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Mes seins !
O� sont mes seins ?
On m'a encore piqu� les seins !
Quoi !?
Oh le vieux sac ! Tr�s flatt�e !
Parle � mon cul !
- Ignore-la, ch�rie.
J'ai le plaisir de vous pr�senter, ce soir, un autre groupe turc.
Il se produit ici pour la premi�re fois. C'est bien s�r un grand moment pour elles.
Que nos encouragements les accompagnent !
Applaudissons-les chaleureusement !
Sh�h�razade !
Calypso !
Et Lola !
Mesdames et Messieurs, laissez-vous charmer par nos "travailleuses �migr�es".
Chers amis. Je p�te le feu !
C'est 100 marks.
- Je croyais... - Que croyais-tu ?
Tu pensais t'en tirer avec 20, ou quoi ?
Bienvenue � la maison mon �poux bienvenue, mon ch�ri.
D'o� viens-tu ?
Oh, mon Dieu !
Doucement, connard !
Retournez donc � votre bordel !
- Sales putes ! - Comme ta m�re !
Je d�missionne !
Je lui ai dit � ce p�d� : pas ici. Il m'a offert le double.
Ne pleure pas, �a n'en vaut pas le rimmel.
Tais-toi !
Comment peux-tu vivre avec un mari � qui tu ne peux m�me pas faire confiance ?
Fais attention !
A quoi ? Dis-moi ?
Tu crois que tu me fais peur ?
Murat !
Que fais-tu donc par ici ?
- J'�tais � la biblioth�que. - Quelle biblioth�que ? Monte.
- Et c'est quoi cette biblioth�que ? - La nouvelle biblioth�que.
- Jamais entendu parler. - Elle est nouvelle.
Qu'est-ce qui te prend ? Aie !
Ne me parle pas comme �a !
- Je suis ton fr�re, je dois savoir ce que tu fais. - Je suis assez grand.
Ah oui, tu le crois vraiment ?
Et si les Allemands te tabassent et te crachent dessus ?
"Aie !" C'est �a que tu dirais ?
Je m'inqui�te pour toi, fr�rot.
Et si on allait voir un Striptease ?
Il est temps que mon petit fr�re devienne un homme.
J'ai du travail.
C'est plus important que les minettes ?
Voil� ce que tu devrais travailler. Ou c'est d�j� fait et tu ne veux pas m'en parler ?
Avec une belle petite allemande de ta classe ? Une blonde aux joues roses ?
Allez, raconte !
- Dis-moi qu'elles sont toutes folles de mon fr�rot. - Laisse-moi tranquille.
Demain, tu vas me couper ces cheveux !
La nouvelle Biblioth�que ! N'importe quoi !
Avance, fils de pute ! Je vais te tailler en pi�ces !
Laisse-moi !
C'est encore ces types.
Retournez � Bagdad, sales turcs !
Rentre chez toi !
J'aurais ton cul un de ces jours !
C'est quand tu veux, baiseur de chameau !
Viens, Billy !
Suceur de bites !
- Ces salauds veulent m'avoir. - Pas d'inqui�tude tant que je serais l�.
Alors Rudy, tu te sens de taille ?
Qu'est-ce que tu crois ?
Alors vas-y !
Je veux que tu ram�nes la perruque du turc. Compris ?
Si on rentrait se r�concilier au lit ?
R�concilie-toi tout seul. J'ai besoin de calme et de paix.
J'ai l� tout ce qu'il te faut pour que te les procurer.
Merde ! Comment vais-je rentrer chez moi sans ma perruque ?
Billy viens, allons-y !
Rentrons.
Ils sont partis.
Tu veux toujours la perruque ? Je sais o� elle est tomb�e.
Je peux te d�poser quelque part?
Des "Fleurs de l'Empereur".
Tu parles en "connaisseur" de la cuisine chinoise.
- C'est quoi un "connaisseur" ? - Un sp�cialiste.
Mon premier mec m'a amen� dans un restaurant chinois la premi�re fois.
Il doit beaucoup compter pour toi.
Je ne me souviens m�me plus de sa t�te.
Je vois. La nourriture chinoise t'a davantage marqu� que lui.
Pourquoi aurait-il d� me marquer ?
Et bien, il me semble...
Peu importe...
Je dois admettre que ceci est nouveau pour moi.
Certains fument apr�s le sexe, d'autres tombent amoureux.
Toi, c'est la cuisine chinoise.
Je ne fume pas et je ne tombe pas amoureux.
Bien s�r que non.
Tu es le premier mec depuis avec qui j'ai accept� de manger.
Qu'est-ce qui me vaut ce privil�ge ?
J'aime ta voiture.
- Comment tu t'appelles ? - Iskender.
Moi, c'est Friendrich.
Je suis heureux d'apprendre que j'ai trouv� place dans ton coeur.
M�me si je la dois seulement � la voiture de ma m�re.
Je ne vis pas loin d'ici. J'aimerais vraiment t'inviter un autre fois.
Puisque tu sembles appr�cier un vieux Daimler.
En plus nous sommes en Allemagne. Ils se fichent de ce que l'on fait ensemble.
Pas ma famille.
Et je n'ai plus revu mes potes depuis qu'ils savent pour toi.
Alors va baiser tes potes, s'ils comptent autant pour toi.
Et si on retournait en Turquie ?
On pourrait t'op�rer l�-bas.
Je suis bien ici.
On ouvrirait un bar sur la c�te.
On ferait une grande f�te pour notre mariage.
R�veille-toi, ch�ri. Tu r�ves encore.
Un bar, une grand banquet... On a m�me pas un sou pour manger.
Ecoute, tu ne pourras plus le faire dans 20 ans.
J'y ai pens�.
On sera mari�.
On pourra vivre ensemble. Comme ces p�d�s d'allemands.
Il suffit de vivre comme des gens normaux.
Comme mari et femme.
Juste comme une famille normale.
Je rentre � la maison et tu es l�.
Il n'y a qu'un seul petit probl�me.
Alors, qu'est-ce que tu en penses?
Pourquoi pas toi alors, bon sang ? C'est toi qui veux une famille ?
Parce que je suis un homme, pas toi.
Je m'en fiche de porter une perruque toute ma vie. Mais c'est tout.
Ne fais pas l'imb�cile, Lola.
Je te tuerai sinon et moi apr�s.
Si je dois le faire, je te la couperai moi-m�me.
Nous irons en Turquie.
Nous paierons 3000 Marks et voil� tout. Personne ne posera de questions stupides.
Et je les trouve o� ces 3000 Marks ?
Ton fr�re te doit bien toujours ta part d'h�ritage, non ?
Je ne suis jamais all� demander de l'argent � mon fr�re !
J'irai avec toi. �a va aller. Fais-moi confiance.
Oui bien s�r, surtout apr�s ce que tu as fait au Club.
Pourquoi ne pourrait-on pas �tre heureux comme �a ?
Juste comme nous sommes ?
Nous nous aimons.
Attends un peu que nous soyons mari�s. Tout le monde t'enviera, c'est s�r.
Que seras-tu dans 20 ans, sans moi ?
Sans une famille � toi ?
Penses-y.
Ayse !
Oui ?
- A toi ! - Je ne peux pas.
Trouillard !
Emine ?
Oui ?
Oui ?
Calypso !
Je descends.
- Dans cette tenue ? - Et pourquoi pas ?
Tu as perdu la t�te ?
Ma sortie va �tre grandiose. Attention !
Ils vont la lyncher !
On ferait mieux de se cacher.
- Qui �tes-vous? - C'est moi, Fikret.
Une femme! C'est quoi cette tenue ?
- H&M, bien s�r. - On dirait une pute. Il a des familles ici.
Pas de soucis. Je m'en vais loin de ces familles et de cette maison de merde.
J'ai toujours su qu'il y avait quelque chose qui clochait.
Depuis votre arriv�e ici, vous avez fait semblant d'�tre une homme.
Imaginez, une femme comme moi. Seule, au milieu de tous ces maris affam�s.
Je me g�le les miches. Allons la chercher.
Alors je me suis dit : Ma fille, c'est un monde d'hommes.
Pour sauver ton honneur de femme, tu dois t'habiller en homme.
- C'est d�routant, mais je peux comprendre. - Pour sauvegarder ma virginit�,
ma fiert�, mon honneur...
ma propre estime, ma dignit� et... - C'est bon, on a compris ! Partons !
Vous me manquerez. Allah sait combien vous avez �t� bonne pour moi.
Mais votre mari, bien davantage.
Priez pour moi.
Mon ch�ri ?
N'oublie pas les petits g�teaux de Frau Schmidt. Il ne va pas t'oublier cette fois.
Voici ton lait.
Quelle honte de ne pas avoir de domestique.
Je n'en ai jamais eu, m�re. Nous �tions des domestiques, � l'Est.
- Du Gingembre. D�licieux ! - En fait ce sont les biscuits du chien.
- Quelle vie de r�ve, ma vieille. - Ne l'insulte pas en plus.
Elle devient sourde.
Quelle tristesse !
Te voir dans cet environnement ! Ce n'est pas ton genre.
Viens vivre avec moi � Wannsee
apr�s les travaux.
Je vais y r�fl�chir.
Fais-le, mon ch�ri, fais-le.
Reviens � ta vieille demeure familiale.
C'est ainsi que les choses doivent �tre.
M�re, je me suis toujours senti chez moi, ici.
Nous sommes seuls tous les deux.
Frau Schmidt a maintenant 13 ans.
Ce qui, en ann�es humaines, fait 91 ans.
Reviens avec moi. On se tiendra compagnie.
Je vais y r�fl�chir, Ute.
Oui ?
- Je suis chez Osman ? - Oui. Osman, c'est pour toi.
- Comment tu t'appelles ? - Murat.
Pourquoi ?
Laisse-moi !
Qu'est-ce qu'il te prend ?
- Qui est l� ? - Laisse-moi sortir !
- Comment nous as-tu retrouv� ? - J'ai pos� des questions ici et l�.
- On ne bouge pas beaucoup dans le ghetto. - Qu'est-ce que tu veux ?
Tu n'as vraiment pas chang� ?
- Apr�s 15 ans, tu es toujours un enfoir�. - Je t'emmerde !
Comme si c'�tait si simple. "Je t'aime beaucoup tu sais, trop."
- Qui c'est ce jeune ?
Calme-toi ! Qu'as-tu fait encore ?
Mais rien ! Laisse-moi sortir !
Mais qu'est-ce qu'il se passe ?
Ce n'est pas ton fr�re.
Tu croyais ne plus jamais me revoir ? �a t'aurait plu, pas vrai ?
J'�tais venu pour chercher uniquement ma part d'h�ritage.
Mais maintenant, je veux plus. Je veux la famille que tu m'as vol�e.
Et mon fr�re.
Ce n'est pas ta famille. Et il n'est pas ton fr�re.
Alors ? Raconte.
- Je n'ai pas pu ! - Retournes-y imm�diatement !
Billy, il y avait longtemps.
Quoi de neuf ?
C'est qui, celui-l� ?
- Une connaissance. - Il a l'air un peu...
Le genre de type qui fait que les turcs ont mauvaise r�putation.
Ne tra�ne pas trop avec lui, d'accord ?
A un de ces jours.
- Combien de temps ai-je dormi ? - Longtemps.
- C'est quoi tout �a ? - Bonne question.
Il se trouve que je suis un architecte.
- Laisse-moi tranquille. - Prends-moi, bon sang, prends-moi !
Laisse-moi...
- Ta m�re vit toute seule ici ? - Elle a son chien.
Je n'ai jamais vu une maison aussi grande.
On devrait tuer les riches.
Ce n'est pas nouveau !
Combien de fois tu dois en prendre ?
Trois fois par jour. Et toi ?
Je ne prends aucune pilule. J'ai du sang turc.
Le virus doit se prot�ger de moi.
- Absurde ! - Non, c'est vrai !
C'est la chose la plus ridicule que j'ai jamais entendue.
- Ne me contrarie pas ! - Et si je le fais ?
Tu vas voir !
J'ai d�j� vu tout ce qu'il y avait � voir.
Dis-moi que j'ai raison.
Arr�te ! Tu te trompes !
Tu te trompes !
Pourquoi pas ? Pourquoi tu me parles comme �a ?
Je veux juste t'�viter une d�ception.
Il fait parti de cette famille qui t'a jet� dehors.
Je suis aussi de cette famille.
Et s'il te rejette aussi, comme ton fr�re ?
Que Dieu nous en garde !
- Qu'est-ce que tu en dis ? - Parle-lui, je sais que tu le veux.
50 marks, vieux.
Tu casses le march� avec tes soldes.
- Tu n'en as pas gagn� la moiti�. - Arr�te tes conneries.
Tous ces p�d�s en cr�vent d'envie. Ils tremblent de d�sir pour moi
Plut�t de froid et de vieillesse.
- Ecoute, j'ai trouv� une super voiture. - Foutaises.
Je le jure devant Allah !
C'est super !
On pourrait aller chercher Lola et faire une sacr�e vir�e.
Les poulettes aiment �a. Tu vois ce que je veux dire.
Je ferai n'importe quoi pour ma belle-soeur et pour mon fr�re, Billy the Kid.
Dis-moi, tu veux vraiment te marier ?
S�r. J'en ai marre de toute cette merde.
Je vais prendre soin de lui.
Nous sommes sa nouvelle famille. Tante Hella et tante Sh�h�razade.
Doucement, soeurette. Tu vas tout g�cher, je suis s�rieuse.
Ecoute, j'ai une id�e.
Alors, beaux gosses ?
Tuas raison, soeurette. Une femme doit prendre soin de sa bite.
Pour Murat.
Voici le stade qui r�volutionna sa conception des choses.
Il n'a pu r�sister � la tentation de r�aliser
une nouvelle construction monumentale.
Pr�s de 3000 hommes travaill�rent
� d�truire l'ancien stade pour �lever le nouveau.
La premi�re conf�rence se tiendra � la porte du stade dans quelques minutes.
N'oubliez pas de prendre des notes.
Donne m'en une gorg�e.
Va en chercher une autre, vermine !
Je n'ai pas un sou, mec.
Salut !
Salut !
- Qu'est-ce que vous faites ? - On cherche une chamelle � baiser.
Tu l'as vue ?
Tu n'as pas de miroir ?
- Fais gaffe ! - C'est un ami � toi ?
Attention ! Quittez la zone de la flamme olympique,
ou la police intervient.
Les gars, je vais pisser.
Putain de p�d� !
Retourne avec tes fr�res kebabs et raconte-leur ce qu'on t'a fait.
Ils voudront peut-�tre se venger.
Ses amis turcs vont plut�t lui d�foncer le fion.
Tu as bien raison. Ils n'attendent que �a, ces p�d�s.
Ciao !
Murat, s'il te pla�t, viens. Ton fr�re !
Comment ont-ils os�
s'en prendre � mon petit gar�on ?
Puisse Allah les rendre aveugle !
Puisse Allah rendre leur semence st�rile.
Puisse Allah d�truire leurs familles. C'est tout ce que je d�sire.
Maman, pourquoi mon autre fr�re est-il parti ?
Quel autre fr�re ?
Enfant, en jouant avec tes affaires, j'ai trouv� ceci. Ne me dis pas que c'est � toi.
Pourquoi est-il parti ? Pourquoi on a d�m�nag� apr�s son d�part ?
Assieds-toi!
Ton fr�re �tait un bon gar�on.
Mais un soir, d'un coup il est devenu fou.
Ton p�re... qu'il repose en paix... �tait encore en vie.
On �tait � table pour souper
quand soudain ton fr�re est arriv�
avec cette perruque rouge sur la t�te.
Quand je l'ai vu, j'ai ri.
Puis j'ai vu les larmes dans ses yeux. Il n'a pas dit un seul mot.
Ce m�me soir, Osman l'a jet� dehors.
Ton p�re a demand� qu'on se d�barrasse de toutes ses affaires.
Et d'effacer toute trace de lui.
Il a dit: "J'ai perdu un fils, mais j'en veux un autre."
C'est comme �a que tu es arriv�.
Je me suis dit : tu es une femme ignorante. Alors je n'ai rien dit.
C'est tout ce que je sais.
N'en veux pas � Osman pour �a.
C'est le chef de famille.
Il veut bien faire, m�me si parfois il est dur avec toi.
Nous essayons de vivre sur cette terre �trang�re.
Nous devons lui ob�ir.
Tu dois comprendre.
Murat !
- Tu es sourd ? Je t'appelle. - Je suis en retard.
Viens, je t'emm�ne o� tu veux.
A votre service, majest�. O� notre prince veut-il se rendre ce soir ?
Ecoute-moi bien, je te parle. Ne me m�prise pas parce que je suis un turc.
Nous sommes aussi des �tres humains, tu sais ?
Ah! Je te fais rire ? C'est bien. Je te conduirai o� tu voudras.
Sinon, je raconterai � tout le monde que tu n'es qu'un mis�rable bon � rien.
All� ! Seeckt.
Qui est � l'appareil ?
Rudolf ?
Seeckt.
All�, Friedrich ? C'est Iskender.
Je suis content que tu m'appelles. J'attendais ton coup de fil.
Ecoute, je voulais t'emprunter la Daimler pour ce soir.
Emprunter la Daimler ?
C'est important. Je te la ram�ne demain.
C'est hors de question. Je ne te connais pas assez, tu comprends.
Mais assez pour me sucer la queue ! Connard !
Ce n'�tait pas Rudolf.
Comment tu les trouves, ces cailles ?
Ce n'est pas grave ! Notre petit prince se montre difficile, ce soir.
C'est normal que tu me m�prises. Tu es jeune. Tu crois tout savoir.
Je comprends, j'ai �t� jeune moi aussi... autrefois.
Mais je n'ai pas eu autant de chance que toi.
Personne ne m'a montr� o� trouver des chattes.
Comment tu la trouves ? Elle est splendide.
Rien qu'� la regarder marcher, j'ai l'envie qui me monte.
Qu'est-ce qui ne va pas avec toi ?
Tu n'iras nulle part tant que tu n'en auras pas bais� une, tu m'entends ?
Tu crois qu'on t'enseigne tout � l'�cole ? Tu crois que tu sais tout ?
Tu me m�prises parce que tu me prends pour un inculte, c'est �a ?
Petit merdeux ! J'en ai rien � foutre. Je vais faire de toi un homme.
- Eh, joli c�ur ! Comment tu t'appelles ? - Tilly
Combien ?
Manuel 50. Oral 100. La totale 200.
- Je n'ai que 100 marks. - Ce n'est pas un bazar turc ici.
Quoi, tu cherches � m'insulter ?
Fais un prix, ce n'est qu'un m�me.
- Pour 200, j'en fais un homme. - Derni�re offre : pour 200 tu baises et tu suces.
Viens, ch�ri.
Laisse-moi tranquille.
Plus tard, tu verras, tu me remercieras.
T'as quoi dans cette bo�te, mon chou ? Ta collection de capotes ?
Murat!
Eh, toi, rends-moi le fric, salope !
D�prim� � cause de l'hiver qui vient, mon ch�ri ?
- Non, ce n'est pas �a.
Mais tu es d�prim�.
Les tilleuls ont perdu leurs feuilles.
Dieu que je hais l'hiver !
On dirait que l'on cherche � voler la Daimler.
Au voleur ! Ma voiture !
Il est parti.
- J'appelle la police. - Non, attends.
Pas la police.
Et pourquoi �a ?
Ils l'attraperaient de suite.
Non m�re, s'il te pla�t, pas la police.
Mon Dieu !
C'est de ma faute. Il me l'avait demand�e.
Calme-toi, mon ch�ri.
L'important est de sauver ta r�putation.
Maintenant je m'appelle Lola.
Je sais.
Je suis tr�s content de te voir.
Mon petit fr�re.
Maman dit que je suis n� pour te remplacer.
Ils n'auraient pas pu faire mieux.
Tiens. C'�tait dans l'armoire de maman.
Que faisais-tu dans son armoire ?
Nous ne voulons qu'une chose
avoir une belle vie
en oubliant ses ennuis...
- C'est quoi, �a ? - Un cadeau.
- On t'a offert une voiture ? - Il l'a vol�e.
Qui, moi ? Pour qui tu me prends ?
Pour un de ces minables que tu te tra�nes toujours ?
C'est un cadeau de mon ami Friedrich von Seeckt.
- Tu t'es fourr� ce "Von" ? - Ne sois pas vulgaire. C'est un gentleman.
On se respecte.
- O� est Lola ? - Elle arrive.
�a te fait de la peine ?
Non.
Je ne m'attendais pas du tout � �a.
Cette maudite perruque rouge !
Je n'�tais pas pr�t, c'est tout.
Je suis content que tu me l'aies apport�e.
Et si on se voyait demain ?
A midi. A l'�choppe d'Hella. Pr�s de Hermannplatz. D'accord ?
A demain...
Lola.
Je ne sais pas pourquoi.
C'est quoi cette bo�te ?
O� est-ce qu'on va ?
Bonne question.
- C'est une surprise. - Je n'aime pas les surprises. O� ?
Pourquoi il n'y a pas de cl� de contact ?
O� c'est que tu l'as trouv�e ?
Ch�rie, tu es magnifique ! Tourne-toi. Vraiment magnifique, soeurette.
Qui t'a donn� �a ?
Un admirateur.
Joyeux anniversaire !
Merde alors !
Je n'y crois pas !
Joyeux anniversaire, mon coeur.
Sant� !
Pr�t pour ta premi�re chasse, petit loup ?
La moindre fibre en moi est une femme : pr�te � sucer comme � t'enterrer.
Plus vite, mauviette !
Qui t'a donn� cette perruque ?
Il �tait une fois, un homme appel� Lola,
Et un homme appel� Billy.
Au d�but ils �taient heureux.
Ils �taient fous amoureux.
Mais Billy �tait si macho,
qu'il ne voulait pas �tre une p�d�, vivant avec un autre p�d�.
La ferme !
Alors il demanda � Lola de se couper la queue pour qu'il devienne une femme.
Ainsi ils pourraient se marier et vivre comme les autres.
Je t'ai dit de la fermer !
Lola le fit, parce qu'elle l'aimait.
Elle �tait l� dans son tablier,
tenant propre l'appartement, faisant des g�teaux.
Mais une nuit, Billy ne rentra pas � la maison.
Lola l'attendit... toute la nuit.
Et la nuit suivante.
Et la suivante encore.
Mais Billy ne revint jamais.
Elle l'attendait, comme une h�ro�ne de roman rose.
Elle l'attendait et commen�a � le ha�r.
Mais Billy ne revint jamais.
Et tu sais pourquoi Billy abandonna Lola ?
Parce que la femme qu'il avait �pous�e,
n'�tait plus l'homme qu'il avait aim�.
- Regarde, regarde �a ! - �a suffit !
Un jour j'en aurais de vrais. Il en faut pour se marier avec un Turc.
- Aujourd'hui les seins, demain la foufoune. - La chirurgie a fait beaucoup de progr�s.
Sauvage !
Cannibale !
Assassin !
- Tu as aussi vol� le champagne ? - Evidemment.
- Dis-moi, avec Friedrich, c'est s�rieux ? - Oui.
Il faut que je me trouve un riche mari qui me paye une foufoune.
Je l'ai, j'ai la perruque.
- On va t'arracher les plumes. - Fils de pute !
- Rends-la moi. - Un baiser et je te laisse partir.
Prends �a !
Comment elles s'appellent celles-ci?
- Ce sont des Arums. - Je les prends tous.
Et voil�.
Merci.
Je vous en prie. Ce sera 500...
Salaud, tu ne m'as pas pay� !
Salaud !
Ta s�ur n'est toujours pas arriv�e ?
Une tourn�e, s'il vous pla�t .
10 marks .
- Je ne vais pas m'enfuir. - Non, pas sans les bouteilles.
Les tiens ne nous ont pas assez fait souffrir ? Donne-moi � boire !
Ce type de discours te donnera un si�ge au parlement, mais rien de la part d'Hella.
Je ne trompe personne, et personne ne me trompe.
Je ne vais pas me faire avoir, surtout par une pute comme toi.
C'est celui qui le dit qui l'est.
Sant� !
�a fait deux heures qu'il attend Lola.
- Un Hot Dog, s'il vous pla�t ? - Moutarde ? - Oui, merci.
Un Hot Dog, s'il vous pla�t ?
- Comment tu t'appelles ? - Murat.
Mes amis m'appellent Billy. Comme dans Billy the Kid
Le h�ros de Western.
- Quand est-ce que tu t'es enfui ? - Hier soir.
Ton premier jour dans la rue et par chance tu tombes sur moi !
Regarde par l�.
C'est pour toi.
Tu vas bien me rembourser, non ?
Et puis tu vas avoir encore faim.
- Qu'est-ce qu'il faut que je fasse ? - Descendre dans les toilettes.
Laisse-le te sucer.
Tu lui demandes 50 marks, payable d'avance.
Et quand il a termin�, tu t'en vas.
Pas de baisers ou autres conneries de ce genre, compris ?
50 marks.
Excusez-moi, c'est 50 marks.
S'il vous pla�t.
Je veux conna�tre ton pr�nom.
- Comment tu t'appelles ? - Tommiks.
- C'est quoi ce pr�nom ? - Un ranger du far west.
- Je prends 50%. Je t'ai trouv� le travail. - Il n'en a jamais �t� question.
C'est comme �a que tu me remercie ! G�nial !
- Il ne me reste plus que 25 marks. - Ainsi va la vie !
Tu me pla�t. Tu es gentil.
Si tu �tais un fille, je t'�pouserais sur le champ.
- Comment tu connais Lola ? - Je suis son fr�re.
Son fr�re ?
Pourquoi tu ne me l'as pas dit ?
Si Lola t'interroge,
je n'ai rien � voir avec ton petit commerce.
Tu n'es pas gay, pas vrai ?
Ecoute, si on te pose la question, tu nies.
Il ne fait pas bon vivre comme un gay.
Je parie que dans un an tu seras mari�.
Tant que tu ne donnes pas ton cul, tout va bien.
Tu ne l'as pas d�j� donn� au moins ?
N'y songe m�me pas.
Un homme est un homme. Un trou est un trou.
Peut importe ce que tu mets dedans.
Ne sois jamais un trou.
Tu me pla�t, tu es mignon. Tu as juste besoin de quelqu'un qui t'aide � d�marrer.
Tiens. Je te rends ton argent.
Tu ne t'y attendais pas, hein ?
Ne laisse personne d'autre t'embrasser.
Apr�s tout, je suis ton beau-fr�re.
Promis ?
Tu sais o� est Lola ?
Non.
Au revoir !
Les fleurs sont vraiment magnifiques.
Mais je te pr�viens,
Si tu voles encore la voiture, j'appelle la police.
Je ne l'ai pas vol�e !
Je l'ai bien ramen�e, non ? - Peu importe.
Toutes ces conneries pour un vieux tacot ! Mange plut�t ton poisson !
Qu'est-ce qui t'autorise � �tre aussi familier avec moi ?
- Nous ne sommes pas de vieux amis. - Continue !
Tu ne peux pas m'ordonner de me taire et de manger mon poisson.
- Et bien ne le fais pas. - Je voulais te pr�venir.
- Qu'est-ce que vous regardez comme �a ? - Pardon ?
Vous m'avez entendu. Vous observiez mon ami.
D�sol�.
Tu le seras vraiment quand j'en aurais fini avec toi, p�d� !
Mange ton poisson !
Je n'ai pas de nouvelles de Lola depuis deux jours.
Tu sais o� elle habite ?
Tiens ! Cadeau de la maison.
Prends-le avant que je ne change d'avis.
D'habitude, elle passe tous les jours. O� vas-tu aller, maintenant ?
C'est bon, viens par l�.
Le travail que je te propose n'est pas facile,
mais c'est de l'argent honn�te.
Entre.
Tu peux dormir ici jusqu'au retour de Lola.
Mais il faut que tu sois parti avant que je n'arrive.
�a te va ?
Dis, tu es une sir�ne ?
Tu es une sir�ne ?
All�, Friedrich.
C'est moi, Iskender.
Je t'aime.
Je dois reconduire la m�re de Friedrich chez elle. Venez avec moi, je vous le revaudrai.
Pas maintenant !
Je vous ai d�j� demand� une faveur ? Allez, venez.
- Viens donc vivre avec moi. - Je t'ai dit : non !
Tu me l'avais promis.
J'ai seulement dit que j'y r�fl�chirais.
Je ne compte pas pour toi.
Absolument pas.
Je l'aime.
Mais ce n'est rien d'autre que ce genre d'histoire avec un chauffeur
qui nous arrive de temps en temps...
Je crois que tu te trompes d'histoire.
Ce n'est pas ton Rudolf, ce gigolo qui est parti avec la moiti� de tes bijoux...
Tu es rest� trop longtemps priv� � l'Est.
Et maintenant tu te lib�res, voil� tout !
Alors tu t'enflammes pour le premier chauffeur venu, et �a me semble tout � fait normal.
- Ce sont des choses qui arrivent. - Pour l'amour du Ciel, �a suffit !
Tu crois que je ne sais pas ce qui se passe dans le monde.
Et si ils promulguent une nouvelle loi ?
Allez hop, tu te maries avec lui !
Et il devient ainsi l'unique h�ritier de la fortune des Seeckts.
Et pourquoi pas, bon sang ?
Promets-moi que tu seras aimable. Ce n'est pas mon chauffeur, c'est mon amant.
Je lui ai demand� de te reconduire chez toi. J'esp�re que...
- Surveille tes paroles. - Dis-le lui.
Reviens vite.
Sois gentille, Frau Schmidt.
Bonne route. A toi aussi.
- On verra bien, mon ch�ri. Au revoir. - Conduisez prudemment.
Je ne suis pas Lola. Tu le sais bien ?
Je sais qui a fait �a.
Qui ?
Ils avaient tout pr�vu depuis longtemps. Je les connais.
Il faut le dire � la police.
�a ne regarde pas la police.
C'est notre guerre.
La tienne et la mienne.
Ils vont le payer.
Je ne peux pas.
Mon mignon petit toutou.
Il est si content de rentrer � la maison. Il exprime sa joie.
La ferme !
Pourquoi s'encombrer de cet horrible b�tard ?
Cet homme est impossible.
Vous les putains de riches, vous �tes bien toutes les m�mes. Cruelles et �go�stes.
Vous exploitez la vie de gens respectables.
Pauvre petit. Mon fils t'exploite.
Parle � mon cul !
Ouais, pauvres, mais respectables...
Je suis peut-�tre pauvre, mais j'ai ma fiert�. - C'est bien.
La fiert�, c'est le pain des basses classes.
"Laisse-leur leur fiert�, et nul besoin de leur payer un centime."
C'est ce que disait mon p�re.
- Vous pouvez garder votre monnaie. - Je vous en suis reconnaissante.
Je vous propose un march�.
Vous voyez cette broche ?
Elle vaut bien plus que ce que vous pourrez avoir dans votre vie.
Ne soyez pas idiote, ce n'est que du plastique.
Vraiment, mademoiselle !?
Je ne sais m�me pas ce que c'est que le plastique.
Je suis n�e avant ce mat�riau.
On va bient�t arriver � la prochaine cabine t�l�phonique.
Appelez mon fils, dites-lui la v�rit�,
et cette broche sera � vous.
Quelle v�rit� ?
Que vous ne l'aimez pas, �videmment.
Ecoutez, continuez comme �a, et vous finissez � pied !
Je vous ram�ne chez vous. C'est tout.
Mon amour pour Friedrich, n'a rien � voir l�-dedans.
Encore un mot et je vous transforme en croquette fourr�e au poison
pour ce b�tard de chien, c'est bien clair ?
Iskender.
Je voudrais m'excuser.
J'essayais seulement de prot�ger mon fils.
Vous comprenez ?
On fait la paix ?
On fait la paix.
Vous pouvez porter mes valises maintenant.
Incroyable !
Qu'est-ce qu'il y a ?
Qu'est-ce qui s'est pass� entre toi et Billy ?
R�ponds-moi !
Rien.
Mon cul ! Tu as dormi avec lui dans le lit de Lola.
Ce n'est pas ce que tu crois.
J'ai simplement dormi l�.
Il y a des choses que du dois savoir sur les hommes avant de tomber dans leurs griffes
Quand un pote � Osman lui a dit que Lola �tait gay.
Osman aussi, l'a niqu�e.
Je ne veux pas te faire du mal. Mais tu dois conna�tre toute la v�rit�. Plusieurs fois il l'a...
Ecoute-moi !
Tu crois que c'est facile pour moi ?
Tu dois conna�tre toute l'histoire. C'est pour ton bien !
Osman lui a fait sentir qu'elle n'�tait qu'une moins que rien.
Elle n'en pouvait plus. Elle est entr�e dans cette pi�ce avec la perruque rouge.
Une fanfaronnade d'adolescente l�g�rement dramatique.
Elle voulait faire honte � Osman pour qu'il la laisse tranquille.
Il l'a mise aussit�t � la porte.
Billy et Osman sont du m�me moule.
Laisse m'en un peu.
Tu l'as ?
Avec �a, on va les avoir !
- Fais-moi voir. - Ce n'est pas pour les gamins.
C'est le grand soir.
Rudy.
- Tu es certain que c'�taient eux. - Peu importe maintenant.
C'est la revanche de Lola.
Pr�t ?
Rudy !
- Rudy ? - Par ici, je le tiens.
Aide-moi, s'il te pla�t !
S'il te pla�t ! S'il te pla�t !
J'ai tout foir� !
Je ne sais pas ce qui s'est pass�.
Qu'est ce qu'elle vous avez fait Lola !?
De quoi tu parles ?
Tu aimes mes cheveux ?
On aurait d� les enterrer avec lui.
Les enterrer avec qui ?
- Tu sais tr�s bien de qui je parle. - Avec qui ?
Comment sais-tu qu'il est mort ?
Maman, va dans ta chambre.
Comment sais-tu qu'il est mort ?
�a fait deux jours que ta m�re est morte d'inqui�tude � cause de toi.
C'est toi qui devrais te soucier un peu plus de ta m�re.
Que sais-tu de cette perruque ? Comment sais-tu qu'il est mort ?
Tu as tu� mon fr�re?
Tu m'as suivi le soir o� je me suis enfui. Tu l'as tu� !
Tu l'as tu� pour qu'on n'apprenne jamais la v�rit�.
Tu t'es d�barrass� de lui.
Pas parce qu'il �tait gay, mais parce que toi tu l'es.
Non, s'il te pla�t!
J'�tais inquiet quand tu t'es enfui.
- Tu es la fiert� et la joie de cette famille. - Je ne m'y suis jamais senti heureux.
Et je n'en suis pas fier.
Quel sens cela a-t-il d'avoir une famille o� tout cela manque ?
- Je vais tout raconter � maman. - Laisse-la en-dehors de �a, s'il te pla�t.
Elle a le droit de savoir.
Je le fais pour maman. et je le fais pour Lola.
S'il te pla�t, non. Je t'en prie.
Tr�s bien, comme tu veux. Alors c'est toi qui vas le lui dire.
Toi qui vas lui expliquer qui a tu� son fils et pourquoi.
Adieu Berlin. Va au diable !
Tu as bien raison. Maudit soit le jour o� je suis arriv� ici.
- Tu es mari� ? Tu as des enfants ? - Je n'ai jamais rencontr� la bonne fille.
Je n'ai pas eu cette chance.
La vie serait bien diff�rente, si j'avais rencontr� une belle fille comme toi.
Que c'est gentil !
Stop !
- Tu es folle ? - Viens.
J'ai fil� mon collant.
Je l'ai !
Allons vite faire du shopping chez H&M.
Hors de question. �a va directement � la banque.
Pour les jours o� nos pieds ne nous porteront plus.
Les brunes sont les plus excitantes !
Ecoute, je suis une femme... avec des couilles.
Ne viens pas dire apr�s que je ne t'avais pas pr�venu.
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