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Zulu
Ici l'Europe.
En Angleterre, la ville de Coventry brûle.
Depuis août, la Luftwaffe a largué 200 tonnes de bombes,
causant des centaines de morts et d'innombrables blessés.
Un nouveau raid la nuit dernière
a détruit les services essentiels et incendié la ville.
Tu t'y prends mal.
Tu compliques trop les choses.
Mais non !
C'est le seul moyen de prendre des photos en prison.
Ça fait presque cinq mois
qu'ils ont été capturés à Dunkerque.
Et les nazis bombardent la Grande-Bretagne.
Tu n'as pas à me convaincre. Je me suis portée volontaire.
Réessaie.
Mets le rouge à lèvres.
Cache ta main derrière le poudrier et prends la photo.
- Et le gardien ? - Joue la coquette.
Tu n'y connais rien.
Tu serais surprise.
Montre-moi donc.
Tu le tiens mal.
- Et pour presser le bouton ? - Tu permets ?
Mince !
La pellicule est sous le rouge.
L'objectif est à l'arrière.
Pointe-le vers eux
et dis-leur de te regarder.
Il y a 12 photos. Je viens d'en prendre une, il en reste 11.
Entendu.
TRANSATLANTIQUE
Monsieur Fry !
Asseyez-vous. On parlait justement de vous.
Miss Aube.
Le six de mains et la serrure
sont parfaitement évidents.
Pauvre M. Fry, vous êtes tout seul ici.
Mais ce qui m'intrigue,
c'est l'œil dans la fenêtre.
Attendez.
Ces cartes sont une grande chance pour vous.
Regardez.
On vit ici depuis un mois déjà.
On vous a observé.
Regardez en vous
et écoutez vos instincts primitifs pour vous libérer.
La grande lumière jaillira de ces ténèbres oppressantes.
Vous pensez apprendre tout ce qu'il faut
grâce aux infos à la radio, non ?
En tant que journaliste, oui.
Une fois à la radio, c'est déjà de l'histoire ancienne.
On veut savoir ce qui se passe en ce moment.
Si on voit clairement le présent, l'avenir est sans danger.
Ces cartes vous indiquent-elles où trouver Max Ernst ?
Je crois qu'il est dans la piscine.
M. Ernst !
Des nouvelles pour vous.
Après des pressions considérables de la part du MoMA de New York,
le gouvernement américain vous a enfin délivré un visa d'entrée.
Merci.
Vous et votre femme pouvez émigrer légalement aux États-Unis.
Ma femme ? Marie-Berthe ?
Laissez-moi voir.
Luise Straus-Ernst.
On a divorcé en 1927.
- Elle serait à Marseille. - Pas avec moi.
Vous comptez aller en Amérique avec elle ou non ?
J'irais même jusqu'à me remarier avec elle,
mais je l'ai pas vue depuis des années et je suis marié à une autre.
- Marie-Berthe ? - Oui.
C'est compliqué.
Vous n'avez jamais aimé plus d'une personne ?
Neuf ans que j'ai la même femme !
Et où est-elle ?
Malheureusement, M. Fry,
je suis ici le cœur brisé et seul. Vous n'aviez pas vu ?
On m'a envoyé dans un camp et ma chérie m'a abandonné.
C'était son peignoir.
Mais ce n'était pas ma femme. C'était une belle peintre anglaise.
Vous sentez ?
Brisé.
Je vais m'en tenir à ça.
Vous êtes au courant ?
Willkie est en tête dans le Nord-Est.
Non, Coventry.
C'est à la radio. La Luftwaffe bombarde à tout-va.
Pertes civiles importantes. La ville brûle.
La Blitzkrieg porte bien son nom.
Pourquoi Churchill n'arrête-t-il pas ce carnage ?
Plus vite les Britanniques accepteront la réalité,
mieux ce sera pour nous et pour les citoyens de Coventry.
Vous croyez à la victoire allemande.
Regardez autour de vous. La résistance faiblit.
Les fascistes gagnent l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne, la France.
C'est le nouvel ordre mondial. Nous et eux.
- Démocratie et fascisme. - Deux superpuissances.
Bon Dieu.
Au moins, ils ne sont pas communistes. Ils croient à la libre entreprise.
Henry Ford a vendu 60 000 Model C en Allemagne en cinq ans.
Il faut travailler avec eux.
Tenez.
Merci, Steve.
Faire affaire avec les nazis ?
Les affaires de l'Amérique sont les affaires.
Il faut consolider nos positions et protéger nos intérêts à l'étranger.
Tout pour éviter la guerre.
Willkie comprend ça. Quand il sera élu la semaine prochaine,
le gouvernement changera de discours.
Victor, rentre les toiles à l'intérieur. Elles vont cuire ici.
Il y a quelqu'un ?
Peggy ?
Mary Jayne Gold de Chicago ?
Je ne t'ai pas vue depuis quand ? Gstaad ?
Oui !
L'hiver 1937.
Que fais-tu ici ? C'est la guerre.
Vraiment ?
- Où vas-tu ? - Chez le couturier.
- Et ton père ? - Pas de nouvelles.
Je prospecte le sud avant de rentrer à New York.
Avec Victor, on a dévalisé Picasso.
Elles sont à moi.
Marcel Duchamp m'a dit que Max Ernst vivait ici.
- C'est vrai ? - En chair et en os.
- Vous êtes ? - Pressé !
Quel plaisir de te voir, Peggy !
Victor !
Bonjour, camarades !
Qui voilà ! Qui était l'heureuse élue hier soir ?
Les élues.
Deux ? Comment tu leur accordes assez d'attention ?
Je suis un économiste. J'augmente l'offre et la demande.
Et Mary Jayne Gold ?
- Je vois comme elle te regarde. - Oui, comme si elle regardait un chien.
Elle ne fricote pas avec le consul américain ?
Patterson ?
- Pourquoi ? - Il est venu la chercher à l'hôtel.
Il est bavard.
Pourquoi tu suis sa vie privée ?
Je suis le concierge, Albert.
J'épie tout ce qui se passe.
Arrête ces distractions.
Tu souffres. Nous aussi.
Mais ces femmes ne te soulagent que temporairement.
Canalisons notre énergie...
Dans la révolution ! Je sais !
J'aide tous les jours.
Je parle de riposter.
Des armes ?
Des armes ?
Paul, non.
Quand l'armée s'est démobilisée, on a déposé les armes.
Il doit y avoir des armes enfouies partout dans le pays.
Il faut s'organiser et recruter.
J'étais là, à courir dans tout Paris pour cacher ma collection.
Je voulais la mettre dans le sous-sol du Louvre,
mais ils s'inquiétaient trop pour la Joconde
pour s'occuper de mes maudites peintures modernes.
Bref, finalement,
j'ai convaincu des employés du musée de me les envoyer.
Avec "articles ménagers" sur les formulaires d'exportation.
Espérons que les bureaucrates de Vichy n'iront pas vérifier.
Elles devraient déjà être en route pour New York.
Sacrées veinardes.
Victor est contrarié
car Alfred Barr du MoMA refuse de publier une déclaration de soutien moral.
Je vais finir par devoir l'épouser.
Ne riez pas.
Patience, Victor. Ça a fini par payer pour Max.
Sacré veinard.
Il n'est pas le seul à attendre un visa.
Barr est submergé par tous les appels à l'aide de l'Europe.
- Lui ? - Il a confié la tâche à sa femme.
- Vous imaginez ? - Marga ? Brillante idée.
Je l'ai connue à Harvard. Elle ne lâche rien.
Ça me donne une idée. Restez donc m'aider.
Moi ? Jamais de la vie !
Et si je me fais arrêter ? Ou pire, expatrier ?
Je ne suis pas folle.
N'oubliez pas que je suis juive.
On a failli se faire arrêter à l'hôtel.
Je prends le prochain avion.
Miss Guggenheim.
Appelez-moi Peggy.
Magnifique.
Et étrange.
J'adore.
Je prends tout. Je veux tout ramener à New York.
Peggy.
Demain, c'est mon anniversaire. Vous devez être mon cadeau.
Alors, organisons une fête !
À Cologne, quand j'étais petit, on trinquait toujours à minuit,
la veille de l'anniversaire.
Perpétuons la tradition.
Le camp des Milles.
Ton premier faux passeport.
Lucille Bretherton.
- Les noms des prisonniers ? - Michael Bretherton...
Ian Canning, Dennie Williams.
Ils s'évaderont dehors au travail.
S'ils rejoignent la villa, on les rapatrie.
Je suis censée leur dire ça de manière codée ?
C'est l'anglais, le code.
Un gardien ordinaire ne le comprend pas,
surtout si tu parles vite.
Ils mangent à tour de rôle. On aura un nouveau gardien à chaque fois.
Si quelqu'un vient fouiner,
pars, fais un tour quelques minutes et retrouve-moi ici.
Je ne sais pas conduire.
Tu plaisantes ?
Je viens voir mon mari, Michael Bretherton.
Oui. À plus tard.
Ils organisent une fête pour Max Ernst.
Beaucoup d'artistes seront là. Duchamp, Chagall...
Chagall ?
Tu pourras le convaincre de partir.
- Et la première femme d'Ernst ? - Il en a combien ?
Trop.
Il s'avère que la femme inscrite sur son visa d'entrée aux États-Unis
a divorcé de lui en 1927.
Et elle est à Marseille.
- Trouvons-la. - On peut essayer.
Il s'agit de Luise Straus.
Et s'ils ne le laissent pas entrer sans son ex-femme ?
Deux visas ? Je vais voir Bingham.
Le MoMa a contacté Patterson directement.
On doit passer par lui.
Je m'en occupe.
Parler à Patterson ?
Pourquoi pas ?
Ça me dérange pas.
D'accord.
J'ai pas de femme.
Chéri ! Toujours aussi drôle que le jour de notre mariage.
Bonjour, chéri.
Des amis communs m'envoient. Je loge à la villa Air-Bel à l'est d'ici.
Rejoins-moi après ton travail
pour qu'on puisse te ramener à la maison. Tu comprends ?
Ne bougez pas. Regardez ici.
J'ai la photo.
Plus que deux.
Bonjour, chéri.
C'est bon de te voir.
Excusez-moi. C'est un Elizabeth Arden.
Ils ne font plus cette couleur.
Je t'aime et je te contacterai.
Pousse-toi.
C'était moins une. Allons-y.
Partons.
Où les cachent-ils ?
Je vous l'ai dit, au Splendide.
Plus maintenant.
J'ai vu Walter Benjamin.
Puis il a disparu.
Deux jours plus tard, on l'a retrouvé mort en Espagne.
Vraiment ?
Oui. Et maintenant, plus rien.
Max Ernst, André Breton,
Hans Bellmer, Marcel Duchamp,
Alma Mahler, Franz Werfel,
Heinrich Mann, Golo Mann...
M. Chagall est chez lui, dans sa maison.
Mais où sont les autres ?
Votre...
Comité de secours d'urgence
s'est installé ailleurs à Marseille.
Nous surveillons les gens qui attendent jour et nuit.
Que des inconnus !
Toutes les personnalités de la liste de M. Fry
ont disparu.
Peut-être s'enfuient-ils en montgolfière.
- Quoi ? - Ils vous facilitent la tâche.
Les Allemands ne sont pas contents. Et moi non plus.
Vous êtes responsable de ces Américains et ils me ridiculisent.
Je veux passer en revue
les personnes qui travaillent à ce Comité,
avec vous, maintenant.
Une par une.
Il me faut un stylo.
Celui-là.
Le père de Mary Jayne Gold est un vieil ami.
Un type raisonnable.
Il ne veut pas que sa fille sème le trouble.
M. Gold sait-il que sa fille travaille comme prostituée ?
Quoi ?
D'après nos dossiers de police, Mary Jayne Gold est une prostituée.
Une blonde américaine avec un petit chien.
J'ai lu son dossier. Elle tapine partout.
C'est sûrement un malentendu.
Miss Gold est une jeune femme aventureuse.
Mais elle n'est pas...
Vous l'avez vue récemment ?
À vrai dire, non.
Fermez la porte.
Je peux vous aider ?
J'attends M. Patterson.
Il est déjà en réunion.
Je travaille avec M. Varian Fry au Comité de secours.
Vous avez rendez-vous ?
Non, mais j'ai un message urgent.
Concernant un visa pour l'artiste allemand Max Ernst.
M. Ernst est à Marseille ?
M. Ernst fait une fête ce soir.
J'adorerais le rencontrer.
Et le dos crawlé ?
Tu dois t'entraîner. Une seconde.
Vous avez besoin d'autre chose ?
Je pars plus tôt ce soir.
Vous sortez ?
Eh bien, oui.
Je vais à une fête dans un château appelé la villa Air-Bel.
Un vrai château ?
Tout Marseille sera là.
C'est l'anniversaire de Max Ernst.
Non, ça veut dire bonne soirée.
Oui, papa parle français.
Si ! Je n'aime pas, c'est tout.
La maison est superbe.
Tu n'es pas mal non plus.
On attend combien d'invités ?
J'ai entendu qu'il y aurait un groupe de musique.
Tu sais que Vichy a interdit le jazz.
Si des flics débarquent, on finira en prison.
Varian, c'est une fête. Tu peux essayer de t'amuser ?
Tu as peut-être raison.
C'est une grosse fête.
Je vais danser.
On va danser.
Lisa ?
- Je viens te sortir de ta tanière. - Non, merci.
On te dit très bonne danseuse.
Je ne suis pas d'humeur.
À cause de M. Benjamin ?
Pas seulement M. Benjamin.
Personne ici n'a de quoi se réjouir.
Max Ernst est vivant.
On est tous en vie, c'est une raison suffisante.
Ce qu'on fait ici est sans précédent, Lisa.
On fait juste de notre mieux.
C'est ce que tu te dis
pour dormir la nuit.
Qui te dit que je dors ?
Repas.
M. Fry est plein de surprises, n'est-ce pas ?
Ces réfugiés ne voudront jamais quitter la France.
Il y aurait un tableau de Winston Churchill lui-même
quelque part sur la Côte d'Azur.
- Churchill peint ? - Pourquoi pas ?
À la radio, cet homme a l'air très ennuyeux.
Tous les peintres sont ennuyeux à la radio.
Eh bien, pas Chagall.
Mon mari
est l'artiste le plus aimé de France.
Peut-être, Bella, mais Duchamp est le plus important.
Et Chagall reste juif.
Avec un visa qu'il refuse d'utiliser,
malgré tous mes efforts.
Je suis chez moi en France.
Les nazis vont s'en prendre à nous tous, Marc.
Même à toi.
Le poulet.
Mon ami Victor Serge aime dire
que parmi les réfugiés du fascisme qui attendent ici en exil,
nous avons assez d'esprits brillants pour revitaliser une nation entière.
Merci, mes amis.
Ce sombre voyage serait insupportable sans vous.
Et M. Fry, pour votre hospitalité
et votre profond engagement pour notre cause.
Merci d'être notre étoile polaire.
- Un discours, Varian ! - Non.
- Quand j'étais jeune... - Tu l'es encore.
Plus jeune,
l'art était mon étoile polaire.
Il m'a accompagné
et m'a sauvé
dans les moments
de grande confusion et de souffrance.
C'est mon plus grand honneur
de rendre la pareille aux artistes
et aux écrivains dont le travail m'a tant apporté.
Alors merci.
Je suggère que l'on change tous de place pour le prochain plat.
S'il y a un autre plat, cela va de soi.
Allez.
Tu vas terriblement me manquer.
- Bonsoir. - Bonsoir.
Thomas et toi avez l'air à l'aise.
- Tu es jaloux ? - Non.
- Qui est ta petite invitée ? - Ça te regarde pas.
Mais dis donc !
Le consul américain.
C'est ce qu'on dit.
On dit aussi
que tu as couché
avec toutes les jolies réfugiées de Marseille.
Tu as de la chance, cette ville regorge de femmes désespérées.
Selon un policier, tu serais une prostituée.
Que faisais-tu avec un policier ?
Je ne m'excuserai pas d'utiliser tous mes outils
pour essayer de sauver des vies.
À d'autres !
Votre attention, s'il vous plaît !
Bon anniversaire !
Et elle ?
Trop soignée. Sûrement une agente de la Gestapo.
Et lui ?
Constipé ?
Je dirais...
Police nationale.
Police nationale.
Mary Jayne,
laquelle de tes amies est une espionne britannique ?
Comment le saurais-je ? Pourquoi ?
Les Britanniques financent la résistance locale.
Ça m'intéresse.
Vraiment ?
Moi aussi.
Tu devrais rencontrer un tirailleur du camp des Milles.
C'est un allié, j'en suis sûre.
Je pourrais recruter ici.
Que sais-tu des tirailleurs et de la résistance ?
Les Britanniques ont besoin d'aide.
Ramène-moi chez moi.
Mon chef est là. Il ne doit pas me voir comme ça.
- Où travaillez-vous ? - Au consulat.
M. Patterson vient d'arriver.
Mon Dieu. Qu'est-ce qu'il fait là ?
Ne fais pas l'étonnée.
- Je ne l'ai pas invité. - Non ?
C'est quoi, ton problème ?
Je dois partir tout de suite.
D'accord, allons-y.
Allons-y.
Bon sang...
Une si jolie fille dans ce taudis ?
C'est...
de la haute couture.
Allons boire.
Varian.
Lena ! Où étais-tu ?
Regarde qui j'ai trouvé.
- Qui est-ce ? - Luise Straus.
Je suis Varian Fry, du Comité de secours.
C'est incroyable.
Nous avons un visa à votre nom.
- Max ? - Je suis désolé.
Luise ?
Tu es bien réelle ?
Je ne sais pas.
Que fais-tu ici ?
Vous pouvez l'épouser et rentrer en Amérique.
Quoi, maintenant ?
- Un mariage m'a suffi. - Vous êtes sur le même visa.
Non.
Tu es la mère de mon unique fils.
Et je tiens parole.
Ah bon ? Depuis quand ?
Si elle ne veut pas t'épouser,
je le ferai.
Mesdames et messieurs,
à la fin de cette merveilleuse soirée,
vous pourrez faire un vœu.
Un seul vœu.
Et nous l'enverrons à l'univers.
Allumez votre bougie...
comme moi.
Et poussez-la délicatement
dans le lac.
Quel vœu as-tu fait ?
La fin de cette guerre.
Rien d'autre ?
Une cigarette.
Tu ne fumes pas.
Ah non ?
Et toi, quel est ton vœu ?
Je ne crois pas aux vœux.
Quand on veut, on arrive à ses fins.
Ça te va comme un gant.
Bonne nuit, Lisa Fittko.
Je suis désolée...
- Je ne peux pas. - Quoi ?
Tu étais au courant pour cette fête ?
Tu m'espionnes ?
Ne te surestime pas.
Tu dois y aller.
Foutue diva.
Mademoiselle Letoret !
- Pourquoi vous criez ? - Écrivez au département d'État.
Je tiens Varian Fry à l'œil. Stop.
Comportement douteux. Stop.
Le Comité de secours travaille-t-il contre les intérêts américains ? Stop.
Ces gens sont tarés.
J'écris ça dans le télégramme ?
Comment était la fête ?
J'ai décidé de ne pas y aller.
Puis on fléchit en avant.
Et on dit bonjour au soleil.
On sent le soleil.
Et on prend la posture du guerrier.
C'est parfait. Je m'occupe des passeports.
Celle-là est bien.
- Et Varian ? - On ne l'implique pas.
Pourquoi pas ?
C'est comme ça.
On a une guerre à gagner.
Varian Fry est déjà impliqué, qu'il le sache ou non.
TRANSATLANTIQUE
INSPIRÉ DU ROMAN DE JULIE ORRINGER
CETTE FICTION EST INSPIRÉE DE PERSONNES ET DE FAITS RÉELS.
Sous-titres : Sarah Gerbod
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