Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (SoranĂź)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
LION D'ARGENT 18e MOSTRA DE VENISE
LES NUITS BLANCHES
D'aprĂšs Fiodor DostoĂŻevski
Ăcrit par Suso Cecchi D'Amico et Luchino Visconti
Réalisé par Luchino Visconti
Les producteurs remercient les studios CinecittĂ pour leur aide technique.
Tu es arrivé.
Traverse le canal et tu es chez toi.
Prenons le tram, il dort debout.
On va voir s'il y en a encore.
Ă demain.
Je vous remercie encore.
Mais c'est un plaisir. Pas vrai, Maria ?
Bien sûr.
La prochaine belle journée, on y va et on te prévient.
Attends qu'il s'adapte,
il saura bien quoi faire de ses jours de congé.
DĂ©pĂȘchez-vous, le tram est lĂ !
Attendez, attendez !
Tu es lĂ , toi ?
Tu as faim, hein ?
Viens ici.
Ah, tu as trouvé quelque chose.
Tiens, prends !
Bonsoir.
Tu m'as fait peur !
Monte ! Il y a de la place au milieu.
Viens, beauté. Bien serrée contre nous.
Laissez la demoiselle !
D'oĂč il sort, ce crĂ©tin ?
Laisse-le, beauté, et viens.
- Il veut quoi, ce con ? - Tu vas voir ! Elle est avec moi.
Qu'est-ce qu'on va voir ?
Voyou ! Viens ici.
Vous vous défilez. Quel courage !
- Qu'y a-t-il ? - Rien !
Vous avez eu comment ils ont fui ?
Ăa les amuse, d'embĂȘter les gens.
Quels idiots.
Si vous ne vous étiez pas sauvée tout à l'heure,
ça ne vous serait pas arrivé.
Je ne vous connais pas. Laissez-moi.
Moi non plus. Laissez-moi vous accompagner.
Ces vauriens vous ont ennuyée.
C'est un devoir, je crois.
Ne vous dérangez pas. Je vais tout prÚs.
- Je ne peux pas vous accompagner ? - Non, merci. Je ne préfÚre pas.
Vous me croyez comme eux ?
Oui. Avant, vous aussi...
Non...
Vous avez pu croire que... mais...
J'ai tout de suite entendu que vous pleuriez.
C'était à fendre l'ùme.
Et j'ai pensé, pardonnez-moi,
j'ai pensé...
Bon, je vais ĂȘtre honnĂȘte.
Je me suis approché parce que...
j'aurais aimé...
et je me suis aperçu que vous n'étiez pas...
C'est clair ?
Maintenant, je peux vous raccompagner ?
Ayez confiance.
Je ne vous laisse pas.
Venez.
Allez.
On dit que pour un chagrin...
Vous n'y pensez pas, j'espĂšre.
Une demoiselle si jeune...
et si jolie.
Vous ĂȘtes Ă©trangĂšre, n'est-ce pas ?
D'oĂč ?
Alors, que faisons-nous ?
Mais que faites-vous ici ? Et pourquoi ces pleurs ?
J'habite à cÎté, là .
C'était pour ça ?
Moi aussi, j'habite lĂ
mais je ne pleure pas.
Minuit, déjà .
Je n'ai pas vu passer la journée.
Aujourd'hui,
j'ai passé la journée à la campagne.
Avec mon chef de bureau et sa famille. Ils sont gentils.
Ennuyeux, mais gentils.
C'est la premiĂšre fois depuis ma mutation
que je vois des gens.
Et ça m'a fait plaisir.
Mais avec eux, je n'ai rien dit.
Une fois seul,
j'ai eu envie de parler, d'ĂȘtre avec quelqu'un.
J'étais joyeux, voilà . Je voulais que ça dure.
Et je vous ai vue.
Si vous voulez,
vous pouvez m'accompagner.
Allons au café.
Il y en a bien un d'ouvert.
Il est trop tard.
Désolée d'avoir gùché votre soirée.
Mais non, ça m'a fait plaisir.
Je n'avais rien Ă faire.
Je voulais ĂȘtre en compagnie.
J'ai eu de la chance.
Désolé, je suis terriblement timide.
Avec les filles, je veux dire.
Je manque d'habitude. Je ne sais pas leur parler.
Celles que je connais...
Les femmes aiment bien les timides.
- Moi aussi. - Vraiment ?
Ne me dites pas ça,
sinon, je vais perdre ma timidité.
Et les moyens de mon succĂšs.
Quels moyens ?
Vous avez dit que les femmes aiment la timidité... Et vous aussi.
Bonne nuit, tout le monde.
- Voilà , j'y suis. - Comment ça, déjà ?
Je regrette. Vous devez vraiment partir ?
Demain soir, je reviendrai
lĂ oĂč nous nous sommes rencontrĂ©s.
On se verra peut-ĂȘtre si rien n'arrive d'ici lĂ .
J'attendrai.
Je voulais vous dire que j'y serai demain soir Ă 22 heures.
Oui, Ă 22 heures.
Ăa commence bien !
Vous n'allez pas au bureau ce matin ?
Dites, il est déjà plus de huit heures !
Regardez-moi cette chambre !
Voici votre café bouillant.
Il devrait ĂȘtre bon, je viens de le faire.
Il est huit heures, debout ! Allez, debout !
Non, mais regardez-moi ça.
Regardez-moi cette tĂȘte.
Je vous ai entendu rentrer.
Vous avez sifflĂ© et mĂȘme chantĂ©.
Et mes autres pensionnaires ?
Et le médecin qui va mal... J'y vais. L'eau chaude est là .
Vous allez ĂȘtre en retard ! Un de ces jours, vous serez renvoyĂ© !
Je perds mon temps ici.
J'arrive, docteur !
Oui, on a téléphoné ce matin. Les analyses d'urine sont là .
Je crois qu'il n'y a rien. Vous verrez.
J'arrive, j'arrive !
AllĂŽ, pension Aurora.
Mais non, il n'y a pas de Maria ici ! Ils n'ont rien Ă faire !
Maria, je veux un ménage impeccable. Sous le lit aussi.
M. Mario, vous ĂȘtes levĂ© ?
Vous vous lavez ?
Vous ĂȘtes allĂ© en montagne ?
Ăa a dĂ» ĂȘtre une sacrĂ©e marche. Je comprends vos retards.
Colonel !
Maria, aprÚs, viens aérer cette chambre.
Je dois penser Ă tout dans cette maison !
Excusez-moi, il y a un client qui me parle.
- Sil vous plaĂźt. - Pas prĂȘt ? Encore lĂ ?
- à repasser. - Impossible, je suis débordée.
Pour ce soir, j'en ai besoin.
C'est Ă payer en plus... Pas vous, maĂźtre.
Je paierai. Je rentre et je me change.
Et la chemise aussi.
- Surtout, rasez-vous ce soir. - Oui, je me raserai.
Non, pas vous, maĂźtre.
Maria, viens prendre ce costume.
Vous désirez ?
Qui fait peur aux pigeons ?
Allez vous coucher.
Que faites-vous dans le poulailler ?
Dehors !
Vous empĂȘchez mes poules de pondre. Dehors !
Désolée, je cherchais...
Qui cherchiez-vous dans le poulailler ?
Personne. J'ai rendez-vous.
Avec quelqu'un d'ici ?
Non.
Et alors ! Partez, je ne peux pas attendre,
je dois fermer le portail.
Pardon. Quelqu'un que je ne veux pas voir me suit sans cesse...
Ne m'en veuillez pas.
Il n'y a aucune raison.
Si vous ne vouliez pas me voir,
vous n'aviez qu'Ă me le dire.
Ne vous fĂąchez pas. Hier, j'ai eu tort.
J'ai agi comme une enfant, j'y ai bien réfléchi.
Vous avez dĂ» penser
que je donne rendez-vous au premier venu.
- Pas vrai ? - Je n'ai rien pensé.
Si, vous l'avez pensé.
Et vous avez bien fait.
La meilleure preuve du contraire
était de vous éviter.
En allant au rendez-vous, Ă l'heure ?
Je devais y aller.
Mais vous ne vouliez pas de moi !
Excusez-moi. Bonne nuit.
OĂč serait le mal si vous restiez ?
Que dites-vous ?
Si nous faisions connaissance et devenions amis.
Ăa alors !
Je n'y peux rien si on s'est rencontrés par hasard,
si personne ne peut vous dire que je ne suis pas un vaurien.
Ăa, je l'ai compris.
Mais avec ce rendez-vous, vous pouvez penser...
Eh bien, je ne le pense pas.
- Vous m'en voulez ? - Moi ? Pas du tout !
Vraiment, vous ne le pensez pas ?
Tout va bien, alors.
Nous pouvons nous parler.
Je m'appelle Natalia.
Et maintenant, vite, dites-moi tout.
Qui ĂȘtes-vous, que faites-vous ?
Racontez-moi votre histoire.
Et ce sera comme si nous avions toujours été amis.
Je n'ai pas d'histoire.
Comment avez-vous vécu alors ?
Comme ça...
Vous avez bien une famille,
au moins une tout petite famille comme moi,
qui n'ai qu'une grand-mĂšre, presque aveugle.
Les autres, tous envolés.
D'abord, mon pĂšre.
C'est si loin, je ne m'en souviens plus.
Puis, ce fut le tour de ma mĂšre
avec un autre homme.
Alors, de peur que je fasse des bĂȘtises, ma grand-mĂšre,
qui n'y voit rien,
prenait parfois une épingle
et accrochait mon jupon au sien.
- Comment ? Quoi ? - C'est vrai !
Mais comment ça ?
Vous n'y croyez pas ?
C'est vrai.
Mais ne vous moquez pas d'elle.
Je l'aime quand mĂȘme.
On devait parler de vous.
Qui ĂȘtes-vous, que faites-vous, comment vivez-vous...
avec qui ?
Nous avons tout le temps.
DĂ©cidons d'abord oĂč aller.
Pour un film, il est trop tard et on ne pourrait pas parler.
Allons plutĂŽt...
Vous n'avez pas compris.
Je dois y retourner.
J'attends quelqu'un.
Je croyais que vous aviez compris.
C'est pour ça qu'il ne fallait pas penser...
Mais si vous voulez rester avec moi...
Bien sûr, j'en serais ravi. C'est parfait.
Me voilĂ .
Qui attendons-nous
et quand daignera arriver cette personne ?
Pas à une heure précise.
Parfait ! Qu'elle ne se presse surtout pas.
On pourra se mouiller comme ça.
Non, il ne pleuvra pas.
C'est l'humidité. C'est toujours comme ça la nuit.
Hier, par exemple.
Je suis retournée là -bas aprÚs votre départ.
On aurait dit qu'il allait pleuvoir.
Mais il n'a pas plu.
Attention.
Votre grand-mĂšre vous laisse
sortir toute seule la nuit ?
- Elle n'en sait rien. - Ah, tant mieux !
La pauvre.
Ăa lui ferait de la peine si elle savait.
Et moi, alors !
J'en ai assez de pleurer pour les autres.
Je dois penser Ă moi aussi,
peut-ĂȘtre pour pleurer sur moi.
Vous croyez qu'il ne viendra pas ?
Ăcoutez, mademoiselle. Je...
Je ne suis pas folle.
N'ayez pas peur.
Je peux tout vous expliquer.
Mon histoire est tellement banale.
Ma grand-mÚre est étrangÚre.
Vous voyez, nous...
Quant au riz, épouvantable.
La viande immangeable... Et l'addition !
Nous sommes d'origine slave.
Je crois qu'autrefois, nous étions riches.
Mon grand-pĂšre vendait des tapis.
à sa mort, on s'est mis à réparer les tapis.
Il n'est pas resté grand-chose.
Mais nous avons beaucoup de tapis.
Pas les nÎtres, mais ceux que l'on répare.
Un travail difficile.
On ne le fait que pour les plus beaux tapis.
Nous louons une chambre à l'étage au-dessus.
Un jour, un nouveau locataire a emménagé.
- Il y en avait un autre avant lui ? - Bien sûr.
Mais aprÚs son départ, il en vint un autre.
On a besoin d'un locataire pour vivre.
C'est Giuliana qui l'avait amené.
Une vieille ouvriĂšre qui nous aide.
Maintenant, c'est elle...
qui habite lĂ -haut.
Le locataire n'était pas d'ici.
Il venait d'ailleurs.
Entrez, monsieur.
Il n'avait pas parlé d'argent,
alors, ma grand-mÚre l'avait accepté.
Lorsqu'il se présenta,
ma grand-mÚre, méfiante, me demanda...
Comment est-il, Natalia ? Il est jeune ?
Je répondis sans mentir.
"Il n'est pas vraiment jeune,
"mais pas vieux non plus."
Il est beau aussi ?
Il ne manquait plus que ça.
Un beau locataire, en plus. De mon temps, c'était différent.
Qu'est-ce que tu fais lĂ ? DĂ©pĂȘche-toi !
Va chercher le livre des comptes.
Allez, allez !
J'avais oublié l'épingle.
J'eus si honte qu'en sortant,
je pleurai comme une idiote.
Depuis ce jour-lĂ ,
au moindre bruit dans l'entrée, je manquais de mourir.
Je pensais :
"C'est lui."
Un matin,
sûre qu'il n'était pas là ,
avec le prétexte du ménage, je montai dans sa chambre.
Bonjour.
Comment va votre grand-mĂšre ?
Vous aimez mes livres. Prenez-les donc.
Je les ai tous lus.
Je lis pour m'endormir, c'est une habitude.
Tenez. Ils sont amusants.
Prenez ceux-lĂ aussi.
Surtout que vous avez du temps pour lire.
Comment pouvez-vous rester toute la journée
enfermée ?
Une si gentille fille.
GĂącher votre vie ainsi...
Ăa paraĂźt impossible qu'aujourd'hui, une fille...
Vous n'allez jamais nulle part ?
Au cinéma, en promenade ?
Voulez-vous que nous sortions ?
Ce soir, par exemple.
D'accord ? C'est oui ?
Vous ne voulez pas
ou votre grand-mĂšre vous l'interdit ?
Si c'est ça, passez-vous de permission.
Nous sortirons en cachette.
J'ai compris.
N'en parlons plus
si c'est comme ça.
Mais Ă votre place,
j'y réfléchirais.
Ma grand-mĂšre ne fut pas trĂšs contente pour les livres,
méfiante comme elle était.
Elle voulut que je les lui lise,
un par un Ă voix haute.
Des jours durant, je lus des histoires d'étrangleurs,
de policiers, d'espions internationaux.
Elle était captivée par ces récits
que je comprenais Ă peine,
tant j'étais prise dans mes pensées.
Comme tu lis mal, Natalia !
Je ne comprends rien.
"Et il serra le nÂud coulant..."
Et alors ?
J'étais fatiguée et nerveuse.
Lui, il ne sortait presque plus.
Je le voyais peu.
Je l'entendais tourner en rond au-dessus.
Jusqu'au jour oĂč...
Qui est-ce ?
C'est moi.
Voici d'autres livres.
C'est trĂšs gentil. Merci.
C'est quoi ?
Un tapis.
Je voulais savoir ce que vous aviez décidé.
Décidé ?
Qu'y a-t-il à décider ?
La demoiselle devait vous demander
si nous pouvions sortir.
Quoi ?
Je souhaiterais vous inviter avec mademoiselle
un soir à l'opéra, par exemple.
Giuliana aussi, bien sûr.
Quelle joie !
- On passe Le Barbier de Séville. - Quel plaisir !
Le Barbier de Séville ?
J'en suis folle !
Ce soir-lĂ
décida ma vie.
On ne dit pas un mot.
Mais pour moi,
ce fut comme tout se dire.
On s'aimerait toute la vie.
On ne se quitterait jamais.
Jamais.
Pas mĂȘme un jour.
Le lendemain, je sus que le locataire
donnait son congé
et qu'il partirait.
Que faire ?
J'étais folle de désespoir.
Je luis dis que je voulais fuir avec lui,
vivre avec lui
car sans lui, la vie ne valait plus rien.
Essaie de me comprendre.
C'est parce que je tiens Ă toi que je m'en vais.
Tu comprends ?
Je ne peux pas me marier maintenant.
J'ai de gros ennuis que je ne peux t'expliquer.
J'ai dĂ» accepter de partir pendant un an.
Mais je t'aime.
Je t'aime.
Je te le jure.
Nous avons marché longtemps.
Jusqu'ici aussi.
Ăcoute-moi.
Je te l'ai déjà dit.
Je dois partir un an.
Je ne peux pas t'obliger Ă m'attendre.
Je ne veux pas que tu souffres Ă cause de moi.
ConsidĂšre-toi comme libre.
Ă mon retour, dans un an...
si tu m'aimes encore...
je te le jure,
nous serons heureux.
Dans un an,
je serai ici...
Ă t'attendre
Ă la mĂȘme heure qu'aujourd'hui.
Et toi, tu m'aimeras encore.
Et moi, je serai Ă toi,
pour toujours.
Le lendemain matin, il partit.
Et je suis lĂ Ă l'attendre.
Mais c'est une histoire absurde !
Je suis peut-ĂȘtre naĂŻf,
mais pas Ă ce point.
Vous voudriez que je croie...
Je ne veux rien du tout.
VoilĂ mon histoire,
bien quelconque, je sais.
- Toutes les filles - "Toutes les filles", quoi ?
Elles sont toutes folles ?
Qu'ai-je dit d'étrange ?
Depuis un an, vous attendez un homme
qui n'a plus donné signe de vie.
- Oui. Et alors ? - Il est parti sur la lune ?
Quelle importance ?
Comment ça ? Pourquoi ne s'est-il pas manifesté ?
On peut écrire de partout, non ?
Nous avions décidé de ne pas le faire. Je crois vous l'avoir dit.
Quelle belle décision !
Alors, vous ne savez pas oĂč il est.
Vous savez au moins ce qu'il fait ?
C'est bien peu !
Il existe au moins ?
Partons d'ici, vous allez prendre froid.
- Vous pensez que je suis folle ! - Moi-mĂȘme, je n'en ai pas envie.
Venez, partons.
Vous pensez que je suis folle !
Je ne pense rien du tout.
Vous ne comprenez pas qu'il ne reviendra plus ?
Je suis un homme et je le sais.
C'est faux !
Surtout qu'il est revenu, dans cette ville.
OĂč est-il ?
Je sais mĂȘme oĂč il habite.
- Giuliana me l'a dit. - Quel goujat !
Il veut peut-ĂȘtre savoir si je...
ArrĂȘtez, je vous en prie.
Soyez gentille.
Vous m'en voulez ?
Je plaisantais.
Cette histoire est si Ă©loignĂ©e de ma façon d'ĂȘtre, de penser.
Je voudrais pouvoir vous aider quand mĂȘme.
Qu'il existe encore des filles comme vous,
c'est comme me demander de croire encore aux contes.
- Il pleut. - Ăa va passer.
Espérons-le.
Vous avez bien fait de lui dire votre amour.
Mais aprĂšs...
Que devais-je faire ?
Le retenir !
Ou partir avec lui quand mĂȘme
ou renoncer Ă lui.
MĂȘme si on dit qu'on s'attendra. Je l'aurais dit aussi.
Sans le penser ? Je ne crois pas.
Vous vous noircissez.
Alors que vous ĂȘtes bon, sincĂšre.
Je suis trĂšs contente que nous soyons amis.
Moi aussi.
Conseillez-moi.
Moi ?
Que voulez-vous que je vous dise ?
J'irais le voir, lui parler.
Vous le feriez pour moi ?
Moi ? Non. Je n'ai rien Ă voir lĂ -dedans.
Vous pourriez
lui écrire.
Non, c'est impossible.
Ce serait m'imposer, m'accrocher.
Mais pourquoi ? Ăa dĂ©pend.
Expliquez-vous
au lieu de pleurer et d'attendre.
Fixez un rendez-vous précis
disant que vous désirez seulement...
En fait, vous devriez faire le premier pas.
Vraiment ?
Que lui écrire alors ?
Ce n'est pas difficile.
C'est trĂšs facile : "Cher...
... monsieur".
Parfait. "Cher monsieur".
Ou plutĂŽt...
"Monsieur".
Si vous voulez.
"Monsieur.
"Excusez-moi de vous écrire.
"Pardonnez moi..." Je mets "vous" ?
Oui, mais pas "Pardonnez-moi".
"Pardonnez mon impatience".
Oui, pas d'excuses.
"Pardonnez mon impatience...
"mais voilĂ un an...
"que j'attends..."
Non : "J'ai vécu".
"J'ai vécu d'un fol espoir".
Oui, c'est bien aussi.
Vous ĂȘtes sĂ»r que ça va ?
- Alors ? - Oui, c'est trĂšs bien.
"Vous ĂȘtes revenu...
"et peut-ĂȘtre avez-vous changĂ© d'avis...
"en ce qui me concerne."
Il faut clarifier les choses
et conclure un rendez-vous précis.
Demain soir, au mĂȘme endroit.
Si vous voulez.
Maintenant,
occupez-vous un peu de moi.
Ne me dites pas que vous voulez me faire la cour.
Vous avez un regard amoureux.
Avec tout ce que je vous ai dit sur moi, impossible de m'aimer.
Vous ne pourrez peut-ĂȘtre pas, d'ailleurs.
On ne se verra peut-ĂȘtre plus.
MĂȘme si nous sommes qu'amis,
nous pourrions parler aussi de mes problĂšmes.
Vous en avez ?
Mais je pourrais.
Je l'envoie ?
Oui, mais recopiez-le avant, puis...
Demain soir, vous me la donnez et je la remettrai moi-mĂȘme.
Vraiment ?
Un ami peut bien faire ça.
Merci.
Tenez.
C'est quoi ?
La lettre.
Vous l'aviez déjà écrite ?
C'est la mĂȘme que la vĂŽtre.
Alors, vous l'apporterez ?
Oui, soyez-en sûre.
Si ça se passait mal, je vous le dirais.
Au début,
vous ne pensiez pas devoir jouer les grands frĂšres.
Ăa vous ennuie ?
Soyez gentil.
Bonne nuit.
Ne me raccompagnez pas.
Pourquoi ? Quand nous reverrons-nous ?
Demain.
Je serai si heureuse
ou si désespérée
que je ne pourrai pas vous plaire.
Attendez !
- Merci pour tout. - Attendez...
Quel sale temps !
Vous vous ĂȘtes enrhumĂ© ?
Une aspirine ?
Moi aussi, je me sens mal. Le temps peut-ĂȘtre.
Prenez un bain de pieds brûlant, l'eau arrive.
Mais non, ça va...
Vous voyez ?
C'est Ă repasser ?
Non, je n'en ai plus besoin.
- Vous voyez que ça ne va pas. - Si, ça va trÚs bien.
Pose le café.
Mets l'eau dans la bassine et pose-la ici.
AprĂšs tout, repassez-le.
Ce soir, je veux m'amuser.
Et les autres soirs ?
Je ne m'en rappelle plus.
Emporte ces affaires. Nettoie-les et bien.
Vous avez un de ces rhumes.
Et couvrez-vous bien !
Quelle douleur !
Il faut que ce soit brûlant.
Du café, ça vous fera du bien.
Les autres soirs...
- Et voilĂ . - J'ai dĂ» rĂȘver.
- RĂȘver ? - Oui.
Buvez-le chaud.
- Il y a des gens bizarres. - Pour sûr !
Si j'avais su...
Ne faites pas l'enfant. Ăa vous fait du bien.
J'arrive !
Continuez votre bain. Je vous rapporte de l'eau.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Que voulez-vous encore ? Je me sens mal.
Maria, qu'y a-t-il ?
Ăa m'est Ă©gal.
Je devrais avoir des remords ?
Des remords.
Ce soir, je veux vraiment m'amuser.
Tu parles de remords !
Achetez le couple de danseurs.
Arturo et Diomira.
Un jouet pour amuser vos enfants.
C'est un jouet légal. Monsieur l'agent peut en témoigner.
Sautez. Un, deux, trois.
Prenez-le pour vos enfants.
Sinon, pour votre femme.
Si vous n'en avez pas, remerciez Dieu et achetez quand mĂȘme.
100 lires seulement et toute la famille danse.
Achetez le papillon Celestina.
Seulement 100 lires le papillon.
Achetez le couple de danseurs.
Ils connaissent toutes les danses modernes.
C'est un jouet légal. Monsieur l'agent peut en témoigner.
C'est un jouet qui n'offense pas la morale.
Debout. Dansez.
Vous vous cachez.
Moi ? Non, pourquoi ?
Si, je vous ai vu tout Ă l'heure.
Moi, je suis ravie d'ĂȘtre tombĂ©e sur vous.
J'ai eu peur toute la journée
que vous veniez chez moi.
Me dire que ça s'était mal passé.
Mais maintenant...
Vous ĂȘtes fĂąchĂ© ?
Ăa ne va pas ?
Non, pourquoi ?
Je ne vous avais pas vue, voilĂ .
Ne mentez pas.
Que j'aime cette rue !
Et vous ?
Je l'aime parce que...
Je ne sais pas.
OĂč allez-vous ?
Moi ?
Par lĂ .
Si vous voulez, je peux vous accompagner.
J'ai le temps.
Ma grand-mÚre m'a envoyée faire une course.
C'est Giuliana qui la mettra au lit.
Et puis, Ă la maison, le temps est si long.
Ce que j'ai dĂ» faire pour qu'il passe !
J'ai lavĂ© toutes les fenĂȘtres de la maison et...
Je suis désolé, je dois partir. J'ai un rendez-vous.
- C'est pour ça que vous m'évitez ? - Oui, et je suis déjà en retard.
Je dois m'en aller.
Je ne veux pas vous retarder.
Je vous ai assez dérangé.
Quand avez-vous apporté la lettre ? Ce matin ?
Il était là ?
Je crois.
Je suis si heureuse.
Ăcoutez.
- Venez avec moi. - OĂč ?
OĂč vous voulez. Vous avez le temps.
Jusqu'Ă 22 heures.
Exactement. Je le sais.
Et votre rendez-vous ?
J'irai plus tard
ou pas du tout.
Et vous n'irez pas au vĂŽtre.
Oh, non ! Mais vous...
Je dois vous dire quelque chose.
Ne me dites rien, s'il vous plaĂźt.
C'est ce que je pense, pas vrai ?
Je ne dois pas me faire d'illusions.
Non, ce n'est pas exactement ça.
En un sens, peut-ĂȘtre.
Je me le suis dĂ©jĂ dit moi-mĂȘme,
mais je n'ai pas pu me convaincre.
Mais ce soir...
je sens...
que tout ira bien.
J'en suis si sûre
que je me suis faite belle.
Regardez, ça vous plaßt ?
Il ne nous reste plus qu'Ă nous fier Ă votre instinct.
Peut-ĂȘtre que tout ira bien,
mais pas comme vous le pensez.
C'est le résultat qui compte, non ?
Et alors...
oĂč allons-nous ?
Et votre rendez-vous ?
Tant pis.
Vous ĂȘtes si gentil, si sympathique...
que...
je vous aime beaucoup.
Presque autant que lui.
Ils dansent si bien.
Vous dansez bien aussi ?
Je danse.
Moi, non.
Avant, je venais souvent ici.
Enfin, pas ici,
vu qu'on m'a muté dans cette ville il y a deux semaines.
Mais dans des endroits comme ici.
Votre grand-mĂšre...
vous attache avec une épingle.
Mes parents, au contraire... Ouste !
Enfant, au collÚge. Puis, j'ai habité chez des parents.
Ăa faisait un poids de moins.
Puis, j'ai fait mon service et j'ai eu un travail.
Un an ici, un an lĂ . On en rencontre, du monde.
Et on se sépare. Puis, on recommence.
Avant, c'était ce que j'aimais dans la vie.
Je vieillis, je n'aime plus ça.
Je ne veux plus changer d'amis.
Quelqu'un...
Je ne vais plus dans ces endroits.
J'aime vagabonder tout seul, penser, rĂȘver.
Vous ĂȘtes aussi un rĂȘveur, alors.
Vous savez,
l'imagination bout comme de l'eau dans une cafetiĂšre.
On finit par croire
qu'il y a quelque chose de vivant, de tangible, mĂȘme dans les rĂȘves.
On oublie la vie, la réalité.
Cette réalité-ci.
On danse.
- Je ne sais pas danser. - Ăa ne fait rien.
Moi non plus.
Je ne sais pas.
Essayons quand mĂȘme.
Essayons ensemble maintenant.
On dirait qu'on marche.
à présent, je peux dire
que j'ai été danser.
Et moi que j'ai été heureux.
Gina !
Appelle papa. Il est dix heures passées.
Laisse-moi !
Allez, Natalia.
Ăcoutez-moi.
Je dois vous parler. C'est de ma faute.
Quoi ? Je ne vous entends pas.
Ăcoutez-moi.
Ăcoutez. Je... Je...
Je tiens Ă vous.
Je vous aime !
Si vous restez, il ne viendra pas. Partez !
Mais il ne viendra plus !
Laisse tes fantĂŽmes !
Ce qui compte, c'est toi et moi.
Allez-vous-en !
Je ne veux pas qu'il vous voie.
Je ne l'ai pas trompé. Ce n'est pas vrai !
Vous ĂȘtes folle, voilĂ tout !
Quel temps perdu Ă Ă©couter vos bĂȘtises !
Je me donnerais des claques !
Si elles ne sont pas délurées...
elles sont folles, folles Ă lier !
C'est ce mufle qui a raison.
Il s'amuse tant qu'il veut et puis...
HĂ©, mon joli !
Toujours pressé et toujours seul.
Laisse-moi !
Je ne vais pas te manger.
Si on t'a laissé seul,
tu peux rester avec moi.
Oui, bien sûr. C'est mieux.
C'est mieux avec toi qu'avec...
Allons-y, viens.
Allez !
Tu es fou ! Doucement !
OĂč va-t-on ?
OĂč tu veux.
Par ici, alors.
Allez.
Tu peux marcher moins vite ?
à cause de toi, j'ai abßmé mon talon.
Je vais te le faire payer,
méchant.
Tu m'es sympathique,
mon joli.
Tu me plais vraiment.
Oui, mais oĂč va-t-on ?
Je vais toujours lĂ .
Attention, ça glisse ici.
Quoi ? On n'est pas bien lĂ ?
Ce n'est pas ça...
Je n'ai pas envie. Excuse-moi.
Mais attends une minute !
- Qu'est-ce qui te prend ? - ArrĂȘte. Je ne t'ai rien fait.
Il profite de moi parce que je suis seule !
ArrĂȘte !
Viens lĂ , je te dis !
- Que lui avez-vous fait ? - Rien.
Il a profité de moi !
C'est un lĂąche !
Il devait venir avec moi, il ne veut plus !
Si elle crie, c'est de ta faute !
Je ne lui ai rien fait !
ArrĂȘte de crier !
Laissez-le !
ArrĂȘtez !
Laissez-le tranquille !
Qu'est-ce qu'il t'a fait ?
LĂąches ! Vous ĂȘtes tous de mĂšche.
Pars avant qu'il soit trop tard.
Ce n'est pas ma faute.
Qu'on ne te revoie plus ici.
Ăa se retourne toujours contre moi !
Vous aviez raison.
Il n'est pas venu.
Pardonnez-moi de vous avoir blessé.
On ne peut pas dire...
que ça se soit bien passé pour nous.
Vous n'auriez jamais agi ainsi,
pas vrai ?
Je dois vous avouer quelque chose.
J'ai jeté la lettre.
Vous comprenez ?
Je ne l'ai pas apportée...
parce que je vous aime.
Depuis le premier instant.
Je ne pouvais pas.
Vous...
Oui, j'ai fait ça.
Donc rien n'a changé.
Contente ?
Vous pouvez espérer encore.
Lui écrire à nouveau.
Tout ira pour le mieux.
Pardonnez-moi.
Vous le ferez, une fois heureuse ?
Quelle idée, de me faire confiance !
Je vous l'avais dit :
ne jamais se fier Ă personne,
surtout pas Ă un amoureux.
Réjouissez-vous.
Que puis-je faire ? Je suis coupable.
Pardon. Je vais réparer ça, d'accord ?
Je vous aime beaucoup, je veux votre bonheur.
J'irai cette fois. J'expliquerai...
Non ? Pourquoi ?
Quelle différence entre demain et hier ?
Justement :
quelle différence, hier ou demain ?
Le fait est qu'il n'est pas venu.
Je suis contente
pour la lettre.
Vous m'avez épargné...
cette humiliation.
Non, ne vous fiez pas au jugement d'un homme amoureux.
Quel enfant vous ĂȘtes.
Ce que j'ai dit ne compte pas.
Je pensais seulement Ă moi.
Je vous reprochais vos rĂȘves.
Puis, c'est moi qui ai cru au mien.
J'étais comme vous
quand vous l'avez rejoint avec votre valise.
Je l'ai aimé toute une année.
Je ne lui ai jamais été infidÚle.
Pas mĂȘme en pensĂ©e.
Il a méprisé tout cela.
Que Dieu le protĂšge.
Je veux l'oublier.
Je l'aime encore, mais ça passera
parce que j'ai compris combien il m'a trompée.
Alors que vous...
Ăa passera.
Ăa doit passer.
Je suis un homme tellement quelconque et insignifiant.
Il ne s'agit pas de ça.
Je n'arrive pas Ă dire ce que je voudrais.
C'est vrai.
J'ai pensé qu'en un sens vous ne l'aimiez plus.
J'aurais fait en sorte, j'aurais tout fait
pour que vous m'aimiez.
Pourquoi je vous dis ça ?
Si un jour, mĂȘme lointain...
J'aimerais bien.
Si, malgré tout cela,
votre amour...
C'est ce que je vous disais.
Si vraiment vous pensez tant m'aimer,
alors, je vous jure que ma reconnaissance...
Tu n'as pas que de la pitié pour moi ?
Tu m'aimes un peu ?
Je ne sais pas.
Mais plus tard peut-ĂȘtre ?
Oui, un jour peut-ĂȘtre.
Vous devez ĂȘtre patient.
- Laissez-moi du temps. - Bien sûr. Je ne demande pas plus.
Si tu penses pouvoir, je t'attendrai.
Je suis si heureux parce que...
parce que je suis sûr, tu comprends ?
Viens, Natalia.
Viens avec moi.
LĂąche-moi, je tombe !
Monte sur la barque.
- Elle n'est pas Ă nous... - Monte !
- On n'a pas le droit. - Ce n'est pas grave.
Je veux t'emmener quelque part.
Que fais-tu ?
Tu as remarqué que tu m'as tutoyé ?
Ăa te dĂ©plaĂźt ?
Au contraire.
OĂč allons-nous ?
Je t'emmĂšne dans un endroit
oĂč un jour, j'ai vu sous un pont des amoureux.
Alors, j'ai pensé :
"Quand j'aurai une fiancée,
"on viendra ici, rien que tous les deux."
VoilĂ , nous y sommes.
Rien que tous les deux ?
C'est parce que nous ne sommes pas fiancés.
Quand nous le serons, personne ne nous dérangera.
D'accord, je ne t'en parlerai plus.
Mais j'ai le devoir de te dire ça au moins :
je suis trĂšs pauvre.
Mais j'ai un travail.
Et je peux trouver un meilleur emploi.
Avec toi à mes cÎtés,
ça ira sûrement.
Je voudrais que tu dormes...
comme les héros des contes...
qui ne se rĂ©veillent que pour ĂȘtre heureux.
Ăa t'arrivera aussi.
Un jour,
tu te réveilleras et il fera beau.
Il y aura du soleil
et tout sera neuf, différent, limpide.
Et ce qui te semblait impossible deviendra simple, normal.
Tu n'y crois pas ?
J'en suis sûr.
Et ce sera bientĂŽt.
Demain, mĂȘme.
Regarde le ciel, Natalia.
Il est magnifique.
Mais que se passe-t-il ?
Il neige.
Il neige !
Il n'y a rien de plus beau !
Mais oui, crois-moi !
Je te le jure, je suis un nouvel homme.
Crois-moi, je suis un nouvel homme.
C'est la confiance.
J'ai tout compris, mais c'est inexplicable.
Cette ville me semblait sombre, triste...
C'était ma faute. Tout est devenu si gai !
Il suffit de le vouloir,
que ce qui est en moi le veuille.
Et la fille que j'aime devient ma femme.
Toute vĂȘtue de blanc.
C'est déjà fini.
Non, encore !
Pense à ça...
Toute la ville dort. Personne ne sait rien.
Ils vont tous se réveiller,
ouvrir leurs fenĂȘtres et dire...
Quelle belle journée.
Tu le diras aussi ?
Vraiment, Natalia ?
Viens.
Qu'y a-t-il ?
Qui est-ce, Natalia ?
C'est lui !
Je me suis trompée.
J'ai bien cru que toi et moi...
Que ferais-je pour toi, désormais !
Essaie de me pardonner.
Je te serai toujours reconnaissante.
Pars avec lui.
Sans remords.
J'ai eu tort de te faire douter.
Pars avec lui.
Sois bénie pour l'instant de bonheur que tu m'as donné.
Ce n'est pas rien,
mĂȘme pour toute une vie.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.