All language subtitles for L.uccello.migratore.(1972).fr

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Original subtitles

Sur ces collines ensoleillées

dans ces lieux extraordinaires

les batailles les plus sanglantes entre les Carthaginois et les Syracusains ont eu lieu.

Cela s'est produit il y a 2000 ans.

Vous qui êtes né dans ces lieux historiques

vous devriez le savoir plus par tradition que de l'avoir étudié.

Juste sur cette colline a passé la frontière qui s'est divisée

le royaume de Syracuse de la domination carthaginoise.

Qui était le consul romain qui a conquis Syracuse ?

Qui peut me le dire ?

Voyons voir...

Toi !

Qui était ce consul ?

Mar...

Mar... - Marc Aurèle !

Le consul Marc Aurèle qui après 350 ans

est nommé empereur. Un peu long comme carrière !

Marcello est appelé ! Marcello !

Et ils veulent aller au lycée. Pauvre Italie !

Il suffisait de lire, c'est écrit ici !

À l'origine, le nom Marcello était gravé sur la partie supérieure du temple.

Comment s'appelle la partie la plus élevée du temple ?

Le...

- Le ... - fictions.

Avec la tête que tu as que pouvait-il me répondre ?

Il s'agit du fronton.

La grosse tĂŞte, c'est toi. Et le perdant c'est toi.

Et dois-je passer ma vie à enseigner à une masse de crétins ?

Vous devez aller sarcler ! L'agriculture a besoin de bras.

Continuons.

La façade du temple était orientée vers Rome.

Caput mundi !

- Là, vers la ville éternelle. - Professeur, il y a le concierge !

Professeur, il y a un télégramme pour vous.

Tu vas finir par me tuer avec ce truc.

Le directeur me l'a donné. C'est urgent.

Urgent.

J'ai été transféré à Rome !

Je vais enseigner dans un lycée à Rome !

Vous vous rendez compte ?

- Savez-vous pourquoi ils m'ont déplacé ? - Parce qu'il a l'honorable oncle.

Parce qu'ils ont compris que je suis perdu ici , idiot !

C'est pourquoi ils m'ont appelé à Rome, la ville éternelle !

Moi, Andrea Pomeraro !

Andreuzzo, mon cher neveu, comme je suis heureux de t'embrasser.

- Comment te sens-tu ? - Je me sens étouffé.

Je m'excuse mais je suis emporté par les sentiments.

- Je suis content de te revoir. - Moi aussi.

Comment ça se passe à Castropietro ? Comment va maman ?

Eh bien, il n'y a pas eu de paix pour mon départ.

- Imagine, un enfant ! - Je le crois.

Nous, les siciliens, nous sommes comme des oiseaux migrateurs.

Pour réaliser nos aspirations, nous devons quitter notre nid.

Et maintenant, tu vas voir quelle surprise je t'ai préparée.

J'aime Rome.

Tu vas vivre dans cet appartement. Tu aimes ?

Tu ne dis rien ?

- Je ne sais pas quoi dire, mon oncle. - Tu n'aimes pas ?

Oui, beaucoup ... c'est trop !

- Je suis hébété. - Je le crois.

De Castropietro à Rome... c'est un voyage interplanétaire !

Tu as vu cette garçonnière ?

Oui ... mais j'aurais été satisfait de la chambre d'une pension.

Pour mes distractions, je n'irais jamais dans une chambre d'hĂ´tes.

- Comment ? - Tu te souviens bien de tante Adelina ?

- Tu sais ? - Bien sûr !

Ce n’est pas naturel que de temps en temps je doive parfois me distraire ?

Depuis que je suis politicien, je dois faire les choses discrètement.

Cet appartement fera parfaitement l'affaire.

- Que veux-tu dire ? - Comment dans quel sens ?

Objectif.

Dans tous les sens, tu comprends ?

Parfois, tu iras au cinéma et me laisseras l'appartement.

- Je comprends, mon oncle. - Bon garçon.

Quand j'ai des distractions, je les prends bien,

regarde !

Lumières psychédéliques...

Musique appropriée... compris ?

Et maintenant regarde un peu en l'air.

- Un miroir ! - Il n'a besoin d'aucune explication.

As-tu un peu d'imagination ?

Et ce n'est pas fini, Andrea.

N'est pas fini !

Dans le salon, il y a d'autres astuces électro-érotiques.

C'est du pop art.

Et cela pour viser.

Tu as vu cette garçonnière ?

Le seul inconvénient est qu'ils n'ont toujours pas branché mon téléphone.

Pour le moment pour éviter les rencontres embarrassantes entre nous,

nous utiliserons ce signal.

Le drapeau, hien ?

Lorsque tu es Ă  la maison, tu exposes le drapeau.

Quand j'y serai, je l'exposerai.

Faisons comme au Quirinale : quand le président est là,

on affiche le drapeau.

- Quoi encore ? Qu’est-ce que tu as ? - Rien, je pensais à l'école.

Je m'inquiète pour demain matin.

Le changement d'environnement, l'enseignement dans un lycée romain.

Mais ne t'inquiéte pas, tout ira bien.

- Dans quel lycée vas-tu enseigner ? - Au Dioclétien. - Merde !

- Comment ? - Non, non ! Très bien !

Un lycée moderne, plein d'ébullitions culturelles.

Juste ce qu'il vous faut pour forger ton personnage.

- Avez-vous préparé un beau discours ? - Je pense que oui, en effet...

Donne-moi un conseil.

- "Mes chers enfants, je..." - Très bien ! Bravo !

Désolé je dois partir. Nous, les politiciens, n'avons pas de temps libre.

Nous sommes toujours au service du peuple.

- Salut mon cher ! - La tĂŞte ! - Tout ira bien !

- Souviens-toi du drapeau quand tu es Ă  la maison, hein ? - Oui, mon oncle.

Merci !

Mes chers enfants...

avant d'ĂŞtre enseignant, je veux ĂŞtre un ami pour vous.

Je veux ĂŞtre votre ami.

Va-t'en ! Va-t'en !

Pomeraro, va-t'en !

Va-t'en ! Va-t'en !

- Va-t'en ! - Que faites-vous ?

Qu’est-ce que vous faites ? Le doyen arrive. Entrez dans les salles de classe !

On va l’accueillir en classe.

Il le remarquera !

Le martyr entre dans la fosse aux lions.

Même s’il n’a pas un visage de martyr.

- Le mourant arrive. - Le voilĂ , monsieur le doyen.

Ne l'effrayons pas Ă  l'avance.

Dans vos classee !

Il est venu de Sicile !

S’il part, où ils vont trouver un autre pour le remplacer ?

Il y a un agent de probation au téléphone. Il veut vous parler tout de suite.

Pouvez-vous recevoir ce Pomeraro ? Merci.

Toutes mes excuses !

Les C dans la salle de gym !

Excusez-moi ! Bonjour.

- Delia Benetti, j'enseigne les sciences. - Andrea Pomeraro, enchanté.

- Le directeur m'a demandé de vous souhaiter la bienvenue. - Merci.

Je m'attendais à être accueilli par la déesse Minerve de la sagesse,

pas de Vénus elle-même.

Si vous pensez être venu à Rome pour regarder les jambes des élèves

ou pour courtiser ses collègues, vous vous méprenez.

- Je ne voulais pas, croyez-moi. - Il aura d'autres choses Ă  penser.

- Ça va être orageux ici pour vous. - Pour moi ?

- Je viens d'arriver. - Vous remplacerez le prof Verdirame

que les étudiants ont adoré.

- Ils l'ont déjà pendu ! - Pendu ?

Seulement en effigie.

Maintenant que nous avons enfin réussi à trouver quelqu'un

qui remplace cette anarchiste de Verdirame

et j'espère que vous ne le laisserez pas passer.

- Que vont-ils me faire ? - Je ne sais pas.

- Je n'exclus pas les actes violents. - Qu'est-ce que vous dites ?

- Comment sont les choses. - Allez, allez.

Cher Pomeraro, je suis Edmondo Perrelli, le directeur.

Honoré.

J’ai apporté ces choses de Sicile, mais les jeunes les ont faites tomber.

Je suis sûr que vous vous plairez.

- D’après notre collègue.... - Laissez tomber Benetti.

C'est toujours catastrophique.

- Je vous accompagne en classe. - Merci.

- Où le professeur enseigne à la première heure ? - A la III C.

Ah !

Allez, Pomeraro.

En fait, ces jeunes sont un peu impétueux.

Ils sont en colère.

Ne veulent-ils pas que je prenne la place du professeur Verdirame ?

- Si vous y arrivez, vous verrez que le désordre... - Le désordre ?

Je voulais dire que la mauvaise humeur passera.

Il suffit d’être très prudent et d'éviter la collision frontale.

Nous y voilĂ .

Je vous en prie.

Torrini, s’il vous plaît, effacez.

Le prof. Andrea Pomeraro est le nouveau professeur d'histoire.

IL remplace le prof. Verdirame

qui remplit son devoir spécifique.

Bonne chance.

- Mes chers enfants... - Nous ne sommes pas des enfants.

C'était juste une façon de parler.

- Paternaliste. - Non, bien au contraire.

Je voulais juste dire que je serai un ami pour vous.

Nous ne sommes pas intéressés par l'amitié.

Ah.

Il vaudra mieux parler du programme.

Nous parlerons de l'inclusion du Piémont dans le cercle des grandes puissances

sous le règne de Vittorio Emanuele II.

Des trucs Ă  la naphtaline !

Nous voulons connaître les nouvelles ébullitions sociales.

- Nous ne voulons pas d'une école théorique ! - Nous ne voulons pas d'une école bourgeoise.

- Nous ne voulons pas d'une école morte ! - Et momifiée !

Nous ne voulons pas apprendre, nous voulons savoir.

L'histoire de la révolution chinoise depuis la marche de Mao Tsé-toung

Ă  la victoire de Chen Ling.

Sortez de la classe maintenant !

Et ne me posez pas de questions, vite !

Ne posez pas de questions !

Doucement... et sur la pointe des pieds.

Doucement !

Et taisez-vous !

Ils ont téléphoné pour dire qu'il y avait une bombe sous la chaise.

Dépêchez-vous.

Le bureau.

Attention c'est dangereux.

Marchez sur la pointe des pieds.

Soulevez-le lentement, hein ?

La bombe pourrait ĂŞtre dans le fauteuil.

Doucement ! C'est ici.

N'oubliez pas.

Faites-la exploser à l'extérieur, cela pourrait endommager les salles de classe.

Faites attention !

S'il vous plaît, allez y doucement.

Bravo.

Entrez.

Fausse alerte, monsieur le directeur.

- Il n'y avait pas de bombe. - Vous avez vu, Pomeraro ?

Ce n'était qu'une blague !

Je l'avais vraiment compris immédiatement.

- Une plaisanterie lourde cependant ! - Qu'est-ce que vous voulez ? Ce sont des enfants.

- Ils sont jeunes, mais déjà un peu.... - Salopards, j’ai compris.

Comment a été votre premier jour ?

- Cher... - Cesare. - Cher Cesare, ça a été la la merde.

Ah, il est toujours vivant !

- Tant que les bombes sont une blague. - Comment ça s'est passé avec la III C ?

Ils vous ont fait une certaine impression, hein ?

Ils utilisent de grands mots. On se croirait Ă  Montecitorio.

Ils sont très bien préparés.

- Vous pouvez me passer les intestins ? - Quoi ? - Les intestins.

Ils aimeraient qu'on suive un cours sur la révolution chinoise.

- Faites-le. - Mais je ne suis pas préparé.

Soyez prĂŞt. Avez-vous vu l'estomac ?

- C'est ça ? - Oui, merci.

Au lieu de chasser les filles ce soir,

préparez un cours sur la révolution chinoise.

Quel est le rapport avec la chasse ?

Parce qu'elle s'est mise en tête que je... Elle est vraiment obsédée!

Excusez-moi, vous avez raison.

Mais je souffre d'une déformation professionnelle.

- Vous avez des traits... - Un instant, excusez-moi !

- Qu'est-ce que j'ai ? - Vous ne vous êtes jamais regardé ?

La mâchoire proéminente, les yeux enfoncés et pleins d'esprit

et la démarche d'un pithécanthrope.

Vous devez certainement être une très bonne personne

mais vous avez toutes les caractéristiques d'un primate

dans un état d'agression sexuelle constant.

Les "Pensées de Mao", 740 millions d'exemplaires.

Merde ! Tu as vu ça maman ?

Il a même doublé la Bible.

Les «pensées de Mao» sont le drapeau de la révolution chinoise.

Mao en fait ... putain de drapeau ! Cela nous manquait aussi !

Je t'en prie.

Nous voilĂ .

Belle!

- Regarde cette garçonnière ! Tu aimes ? - Oui.

Assieds-toi, je t'en prie.

Et pour cette emmerdeuse, je serais un singe obsédé ?

Où vas-tu ? Qu’est-ce qui se passe ?

Ingrid !

Viens ici ! une tarentule t’a pincé ?

Attends !

Mais j'ai mis le drapeau.

Directeur fasciste, demain nous enverrons Pomeraro Ă  l'hĂ´pital.

- Quand avez-vous eu ça ? - Il y a une demi-heure, chez moi.

Ils l'ont collé sous ma porte.

- Ça ne ressemble pas à une blague. - C'est la raison pour laquelle je suis là.

- Quelque chose doit ĂŞtre fait. - Oui.

- Il est le petit-fils de l'honorable Pomeraro. - J'ai tout compris.

Nicotera et Caruso ici avec moi.

Je vais mettre deux agents en faction demain.

- Vous n'avez pas à vous inquiéter. - Deux agents à l'intérieur de l'école ?

- Vous voulez me causer des ennuis avec les étudiants ? - Mais non !

Ces deux agents sont passés maîtres dans le déguisement.

- Oui monsieur ! - Demain, vous serez en service au lycée Dioclétien.

Je recommande, le travail habituel. Une chose très délicate.

Allez !

L'important est que vous n'en parliez Ă  personne

mĂŞme pas avec Pomeraro.

Personne ne remarquera rien.

Soyez tranquille.

Ouf, ça craint !

Ă€ quel point tu es bonne !

Viens.

- Chut! Maintenant je lui laisse un message. - Un message ?

Bonjour !

- Bonjour. - Avez-vous changé d'avis à mon sujet ?

Quoi ?

Attendez , vous ne croyez pas que je ...?

Bonjour.

Mettez-vous Ă  l'aise.

Toujours pas lĂ  le connard ?

Le trou du cul est arrivé et le prie de s'asseoir.

Ferme la porte.

Commençons le cours.

- Je me suis dit hier ... - Désolé pour l'interruption.

- Je vous en prie. - Venez.

Ce sont deux nouveaux étudiants et viennent de Messine.

Prenez place sur ce banc.

Essayez d'être compréhensif.

Ils sont un peu perdus.

Bien sûr, je comprends très bien.

- Bonne continuation. - Merci.

- Comment vous vous appellez ? - Nicotera Giovanni.

Caruso Salvatore.

Rasseyez-vous.

Ce sont des troglodytes ? On va bien se marrer !

Votre proposition de suivre un cours d'histoire chinoise,

je suis tout à fait d’accord.

Vous avez des objections ?

Je suppose que vous avez suivi le programme traditionnel de Messine .

- Oui monsieur. - Où en êtes-vous arrivés ?

Ă€ la gare Termini.

Chut !

Asseyez-vous.

Je dirais que nous divisons le cours en deux périodes.

De la longue marche de Mao Ă  la conquĂŞte du pouvoir...

Lycée Dioclétie!

Nous sommes vos camarades de lycée à Rome !

Et comme deuxième période de l'organisation de l'Etat

à la révolution culturelle...

- Pomeraro, tu es un imbécile! - Oui, un bouffon!

Professeur !

- Dois-je fermer la fenĂŞtre ? - Non, laisse-la ouverte.

Écoutons ce qu'ils disent, il faut être démocratique.

Assez avec l'école des maîtres !

Si vous acceptez Pomeraro, acceptez la dictature répressive !

Allez-y ! Nous voulons Pomeraro comme otage !

Mettons un cocktail Molotov sous son cul.

Jetez-le par la fenĂŞtre ! - Ils ont raison !

- Nous sommes des crustacés! - Oui c'est vrai !

C'est juste !

- Avez-vous entendu, professeur ? - Calmez-vous ! ĂŠtes-vous fous ?

Calmez vous, s'il vous plait !

Ils ont raison ! C'est un traître !

Donnez-lui la leçon qu'il mérite.

Il est temps de le terminer.

Qu'est-ce qu'on attend ? Allons-y !

ArrĂŞtez ! Restez Ă  vos places !

En classe, on continue le cours !

Continuez !

- Qu'est-ce que vous faites, Pomeraro ? - J'ai été kidnappé.

Ne dites pas de bĂŞtises !

Ce sont deux agents.

- Pomeraro, il y a la sortie à l'arrière. - Allez, vite !

- Vous venez avec moi Ă  la porte ! - Quoi ?

Allez-y d'abord.

Après ce qu'il a écrit sur le tableau noir

ça me dérange que vous soyez derrière moi. - Ce n'était pas moi !

Vite !

Attendez-vous à courir derrière une femelle !

Le voilĂ  !

Les fascistes !

Je crois en un seul Dieu, père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre

de toutes choses visibles et invisibles.

Je crois en un seul Seigneur Jésus-Christ,

fils unique de Dieu

né du Père avant tous les siècles.

Dieu de Dieu,

lumière née de la lumière.

Le vrai Dieu du vrai Dieu

généré et non créé à partir de la même substance que le Père,

par lui toutes choses ont été créées...

- Bonjour, tante. - Par l'oeuvre du Saint-Esprit...

Je devrais te casser la tĂŞte. Tu es le docteur Jekyll, hein ?

Alors je vais t'expliquer.

- Maintenant, je dois vous parler de quelque chose de plus important. - Silence !

Adelina, peux-tu te déplacer vers la droite. Il doit me parler.

- Je ne peux pas résister au Dioclétien. - Qu'est-ce qui te préoccupe ?

- J'ai peur, ils veulent ma mort. - Ne joue pas les martyrs.

Chut !

- Je pense que je devrais partir. - Tu es toujours un fils Ă  maman !

Je veux retourner Ă  Castropietro.

Depuis quand tu n’as pas été avec une femme ?

- Qu’est-ce que ça a à voir ? - Ça fait combien de temps que tu n’as pas été avec une femme ?

- Mon oncle ... - Combien de temps ?

- C’était facile au village. - Combien ?

Beaucoup.

Sors un instant.

Je sors, je reviens tout de suite.

- Au revoir, tante Adelina. - Amen !

Tu dois te mouiller. Tu n'as rien d'autre Ă  faire.

Te mouiller ... allez aux femmes !

- Mon oncle ... - Andreuzzo!

Votre problème n'est que cela. Après tu deviendras un lion !

Tu es trop attaché aux jupes de ta mère.

En attendant, tu dois retourner à l'école sinon tu vas m'embarrasser.

À la première occasion, fais trempette.

Mais laissez-moi me tremper aussi !

Eh!

Tu deviendras un lion ... oui !

C'est facile de dire tremper !

- C'était quoi trempé? - vous voulez de la brioche?

Non merci.

- Pouquoi ? - Vous ne vouliez pas tremper ?

Oui, mais pas la brioche.

Accorsi.

Alessandrini.

Compagnon des champs et ateliers ...

"prends la faucille, tiens le marteau ...

- Lamberti, Melillo... - "descends dans la rue...

Pasqui, Sarchi.

-Compagnons des champs... - Staccheo...

"prends la faucille et tiens le marteau.

Descendez dans la rue...

bats-toi avec force...

descendez sur la place ...

écrase le système...

compagnons des champs et des ateliers...

Ça suffit !

Vous me cassez les couilles !

Vous êtes des scélérats ! Des criminels ! Des subversifs !

Mais je vais vous casser la gueule ! Je vais vous botter le cul !

Je vais vous tuer !

Il fallait.

- Professeur, bonjour. - Salut.

- Comment ça se fait que vius soyez là ? - Je suis ici pour vous donner quelques conseils.

ArrĂŞtez avec le professeur Pomeraro.

Mais nous ne faisons que commencer.

- Pourquoi vous souciez-vous tant de ce pequenaud ? - Très drôle !

Écoutez ce que je vous dis.

Juste pour ĂŞtre clair, ce pequanaud a dit

que si vous le mettez vraiment en colère, il va vous casser la tête.

- Il a dit ça ? - Bien sûr.

- Je l'ai entendu avec mes oreilles. - Avec ses oreilles ?

- Bonsoir. - Bonsoir.

Mlle Benetti, s'il vous plaît. Je suis le professeur Pomeraro.

S'il vous plait, asseyez vous.

Merci.

Je vais l'avertir.

Qu'est-ce qu'il y a, maman ?

- Bonsoir, Pomeraro. - Bonsoir.

Pourquoi dites-vous aux gens que je veux leur casser la tĂŞte ?

- Mais j’ai juste dit.... - Vous n’avez rien à dire.

Ceux-ci m'ont bloqué. Ils voulaient me frapper.

- Quels voyous ! - C’est pour ça que vous n’avez pas à leur dire.

Pourquoi voulez-vous compliquer ma vie avec tous les ennuis que je traverse ?

Pensez-vous qu'il est juste de laisser un pauvre chrétien à la porte de votre maison ?

- Il se tient lĂ  comme une andouille. - Tu as raison.

Nous parlions de l'école et j'ai oublié.

C’est tout ce que je voulais vous dire. Je ne vous dérange pas plus.

- Bonsoir. - Et qu'est-ce qui nous dérange ?

- S'il vous plait, asseyez vous. - Non, merci. - Restez avec nous pour le dîner.

Cela me donnera une chance de réparer.

Je vais me changer.

Ne faites pas de manière, faites comme chez vous.

Ça fait du bien d'avoir du monde.

Nous sommes toujours seules.

Comme vous pouvez le voir, nous avons de nombreux souvenirs.

Ils sont mon réconfort.

Je ne peux pas oublier mon pauvre mari.

Vous aimez les vermicelles ?

Non, je ne mange jamais de pâtes.

Il avait de beaux yeux.

Un regard viril.

Fixe.

Il n'est pas mort.

- Il vous manque ? - Tu veux dire qu'il est resté vivant dans ton cœur.

N'en fais pas trop.

Ne dérange pas le professeur avec la mort de papa.

Vous ne pouvez pas m'empĂŞcher de souffrir.

- Mais 12 ans se sont écoulés ! - Sentir, c'est ressentir.

D'accord.

- Professeur, vous ne mangez pas ? - Mon estomac est noué.

Ce ragoût est une beauté.

S'il vous plait, servez-vous.

Merci.

Qu'est-ce qu'il y a, madame ?

Qu'est-ce qui ne va pas ?

Désolée.

La tragédie de papa m'est revenue à l'esprit .

Savez-vous comment il est mort ?

Il est mort écrasé sous un train.

Les enfants d'aujourd'hui confondent compréhension et faiblesse

et en profitent.

Au lycée, il y a une petite minorité qui commande.

Tous les autres suivent.

Vous devez faire preuve de plus de fermeté à l’égard de cette minorité.

Imprégnez-vous et vous vous sentirez plus en sécurité.

Tout le monde me donne des conseils.

- Tout le monde veut m'aider. - Vous ne voulez pas être aidé ?

Je ne veux pas.

Je veux dire oui.

Pomeraro, qu'est-ce que vous faites ?

Comment osez-vous ? Laissez-moi !

- Désolé ! - Pour qui me prenez-vous ?

- Descendez maintenant ! - Je ne comprends plus rien.

Je savais qui vous étiez.

Vous n’êtes pas un homme, vous êtes un gros cochon !

J'avais raison d'avoir peur de vous parce que vous êtes un obsédé,

un maniaque du sexe !

Je ne donne mon honneur Ă  personne !

Je suis une femme intacte !

Tu te marres, crétin !

- Pomeraro, offrez-moi un café. - Comment ça un café ?

- Vous ne voulez pas me l'offrir ? - Si, bien sûr.

- Mais pas ici Ă  la porte. - S'il vous plait, entrez.

Je vais allumer la lumière.

Et voilĂ .

Il y a des moments de tension

au cours desquels il n'est pas facile de garder le contrĂ´le des nerfs.

- C'est de ma faute. - Maintenant, n'en parlons plus.

S'il vous plait, asseyez vous.

Je suis venue ici pour annuler cet épisode.

Puisque nous travaillons ensemble, c'est gĂŞnant de le garder.

Bien sûr !

Pardonnez le désordre.

VoilĂ .

- Ce café vous me l'offrez ? - Tout de suite.

Faites comme chez vous. N’ayez pas peur.

- C'est vous qui l'avez décoré ? - Non, mon oncle.

Il a un hobby de décoration. Je suis juste son invité.

Plus tard, je trouverai un logement plus approprié.

Laissez, je vais le faire.

- L'eau vous l'avez mise ? - Non je ne crois pas.

Détendez-vous. Arrêtez d’être gêné.

Je donnerais n'importe quoi pour vous prouver que je ne suis pas un maniaque.

Pour moi, le sentiment, l'amitié est beaucoup plus important .

Après tout, je suis romantique.

Et je suis lĂ  pour vous le prouver.

- Je vais le prouver. - J'ai toujours rencontré des hommes

qui voulaient seulement satisfaire leurs appétits sexuels.

Compliments ! La musique est belle.

J’aimerais croire que vous n’en faites pas partie.

J'ai réussi.

- Qu'est-ce qu'il, Pomeraro ? - Rien. - Pourquoi vous regardez comme ça ?

- Vous avez réussi à tout trouver. Bravo ! - Avec un peu de bonne volonté.

- Vous l'aimez fort ? - Très fort.

Je suis amer et vous ?

Amer.

- Merci. - Pourquoi vous êtes comporté comme ça dans la voiture ?

Vous m'avez dit que nous n'en parlerions plus jamais.

Mais pour faire ça , vous devezavoir perdu la raison.

Oui, j'ai trop bu chez vous.

Quoi qu'il en soit, je veux vous montrer que tout ça...

- Vous me vouliez tellement ? - Eh bien...

- Combien ? - Vous avez dit... beaucoup.

- C'est vraiment fini maintenant ? - Oui, on n'en parle plus.

Vous étiez si bouleversé que si je ne vous arrêtais pas vous m'auriez attaqué.

- Non. - Si, j'en suis sûre.

Que peut faire une femme lorsqu'elle est attaquée ? Rien.

Vous ne pouvez pas empĂŞcher la violence.

- Je ne veux pas ! Je ne veux pa s! - Je le jure, moi non plus.

Pomeraro !

Que m'arrive-t-il ?

Je suis vraiment désolé de vous avoir fait ce choc.

S’il savait que me gifler pourrait m’avoir...

Je ne le ferais jamais, ne vous inquiètez pas.

Mais vous me désirez, pas vrai ?

Oui.

Je ne veux pas que vous me fassiez du mal !

Ne vous inquiètez pas, je ne ferais rien.

- Allons chercher ce café. - Andrea !

Giflez-moi !

- Qu'est-ce que vous dites ? - Giflez-moi !

Sinon, je n'abandonnerai jamais. S'il vous plaît, giflez-moi !

S'il vous plaît!

S'il vous plait... Ah !

- Tu m'as frappé. - Moi ? - Hein ?

Gifle-moi encore !

- Je vais te faire mal. - Oui !

Au secours !

Lâche, je n'abandonnerai jamais !

Seulement avec de la violence avec moi !

Oui !

- Andrea ! Je ne veux pas ! - ArrĂŞte.

Assassin !

Andrea, non !

- Andrea ! - ArrĂŞte !

Tu es Ă  moi !

Non, ne me tue pas !

Non !

- Bonjour, Camillo. - Bonjour professeur.

- Bonjour ma douce. - Pourquoi m'as-tu autant frappé cette nuit ?

- Désolé si je t'ai blessée. - Je te pardonne.

Tu es un homme merveilleux.

Merveilleux.

Bonjour.

Je suis content de vour voir de face.

- Mais que... - Oh !

Jusqu'à présent, je me suis gentiment prêté à être jugé...

- Merci ! - Ferme-la s'il te plaît.

Maintenant, c'est Ă  moi de savoir quelque chose sur vous.

- Une mouche l'a piqué ! - J'ai dit silence.

Je sais seulement que vous êtes un groupe de jeunes engagés

dans le rejet les règles de l'école. - Plus que de la refuser.

- Ça suffit ! - Vous avez trempé un serpent dnas le café ce matin?

Bravo, tu l'as presque deviné.

Pour pouvoir vous évaluer, j'ai préparé une tâche différente pour chacun.

Nous sommes pour la collectivisation des tâches.

Tu ne veux pas faire ça ? Sors tout de suite de la classe.

Avec prof. Verdirame, nous faisions des cours collectifs.

Je me fiche de Verdirame.

Tu ne veux pas faire tes devoirs aussi ? Va tenir compagnie à ta collègue.

Vous vous comportez de manière autoritaire et répressive.

Vinciguerra, vous m'emmerdez avec vos grands mots !

Pour moi tu peux aller dehors ! Je te fais un dessin ?

- Vous ne pouvez pas utiliser certains systèmes... - Quoi ?

Je peux me permettre de vous renvoyer mais aussi de vous suspendre.

Dehors! Vous ĂŞtes suspendu pour une semaine.

Retire cette cigarette de ta votre bouche !

Ne pensez pas que j'ai peur de vous !

Je n'ai peur de personne !

De personne !

- A bas Pomeraro ! - Terminons-en avec ce Pomeraro !

Assez avec le dictateur !

Avez-vous vu ce qu'il vous avez fait avec vos attitudes stupides ?

Inconscient !

- Traître ! - J'avais atteint les limites de l'endurance !

C'est une question de dignité !

Et vous n'avez pas pensé aux conséquences ?

Avez-vous vu ce qui vous avez déclenché ? La grève ! La violence !

Venez voir, Pomeraro !

Ils renversent les voitures ! Et la police ne vient pas !

- Regardez ces misérables ! - Tout ça, c'est votre faute, Pomeraro !

C'est ma voiture.

Regardez comment ils l'ont réduite.

Voyous, voyous ! Je vous ferai envoyer en prison !

Demain, je prends une voiture de location et je leur montre !

ArrĂŞtez ! ArrĂŞtez !

On a abandonné ?

Vous permettez une photo souvenir ?

200 000 lires de dommages et intérêts que je dois payer.

- Des crapules ! Des voyous! - Mon chéri,

ne t'inquiète pas, l'important est que nous soyons ensemble.

- Je t'aime. - Non, Delia ! La machoire !

- Le coup de poing que tu m'as donné plus tôt. - Je suis désolée.

- Sans violence, je ne peux pas faire l'amour. - Et je l'ai payé.

Je me souviens

une fois quand j'avais 13 ans

un voleur a tenté de casser la porte.

J'étais seule dans la maison

tapie dans un coin.

Alors j'ai pensé que l'homme voulait me maltraiter.

J'ai entendu la clé qui est entrée dans la serrure

et un plaisir subtil m'a prise.

Et comment cela s'est-il terminé ?

Mal. Quelqu'un est entré et cet homme est parti.

La vie est pleine de déceptions.

Andrea, je veux réessayer ce sentiment de plaisir.

- Ce n'est pas facile pour toi de trouver un voleur. - Fais-le toi-mĂŞme.

- Comment ça ? - Le voleur.

- Le voleur ? Moi ? - Oui.

- Fais-le, Andrea ! - Delia, réfléchis-y.

- Delia, attends un instant. - Amour, fais-le pour moi.

Je voudrais vraiment.

- Enfile ça. - Pas la peine...

Va sur le palier et essaie de casser la porte.

- N'exagérons pas. - Attends !

Tiens, c'est important.

- Mais je suis diplômé! - Je ne m'inquiète pas.

- Tout le monde peut le faire ! - Revenons en arrière, allez.

Ce n'est pas possible, je suis une personne sérieuse !

Qu'est-ce que tu me fais faire ?

Ne rentre pas tout de suite.

Avant d'entrer, essaie d'ouvrir la porte.

Voilà la clé.

- Ça ne m’enchante pas. - Ce sera merveilleux.

Espérons !

Mais je me sens stupide.

Au voleur !

- Cochon ! - Bonsoir.

L'oncle Michele est très nerveux.

Hier, lors de la fête, une discussion s'est transformée en combat.

- Et il est si sensible. - OĂą est mon Andreuzzo ?

Es-tu lĂ , hein ?

Bienvenue.

- Bonjour, mon oncle. - Oui, bonjour !

Tu veux me détruire ?

Ingrat ! Traitre !

- Désolé mais je ... - Qui fréquentes-tu ?

- Sais-tu qui tu ramènes à la maison ? - Laisse-moi expliquer.

Il n'y a rien Ă  expliquer. Tu oublies que tu portes mon nom !

Tu oublies tout ! Oublie le drapeau !

- Quel drapeau ? - Le drapeau de la liberté démocratique

que chaque enseignant doit contester et ne le laisse pas entre les mains des fous.

- Les circonstances... - Quoi ?

Je me fiche du drapeau parce qu'ils ont mis le téléphone aujourd'hui.

Qu'est-ce que le téléphone a à voir avec le drapeau ?

Cela Ă  a voir !

Tu le sais, non ? Tu sais que ça à voir !

Heureusement, ils ont mis le téléphone parce que ce drapeau

c'était une grande préoccupation. - Le drapeau est fixe.

Parlons maintenant d'un autre sujet : le lycée.

Voici ton nom dans les journaux.

Le ministre m'a téléphoné étonné que j'ai un neveu enseignant

antidémocratique et réactionnaire !

- Mais je suis très démocratique ! - Alors pourquoi tu te bats avec les élèves ?

Essaie de les comprendre, de créer un dialogue.

Essaie de les fréquenter en dehors du lycée.

Tu verras qu'ils ne sont pas ces monstres comme tu les décris.

Après tout, tous les enfants ont juste besoin d'affection.

Tu dois donc essayer d'établir un contact humain.

Mais quel contact humain ?

Tu ne les connais pas !

Je sais ce que cela signifie pour eux de prendre contact.

Que fais-tu ?

- Tu ne les connais pas ! - Il y en aura un Ă  qui parler.

Peut ĂŞtre.

Bonjour professeur !

Etablissons ce contact humain.

Merci d'ĂŞtre venue.

Excusez-moi, mais quand vous avez appelé, j'allais déjà à la plage.

Ne pourrions-nous pas parler en cours de route ?

Jer ne voudrais pas vous déranger.

Montez ! vous avez intérêt.

Quand je conduis, je me sens moins révolutionnaire.

OĂą je vais c'est un bel endroit.

Professeur, vous avez parlé en termes abstraits de contacts humains

mais cela ne semble pas ĂŞtre la meilleure plateforme de contact humain

entre nous deux, que l'amour soit.

Vous n'y avez jamais pensé ?

Oui peut-ĂŞtre.

C'est ce "prof" devant qui me bloque.

Pas pour moi !

Si j'aime un homme, aucun préfixe ne peut m'empêcher de l'aimer.

Allez, je veux faire l'amour.

Moi aussi!

Non attends ! Je ne veux pas faire l'amour comme ça.

- Et comment ? - Faisons l'amour hippie.

Hippie ?

Mais oĂą vas-tu?

- Je me déshabille là-bas. - Tu ne pourrais pas te déshabiller ici ?

J'ai honte et il vaut mieux se retrouver plus tard... nus.

Oui, nu ! Tout nu ! Faisons l'amour tout nu !

- Sans péché comme Adam et Eve ! - Voilà ! Biblique !

Biblique... l'amour biblique !

Eve !

- Adam, viens ! - Eve !

Et tu ne t'es pas déshabillée ?

Non ! Non !

Non !

Je ne veux pas!

' Non! ' Eve!

- Non ! - Eve, oĂą vas-tu ?

Mais comment ? L'amour biblique ! Adam et Eve !

Et dès que tu vois le serpent, tu t'enfuis !

Je ne comprends pas comment on peut parler de romance.

De nos jours, les filles n'ont plus peur de rien.

En paroles !

Elles agissent sans scrupules, elles parlent d'amour libre

t dès qu'ils voient un homme nu, elles s'enfuient ! - Qu'est-ce que tu dis ?

Je voulais dire que pour moi

les filles sont restées sentimentales. - Désolé pour le dérangement.

Qu'est-ce que c'est ça ?

J'ai avalé l'olive.

Tu me dégoutes !

- Je t'ai dit que je m'en fichais. - Je jure que ce n'est pas vrai !

Seulement ce qu'on voit en photographie est vrai !

- Et tu ne crois pas que ça suffit ? - Rien ne s'est passé.

C'était un piège et je suis tombé dedans comme un idiot.

Ils vont la publier et je suis foutu.

Tu n'y as pas pensé ?

Ils ont tout organisé parce qu'ils veulent me détruire.

Cette fille a fait une action ignoble !

Un chantage, tu comprends ? Du chantage !

Parce qu’elle n’est qu’une grosse pute !

Oh ! Mais si c’est une pute, pourquoi tu l’insultes ?

- Pourquoi tu ne vas pas dormir ? - BientĂ´t, maman.

Quelque chose est arrivé ?

Non, je veux rester seul un moment.

- Tu as dit la prière pour papa ? - Oui, maman.

- Bonne nuit, Delia. - Bonne nuit maman.

Avant d'aller au lit, souffle les bougies de papa.

- Salut les Romains ! - Bonjour.

Vous avez compris pourquoi je suis lĂ , non ?

Voulez-vous suivre un cours de karaté ?

- Aujourd'hui pour vous les professeurs. - Je ne plaisante pas.

Je suis venu pour des photos du professeur Pomeraro.

- Il n'y a rien Ă  faire. - Vous devez me les donner.

C'est absurde de ruiner un tel homme.

- Je dois m'entraîner. - Je sais très bien que vous m'aimez.

Et si je vous propose un échange ?

Si je vous donne les photos, et vous...

Oui.

Voici les photos.

Il y a aussi les négatifs.

Et c'est tout.

- Comme vous pouvez le voir, je suis d'accord. - Bien!

Malo tu sais, c'est très étrange ici.

Mais j'aime ça !

C'est original.

Une platine !

Je veux danser.

Allez, on danse ?

- Hein ? - C'est l'international.

- C'est le seul disque que nous ayons. Pourquoi ça na va pas ? - Mais non.

Cela ne semble pas assez lent.

Tu sais que tu es doué avec les femmes.

Professeur, ne te moque pas.

- Que veux-tu dire ? - Tu as parfaitement compris.

Il est inutile de faire autant de scènes.

- Tu veux ĂŞtre intelligent ! - Non moi ...

- Je voulais créer l'atmosphère. - Non, tu essayais de m'arnaquer.

Tu as pensé que tu pouvais te faire des amis en échange des photos.

Tu te trompes ! Tu n'as pas envie de le faire ? Patience !

Ce n'est pas moi qui ai fait la proposition. Les photos restent ici.

Non, ça me revient. Bien sûr, j'en ai envie !

Merde ! Tu as bu le cocktail Molotov !

Crache ! Allez, crache !

- Tu m'as rapporté les photos ? - Non. - Alors va-t'en.

Je dois te parler.

- J'ai dit de sortir ! - Et je veux que tu m'écoutes.

Je ne te vole que cinq minutes.

Je ne suis pas désolée pour ce que j'ai fait.

- En effet, je serais prĂŞte Ă  recommencer. - Quelle fille bien sage.

Je veux t'expliquer pourquoi je me suis comportée de cette façon.

Que veux-tu expliquer ?

Le professeur Pomeraro est notre adversaire.

J'ai fait ce que j'ai fait au professeur, pas Ă  Andrea.

Ne change pas les cartes sur la table.

Lorsque vous avez jeté le prof. Pomeraro

Andrea c'est toujours moi.

- Qu'est-ce que tu manges ? - Ne fais pas de discours bourgeois.

Pourquoi je ne peux pas te gifler ?

Si je repense Ă  ton mensonge, Ă  ton amour hippie...

Adam et Eve...

et quand je t'ai embrassé, tu as prétendu que ça t'avait plu. Quelle horreur !

En fait, j'ai aimé.

- J'ai beaucoup aimé. - Qu'est-ce que tu dis ?

Tu te fous encore de moi ? Ça recommence ?

Je suis gâtée avec ces photos !

Quel idiot ! Quel brocoli !

Je suis tombé dedans comme un imbécile !

Qu'est-ce que tu fais ?

C'est quoi ce strip-tease ?

Un autre piège ?

Pour te montrer que je ne suis pas une salope, je vais te faire l'amour.

Quoi ?

Tu comprendras que je ne faisais pas semblant.

Tu ne me veux plus ?

Bien sûr que je te veux.

- Tu m'as rendu les photos? - Tu sais très bien que je ne peux pas.

Merde, je suis ruiné !

- Tu ne veux plus faire l'amour ? - Je le ferai... avec tristesse.

Ne vous inquiétez pas, dans quelques heures, vous pouvez rentrer chez vous.

Si vous ne faites pas d’effort demain, votre voix redeviendra normale.

C'est fini.

Permettez-moi de signer le dossier.

Ici, docteur.

Puis-je prendre les 1 000 lires que j'ai payées pour le taxi ?

J’ai des choses à faire.

Salut.

Dois-je pleurer ou rire ?

- Pouquoi ? - Je ne sais pas ce que nous sommes maintenant.

- Nous sommes deux personnes qui ont fait l'amour. - Oui mais...

Que dois-je faire ?

Reponds au telephone.

- AllĂ´ ? ĂŠtes-vous, Andrea ? - Oui, qui parle ?

C'est moi, Delia.

Ne faites pas l'imbécile !

Je n’ai pas de temps à perdre !

- Mais enfin ! - Professeur Pomeraro ?

Ici la salle d'urgence de San Camillo.

- Je vais vous passer Miss Benetti. - Quelque chose est arrivé ? - Non.

- Elle a juste bu de l'essence par erreur. - De l'essence ?

Allô ? Comment ça va ?

Bien, bien.

Je voulais juste te dire que j'ai récupéré les photos et les négatifs.

- Vraiment ? - Oui, les Romains me les ont rendus.

Ah !

C'est magnifique ! Attends-moi lĂ -bas, je viens te chercher.

Il n'y a pas besoin. Je dois rester ici encore au moins deux heures

pour un contrĂ´le.

Tout va bien.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Je t'apprécie de plus en plus.

N’oublie pas de réviser.

- Salut. - Salut, Professeur.

Il y a une chose que je ne t'ai pas encore dite.

J'ai décidé de retirer la suspension.

Si tu crois pouvoir nous apprivoiser, tu te trompes.

Salut.

Les voici, mon amour.

Envie de fumer ?

Tu ne peux pas, tu as bu de l'essence.

Ce sont les photographies.

Je lui ai posé une question et elle ne peut pas me répondre.

Vous ne voyez pas ?

La question concerne un sujet qui n'est pas au programme.

Ne discutez pas parce que ce n'est pas le cas.

Je vous le dis, il n'y a rien de facile

et je ne vous donnerai jamais rien gratuitement.

L'examen du lycée ce n'est pas une blague.

Vous m'interrogez pour que je ne puisse pas répondre.

- Vous êtes injuste et méchante ! - Vous abusez de votre position

pour évacuer ses rancunes personnelles.

Je vous ferai regretter ce que vous avez dit.

Bravo !

Merci professeur.

Portons-le en triomphe !

Bravo !

ArrĂŞtez !

Pomeraro ! Pomeraro !

Pomeraro !

Pomeraro ! Pomeraro !

Pomeraro !

Pomeraro ! Pomeraro !

Pomeraro !

Pomeraro! Pomeraro!

Pomeraro !

Pomeraro ! Pomeraro !

Pomeraro ! Pomeraro !

Pomeraro !

Pomeraro !

Dès que vous avez terminé, amenez la bannière sur la terrasse !

Milan, tu m'entends ?

Cette sélection ne fonctionne pas !

Premièrement : retrait immédiat de la police du lycée.

AllĂ´ ? AllĂ´ !

- Deuxièmement: annulation des suspensions. - Allô ?

- Troisièmement... - Allô ?

... Réunion libre pour les étudiants. - Bonjour Professeur.

- Comment va ta tête? - Qu'est-il arrivé ?

Il t'est arrivé que tu as pris un gros coup et que tu t'es évanoui.

Je m'en souviens très bien. Mais après ce qui s'est passé ?

Nous t'avons amené ici ànotre siège social.

- Pourquoi ici ? - Parce que tu es notre drapeau.

Silvana !

- Bonjour Professeur. - Félicitations. - Merci.

Cinquièmement : la suppression du principal fasciste

et du prof réactionnaire Benetti.

N'avais-tu pas un autre endroit pour faire le quartier général ?

Oui, mais cet idiot l'a montré à Benetti.

- Nous avons donc dû éliminer à cause de la police. - La police ?

Qu'est-ce que la police a à voir avec ça ?

- Si les Molotov sont trouvés... - Nous finirons tous en prison !

Attention, bon sang !

Vous détruisez la maison qui n'est même pas à moi.

Par terre, c’est un taudis... et il y a aussi des cocktails Molotov !

Personne ne m'écoute, c’est le crétin qui parle.

Vous savez quoi ? Je vous vire !

- Non, professeur ! - Ah ! Tu as peur!

- Faites attention ! - Ne me regarde pas comme ça.

Ça suffit !

Je ne vous vire pas, mais...

- A l'aide ! - Jette-le !

Je ne peux pas le jeter dans la rue.

Aidez-moi, tout va éclater ici !

Ne fuyez pas ! Aidez moi !

- Tiens ! - Oh !

Merde c’est dégueulasse !

Mais qui m'a fait faire ça ? Ce n'est pas possible !

Qu'est ce que je fais maintenant ?

MĂŞme le coussin lui aussi !

Et qui va les chasser ?

Les coups de canon ne s'en vont pas !

Le cocktail Molotov m’a donné la chiasse.

Mais comment tu t'exprimes ?

Comment il s'exprime ?

Tu ne ne ressembles même pas à un de mes élèves.

Eh bien ?

J'ai envie et alors ?

- Il y a des journalistes. - C'est pour moi...?

- Ils veulent te parler. - Êtes-vous sûr ?

Le principal prétend que vous dans toute cette affaire

vous vous êtes comporté d'une manière très ambiguë.

- Moi ? - Oui.

Il a dit que vous étiez un succube.

Puis il a suspendu quatre élèves

qui ont déclenché la réaction de tous les élèves

et que vous ave accompli envers une de ses collègues

un geste indescriptible. - As-tu entendu ?

S'il y a eu un comportement lâche et ambigu

cela a été fait par le principal et l'administrateur.

Il est bon de savoir que la fermeture du Dioclétien

a déjà été entérinée avant mon arrivée.

J'ai été transféré de Sicile comme une marionnette

parce qu'ils avaient besoin d' une victime qui lui fournirait l'alibi

pour fermer le lycée !

Écrivez ça, je n'ai pas peur.

- Tout est lĂ , on peut y aller. - Et c'est parti. - Un moment !

- Nous avons oublié les bucatini. - Combien en mangez-vous les mecs ?

Allez, va payer, je m'occuperai des bucatini.

C'est 20 000 lires! Il en faut au moins 50 000.

Il faut être capitaliste pour faire la révolution.

- Salut. - Salut.

- Comment ça va ? - Mal, merci.

- Je suis désolé. - Je vois que tu vas bien.

- Tu vas faire les courses. - J'ai du monde Ă  la maison.

- Et elle est parmi ces gens ? - Oui, ça va ça vient.

- Nous organiserons une manifestation. - Tu es le patron bien sûr.

- Tu es surpris par mon comportement ? - Non, au contraire, je comprends très bien.

- Sérieusement ? - Bien sûr.

Vous ĂŞtes un jeune homme, n'est-ce pas? Vous comprenez mieux les jeunes.

Et puis si tu crois en la bonté de leur cause, tu fais bien de les suivre.

Tu es une femme intelligente.

Je dois te rendre quelque chose.

- Peux-tu tenir les sacs ? - Bien sûr. - Merci.

Merci.

- Delia ! Delia... - Salut.

- Mais tu n'as rien pris ? - J'y vais, j'y vais !

Quel choc !

Chère maman, je veux te donner d'excellentes nouvelles.

Demain matin, nous irons à l'assaut du lycée du Dioclétien pour l'occuper

et je serai à la tête des étudiants.

Tu vas trouver incroyable que ton Andreuzzo en quelques jours

soit devenu un manifestant révolutionnaire.

Cela me semble incroyable aussi et c'est vrai.

C'est bien vrai.

Et toi, quoiqu’il m’arrive

ne pleure pas, maman

parce que je me bats pour une juste cause.

Ps. Je suppose que je vais faire l'une des plus grosses conneries

de ma vie.

Professeur, vous aimez la ville ?

Il n'y a personne.

Quelqu'un essaie d'entrer.

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Les fascistes !

Planquez-vous !

Il vaut peut-ĂŞtre mieux mettre le drapeau.

- Pourquoi ça ? - Pour la révolution.

- Pouquoi ? - Je connais.

Merde!

Mon oncle !

Arrêtez ! Votre manifestation n'est pas autorisée.

Ne nous forcez pas Ă  intervenir. Dispersez-vous !

ArrĂŞtez !

Pomeraro, revenez !

- Pensez Ă  ce que vous faites ! - La police, partez !

Prêt avec du gaz lacrymogène.

Police, va-t'en ! La police t'en va !

Police, va-t'en !

Sonnez la charge!

Je suis Andrea Pomeraro, frappe-moi si tu as du courage !

Laissez-moi !

- Mais tu es un phénomène ! - Amour, ce n'est rien !

Professeur...

Professeur, réveillez-vous !

Professeur, réveillez-vous ! Debout !

Enfin, professeur ! - Qu'est-il arrivé ?

Vous devez vous débarrasser de cette habitude de vous évanouir à chaque fois !

Nous sommes ici depuis plus de cinq heures.

Vous avez battu le record.

Silvana voulait appeler un médecin mais vous avez commencé à ronfler.

- Où est Silvana maintenant ? - Elle est allée avec Marco

pour préparer le dortoir en III C. - Nous passerons la nuit ici.

Nous l'avons fait, hein ?

Nous l'avons enfin occupé !

- Combien de temps a duré la bataille? - Ça s'est terminé tout de suite.

- Ils ont abandonné sans réagir. - Ai-je attrapé le seul coup ?

Eh, oui.

- Et après le coup que j'ai fait? - Rien, vous vous êtes évanoui.

Aldo vous a ramené ici sur ses épaules.

Merci.

- Allons voir les troupes d'assaut. - Tout de suite !

- Avez-vous organisé les quarts de garde? - Oui, toutes les quatre heures.

Non, c'est mieux tous les deux heures. Je veux des gens éveillés.

- Le moral ? - Excellent.

- Des blessés? - Un. - Ah, ouais... moi.

Comment ça se passe, les jeunes ? - Bien, professeur.

Un bon coup, hein ?

C'est du passé.

- Claudio, quoi de neuf ? - Nous devons rassembler le collectif.

Le ministère nous a donné 24 heures pour sortir d'ici.

- Maintenant on fait quoi ? - Jusqu'à présent, nous n'avons pas mal réussi.

- Aie ! - Est-ce que ça fait mal ?

Depuis que je suis ici, je n'ai fait que me frapper la tĂŞte.

J’allais te frapper aussi, mais maintenant tu es l’un des nôtres.

- Ensemble avec nous ! - Eh !

Professeur, que faites-vous?

Mica est sa petite amie ! C'est comme ça !

Nous l'appelons le Viking !

Pour certaines choses, il est comme un homme. Professeur, ne partez pas !

ArrĂŞtez !

Monsieur le Commissaire, l'honorable est arrivé.

Je suis dans le plâtre.

Excusez-moi, une distraction. Repos !

Honorable, veuillez vous asseoir.

Merci, allez.

Sais-tu pourquoi je suis dans le plâtre ?

- J'ai rouler tout l'escalier. - Je suis désolé, mon oncle.

Malgré tous les ennuis que tu m'as causés,

en dépit d'être un imbécile et un inconscient,

je veux encore t'aider parce que tu portes toujours mon nom.

Cette fois, c'est la dernière fois.

- La déclaration est-elle prête ? - Elle est là.

Quelle déclaration?

La déclaration.

Andreuzzo, écoute-moi.

Avec tout ce que tu as fait, résistance à la force publique,

violence, incitation, indignation, rassemblement séditieux,

Ils vont t’envoyer dans un îlot perdu.

- D'accord, commissaire ? - Oui, les extrêmes sont sérieux.

Si tu signes la déclaration

comme quoi,tu as été kidnappé et forcé de faire ce que vous avez fait

alors tout lla faute retombera sur les étudiants

et tu ne rencontreras aucun problème et tu continueras à enseigner à Rome.

Alors voici le papier.

Tu vois que ton oncle te sort toujours des ennuis.

Pourquoi tu ne dis rien ? Qu'est-ce que tu en penses ?

Tu n'es pas heureux ? Tu ne le prends pas ?

Si, je le prends.

OĂą sont les toilettes ?

Nous sommes entièrement confinés

parce que c'est entièrement entouré par la mer.

Si elle était reliée à la terre par un isthme, ce serait une péninsule.

Et avec cela, nous avons terminé avec la géographie.

Voyons voir si vous pouvez répondre à certaines questions historiques.

Alors...

qui a tué Jules César ?

Qui était-ce, Don Calogero ?

Tu ne sais pas, hein ?

- Nous t'écoutons, Don Mimì. - Je ne sais pas.

- Et toi, Don Salvatore ? - Je suis toujours resté à la maison.

Je vous ai dit mille fois que l'incident s'est produit en 44 av.JC

- Dis-le. - En 1944 j'étais encore à l'Ucciardone.

En vacances.

Ce n'est jamais possible qu'après deux semaines de la même leçon

vous ne pouvez toujours pas me dire qui a tué Jules César !

Professeur !

On a apporté cette lettre.

Un truc de dingues !

- Vous pouvez y aller, vous ĂŞtes libres. - Qu'est-ce que tu fais, tu taquines ?

Cher professeur, alors que nous vous écrivons,

nous sommes tous réunis en assemblée.

Marco a décidé de contester la commission d'examen.

Nous nous souvenons tous de vous avec nostalgie

comme le professeur le moins professeur. du lycée Dioclétien.

Quant Ă  moi, vous pouvez vous sentir Ă  l'aise.

contester oui mais sans violence./i>

Je vous salue. Aldo.

Ps. La police n’a pas suivi votre conseil

et Ă  chaque fois, elle me frappe.

- Y a-t-il une réponse, professeur ? - Non.

- Qu'est-ce qu'il y a? - Une visite.

Salut, pitecanthrope !

Delia !

- Salut. - J'ai été transférée ici.

J'enseignerai en primaire.

Comme c'est beau ici !

OĂą habites-tu ?

Nous vivons tous ici dans la tour. J'ai une mauvaise petite chambre !

C'est merveilleux !

- On dirait un repaire de pirate. - C'est vrai.

Un repaire de pirates !

Je suis le pirate sarrasin et tu es ma proie !

Je viens d'une île lointaine et je t'emmène avec moi.

Tu es un misérable !

Fils de pute ! Je vais t'arracher les yeux !

Je vais te tuer !

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