demande...
C'est comme un rêve.
Ai-je le droit d'être si heureuse ?
Parmi celles qui ont auditionné,
la plus chanceuse de toutes,
c'est moi, non ?
Nous ne sommes pas dans un film...
Je suis devenue une héroïne véritable.
Coupe, coupe...
Que t'est-il arrivé, papa ?
Qui es-tu ?
Que veux-tu ?
Quoi ?
Papa !
Ça va, papa ?
Papa !
Appelle la police !
La police...
C'est la police ? Ici, la famille Aoyama à Okusawa.
Envoyez vite une ambulance.
Mon père est gravement blessé. Et une femme aussi.
Je ne suis pas au courant.
Sa jambe gauche est tailladée et saigne beaucoup.
Faites vite. Okusawa 6-20-4.
J'ai pensé que vous étiez très occupé.
Je ne sais pas très bien ce que vous faites.
Si je vous le dis, vous allez me trouver pesante,
mais j'ai passé mon temps à attendre votre appel.
Je n'osais pas imaginer que nous nous reverrions.
Désolée, je suis toute excitée.
Jusqu'à présent, j'ai toujours tenu bon toute seule.
Je n'avais personne à qui me confier.
Vous êtes le premier à m'écouter,
à tenter de comprendre mes sentiments,
et à m'encourager comme vous le faites.
C'est dur de surmonter et d'oublier...
mais un beau jour,
la vie redevient formidable.
C'est pour cela que l'on continue de vivre !
Aoyama : ISHIBASHI Ryo
Asami : SHIINA Eihi
L'épouse morte : MATSUDA Miyuki
L'aide-ménagère : NEGISHI Toshie
Le fils, Shigehiko : SAWAKI Tetsu
MITSUISHI Ken
SAIKI Shigeru
OSUGI Ren
ISHIBASHI Renji
KUNIMURA Jun
Producteur exécutif : YOKOHAMI Toyoyuki
Producteurs : FUKUSHIMA Soji - TOHOYAMA Akemi
Adapté d'un roman de MURAKAMI Ryu
Scénario : TENGAN Daisuke
Caméra : YAMAMOTO Hideo
Décors : OZEKI Tatsuo
Lumière : ONO Akira
Son : NAKAMURA Jun
Montage : SHIMAMURA Yasushi
Musique : ENDO Koji
Mise en scène : MIIKE Takashi
Sous-titres : Catherine CADOU
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.