All language subtitles for 1971.Le saut de lange (fr)

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic Download
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish Download
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

...

...

Musique intrigante

...

Le moteur vrombit.

...

Les pneus crissent.

...

Le moteur vrombit.

...

Fracas

Le moteur vrombit au loin.

...

...

-De la part des Orsini !

Explosions

Les flammes crépitent.

...

Musique intrigante

...

-De la part des Orsini.

...

...

...

...

Le moteur démarre.

Le moteur vrombit.

...

Musique intrigante

...

-Les Orsini ont voulu la guerre et ils l'auront.

Dans 10 minutes, Lucien Orsini sort de la préfecture.

-Rappelez-vous le Languedoc-Roussillon,

il y a 5 ans.

Les marécages, les moustiques.

Aujourd'hui, chaque mètre carré vaut de l'or.

-Oui, mais les terrains dont nous parlons

ne sont pas concernés par le plan d'aménagement.

-Ils vont bientôt l'être.

-Vous avez l'accord formel du ministère ?

-Oui, nos amis de Paris feront le nécessaire.

En attendant, officiellement, c'est une zone déshéritée.

Vous pouvez l'avoir pour une bouchée de pain.

-A condition d'aller très vite.

-Mais oui.

Nous irons très vite, mon cher Orsini.

Au revoir, cher ami. -A demain.

Rumeurs de la ville

...

-Ralentis.

Les pneus crissent.

La voiture s'éloigne.

...

Les pneus crissent.

Klaxons

Tintement des cloches

...

-Le commissaire Pedrinelli est venu de Marseille ?

...

-Oui, je l'ai vu.

-Qu'est-ce qu'il veut ? -Rien. C'est la routine.

...

...

La police, j'en fais mon affaire.

Ce qui compte,

c'est ce qu'ils pensent ici au village.

Ils savent que je suis un homme.

-Mon pauvre Marc, tu finiras par croire ce que tu dis.

-Tais-toi, compris ? Tais-toi !

Tu peux me prendre pour un con,

tu peux même te conduire comme une salope,

si ça peut te faire plaisir, mais tu ne riras pas des Orsini.

Tu m'as compris ?

-On nous regarde.

Je t'aime mieux comme ça. Tu es plus naturel.

L'âne brait.

...

...

"-Prions le Seigneur.

"Fais miséricorde, Seigneur, à ton serviteur Lucien,

"qu'il n'ait pas à subir le châtiment de ses actes.

"Car il a désiré garder ta volonté.

"Et comme la vraie foi l'a uni ici-bas à la foule des fidèles,

"que ta miséricorde l'associe là-haut

"au cœur des anges."

-Pardonne-moi pour tout à l'heure.

Mais je t'aime plus que tout au monde.

-"Miséricordieux Jésus, donnez-lui le repos éternel.

"Et que son âme repose en paix. Amen."

Des oiseaux chantent.

...

-Les machines à sous, les maisons, tout ça, c'est dépassé.

Ce qui nous intéresse, ce sont les marchés,

les chantiers, la promotion immobilière,

le monopole de la main-d'œuvre étrangère.

-Pay me.

-Cigare ?

-Pourquoi tu resterais pas ?

Cette ville a besoin d'hommes comme toi.

-Je n'aime pas cette ville.

Cash.

-Voilà.

Tu peux doubler ta mise, si ça t'intéresse.

-La patience est mère du profit. Ne partez pas encore.

-Je croyais vous avoir déjà dit

de ne pas traiter ici ce genre d'affaires.

-Excusez-moi. J'avais pensais que...

-Vous avez attiré l'attention ces temps-ci.

Et si vous ne pouvez assurer votre propre sécurité,

comment assurerez-vous la mienne

pendant la campagne électorale ?

-Pas d'inquiétude. Il n'y a plus d'Orsini.

Leur monopole est fini.

-Vous vous trompez. Il y a des héritiers.

-Madame Orsini ?

-Lucien Orsini.

Marc Orsini.

Louis Orsini.

-Mais il vit à l'autre bout du monde à...

-A Bangkok, en Thaïlande.

Votre prix sera le nôtre,

Monsieur Di Fusco.

Que tout soit réglé avant les élections.

Avant les élections.

-Louis Orsini.

Tu pars demain.

-Ca vous coûtera 50 000 dollars.

Cash.

L'éléphant barrit.

Musique douce

...

-Tu es vraiment obligé de repartir ce soir ?

-Le voyage du président a été un peu improvisé.

Tout s'est bien passé, mais il faut que je sois

à Marseille demain soir.

Au service de "security", tout le monde est très nerveux.

-En fait, t'es devenu une sorte de flic.

-Une sorte de flic, oui.

...

-Et on n'a pas encore déblayé tout ça, là ?

-Le contremaître a dit qu'il s'en occupe, patron.

-Je suis devenu un flic. Toi, tu es devenu un bourgeois.

-Depuis que je suis installé à...

-Regardez, patron. Y a un homme sous les bambous.

-Qu'est-ce que c'est encore que cette connerie ?

Qui c'est, celui-là ? -C'est Fuma, patron.

Propos en thaïlandais.

...

-Attention. Doucement. -Qu'est-ce qui s'est passé ?

-Il dit qu'il s'est blessé avec la scie.

-Il a perdu beaucoup de sang. Faut l'emmener à l'hôpital.

Laisse tout tomber. Prends la Land Rover et emmène-le.

...

-Tu étais moins sentimental autrefois.

-Forcément,

puisque je suis devenu un bourgeois.

Puis je vieillis.

Je vis plus du tout de la même façon, maintenant.

Je m'occupe de la propriété.

Les gens du pays m'ont adopté. Je suis devenu un homme tranquille.

-Finie, l'aventure, finies, les bagarres ?

-Les bagarres, ça va bien quand on est seul.

Je ne suis plus seul maintenant. Puis surtout, j'ai la petite.

Alors tu sais, Marseille, mes frères,

toutes leurs histoires de politique,

vraiment, j'en ai plus rien à foutre.

Lee, voici un vieil ami. -Je reconnais Monsieur Mason.

-Vous ne m'avez jamais vu.

-Louis m'a tellement parlé de vous.

-J'ai annulé mon billet. -Tu ne vas plus en France ?

-Mason repart ce soir pour Marseille.

Il raccompagnera Geneviève. -C'est très gentil.

Vous voulez boire quelque chose ? Un whisky ?

Peut-être un alcool de riz ?

Un saké ?

-Non, je préférerais du café, s'il vous plaît.

-Avec de la chicorée ?

-Avec la chicorée.

-Chicorée

dans le café, et l'hiver, ceinture de flanelle ?

-Et toi ?

Hiver comme été, le revolver sous l'oreiller,

c'est bien ça ?

-Oh non, plus maintenant.

Viens voir.

Je l'ai accroché il y a 10 ans. Il n'a plus jamais bougé.

Il est plein de poussière.

-Nous aurions aimé vous garder plus longtemps, M. Mason.

N'est-ce pas, Louis ?

-J'aurais aimé rester, mais... je dois repartir en France ce soir.

-Toujours au garde-à-vous, hein ?

-Viens, entre, Geneviève. C'est Monsieur Mason.

-C'est lui qui m'emmène en France ?

-Oui, c'est lui qui t'emmène en France.

Tu seras sage. -Vous êtes jolie.

Musique douce

...

Musique intrigante

...

-Tiens, regarde.

Ca, c'était Willy.

Un déserteur de la Légion étrangère.

Avec des bandits khmers, il passait la frontière

pour piller les plantations et voler les buffles.

Un jour, Orsini l'a attrapé. Il lui a fait couper la main.

Puis il l'a clouée là.

-Je suis pas venu voler des buffles.

Let's go.

-La maison est là derrière. Tu peux y aller à pied, non ?

-Donne le plan.

-La moitié d'abord.

-Le reste après. -Si y a un après.

Croassements

...

-Tu embrasses papa ? -Pourquoi il vient pas, papa ?

-Parce que.

-Tu seras sage ? -Oui.

-Oui ?

-Allez, en route.

-Prends bien soin d'elle. -Oui.

Je te télégraphie dès notre arrivée à Marseille.

Au revoir. -Au revoir, M. Mason. Merci.

-Bon voyage.

Le moteur démarre.

...

-Au revoir, papa.

-Ne t'inquiète pas. Avec ton ami, elle n'a rien à craindre.

Elle reviendra après la saison des pluies.

-Oui.

Croassements

...

Un loup hurle.

Croassements

...

...

Ca m'a fait drôle de revoir Mason.

Tu sais, quand je l'ai connu...

...

-Eh, maintenant, je peux ?

Tu sais qui tu viens de descendre ?

Un personnage historique. Une légende.

Il y a 15 ans, il avait formé un commando

pour défendre ses plantations.

Avec des Cambodgiens, des Vietnamiens.

Il pourchassait les pillards jusqu'à la frontière,

et puis ça y allait.

Au coupe-coupe. Une guerre privée, quoi.

Willy faisait pas de politique et Cobra non plus.

Rien qu'un duel à mort.

-Cobra ?

-Oui, parce qu'il portait toujours un Colt modèle Cobra.

Tu sais, à canon court.

-Je connais le modèle.

So what?

-On l'appelait Cobra,

et son commando était le commando Cobra.

On en parle encore aujourd'hui jusqu'à Bangkok.

Mais qu'est-ce que tu fais ? T'es fou ?

-Idiot, tu vois pas la Jeep derrière ?

-Oh, merde.

-Accélère, bon Dieu ! Ils nous poursuivent.

Va plus vite ! Et donne-moi cette bouteille.

Go faster!

Ils nous rattrapent, plus vite !

-Ici, c'est tous des anciens de son commando.

-Oh, shut up!

-On les aura aux bacs de Sawan Fong.

-Attention à la "curve" !

Coup de feu

-Attention, ils nous tirent dessus !

Gémissements de douleur

...

Laissez-moi, laissez-moi.

J'ai mal. J'ai les reins brisés. -Qui était avec toi ?

-Un Américain.

-Son nom ?

-Di Fusco.

-Je vais mourir. Sortez-moi de là.

-Où tu l'as ramassé ? -En ville. Dans une boîte.

-Le nom de la boîte ?

-Saint-Hubert, chez Sinna.

Il crie de douleur.

-Bon, bien, l'autre, il doit pas être bien loin.

Croassements

...

-Mais comment c'est arrivé ?

-Je te l'ai déjà dit. J'ai eu un accident.

En revenant du temple.

-Tu fais du tourisme, toi ?

-Je n'ai pas l'air ?

Musique zen

...

Et maintenant, j'ai l'air d'un touriste ?

...

-Tout le monde devrait faire du tourisme.

...

-Sinna, j'ai besoin de passer la frontière.

Et très vite.

-Quand ? -Cette nuit.

...

Tu n'as qu'à trouver le moyen

et il y aura 200 dollars pour toi.

400 ?

-Je trouverai.

-Now, it's gonna work out.

...

Chant local

...

Aboiements

...

-J'ai trouvé.

Musique douce

-Tu sais comment passer la frontière ?

-Je sais.

...

-Debout.

-Qu'est-ce que vous voulez ? Je suis un touriste.

-Américain.

Tu étais à Marseille le 24 mars. Mes 2 frères, c'était toi, hein ?

-Non. -Pour qui tu travailles ?

Je te garantis que tu finiras par parler.

Debout.

-Je travaille pour une agence de tourisme.

-Qui t'envoie ?

-Oh, God. Pain's killing me.

No!

-T'as la tête dure, hein ?

Mais tu vas parler.

-No!

No!

No!

-Alors maintenant, tu vas nous expliquer.

-C'est à cause des élections.

-Quelles élections ?

Tes frères ne faisaient plus le poids.

Les autres les ont liquidés. -Quels autres ?

-Ca, je sais pas. Je sais rien. -Des noms.

-Alvarez.

-Qui encore ?

-Forestier.

-Le mandataire aux Halles ?

Il est candidat aux élections.

Il emploie des types de la SAC.

-Y en a d'autres ?

-C'est tout ce que je sais.

-Et pourquoi moi ? Je m'en fous, de la politique.

-I didn't ask.

Moi, on me paye.

On me dit le nom et l'endroit du contrat.

-Là, t'as raté ton contrat.

T'as tué quelqu'un qui avait rien à voir avec ça.

-C'est la première fois que je me trompe.

-Oui, bien, c'est la dernière.

-Eh, Louis !

Tu n'iras pas beaucoup plus loin que tes frères.

No!

Il gémit de douleur.

La porte se referme.

...

Il crie de douleur.

Il gémit de douleur.

...

...

*-Mesdames et Messieurs, nous venons d'atterrir

*à l'aéroport de Marseille Marignane.

*Il est actuellement 7h50, heure locale.

*Et la température au sol est de 17 degrés centigrades.

...

-On se connaît pas.

On se retrouve ce soir comme convenu.

-D'accord.

...

-Ca va, ton bras ? -Ca va.

Je te présente le commissaire Pedrinelli.

Il est chargé de l'enquête.

Il faut que je te dise, pour la petite...

-Je sais, j'ai reçu ton télégramme. Emmène-moi à la clinique.

-Oui...

Elle est morte.

Le moteur de l'avion vrombit.

...

-Elle vous a attendu, Monsieur Orsini.

Elle vous a attendu tant qu'elle a pu.

Mais ce matin, elle n'avait plus de forces.

-Louis... -Fous le camp, fous le camp.

Comment c'est arrivé ?

-C'était dans la soirée.

On attendait le car, ta fille et moi.

Ils sont arrivés en voiture.

Ils ont mitraillé l'arrêt. Voilà.

-Mais pourquoi ?

-Ils m'ont pris pour toi.

C'est toi qu'ils voulaient tuer.

Tu sais, les docteurs ont fait tout leur possible.

-Elle est morte toute seule.

Qu'est-ce qu'il fait encore là, celui-là ?

-On travaille ensemble.

-En somme, vous comptez sur Mason

pour m'empêcher de faire des bêtises ?

-Non, c'est pas ça, Louis.

Mais chaque fois que quelqu'un d'important arrive

des Etats-Unis, les services de l'ambassade sont alertés.

Et c'est justement mon job.

-Quelqu'un d'important ?

-Di Fusco, ça ne te dit rien ? Un tueur de la mafia.

Le FBI nous a signalé son départ pour l'Europe.

La mort de tes 2 frères, ça pourrait bien être son travail.

-Décidément, t'auras toujours une longueur de retard.

Ton Di Fusco est à Bangkok, et il y restera.

-Il est mort ? -Légitime défense.

Je suis à votre disposition pour l'enquête là-bas.

Musique douce à l'accordéon

-Bonjour.

...

-Qu'est-ce que tu vas faire ?

-Je vais ramener la petite là-bas, l'enterrer avec sa mère.

-Ces Messieurs ? -Eh bien, un pastis.

-Et Monsieur ? Monsieur ?

-Un café avec de la chicorée.

...

Louis, ne te mêle de rien.

Laisse la police faire son travail.

-La police... -On fait le maximum.

-Ouais, vous peut-être.

Mais depuis que ça a commencé tout ça,

vous en avez arrêté combien ?

-On a interrogé près de 100 personnes.

-Je vois ça d'ici.

50 Corses et 50 types de la SAC pour faire la balance ?

Et ça a donné quoi ? -Il faut du temps.

-Il faut du doigté, surtout,

parce que les élections sont pas loin.

L'un est copain avec la municipalité.

L'autre est un ancien ami du préfet.

On marche sur des œufs.

Dès que ça craque un peu, on rétrograde.

-On fait le maximum. -Ben voyons.

Combien je vous dois ?

-3,90. -Tiens.

Tu m'as bien dit que ça s'était passé le soir

à une station d'autocar ?

-Oui.

-L'avion avait du retard ? -Non.

-Pourquoi toute une journée à Marseille ?

Tu devais conduire la petite à la pension.

-On l'a manqué. -Pourquoi ?

-On l'a manqué, c'est tout.

-Ouais.

Et vous avez manqué le suivant ? Et celui d'après aussi ? Pourquoi ?

Je vais te le dire, moi, pourquoi.

T'as vraiment cessé de boire

ou tu continues à te saouler en douce ?

Tu t'es poivré dans l'avion, ouais.

On s'ennuie dans un avion.

Alors de temps en temps, on fait signe à l'hôtesse...

Hein ?

Puis quand on arrive à terre...

on voit plus très droit, on voit plus très clair,

alors on s'en va à moitié bourré en tirant une petite fille.

-Quand reprenez-vous l'avion, Monsieur Orsini ?

-Louis, je ferai le maximum pour toi.

Mais n'attends pas l'impossible.

-Je t'ai rien demandé.

Chant des cigales

...

Il sonne.

Madame Orsini est là ? -Oui.

Qui dois-je annoncer ? -Où est-elle ?

-Sur la terrasse. -Je connais le chemin.

-Vous êtes la police ?

-Je m'appelle Orsini. Mon nom est marqué sur la porte !

Chant des cigales

...

-Vous ne m'avez pas prévenue de votre arrivée.

-Faut que je prévienne quand j'arrive chez moi ?

Je suis d'abord allé à la clinique.

-Oui, je comprends.

-Elle est morte sans personne à part une infirmière.

-C'est vrai.

Je n'ai pas eu le courage d'aller la voir.

-C'est bien votre lâcheté que je vous reproche.

Y a d'abord eu Lucien, Marc. Maintenant, c'est la petite.

Alors je voudrais comprendre.

Vous êtes la seule à pouvoir me dire ce qui s'est passé.

-Marc ne me mêlait pas à ses affaires

je l'ai dit aux enquêteurs.

-Je suis pas un enquêteur !

Je suis un Orsini. Je parle à une Orsini.

-Justement.

Vous ne croyez pas qu'il faut que tout ça s'arrête ?

-Mais vous comprenez pas. Mais ils ont tué ma môme !

Et je vais les faire crever, moi.

Tous !

-Ne faites pas comme vos frères.

Vous avez été toujours différent des autres Orsini.

De Marc, en tout cas.

Je vous l'avais déjà dit, il y a 5 ans.

Vous vous en souvenez ?

-Oui, oui, je m'en souviens très bien.

Je me souviens même de ce que je vous avais répondu.

-Que Marc était mon mari et qu'il était votre frère.

Il acquiesce.

-Et y a rien de changé.

-Vous avez jamais essayé de comprendre

pourquoi je l'ai épousé ?

Aujourd'hui, le commissaire Pedrinelli

me parle à 3 pas, le chapeau à la main.

Je suis devenue une dame.

Et je vis comme une dame.

-Oui. C'est toute la différence.

Si je suis parti, c'est justement pour pas vivre comme un monsieur.

Vous voyez, j'avais l'intention de m'installer ici.

Finalement, je préfère aller à l'hôtel.

Cette baraque me dégoûte.

Tout ce qu'elle représente maintenant.

On aura vraiment du mal

à se comprendre.

-Je voudrais vous aider.

-Vous viendrez avec moi chez Alvarez et ses gorilles ?

Vous allez remonter jusqu'à chez Forestier ?

-Qu'est-ce que vous voulez à Forestier ?

C'est un promoteur immobilier.

C'est le plus grand promoteur de Marseille.

-C'est la plus grande crapule.

-Vous vous trompez, Louis. Il se présente même aux élections.

-Bien, raison de plus.

-Beaucoup de gens le jalousent et critiquent ses méthodes.

Mais la politique, de nos jours, a certaines exigences.

Et tout le monde sait qu'il sera élu.

-Si je lui en laisse le temps.

-C'est l'arme de Marc.

-Au moins, ça n'a pas changé.

-Si vous en avez besoin, il est à vous.

-Merci. C'est ma part d'héritage ?

-Vous, au moins,

on vous fera pas changer d'avis.

-Je n'ai plus rien à perdre. Rien.

-Orsini. J'ai réservé un appartement.

-Monsieur Orsini. Parfaitement.

On va vous montrer votre chambre.

212 pour Monsieur Orsini.

-J'ai fait un long voyage. Je suis fatigué.

Qu'on me dérange sous aucun prétexte.

-Bien, Monsieur Orsini.

Allô ? Donnez-moi le commissariat central.

...

Il sonne.

...

On déverrouille la porte.

-Qu'est-ce que c'est ?

Propos en thaïlandais

La porte se referme.

Alvarez crie de douleur.

Alvarez gémit de douleur.

...

Sirène

...

...

-S'il vous plaît. Allez.

S'il vous plaît. Allez, allez. S'il vous plaît.

-C'est un accident ?

Un suicide au gaz ?

Il est pas mort ? -Non.

-Où est-ce qu'ils l'emmènent ?

-A l'hôpital, sûrement.

Sirène de l'ambulance

...

-A l'hôpital.

Le téléphone sonne.

-On l'a interrogé ?

Quoi, sous perfusion ?

Interrogez-le dès qu'il aura repris connaissance.

Laissez quelqu'un avec lui en permanence.

Alvarez vient de se faire poignarder.

Il est à l'hôpital. Opéré d'urgence.

-On sait qui a fait le coup ? -Non.

En tout cas, ça ne peut pas être Louis Orsini.

Il était chez sa belle-sœur.

Je l'ai placé sous surveillance, qu'est-ce que vous aviez cru ?

-Bien sûr, c'est normal.

Interpol s'est occupé de l'affaire Di Fusco à Bangkok.

-L'affaire est réglée de ce côté-là.

Vous rentrez à Paris, Commandant ?

-Euh... Commissaire...

Cette affaire me touche directement.

Je crois que j'aimerais, en tant que témoin,

rester à votre disposition.

-Comme vous voulez. Vous êtes chez vous.

-Une dame les a vus passer par une fenêtre.

Ils couraient dans les gouttières "comme des chats".

-Parlez clairement.

-Les 2 qui ont attaqué Alvarez. Une dame les a vus sur les toits.

-Elle les a décrits ? -"2 Chinois".

-Des Chinois...

-On appelle Chinois tous ceux qui viennent d'Orient.

Ils ont pu arriver par l'avion d'Orsini.

-Téléphonez à l'aéroport.

Demandez la liste des passagers du vol 713.

Si y a des Chinois. Enfin, des Orientaux.

Je veux leurs fiches de police.

Pour Orsini, on maintient la filature, mais discrète.

Jusqu'à preuve du contraire, il a rien fait.

Il était chez Sylvaine, la belle-sœur.

Au fait,

qu'est-ce que vous en pensez, de la veuve Orsini ?

-Elle a de beaux seins.

Propos en thaïlandais

-Non, vous vous trompez.

...

-Qu'est-ce que vous faisiez là ? Propos en thaïlandais

La police, vite. Appelez la police.

Une alarme retentit.

...

Sirène de police

...

Coups de feu

Sirène de police

Coups de feu

Sirène de police

...

Propos en thaïlandais

Cris

...

*-La place est cernée. Au nom de la loi, rendez-vous.

...

-Cet hôpital, on y rentre comme dans un moulin ?

On peut y achever les blessés dans leur lit ?

Y avait personne pour garder Alvarez ?

-Poirier, mais ils l'ont assommé.

-Une chance qu'ils lui aient pas ouvert le ventre.

Les fiches. -Voilà, M. le commissaire.

Vol 713 en provenance de Bangkok.

Nguyen et Chanh, tous deux d'origine vietnamienne.

-Est-ce que vous permettez ? -Vous êtes chez vous, commandant.

-Thank you. -J'ai autre chose.

Le nommé Chanh a un cousin à Marseille.

-Un cousin ? -Oui.

Il tient un restaurant vietnamien, le Grillon d'Or.

Le nuoc-mâm y est comme ça.

-C'est tout ? -Non, M. le commissaire.

Le cousin de Chanh est un ancien du commando Cobra.

-Pendant qu'on l'avait à l'œil, d'autres faisaient le travail.

-J'étais sûr qu'il renoncerait jamais.

Pas Louis Orsini.

-C'est un malin et un rapide.

Qui surveille son hôtel ?

-Melun et Santoni. Ils ont appelé tout à l'heure.

Louis Orsini est dans sa chambre. Il ne veut être dérangé.

Vous allez l'arrêter ?

-Juste s'il quitte l'hôtel, dites ça à Melun.

-D'accord. -Euh...

Vous m'organiserez une surveillance autour de l'immeuble de la SAC.

Mais discrètement. -Bien sûr, commissaire.

-Etablissez aussi une souricière autour du Grillon d'or.

-C'est déjà en place. J'ai pensé bien faire.

-Vous avez très bien fait.

-Alors ça y est, le big push.

-C'est pas pour le plaisir. J'approuve pas Orsini.

Mais je le comprends.

-Et ça vous empêche pas non plus de faire protéger la SAC, pas vrai ?

-Mais c'est notre boulot, ne l'oubliez pas.

On a reçu des ordres venus d'en haut.

M. Forestier a obtenu la protection de la police.

Ca vous arrive jamais, en Amérique ?

-Oui, ça arrive.

Mais tout de même.

Monsieur Forestier demande,

Monsieur Forestier reçoit ce qu'il veut.

Qu'est-ce que ça va être s'il est élu ?

-Mais c'est Orsini qui trouble l'ordre public, non ?

-Ah.

Vous savez parfaitement que c'est Forestier et sa bande

qui troublent l'ordre républicain.

Mais ceux-là, vous les ferez pas arrêter.

-Ca vous va bien de dire ça.

Vous croyez que je peux tout changer ?

J'ai une femme, 4 gosses et bientôt la retraite.

Et je suis pas Eliot Ness, moi !

On s'en prend toujours aux flics !

Changez le régime, changez la société,

ça changera peut-être les flics.

Le commissaire claque la porte.

-Faut comprendre.

...

Musique intrigante

...

-Qu'est-ce que tu fous là ?

Laisse-moi passer.

-N'y va pas, Louis.

Forestier est protégé par un régiment de flics.

-Forestier ? Qui c'est ?

-Pedrinelli sait que tu n'es pas venu seul de Bangkok.

Nguyen, il s'est fait avoir par la police.

Il est mort.

-Et Chanh ?

-Il s'est échappé.

Arrête-toi, Louis.

Tu n'as aucune chance.

-C'est toi qui me donnes des conseils ?

Alors moi, je pars par là. Toi, tu fais ce que tu veux.

C'est ça, qu'on appelle la responsabilité.

...

Une voiture approche.

Crissement de pneus

...

-T'as qu'à y aller, en Chine !

-Salaud ! Fasciste !

-Fascistes ? Tu vas voir, sale juif !

Tiens, de la part de Forestier.

-Attention, les gars. Voilà quelqu'un !

La voiture s'éloigne.

-Oh, les salauds.

-Ca va ?

-Ce n'est pas grave.

Forestier et ses ordures, ils en ont plus pour longtemps.

De toute façon, les gens en ont marre.

Il sera pas élu.

Ca valait le coup de se faire casser la gueule, hein ?

-Tirez-vous en vitesse. Le quartier est plein de flics.

-Allez, on se tire.

Musique intrigante

...

-J'attends cette balance pour demain matin.

Ils sont pressés, au ministère. Et si nous voulons démarcher ?

-Comptez sur moi, Monsieur le Directeur.

Mes respects, Monsieur Forestier.

...

-Allô ? Bonsoir, cher ami.

Je ne vois pas beaucoup vos policiers.

Ah, en civil ? Bien sûr. Vous avez raison.

L'annonce de ma candidature n'a pas plu à tout le monde.

Merci, cher ami.

Quand je serai élu, nous ferons de grandes choses ensemble.

C'est cela. Demain à la préfecture. Voilà, d'accord. Bonsoir.

Par où es-tu venue ?

-Par la terrasse, naturellement.

-Verrouillez la petite porte en fer sur la terrasse.

-Tu n'en mènes pas large. -Pourquoi ?

S'il vient, la police l'arrêtera. S'il résiste, ils l'abattront.

C'est bien ce que tu voulais, non ?

-Ce que je voulais ?

-De l'argent, des bijoux, des fourrures.

Rien de très original.

Me crois-tu assez naïf pour penser que si tu as trahi ton mari,

c'est pour moi, par amour ?

-Tais-toi.

-L'héritage légal de la famille Orsini.

Le compte bloqué en Suisse.

Qui devait aller au troisième frère.

-Tais-toi ! -Ou à sa fille.

-Ce n'est pas vrai ! -Si !

Et tu le sais très bien.

Oh, c'était un vilain travail. J'en conviens.

Prendre un flic américain pour Orsini.

Rater l'homme, tuer l'enfant.

Il y a pas de quoi se vanter, mais pourtant, c'est fait.

On n'y peut plus rien. -Je savais pas pour la petite.

C'est toi qui l'as voulu, qui as tout fait.

-Nous l'avons fait ensemble.

Je l'ai fait pour toi et tu l'as fait pour moi.

-Tu sais pourquoi je t'aimais ? Parce que je te respectais.

Autant je méprisais Marc, sa vulgarité, sa lâcheté,

autant je t'admirais pour ta distinction, ton ambition.

Mais tu es pire que lui. Tu me dégoûtes.

-Tu crois vraiment être la grande dame que tu joues ?

Hein ? Regarde, alors. Regarde !

La petite putain à 20 francs de Pigalle.

L'entraîneuse de l'Apollo à 10 sacs la nuit.

La tapineuse de Monsieur Marc, épousée sur le tard.

Elles sont là. Elles sont là.

Il leur en est passé dessus, des hommes et des années.

Elles sont toutes là. Chez Monsieur Forestier.

Elles sont enfin arrivées au but de leur vie.

La respectabilité, hein !

Tu sais pourquoi nous allons rester ensemble ?

Nous sommes pareils. -Non...

-Y a quelque chose de pourri en toi comme en moi.

Tu as voulu partager ma puissance, alors il faut tout partager.

Si je mens, tu mens. Si je vole, tu voles.

Et si je tue, toi aussi.

Si je gagne, tu gagnes. Mais si je perds, tu meurs.

-Tu as déjà perdu.

-Où vas-tu ?

-A la villa de Cassis.

Mettre tout en ordre avant de m'en aller.

-Tu me quittes vraiment ?

-Disons que je te précède.

...

Propos en thaïlandais

-Il faut que je lui téléphone.

Allô, la réception ? Passez-moi Monsieur Orsini.

-Pardon, je ne peux le déranger.

-Je sais, mais c'est très important.

*-Je ne peux pas.

-Appelez-le. Je prends la responsabilité.

Le téléphone sonne.

...

-Il répond pas. Il est pas dans sa chambre.

*-C'est très important. -J'y peux rien.

S'il est pas là, il peut pas répondre.

-Reste là, je monte voir.

Allô, Mademoiselle ?

Passez-moi le bureau du commissaire Pedrinelli.

Propos en thaïlandais

-Excusez-moi, Monsieur.

...

...

Les pneus crissent.

...

Coup de feu

-Oh, merde.

Je suis encore bon pour une engueulade.

-Non, laissez passer, circulez. Circulez !

Allons ! Laissez passer.

Musique intrigante

...

-Hello, c'est moi que vous attendez ?

-Bien, ouais, peut-être bien.

-Alors, je vous emmène ? -Pourquoi pas ?

-On va au bois ? A la corniche ? Qu'est-ce que tu préfères ?

-On va au cinéma, là.

-Là ? Eh bien dis donc. On y va si tu veux.

-Bonsoir, Madame. -2 places.

Tu payes ?

-Dépêchez-vous, le film est commencé.

*Musique de tension du film

*...

*-Vous avez tort de plaisanter, Miller.

*Vous n'arriverez jamais vivant au fort.

...

-Ils ont quoi, les flics ? Y en a partout.

Jusque dans les couloirs de la SAC.

Ils se mettent en civil, mais on les reconnaît.

Dis donc, mon chéri...

T'as vraiment envie de voir le film ?

Oh.

Dis donc, c'est pas toi qu'ils cherchent ?

-Toi qui connais le quartier, l'immeuble de la SAC,

il communique avec le chantier ?

-Oui.

Eh ! -Tiens.

-Merci.

*-Mon capitaine,

*je connais ces montagnes depuis des années.

*Si nous devons tomber dans une embuscade,

*ce sera derrière les collines, là-bas.

*Un cheval hennit.

*Musique de tension

*...

*A mon commandement. Droit sur les collines.

*Ya !

*Un cheval hennit.

*Musique d'action

*...

*Un cheval hennit.

*Musique d'action

*...

*Un cheval hennit.

*...

*Un cheval hennit.

*...

*-Moana, un soir, sur la plage,

*lorsque j'ai embarqué sur le bateau,

*je vous avais promis que je reviendrais.

*Je suis revenu.

*-Comme je suis heureuse.

*Musique romantique

*...

-Orsini.

-Forestier.

-Non. -Si !

-Vous êtes en train de faire une erreur.

Une erreur qui pourrait vous coûter cher !

J'ai des relations, vous savez. C'est pas moi ! C'est pas moi !

C'est pas moi ! Attendez.

Dans ma position, on est parfois obligé de fréquenter...

-Qui ? -Alvarez. Di Fusco.

-Et qui ? -Sylvaine. Sylvaine Orsini.

-Vous espérez vous en tirer avec ça ?

-C'est vrai.

Vous voulez des preuves ? J'en ai. Dans mon bureau.

Venez. Venez, vous verrez.

Quand on la voit, une grande dame. Dans son salon, une déesse.

Elle était toujours d'accord. Regardez.

Regardez ce qu'elle m'écrivait.

Là, là. La voilà. La voilà, à Cannes.

Et à Cassis avec la femme du ministre de l'Intérieur.

-Vous l'y avez obligée pour la compromettre.

-Marc, son mari, elle en avait assez.

Un lâche. Une larve.

Elle disait ça.

La reprise du monopole, c'est une idée à elle.

-Et moi ? Ma fille ?

-L'héritage. Le compte bloqué en Suisse.

Elle pensait qu'à ça.

Alors elle a réussi à convaincre Alvarez.

Quand je l'ai su, il était trop tard.

Vous me croyez pas ? J'appelle ?

-Attention, pas de fausses manœuvres.

-Je peux le faire. Quand je veux. Le jour, la nuit.

C'est comme ça depuis 2 ans.

Sylvaine, je vais te passer quelqu'un.

-Allô, Sylvaine ? Louis Orsini.

Je suis chez M. Forestier,

votre ami, le futur député de la majorité.

Il m'a fait voir des lettres et surtout des photos.

Plein d'enseignements sur la haute société de la région.

C'est comme ça que vous êtes devenue une dame ?

*Musique romantique du film

*...

Forestier crie.

Cris de la foule

Brouhaha de la foule

...

Sirène de police

...

Klaxons de la police

...

-J'aime pas ça.

-Les issues étaient gardées. -Bien sûr.

-C'est bouclé de partout, il a pas pu sortir.

-Il pouvait pas entrer non plus.

Sirène de police

...

L'homme siffle.

...

-Qu'est-ce que vous faites ici ? -Vous allez où, avec ça ?

-C'est pour le marché. Vous voulez quoi ?

-Vous allez m'emmener. -Pas question.

-Si, si. -Et pourquoi, s'il vous plaît ?

-Parce que. Allez, mettez-vous au volant.

Y a les flics dehors. Faites-moi passer le barrage.

Vous roulez tout doucement.

Attention, pas de fausses manœuvres.

-Mais enfin, je...

-Vous savez c'est quoi ? Un Cobra.

Ca fait des trous larges comme des ronds de serviette.

Allez.

Le moteur se met en marche.

-Contrôle d'identité. Papiers, s'il vous plaît.

Merci.

Qu'est-ce que vous avez, là-dedans ?

-Des tissus.

C'est des tissus. -Je vois.

-C'est pour le marché de La Ciotat. Faut que j'y sois de bonne heure.

-Ca va, allez.

-On dirait toujours qu'on leur fait peur.

-Pour avoir peur, faut une raison. -Nom de Dieu !

Il siffle.

-Allez, vas-y, fonce.

Les pneus crissent.

...

...

...

T'occupe pas de ça, fonce.

...

...

L'homme gémit de douleur.

-Oh, j'ai mal.

-Mais dites donc, ça va pas, non ?

C'est un monde !

Sirène de police

-Et alors ?

-Bien, voilà, moi, je roule tranquille,

et à ce moment-là, la voiture débouche.

Que voulez-vous que je fasse ?

-Et l'autre, il est parti où ? -Par-là, par-là.

Mais dis donc, tu vas pas caner, toi.

Sirène de police

...

-Il est passé par-là ? -Non.

-Par ici, alors.

T'as vu un type passer en courant ?

-Des pressés, je vois que ça. 5 minutes et hop...

-Je te demande pas ça.

Il doit être entré là-dedans. Bloquez la rue.

Fouillez les maisons.

Sirène de police au loin

-Vous m'emmenez à Cassis ? -Et le retour ?

-Bien, oui, on paiera le retour.

-C'est joli, le député.

-Quand je pense qu'on nous a toujours refusé

le mandat de perquisition.

Des trafics immobiliers, des adjudications bidon,

le racket sur la main-d'œuvre, toutes les preuves sont là.

Oh, merde.

-Ca va faire du bruit du côté de la préfecture.

-Vous croyez qu'on nous laissera remonter jusque-là ?

Le téléphone sonne.

Allô ?

Oui, c'est moi.

Oh, bien, c'est parfait. Parfait. Félicitez-les de ma part.

Il a forcé le barrage et il a semé les motards.

Maintenant, pour le retrouver... -C'est elle qu'il recherche.

-Bien, oui, évidemment.

Dites donc, Melun,

vous pouviez pas y penser plus tôt ?

-Le meilleur moyen de protéger Madame Orsini,

c'est de la faire arrêter, vous ne croyez pas ?

-Si, je le crois, mais où elle est ?

-Moi, je sais.

Vous me ferez une petite fleur, M. le commissaire.

J'ai rien fait, moi.

-Je sais.

Alors écoute-moi.

Ou tu me dis tout de suite où est Sylvaine Orsini,

ou bien tu ne pourras rien dire du tout pendant un bon moment.

Alors, tu te décides ?

-Vous me mettrez en conditionnelle, hein ?

Elle est à la Roseraie.

-Eh bien, tu vois, c'était simple.

La Roseraie, c'est là où vit la famille près de Cassis.

Si Louis Orsini sait qu'elle y est...

Eh bien, allons-y.

Prenez le maximum de monde avec vous.

-Pedrinelli.

-Allô ? Commissariat central.

-Laissez-moi y aller. -Vous voulez rire, non ?

L'addition est assez lourde comme ça.

-Justement, si vous envoyez votre artillerie, il va tirer.

-Non. -Moi, il m'écoutera.

Vous savez aussi bien que moi pourquoi il en est là.

Je ne peux pas le laisser tomber.

Je lui dois au moins ça.

-Vous me le ramènerez ? -Vous avez ma parole.

-Je vous donne une demi-heure. Passé le délai, je mets le paquet.

-Merci.

Chant des cigales

...

-Je vous attendais.

Un verre ? Une cigarette ? C'est le dernier droit du condamné.

Louis Orsini.

Le justicier sans reproches.

Il n'a pas entendu l'accusé, mais il a prononcé son verdict.

Est-ce que je me trompe ?

L'admirable tradition des Orsini.

Pour un œil, les deux yeux.

Pour une dent, la mâchoire tout entière.

On parle beaucoup d'honneur, dans la famille Orsini.

Marc en parlait très bien. -Parlez-moi plutôt de Geneviève.

-Qu'est-ce que vous attendez ? Que je me traîne à vos pieds ?

Oui, j'ai été la maîtresse de Forestier.

Mais pour Geneviève, je ne savais pas.

Je ne savais pas.

Je ne l'ai appris qu'en lisant les journaux.

-Si vous m'aviez dit ça hier, je vous aurais peut-être crue.

-A quoi bon ?

J'ai honte.

Vous vous rappelez votre voyage il y a 5 ans ?

S'il n'y avait pas eu Marc, vous m'auriez emmenée ?

-Y avait Marc.

-Et maintenant ?

-Maintenant, y a cette histoire entre nous.

Alors allez chercher votre manteau.

Je vous emmène chez le commissaire Pedrinelli.

-C'est vous qui n'avez rien compris.

La porte se referme.

Musique de tension

...

Coup de feu

...

Quelqu'un ouvre une porte.

-Louis.

Louis.

Je sais que tu es là.

Je sais que tu me vois.

Alors...

qu'attends-tu pour tirer ?

Tu ne pourras jamais t'en sortir, Louis.

Tu peux tuer un ou 2 policiers, et puis après ?

Tu sais bien que tu seras abattu à ton tour.

A quoi ça te servirait ?

Sylvaine ?

-Elle est morte.

-Tu es bien avancé, maintenant. -C'est pas moi, elle s'est tuée.

-Laisse-moi faire, Louis.

Et tu pourras peut-être retourner chez toi.

Di Fusco. C'était de la légitime défense.

Et pour les autres, il n'y aura pas un juré

qui resterait insensible à tes mobiles.

Je témoignerai pour toi.

-C'est trop tard, ça me rendra pas Geneviève.

Et toi ?

Qui c'est qui va témoigner pour toi ?

-Le jour où c'est arrivé...

je n'avais pas bu.

Pas une goutte.

Il faut me croire.

-Ca change pas grand-chose, mais je te crois.

-Maintenant, donne-moi ton revolver.

-Non.

Eh bien dis donc, vieux flic... Bravo, tu tiens la forme.

Faut que je m'en aille.

Tu peux le garder, ça te fera un souvenir d'un copain.

-Louis. Arrête.

Ca suffit.

Ne m'oblige pas à te tirer dans les jambes.

-Tu crois pas que c'est un peu trop, non ?

Ca commence à devenir un peu con, tout ça, non ?

Alors finissons-en.

Tu vois ce que ça fait ?

-Aïe.

-T'as mal ? -Ouais.

Ecoute. Ecoute...

Dans ma poche, les menottes.

Une à ton poignet. Droite.

L'autre à mon poignet gauche. -T'es têtu, hein ?

Ca ira comme ça. Je suis obligé de m'en aller.

-Louis.

Reste.

Reste !

-T'es bien un flic, hein.

Musique intrigante

...

...

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.