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C'est plus qu'un miracle
De te savoir amoureuse de moi
Un baiser et mon c�ur se r�veille
Et passe du r�ve � la r�alit�
Je t'ai d�sir�e
Toute ma vie, semble-t-il
Je t'ai serr�e ainsi dans mes bras
Mais seulement dans mes r�ves
Tu es plus qu'un miracle
Aucun miracle n'arrive � la hauteur
De toutes les merveilles
Qui vous arrivent � ce moment-l�
Et de penser que tu es mienne
Maintenant et � jamais
C'est plus qu'un miracle
Que quelqu'un comme toi
M'aime
Allez ! Tout doux !
Allez, mon beau !
Recule !
Ne t'approche pas !
Tout doux, mon beau !
Quand vas-tu cesser, mon fils ?
Quand vas-tu cesser de risquer ta vie pour un cheval ?
Bats-toi pour ta famille au moins !
Marie-toi et dompte une femme au lieu de dompter un cheval !
Sept princesses t'attendent.
Et ta pr�paration au tournoi ne justifie pas ton comportement.
Il est temps que tu perp�tues cette lign�e de fiers Espagnols
dont ton p�re est le chef.
Daigne les voir. Elles sont plut�t belles.
Notre Roi, le Roi d'Espagne a donn� l'ordre que tu te maries.
Dites au Roi que je n'ai pas besoin de lui pour me trouver une �pouse.
- Cette r�ponse est inacceptable. - Eh bien, trouvez-en une autre.
Pablo !
Reculez !
Les portes !
Une heure de miracle, c'est assez. �a fait une heure que vous y �tes.
C'est mauvais pour votre sant�.
Allez-vous descendre, oui ou non ?
Fr�re Joseph ! Ne m'obligez pas � crier ainsi !
Un mouvement brusque, et vous pourriez vous rompre le cou.
Venez, venez !
Fr�re Joseph, faisons la farandole !
Pas si vite !
Dans l'autre sens !
Chut, chut, silence !
Que cherchez-vous ?
Mon cheval.
En �tes-vous s�r ?
Oui.
Allez, allez, les enfants !
Mon fils, les voies du Seigneur sont imp�n�trables.
Aujourd'hui, vous perdez une chose pour demain en trouver une autre.
Fr�re Joseph, c'est l'heure de nourrir les poules.
- C'est bon, j'arrive. - Tenez.
Allez, mangez !
Fr�re, qu'avez-vous dit ? Je ne veux que mon cheval.
C'est ce que vous croyez.
- Que me faut-il alors, dites-moi ! - Il vous faut tant.
Une femme, par exemple.
- Vous aussi, vous voulez me marier ? - Non, ce n'est pas �a, mon fils.
Mais, la d�cision ne sera pas facile � prendre.
Car la femme que vous aimerez aura un caract�re impossible.
Comme vous.
Je fais toujours ce que je veux. J'en ai l'habitude.
Toujours ?
Descends ! Ce n'est pas pr�t. Un peu de patience !
Je vous dis que les petits pains ne sont pas pr�ts.
Ne touchez pas au sucre !
Prenez cette farine.
Nous verrons si vous faites toujours ce que vous voulez.
Quand vous aurez faim, demandez qu'on vous fasse sept beignets.
Si vous parvenez � les manger tous, j'admettrai mon tort.
Tomaso ! Antonio !
En quoi est-ce difficile de manger sept beignets ?
C'est difficile.
Les enfants ! Allez seller S�raphin.
Venez, mon ami.
Vous avez un long voyage devant vous.
Quand vous serez arriv�, donnez-lui une tape, il retrouvera son chemin.
N'oubliez pas !
Vous devez manger les sept.
Allez ! Allez ! Le voil� !
Allez, S�raphin !
Mon cheval !
C'est mon cheval.
Comment �a ? Ne vois-tu pas que c'est un cheval de noble ?
Qui me dit que vous �tes noble ?
Je suis le Prince r�gnant sur ces terres immenses.
Et moi, je suis Isabelle d'Espagne.
Tu n'es qu'une petite voleuse et je devrais te faire punir.
Enl�ve ces salet�s. Mets-les sur l'�ne.
Quel cadeau. Vous me prenez mon cheval.
As-tu d�j� vu une selle arabe sur un �ne ?
Vol�e ! Vous �tes un voleur ! C'est tout ce que vous savez faire.
Voler les gens qui travaillent.
Que faites-vous ?
Ne touchez pas � ce...
Je vous l'avais dit. Il ne vous conna�t pas.
Doucement, mon beau.
S�raphin, retourne au monast�re.
Vous aviez dit que je pouvais garder l'�ne.
- Il n'est pas � moi. - Mais vous me l'aviez donn�.
C'�tait avant.
Remettez �a sur le cheval. Je vous accompagne.
L�-bas, le cheval du Prince.
Chut, les hommes du Prince.
Ils cherchent son cheval.
Et vous avez peur d'eux. Vous �tes bien un voleur.
Que faites-vous ?
Savez-vous ce qu'on fait aux voleurs quand on les attrape ?
On leur coupe les oreilles puis le nez.
C'est vous le voleur. Vous le m�ritez.
Laissez-moi tranquille.
Va te faire pendre !
Partez ! Je ne veux pas qu'on vous voie.
- Alors, laissez-moi entrer. - Jamais.
Faites-moi sept beignets avec cette farine.
Il n'y a pas d'eau.
J'irai en chercher. Donnez-moi une cruche.
Si �a peut me d�barrassez de vous. Tenez !
Voil�, l'eau.
Gardez la gamelle, ce que vous voulez mais partez !
Je vous ai demand� de me faire sept beignets.
- Oui et alors ? - Combien en avez-vous fait ?
- Sept. - Pouvez-vous les compter ?
Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept.
Un, deux, trois quatre, cinq et six.
Six ou sept, �a change quoi ? Mangez-les et partez. Ou je les mange
�a change bien des choses. O� est ce beignet ?
Je ne sais pas. Les poules ont d� le manger.
- O� est le septi�me beignet ? - Je ne sais pas !
Qu'est-ce que vous me voulez ? D'abord le cheval,
maintenant le beignet. J'en ai assez de vous avoir � mes basques.
- Il me faut le septi�me ou je meurs. - Alors, mourez !
Je l'ai tu�.
Eh, vous !
Allez, debout ! Debout !
Je vous en prie, dites quelque chose !
O� est le beignet ?
Vous essayez de me faire marcher. Moi aussi, je peux jouer � ce jeu-l�.
Vite, tout le monde, un Espagnol vient de mourir sur mon seuil.
Allez, venez !
Sortez ! Un Espagnol mort, devant chez moi.
Ne bougez plus maintenant. Ces gens sont mauvais.
Ils vous mettraient en pi�ces. Ils savent que vous �tes espagnol.
Un Espagnol ! Qui a pu le tuer ?
Qu'allons-nous faire ?
Que s'est-il pass� ?
- Pourquoi l'as-tu tu� ? - Il va falloir cacher son corps.
Oui, et il faut se d�p�cher.
Ils vont br�ler notre village.
Enterrez-le avant qu'ils n'arrivent.
Regardez cette bague ! Prends-la !
Qu'est-ce que tu fais ?
Je vous avais dit qu'ils vous mettraient en pi�ces.
O� est le septi�me beignet ?
Qu'allez-vous faire de lui ?
On va l'enterrer. Il ne faut pas que les Espagnols le trouvent.
Allez ! Vite ! On a peu de temps.
Mon Dieu, qu'allons-nous faire ?
Le trou, aussi profond que possible.
Les femmes, enfermez-vous chez vous avec vos enfants.
O� est Antonio ?
Guiseppe, viens ici !
Ne vous faites pas enterrer pour un beignet !
Pourquoi pas ?
Aidez-moi � le soulever.
Couvrez-le de branches.
Plus de branches !
Rentrez chez vous ! Fermez portes et fen�tres !
Vite ou les Espagnols br�leront le village.
Isabella, pour un beignet, tu viens de perdre un prince.
Qu'est-ce qui te fait croire qu'il �tait prince ?
Je suis vieille et je sais.
Notre caract�re aide � forger notre destin�e.
Et tu as tr�s mauvais caract�re.
C'est faux. J'ai mang� le beignet, c'est tout.
Alors, tu avais le beignet. Mauvais calcul !
O� est-il � pr�sent ?
Comment le saurais-je ?
Cette nuit n'est pas comme les autres
Quelqu'un le sait peut-�tre.
Mais qui ? O� ?
Attends ! Je veux savoir o� il est. Je t'accompagne.
Nous y voil�. Suis-moi Isabella, suis-moi.
Et ne prononce pas le nom de la Madonne !
Quoi ? La Madonne ?
Sinon, elles ne t'aideront pas.
Je t'aurai pr�venue.
- Ne parle ni Dieu ni de la Madonne. - C'est compris.
- Tu as peur ? - Non.
Attends-moi ici.
La pauvre, toutes ces sorci�res lui font un peu peur.
Mais c'est une gentille fille et je vais l'aider.
Je ne laisserai personne lui faire du mal.
O� �tais-tu pass�e ? On t'attendait. Pose �a l� !
Isabella, viens ! Elles t'attendent.
Trace un cercle autour de toi. Et n'en sors pas.
Nous savions que tu viendrais nous voir.
Qu'a-t-elle, la petite ? Que veut-elle ?
Que veux-tu savoir ?
Est-il vrai qu'il m'aime ?
Il t'aimait.
Il m'aimait ?
Et plus maintenant ?
L'amour, c'est comme le vent.
Il va et il vient.
Elle en sait quelque chose.
Faites le revenir. Jetez un sort !
Comment regagnerais-tu les faveurs d'un homme ?
Mets le bout de la langue dans le trou d'une serrure.
Ne bouge pas, Isabella.
Que lui racontes-tu ?
En faisant �a, elle le paralyserait.
Il n'y a qu'une fa�on de regagner les faveurs d'un homme.
Trois fois le tour de la pierre.
Un pas en avant.
Un demi-pas en arri�re.
- Non, non, non. - Si, si, si.
C'est ainsi.
L'amour rencontre l'amour.
Sang de mon c�ur...
Nous serons ensemble... jusqu'� ce que la mort nous s�pare.
Le bout de la langue dans le trou d'une serrure.
Ne l'�coute pas !
Silence ! Je le vois ! Arr�te-toi !
Il est au couvent des s�urs Capucine
Oui !
Je le vois.
Pauvre prince, il est tremp�.
Regardez comme il est fatigu�, et affam� !
Les plats sont nombreux, mais la nourriture pauvre.
Trois radis,
un petit morceau de fromage, une bouch�e de pain.
Pourquoi tremble-t-il ?
Oh, la Madonne !
Que dois-je faire ?
Qu'a-t-elle dit ? Trois fois le tour de la pierre.
Trois fois le tour de la pierre.
Un pas en avant, puis un demi-pas en arri�re.
Oui, mais quelle pierre ?
Qu'a dit l'autre ?
Le bout de la langue dans le trou d'une serrure.
Qu'y a-t-il ? Que se passe-t-il ?
Sainte M�re de Dieu, que lui arrive-t-il ? Il ne bouge plu
�tes-vous malade ? Il est paralys�. Comment est-ce possible ?
Pourquoi tant d'agitation ?
Il est paralys�. Sainte M�re de Dieu, il ne peut plus bouger.
Que faire ? Couchez-le. Faites attention.
Sainte Marie, M�re de Dieu, Venez en aide � cet homme paralys�.
Salvatore, reviens ! On ne te fera pas de mal.
Reviens, te dis-je ! M�chant gar�on ! Tu finiras mal.
Concetta, fais le tour.
Reviens, petit, on ne te fera aucun mal.
- Je te tiens. - La M�re sup�rieure sera furieuse.
Vous l'avez enfin attrap�.
Sois courageux ou la M�re sup�rieure renverra ton p�re.
- �a y est ? - Presque.
�a y est ! Dieu merci !
Nous sommes sauv�es. Dieu merci !
Il l'a fait. Tenez ! Nous sommes sauv�es.
Voici le rem�de � votre mal.
Buvez cette essence pure qui vous fera bondir, courir et danse
Avalez ou laissez passer votre chance.
Ce sort a �t� jet� par une femme.
Seule celle qui vous a ensorcel� peut d'un baiser rompre le charme.
- �coutez-le ! - Buvez ! Buvez !
Les soldats espagnols arrivent.
Tout le monde dans l'�glise.
Vite, dans l'�glise !
- Pas d'�ne. - On est tous enfants de Dieu.
Vite, vite !
Tout est de ta faute. C'est toi qui as tu� l'Espagnol.
- Oui, c'est elle. - C'est faux. Il est en vie.
Ils viennent pour la bague que tu as vol�e.
Elle a raison.
Force-le � la rendre ou ils nous tueront tous.
Non, elle est � moi !
D'accord, prenez la bague !
Donnez-la � Isabella ! Qu'elle la rende aux Espagnols !
- Qu'elle la rende aux soldats ! - Non, je ne veux pas.
Obligez-la � sortir et � la rendre !
- Dehors ! - Non, je ne veux pas.
Ne me jetez pas dehors !
- Que se passe-t-il ici ? - Prenez-la !
- Mets-la devant la vierge. - C'est un sacril�ge. Un vol.
Vous ne pouvez pas me chasser de la maison de Dieu.
La maison de Dieu est partout.
Attache-toi � la porte. C'est pareil, mon enfant.
S'il vous pla�t, laissez-moi entrer !
Laissez-moi entrer !
Ouvrez la porte, au nom du Prince Rodrigo Ferrante d'Avalos !
Le Prince Rodrigo vient voir Isabella Canneloro.
Il est revenu !
C'est elle, Isabella !
Dans la cour, tout le monde !
Le Prince, laissez passer le Prince !
- �tes-vous Isabella Canneloro ? - Oui.
Alors, venez avec moi.
Vous saluez, ensuite vous embrassez Son Altesse.
- Sa main ? - Non, sa bouche.
Devant tout le monde ?
Je veux qu'ils se d�tournent. J'ai honte.
Capitaine ? Obligez tout le monde � regarder les montagnes.
Que tout le monde regarde les montagnes.
Vous tous, vers les montagnes.
Venez, ma ch�re.
La bague, sire.
� terre !
Face contre terre !
Face contre terre, toi aussi, le pr�tre !
L�ve la t�te !
Regarde-moi !
Des voleurs, des assassins, tous autant que vous �tes !
Face contre terre, toi aussi.
Regarde-moi !
Es-tu all�e voir le diable ?
Tu crois peut-�tre qu'un bel ange veille sur toi ?
Comment s'appelle cet ange ?
Mon ange gardien.
�tait-ce cet ange gardien qui t'a aid�e � me jeter ce sort ?
Alors, c'�tait le diable.
Qui alors ?
- Les vieilles. - Des sorci�res !
Je me suis tromp�e. Je ne voulais pas vous faire de mal.
Je vous aime.
Face contre terre.
J'ai mal aux genoux.
J'ai dit, face contre terre.
Quelle bravoure ! Debout !
Debout !
Non, reculez !
Vous me faites honte. Debout !
Qu'un seul ose se lever, et je donne l'ordre de tirer.
Vous aussi, pour crier, vous �tes for mais vous n'�tes qu'un pleutre.
Le tonneau !
�a ne vous avancera pas de m'y mettre !
Je ne vais pas mourir pour vous plaire.
J'ai neuf vies, comme les chats.
Vous n'avez m�me pas eu le courage de le faire vous-m�me.
On ne tue pas les sorci�res. On les met en tonneau.
Elle y restera cinq jours. Pain sec et eau !
Que Dieu vienne en aide � qui voudra l'aider !
Ensuite, amenez-la � mon palais !
Isabella, on t'a mise dans un tonneau, hein ?
Le tonneau ! Arr�tez-le !
Isabella, bonne chance !
Un tonneau !
Allons-y !
Poussez, allez !
- Qu'est-ce qu'il y a dedans ? - On n'a qu'� l'ouvrir.
Il y a un trou.
Il y a une fille � l'int�rieur.
Allez, ouvrons-le ! Retirons les cercles !
C'est bon, �a vient.
Doucement !
Que fait-elle ici ?
Qui est-elle ?
Ce doit �tre une voleuse ou une sorci�re.
C'est les voleurs qu'on met en tonneau !
Elle est trop jolie. Les sorci�res, c'est vieux et moche.
- Elle ne bouge pas. - Elle est morte.
- Elle est vivante ! - Allons-nous-en !
Je vais aller voir.
C'est sal� !
Que t'es b�te ! Tu ne sais pas que l'eau de mer est sal�e ?
- Qui a d�j� vu la mer ? - Une sorci�re, et en plus une idiote
H�, venez !
- Qui es-tu ? Qui t'a mise l�-dedans - Un prince.
Pourquoi ?
Les princes, c'est m�chant.
Le mien est pire que tous les autres.
Un prince n'est pas un homme, c'est un prince.
Un prince, c'est quoi ? Qu'est-ce qu'il fait ?
Il monte � cheval.
- Et il mange. - Et pas qu'un peu !
Il y a un grand tournoi en ce moment.
Ensuite, il y aura un grand banquet.
Et on est invit�s !
Je vois.
Vous croyez qu'elle peut nous aider ?
Si tu veux, on t'emm�ne. Mais il faudra nous aider.
Bonne chance, Sire.
- Fais vite ! - Attendez l�.
Je d�clare le tournoi, entre notre prince chr�tien
et le prince maure... ouvert.
Allez, vite !
Et toi ?
Allez-y ! Vite ! Bonne chance !
Au revoir, bonne chance !
L'ennui avec le Prince, c'est qu'il est trop pr�visible.
Il a pris l'habitude de remporter le tournoi chaque ann�e.
N�anmoins, il nous r�serve peut-�tre une surprise.
La biens�ance
et la diplomatie ne nous permettent point d'attendre plus.
Il y a dans notre royaume sept principaut�s ch�res � notre Roi
et sept princesses qui lui sont soumises.
Vous offrirez ceci de la part du Roi � la femme de votre choix
que vous aurez la gr�ce de nous pr�senter d'ici...
sept jours.
Ma Madonna !
Joli tournoi !
Vous n'avez jamais �t� aussi bon !
Oyez ! Oyez ! Oyez !
� l'occasion des festivit�s en l'honneur des sept princesses,
que tout homme ou femme qui le d�sire,
se fasse conna�tre aupr�s de M. Jean-Jacques Boucher,
alias Monzu, originaire des terres de France, chef des cuisines
de Son Altesse, le prince Rodrigo Ferrente d'Avalos
pour travailler dans les cuisines.
Qu'y a-t-il ?
Va ! Va voir le cuisinier !
- Moi ? - Oui.
Vas-y, Isabella !
C'est �a, vas-y !
- Trois mille. - Bien, Votre Excellence.
Des cochons. Oui.
Cinq douzaines.
Venez, les filles de cuisines. Quatre douzaines !
Qui est-ce ? Monzu ?
Oui, ce fou de Fran�ais veut faire une omelette de 3000 �ufs !
Toi, toi, toi...
Tu �tais responsable de cette jeune femme.
- Pas ces so�lards de soldats. - Oui, bien s�r.
Ta chaire est bien trop aigre pour ce chien.
Si tu ne retrouves pas le tonneau et son pr�cieux contenu,
je te jette en p�ture � mes griffons.
- Cherche partout ! - Bien, sire.
Les rivi�res.
Les c�tes. M�me les oc�ans.
As-tu d�j� vu le prince qui se marie ?
Et qui est-on pour le voir ?
On n'a jamais vu un prince venir aux cuisines.
Quelqu'un saurait-il o� je pourrais le voir ?
Il para�t qu'il est beau, tr�s beau.
Quatre gouttes d'huile de cannelle.
Un, deux, trois, quatre.
Trois gouttes d'eau de mille fleurs.
Tu vas voir, Isabella. Attends un peu de voir.
Attends, Isabella. On va leur montrer !
On va leur montrer !
Sept des plus belles princesses
attendent ton bon plaisir.
Et tu refuses de les voir !
Tu ne daignes m�me pas leur parler.
Et maintenant tu me dis que tu refuses de t'asseoir � leur table
Qu'ont-elles ? La peste ?
O� vas-tu, maintenant ?
O� bon me semble.
Valet !
Selle mon cheval !
Qu'est-ce donc que toute cette horrible mangeaille ?
Jetez tout ! Le banquet est annul�.
Tu en as d�j� annul� six.
N'oublie pas l'ordre du roi. Demain est le dernier jour.
Ce soir, tu dois d�cider de ton avenir.
Non, d�cidez pour moi.
C'est beaucoup mieux.
Allez-y, faites ce qu'il vous pla�t.
Je n'en ai que faire.
Horrible mangeaille ?
Pas de banquet !
- Je veux savoir ce qui se passe. - C'est Monsieur Jacques.
Il passe son temps � crier. Ne faites pas attention. Il est fou.
On n'a pas que �a � faire, l'�couter.
Sinon, on ne finira jamais avec ces �ufs.
Je n'avais encore jamais vu autant d'�ufs.
Regardez, un petit poussin. Venez voir !
Qu'il est mignon.
Regardez-le, il essaie de sortir de sa coquille.
Qu'allons-nous faire ? Monsieur Jacques va �tre furieux.
Son omelette de trois mille �ufs.
Que vas-tu faire ? Tu vois bien qu'il est fou.
Qu'on creuse un trou
et qu'on y enterre ce banquet...
avec tous les honneurs.
Au lieu de le jeter, pourquoi on ne le mangerait pas, nous ?
Vous ? Manger mes beignets,
mon vol-au-vent, mon p�t�,
mon supr�me de volaille ?
Que vous �tes moche !
Au travail ! Remplissez les sacs de farine !
Quoi ?
Des poussins !
Des poussins dans ma cuisine !
Je te tiens ! Tu allais o� comme �a ?
�a vient !
Pourquoi tout ce vacarme ? Qu'y a-t-il ?
Je veux parler au moine qui vole.
Ceux-l� s'envolent. Ils disent adieu et s'envolent au paradis.
Mort ?
Il s'en est all� comme un ange. Hier matin � la m�me heure.
Il a d'abord demand� un peu d'eau, il a regard� chacun d'entre nous,
puis il a ferm� les yeux et...
Il m'avait donn� de la farine.
Gardez-la. Nous ne manquons pas de farine.
S'il vous l'a donn�e, il avait quelque chose en t�te.
Qui sait ce qui lui a travers� l'esprit. Seul un saint aurait compris.
C'�tait un saint homme. Meilleur que St Fran�ois, je trouve.
Ils parlaient tous les deux aux animaux. Mais le n�tre volait.
Voulez-vous le voir ?
Que fais-tu ici ?
Tu sais bien que ce n'est pas ta place.
- Viens avec moi. - J'aime les chevaux.
Vous donnez un coup de pied � Georgie,
et petit Georgie est content.
Regarde-toi !
De la farine !
Qui a apport� de la farine dans la chambre de mon Prince ?
Regardez, il y en a encore.
Qui a apport� de la farine dans la chambre de mon Prince ?
Attends ici !
Non, je n'ai pas confiance !
Pourquoi as-tu laiss� cette tra�n�e de farine alors ?
Je voulais savoir si tu �tais honn�te
Il y a sept belles princesses qui t'attendent.
Demain, tu �pouseras l'une d'elles. Que me veux-tu ?
Tu as raison. Je ne suis pas honn�te.
Et tu as le culot de le dire ?
Pas de le dire, de l'�tre.
Dehors, ou je te tue !
Tu es vaniteuse, ignorante et d�sob�issante !
�a ne marchera pas. Je sais ce que tu penses.
Que fais-tu chez moi alors ?
- Je fais votre vaisselle. - Et je suis ton ma�tre.
Mais tu ne m'auras pas.
Sais-tu bien faire la vaisselle ?
- C'est ce que je fais ici. - Tu ne casses jamais rien ?
Non. �a vous g�nerait ?
Demain, tu auras plus de vaisselle � faire que tu n'en as jamais fait.
Que Dieu te vienne en aide, si tu en casses une seule.
Son Altesse ordonne que toutes les assiettes soient graisseuses.
C'est un ordre.
Apr�s �a, je m'en vais.
Le monde est devenu fou.
Il transforme ce palais en taudis !
Simone, fromage !
Sauce tomate !
Cendres ! Vite ! Venez avec moi !
Donna Eugenia Coloneri, Princesse de Pietravella. Table une.
C'est r�pugnant !
Donna Olympia Capecolatro, Princesse de Altemuro, table deux.
Pardon. Suivez-moi !
Princesse !
Donna Eugenia, par ici, je vous prie.
Votre Altesse, table un.
Princesse.
Donna Eufemia San Lorenzo, Princesse de Paduie.
... Princesse de Frisonie. Table huit, je vous prie.
Table cinq. Par ici, Princesse.
Donna Diamente Dentice, Princesse de Passano, table cinq.
C'est la plus belle de toutes, digne d'�tre reine.
... Princesse d'Alcanterilla, table six.
- Se�or Capacco ? - Votre Altesse ?
- Chambellan ! - Bien, Votre Excellence !
Donna Isabella Canneloro, Princesse de Carcavonne.
Donna Isabella Canneloro,
Princesse de Carcavonne, table trois.
S'il vous pla�t, o� se trouve la table trois ?
Sur votre droite en descendant.
O� est ma droite ?
De quelle main vous signez-vous ?
Jamais.
Je refuse de prendre part � une �preuve
aux c�t�s de cette cr�ature du peuple arriv�e en toute derni�re minute.
... Imagin�e par vous ce soir.
La Princesse d'un domaine imaginaire
qui n'existe sur aucune carte.
Vous ne me m�ritez point.
Chambellan !
- Chambellan ! - Oui, Votre Altesse, tout de suite !
La Princesse qui finira la premi�re
�pousera le Prince !
Ce n'est qu'un prince ordinaire, il n'est pas pour vous.
Restent en comp�tition
Donna Olympia Capecelatro, Princesse d'Altamura
et Donna Isabella Canneloro Princesse de Carcavone.
J'ai le plaisir de vous informer que la m�re de vos enfants sera...
... Donna Olympia Capecolatro, Princesse d'Altemuro.
Valet !
Arr�te, Isabella, arr�te !
Saint Antoine !
Je ne suis pas saint Antoine.
O� vas-tu chercher �a ?
Je ne suis que Joseph de Copertino,
mais je suis l� pour te prot�ger.
Gr�ce � Dieu, je peux m'occuper de toi apr�s la mort.
Veux-tu savoir ce que tu dois faire ?
Tu dois retourner vers lui.
Comment faire !
Comment me pr�senter � lui, apr�s ce qu'il a fait pour moi.
�coute.
Tu dois retourner vers lui.
Tout le monde sait qu'on t'a tromp�e.
Il ne m'a pas tromp�e !
Non, pas lui. Il est un peu t�tu,
mais c'est un bon gar�on.
Je le connais.
Retourne vers lui et tu verras.
Celle qui conna�t la v�rit� aura le courage de parler.
Merci, saint Joseph !
Ce n'est pas le moment de baiser mes pieds, Isabella.
Fr�re Joseph, viens !
Maintenant, pars ou les autres saints t'attraperont.
- Lesquels ? - Ceux qu'il ne faut pas �couter.
Ils te raconteront une histoire, parleront de r�signation,
diront qu'il faut souffrir
parce que la vie sur terre n'est qu'un bref passage.
Fr�re Joseph !
D�p�che-toi ! Oui, j'arrive !
Isabella, vas-y, pars !
Merci, saint Joseph, merci !
Pars, Isabella, retourne vers lui !
Dans sa g�n�reuse bienveillance et dans l'espoir
que tous soient heureux pour son mariage,
notre brave Seigneur et notre Ma�tre,
Don Rodrigo Ferrante D'Erneccudore y d'Avolos,
conf�re � tous ses sujets,
les plus mis�reux et insignifiants,
le droit de partager sa table,
de manger et de boire avec lui jusqu'� sati�t�.
Il y en a pour tout le monde !
Je veux boire de ce vin.
Isabella, viens ici,
j'ai quelque chose � te montrer.
Par ici !
Regarde, Isabella, j'ai gard� tous les morceaux.
Taisez-vous !
Taisez-vous tous !
Je veux boire � votre sant�...
Merci, mon Prince, de nous faire l'ho d'�tre vos convives,
� votre noble table.
Gardes, arr�tez cette tra�n�e.
Laissez-la parler !
N'ayez pas peur. Il ne s'est rien pass�.
Vous n'avez rien fait de mal.
Merci, mon Prince.
Merci de nous laisser, vos serviteurs, vos sujets et moi...
venir ici et, gr�ce aux dons du ciel,
manger � notre faim,
au lieu de nous contenter d'un bout de pain.
Je vous remercie d'autant plus...
... que vous m'avez fait confiance
et que vous avez compt� sur moi.
Vous pensez que je ne le m�ritais pas.
Les assiettes peuvent se casser de plusieurs fa�ons.
Comme �a.
Ou comme �a.
Cette assiette et les autres
ont �t� cass�es avec une bague en diamant.
Une bague comme �a.
J'ai conseill� la Princesse.
J'ai dit � la Princesse d'utiliser sa bague.
Je ne voulais pas qu'une servante
devienne reine.
Je m'en repens, bien s�r,
mais mes convictions resteront toujours les m�mes.
Si Votre Altesse le permet,
je me retire imm�diatement...
De suite.
Un instant ! La prison, c'est par l�.
Donna Isabella Conneloro, Princesse D'Ermecandoro y D'Avalos.
Vive la Princesse !
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