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Original subtitles

Haniwa !

Kofun !

Content de vous voir.

Tu es...

Jerlamarel.

Votre père.

J'ai su que la reine et ses Traqueurs avaient trouvé les Alkenny

et j'ai craint le pire.

Laissez-moi vous regarder.

Votre voyage a dû vous épuiser.

Venez, je vais vous installer.

La Maison de la Lumière.

J'ai jamais rien vu de tel.

Le bâtiment était quasi-intact.

C'était une prison, donc bâtie pour durer.

J'ai mis des années à construire un générateur.

On a de l'électricité pour la lumière, l'eau chaude,

le chauffage.

Tout le monde a hâte de vous rencontrer.

Tout le monde ?

C'est moi.

Je vous présente vos frères et sœurs.

Haniwa, Kofun, vous avez réussi !

Je suis Arleman.

Votre frère.

Voici Sheva.

Nonni.

Sammy.

Bienvenue.

Sheena.

Bienvenue.

Et ces deux monstres,

ce sont Hiyah et Hobeth.

Vous devez avoir faim.

Allons manger.

Pour ce repas et pour la famille qui le partage avec nous,

y compris nos tout nouveaux frère

et sœur,

nous rendons grâce.

Attaquez.

Maintenant, vous devez vous reposer.

Voici ta chambre.

Kofun sera juste à côté.

Voici tes affaires.

Ton lit.

C'est un tableau de Claude Monet.

Enfin, pas le vrai tableau. C'est une reproduction.

Magnifique, n'est-ce pas ?

Oui, très joli.

J'ai gardé le meilleur pour la fin.

Voici vos douches.

Et dans cette bouteille,

votre savon.

L'eau est chauffée.

Oui, on l'a lu dans les livres.

Vous verrez, c'est plus agréable à vivre qu'à lire.

Kofun,

je te montre ta chambre.

On est censés dormir là-dedans ?

Faut croire.

Pourquoi on dort pas tous ensemble ?

C'est ce que je me demandais.

Viens, couche-toi.

C'est si chaud, sans qu'il y ait de feu.

Papa me manque.

Il me manque aussi.

Tu crois qu'on le reverra un jour ?

J'en sais rien.

On l'a laissé tout seul,

après tout ce qui s'est passé avec maman.

Je sais pas ce qu'on fait lĂ .

Que personne ne lui parle.

Ni ne l'approche. Surveille-la comme si ta vie en dépendait.

C'est le cas ?

Oui.

Vous aviez raison.

Vous m'aviez prévenu que tôt ou tard,

je regretterais d'avoir soutenu

le règne ininterrompu de votre sœur.

Mais je doute que même vous auriez pu prédire

Ă  quel point vous auriez raison.

Chacun de ces soldats a perdu un parent, un enfant,

un frère, une sœur, une épouse.

Chacun d'eux pourrait prendre la tĂŞte d'une mutinerie contre elle,

ou contre nous.

S'ils venaient Ă  apprendre ce qu'elle a fait,

ce serait inéluctable.

Si ?

Comment peut-on l'empĂŞcher ?

Les seuls Ă  ĂŞtre au courant sont vous, moi,

votre sorcier,

et la complice de votre reine, qui est sous bonne garde.

Et la reine elle-mĂŞme.

TĂ´t ou tard, vos hommes voudront avoir des nouvelles de leur reine.

Et alors, comment garder le secret ?

Elle ne doit pas ressortir de ce bâtiment en tant que reine.

Que cela signifie-t-il ?

Cela signifie que deux solutions se présentent à nous.

Soit elle en ressort après avoir abdiqué de son plein gré,

accepté sa sœur

comme successeuse, et s'être soumise à son autorité,

soit

elle n'en ressort pas du tout.

Elle n'abdiquera jamais, quoi que tu lui dises.

Rien de ce que je pourrais dire ne la persuadera.

Il faudra donc que vous essayiez.

Tu es avec la princesse Maghra ?

Le Traqueur compte sur toi pour me surveiller.

Ça doit vouloir dire que tu as prêté allégeance à l'un d'eux.

Probablement à elle, vu le mépris

dans lequel il te tient.

Tu ferais mieux de te taire.

Hier encore,

j'étais la propriété

du plus brutal des hommes.

J'y ai consenti car c'était la solution la moins pire,

jusqu'au moment où ça ne l'a plus été.

Tu lui dois quoi, au juste ?

Ta loyauté, peut-être. Mais ton obéissance ?

Ton avenir, ta vie ?

Comment est-ce possible ?

La reine m'a clairement expliqué ce que je gagnerais à régler ce problème.

Je vais clairement t'expliquer

ce que tu gagnerais si tu m'aidais à le régler.

C'est bien d'ĂŞtre le lieutenant d'une princesse,

mais c'est bien mieux d'ĂŞtre le lieutenant d'une reine.

Qu'est-ce que c'est ?

Lis.

Il fut un temps,

avant tout ça,

oĂą on pouvait compter sur toi pour entendre raison.

Je me souviens quand ma sœur était comme ça.

Et aujourd'hui, j'espère qu'elle vit encore en toi,

que tu accepteras la réalité de sa situation

et que tu feras la chose qui s'impose.

Renoncer au trĂ´ne.

Appose ton sceau.

Avalise-le.

Lis-le aux hommes aujourd'hui,

maintenant.

Et accepte

de devoir vivre sous mon autorité

de reine.

Tu as dĂ» bien fantasmer en entrant ici

à penser que j'allais faire ça pour toi.

Pour moi ?

Fais-le, ne le fais pas...

Je te fais cette offre par clémence, et en souvenir de notre père.

Que tu l'acceptes ou pas, c'est ton choix.

Non, ce n'est pas mon choix.

Tu le sais.

Je ne peux pas renoncer comme ça.

Je ne peux pas négocier sous la contrainte pour sauver ma vie

ou pour donner un sens tant attendu Ă  la tienne.

Ce sont les dieux qui décident.

Et alors, la mort doit en être témoin.

Ou il n'y a pas de succession, de majesté, de légitimité.

Rien qu'un mensonge minable décidé entre gens minables.

Si vous voulez ma divinité,

l'un de vous devra avoir le courage de me tuer.

La loi des dieux, la voix des dieux, la parole des dieux.

C'est fou comme ils s'alignent sur tes désirs,

au moment voulu.

C'est normal que tu finisses ta vie dans un tel endroit.

Déclarant que les dieux sont de ton côté

quand le malheur te prive de tout ce que tu t'es octroyé

petit Ă  petit.

La proposition d'abdiquer tient toujours.

Fais-le, ne le fais pas.

Le choix te revient entièrement.

Vous avez dormi ?

Pas vraiment.

Je m'en doute.

Vous avez tout laissé derrière vous.

C'est normal de se sentir un peu perdu.

Mais je vous promets que l'inverse est vrai.

Vous ĂŞtes en famille, maintenant.

Venez, je vous fais visiter.

Voici la salle d'études.

Nous avons tant Ă  apprendre. N'est-ce pas ?

Et voici

le librarium.

J'ai mis presque 10 ans Ă  rassembler ces livres.

Sciences, mathématiques,

médecine,

histoire,

géographie,

ingénierie, littérature.

Nos ancêtres se sont appliqués à documenter

leurs connaissances et leurs exploits pour la postérité.

Comme s'ils avaient pressenti que ça nous serait utile.

J'ai tant Ă  vous transmettre. Ce don que nous avons...

On a parfois le sentiment que c'est une malédiction, pas vrai ?

Chaque jour, nous voyons tout ce potentiel gâché

dans ce monde,

en nous-mĂŞmes.

Et on se sent seul.

Ah oui ?

Tu sais bien.

On a dĂ» cacher tout ce dont on est capables

Ă  tout le monde.

Exactement.

J'ai passé ma vie à voyager, à la recherche de mes semblables.

J'ai traversé les Trivantes, jusqu'à l'ouest des Badlands.

Et de l'ouest du royaume payan jusqu'Ă  l'Atlantique.

Sans jamais croiser de voyants.

Tu as vu l'océan ?

Je m'y suis baigné.

Pourquoi tu es revenu ?

Pour créer cet endroit.

Une citadelle de connaissances

et un sanctuaire oĂą nous pourrions nous rassembler et apprendre.

Nous instruire, et d'autres après nous,

grâce aux sciences de nos ancêtres.

Mais tu n'as jamais rencontré d'autres voyants.

En effet.

C'est pourquoi je vous ai conçus.

On est tous tes enfants ?

Oui. Toi.

Kofun.

Arleman. Sheva.

Tous Ă  part les deux petits.

Les enfants d'Arleman.

Et leurs mères ?

Ils les aimaient comme vous aimez la vĂ´tre.

Elle est la bienvenue.

Notre mère est morte.

Quoi ?

Tuée par les Traqueurs.

Je suis navré de l'apprendre.

Je l'aimais beaucoup.

Pas tant que ça. Tu l'as abandonnée.

Enceinte de tes enfants.

Tu ne t'es jamais occupé de nous.

Tu n'avais pas envie de nous connaître ?

De savoir qui on était ? À quoi on ressemblait ?

Tu as le droit d'être fâché.

Je mentirais si je disais que je ne regrette pas ma façon de faire.

J'étais jeune. Souvent imprudent.

Être élu ne fait pas de moi un homme parfait, loin de là.

Mais j'ai été élu.

C'est une réalité.

Un bébé voyant, né de parents aveugles.

Je fais le lien entre ce monde obscur et un monde meilleur Ă  venir.

On nous a confié une mission divine.

On se souviendra de nous.

Nos noms seront gravés dans l'histoire de l'humanité.

Venez.

Je vous montre le générateur.

- Qu'est-ce qui te prend ? - Il se fiche que maman soit morte.

Bien sûr que non.

Ça l'a touché, mais c'était pas sa femme.

Elle a servi qu'à porter ses bébés.

Ă€ nous porter tous les deux.

Tu es de mauvaise foi.

Alors quoi ?

Il croit qu'on a été élus pour apporter la lumière ?

Élus,

nés...

Peu importe le terme. On a vécu dans la peur jusqu'ici.

Traqués par des gens qui devraient nous craindre.

Tu veux qu'on te craigne ?

C'est mieux que d'être brûlée pour sorcellerie.

Vous venez ?

Tout ça, c'est du charbon ?

Oui, on a notre propre mine, derrière la clôture.

Les terres du royaume en regorgent.

C'est ce qui produit la lumière ?

Oui. Je vais vous montrer.

Arleman ?

Bonjour.

La combustion du charbon crée de la vapeur sous pression

qui entraîne les turbines et fait tourner le générateur

pour produire de l'électricité.

Tu l'as construit tout seul ?

Oui. Je l'ai restauré.

Mais c'est Arleman qui a appris Ă  le faire marcher.

J'ai simplement ajouté une soupape de sécurité.

Il faut maîtriser la pression pour pas en avoir trop ou pas assez.

Dans les deux cas, pas d'électricité.

Imaginez ce qu'on pourra accomplir quand on sera plus nombreux.

On éclairera des villes entières.

À quoi bon éclairer des villes pour les aveugles ?

Ce sera pour les voyants.

On n'est qu'une dizaine. Et les autres ?

- Tu veux les laisser tomber ? - Non, bien sûr que non !

Ne t'y trompe pas. L'aberration, c'est les aveugles.

Pas nous.

BientĂ´t, ils viendront vers nous,

nous demander d'engendrer des enfants voyants.

Qu'on éduquera dans un lieu comme ici.

Et plus tard, dans des lieux comparables.

Dieu, la nature,

appelle ça comme tu veux, a choisi de rendre la vue à l'humanité.

C'est une responsabilité qui nous incombe.

- Merci, Arleman. - Je t'en prie.

Je sais, il faut s'habituer Ă  Jerlamarel.

Il se prend pour un dieu ? Il croit qu'on est des dieux ?

Non, pas des dieux.

Mais les premiers d'une nouvelle espèce.

Le retour d'humains qui pourront atteindre leur potentiel

après avoir vécu dans le noir tels des animaux apeurés pendant 500 ans.

Des animaux apeurés ?

J'espère que tu rencontreras mon vrai père, un jour.

Je te comprends. J'ai souffert aussi quand je suis arrivé.

Mais sache que même si tu peux voir, tu as passé ta vie dans le noir.

Sois patient.

Jerlamarel nous a conçus dans un but précis.

- Rétablir la lumière. - Absolument.

Pour commencer, prends cette pelle.

Les Traqueurs ont assassiné les vôtres.

Nous déplorons leur perte.

Ici aussi, les Valeyas ont souffert.

Mais mon peuple craint que vous meniez Tamacti Jun jusqu'Ă  nous.

Notre enfant est grièvement blessée.

Il lui faut des guérisseurs.

Elle ne tiendra pas une journée dans la forêt.

Allez-vous la rejeter ?

Vous pouvez laisser la fille.

Mais laissez des traces prouvant que vous ĂŞtes partis.

C'est promis.

Sois courageuse, Bow Lion.

OĂą irez-vous ?

Dieu Flamme seul le sait.

La Valeya va prendre soin de toi.

C'est ici que tu dois vivre ta vie.

Tu n'as pas ta place ailleurs.

Bow Lion !

Ta mère

est dans ton esprit.

Je rĂŞve d'une longue vie pour toi,

ma chère enfant.

Pleine de voyages Ă  venir.

Ma lionne courageuse.

"Je soutiens Baba."

On ne t'oubliera jamais, Bow !

On n'est plus que tous les deux, grand dadais.

Quels dieux tu as fâchés pour mériter ça ?

Ma mère m'a appris

que les jours tristes ne durent pas plus longtemps que les jours heureux.

Elle aussi était oracle ?

Non.

Elle aimait s'enivrer.

Mais la leçon n'en est pas moins précieuse.

Il commence Ă  faire froid.

On devrait faire du feu. Je vais rapporter du gibier.

Colonel. Quelle surprise !

Vraiment ?

Vous deviez attendre ma venue, avec l'arrivée des enfants de Baba Voss.

Vous étiez censé me contacter, comme vous l'avez promis au général.

- Mes archers me tiennent informé. - Je comptais le faire.

Ça a été mouvementé, ici.

On est lĂ , maintenant. OĂą sont mes prisonniers ?

Dites-moi,

pourquoi ces enfants importent-ils tant au général ?

J'obéis, sans poser de questions ou chercher à comprendre.

Vous devriez en faire autant.

Contrairement à vous, je ne suis pas au service du général.

On est associés.

Si ça vous amuse de le croire.

ĂŠtes-vous certain qu'il s'agit des enfants de Baba Voss ?

Les Trivantes sont loin. Ce serait dommage qu'il y ait erreur.

Vous pouvez emmener sa fille, Haniwa.

- Et le fils ? - Non.

On va avoir un problème ?

Non, pas du tout, Ă  condition que le fils reste ici.

Laissez-moi vous rappeler

que ma famille et moi sommes armés et plus nombreux.

Très bien,

la fille devra suffire.

Inutile d'espionner.

Ils parlent de nous. Pourquoi ?

Comment ?

Haniwa !

Kofun !

Baba !

Ouvrez la porte !

Ă€ l'aide !

Ouvrez la porte !

Ouvrez-moi !

Allez !

Ça va ?

C'était ma fille.

Ta sœur.

Mais j'avais pas le choix.

C'est dommage. Elle avait un énorme potentiel.

Et Kofun ?

Il a vu quoi ?

Il en a vu assez.

Je les ai attendus si longtemps.

C'est très contrariant.

Vous avez fait ce que vous avez pu.

Pas assez.

Plus qu'elle n'aurait fait pour vous, Ă  votre place.

Tu es sûr de ça ?

Oui. Certain.

Et, peut-être pas à cet instant précis,

mais quelque part, vous l'ĂŞtes aussi.

Ce n'est pas votre faute.

Si votre père était là, il serait d'accord.

Je vais faire vite.

Traqueur ?

Tu es présent dans ma vie

depuis aussi longtemps que je me souvienne.

Il serait presque impensable de me passer de tes conseils

dans la vie qui m'attend, quelle qu'elle soit.

J'ai ajouté quelques remarques.

À supposer qu'elles aient l'aval de ma sœur,

je les lirai aux troupes pour commencer la transition.

Mon abdication.

ArrĂŞte !

ArrĂŞte ! Que fais-tu ?

Lâche-le !

Tamacti Jun ?

Qu'as-tu fait ?

Qu'as-tu fait ?

Merci pour ton service.

Sibeth, non !

Qu'as-tu fait ?

Quand un chien a mordu,

peu importe sa loyauté, ou la tendresse que tu lui portes,

l faut l'achever.

- Tu as signé notre arrêt de mort. - Mais non.

Quand son armée s'en rendra compte...

C'est pas son armée, il l'a empruntée.

Elle entendra la vérité.

Il se reprochait mes blessures, ça lui était devenu insupportable.

Il a mis fin Ă  ses jours,

selon la tradition.

Un serviteur loyal jusqu'Ă  la fin.

Si nos versions différaient, ça ne ferait qu'obscurcir cette vérité.

Le chaos s'installerait, et on nous couperait la tĂŞte.

Ou bien,

on peut sortir d'ici ensemble,

et j'expliquerai qu'en ces temps troubles,

je dirigerai mes soldats avec ma sœur à mes côtés.

Ce sera la première fois que je gouvernerai avec ses conseils.

N'aie pas peur.

Je suis lĂ .

Je suis tout près.

Tant de choses vont changer.

Non, lâchez-moi !

Calme-toi.

Qu'as-tu fait de ma sœur ?

Elle va bien.

Tu l'as donnée aux Trivantiens.

Ce ne sont pas les monstres qu'on t'a dit.

Si je ne m'étais pas lié à eux, cet endroit, ma famille,

auraient depuis longtemps été détruits par la reine.

Grâce à la vue et à l'armée des Trivantiens,

on peut conquérir la reine une fois pour toutes.

Ça prendra des années,

mais bientôt, on contrôlera l'armée la plus puissante du continent.

Au lieu d'être traqués comme des chiens, on sera vus comme des dieux.

Mais ça réclame des sacrifices.

Kofun,

mon fils...

Je ne suis pas ton fils,

pauvre malade !

Tu vas la fermer ?

Tu ne mérites pas tous ces privilèges.

Faites-le sortir par-derrière.

Je ne veux pas que les enfants le voient.

Je suis vraiment désolé.

On va te sortir de la propriété, et tu pourras partir.

Et ma sœur ?

Et ma sœur ?

Emmène tout le monde en bas, dans le cellier.

Attends mon signal. Je veux pas que les enfants l'entendent.

Ă€ ta droite, papa.

Ă€ ta gauche !

Le mur, le mur !

- On y est ? - Oui.

Jerlamarel !

OĂą es-tu ?

Tu ne te caches pas, j'espère ?

Tu me vois ?

Parce que moi, je te sens.

Tu te caches dans ta crasse comme un sale rat.

C'est ça, ta Maison de la Lumière ?

Il n'y a pas d'arbres.

Pas d'air.

Rien que la puanteur nauséabonde du pourrissement.

Ta vue et tout ton savoir

sont une maladie qui a éradiqué ton espèce.

Mais tu ne sens rien.

Vous autres imbéciles ne savez rien !

Montre-toi et affronte-moi comme un homme, espèce de lâche.

Baba Voss !

On est pas obligés d'en arriver là.

Tu as donné ma petite fille

aux Trivantiens.

C'est pas ma faute, c'est la tienne.

Le général la voulait parce qu'il pense que c'est ta fille.

Quel général ?

Edo Voss.

Edo...

Ton frère.

- Et tu la lui as donnée ? - J'avais pas le choix.

Quel genre d'homme attend 17 ans pour rencontrer ses enfants

et les trahir ensuite ?

Je me bats pour l'humanité entière.

Ça réclame des sacrifices.

Tu as fait du mal Ă  mes enfants.

Ce ne sont pas tes enfants !

Ils ont été conçus pour accomplir un destin qui te dépasse.

Ah oui ?

Je vais t'arracher la tĂŞte !

Je crois pas, non !

Tu ne crois quand mĂŞme pas que tu peux me battre ?

Je suis assez bête pour ça.

T'es où, espèce de lâche ?

C'est une arme des anciens.

Bien plus efficace que tes flèches et tes épées.

Je connais les pistolets.

L'arme des hommes qui n'ont pas de couilles.

Tu ne gagneras pas, Baba Voss. Tu vis dans l'obscurité.

J'appartiens Ă  un avenir

oĂą toi et les tiens n'avez pas votre place.

Te voilĂ  dans mon monde.

OĂą es-tu ?

Partout.

Attendez mon retour.

Je sens l'odeur de ton sang, Jerlamarel.

Ah oui ?

Et ta peur.

Tu sens la tienne ?

Je vais te saigner, petit Ă  petit.

Tu vas sentir la vie quitter ton corps.

Une mort de lâche.

Lente et poisseuse.

Je vais te tuer !

Regarde-moi.

Tu l'as cherché.

Pitié, arrête !

Kofun ?

Oui.

Ça va ?

Non, ça va pas.

Le Traqueur est mort !

C'était le dernier de son espèce.

Un soldat

qui a eu le courage d'admettre

qu'ayant failli Ă  sa reine,

Ă  son royaume,

Ă  ses dieux

et Ă  lui-mĂŞme,

il n'avait pas d'autre choix

que de se donner une mort de soldat,

qui doit s'accomplir

de manière traditionnelle.

Un héros jusqu'au bout.

Qui nous laisse

avec la responsabilité

de nous montrer dignes de son sacrifice noble.

Alors, allons de l'avant.

Nous nous bâtirons un monde nouveau.

Un monde sans épreuves.

Un monde sans privations.

Un monde sans peur.

Un monde sans haine.

Un monde sans superstition.

Un nouveau chemin, différent de ceux que nous avons arpentés.

Et dans ce nouveau monde

que le sacrifice de Tamacti Jun a rendu possible,

il n'y aura aucun besoin de Traqueurs,

jamais.

Sergent,

partons vers la route de la Lavande.

C'était intéressant.

Un monde sans Traqueurs, ça signifie un monde sans sorciers.

On va retrouver ma famille.

C'est pas négociable.

Et alors, je refuserai que notre armée les considèrent comme des fugitifs.

Notre armée ?

Ce n'est pas le cas ?

Donc la route devant nous mène à un royaume de voyants.

J'imagine qu'il va me falloir un roi voyant dans ce monde,

pour me donner des enfants voyants.

Ayant été rejetée une fois par Jerlamarel,

tu comprendras que je ne fasse plus le premier pas.

Que proposes-tu ?

Dis-m'en plus sur ton fils.

Que vois-tu, mon garçon ?

Des tours d'os de dieux.

Plus que je n'en ai jamais vu de toute ma vie.

Il y a de la fumée.

Paris.

Elle est lĂ .

Allons chercher ta sœur.

Adaptation : Géraldine le Pelletier

Adaptation : Géraldine le Pelletier

Sous-titrage : DUBBING BROTHERS

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