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Un jour, l'inimaginable se produisit
et asphixiat le monde avec surréalisme et magie.
Il emplit nos yeux de visions merveilleuses.
Le Créateur de tout ce que nous connaissions
y compris de nos corps et Ăąmes
fut assassiné.
Malgré cela, dans un lieu isolé et lointain,
quelque chose eut le pouvoir de combattre et terrasser notre Dieu.
Cet acte libĂ©ra l'Ă©nergie du CrĂ©ateur au moment oĂč il s'Ă©teignit
et elle retomba sur toutes les créatures encore en vie
transformant les gens en prophĂštes, et en dieux.
Ils furent tous capable de faire des miracles
qu'ils le veuillent ou non.
La pure humanité des survivants et leurs désirs
ne pouvaient changer malgré cela.
L'orgueil et l'horreur atteinrent des niveaux inimaginables
et chaque élan de bonté se changeait en rage et jalousie en quelques secondes.
Il y eut une guerre des miracles entre le peu qui restait
qui fût totalement à l'image du Créateur.
Peu importe le moyen, il fallait tout arrĂȘter.
Il restait une seule chance
de tuer ce fléau de connaissance en l'Humanité.
Que s'est-il passé en premier lieu ?
Attends !
Ce n'est rien.
Donne moi un instant. Je peux y arriver. J'ai vu pire.
Personne n'a vu pire, mĂȘme celui qui crĂ©a la douleur.
Juste un instant.
Comment te sens tu ? Comme si mon coeur se déchirait à chaque pas.
Imagine que ce soient 2 coeurs qui soient déchirés.
On est à l'intérieur. Il va falloir s'y habituer.
Ici, nos pensĂ©es ne restent de dans nos tĂȘtes.
Plus de miracles maintenant. Seulement le temps et la fragilité
qui briseront ton corps.
Alors tu devrais passer en premier.
pour voir si nos corps vieilliront enfin.
Nous avons fait des choses que nous n'avions jamais rĂȘvĂ© faire.
Nous avons vu des choses que nous ne rĂȘvions pas ĂȘtre faites.
Ca ne m'impressionne pas. Nous sommes à égalité ici.
De la mort à la magie, n'est-ce pas ? Rien à prendre à la légÚre.
Tuer la magie, faut pas rĂȘver. Mais il y en a encore beaucoup dehors.
On peut attendre de mourrir ou faire revivre la Mort.
je ne suis mĂȘme plus assez mortelle pour dĂ©cider.
Il faut faire ce qui doit ĂȘtre fait. Je suis d'accord.
Bien sûr que non. Alors agis au lieu de parler.
Nous savons toutes pourquoi nous sommes lĂ
Qu'y-a-t-il ?
Un homme.
Evite-le.
Nous avons tout ce dont on a besoin.
Inuile de prendre ce qui appartient à l'échec.
Elle sait de quoi elle parle, aprĂšs une vie de service Ă Dieu.
Grande experte de l'échec. Demande au cadavre dans le ciel.
Pardon ?
Rien.
Quelqu'un a perdu la Foi...
Ne devrait-on pas continuer ?
Silence, s'il te plaĂźt.
Cela veut dire qu'on va mourrir maintenant, comme celui en dessous ?
Toi peut ĂȘtre, pas moi.
Comment te sens tu ?
Comme de la cire au soleil.
Nous venons Ă peine de commencer.
Quand je regarde en haut, mes yeux me brûlent à l'idée de ce qui nous surplombe.
Je ne vois rien, mais je le ressens.
Tout en haut.
C'est ce que ça veut qu'on sente.
Ca veut qu'on s'arrache les yeux plutĂŽt que risquer de l'apercevoir...
Ce qui est aveugle ne peut pas faire de mal.
Tu as du mal Ă respirer ? Je respire bien.
Dommage. On va au devant de telles difficultĂ©s qu'arrĂȘter de respirer serait une dĂ©livrance.
La malédiction de la divinité.
On en est lĂ .
Vous vous souciez de ceux à l'extérieur ?
Et toi non ?
Si "en avoir marre" veut dire "se préoccuper", alors oui.
Peut ĂȘtre trop, probablement pas assez.
Assez pour vouloir effacer la monstruosité de notre existence.
Et toi ? Silence !
Garde tes forces.
Tout ce en quoi elle croyait s'est changé et déformé en parodie
du rĂȘve qu'elle voulait voir en rĂ©alitĂ©.
C'est ce qui arrive quand tu vis sur des mensonges.
Et soudain tu découvres la vérité
pour la voir tomber en cendres
et réécrite.
La tyrannie du Dieu unique s'est soldée par l'horreur de l'Egalité.
Le Chaos a été une bénédiction. C'est pour cel qu'on est ici.
Ca ne devrait pas ĂȘtre ainsi. Mais ça l'est. Les miracles ont un coĂ»t.
Comme la liberté d'un animal relùché
ou un animal qui deviendrait l'égal de son maßtre.
Tu as fait des choses que tu regrettes dehors ?
Je regrette de ne pas avoir commencé plus tÎt, ici.
Tu es restée longtemps à l'extérieur ?
Pas longtemps.
Tout va bien ?
Rien ne va ici.
C'est normal, c'est prévu.
Tu te penses meilleure que tous les autres ?
Juste parce que j'ai goûté à ce qu'est la Création ?
Un parasite. Tu as été infectée par le parasite que tu as souhaité en toi.
C'est une créature vivante en moi, pas un livre stupide ou des croix romaines.
Debout, ne joue pas la comédie.
D'accord.
Tu as peut ĂȘtre raison. C'est un parasite.
Je veux que mon héritage se change en carcasse sanglante.
Elle me regardera accomplir ma destinée.
Peux-tu te lever ? Oui, bien sûr.
Et toi ?
A peine.
Ok, j'ai l'attention que je recherchais,
comme l'obscÚne parodie incarnée en femme que je suis.
Le spectacle est fini.
Nous devons passer par ici. On ne pourra bientĂŽt plus se fier Ă rien.
Comment savoir qu'on doit passer par ici ? Je le sais.
Comment ? Je le sens.
Je le sens également. C'est pour cela que je marche aussi.
Ce n'Ă©tait pas dans mon rĂȘve. C'Ă©tait dans le mien.
Et dans le tien ?
Je pense...
dur de se rappeller.
Je pense que cela fait de moi quelqu'un de spécial.
La vision d'une instable et confuse divinité
qui sauvera le Monde.
Cette sensation de pure et absolue fragilité
est plutĂŽt rassurante en fait.
Aussi réconfortante qu'une dose acceptable de limitations.
Cela devenait lassant de pouvoir réaliser tous mes moindres désirs
Cela aussi a dû arriver au Créateur.
Il a dû se réjouir de sa mort. Plus de déception.
C'est beau. Tu pourrais ĂȘtre la mascotte de l'Apocalypse.
Les ailes sont faites de lames si tu voles sans réfléchir
quand tu matérialises en pensée également.
Tu as répété ? Tout ce que tu dis semble avoir été appris par coeur.
Comme une priÚre. Une inscription mémorisée au dos d'une carte.
Tu prĂȘches Ă une convertie, pour l'information.
Je suis ici pour tuer tout ce en quoi j'ai cru.
Pourquoi ĂȘtre devenue une femme de Foi alors ?
Tu m'aurais probablement appelée "athée" dans le passé.
Mais ça ne veut pas dire que je ne crois pas en moi, n'est-ce pas ?
Le cynisme est un pauvre mécanisme de défense assez banal.
J'ai besoin de tout ce qu'il me reste.
Je me suis sentie glorieuse, je me sens au bout maintenant.
Ecoutez, préparez vous au pire pendant la montée. Vous devez rester concentrées.
Et toi ?
Je n'ai pas besoin qu'on me dise quoi faire.
Impressionnant.
Dans ton rĂȘves, vois-tu des dĂ©tails
de ce qu'il y a en haut ? Je rĂȘve seulement de moi.
Rien d'aussi imprévisible que la vie.
Celle ci est une femme.
Nous n'avons pas toutes assez de force. Seules les plus fortes réussissent.
Ce corps, cette personne...
pensez vous qu'elle a rĂȘvĂ© aussi de venir ici ?
Je pense que oui.
Peut ĂȘtre que c'est de la folie.
Suivre un rĂȘve pour le tuer
pour permettre enfin au monde de se suicider.
Peut-ĂȘtre est-ce la juste fin de toute chose.
Juste encore assez de Bien pour trouver le bon chemin
en espĂ©rant ĂȘtre tuĂ©e en le parcourant.
Je ne sais pas pourquoi.
Peut ĂȘtre pour rĂ©aliser que la perversion qu'a causĂ©e notre existence
est trop grande. Balayant nos réussites.
Nous souhaitions vivre de divertissements, de conquĂȘtes
Ă l'Ă©cart des autres en voulant leur admiration, ce qui a Ă©tĂ© fatal mĂȘme au CrĂ©ateur.
Qui sait...
Et nous l'avons payé d'un génocide global.
Je crois que quoi que l'on trouve, ça sera féminin.
Pourquoi ?
Une intuition.
Enjambez le corps. Il faut avancer.
Si l'ascenseur fonctionnait encore, tout ceci ne serait plus un problĂšme.
La technologie était une des rares choses fiables avant toute cette folie.
La magie l'a tué.
Attendez un moment.
Tu croyais en la technologie ? Une des rares créations humaines sans mensonge.
Mais... tu étais religieuse.
Et ?
Les machines de sont-elles pas opposées à l'Humilité à laquelle on doit aspirer ?
Réveille toi. La technologie était bonne.
Les miracles l'ont rendue obsolĂšte. C'est triste.
Je hais les machines.
Je me fie à ce qui est doué d'émotions
assez pour entrer en contact.
Tu n'as pas compris que la technologie était plus sincÚre que n'importe qui
Cela remplit honnĂȘtement ses objectifs, sans arriĂšre pensĂ©e
C'est encore plus en harmonie avec mes principes
que n'importe qui né dans ce monde.
La technologie n'a pas pu nous sauver à l'extérieur.
Ici non plus, elle est inutile.
Je hais l'électricité. Notre vie s'appuyait sur les bases de l'électricité.
Une étincelle. Une panne générale !
C'est bon d'entendre qu'il reste encore du silence dans ce cauchemar.
De ce que j'ai vu, je ne voudrai jamais ramener quelqu'un de la mort.
Quelle parole.
Nous n'avons jamais vraiment compris pourquoi tu étais là ...
Que t'est-il arrivé ?
C'est personnel.
Ma chĂšre...
Le monde est un bain de sang infini.
Rien n'est personnel. Il suffirait de lire dans ton esprit.
Mais nous ne sommes plus dehors. Accordez moi le retour de mes anciennes pensées.
Non, ma chÚre. Nous sommes ici pour détruire le monde ensemble.
Grande nouvelle. J'en connais un peu sur ce qui nous attends lĂ haut
mais rien sur une créature aussi intriguante que toi.
Et pour ce poids que tu viens de prendre ?
Tu as déjà gaspillé tellement de vie pour que ça ne t'arrive pas.
Tu en es triste ?
Plus aucune chance de réaliser des espoirs que tu as eu...
Pas de foyer, ni de famille...
Pas de mari, pas de mausolée...
Pas de docteur qui aurait pu prendre soin de ta jambe...
Pauvre fille. Pourquoi s'ĂȘtre rebellĂ©e en face d'un si grand cadeau ?
Tu es enceinte ?
Nous n'allons pas tarder Ă atteindre la cime.
Parle moi. Aide moi Ă penser Ă autre chose que la douleur.
Plus tu parles, plus tu t'affaiblis. Et plus je deviens folle
en pensant que chaque mouvement est une torture pour mon corps.
Faisons une pause.
Si on s'arrĂȘte, ça va entrer en nous. Comment sais-tu cela ?
Nous faisons cela pour la premiĂšre fois. Je le sais.
Ton rĂȘve. Mais il semble que nous ayions des visions divergentes.
Mon instinct divin me dit de faire une pause.
Tu...
Tu perds tes dents ?
Je me sens...
vieille. Tu es vieille.
Nous devrions peut ĂȘtre nous reposer.
Non, ça entre en toi.
Quels sont les symptĂŽmes des rhumatismes ?
Inflammation des articulations, douleurs...
Cela correspond.
Maintenant, vous deux avez quelque chose sur quoi discuter.
Tes cheveux deviennent blancs.
Alors nous devenons plus sages Ă chaque nouvelle marche.
On fait cette pause ?
D'accord.
Peux-tu imaginer ce que je ressens ?
Bien sûr.
Un instant, une personne simple, raisonnable et rationnelle
aussi cohĂ©rent qu'une jeune fille peut l'ĂȘtre avec de tels pouvoirs.
Les priorités changent selon l'époque
et d'un coup, tout devient réel avant d'avoir achevé de penser.
Qui pourrait nier cette terreur ?
Mon pÚre ne pouvait pas. Il a nié sa terreur
Ă tel point qu'elle a fini par lui plaire.
"La rage de l'injustice et la trivialité de la mort", qu'il disait.
Il a commencé à tuer. Beaucoup.
Surtout des inconnus.
Mais objectivement, comment tuer un dieu
avec les moyens simples et brutaux qu'il utilisait ?
Ses victimes auraient juste souhaité revenir à la vie
ce qui aurait donné à mon pÚre l'occasion de les tuer à nouveau.
Ils revinrent, et le massacrĂšrent.
AprÚs cela, mon pÚre est revenu, et a tué à nouveau ses victimes.
Cette folie a continué jusqu'à devenir une routine.
Tuer, puis ressusciter.
Comme un sport
ou un jeu.
Incapable de chercher autre chose que le frisson de la mort.
Il aimait mourrir.
Il devenait accro.
Et mon pÚre était le champion de la résurrection barbare.
Il a atteint les limites de sa perversion.
Il m'a tué quelques fois, pour me convaincre des sensations qu'il ressentait.
Pourquoi pas d'humeur joueuse,
mais je ne pouvais trouver aucune joie Ă s'enfoncer
dans un cercle vicieux de violences.
Mon pÚre était tout ce que j'avais, je crois.
Nous devons les sauver d'eux-mĂȘme. Et tuer le monde.
C'est fini ?
Pour moi c'est assez.
Puis tu étais protégée quand les choses ont réellement empirées.
Quel doux réconfort... Doux.
Pourquoi ĂȘtre si prĂ©somptueuse ?
Rien que tu n'entendras jamais.
Pourquoi ĂȘtre si condescendante ?
Je comprends maintenant.
Je ne sais pas.
Je pense ĂȘtre ici par amour.
Peut ĂȘtre sommes-nous lĂ pour cette raison.
N'est-ce pas, mĂšre fossile ?
Vieille peau !
l'amour est une pute.
Il tue.
Alors, que devrait-on dire au lieu de "je t'aime" ?
Suis-moi.
C'est une famille.
Une famille qui a échoué et qui demeure unie.
Les enfants.
Effrayant.
Comment une petite fille a pu arriver aussi loin ?
C'est probablement fou d'avoir essayé, car ils tenaient les uns aux autres.
S'attacher signifie rester faible.
L'amour rend encore plus fragile.
Cela signifie qu'on va tenir plus longtemps ? Pour ce que ça importe...
Je peux penser clairement maintenant.
Quelle scĂšne horrible quand ils ont du tous mourrir...
Il y a du avoir tant de cris...
Les enfants aiment crier.
Tu as entendu le cri dans les cieux ?
Je cherche seulement Ă comprendre.
Si je peux plaisanter, vivre et respirer
contiennent aussi une forme d'humour.
Excusez moi.
Doux enfant innocent.
Doux mensonge.
Les enfants sont dangereux, déviants, sadiques.
Davantage que les adultes aux alentours.
Rien n'est plus effrayant qu'un enfant devenant un dieu. Rien.
On ne peut pas les blamer.
Ils ne connaissent pas mieux.
On peut leur apprendre. Essayer en tout cas.
Je le sais.
J'étais enseignante.
Mais aprÚs la Révélation,
ils m'ont attaqué sans pitié.
Ils pensaient faire les rĂšgles maintenant.
Classique venant des enfants.
Je les ai tellement haĂŻs...
J'en ai tué certains.
Qui sont bien sûr revenus, sans surprises.
Et ils m'ont à nouveau attaqué. De plusieurs coups de poignard.
Puis j'ai souhaité revenir, et leur donner une derniÚre leçon d'humilité.
alors j'ai déambulé pendant des jours couverte de viscÚres devant ces larves terrifiées
pour leur apprendre ce qu'était la douleur.
Mais ils n'apprenaient pas.
Ils riaient et ont créé des parodies humaines pour se moquer de moi.
Essayant de voler, de créer des oiseaux avec de la boue...
Rien.
Rien de bon ne sortait de leurs humiliations.
Les enfants ne devraient pas ĂȘtre des dieux.
Le CrĂ©ateur lui-mĂȘme n'aurait pas dĂ» ĂȘtre dieu.
La seule chose qui se rapproche du pouvoir ultime,
c'est ce qui a tout tué dans les cieux qui la détient.
Et les enfants n'ont pas le sens de l'ironie.
Tout ce qui peut libérer l'ùme des enfants doit avoir un grand sens de l'humour.
Je devais découvrir ce que cela faisait
que d'avoir une de ces choses grandissant en moi.
Juger si leur nature est malveillante
ou cruellement innocente.
J'ai souhaité cette conception,
mettre au monde un enfant par la méthode sale, ancienne et douloureuse
par laquelle toute vie est née.
Pour en apprendre aussi sur le sacrifice.
J'étais curieuse de savoir si je pouvais ne pas haïr.
Si je pouvais aimer un enfant.
J'aurais une chance de me comprendre enfin.
La folie me rend courageuse. La folie te fait perdre la tĂȘte.
Je vais finir par devoir porter ta valise. Jamais !
Je ne sais pas.
Je ne sais pas si j'essaye de me convaincre de ne pas haĂŻr cette chose en moi
mais je tiens encore à garder ce bébé.
Je ne peux me résoudre à souhaiter sa disparition.
J'ai peur pour lui.
Tu ne peux rien souhaiter ici, sinon l'oubli.
Si tu veux te libérer de ce parasite,
retourne en bas de cet escalier.
Pauvre idiote, tuméreuse ambulante.
Je l'ai.
Regarde toi !
Rends la moi.
Tu ressens des émotions ?
Merci.
Tu es ma coéquipiÚre, pas l'inverse.
Je dirige, vous aidez.
Peux-tu voir au travers du sang ?
S'il y en a encore, je vais devenir aveugle.
Alors bienvenue dans les ténÚbres.
Tu as une certzine beauté.
Et moi alors ?
Réveille toi. On monte.
Je crois que nous en sommes à plus de la moitié.
Oui, on doit en ĂȘtre lĂ .
Le bĂątiment n'avait pas l'air aussi haut du dehors.
Il faut rester concentrées.
Pourquoi ? Tu vois des choses ?
Non, il faut juste se concentrer.
C'est plus dangereux maintenant.
Ca fait mal. Oui, je sais.
Comment va l'enfant ? Je ne sens rien.
Pour l'instant, enceinte est synonyme de grosse.
Comme si j'avais avalé une pierre.
Et à propos de punir tous ces petits suceurs de tétons ?
Tu n'as rien compris. C'est hors de question, je veux denir une personne meilleure.
Pourquoi ? Pour 5 minutes d'illusion avant le retour à la réalité ?
Nous sommes de si misérables créatures.
Quelle piĂštre compagnie nous avons du ĂȘtre...
Nous sommes probablement plus civilisées ici que dehors.
Continuant à prouver que douleurs sont humilité.
Attention.
Te sens-tu humble ?
Vivante.
Et les meilleures années de ta vie vont arriver.
Tu avais des orgasmes ?
Pardon ?
Tu étais jeune avant que tout cela n'arrive. As tu eu des orgasmes ?
Oui.
Quelle chance.
J'ai commencé à connaßtre mon corps quand je pouvais tout souhaiter.
C'est bien d'avoir connu le plaisir avant cela. Tu aimais ?
C'était bien.
C'est tout ?
J'aurais pu t'apprendre quelque chose. Désolé d'interrompre cette charmante conversation
mais ne vous arrĂȘtez pas pendant que j'avance. Ou vous saurez que j'aurai atteint le sommet
quand vous serez mortes. Ne parle pas trop vite
Garde cela en tĂȘte, c'est moi qui rĂ©ussirrait.
Je te regarderai pousser ton dernier souffle. Tu as besoin d'aide pour la prochaine marche ?
Veux tu prendre pas main ? Elle tomberait en miettes si je l'attrapais.
Viens, ma belle. Inutile de pleurer sur un doigt cassé.
Des milliards de crĂąnes attendent cela.
Il neige.
Tu pleures.
Je suis heureuse.
Pourquoi ?
Aimais tu ton pĂšre ?
S'il vous plait...
ArrĂȘte de prier !
Je ne prie pas.
Parle moi de cet amour spécial que seul un pÚre et sa fille peuvent avoir.
Il n'a pas cherché à me faire du mal. C'est ennuyeux.
Non, pas dans ce genre.
Je parle vraiment d'amour, ce pour quoi nous sommes lĂ .
Je ne veux pas en parler. Pourquoi ?
Plus maintenant. Dommage.
C'était notre arme.
L'amour est plus dangereux qu'une lame, ou mĂȘme un miracle.
La momie avec nous a raison. Cela rend vulnérable.
Tu es exposée. A tous les coups.
Mais l'amour ne tue pas ? Hypocrite ! Tu n'as jamais été amoureuse.
C'est vrai, c'est pour cela que je vis encore. Je n'ai pas à demander si tu as déjà connu l'amour.
J'ai aimé le Créateur. Mauvaise réponse.
Repenses y.
Tant de gens croyaient aimer le Créateur, ou le haïr
mais on ignore si lui nous aimait.
Quoiqu'il y ait là haut, ça l'a fait. Ca a tué l'immortel.
Peut ĂȘtre ne l'a-t-il pas tuĂ© par la force ou la violence.
Tant ont essayé ainsi et échoué.
Peut ĂȘtre cela lui a-t-il montrĂ© l'amour pour la premiĂšre fois.
Et cela a rendu le Créateur faible et offert aux coups.
L'amour...
boom.
Nous aimons toujours ce qui nous blesse.
Ton pÚre était mauvais avec toi ?
S'il te plait. Je me concentre déjà pour ne pas mourrir.
Abandonne.
Merci de répondre à ma question.
Tu peux bouger ?
Peut ĂȘtre. Donne moi la valise.
Il faut en finir.
Mais tu n'as plus tous tes doigts. J'ai encore toutes mes dents.
Je vais te montrer. Excusez moi.
Ca a l'air tranquille.
Je ne vois pas de caméra.
Comment quelqu'un a pu aller si loin ?
Il y a quelque chose de bizarre. La pellicule n'est pas bleue normalement.
Jamais.
Comment le sais-tu ?
La technologie. Le film ne vire pas au bleu.
Ca sort d'elle. Le film sort d'elle.
Peut ĂȘtre sommes nous dans un film.
ArrĂȘtez !
Pourquoi ? Tu abandonnes ?
Stop !
Qu'est-ce que c'est ?
Il y a quelqu'un d'autre dans les escaliers.
Je ne vois rien.
Il y a quelqu'un d'autre !
Non, rien !
Maintenant vous le voyez !
Tu as raison !
Il n'y a personne. Il monte les escaliers !
Je peux le voir.
Comment nous a-t-il dépassé ? Nous aurions dû le voir !
Quand on a dormi, durant la tempĂȘte... Il n'y a personne !
Il y a quelqu'un avec nous et il va nous voler notre génocide !
Je le vois. Il va arriver en premier !
ArrĂȘte ! Je ne le permettrai pas !
Personne lĂ haut !
Il ne volera pas notre délivrance !
On poursuit le vide !
Je t'aime, mon coeur.
Il n'y a personne d'autre dans l'escalier.
Je crois que c'est seulement notre faute.
N'est-ce pas toujours le cas ?
Dommage qu'elle ne soit plus lĂ .
Elle a de la chance.
J'admire son échec.
Cela est rassurant.
Ne me regarde pas alors.
Pas si vite. Attends ton amie.
Attention ! Ne la casse pas.
Je n'ai jamais voulu passer la fin du monde en compagnie de quelqu'un d'autre.
Ne te fais pas d'idées, si tu essayes de me tuer, je lùche la valise.
Marché conclu.
Tu es derriĂšre.
Stop.
Tu plaisantes ? Non.
Crois moi. Tu vas trouver cela amusant.
Rien ne peut naĂźtre ici.
Mais je sais ce que cela fait d'ĂȘtre une femme complĂȘte maintenant.
C'est pervers. Et satisfaisant.
Tu peux faire un cadavre de façon naturelle. La belle affaire !
Abandonne ton jouet. Jalouse ?
C'est dégoûtant.
Je me sens plus forte. Rien ne me barrera la route maintenant.
Encore 3 étages alors.
Je crois que j'ai enfin trouvé l'amour.
Tu vas tout gĂącher !
Parle pour toi, fausse prophÚte seule dans le désert.
Cet enfant est la réponse à mon cri.
Les enfants sont plus forts que nous.
Plus honnĂȘtes. On peut les aimer.
Au moment oĂč tu aimes un symbole de l'innocence, tu embrasses ton Ă©chec.
Tu aimes, tu perds. Je ne peux pas te laisser monter si tu aimes.
Pauvre femme.
Tu peux seulement faire mal. Je peux créer et mettre fin à tout.
Tu peux faire une seule chose
demeurer le lit d'une riviÚre asséchée.
Tes idéaux t'ont abandonnée.
Quoiqu'il arrive,
j'ai créé une nouvelle créature avec mon ùme.
Chienne en chĂąleur ! Holocauste ovarien !
Nous devons voir avec les vrais yeux ici. Et faire la chose s'aimer elle-mĂȘme.
Alors elle sera asez faible pour étendre sa mort à tout l'univers.
Si tu n'es pas assez forte, si tu acceptes l'amour
Tu seras blessée par ta propre arme.
Une mĂšre peut tout faire seule.
Non !
Je veux que tu me vois y aller.
Femme stupide !
Tu as gagné. Qui s'en soucie ?
Nous allons tous mourrir.
Au moins, ça prouve que tu es capable d'aller au bout maintenant.
Je peux mourrir en sachant que vous viendrez tous me rejoindre bientĂŽt.
Tu peux mourrir en me regardant le faire.
toi et les tiens, trop faibles pour réussir.
Comme tu veux. N'embrasse pas l'échec.
Ne sois pas amoureuse.
Et ne meurs pas, jusqu'à ce que tu me vois réussir.
HĂ© !
Je t'ai eu.
Vas-y !
Es tu fier de ta mĂšre ?
Sous titres par voracinephile
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