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Chut, ça commence.
Bienvenue...
Mesdames et messieurs.
Mon nom est Israel
et je vais vous emmener dans un monde fantastique,
empli de créatures bizarres et mythiques.
De retour d'une tournée triomphale à travers l'Europe,
je vous présente des créatures extraordinaires,
capables dâexploits mĂ©morables et stupĂ©fiants !
Car c'est seulement au Cirque du "Demi-Sou"
que l'imagination devient réalité.
Et les apparences...
y sont trompeuses.
Maman !
Herr Franz...
Monseigneur...
Monseigneur...
C'est Ă vous.
Ils vous attendent.
La moitié de Rome est venue pour vous entendre jouer.
J'étais dans le futur.
Vous devez arrĂȘter l'Ă©ther.
J'arrĂȘterai quand je les aurai trouvĂ©s.
Ils ont des pouvoirs extraordinaires.
Ce sera mon cadeau au FĂŒhrer.
Venez.
Herr Franz...
Votre pantalon.
Irina, tu rĂ©alises que câest le seul espoir de gagner la guerre ?
Il n'y a pas de vainqueurs Ă la guerre, Monseigneur,
seulement des vaincus.
OĂč sont-ils cachĂ©s, Irina ?
OĂč sont-ils cachĂ©s ?
Rome !
- Qu'est-ce que tu racontes, bordel ? - On ne doit plus dire "bordel".
New York, l'Amérique.
On s'en va.
- Et nous alors ? - Vous venez aussi.
Une fois arrivés en Sicile, on vend la roulotte et on embarque.
Comment ça ? Et le cirque ?
Et le cirque...
- Je ne sais pas... - Qu'est-ce que tu racontes, bordel ?
Il nous faut juste les papiers.
A 300 Lires par tĂȘte, on peut en avoir des meilleurs que les originaux.
300 Lires ?
Avec 300 Lires , je peux baiser les meilleures putes de Rome pendant un an.
Je les mets en rang et je les baise.
Ben voyons !
Les faussaires m'attendent demain matin Via Caetani.
Avec 300 Lires .
Juste que je comprenne...
Une fois arrivés en Amérique,
sans le cirque...
on va faire quoi ? Une foire aux monstres ?
Je suis fatigué, combien d'années je dois continuer comme ça ?
- Le public nous aime. - Quel public ? Ils sont tous morts.
On n'a mĂȘme plus le chapiteau.
La guerre se finira bientÎt. Badoglio a signé l'armistice...
- Le plus dur reste à venir. - Le roi a déclaré...
Qui, le roi ? C'est un lùche. Il a déguerpi comme un lapin.
C'est exactement ce que tu nous demandes de faire.
Depuis quand on est responsable de tout le pays ?
Quelles conneries tu racontes ?
Alors rejoignons le cirque allemand.
Ils sont complets tous les soirs et on dit que ce Franz est au poil.
Oui, le nazi à 6 doigts. Il est fou et drogué.
Et je ferai quoi dans un cirque allemand ?
Un juif dans un cirque allemand.
- C'est une blague ? - Et moi alors ?
Hein, Israel...
Vous m'avez vu ? Qu'est-ce que je vais faire, moi ?
En AmĂ©rique, je ne pourrai mĂȘme pas faire la vaisselle.
Tu pourrais devenir chien de berger, tu ferais fortune !
Tais-toi donc. Tu es tellement sale qu'ils ne te laisseront pas débarquer.
- Tu trouves ça drÎle ? - C'est vrai que tu es moche.
Parole de Greta Garbo.
C'est facile pour toi, hein ?
Tu es normal.
Et vous aussi.
De quoi tu parles ? Je ne peux mĂȘme pas vous toucher.
Pour nous, c'est différent...
Sans le cirque, on n'est rien.
- Ce n'est pas vrai. - Mais si, bordel !
Sans le cirque, on n'est qu'une bande de monstres !
Calme-toi, Fu.
A New-York, c'est moi qui ferai la vaisselle.
Bonsoir Rome !
Bienvenue au Zirkus Berlin !
Matilde.
Matilde, qu'est-ce que...
Israel.
C'est rien, c'est rien.
Je t'ai dit 100 fois de ne pas me toucher.
Ăa ne m'a rien fait.
- C'est dangereux. - Ăa ne m'a rien fait.
Ne me touche pas !
Reviens !
Matilde !
Ăa ne m'a rien fait, reviens !
Ăa ne m'a rien fait.
Tu comprends ?
Tu es une fille spĂ©ciale, tu devrais en ĂȘtre fiĂšre.
Pourquoi spéciale ?
Pour allumer les ampoules ?
Tu as un don.
Je n'en veux pas.
Je le déteste, je me déteste.
Et Fulvio a tort parce que le seul monstre, c'est moi.
ArrĂȘte avec cette histoire, ça suffit.
Tu dois juste faire la paix avec le passé.
- Pourquoi non ? - Parce que non.
Et je sais comment ça finira, une fois en Amérique.
- Et comment ? - Chacun partira de son cÎté.
Et je ferai comment, sans toi ?
Je ne vous laisserai pas.
Vous ĂȘtes la plus belle mĂ©saventure qui me soit jamais arrivĂ©e.
On ne se séparera pas ?
Rien ne peut nous sĂ©parer. MĂȘme pas la guerre.
Rentrons maintenant, j'ai le cul qui gĂšle.
- Vous n'ĂȘtes pas fatiguĂ©s ? - Non, on a faim.
On va partir mais on doit dormir un peu.
L'Amérique.
L'Amérique.
L'Amérique.
Tiens.
DĂšs qu'on arrive,
on remonte le cirque.
On se voit ce soir.
Fais attention.
Shalom.
Fulvio ! Il y a un cochon ! Je te jure !
Un cochon !
Maudit cochon !
"Petit cochon noir
avec de la farine,
des haricots et de la ricotta pecorina."
Peut-ĂȘtre qu'il fait des provisions chez un paysan ?
"Avec la caciotta que j'aime tant
et un quart ou un demi-litre si possible."
- Et si on l'avait arrĂȘtĂ© ? - "ArrĂȘtĂ©" mon cul.
Cette merde nous a berné, il est parti tout seul en Amérique.
- J'ai donné 300 Lires... - Et moi non ?
- J'ai donné 300 Lires... - Qu'est-ce que tu racontes ?
Ce maudit juif...
il nous a bien eu avec son petit sourire.
Tu parles d'Israel lĂ , il m'a promis.
Tu verras...
Je verrai quoi ? Il est comme un pĂšre pour nous.
- Et bien, justement. - Mon pĂšre, il me battait tout le temps.
Le mien m'a enfermé dans une cage pendant 10 ans.
Heureusement que j'avais des bouquins.
Le mien m'a abandonné devant une église
sous une ruche pleine d'abeilles.
Les piqûres...
J'étais une cloque géante.
Qui vous a sauvé sans rien attendre en retour ?
Israel.
Et sans lui, oĂč en serions-nous aujourd'hui ?
- Mais il a disparu... - Avec mes 300 Lires !
Assez, on dirait que vous parlez d'un brigand !
Pire, bien pire.
Israel est quelqu'un de bien et il nous aime.
C'est le drame de la guerre, petite.
Elle prend les meilleurs hommes et les rend mauvais.
Alors faisons attention Ă ce que cela ne nous arrive pas.
Allons le chercher.
D'accord mais si on le trouve pas, on ira tous au Zirkus Berlin,
vers Franz.
Ce n'est pas le plus fort
mais ce fils de pute
est un des quatre.
J'en suis sûr.
Tu vois les branchies ?
Il peut respirer sous l'eau.
Je suis certain que c'est lui. Il a des super-pouvoirs.
Il se noie.
C'est impossible !
Hier, il a tenu 20 minutes.
Respire !
Respire !
Respire.
Respire.
Respire, s'il te plaĂźt.
HĂ© !
Respire.
Respire !
Respire !
Respire !
Amon !
Je te jure qu'il l'a fait hier !
C'est terminé, tu retournes à Berlin la semaine prochaine.
Encore 1 mois, s'il te plaĂźt. J'y suis presque !
Ăa fait 3 ans que tu les cherches,
- et je ne peux plus te couvrir. - Cette fois, c'est différent.
Ăa devient gĂȘnant, on a besoin du fort pour le transfert de soldats.
Que intĂ©rĂȘt si tu perds la guerre ?
Je suis notre seul espoir.
Ils sont notre seul espoir, on doit les avoir avec nous.
L'éther t'a fait fondre le cerveau.
LâAllemagne sera rasĂ©e.
Il y aura un procÚs à Nuremberg, tu seras condamné à mort.
Je vois le futur, Amon !
Moi aussi et ton futur est Ă 1500 km d'ici.
Tu rentres au pays, Franz.
J'ai déjà organisé une série de concerts pour toi.
Rien Ă foutre de la musique.
Je veux ĂȘtre sur le front avec toi.
Fais attention Ă toi, mon frĂšre.
- Hitler se suicidera. - Tu es fou, baisse la voix.
Il se tirera une balle dans la tĂȘte.
Au revoir Franz.
- Fais-le pour notre mĂšre !. - Assez !
Amon.
je t'en prie, tu ne peux pas me faire ça.
allez, Amon.
Tente de garder une once de dignité.
- Tu es un Allemand ! - Mais tu es mon frĂšre.
Tu ne peux pas me faire ça.
Tu ne peux pas me faire ça.
Je te donne une semaine, jusquâau grand spectacle.
AprÚs ça, si tu ne les as pas trouvés,
tu fermes ton théùtre de marionnettes et tu t'en vas.
- Compris ? - Oui.
Et joue quelque chose de nouveau.
Kesselring me casse les pieds, il veut absolument t'entendre jouer.
D'accord.
Regarde comme câest dĂ©labrĂ©, ça tombe en ruines.
Allons-y !
- Tais-toi. - C'est quoi, une fĂȘte ?
Allez, montez !
Allez dans le camion !
Avancez !
Dans le camion, allez !
Plus vite !
Laissez-les !
Que se passe-t-il ?
Ils ratissent la zone.
- Comment ça ? - Ils raflent les juifs.
Sur un seul rang ! Allez plus vite !
Vous ĂȘtes prĂȘts ?
- On peut les charger ? - Oui, c'est prĂȘt !
Allez-y, montez !
Merde.
Encore une balle gùchée.
Partons d'ici, vite !
Halte ! Halte !
Anna !
Anna !
Que faites-vous ici ?
On est des artistes de rue.
- Des ambulants ? - Oui.
Tu m'as l'air plutĂŽt d'un sac Ă puce !
- Tu as vu sa tĂȘte ? - Regardez ça !
- Pourquoi vous riez ? - La ferme !
Parce qu'on dirait un chien.
C'est dingue, regardez !
Laissez-nous, svp.
Non, non, gros toutou !
Tu me touches encore et je te tue.
Halte ou je tire !
Il t'a fait mal ?
Allez dans le camion.
J'ai dit : allez !
Dans le camion, plus vite !
- Allez, Fulvio. - Allez, bougez-vous !
En rang, plus vite !
- Halte ! - Dans le rang ou je tire.
Cencio ! Fulvio !
C'est mon fils, elle, c'est la nounou...
- Que se passe-t-il ? - C'est mon fils.
- Quoi ? - C'est mon fils.
- Quoi ? - Je ne suis pas juive.
Elle n'est pas juive et c'est son fils.
Donne-lui le bébé.
Allez, donne-lui le bébé !
Merci.
Vous attendez quoi ? J'ai dit : Montez !
Fulvio !
T'as déjà vu un truc pareil ?
Gros toutou !
Assis !
Et celui-lĂ , alors ?
Tout le monde dans le camion !
Allez, montez !
Dégagez la place, par là !
Allez, disparaissez !
Mais pourquoi tu cries ? On ne te fera pas de mal.
Fulvio, défoncez-lui la gueule.
Tu as mal ?
Pas la grande forme, hein ?
Je l'ai tué.
Je t'avais dit de ne pas me toucher.
Regarde ce que tu as fait.
Allez, sortez tous !
Vite, ils s'échappent !
Halte ! Halte !
Donne.
Fulvio !
Cencio !
Matilde ! Matilde...
Attention !
- Salut ! - Salut.
Vous allez bien ?
- Je ne parle pas aux fuyards. - Et je pouvais faire quoi ?
Déjà , tu aurais pu tous les électrocuter.
Abruti, ce sont des gens, pas des insectes.
Mais quand on les fait frire, ils ont la mĂȘme odeur.
- Comment tu fais ? - Tu es dégoûtant.
- LĂąche. - Brute !
Assez maintenant !
Assez, mon cul ! Moi, j'ai envoyé les mouches !
Tu n'as rien fait.
- Encore ça ? - Oui, ça ne te plaßt pas ?
- Oublie-moi. - Toi, oublie-moi, limace.
Tu me traites de limace ?
Et toi, tu es une loque !
ArrĂȘte, tu me fais mal.
Un baiser et je m'en vais.
Allez, un petit bisou.
Je préfÚre embrasser un rat mort plutÎt qu'une ordure comme toi.
Il n'y a pas que tes gants qui sont en latex, ton cĆur aussi.
Non, il est normal.
- Va-t'en. - Attention, tu vas souffrir.
Rien ne peut me blesser, Fu.
N'essaie pas...
Belle étincelle !
- Je t'ai prévenu. - Tu embrasses trÚs mal.
- Ne tâavise plus jamais. - Tu l'as bien cherchĂ©.
J'en ai marre !
On se reverra peut-ĂȘtre un jour...ou pas.
Ciao !
- Fu ! - Fulvio !
- OĂč tu vas, Fu ? - Au Fort Tiburtino.
- OĂč ? - Au Zirkus Berlin de Franz.
- Et Israel ? - Enfoiré d'Israel.
Je dois me remettre en piste.
Et si les Allemands l'arrĂȘtent ?
- Encore cette rengaine... - Attendons demain, s'il te plaĂźt.
Non, j'ai des choses Ă faire.
Comment ?
Mais tu ne penses qu'Ă toi !
C'est toi qui ne penses qu'Ă toi,
parce que tu ne peux rien faire sans Israel.
Et toi alors ? Tu te cherches bien un nouveau patron.
Je n'ai qu'un chef : le public qui paie pour me voir.
Si on sépare, nous, on fait quoi ?
Et bien, venez avec moi !
Mais je vous préviens : c'est moi qui commande.
Dis-donc Sac-Ă -puces ! Tu ne donnes d'ordres Ă personne !
Alors ne viens pas.
Mais qui va te suivre ?
Je me porte volontaire pour défendre la patrie.
Alors autant se rendre immédiatement.
Portez-vous bien.
C'est ça, vas-y !
On n'a pas besoin de toi.
Il ne peut pas... Fulvio, attends !
Viens !
Tu viens ?
DĂ©pĂȘche, la nuit tombe.
Je ne viens pas.
Matilde...
Matilde...
Moi avec Matilde...
Allez Mario... C'est dangereux de rester dehors.
Matilde avec Mario.
Mario avec Matilde.
Matilde...
Le vieux avait raison sur un point : utilise tes pouvoirs.
Et toi ?
Avec ça, tu verras oĂč tu mets les pieds.
Attendez-moi !
Shalom.
Pitié ! Pitié !
L'Italie...
Pays de merde rempli d'Italiens de merde.
Mais le vin est pas mal.
Et les putains pas mal du tout, hein ?
Tiens, tiens, tiens...
Qui est lĂ ?
Tu sais qu'il y a un couvre-feu ?
Réponds !
OĂč tu vas comme ça ?
C'est quoi ton nom ?
Tu nous entends ?
C'est quoi ton nom ?
- Quel Ăąge elle peut avoir ? - Je sais pas.
14 ou 15...
Tu crois qu'elle est vierge ?
Je te dis ça tout de suite...
On va juste jouer un peu...
- Ne t'inquiĂšte pas... - Non, non, ne me touchez pas.
On va juste jouer un peu...
- Ne me touchez pas, s'il vous plaĂźt. - Ma friandise italienne.
Moritz !
Elle est morte ?
Je sais pas.
- Mais elle mourra si on la laisse ici. - Tu crois ? Quel génie !
Prends-la.
Elle est électrique !
Ălectrique ?
Ta tĂȘte est Ă©lectrique !
Ălectrique...
- Ramasse-la. - On devrait la laisser ici...
Quoi ? Laisser une gamine dans les bois ?
Qu'est-ce qui vous fait rire ?
Qu'est-ce qui vous fait rire, merde ?
Osvaldo !
On l'embarque.
Allez !
"Bella ciao" - chant des partisans italiens
Heil !
Mesdames et Messieurs ! Bienvenue au Zirkus Berlin !
Je vous l'avez bien dit.
C'est pas le plus bel endroit du monde ?
- C'est vrai que c'est beau, Fulvio. - Ăa te plaĂźt ?
Laissez-moi parler.
S'il vous plaĂźt...
On cherche du boulot, nous sommes artistes.
- Merci. - Je suis Mario.
Les lions ! Les lions !
Regarde comme c'est beau !
Regardez !
J'ai déjà combattu un hippopotame.
J'ai soulevé sa queue et j'ai shooté dans ses couilles.
Un chameau !!
J'ai touché sa bosse.
Bonjour !
Regardez-la, quel talent ! Salut les danseuses.
On y va.
Le voilĂ , c'est Franz.
Regardez cette scĂšne.
- Quelle est cette musique ? - C'est beau...
Beau ? Mon cul.
- C'est beau. - Non, Mario, c'est de la merde.
J'ai déjà entendu de la belle musique, ça, ça ne vaut rien.
Quelle beauté !
Magnifique !
Et voilĂ .
- Moi non plus. - Tu vas la fermer, oui ?
Quel connard tu fais !
Qu'est-ce que j'ai dit ?
- C'est vous, le nouveaux ? - Oui.
Suive-moi.
Je vous l'avez bien dit ! J'ai toujours raison !
- Toujours ! - On va enfin ĂȘtre riches...
Et ça ?
C'est de naissance ?
Je suis bon, hein ?
Enchanté, je suis Cencio.
Je travaille avec tous les insectes du monde, Ă part les abeilles,
elle me fichent le bourdon.
Toi.
Toi.
Et toi.
- Vous 3, suivez-moi. - Fulvio...
Allons-y.
- Je suis avec eux. - Les autres, c'est par lĂ .
Fulvio ! C'est mes amis !
Viens par lĂ ...
Fulvio !
Merci.
Merci.
Merci.
J'aurais pu me laver seul.
Tu sais combien j'en ai vu, des seins comme ça ?
On dirait les bosses du dromadaire, hein ?
C'est du lait ?
On prend le bain ensemble ?
On prend le bain ensemble ?
S'il te plaßt, laisse-moi les toucher. Pitié...
Maudites mamelles...
Fulvio !
Fulvio !
Mario !
Salut Cencio.
Vous ĂȘtes qui ? On est oĂč ?
Tu es chez les Diables Boiteux.
- Qui ça ? - Tu es à l'abri.
Le Bossu, enchanté.
Matilde.
- Tu as faim ? - Une faim de loup.
Tu es sourd ? Quel bon Ă rien...
Notre invitée a faim, va chercher de quoi manger.
Tu n'as rien foutu jusque-là . Dégage, mongol.
Putain de paysan...
Excuse-le... Ils sont un peu rustres.
- Que m'est-il arrivé ? - Tu t'es évanouie.
Que fait une jeune fille seule Ă errer autour de Rome ?
Je cherche quelqu'un.
Qui ?
- Son nom est Israel. - Ton pĂšre ?
Oui.
Non... plus ou moins.
VoilĂ la soupe, mange.
Assieds-toi.
Allez, dégage.
Mange.
Elle avait faim, hein ?
Ăcoute, sans vouloir me mĂȘler de tes affaires,
j'aimerais bien comprendre...
Comment tu fais ça ?
- Quoi ? - L'électrocution, l'éclair.
L'électrocution ?
Quand on t'a trouvé, tu as failli nous électrocuter.
- J'ai blessé quelqu'un ? - "Patte-folle" a failli y rester.
- Mais il va bien maintenant. - Je vais bien.
Ne t'inquiÚte pas, il a toujours été un peu débile.
Ah, si j'étais électrique !
Tu sais combien de nazis j'aurais tué ? Des tonnes.
Je ne tue personne.
Tu sais combien j'en ai descendu depuis le début de la guerre ? 35 !
24 nazis et 11 fascistes.
Encore un hier, pas vrai Osva ?
Une balle dans le front et boum ! Il s'est effondré comme un sanglier.
Petite, et si tu nous rejoignais ?
Je ferai de toi une guerriĂšre. On prend vraiment du bon temps...
A tuer des gens ?
La guerre, c'est la guerre.
Assez, tu lui fais peur. Tu vois bien que ce n'est qu'une gamine.
Ăcoute... Israel, c'est ça ?
- Oui. - Tu vas le trouver, ne t'inquiĂšte pas.
Les juifs que les Allemands capturent, ils les emmĂšnent oĂč ?
Ils les mettent dans des trains et les déportent en Allemagne.
Ils les traitent bien ?
- Ils les tuent. - ArrĂȘte !
Ne l'écoute pas, la polio lui a fondu la cervelle.
Polio, mon cul !
Cette électricité que tu as, tu peux la lancer loin ?
- Encore ça ? - Fais-moi voir.
Il n'y a rien Ă voir.
Si tu me montres, je te jure de t'aider Ă retrouver ton ami.
- Vraiment ? - Parole de bossu.
Feu à volonté.
Non.
Tu es vraiment bornée, en plus tu pues !
- Et tu n'es qu'un connard arrogant ! - Et tu es spéciale.
Tu as un don.
Ce n'est pas un don.
C'est une malédiction.
Alors tu as peur de tuer quelqu'un ?
Au début, c'est difficile mais trÚs vite, la culpabilité disparaßt.
Je sais comment tu peux expier tes péchés.
- Comment ? - En te battant avec nous.
- Je ne suis qu'une artiste de cirque. - Moi, je ne suis qu'un bossu .
PoussiĂšre...
C'est quoi ce bordel ?
"Tourne la Terre, tout redeviendra poussiĂšre."
"Cendres, cendres."
"Tout redeviendra poussiĂšre."
- BĂątards ! - Fulvio !
Laissez-moi sortir.
Bande de bĂątards !
Misérables !
Sans-Poil ?
Par lĂ !
Sans-Poil !
Laisse-moi sortir.
Je ne te ferai pas de mal.
Je te fais rire ? Tu riras moins quand je te tuerai.
C'est ça, rigole bien ! Je vais te tuer, putain de nazi.
Je vais te buter, je vais te buter !
Maman !
Laissez-moi sortir !
Ils sont spéciaux mais rien d'exceptionnel.
Avec ce défilé de juifs,
ça grouille de boches, quel bonheur !
Tu aimes les feux d'artifice ?
- Oui. - Demain ça va tellement péter
que ce dégénéré d'Hitler pourra l'entendre.
- Ăa va pĂ©ter ? - Oui.
Imagine une explosion.
Et bien, 10 fois plus fort.
Et les juifs alors ?
Passe-moi les jumelles.
Ils font quoi ? Laisse-moi voir.
Mets-toi de cÎté sinon ils verront le reflet.
Tu vois quoi ?
Tu vas oĂč ?
ArrĂȘte, attends, Matilde !
Elle est folle.
- Mais elle va oĂč, lĂ ? - Elle cherche son pĂšre.
- Israel ! - Matilde !
Qu'est-ce que tu fais lĂ ?
Je savais que tu ne nous abandonnais pas.
- Je l'ai dit Ă tord Fulvio. - Va-t'en, ils vont te tuer !
- Je monte. - Non ! Ne monte pas !
Regarde.
Elle est vraiment stupide.
Ils vous emmĂšnent oĂč ?
- A la gare Tiburtina. - Va-t'en, laisse-moi !
Pars avec eux !
Ils vont tous au Zirkus Berlin.
ArrĂȘte-les, Franz est fou, c'est un assassin !
Allez klaxonne !
Descends, ne monte pas !
Non !
Matilde !
Nom de...
Cesira ! Cesira !
Mais elle va oĂč lĂ ? Pourquoi personne ne m'Ă©coute jamais ?
Halte !
Que fais-tu là , petite traßnée ?
Je veux monter avec eux.
- Qu'est-ce que c'est ? - Elle voulait monter dans le camion.
Elle a essayé de lui donner quelque chose.
Tu lui as donné quoi ?
Je suis juive ! Je suis juive !
- Prenez-moi, je veux ĂȘtre avec lui. - Son chapeau est tombĂ©.
- Tu lui as donné quoi ? - Juive, juive, juive.
Nazis !
Nazis ?
C'est qui, elle ?
Voyez-vous ça ?
Nazis...
Bande de vilains garçons....
Alors ?
- On joue Ă la guerre ? - Quoi ?
Je ne comprends rien.
- Tu as dit quoi ? - Tiens-moi ça une seconde.
Allez vous faire foutre !
CrĂšve, bĂątard !
Non ! No ! Israel !
Non !
Israel Non !
Non !
Enfoirés.
- Tiens, mange. - Merci.
Assez ! ArrĂȘte de manger nos rations.
A cause de toi, mon attaque et ma veste sont foutus !
- Je voulais partir avec Israel. - Tu aurais pu le sauver.
Pourquoi tu n'as pas grillé tous ces nazis ?
- Je ne veux blesser personne. - Alors va te faire foutre !
Va-t'en !
Tu ne sers pas notre combat, du vent !
Ne t'en mĂȘle pas.
Viens-lĂ .
- Tu me fais mal. - Vraiment ?
Bats-toi alors, foudroie-moi !
Défends-toi !
- Attaque-moi ! - Non.
- Pourquoi ? - Pourquoi pas ?.
Tu me fais mal.
- Poule mouillĂ©e, tu as peur ? - Tu me fais mal, arrĂȘte !
- RĂ©agis alors, foudroie-moi ! - ArrĂȘte, s'il te plaĂźt..
Montre-moi !
Pourquoi ? Réponds-moi !
Dis-moi pourquoi !
Pourquoi ?
Parce que j'ai tué ma mÚre.
J'ai tué ma mÚre.
Je n'ai pas fait exprĂšs.
Je n'ai pas fait exprĂšs. Je n'ai pas fait exprĂšs.
Nettoie-la et envoie-la au Borgne.
LumiĂšre !
C'est le Borgne.
- Salut. - Partez !
Raus.
C'est rien.
Donne-lui Ă manger.
Allez.
Vous connaissez le Zirkus Berlin ?
Jamais entendu parler, je ne sais rien, va-t'en.
Et Franz ?
Quel Franz ?
Franz le pianiste.
Le pianiste... le pianiste...
Ah oui...
Franz...
Merci.
Tout le monde le connaissait Ă Berlin.
Ils auraient pu l'écouter jouer pendant des semaines entiÚres.
Pauvre bougre, il voulait juste ĂȘtre soldat,
comme son pĂšre et son frĂšre.
Mais il est devenu monstre de foire.
Moi aussi, je suis un monstre de foire. OĂč est le mal ?
Oui mais tu n'as pas 6 doigts, Franz a 6 doigts
et il voulait se battre pour son pays.
- Et ? - Et ils ne l'ont pas voulu.
J'étais là ...
à l'examen médical militaire.
Les docteurs riaient en voyant ses mains.
Je m'en souviens.
Depuis ce jour, Dieu seul sait pourquoi,
il est convaincu que les monstres comme lui existent et qu'ils ont des pouvoirs.
S'ils ne répondent pas à ses attentes...
il les tue.
C'est son offrande Ă Hitler :
Une petite unité de super men dont il serait le chef.
Tu imagines ?
Moi non, je ne peux pas.
Mes amis sont avec lui.
Avec qui ?
- Avec Franz. - Qu'est-ce que tu me veux ?
Inconnu
Répondre
Une ombre est tombée sur le mouvement...
...pour donner au peuple allemand un nouvel idéal.
Bienvenue au Zirkus Berlin.
Feu !
Non, mon FĂŒhrer !
Excuse me.
Tu es qui ?
- Enchantée, je suis Matilde. - Ah ? Tu ressembles à une Dorothy.
- Tu cherches le Magicien d'Oz ? - Qui ?
Pour Franz. A lui remettre immédiatement.
Tout va bien ?
Rien de suspect ?
Qui c'est ?
Cencio est albinos, sale et se plaint tout le temps.
Tu l'as vu ?
Qui t'a laissée entrer ?
Non, je ne l'ai pas vu. Ciao.
Tu ne peux pas venir là , c'est interdit, pigé ?
Halte ! Halte !
Dégagez !
Halte !
OĂč es-tu ?
Diabolique...
Bienvenu au Zirkus Berlin.
Il me donne la migraine.
Mario ! Qu'est-ce que tu fous ?
T'es complĂštement malade !
Fermez-la !
C'est quoi ?
Non, rien.
Comment ça, rien ?
Mario, arrĂȘte !
Je vais te couper l'aubergine, sinon.
Mais quoi ?
Matilde !
Ils l'ont tuée !
Ces bùtards l'ont tuée !
Matilde !
Bande de bĂątards...
Vous voulez quoi Ă la fin ?
Enfin Ă la maison.
Mes 4 fantastiques.
L'heure est venue...
d'illuminer enfin vos rĂȘves.
Assassin !
Cheese !
En avant !
Avancez !
Les bagages restent lĂ .
Du calme.
Poussez !
Restez en rang !
Et bon voyage !
Heil Hitler !
Maréchal, c'est un honneur de vous rencontrer.
- Bonsoir. - Veuillez me suivre, je vous prie.
Je suis certain que le spectacle vous plaira.
Heil !
On rentre Ă la maison, Irina...
mais en vainqueurs.
Heil !
DĂšs notre retour en Allemagne,
je t'épouserai.
Tu as vu notre avenir ?
L'avenir commence maintenant, Irina.
Maintenant !
Heil Hitler.
Heil Hitler.
Mesdames et messieurs,
je ne jouerai pas pour vous ce soir.
Ce soir, je vais vous présenter quelque chose de plus important que la musique.
De quoi nous faire gagner la guerre.
Je vois le futur
et ce que je vois n'est rassurant ni pour nous,
ni pour l'Allemagne.
Mais la force de nos rĂȘves
peut changer le futur et je rĂȘve Ă©normĂ©ment.
Personne ne me croit,
Ă commencer par mon frĂšre.
Amon, tu me tolĂšres ici uniquement pour ne pas blesser notre mĂšre.
Mais tu as tort.
Vous avez tous tort.
Le futur de demain est différent de celui-d'aujourd'hui
grùce à moi car c'est moi qui les ai trouvés !
3 hommes et une jeune femme
vont projeter le IIIĂšme Reich dans l'avenir.
Il va jouer, je vous l'assure.
Mesdames et messieurs,
c'est avec un plaisir immense que je vous présente...
L'Homme-Loup, l'Aimant-Humain, l'Insecte...
et...
La Fille-Ălectrique !
Elle est vivante !
- Matilde ! - Matilde !
Fulvio ! Cencio ! Mario !
Je l'ai trouvé !
J'ai trouvĂ© Israel ! Je sais oĂč il est, Fulvio !
Vraiment, il est oĂč ?
Mario...
- Cencio. - Elle a trouvé Israel.
Je sais que c'est dur Ă croire
mais cette jeune fille et ces trois vagabonds
sont notre unique espoir.
Ălectrocute-le, montre-nous de quoi tu es capable.
Montre-leur que j'ai raison, que tout est vrai.
Les gants, enlĂšve tes gants.
Matilde !
- EnlÚve ces putain de gants ! - Matilde brûle ce tigre !
Matilde !
Ălectrocute-le !
Montre-nous tes pouvoirs !
Montre-moi !
Non !
Non ! Mario !
Fais ce que je te dis
ou je mets une balle dans la tĂȘte de cet abruti.
Avant de passer aux autres...
- Mr Franz, je vous en supplie, non ! - Un...
Tue-moi si tu es un homme, tue-moi, espĂšce de merde nazie !
Deux...
LĂąche !
Tue-moi, bĂątard... Je te buterai...
- Je ne peux pas. - Je vais tous vous buter !
Trois.
Tu nages dans la pisse, connard.
- Matilde. - Matilde.
Tu es tellement belle.
On en fait quoi des 4 ?
Brûlez-les !
Oui monsieur.
Vous voulez quoi Ă la fin ?
Pourquoi ?
Pourquoi ?
Et merde !
Allez vous faire foutre !
Ils vont nous brûler vifs.
Ouvrez-nous !
Pitié, laissez-nous sortir.
Ouvre-nous, fils de pute !
Ouvre la porte, connard ! Fais quelque chose, Fulvio.
Tout est de ma faute.
C'est ma faute !
- Mais fais quelque chose ! - Crache-moi dessus.
Enfonce-moi cette porte !
Tu es l'Homme-Loup ! Démonte cette porte !
Ăcarte-toi, Mati.
Ouvre cette porte, fils de pute !
Cencio ne peut pas mourir lĂ .
Le grand Cencio ne peut pas mourir comme ça.
- Je vais y arriver. - Je ne veux pas mourir brûlé !
Allez...
Ăa ne s'ouvre pas.
Fais quelque chose, Fulvio.
Franz.
Franz.
On y va ou quoi ?
Allons-y.
Mon Dieu...
Tout est vrai !
Je suis la Cassandre du IIIĂšme Reich.
Comptez pas sur moi pour rentrer lĂ -dedans.
- Tu veux te faire tirer dessus ? - Ăa fera peut-ĂȘtre moins mal.
Allez, on doit rattraper ce train.
- En voiture Simone ! - Allez Cencio !
Tu ne peux pas faire sauter quelque chose et on s'en va tranquillement ?
Faire sauter ? Tu me prends pour la défense anti-aérienne ?
Je ne sais pas comment ça marche.
Si tu as peur, j'irai seule.
Il a peur.
- Non, je n'ai pas peur. - Vas-y alors.
J'en ai vu des tas, des canons.
- On y va alors. - On arrivera directement.
- Ne m'électrocute pas. - Je ne toucherai pas.
HĂ©, Fu !
- Préviens avant de tirer. - OK.
Il nous faut un compte-Ă -rebours. Compte bien de 10 Ă 0.
Oui.
Allez Fu, tire !
Vous ĂȘtes prĂȘts ?
- Oui. - Non !
1
- Allez Fulvio, dĂ©pĂȘche ! - J'arrive.
Plus vite !
- Les voilĂ ! - Halte ! Halte !
Les soldats arrivent !
Allez, Mario !
Bon voyage mon ami.
VoilĂ le nain.
Une belle envolée !
Tu essaies de me tuer avec un nain ?
Allez.
Merde.
- Mario ! - Il est mort !
Me voilĂ !
Je te tuerai Ă mains nues.
Quel vantard tu fais !
Je t'ai bien dit que je te tuerai.
Bye bye.
Un bel enfoiré.
Tu finiras par me faire avoir une crise cardiaque.
Allons-y !
Franz, oĂč es-tu ?
Tu faisais quoi, bordel !
Je suis dans la merde !
- Je n'ai dit que la vĂ©ritĂ©. - Kesselring est blĂȘme.
Toute ta vie est un échec, tu ne vaux rien.
Tu te crois Allemand mais tu n'es qu'une merde.
- C'est... - Ne me touche pas !
C'est vraiment une belle veste.
C'est fini, Franz.
Tu repars Ă Berlin, je te l'assure.
Au revoir, mon frĂšre.
Allez !
Fulvio
Allez, vite !
Non, Fulvio !
Fu, arrĂȘte !
Ils vont nous tuer !
Merde !
Clébard crevé, Fu ! Sois maudit !
Tu as vu ce que j'ai fait, Mario ?
T'as failli te faire dessus, hein ?
- Et maintenant ? - Parfait, on y va !
Comment ça, parfait, Fu ?
On va oĂč ?
Attention ! Yessir !
Qui est le plus gradé ?
Sergent Bern Schmidt, monsieur !
OĂč est votre casque ? Mettez-le immĂ©diatement !
Appelez vos hommes, nous avons 4 fugitifs.
Mais nous sommes en patrouille.
C'est un ordre !
Yessir ! Lieutenant !
- Allez, vous avez entendu ! - Allons-y !
En avant !
En avant !
Franz, attends-moi.
Ăcoutez bien.
Voici le plan :
On saute sur le train, on trouve Israel,
on l'attrape et on se tire.
On saute oĂč ?
- J'en suis. - Moi aussi.
Encore heureux !
On verra si tu rigoles Ă lâatterrissage.
Préparez-vous.
Quel plan merdique.
3, 2, 1... C'est parti !
Pas mal, hein ?
Fils de pute !
Mais lĂąche- moi !
VoilĂ !
Non.
- Mon Dieu... - Non, arrĂȘtez.
Nous ne sommes que des artistes de cirque.
Salut, bande de connards.
Allez !
Miam-miam !
- Enfin Ă manger ! - A table.
Tout est comme dans mes visions.
Oui !
Allez, descendez.
Sortez tous.
Il y a un Israel ici ? Israel est lĂ ?
Cencio, aide-les, je vais ouvrir lĂ -bas.
Allez, descendez tous.
Israel... il y a un Israel ?
- Fulvio... - Israel...
- Israel ! Israel ! - Fulvio !
Mario ! Comment t'as fait ?
Cencio ! Et Matilde ?
Elle est lĂ .
- OĂč ça ? - La voilĂ .
Matilde.
Feu !
Non !
Matilde !
Matilde !
Non !
Matilde !
Matilde...
Allez, entrez !
Matilde !
Si je le pouvais, je t'embrasserai.
Quelle tristesse de ne pouvoir toucher personne.
Venez avec moi.
Je vous le jure, avec moi...
l'avenir sera meilleur que ce qu'on imagine.
Venez avec moi.
D'accord ?
Prenez-la.
Ces 3 lĂ aussi.
Le poilu, l'albinos et le nain.
Allez, les monstres !
Plus vite !
Laissez-le !
C'est un ordre.
Laissez-le ! Laissez-le !
- Non. - Halte ! Halte !
Halte !
- Elle est oĂč ? - Je ne sais pas, monsieur.
- Elle est oĂč ? - Avancez !
OĂč est Matilde ?
OĂč est Matilde ?
Dans ton cul !
Brûlez-moi ces ordures !
Cramez, bĂątards !
Prends ça !
Envoyez les grenades !
Allez !
Brûlez !
- Par oĂč, Fulvio ? - LĂ !
Passe en dessous.
Tirez !
Venez, enfoirés de nazis !
Bravo.
Le tank !
Le tank !
Visez le tank !
- Franz ! - A l'abri !
Visez les arbres !
Sniper !
Visez les arbres !
Feu !
Allez !
Feu ! Feu !
Allez, les gars !
BĂątards !
Crevez, ordures !
Un médecin !
Fulvio !
Matilde, reste avec moi...
- Reste-lĂ . - Je suis lĂ .
Allez !
On fait quoi ?
Mario !
Ăa va, allez !
Pas de panique.
Tirs de barrage !
Feu !
A l'assaut !
Cramez !
Sortez la catapulte !
Fils de putes !
Non !
A l'abri !
Visez la mitrailleuse !
Détruisez cette mitrailleuse !
Les grenades sont prĂȘtes.
Allez en enfer !
J'en ai plein le cul !
Désolé, les gars.
Feu !
LĂ dans les arbres, feu !
Feu !
Ils arrivent !
Patte-Folle, ne les laisse pas passer !
La vache tueuse, allez !
Vous tirez oĂč ?
ArrĂȘtez le tank !
Sara !
No !
Crevez tous !
Patte-Folle, la vache tueuse !
Surprise, connards !
Du calme, restez calme !
Tenez la position !
On y va !
Pas de panique !
Regarde !
Bien joué, Cencio !
Venez !
Sortez !
Il y avait un petit garçon qui n'arrĂȘtait pas de pleurer dans le train.
Il mâa fait penser Ă toi quand je tâai trouvĂ©.
Tu te souviens ?
Qu'est-ce que tu braillais...
Mati...
tu n'as rien Ă craindre.
Tu comprends ?
Tu n'as rien Ă craindre.
"On se verra l'année prochaine..."
"...à Jérusalem".
Non ! Non !
Israel ! S'il te plaĂźt, non !
Israel ! je t'en prie, non !
Calme-toi.
Tirez sur le tank !
Allez !
Démarre !
- Impossible ! - Comment ça, impossible ?
Ăa dĂ©marre pas !
Feu !
Feu !
Compagnie, feu !
BĂątards !
Patte-Folle !
- Salaud ! - Antonio, Ă terre !
A l'abri Antonio !
A terre !
A terre !
Antonio !
J'ai dit Ă l'abri, bordel !
Tu ne m'écoutes jamais !
Victoire !
On a gagné !
Halte !
Mais que...
C'est un monstre !
C'est quoi, ça ?
Feu !
Non !
Matilde !
Merde !
Emmenez-le.
On peut sortir ensemble alors ?
Juste pour savoir, je me suis déjà engagé...
- Avec qui ? - MĂȘle-toi de tes fesses.
Viens lĂ .
Et nous, on fait quoi Fulvio ?
On tient la chandelle, Mario.
Pardon, pardon...
C'est fini,allez...au lit !
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