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Chantons : "en avant la musique !"
Que claquent les cymbales
et que �a swingue !
En avant la musique !
Vive notre show !
Nous faisons un tabac.
Allons-y, les gars !
�a marche du tonnerre !
Allons-y, sans complexes !
En avant, la musique !
Que sonnent les trompettes ! En ch�ur !
En avant, la musique !
Pour petits et grands !
En avant rantanplan !
Vive notre show !
On est les meilleurs !
Allons-y, les gars !
Sans complexes ! En fanfare !
En avant, en avant !
Ils sont de mieux en mieux.
Le num�ro suivant est un western.
C'est un peu long pour qu'ils se pr�parent.
�a me rappelle une blague.
J'ai des talents cach�s !
Deux scarab�es marchent dans la rue,
ils voient le P�re Mulligan
qui a un bras cass�.
Ils demandent : "Comment est-ce arriv� ?"
"Je suis tomb� dans ma baignoire."
"Quel dommage !" dit le 1er scarab�e.
Ils continuent leur chemin.
Le premier demande : "C'est quoi, une baignoire ?"
"Comment le saurais-je, je ne suis pas catholique !"
Au prochain. Par ici.
Pressons.
Quincy,
Harry, Al, par ici.
Reprenez vos habits.
Y a-t-il eu une relation sexuelle
entre vous et cette fillette ?
Oui.
Quel �ge avait-elle ?
Seulement 11 ans.
Que pensiez-vous en commettant ce crime ?
Je me sentais mal.
Vous en �tiez conscient,
vous vous souvenez ?
� quoi pensiez-vous
en commettant ce crime ?
Vous aviez bu ?
Vous �tiez drogu� ? Saoul ?
J'avais bu.
Qu'aviez-vous bu ?
Du whisky.
Vous aviez rencontr� la fille dans la rue ?
Oui.
Elle est tr�s d�velopp�e
pour son �ge ?
Dix ou onze ans ?
Une fille pas pr�coce, petite ?
C'est d�j� arriv� ?
Ou c'est la premi�re fois ?
D�j�.
Vous aviez d�j� commis ce crime.
C'est dans votre casier ?
On ne m'a jamais pris.
Mais vous avez d�j� abus�
d'une petite fille ?
Oui, m�me de ma fille.
Et qu'en pensez-vous ?
Qu'en pense votre femme ?
Elle dit qu'il y a quelque chose qui cloche.
Effectivement.
Je me dis que dans mon �tat,
si �a doit durer,
je pr�f�re rester en prison.
McCready, d�shabille-toi.
Par ici.
Bien, allons-y !
Somersault, pressons !
Richard, par ici !
Vas-y, �tends les bras !
Tourne-toi !
Tends les bras !
Prends tes affaires et va l�-bas !
Rhabille-toi. Tiens !
Combien de fois vous vous masturbez...
par jour ?
Parfois trois fois.
C'est trop.
Pourquoi ? Vous avez une femme belle et sympa.
Elle ne vous donne pas de satisfaction sexuelle ?
Vous vous int�ressez � d'autres femmes ?
Oui, je m'int�resse � d'autres femmes.
Les femmes m�res ne vous attirent pas ?
Une femme grande, forte...
une femme sexy ?
Les grosses poitrines ?
Je n'y ai jamais pens�.
Des exp�riences homosexuelles ?
De quelle nature ?
- Avec quelqu'un ? - Des jeunes, des hommes.
Quand j'�tais jeune.
De quelle nature ?
On se masturbait.
Vous masturbiez des hommes ? Des gar�ons ?
C'est eux qui le font.
Vous pratiquez la masturbation � plusieurs ?
Depuis combien de temps ?
Depuis les scouts.
On allait marcher et camper.
�a a d�but� avec un voisin, un type plut�t vieux.
�a vous culpabilise de faire �a ?
Ils allaient m'enlever les couilles,
j'ai dit au toubib...
Je ne voulais pas...
Alors, ils ont pris mes cordes vocales...
Ici...
Vous ignorez que vous �tes malade ?
Je dois avoir un probl�me, c'est pour �a...
que j'agis comme �a.
Vous avez �t� en prison, en maison...
de correction,
en centre de r�adaptation,
vous avez commis des d�lits,
coups et blessures,
conduite sans permis,
On vous accuse de pr�judice moral...
envers votre fille,
et d'autres jeunes enfants,
vous avez tent� de vous pendre.
Vous avez attaqu� des gens,
mis le feu.
Vous vous montrez intol�rant,
agit�, d�prim�.
Vous vous trouvez normal ?
Vous pensez que vous n'avez pas besoin d'aide ?
R�cemment, vous avez dit le contraire.
Si, mais je ne sais pas o�.
Ici, je suppose...
Qu'on arr�te ces hommes, imm�diatement !
90 kg... r�duits � 50 !
Et tous les connus biddledeegah !
Brewer, Powers, Volpe, tous les noms connus !
Charles McCormick !
De la graine de Von Braun, biddlegah !
De l'argent au parti nazi !
� la Palestine, biddlegah...
de l'argent !
Pr�sident Johnson, biddlegah, tous mes efforts !
Chinois, Japonais !
On conna�t la v�rit� :
20 milliards de $ !
Charles Gaughan !
Maintenant la mort !
Remarquez, je suis J�sus-Christ,
mon nom est Borgia !
Kennedy est J�sus-Christ !
On nous envoie les n�gres du Mississippi !
John Kennedy !
T'es un malade, tu �coutes trop de gens.
Je vois le peuple biddledeegah.
Retourne en Angleterre !
Au Mississippi, on affiche :
les n�gres en prison, pas de sales gueules ici !
Termin�.
King, King.
Allons-y !
Termin�, au nom du Fils, du Saint-Esprit, amen !
Ta volont� est faite.
Le contrat de mariage est sign�, H�pital de Pitsfield.
John Kennedy, ta volont� est faite, et toi, Lucy Johnson,
biddlegah et Pr�sident Johnson...
Jacqueline, emm�ne les enfants...
Si je dis biddlegah...
le c�t� droit de mon fils dispara�t.
Je t'ai honor� et aim�.
J'ai accompli ma mission.
Je monte sur le tr�ne pour toujours, amen !
Entrez, Johnson, et signez ma lib�ration :
King, oui.
C'est un suicid� ?
T'as une cellule ?
La n� 8 est vide.
Il n'a pas de fringues.
C'est un transfert du "K" ?
Il vient du "K".
"Au Vietnam aujourd'hui, les rues ne sont plus s�res."
Chinatown, ma Chinatown...
Quand les lumi�res baissent...
La ville o� mes r�ves...
passent et repassent...
R�veuse Chinatown...
Quand les lumi�res baissent,
il fait clair et la vie est belle,
R�veuse Chinatown...
J'ai perdu le soleil...
et les roses...
quand tu es partie...
Mon c�ur aussi...
Quand je t'ai perdue, ma ch�rie...
Ils les lib�rent quand ?
Dans 1 ou 2 minutes.
Encore une minute...
Ils ne sont pas m�chants, j'esp�re.
�a peut �tre dangereux.
Tu prends ceux-l�, moi les autres.
Tu commences ici, moi l�.
Tr�s int�ressant comme travail.
Ouvre toutes les portes.
Le mardi, on ouvre les portes.
Tu rentres dans dix jours ?
Chez toi ou dans une prison ?
Ton s�jour ici t'a aid� ?
Quel docteur ? Ross ?
� bient�t.
Il est � Budapest.
Bonjour, Arthur.
Pourquoi ta chambre est en d�sordre ?
Hein, pourquoi ?
Je ne fais pas de mal.
Tu ne te fais pas de mal ?
C'est pour �a le d�sordre ?
C'est pour �a.
Tu feras attention pour demain ?
Oui.
Je ferai attention.
� plus tard, fiston. Au revoir.
Elle est bien, celle-l�.
Viens, Arnie.
Bonjour, Arnie.
Qu'est-ce que t'as dans la bouche ?
J'ai rien dans la bouche.
Crache ce que t'as par terre.
Pourquoi vous m'emp�chez de travailler ?
- Tu veux travailler ? - Oui.
O� ?
N'importe o�.
Vendre des melons ?
N'importe quoi. Une sucrerie.
Tu nous chantes la chanson du melon ?
O� puis-je travailler ?
O� ?
O� tu veux.
Tu veux faire quoi ?
Tu sais faire quoi ?
Quoi ?
Tu t'es sali, Jim ?
Pourquoi ?
Merde, c'est pas sale !
Que dis-tu ?
Qu'as-tu dit ?
Je n'ai rien dit.
- Quoi ? - J'ai rien dit.
Quoi ? Je n'ai pas entendu.
Plus fort, je ne t'entends pas.
Allez, Jim, on va se laver. On va se raser.
Et cette chambre ?
Impeccable.
Comment �a se fait que...
Que dis-tu ?
Et cette chambre ?
Hein ? Et cette chambre ?
Oui, chef.
Et alors, tu l'as salie ?
Plus froid qu'hier...
- Quoi, Jim ? - Un peu plus frais...
Quoi ? Que dis-tu ?
Comment sera ta chambre demain ?
Alors, et ta chambre demain ?
Comment ?
Tr�s propre.
Et aujourd'hui ? Hier, tu m'avais dit.
Qu'est-il arriv� ?
T'as d�chir� tes v�tements ?
Alors, cette chambre ?
Aussi propre que possible.
Tu dis ?
R�ponds-moi, Jim.
OK, Jim.
Merci infiniment.
Bois un coup d'eau avant de retourner.
OK, d'accord.
La maison r�gale.
C'est �a.
Vas-y, bois.
Encore un peu, Jim.
Et ta chambre, elle sera comment ?
Tr�s propre.
Impec-impec...
Quoi ?
Tr�s propre ?
Oui, CHEF !
Que fais-tu, Jim ?
Bonjour, Jim.
'Jour.
Et cette chambre ?
� son mieux.
Hein ? Que dis-tu ?
J'ai dit "tr�s propre".
Plus fort !
Je l'ai dit !
Qu'as-tu dit, Jim ?
Que caches-tu ?
Bon, on y va.
Tu vas nettoyer ta chambre ?
Elle va �tre comment ?
Range ta chambre, Jim.
Tu vas faire �a ?
Tu joues du piano ?
Oui.
Que dis-tu, Jim ?
Qu'est-ce que tu joues ?
Je joue du pianola.
Tu quoi ?
Je jouais �a chez moi.
Fitchburg ?
84, rue Arlington.
Tu as �t� instituteur ?
Un court moment.
Dipl�m�, dans un coll�ge.
Prof d'arithm�tique, de maths.
� quel coll�ge ?
Coll�ge d'�tat de Fitchburg,
�cole de Business, Lyc�e de Fitchburg.
T'as �t� re�u avec mention ?
Je l'ai rapport� et suspendu dans un placard.
Je l'ai rapport� et suspendu dans un placard.
Une semaine apr�s, ma femme ouvre et, � horreur,
le gaz lacrymog�ne a impr�gn� les habits,
mes yeux commencent � pleurer...
Le gaz stagne des mois.
Il rentre dans les fentes,
rien ne le dissipe que la chaleur,
beaucoup de chaleur.
�a part comme �a ?
Oui, avec la chaleur.
Dans la cage, en bas...
il a fallu 2 gros ventilateurs,
et la chaleur plein pot
pendant une bonne semaine
avant de s'en d�barrasser.
Une fois, ils ont gaz� un type, j'oublie qui...
Eddie Mitchell.
Il �tait au trou...
J'�tais de repos, je reviens...
J'ignorais tout, je descends.
J'avais les yeux qui pleuraient.
Je ne savais pas ce que c'�tait.
Je remonte, je v�rifie le registre.
Deux jours avant, ils avaient asperg� Eddie.
C'est un gaz vraiment puissant.
Je d�teste �a, une bouff�e, et �a me rend malade.
Je veux aller � Chicago,
c'est l� qu'est mon r�ve...
Toi et moi tout seuls...
Sur le grand huit !
Et les man�ges !
Oh, quel bonheur...
d'�tre un enfant...
Dans le beau Chicago.
Je veux aller � Chicago,
c'est l� qu'est mon r�ve.
Toi et moi tout seuls...
Sur le grand huit !
Et les man�ges !
Oh, quel bonheur...
d'�tre un enfant...
Dans le beau Chicago.
� moi maintenant !
Pour sortir d'ici,
vous prenez cette m�dication.
Vous me refaites le m�me num�ro :
"On est ici pour vous aider."
Pourquoi ai-je besoin d'une aide...
que vous me forcez � accepter ?
Je ne vous force pas.
Je m'exprime bien, je pense clairement.
Je vais bien et vous ruinez ma sant�.
On ne vous force pas.
Si vous dites : "Je refuse de prendre..."
Non, je ne veux pas rester, je suis un d�tenu...
Vous refusez la m�dication ? OK, on ne vous force pas.
Ce n'est pas �a l'id�e !
L'id�e, c'est que je vais manifestement bien,
et vous me minez.
Si vous me renvoyez, je pourrai sortir...
Si je vous renvoie en prison,
le jour m�me, vous �tes de retour � Bridgewater.
Non, docteur, pas si...
Si vous ne me croyez pas, crachez-moi au visage.
Pourquoi ferais-je �a ?
Parce que si je dis des mensonges,
je devrais �tre puni.
On vous renvoie au QHS,
je vous jure que vous revenez demain ou m�me ce soir.
Mais, docteur Ross !
Vous voulez prendre le risque ?
Pourquoi �tes-vous si s�r que je vais revenir ?
Au premier coup d'�il, ils vous renvoient...
Vous dites que je reviendrai ce soir ou demain ?
Ici, on m'affaiblit.
Ici, on me fait du mal.
Vous pr�tendez que je vais revenir ?
Vous savez quelque chose que j'ignore...
Je sais une chose, je dois partir.
La schizophr�nie, ce n'est rien.
Rien de dangereux.
Parfois, cela peut �tre dangereux.
En pratique, non.
C'est de l'amour pour son p�re et sa m�re.
Avec quelqu'un d'autre
qui est schizophr�ne parano,
c'est mauvais pour le corps.
Dans mon cas, c'est l'amour pour mon p�re et ma m�re,
et c'est pas dangereux.
On vous a diagnostiqu� ainsi,
car vous aimez p�re et m�re ?
Alors, je suis schizo car j'aime ma m�re et mon p�re,
mais on ne m'a jamais mis dans un asile.
Vous dites que je suis schizophr�ne parano�aque,
� quoi le voyez-vous ? Au fait que je parle bien ?
Vous avez pass� des tests psychologiques.
- Ah bon ? - Oui.
Comme celui...
qui demande si je vais aux WC ?
Si je crois en Dieu ?
Jusqu'o� va l'absurdit� ?
Je peux ne jamais aller aux WC !
Je vais au WC ou je crois en Dieu, �a n'a rien � voir.
Vous associez Dieu aux toilettes...
Voil� ! Vous voyez ce que je veux dire ?
Quel rapport avec ma sant� mentale ?
C'est �a votre test !
C'est moi le coupable ?
Le test demande combien de fois je vais aux WC,
combien de fois mes amis vont aux WC.
Combien de fois vos amis vont aux WC ?
Est-ce qu'on croit en Dieu ? On aime sa m�re, son p�re ?
�a ne regarde aucun docteur,
ou physiologiste.
Aucun physiologiste.
Un m�decin...
Je suis ici depuis un an et demi, on me mine.
Marchons un peu.
Apr�s ce temps de pr�judice,
vous dites que si je retourne...
Aux toilettes ?
En prison,
je reviens ce soir ou demain...
c'est donc que l'environnement...
est responsable de mon �tat.
Comment a commenc� la Grande Guerre ?
La dynastie austro-hongroise a demand� que les coupables
soient emprisonn�s en Serbie,
selon les lois austro-hongroises.
�a veut dire qu'on s'est battu sur l'ex�cution...
comme au Vietnam, l'ex�cution am�ricaine...
des natifs du Vietnam, ni Viets ni communistes...
Chaque fois qu'ils ha�ssent, ils crient au communisme...
Et si je parle ainsi, je suis communiste ? Non !
M�me si j'ai des affiliations.
Communisme signifie "communaut�".
Appelez �a "communistique".
Nous sommes la communaut� du monde.
Les gens qui parlent de tout sont... des agitateurs.
"J'agite" parce que j'expose mes vues sur le monde ?
C'est le devoir du citoyen d'exposer ses vues...
Si plus de gens exposaient leurs vues,
il y aurait moins de chaos, la guerre nucl�aire est en vue
avec ces bellicistes et pacifistes...
Depuis toujours, on dit,
quand une nouvelle arme na�t, "c'est la fin de la guerre".
Le sous-marin !
Ensuite le masque � gaz.
Des avions remplacent les sous-marins.
� chaque arme, on invente une arme de contre-attaque.
L'arme nucl�aire ? On la stocke,
et si on la stocke, c'est pour s'en servir.
Ce sont des m�mes avec leurs jouets...
D�s qu'il est possible, ils vont s'en servir.
En 1967, ou 1970, on aura une guerre nucl�aire.
Attendez 1967, vous verrez.
Bon, le Vietnam...
Les communistes leur offrent...
Rien ! Un gouvernement enr�giment�...
Pourquoi �a a commenc� au Sud-Est asiatique ?
Ils veulent offrir au peuple un avenir organis�...
Non ! Les premiers pilotes qui partirent en mission...
parlaient de "mission en Sud-Est asiatique",
abr�viation : "SO Vietnam",
et, pour le navigateur,
"Soviet Nam"...
Les natifs vont �tre oblig�s d'accepter...
le syst�me...
C'est au-del� de ta capacit� mentale...
de te rendre compte de ce qui se passe.
Tu ne peux pas juger le syst�me plan�taire...
Les communistes terrorisent.
Les communistes sont les natifs, point.
Il y a des circonstances l�-bas que tu ne comprends pas.
R�ponds-moi ! On va gouverner ces gens par la terreur...
et aboutir � la solidit� ?
Le terrorisme existe au Sud-Est asiatique depuis 300 ans.
- Il est communiste. - Attends un peu !
- Et bouddhiste. - Non.
Si on veut stopper la guerre...
Les suicid�s bouddhistes veulent renverser Ky...
C'est leur pays, c'est leur droit naturel...
de chasser toute personne qui tente de les influencer...
Ils n'ont pas de preuve.
Que fait le gouvernement US ?
Que fait le drapeau am�ricain au Vietnam ?
Laisse John parler.
Les gens oublient l'influence fran�aise,
les influences fran�aises au Vietnam,
les inconv�nients de la r�volte fran�aise.
Ils essaient de monopoliser l'arm�e am�ricaine.
Tu chasses les Fran�ais, il n'y a plus de guerre.
Ky et consort sont les marionnettes...
des Fran�ais.
Ils essaient en vain de tenir le r�le des Fran�ais.
Personne ne peut �galer les Fran�ais.
L'Am�rique va tomber dans l'orni�re � cause...
du facteur qui influence l'Asie du Sud-Est :
l'Am�rique est la femelle du monde en chaleur.
Sa libido entra�ne la guerre,
comme le sperme de l'homme dans la femme,
de la femme dans son propre corps...
a la m�me influence, mais sur un plan gigantesque.
Quand tu as fait l'amour, tu te trouves bien, toi ?
En bonne forme et tout ? Mais non !
Trois �lus seront des B�rets Verts.
Hommes �m�rites sur le terrain.
Et dans le combat � la main.
Hommes qui n'ont qu'une parole.
Ce sont les B�rets Verts.
Des m�dailles sur la poitrine.
La fine fleur de l'Am�rique.
Sur cent hommes,
trois vont �tre �lus.
La bien-aim�e attend au loin.
Le B�ret Vert accomplit son destin.
Il meurt pour l'opprim�.
� l'�pouse, sa derni�re volont�.
M. Malinowski, venez par ici.
Comment �a va ?
- Bien ? - Pas mal.
Vous avez mang� votre nourriture ?
Non ?
Si vous ne mangez pas, on va vous nourrir...
avec des sondes par le nez.
Voici le Dr Ross.
Deux patients � sonder...
du b�timent F.
L'un, c'est Malinowski, l'autre Chicory...
Joseph Chicory ou Chicarty.
C'est �a, on les nourrit � la sonde.
Quand vous �tes pr�t...
J'appelle le surveillant LaPointe.
Vous savez que vous n'avez pas mang� depuis longtemps ?
On doit vous nourrir.
Ou vous acceptez de boire cette nourriture,
ou on vous passe une sonde dans l'estomac par le nez.
Vous voulez boire ou on met la sonde...
par le nez, que vous buviez ou non ?
Vous voulez boire ?
Qu'il s'assoie.
Vous buvez ou on vous nourrit
par le nez ?
Buvez ou il va le faire passer par le nez.
Donnez-moi de l'eau.
Mettez la serviette l�.
Voil� la vaseline, il n'y a plus grand-chose.
De l'huile min�rale ?
Un corps gras, de l'huile, de la margarine ?
Pouvez-vous m'�crire sur un papier...
ce qui vous manque au b�timent F ?
Huile, vaseline, pommade...
alcool ?
On a besoin de Thorazine et de Dex�drine.
Vous devriez nous en donner.
Pas de gras, du beurre.
Du beurre, on en a plein.
Ce type a d�j� �t� sond�, c'est un v�t�ran.
Avale, avale...
Avale, c'est �a, bien...
La marque est l�...
L�, ici.
Sam Durchell a travaill� vendredi ?
Il n'a pas travaill� la semaine derni�re.
Il faut encore de la nourriture.
Faut en garder pour l'autre. C'est un pro.
M�che, m�che bien.
Passez-moi un r�cipient.
En inox.
Il en reste encore ?
Reprenez ce r�cipient.
Vous en avez gard� un pour l'autre ?
Un peu de whisky ?
Tr�s bon patient, tr�s bien.
Voil�, on retire �a.
Pas mal. Un vrai pro.
C'est un bon patient.
On le lui a d�j� fait une fois.
Bon, �a y est, t'as d�n� !
C'est un ancien combattant.
Surveille la sonde.
�a va �tre un choc, je vois �a d'ici.
As-tu jamais senti la solitude ?
As-tu jamais eu le spleen ?
As-tu jamais aim�
comme je t'aime aujourd'hui ?
Je vois mes erreurs, ch�rie.
Je reconnais mes torts.
Ne vois-tu pas que j'ai chang� ?
J'ai pay� pour mes erreurs.
Sois cl�mente,
reprends-moi dans ton c�ur.
Comment puis-je survivre,
si nos c�urs sont s�par�s ?
Si tu savais ce que j'endure
tu comprendrais mon spleen.
As-tu connu la solitude ?
As-tu jamais souffert ?
Oh ! Le g�teau...
Celui-l� est encore mieux.
Vous �tes pr�t pour le tribunal ?
- Oui. - Bien.
Je suis sous traitement.
Depuis janvier.
Qui fait quoi ?
�a me d�tend les muscles quand je suis crisp�, nerveux.
Je suis d�contract�...
pas endormi...
Je ne me mets pas en col�re, rien ne m'�nerve.
Quand j'�tais dans ce bar,
je fumais mon premier cigare
les pi�ces de monnaie roulaient, roulaient.
Par hasard, j'ai vol� un pantalon,
on m'a coll� trente jours.
Vous savez, l'animateur, c'est un grand parano�aque.
Willy Williams...
Il est tellement cool...
Il semble faire �a depuis des ann�es...
D�mence parano�de, on ne peut pas l'atteindre.
Alice, vous avez pu...
Voici une lettre d'un des prisonniers.
Il m'envoie cette lettre. C'est un alcoolique.
Regardez la belle lettre.
Il m'envoie cette m�daille.
- Il vous envoie �a ? - Oui.
J'esp�re qu'on l'a gu�ri.
�a fait du bien, m�me si on fait peu, m�me si on doute.
Ils ont de tels probl�mes. Une lettre comme �a et...
on se dit qu'on a essay�.
Ne soyez pas timides ! Vous, l� !
Montrez ce que vous savez faire...
Ne soyez pas timides !
Reculez-vous, les gars !
Il va mettre pan dans le mille.
Sans h�siter ! Dans le mille !
C'est bien.
Jeune homme, vous �tes battu !
Ce n'est pas au point !
Il me faut quelqu'un pour faire un score.
J'y vais, j'y vais.
Je suis parti.
Quel num�ro, allez, allez.
Voil� le champion !
Pan dans le mille !
Faut s'aligner sur �a, allez !
Rep�rez-vous au son de ma voix.
Allez-y, lancez ! Fermez les yeux !
Pan dans le mille ! Droit devant vous !
Un peu plus loin, c'est pas mal.
Dans le centre, c'est parfait !
Vous �tes dans le rond...
Qui d'autre veut essayer ?
Allez, venez essayer.
Tout le monde a essay� ?
C'est la premi�re fois, tout le monde doit essayer.
Je veux aller � Chicago...
C'est l� qu'est mon r�ve...
Toi et moi tout seuls...
Sur le grand huit !
Et les man�ges !
Oh, quel bonheur...
d'�tre un enfant...
de Chicago.
Vive Bridgewater !
C'est notre devise !
Ne quittez pas.
J'ai quelque chose au tribunal demain ?
Non, rien.
Rien au tribunal. OK pour demain.
Je serai l� sauf si je suis mort ou enrhum�.
J'arrive � 8 h 15 ou 8 h.
Comme vous voulez.
Le plus t�t sera le mieux.
Soyez gentil, t�l�phonez-moi.
Quand vous r�veillez-vous ?
Appelez-moi d�s que vous �mergez du lit.
Pour que j'arrive � temps ici.
Ciel ! Non ! Si je suis malade...
avec 4 enfants � la maison,
je me r�veille � 5 h 30.
Pas plus tard que �a, car je pars de chez moi.
Vladimir, comme je vous l'ai promis...
si je vois assez de progr�s...
Comment puis-je progresser si j'empire...
chaque jour j'empire, � cause des circonstances,
vous dites "si je progresse"...
chaque fois, c'est pire...
C'est le traitement ou l'environnement,
l'endroit, les d�tenus,
je ne sais pas.
Renvoyez-moi en prison, c'est ma place.
Je suis venu ici seulement
pour observation.
Vous me donnez un traitement, un truc pour le mental.
Je prends un m�dicament si je suis bless�,
mais mon mental va tr�s bien.
Je suis logique, je sais de quoi je parle.
Je suis excit�, oui, c'est mon seul probl�me.
Je suis ici depuis un an et demi :
l'endroit me nuit.
Je viens ici, vous me dites que j'ai l'air d'un fou.
Si ma tronche ne vous revient pas,
�a n'a rien � voir avec mon �tat mental.
J'ai un probl�me �motionnel
que je n'avais pas...
Qu'est-ce qui vous a amen� ici ?
On m'a envoy� pour observation.
Pourquoi ?
J'avais vu une assistante sociale
et un psychiatre,
ils ont sugg�r� que je vienne ici.
Votre caf� �tait empoisonn�...
Les gens embrouillaient vos pens�es...
Quel traitement je re�ois ici ?
Des centaines de malades qui d�ambulent me font du mal.
Vous travaillez ?
Non, il n'y a rien, except� la cuisine...
o� on tape sur des casseroles.
C'est bruyant, avec deux t�l�s...
C'est nocif pour l'esprit.
J'ai besoin de calme. Si j'ai un probl�me mental...
un probl�me �motionnel...
je suis ici avec cent types qui crient, marchent...
des t�l�s qui beuglent...
�a me fait du mal.
Vous faites du sport ?
Il n'y a pas de sport.
Une batte de baseball, un gant, point.
Rien pour me faire progresser.
L�-bas, il y a un gym, tout ce que je veux.
Vous faites de la th�rapie de groupe ?
Il n'y a pas de th�rapie de groupe.
Je n'ai pas besoin de �a, mais de silence.
Cet endroit me perturbe, je perds du poids.
Tout est mauvais pour moi,
ce qu'on me donne - un traitement - je n'en veux pas.
Il y a des cas rebelles aux traitements.
Moi, le traitement me fait mal.
�a me fait mal dans le thorax.
Ici.
C'est un fait.
Si vous me laissez ici,
vous voulez me nuire.
C'est un fait. Logique. Je suis sain d'esprit.
Voil� une logique int�ressante.
C'est parfait ! Si je suis dans un lieu,
dans un trou et que vous m'y gardez,
vous voulez me nuire... Logique, non ?
- Non, Vladimir. - C'est parfait !
�a me fait du mal.
Vous dites "progr�s", je vais mal,
le traitement me fait empirer.
Merci, Vladimir, c'est tout.
�a allait mieux, mais l�, il d�compense.
�a allait mieux, mais l�, il d�compense.
En r�action peut-�tre...
au traitement.
Avant, il �tait plus catatonique et d�prim�.
Parfois, avec les anti-d�presseurs,
�a fait ressurgir la tendance parano�aque.
Il faut peut-�tre donner plus de tranquillisants.
Il ne semble gu�re pr�t pour la prison.
Il raisonne en parfait parano�aque. Le sch�ma de base
est faux, mais le raisonnement est logique.
Avant, il �tait beaucoup plus mutique.
Il parlait en t�te � t�te,
pas en public, sauf � la r�union m�dicale.
On l'a fait venir aujourd'hui pour voir ce qui se passe...
Il a d�montr� qu'il ne...
On a cherch� pour lui l'amnistie.
Il a appris l'anglais, con�u l'espoir...
d'�tre...
en libert� conditionnelle...
Juste avant qu'il vienne ici...
Il parle maintenant de sa r�habilitation,
de son incarc�ration...
Il repart dans cette fa�on de penser...
Il est terrifi� � l'id�e de partir.
Plus il gueule pour partir,
plus il est terrifi� probablement.
C'est le syndrome de Ganser.
- Pas tout � fait... - Presque...
Ce qu'il faut faire, je crois...
c'est augmenter la dose de tranquillisants,
contr�ler la tendance parano�aque,
voir si on peut reprendre le traitement...
S'il le suit, je n'en suis pas s�r...
Les tests psychologiques montrent...
le c�t� parano�aque...
depuis le d�but...
Diagnostic : r�action schizophr�nique,
psychose chronique � dominance parano�aque.
Comment c'est, Al ?
C'est bon, hein ?
�a enl�ve le pudding au chocolat ?
Quoi, fiston ?
Couche-toi dans l'eau, lave-toi le dos...
Trempe tes h�morro�des...
Ne te noie pas.
Assieds-toi, Al.
En arri�re, l� !
Albert, assieds-toi, regarde-moi.
Non, l�.
Quoi, fiston ?
N'avale pas l'eau.
Attention ta t�te.
Comme �a.
Attention au robinet.
- C'est comment ? - Tr�s bien.
�a r�chauffe ?
L'eau, c'est sp�cial.
Comme du champagne...
- Comme du champagne ? - On y va...
Bois un peu d'eau froide.
On va te donner de l'eau.
Ne bois pas cette eau-l�.
Prends de l'eau ici... Au robinet.
�a fait du bien ?
Tu te sens propre ?
Tu as quatre fr�res ?
Un baiser en leur honneur.
Bravo ! Tu es pr�t ?
C'�tait bon.
Allons-y.
Que la paix soit sur cette maison...
Que la paix soit sur cette maison...
Asperge-moi, Seigneur, et je serai purifi�...
Que le Seigneur remette par cette sainte onction,
tes p�ch�s commis par la vue...
Que le Seigneur, par cette sainte onction,
remette tes p�ch�s commis par l'ou�e.
Que le Seigneur...
remette tes p�ch�s commis par l'odorat.
Que le Seigneur t'absolve...
de tes p�ch�s commis par le go�t et la parole...
Tes mains...
Que le Seigneur t'absolve par cette sainte onction...
de tes p�ch�s commis par le toucher. Amen.
Que le Seigneur, par cette sainte onction...
absolve tes p�ch�s commis...
par le pouvoir de la marche.
Que le Seigneur soit avec toi.
Prions.
Dieu puissant et �ternel,
b�nissez le corps des malades...
prenez soin de vos cr�atures.
Faites descendre vos bienfaits...
Quelles indulgences ? M�me notre gardien...
Le P�re Mulligan et son confessionnal,
le surveillant Johnson...
ils s'entendent.
Le rabbin, les scientistes chr�tiens,
le pasteur...
je sais tout, je suis extralucide...
Ils ne valent rien, tous des Judas !
M�me le Pape Paul a p�ch�, et les cardinaux...
Crucifiez le Pape Pie, et le hoquet !
Et le putain de toubib !
Et le Pape Jean peut vous dire la m�me chose !
Le vicaire de l'�glise est J�sus-Christ !
Et la vierge b�nie, Marie la sainte m�re !
Il n'est pas digne d'�tre le pape du monde !
Le vrai pape est l'archev�que Sheen !
Et l'autre, le Cardinal Spellman.
Moi, Borgia, j'ai dit !
Pour la gloire de la gloire du p�re Mulligan...
pour la gloire de sa Saintet�...
pour la gloire de la gloire de ton amour,
pour la gloire de la gloire de l'�v�que,
pour la gloire de la gloire du cardinal,
pour la gloire du pasteur et du rabbin,
pour la gloire de la gloire
de son amour...
Elle a promis d'envoyer un g�teau.
C'est une menteuse, une d�fectueuse de la v�rit�,
et Peabody aussi.
Moi, Borgia, j'ai dit.
Pour la gloire de la gloire
du p�re Mulligan...
Je suis d�sol�, Jim.
Vous allez trop loin.
C'est �a.
Je suis la r�surrection et la vie.
Celui qui croit en moi ne mourra jamais.
Celui qui croit en moi ne mourra pas.
Que le Seigneur soit b�ni,
Il est venu apporter le salut.
Il a donn� son salut � la maison de David.
Et Il a promis par ses proph�tes
le repos �ternel.
Qu'il repose en paix.
Que son �me repose en paix.
Souviens-toi, tu es poussi�re...
et tu retourneras en poussi�re...
Nous tirons notre r�v�rence
Nous esp�rons que...
notre spectacle vous a plu...
Nous avons fait de notre mieux
Nos genoux s'entrechoquent...
Que le spectacle continue !
Au revoir, nous tirons notre r�v�rence.
On vous aime !
Vive Bridgewater !
Maintenant que c'est fini...
nous, on va perdre notre travail.
Maison de correction p�nitentiaire...
Pas de Broadway, mais une devise gaie...
Chantez, dansez, risquez !
Jusqu'� l'ann�e prochaine !
Nous reviendrons l'ann�e prochaine !
Ils sont formidables ?!
Traduction : Claire Clouzot
Sous-titrage vid�o : C.M.C.
La Cour Supr�me de Massachusetts ordonna
"qu'une br�ve explication figure dans le film,
"quant aux modifications et changements qui ont eu lieu
"� l'Institut P�nitentiaire de Bridgewater depuis 1966."
Des modifications et des changements ont eu lieu
� l'Institut P�nitentiaire de Bridgewater
depuis 1966.
Post-traitement : OggiWan
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