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...
-(Pierre ?)
(Pierre ?)
-Hm...
-(Je crois qu'il y a quelqu'un dans la maison.)
-T'es sûre ?
Elle halète. -(Oui.)
Bris de verre.
...
Il marche sur du verre. -Oh !
...
Putain ! J'aurais pu te tuer ! Pourquoi t'es pas restée là -haut ?
-Tu as vu quelque chose ? -Non.
Je me suis juste coupé. -Montre.
-Mais non. C'est une coupure. On a dĂ» laisser
une fenêtre ouverte et un cadre est tombé.
Je l'emmènerai
chez l'encadreur. -Tu as oublié ?
Les Allemands arrivent aujourd'hui.
-Oh, merde, les Allemands ! Je les avais oubliés, ceux-là .
-Je vais
chercher un pansement.
-Merci.
...
-Dilay.
Oliver.
-Iris.
-Offre de dernière minute !
-Regarde, le bus ! -Où ça ?
-Mais lĂ ! -Ils sont lĂ !
-Vite. Papa, maman ? -Les Allemands sont lĂ !
Mais attends-moi ! -Ils sont lĂ . Papa, maman ?
Ils sont lĂ ! Les Allemands arrivent !
-La dernière fois que j'ai vu un boche,
c'était au bout de mon fusil. -Ils sont en avance.
-Ils ont dĂ» prendre le raccourci par les Ardennes. Comme en 1940.
-J'espère qu'ils ne resteront pas aussi longtemps.
-Chéri, tu m'avais promis.
Fais-le au moins pour notre petit-fils.
-Oui. Je sais faire semblant.
*Commentaires indistincts d'un match de foot.
*...
Ce mondial ne fait qu'alimenter
le nationalisme et la haine.
*...
-Catharsis mon cul ! -Klaus !
*...
Une cloche sonne.
-Bonjour l'image des Français ! -Toi, t'es déguisée
pour le carnaval ? -T'es vraiment con.
-Espérons qu'il aime la varappe, mon chleuh.
-Quoi ? Tu n'as pas lu les lettres de ton correspondant ?
-Elle est comment, la tienne ?
Vas-y, montre !
Allez ! Montre la photo !
*Match de foot Ă la radio.
*...
-Bonjour, la France !
-DEUTSCHLAND !
DEUTSCHLAND ! -Excusez-les, on a gagné.
-C'est la tienne ! Excuse-moi, elle a les cheveux bleus ou verts ?
-Ne fais pas ton blaireau, pour une fois.
Tu dois ĂŞtre Dilay. -Pas difficile Ă deviner.
Alice ? -C'est ma famille, ils ont insisté.
-C'est cool.
C'est différent.
-Viens, je vais te les présenter. -Oui.
-Bonjour, Diley. -Les voilĂ .
-C'est "Dilay", papa.
-Bonjour.
Karine ? -Oui.
-Je suis Pierre Seguin, le maire d'Utelle
depuis 1945.
Et voici ma femme, Françoise.
-Bonjour. -Bonjour.
-Bonjour. -Je suis Klaus.
-Au nom de la ville d'Utelle, je sous souhaite la bienvenue.
Et puis félicitations.
-Merci.
Pourquoi ?
-Pour la Coupe du monde. Vous êtes qualifiés
pour le prochain tour, non ? -Ah oui. Merci.
Voici mon fils, Frank.
Son correspondant
est... -Ah !
-Vincent. C'est notre petit-fils. C'est lui.
-Ah !
-Tu peux le rejoindre.
-Salut,
Vincent.
-Salut... euh... Frank.
-Allez, Vincent.
-Salut.
Sympa, les lunettes.
-Oui, c'est mieux d'avoir des lunettes sympas,
quand tu es aveugle. Non ?
-Ah ouais.. C'est sûr...
Tu me l'avais dit, ça, dans ta lettre.
Hein ?
-Il faut imaginer Sisyphe heureux, comme disait Albert Camus.
-Oui.
Oui, c'est sûr.
-Salut !
Ah... Euh...
Euh...
Oim,
Yasmina.
-Ja.
Euh...
Oim,
Iris.
-Mortel ! Viens, je vais te présenter mon reup.
Ben, tu viens ?
-Oui.
-Où sont nos appartements ? -Là -bas, dans le presbytère.
-Je vous accompagne.
-Cool.
-C'est... joli.
-Merci.
-Attention Ă la marche.
-Merci.
Alice. -Oui.
-Tu guides Frank, maintenant ? -D'accord. Si tu veux.
-Bien sûr.
Quand il y a un obstacle, tu ralentis. Et...
Comme ça. -C'est tout ?
-Oui. Ce n'est pas compliqué. -On y va ?
Klaxon. *"Words", F. R. David.
*...
-Oliver !
Je suis en retard. Monte.
*...
-Mets ta valise derrière.
-Bonjour, madame. -On va aller retrouver Mathieu.
-Comment ça va ?
*...
...
-6 personnes noyées, ici.
-Noyées ?
-Ah oui... Euh...
Schwimmen...
Et...
Mortes.
Kaput. -C'est vrai ?
-Oui, 6 personnes, mais en 100 ans, hein !
Cri de Tarzan.
-Quoi ?
-Quel crâneur ! -Oui, c'est un super crâneur.
-Non, crâneur, c'est... "angeber". -Ach so ! OK.
-Alors, les filles, ça boume ?
...
-Alice m'a dit que des gens meurent dans la rivière.
-Oui. Les premiers habitants étaient flippés.
Ils croyaient qu'il y avait un monstre sous les rochers.
On l'appelait KĂŞtos. Il ressemblait Ă un grand serpent
avec des dents comme des rasoirs. -Il ne pouvait pas s'appeler KĂŞtos.
Kétôs est un monstre marin grec. Les 1ers habitants étaient romains.
Les filles rient aux éclats.
-On s'en fout, de son nom, professeur Frank.
Il s'attaquait d'abord
aux orteils... des filles !
Vincent crie.
-Qu'est-ce qu'elle dit ? -"Petit coquin".
-T'es sûr ?
-Ma bague ! Tu as perdu ma bague.
-Oh, merde ! -OK, oui...
"No problemo". Je vais la retrouver.
...
-Tu vas oĂą ?
Frank ?
-Laisse. Il préfère tu traites lui comme tout le monde.
-T'es sûre ? -Oui.
-Frank ?
...
-OH ! -Frank !
-Je l'ai. -Oh !
Il est trop fort ! Bravo, Frank ! Hou !
Rires.
-Frank ?
Ca va ?
-J'ai senti quelque chose... d'effrayant, sous l'eau.
-C'était bien, il y avait un clown, plein de bonbons
et de la barbe Ă papa. -Bonjour.
-Salut. -Salut.
-Pourquoi tu marches comme ça ?
-Parce qu'il est aveugle. -Ce n'est pas vrai.
Tu n'es pas aveugle ! -Ho ! Vos gueules, les filles !
Foutez-lui la paix. -Oh, ça va !
-Je vais le dire Ă maman. -Que se passe-t-il ?
Bonjour, Frank. Tu es ici chez toi.
-Merci. -C'est le coup de feu
Ă cause de ce soir, je te laisse installer Frank
et je passe vous voir tout Ă l'heure. (Quoi ?)
-Vincent essaie de vous dire que je suis aveugle.
-Tu vois que tu n'es pas aveugle.
-Si, si, les filles. Frank est... non-voyant.
Tu as besoin de quelque chose ? -Non, merci. Tout est correct.
-Je suis sûre que vous avez plein de choses en commun.
-Pourquoi t'as envie de te tuer ?
Vincent soupire. -Les pâtes ?
Brouhaha.
...
Bourguignon de cerf à la façon du chef.
-Hm ! -Ah !
-En France ? Mais jamais !
-C'est très bon.
-Père Antoine, veuillez bénir notre repas.
-Je préfèrerais bénir
Michel Platini, qui a une pubalgie. -Oui, j'ai appris ça.
-Et toute l'équipe de France, qui affronte les Autrichiens demain.
Et nos hôtes allemands, évidemment.
Amen.
-AMEN.
-J'ai promis Ă mon fils
que je serais bref. Chers invités allemands,
on dit que les Français ont le vin, les Anglais, l'humour,
et les Allemands, le travail. A mon avis, c'est un Anglais
qui a inventé ça. -Hé !
Le travail... Ce n'est pas ce qui était marqué
à l'entrée d'Auschwitz ? "Le travail rend libre."
"Arbeit macht frei."
-Vos gueules.
-Ja...
Au moins, ils ont quelques notions d'allemand.
-Bon. Toujours est-il qu'en France, on aime le bon vin,
la bonne chère... -Et la galanterie.
-Tu as raison, Georges.
-C'est vrai. -Bienvenue. A l'amitié. Santé.
-SANTE. -Tu n'aurais pas vu Philippe ?
-Non. Que se passe-t-il ? On revient.
Ne me dis pas qu'il a recommencé. -Non. Il était sobre,
quand il est parti. -Oui, mais enfin...
-C'est vrai, vous, les Français, vous avez la réputation...
-Il avait une annonce Ă faire, il m'en parle depuis des semaines.
-Quelle annonce ? -Il ne m'a pas dit.
Je dois en parler Ă Isabelle.
-Elle est occupée. -Je suis sûre
qu'il lui est arrivé
quelque chose. Lâche-moi. -Calme-toi.
-Isabelle ! -Ca va ?
-Tout va bien. On s'en occupe.
-Ce n'est rien, c'est mon grand-père.
Ca lui arrive. -Tu n'as pas peur pour lui ?
-On finit toujours par le retrouver.
-Je vais vous emmener dans un coin où il s'est passé
des trucs inimaginables, pendant la 2de Guerre mondiale.
-Elle ne le trouve pas, donc, elle est inquiète.
-Nos enfants ont comme projet d'écrire une pièce de théâtre,
qu'ils joueront Ă Utelle
et ensuite, chez nous, Ă Cologne.
Et voici l'homme qui les guidera dans ce magnifique projet.
Klaus Lehman.
Cris et applaudissements. -Bravo !
-Merci.
... -Klaus !
...
-L'amour
est enfant de bohème.
Il n'a jamais jamais
connu de loi.
Si tu ne m'aimes pas,
je t'aime.
Et si je t'aime, prends garde Ă toi.
Prends garde Ă toi.
Si tu ne m'aimes pas,
si tu ne m'aimes pas,
je t'aime.
Et si je t'aime...
Si je t'aime,
prends garde Ă toi.
Prends garde Ă toi. -Bravo !
Cris et applaudissements.
...
-Je suis désolée. Le père de Mathieu voulait dîner avec toi,
mais il y a les élections à la mairie bientôt
et il est candidat. -Pas de problème.
Vous pâtes sont délictueuses.
-Délicieuses. -"Délictueux",
ça veut dire "criminel". -Oh, pardon !
J'ai un présent pour vous.
-Pour moi ? Mais c'est adorable, il ne fallait pas !
-Ce sont les couleurs de ma ville. On met ça
dans le stadium pour supporter
les joueurs. -Et c'est pour moi ?
-Fait maison.
-Oh, ben, écoute...
Merci.
Merci beaucoup.
-Je suis dans le programme de tricot avancé de notre école.
Naturellement.
-Ah oui ?
Le téléphone sonne.
...
-AllĂ´ ? *-Salut, Mathieu.
-HĂ©, Vincent ! Ca boume ? *-Oui. Je peux parler ?
-Tip top. *-On fait une excursion, ce soir,
*rendez-vous Ă 11h au vieux pont. -Sensass.
-Bouffon.
-Mon mari adore le foot.
Vous pourrez en parler. -Il paraît que le prof de théâtre
est génial. -Tant mieux.
Bon... Je vous laisse débarrasser ? -Bien sûr, maman.
Il faut faire des réserves : ce soir, on part en expédition.
-Vraiment ? -Oui.
-Ludwig ?
Le chien aboie. -Mon père.
...
-Bonsoir, papa. -Bonsoir, fils. Où est ta mère ?
-Dans votre chambre. -Va la chercher.
-Merci, monsieur.
Tu sais, mon chien, Ludwig, il est de Cologne, comme toi.
-Ah ! C'est ravissant. L'homme rit.
-Ja. Mon père aussi était allemand.
-Vraiment ?
-Tu ne ressembles pas beaucoup Ă un Allemand.
Je suis allemand, naturellement.
-Ta mère m'a dit...
-Vous parler à ma mère ?
-Bien sûr. Elle nous a choisis comme famille d'accueil.
-Maman dort.
-Si on faisait un peu de house music, tous les trois ?
-Naturellement.
-Bonsoir, Louis. Oui, ça va. Oui, merci.
Louis...
Tu peux venir me chercher d'ici 1/4h ?
Oui, je serai prête. -Chérie, tu viens m'aider ?
-Oui, j'arrive. -Merci.
-Non, plutĂ´t dans 1/2h. Merci.
-C'était qui ? -C'était pour Philippe.
Il n'est toujours pas rentré. -Merde, ce n'est pas normal.
-Iris ?
-Vierge.
-C'est la 1re fois que je te vois finir un repas sur un café.
-Putain, ils ne sont pas couchés. On va devoir encore attendre.
Dilay ?
-Pas vierge. -Oh !
C'est pas des craques ? -Des craques ?
-Des bobards...
Comment tu peux être sûr, quoi. -Elle me l'a dit.
-Ah oui, d'accord... Je vois le genre.
-Quoi, le genre ? -T'es le genre de mec Ă qui
les filles adorent raconter leurs histoires.
-Que veux-tu dire ?
-Que tu es très sociable.
-Et toi ?
Tu l'as déjà fait ? -Oui.
Avec Alice.
-"Ca va !" Et le...
l'ours s'essuie avec le lapin. Ils rient.
-Ils sont partis pour la nuit, lĂ ! ...
-Tu parles mieux français que moi. -Tu es trop galant.
-Ben, voilĂ . "Galant" est un mot
que je n'ai jamais utilisé.
Oh, tu as froid !
-Je suis bien, merci.
-Prends ma veste. -Oui.
Choc.
-Oh ! Qu'est-ce que c'était ? -J'espère que c'est pas le putois
qui est revenu. -Comment ça ?
-Une saleté de bestiole. Il se fout sous les tuiles et après, ça pue.
-Ah, c'est pour ça ! Le "pu-tois". Il rit.
-Exactement.
Evidemment, il n'arrive pas seul.
Il y a aussi Mme Putois, qui fait dix bébés putois à chaque couvée.
L'an dernier, on les a eus pendant 3 semaines, on n'a pas dormi.
-Vous ĂŞtes gendarme, la nuit ?
-Je suis gendarme le jour aussi. Et parfois, j'aide mon mari
au restaurant. -De moins en moins.
Ca fait 6 mois.
C'est la 1re gendarmette de la région.
-Arrête, je déteste ce mot. -Moi, je trouve ça sexy.
Klaxon.
-On va chercher Philippe. -Tu crois qu'il lui est arrivé
quelque chose ? -Je te tiens au courant.
-Je monte au grenier. Je crois que les putois
sont de retour. -Non !
-Je m'en occupe.
Karine soupire. -Bonne chance.
Klaxon.
...
-Ca va, j'arrive !
-Il faut y aller. On ne peut pas passer par en bas,
il faut faire le mur. Craquement.
...
T'as entendu ?
...
Putain, c'est pas vrai !
-J'ai entendu. Donne-moi ton Walkman ou je le dis Ă maman.
-Tu veux pas plutĂ´t mon poing dans ta gueule ?
Vincent soupire.
Allez, au lit.
HĂ© ! Tu la fermes, hein ? -Hm.
-Désolé, je ne peux pas t'emmener. C'est trop dangereux pour toi.
...
Il chante en allemand.
...
Bruit sourd.
...
-(Visite...)
...
-Vincent ?
Vincent ? -Qu'est-ce que tu fous lĂ ?
-Je viens avec toi. -Comment t'as fait ?
-Je suis descendu par l'escalier. -Et mon père ? Ta mère ?
-Ils sont toujours dans le grenier. Ils cherchent les putois, je crois.
-Oui... Faut qu'on se tire d'ici. Tu n'as pas ta canne ?
-C'est trop bruyant.
Mais...
j'ai toi.
-Je ne sais pas. Je suis nul en allemand.
Mes parents m'ont obligé. Les classes sont meilleures,
quand tu fais allemand. En plus, je dois me taper le latin.
Rosa, rosa, rosam, "et caeteram". Propos indistincts.
"Husky", en russe. -Tu parles ruskov, en plus !
-C'est la guerre froide. Il vaut mieux connaître
le langage de son ennemi, non ? -Oui. T'as raison.
Achtung.
T'as une marche, lĂ .
*-C'est ici, Ă Nuremberg,
*dans l'architecture totalitaire d'Albert Speer,
*que se tiendront les dix congrès du NSDAP.
*La cinéaste Leni Riefenstahl en tirera un film de propagande :
"Le Triomphe de la volonté".
*Voix d'Hitler.
*...
*Cris d'une foule.
*...
Le chien aboie.
...
-Ne t'inquiète pas. J'ai ce qu'il faut pour Ludwig.
Il grogne.
... -La saucisse est trop petite.
...
-Qu'est-ce que vous foutez dehors ?
-Euh... Rien.
-Pour toi.
-Oh !
Merci.
Qu'est-ce que c'est ?
-Oui. C'est très fameux, chez nous.
-Laisse béton, je n'ai pas de magnéto.
-Ah...
C'est l'heure.
Non ?
-Faut attendre que mes parents se pieutent.
-Oui...
-Qu'ils se couchent. Eux pas vouloir nous sortir.
-Ah !
OK.
-On va le faire en loucedé.
-Loucedé...
La porte s'ouvre.
-Frappe avant d'entrer !
-Tu remercieras tes parents pour la bouteille de schnaps.
-Oui !
C'est bien !
Il siffle.
-Il est beau, son appareil.
Très... Très joli.
Comment tu dis "joli" en allemand ? -Papa, t'es relou.
-Ce n'est pas ton père qui peut t'en payer un comme ça !
-Farid, viens te coucher, j'ai mon 1er ménage à 6h, demain.
-Je parle avec la correspondante. -Ce n'est plus le moment.
Allez.
Bonne nuit.
-Bonne nuit. -Bonne nuit.
-Il est... cool.
-La tehon !
-La tehon ?
-Oui.
"La honte". C'est du verlan. Je parle Ă l'envers.
"L'envers", "verlan". Tu piges ?
-Ah oui !
Comme...
"magnéto",
"tomagné" ?
-Non. Il faut juste deux syllabes.
Bon, allez, viens. On s'arrache.
Il y a plein d'exceptions, en verlan.
Normal, c'est de la grammaire française.
Il y a toujours l'exception qui confirme la règle.
-Vous pensez qu'il est arrivé quelque chose à Philippe ?
-On dirait que ça te ferait plaisir.
-Vous savez, Utelle, c'est un peu la brigade des chats perdus
et des chiens écrasés. -Regarde devant toi.
-Ca ne me déplairait pas, un peu d'action.
C'est pour ça qu'on fait ce métier. -Veiller à l'exécution des lois,
assurer la sécurité et l'ordre public.
-Vous êtes sérieuse ?
-Merde, ta mère. Tu crois qu'elle est après toi ?
-Non, elle cherche ton grand-père. Qu'est-ce qu'ils branlent,
les Dupont et Dupond ? -Tant pis pour eux, on y va.
-Oui. Go !
...
Pst !
-Quoi ?
-Chut. Ici, il y avait des collabos et des prisonniers allemands.
Juste ici.
Et là , les maquisards, les résistants.
Juste lĂ .
Et lĂ ...
Boum !
Une balle dans la tĂŞte.
Regarde.
Plus près.
-Une balle. -A travers la tronche. Dans le mur.
Et ça, c'est du sang allemand de la Seconde Guerre mondiale.
-C'est...
Oui, c'est du sang. -Oui.
Et maintenant, le meilleur
pour la fin.
Ta da ! Rires.
Ca le fait ?
-Elle est de la 2de Guerre mondiale ?
-Tu n'as qu'à goûter, professeur.
Tiens.
-Alors ?
-1982.
Française. -BRAVO !
-Pas mal. -Tchin.
-Tchin ! -Tchin !
-On a fait la tournée des grands-ducs, chef.
-Il reste un bar Ă Lantosque.
S'il n'y est pas, tu me ramènes au resto.
-Vas-y, Charlie !
Inquiète pour votre mari ?
-Non.
-Il avait l'air de bien s'amuser avec la prof chleuhe.
-Il fait ça pour mettre l'ambiance.
-Pas trop difficile pour lui de vous voir avec des partenaires
aussi attirants ?
Isabelle...
-Mon prénom, c'est "chef". -Oui, chef.
-On va chez Lucie. Peut-être qu'il est rentré chez lui.
-La brigade peut téléphoner... -Qu'est-ce que c'est ?
Coup de frein.
C'est bizarre. Cette maison est abandonnée, normalement.
Viens, on va jeter un oeil. -Roule, ma poule.
Chef !
-Et si on faisait tourner la bouteille ?
-OH NON ! -Oh, c'est bon !
Ne me dis pas que tu n'as jamais embrassé.
-Zyva.
-Iris.
-IRIS ! IRIS !
IRIS ! IRIS ! IRIS !
IRIS !
-Yasmina.
Rires.
-Hep ! Hep ! Ici, on est en France, on fait un "french kiss".
-T'es relou. -Laisse-les tranquilles.
-Oh...
-OK...
-A qui le tour ?
Alice.
-ALICE ! ALICE ! ALICE !
ALICE ! ALICE ! ALICE ! ALICE ! ALICE !
-OK...
Mais sans la langue.
...
-Je connais un jeu...
Oui,
c'est le jeu le plus effrayant
vous pouvez jouer.
-C'est quoi ?
-Ca s'appelle "Ouija".
Comme "oui" en français et "ja" en allemand.
"Oui", "ja". "Ouija".
Il faut un verre.
On a besoin aussi de lettres de l'alphabet. Et on pourra
communiquer avec les esprits. -C'est cool, j'ai fait déjà ça.
-C'est comme... Wie sag man ?
Ouvrir les portes aux morts.
-Waouh !
Vas-y, "Sag Man", ouvre les portes.
-Esprit, es-tu lĂ ?
-S,
E,
X...
-"Sex" ?
-Vincent !
-Ne joue pas mal avec le ouija.
Sinon, il viendra te hanter. -On a joué à ton jeu débile,
maintenant, c'est au tour de Frank.
-C'est bon, vas-y !
-Concentrez vos énergies.
Esprit, es-tu lĂ ?
-Oui.
-Qui es-tu ?
-L,
I,
M,
B.
-"Limb" ?
-Tu es mort ?
-"Limb".
-Pourquoi tu es ici ?
-"Limb". -Il sait dire que ça, ton esprit ?
-Malédiction.
-C'est trop "zarbri". -"Zarbi".
"C'est trop zarbi". -Oui, "zarbi".
-Vincent, c'est toi ?
Remettez les mains, c'est dangereux.
Maintenant que nous avons commencé, nous devons finir.
-"Révèle
"mon
"secret."
-Comment ?
-"Ouvre
"ma
"tombe.
"Ouvre...
"malé...
"di...
"Malédiction sur
"vos
"familles."
-Comment nous trouvons
ta tombe ?
-"A
"minuit,
"des
"ailes
"sur
"ma
"tombe." Alice halète.
...
-Il y a quelqu'un.
Je le sens.
-Putain ! Putain !
-Frank ?
-Il y a quelqu'un.
-OĂą vous allez ?
Frank ?
Frank halète.
...
Ils halètent.
...
-Je sens quelque chose.
-Tu le sens, toi aussi.
-Oui.
-Je vois...
-Quoi ?
-Je vois quelque chose.
-Comment c'est possible ?
...
Frank !
-Laisse-moi.
Non !
-Frank ! Que se passe-t-il ? -Il y a... Il y a un homme.
-Il n'y a personne.
...
Tu saignes.
-Quoi ?
-Ta main.
...
Dilay hurle.
Dilay sanglote.
...
-Oh !
-Pierre ?
Ca va, mon chéri ?
-Il est revenu.
france.tv access
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