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...
Il siffle.
...
-Papa ?
Ca va ?
Tu bois tout seul, maintenant ?
-She may be the face I can't forget
A trace of pleasure or regret May be my treasure
Or the price I have to pay
She may be the song That summer sings
May be the chill That autumn brings
May be a hundred different things
Within the measure of a day
...
-Jeanne ? N'ayez pas peur. Je veux juste vous aider.
-C'est bon. -Vous ĂȘtes blessĂ©e.
-Ca va, je vous dis.
-OK.
Ecoutez, c'est ridicule.
Laissez-moi faire.
-Je suis encore de garde le week-end prochain.
J'en peux plus de ce planning.
-Tu veux quoi ? -Ca y est,
je me souviens de tout.
Je ne suis pas folle.
Tu t'en tireras pas comme ça. T'entends ?
Je me souviens de tout.
-On a fait l'amour, Jeanne. -Non, tu m'as droguée.
Et tu m'as violée.
Je pouvais pas bouger. Mais j'avais les yeux ouverts.
-La police a arrĂȘtĂ© l'enquĂȘte.
C'est terminé.
-Quoi ?
-Pardon.
Tu savais pas ? L'affaire est close.
J'ai été compréhensif et patient.
Mais maintenant, ne t'approche plus de moi.
-Bonjour. Je voudrais voir les lieutenants Artaud et Becker.
-Je les préviens. Attendez là .
-Merci.
Lieutenant Becker ? -Mme Sarlat ?
-Mon affaire a été classée ? -Comment le savez-vous ?
-Thomas Villeneuve vient de me l'apprendre.
-On allait vous contacter.
Son avocate nous a appelés.
Je suis vraiment désolé que vous l'ayez appris comme ça.
Au revoir, Mme Sarlat.
-Non. Vous pouvez pas abandonner maintenant.
Ca y est, je me souviens de tout, des moindres détails.
-Ah bon ?
Mais tout vous est revenu comme ça, d'un coup ?
-Non, j'ai fait une séance d'hypnose avec ma psy, et j'ai tout revécu.
-Ecoutez, je suis désolé, légalement, ça n'a aucune valeur.
Sauf si vous avez un souvenir qui peut nous ĂȘtre utile.
-Non, j'ai pas de preuve, mais ma psy veut bien témoigner.
-En France, les témoignages sous hypnose ne sont pas admissibles.
Euh... C'est mĂȘme un petit peu mal vu.
-Alors, il va s'en tirer comme ça ?
-Si vous avez un Ă©lĂ©ment solide, on relancera l'enquĂȘte.
Mais sinon...
Au revoir, madame.
-Chloé ? Chloé ?
Ta soeur s'est pris la tĂȘte avec Villeneuve.
-A la clinique ? -Oui.
-OK. Merci. -Je t'en prie.
Sonnerie de téléphone
...
-AllÎ, Chloé.
Ecoute-moi. L'enquĂȘte est close.
-Il s'est passé quoi, à la clinique ?
-GrĂące Ă l'hypnose, tout m'est revenu.
J'ai revécu chaque instant. Il m'a violée.
-Attends, Jeanne.
L'hypnose, ça prouve rien.
*-Sans rien de concret,
il va s'en tirer.
Quelle drogue il a pu utiliser ? Quelque chose qui se dissipe
dans le sang en 24 heures.
-Je sais pas.
Il y a plein d'anesthésiants qui ont des effets similaires au GHB.
*-Vous en avez,
Ă la clinique ?
-Je sais pas.
*-Il a accÚs aux médicaments.
C'est hyper facile d'en piquer. *-C'est possible.
Mais comment tu veux le prouver ?
-Je te laisse.
-Vous allez vous moquer.
Comme les personnes ùgées,
je mets toujours une clé dans un pot de fleurs.
C'est totalement incohérent, mais bon, je fais ça.
-T'as pas pris
sa déposition ?
-Quelle déposition ?
C'est des souvenirs. Il n'y a rien de concret.
-Il pourrait y avoir quelque chose pour coincer ce mec.
Gémissement de douleur
-Ca va ? -Beaucoup de coups de pied.
-Tu dois te reposer, maintenant.
L'affaire est classée.
Morgane, attends.
On ne peut plus enquĂȘter. On va se mettre le procureur Ă dos.
-On doit laisser ce violeur faire d'autres victimes ?
-T'as les hormones en ébullition.
-Quoi ? Les hormones ? -Oui.
-Genre je m'énerve à cause de mes hormones ?
Ca fait 10 ans que je bosse avec un misogyne ?
-OK, tu la crois. J'ai compris.
Ca change quoi ? Rien.
Aux yeux de tous, Thomas Villeneuve
est innocent.
On frappe Ă la porte.
-Oui, Thomas ?
-J'aurais dĂ» prendre rendez-vous.
-Non, tout va trĂšs bien.
-Je peux ? -Oui.
-Je vous annonce que l'affaire
a été classée sans suite.
C'est terminé.
-TrĂšs bonne nouvelle. Je suis ravie.
Vous devez ĂȘtre soulagĂ©.
-Ca m'a beaucoup chamboulé.
La prof de mon fils a des problĂšmes psychologiques.
-J'aurais été navrée de vous remplacer.
-Merci.
On peut peut-ĂȘtre reparler de l'avenir ?
-Evidemment. Je contacterai le conseil d'administration
et j'appuierai personnellement votre candidature.
-Merci pour votre confiance.
Désolé encore
pour le déjeuner. -Il y a pas de mal.
-Bonne journée.
-A vous de mĂȘme.
...
Claquements de talons
...
-T'es ailleurs.
Pour les nuits de garde,
t'as plus l'Ăąge.
Allez, rentre.
On t'appellera. Allez.
-T'es sûr ? -Oui, je suis sûr.
-Je suis joignable. -Oui.
On veut plus de toi.
...
Aboiements féroces
... -Tais-toi.
...
ArrĂȘte.
Il bĂąille.
...
-Maison.
...
Allez, avance.
Allez, bouge.
Il klaxonne.
...
Il souffle.
Alors ? Oh !
...
Bonjour, Mme Létang. -Bonjour.
C'est rare de vous voir en plein aprĂšs-midi.
-Votre mari, ça va mieux ? -Oui.
Merci pour le numéro du spécialiste.
Il a pris RDV. -Formidable.
...
-Bonne journée.
...
Claquement de porte
Elle halĂšte de peur.
...
-Lucas ?
...
-Je sais comment l'avoir, Seb.
-Qu'est-ce qui s'est passé ? -J'ai trouvé une preuve.
De la drogue, dans son bureau.
-De la drogue ? De quoi tu parles ?
-J'ai cherché.
C'est un anesthĂ©sique d'hĂŽpital qui a les mĂȘmes effets que le GHB.
-T'es allée chez lui ? -Oui.
-Tu réalises ? -J'ai une preuve.
-Si quelqu'un t'a vue, t'es dans la merde.
-J'ai besoin de toi. -Putain...
-Tu peux m'aider ? -Tu crois quoi,
en fait ?
Que je peux me pointer sans commission rogatoire ?
Il me faut l'ordre d'un juge.
-Seb,
il faut que tu l'arrĂȘtes.
J'ai besoin de toi, lĂ .
-ArrĂȘte.
Stop, d'accord ?
ArrĂȘte avec tout ça, maintenant.
-OK.
-Jeanne, qu'est-ce que tu fais ?
Il souffle.
Oui, c'est moi. Faut que je te voie.
-Elle est entrée chez Villeneuve ?
C'est pas possible.
-Elle est tĂȘtue, tu la connais.
-Je sais plus si je la connais.
-Elle a pas pu
inventer avoir vu des fioles.
Ca tient la route, pour toi, cette histoire d'anesthésiant ?
-Evidemment.
C'est mĂȘme moi qui lui en ai parlĂ©.
-OK.
-Attends, te laisse pas entraĂźner lĂ -dedans.
Tu risques ta carriĂšre si tu vas chez Villeneuve.
Il soupire.
-Si Jeanne a raison, on peut le coincer.
Je dois faire quelque chose. -Si elle te demandait
de sauter du haut d'un pont,
tu le ferais ? -Oui, c'est Jeanne.
-Ca marchera plus entre vous, Seb.
Pourquoi tu cĂšdes
toujours, avec elle ?
On se ressemble.
On pense toujours aux autres.
Mais je veux pas que tu foutes ta carriĂšre en l'air pour ma soeur.
-Salut, Yann.
-Ca va ? -Ouais, ouais, ouais.
Euh... C'est Jeanne. Tu sais, on...
On parlait de Jeanne.
-Elle nous laisse pas de répit.
-Oui, j'ai l'impression.
-Bon. Ben, je... Je vous dérange pas plus.
Du coup, on se... On se tient au courant.
-Oui, on se tient au courant.
-Qu'est-ce que Seb faisait ici ?
-Il te l'a dit. Il est venu me parler de Jeanne.
Quoi ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
Jeanne a demandé à Seb de perquisitionner chez Villeneuve.
-Ne rentrez pas dans son jeu. Elle peut vous attirer des emmerdes.
-Yann, c'est ma soeur.
-Elle part
en vrille.
Tu le vois bien, non ?
Je comprends que tu veuilles l'aider, mais tu dois penser Ă toi,
et Ă nous.
Elle est ingérable.
Elle va finir par te faire du mal.
...
-Papa, enfin !
Je l'adore, Nanou, mais elle garde mon portable pendant le dĂźner.
-Non ? C'est pas cool.
-C'est pas la mort, mais c'est relou.
Je rentre quand ? -Demain. Tout s'arrange.
-Comment ça ?
-Les charges ont été abandonnées. Ta prof a raconté n'importe quoi.
-Tu crois qu'elle va se faire virer ?
-J'en sais rien, mais tout ça est derriÚre nous.
-Alors, je peux rentrer ? -Ce serait pas cool pour Nanou.
Mais demain, je m'occupe des vacances.
Ca te va ? -OK.
-Bonjour, maman.
-Ah ! Bonjour,
mon grand. On ne t'attendait plus.
Tiens, mon chaton.
Va parler Ă ta Yasmine.
-Merci, Nanou.
-Ca va mieux ?
L'esclave de son portable !
Qu'est-ce qu'il y a ?
-Une femme t'accuse de l'avoir violée ?
Tu crois que je ne l'aurais jamais appris ?
-Maman, je suis désolée.
-Qu'est-ce que t'as fait ?
-Ecoute, j'aurais dû t'en parler, mais aucune raison de s'inquiéter.
C'est terminé.
Tu peux me faire confiance, hein ?
Tu connais ton fils.
Il textote.
...
Claquement de portiĂšre
Pas, à l'extérieur
...
...
Mer agitée
...
-Non.
Non.
Non, non.
Elle halĂšte de peur.
Non.
-Chut.
Elle sursaute.
Elle halĂšte.
...
Elle souffle.
Il soupire.
Il souffle.
Il sonne.
-Seb ?
Profond soupir
-On s'est promis de se soutenir.
-Oui. -Je peux pas
perquisitionner chez Villeneuve sans commission rogatoire,
mais je vais en obtenir une.
Et on va le coincer.
-Oh, merci, Seb !
Merci.
Propos indistincts d'enfant
...
Hello.
Comme on est mercredi, je peux emmener les enfants au zoo ?
-Oui, ça va leur faire plaisir. Entre, je vais faire du café.
C'est quoi, cette histoire de perquisition ?
-C'est Seb qui t'en a parlé ?
-Jeanne, tu... Tu réalises ce que tu lui as demandé, là ?
Ce qu'il risque ?
-Enfin, ça te regarde pas.
-C'est tout ce que tu trouves Ă dire ?
-Il est grand. Il sait ce qu'il fait.
-Il peut pas
se mettre en danger comme ça.
-Villeneuve cache de la drogue. Il n'y va pas pour rien.
-Il a accepté ?
-Il a accepté de m'aider, oui.
On frappe.
-Oui, entrez.
-On peut se parler ?
-Un café ? -Euh... Non merci.
-Je vous écoute. Asseyez-vous.
-Un informateur m'a filé un tuyau sur un trafic de médocs.
Je voulais organiser une perquise.
-Quoi comme médocs ?
-Anesthésiants, dérivés d'opium,
somnifĂšres.
Le suspect les volerait Ă la clinique,
et les revendrait au marché noir.
-Vous avez un suspect ? -Oui,
le Dr Thomas Villeneuve.
Selon mon indic, il a des médicaments cachés chez lui.
-Vous ĂȘtes sĂ»r de votre coup ?
-Oui, je crois
à la fiabilité de l'info. -TrÚs bien.
Je vous suis. -Merci, commandant.
-Autre chose ? -Non.
-Alors, comment
ça a été ? -TROP BIEN.
-C'est vrai ?
-On a mĂȘme assistĂ© au repas des lamantins.
-Comment ils vont, mes monstres ? -Bien.
-C'est quoi, ça ?
Vous avez volé des animaux au zoo ?
-Non, c'est tata qui nous les a achetés.
C'est pas des vrais, c'est des peluches.
-Grùce à ça, on sauve des animaux.
-Exactement. -Tu peux dĂźner avec nous ?
-Allez, s'il vous plaĂźt.
-Je voudrais pas
vous déranger.
-Non, pas de souci.
-OK. -On y va ?
-Tu me montres
cette belle peluche ?
-Bonne soirée. -Bonsoir.
-Morgane, tu sais qu'une perquise part chez Villeneuve ?
-Non. Pour quel motif ? -Trafic de médicaments.
-C'est qui, l'officier en charge ? -Fiorelli, des stups.
-OK.
Attendez, stop.
C'est vous, la perquise ? -Oui.
-Fiorelli ? -Non.
-Il est oĂč ? -DerriĂšre.
-OK.
-Il se passe quoi ? -T'es Fiorelli ?
-Oui, pourquoi ?
-Je te reconnais. -OK.
On y va. -T'es l'ami de Jeanne.
J'ai vu ta photo.
Tu joues Ă quoi ? -Je joue pas.
On a une information fiable sur un trafic de médocs.
Villeneuve est impliqué. -L'info vient de Jeanne ?
Tu crois trouver quoi ?
-Et toi, tu joues Ă quoi ?
Vous avez laissé un coupable en liberté.
Maintenant, je vais y aller.
-Je viens. -Pas question.
-Je connais Villeneuve. -Non...
-Papa ? -Oui.
-Je commence Ă 9h. Tu m'amĂšnes ?
-Tu retournes déjà au lycée ? -Oui, t'as dit que c'était réglé.
-Oui, mais les gens n'ont pas oublié.
-J'ai un argument pour les rembarrer. -C'est pas faux.
Ca va, avec Yasmine ? -Oui. Pourquoi ?
-Avec ce qui s'est passé...
-Tu m'as bien fait le cours sur la contraception,
ça va.
-"Remarquable essai,
trÚs bien documenté et argumenté."
Bravo.
"En quel sens le désir amoureux est-il un désir de possession ?"
Bizarre comme sujet.
-Sartre, "L'Etre et le Néant". Ca te dit rien ?
C'est la thématique de son oeuvre.
D'oĂč la disserte.
-Jean-Paul, il en dit quoi ? -Au moins, tu connais
son prénom. -Oui.
-Selon Sartre,
le véritable désir amoureux est le désir de posséder quelqu'un,
en tant que liberté, et non en tant qu'objet.
-Toi, je veux savoir, qu'est-ce que tu en penses ?
Qu'est-ce qui guide le désir amoureux ?
-Pour Sartre, le postulat de départ était faussé,
puisque l'amour s'oppose forcément
Ă la possession, quelle qu'elle soit.
...
-Bon. On va manger. J'ai faim.
-Papa ? -Oui.
Des chiens aboient, dehors.
C'est quoi ?
On sonne et on tambourine Ă la porte.
...
-Police nationale. On vient pour une perquisition.
-Pourquoi ? L'affaire est close.
-Trafic de médicaments.
-C'est n'importe quoi,
tout ça. -On verra.
-Allez-y, les gars.
Restez avec M. Villeneuve et le jeune homme.
-Lucas, ça va ?
Il a besoin de son inhalateur.
Il fait de l'asthme.
-Accompagnez-le.
-Respirez bien.
-Mon avocate
va venir.
-D'accord.
-J'arrive. -Mets-toi lĂ .
Il halĂšte.
...
-Ils se sont endormis en deux minutes.
-J'ai réussi à venir à bout du tag sur ta voiture.
-Merci, Yann.
-Alors, tu comptes reprendre les cours avant les vacances ?
-Ben, j'espĂšre.
J'aimerais accompagner
mes élÚves jusqu'au bac, mais c'est pas moi qui décide.
-Et avec le fils de Villeneuve ?
-Yann,
t'es lourd.
-OK, je me tais.
Ah oui, vous avez Sébastien pour parler de tout ça.
-Sébastien ? Pourquoi ?
-T'es vraiment un gamin.
-Vraiment.
-Vous me faites chier.
-Vanessa, merci.
-Vous n'avez pas réussi à prouver le viol.
Alors, vous fouillez chez lui.
C'est du harcĂšlement. -Ah oui ?
On a une commission rogatoire. -Peu importe.
Vous n'allez rien trouver.
Il est innocent.
On en reparlera.
-Oui, on verra.
Excusez-moi.
-Tu sais pas
oĂč chercher ? -T'inquiĂšte.
-C'est quoi ?
Ils ont tous les droits ? -Calmez-vous.
Ca ne va pas plaider en leur faveur.
-J'ai Lucas qui fait une crise d'asthme, juste à cÎté.
-T'es un peu plus qu'un vieil ami, non ?
-Je prends le relais. Merci.
-Pas de souci.
-C'est pas agréable,
mais on n'a pas le choix, on doit collaborer.
Vous n'avez rien Ă vous reprocher, Thomas, n'est-ce pas ?
Thomas ?
-Non.
Non, bien sûr que non.
-M. Villeneuve ?
-Oui.
-Pourquoi il y a un tiroir
qui s'ouvre plus que l'autre ?
-Je ne sais pas.
-OK.
Celui-lĂ , vous pouvez l'ouvrir
complĂštement ?
J'ai peur de l'abĂźmer.
-Bien sûr.
Il force le tiroir.
...
Je pense que c'est la vis qui est juste ici.
VoilĂ .
-Vous cachez quoi,
lĂ -dedans ?
-Rien, vous voyez bien.
...
Sifflement d'air
...
Claquement de fermeture
Alors ? Vous avez trouvé quelque chose ?
-M. Villeneuve.
-A bientĂŽt.
-Merci, Vanessa. Je sais pas ce que je ferais sans vous.
-Je n'ai fait que mon travail.
-Non, c'est bien plus que ça. Et j'en suis totalement conscient.
On se voit demain ? -Si vous voulez.
-Alors, Ă demain. -A demain.
-Qu'est-ce qui se passe ?
Ca a l'air super tendu avec Yann. C'est pas Ă cause de moi ?
-On n'est pas un couple heureux, une famille parfaite.
On t'a pas attendue pour avoir des problĂšmes.
-Pourquoi tu m'en as pas parlé ?
-Parce que
c'est pas facile.
Et puis, c'est jamais le moment.
-Enfin, je suis là . Parle-moi, je t'écoute.
*Sonnerie -Vas-y.
Ca doit ĂȘtre Seb.
-Pardon, excuse-moi.
Soupir de désespoir
Il n'a rien trouvé.
-Putain.
-Ca va mieux ?
Mme Sarlat a inventé tout ça.
-Ah bon ? Pourquoi ?
-Depuis l'autre soir,
elle s'est persuadée que je lui ai fait du mal.
Elle me considĂšre comme son ennemi.
-C'est à cause de cette soirée ensemble ?
-J'ai fait une grosse erreur.
Il faut faire attention aux femmes qui entrent dans notre intimité.
Si on se trompe, les conséquences sont désastreuses.
On va surmonter ça ensemble.
Viens.
On est plus forts que ça.
-Vous avez du nouveau ? -Oui.
Asseyez-vous.
Alors...
Hier soir, il y a eu une perquisition chez Thomas Villeneuve.
Vous ĂȘtes au courant ?
Je sais que vous l'ĂȘtes, et je connais votre lien
avec le lieutenant Fiorelli.
Mais ça, peu importe.
La perquisition n'a rien donné.
Mais ça a mobilisé 6 hommes. Donc, le procureur veut des comptes.
Il va y avoir une enquĂȘte interne.
Jeanne...
Votre désir de justice, moi, je le partage.
Je vous comprends.
Et, ça reste entre nous, je vous crois.
-Vous me croyez ? Alors, pourquoi vous faites rien ?
-On ne peut rien faire. ArrĂȘtez de faire des vagues.
Sinon, ça va retomber sur vous et sur le lieutenant Fiorelli.
Vous comprenez ?
-Oui.
-J'abandonne pas. J'ai les mains liées.
J'ai besoin de temps. Mais j'abandonne pas.
-Merci.
-Que vous n'ayez rien trouvé
et que votre informateur soit un tuyau percé,
sincĂšrement, je m'en fous.
Ca peut arriver. En revanche,
vous m'avez menti, Fiorelli. Et ça, je vais pas le laisser passer.
-J'essayais de coincer un violeur.
-Un présumé violeur,
accusĂ© par votre ex, ce que vous vous ĂȘtes bien gardĂ© de me dire.
Artaud et Becker
ont dĂ©jĂ enquĂȘtĂ©, sans rien pouvoir trouver.
-C'est pour cette raison que j'ai pris cette initiative.
-C'était une erreur.
Vous allez passer en commission de discipline.
Vous pouvez y aller.
On frappe Ă la porte.
-Entrez.
-Vous m'avez demandé ?
-Asseyez-vous, Thomas.
-Quelque chose ne va pas ?
-Comment vous dire ?
A la clinique, tout se sait.
La police vous a rendu une petite visite,
hier soir ?
-Oui, mais c'est un malentendu. -Je n'en doute pas.
Seulement, vous m'aviez dit que cette histoire était terminée.
-OĂč voulez-vous en venir ? -A votre promotion.
Ben oui, Thomas, avec ce qui vient de se passer,
difficile pour moi de proposer votre candidature au poste de chef.
-C'est votre décision.
Claquement de porte
-Bonjour. -Bonjour.
-Ca va mieux ? -Oui, merci.
Excusez-moi pour la derniĂšre fois.
-Pas de problÚme. Un café ?
-Une prochaine fois.
-Parce que j'ai une nouvelle machine à café.
-Vous m'aidez ? -OK.
-Vous avez vu l'état de Lucas,
pendant la perquisition ?
A la clinique, ils croient que je suis coupable.
J'attendais une promotion depuis 2 ans.
Jusqu'oĂč ça va aller ?
-Je comprends.
-Je l'ai pas violée !
Je suis un type bien. Je sauve des vies.
Il faut porter plainte
pour harcĂšlement, diffamation.
Elle ne doit pas s'en sortir impunément.
-Je comprends votre colĂšre, mais examinons la situation
avec calme.
Commençons par le harcÚlement.
Nous n'avons pas assez d'éléments pour engager une procédure.
-Et la perquisition ? -Il y aura
une enquĂȘte en interne. Et si Mme Sarlat vous a dĂ©noncĂ©...
-Je veux qu'elle paye.
On l'attaque. -Non, ce n'est pas de mon ressort.
C'est le procureur qui engagera des poursuites contre elle.
Quant à la diffamation, c'est à vous de décider.
On en a déjà parlé. C'est une procédure longue.
TrĂšs longue.
Il soupire.
-Ecoutez,
Vanessa...
Vous ĂȘtes la meilleure. Je compte sur vous, vous comprenez ?
Je veux juste qu'elle arrĂȘte de me pourrir la vie.
-Oui, bien sûr.
-Et quand tout ça sera derriÚre nous,
on fĂȘtera ça, tous les deux.
Je vous invite Ă dĂźner, d'accord ?
-Attendez, comment c'est possible que vous ayez rĂȘvĂ© de moi ?
Laisse... Laisse parler Rose.
Oui, je t'écoute.
Tous les trois dans le bassin des otaries ?
Il est super, ton rĂȘve.
Et toi ?
Ah oui... Pas mal, non plus.
Vous savez quoi ?
Peut-ĂȘtre que mercredi prochain, enfin je vais demander Ă maman,
mais si elle est d'accord, on pourrait se faire un ciné ?
Vous en dites quoi ?
Hein ?
Attila ?
Attila ?
Qu'est-ce que vous avez envie de voir ?
Je vous laisse vous mettre d'accord sur le film, et on se rappelle.
Ah, tiens, des arums !
C'est mes fleurs préférées.
Mais Attila est allergique.
-Attila ? Vous avez déjà un amoureux ?
-Oui, un gros matou roux qui adore manger des arums.
Il a déjà failli y rester.
...
Sous-titrage ST' 501
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