All language subtitles for The Card Player-2004

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Original subtitles

Anna...

Elles sont pour toi.

- Bon anniversaire. - Qui te l'a dit?

Je sais tout sur toi.

Merci.

Tu fĂȘtes ça avec qui ? Avec un ami ?

On pourrait fĂȘter ça ensemble. Si ça te dit.

Ce n'est pas une bonne idée, on est collÚgues.

Quoi ? Les fleurs t'ont déplu ?

Merci en tout cas.

Carlo, on nous attend.

Entendu, je prends mon pistolet.

Merci.

Sans tomate, fougasse au jambon. On peut pas se tromper.

Pas de quoi.

La touriste anglaise perdra la vie.

Un poker vidéo !

C'est pas une blague, regarde !

Tu vois donc pas ?

Viens avec moi.

- C'est la touriste ? - Absolument.

Excusez-nous, mais c'est urgent.

Ce n'est pas un mythomane. Il ne plaisante pas.

C'est sa photo.

C'est qui 7

La touriste recherchée, Christine Girdler.

Le ravisseur a envoyé ce message.

Il exige qu'on joue au poker dans une heure.

Au poker ?

On a reçu un courriel

d'une personne inconnue.

Silence l Silence, s'il vous plaĂźt l

Il affirme détenir l'Anglaise qui a disparu hier.

Il a aussi envoyé sa photo.

Elle lui sert d'enjeu pour la partie de poker.

Si on refuse de jouer, il la tuera.

Si on perd, il la tuera.

Mais si on gagne, il la relĂąchera.

A ce qu'il dit.

Je n'en crois rien.

Comment se fier Ă  lui ?

Il y a un autre détail :

Ă  chaque coup qu'il remportera,

il pratiquera une mutilation.

Un poker vidéo... absurde ! Comment on jouera ?

Par le biais d'une chat-room. On a ses coordonnées.

Il a pensé à tout. Le temps presse.

Agitez-vous. Connectez-vous et jouez.

Je n'ai jamais joué au poker.

- Je déteste les cartes. - Temporisez.

Tenez le plus longtemps possible,

pour qu'ils remontent jusqu'Ă  lui.

Le mot de passe est "Card Player".

C'est aussi son pseudo.

Allez, mon joli.

Ça donne quoi ?

Salut, comment tu t'appelles .7

Mon prénom... Sara !

Bienvenue, que le meilleur gagne.

- Alors ? - On cherche. Occupez-le.

Un poker avec le jeu complet, joker compris, c'est curieux.

Ça ne se fait pas au poker.

Respectons ses rĂšgles.

Il veut jouer 5 coups.

La police commence.

Le premier qui en remporte 3 gagne.

Il la filme avec une webcam.

Alors ? Vous jouez ?

Temps presque écoulé.

Non, impossible.

On ne peut pas céder.

On est la police. Ça peut ĂȘtre un bluff.

Et si ce n'en est pas un ?

Sa vie est entre nos mains. On doit essayer !

On ne peut répondre aux provocations d'un déséquilibré !

Il va la mutiler !

C'est moi qui décide.

J'en prends la responsabilité.

On ne joue pas.

Dites-le-lui.

Dites-le-lui !

Trop tard.

Temps écoulé. Désolé.

- Fils de pute ! - Salopard !

Vous avez réussi ? Vous l'avez repéré ?

Non, il utilise Multiproxy et change de routage.

On ne peut pas le coincer.

Et merde...

C'est crypté, c'est un code.

On a rien fait pour la sauver !

DĂ©pĂȘchons !

AmĂšne le sac en plastique.

Vire-moi ces photographes !

C'est ça, qu'ils dégagent !

Elle a été enlevée à Rome

et on l'a retrouvée à Rome.

Il est sans doute du coin.

En ce qui nous concerne, on a fait le maximum.

Il doit se cacher derriĂšre un firewall.

Et utiliser Multiproxy pour changer de canal.

C'est des conneries.

Vous auriez dĂ» jouer.

Vous n'avez laissé aucune chance à cette fille !

- Qui c'est ? - Police britannique.

Procédure multiforces.

Il manquait plus que ce con.

- Va chier ! - BĂąton merdeux !

Séparez-les !

Je ne vous lĂącherai pas.

Croyez-moi, vous ne m'évincerez pas.

Qu'est-ce qu'il veut ?

Ne vous occupez pas de lui.

Attends !

Que me veux-tu ?

Je suis d'accord avec toi. J'Ă©tais prĂȘte Ă  jouer.

Ravi de l'apprendre.

Je suis Anna, inspecteur Anna Mari.

John Brennan, détaché à l'ambassade d'Angleterre.

Tu n'es pas anglais.

Irlandais, mais j'ai vécu 20 ans a Londres.

Ils te prennent tous pour un con.

- C'est ainsi. - Mais tu avais raison.

Tu as quelqu'un de ton cÎté.

Qui ça 7

C'est vrai que tu es con.

Que te dire ?

Que puis-je faire pour toi, mon trésor ?

Elle ne s'est pas défendue, elle ne l'a pas griffé.

Il n'y a rien qui témoigne d'un abus sexuel,

à part ça.

Enfilée dans son vagin.

Le joker.

Le fou.

Le fou...

Il nous dit qu'il sait qu'il est fou.

ArrĂȘte, ne touche pas Ă  mes gants !

Je suis spécialisé en médecine légale.

Ne pas l'avoir vu n'exclut pas sa présence.

- C'est quoi ? - Je ne sais pas.

Une sorte de graine.

Une graine ?

Ton autographe !

De quel trou il sort, l'autre ?

L'ambassade n'emploie que l'élite ?

Quand j'étais à Londres,

une de mes interventions

se termina par un assaut.

Je tuai 2 des bandits et envoyai le 3e Ă  l'hosto.

Un des morts était mineur.

Je n'en savais rien, ils étaient masqués.

La presse s'enflamma et s'en prit aux méthodes de la police.

Je fus le bouc émissaire,

et on me transféra ici à Rome

pour protéger nos touristes des pickpockets. Satisfaite ?

Tu l'as connu oĂč ?

Chez Eva. Le blond, tu te souviens ?

Mais oui.

Tu le trouves trop jeune ?

- Il a quel Ăąge ? - Vingt ans.

- Dix de moins que toi. - Pas beaucoup.

Si on veut.

On doit se voir ce soir.

Je te raconterai.

Grimpe.

Nouveau message, il veut jouer.

TrĂšs bien.

Vérifiez les connexions.

C'est bon, on est prĂȘts.

VoilĂ , on y est.

Encore cette histoire de jeu !

Ne pas jouer, c'est la condamner.

Exact.

Oui, ça vaut le coup d'essayer.

Et ça nous facilitera le boulot.

Que fait-on ?

Le temps passe.

Vous attendez quoi ?

On se calme. D'accord, j'accepte.

Mais vous jouez, je ne connais rien au poker.

A nous de jouer.

Qui veut s'y coller ?

Je veux bien essayer.

Je me débrouille pas mal au poker.

Si personne d'autre n'y tient.

Vas-y, Carlo.

C'est parti.

Quatre !

Super ! Brelan de quatre.

Changes-en deux.

Tu permets, c'est moi qui joue, d'accord ?

Allez...

Merde ! Mais on a un brelan.

Il a que dalle.

Il peut tenter la quinte.

Et merde !

Qu'est-ce qu'il lui fait?

Changes-en trois.

- T'auras pas la quinte. - Il l'a eue.

Il avait pas le choix. Allez, change les trois.

D'accord, mais ne me gonflez pas.

Merde, deux 10.

Tu fumes ?

Oui, chef.

Donne-m'en une.

- Repéré ? - Rien à faire.

On est bloqués par un serveur de San Jose en Californie.

Carlo.

Il ne faut pas t'en vouloir, tu as fait le maximum.

Le maximum ? J'ai perdu.

Bon Dieu, j'ai perdu !

C'est ma faute.

Il l'aurait peut-ĂȘtre quand mĂȘme tuĂ©e.

- Une goutte ? - Je ne bois pas.

Ce que tu peux ĂȘtre sĂ©rieuse !

- Pourquoi tu me raccompagnes ? - Tu vacilles.

T'as peut-ĂȘtre raison.

Dis-moi, si...

Tu n'arrives pas Ă  parler.

Si tu montais un moment chez moi ?

Jamais de la vie.

Je peux ĂȘtre drĂŽle, tu sais ?

Quelle haleine l

Tu es trop con !

"Le poker est une métaphore de la vie.

"Le comportement des gens Ă  une table de poker

"reflĂšte leur comportement dans la vie.

"Il n'est pas meilleur exercice de psychologie

"que celui d'observer les réactions des gens à une table de poker.

"Les yeux ne sont pas le miroir de l'Ăąme,

"le poker l'est."

On l'a découverte

ce matin Ă  7 heures, lĂ -bas.

C'est la mĂȘme graine.

Celle de la passiflora pervillosa sylvatica.

Plante trÚs répandue dans la région.

A mon avis...

il faut continuer dans cette direction.

On pense Ă  un individu de 30, 35 ans,

qui a probablement étudié aux Etats-Unis,

économiquement à l'aise,

Ă  en juger par le paravent en place

qui suppose l'emploi de matériel trÚs coûteux.

Et si le jeu était truqué ?

Difficile Ă  expliquer, mais c'est exclu.

L'interactivité garantit un hasard total.

Tricher n'est pas dans sa philosophie.

Ce genre de tueur en série

est catalogué par le FBI dans la catégorie

des "hédonistes casse-cou".

Autrement dit : le risque l'excite énormément.

Chez ces individus, la pulsion tueuse n'est pas explosive.

Durant la période d'incubation, ils tentent

diverses choses pour satisfaire leur instinct.

Le parachutisme, le saut à l'élastique,

la marche sur des rails,

les courses interdites de voitures

ou la roulette russe.

Il se peut qu'il y ait des précédents.

Vérifiez dans les fichiers.

ArrĂȘte-toi !

Je te dis de t'arrĂȘter !

ArrĂȘte-toi, maintenant !

Ça va?

A part ici, ils courent oĂč ?

Dans d'autres endroits.

Ça change sans arrĂȘt, comme pour les raves.

Tu en as dĂ©jĂ  arrĂȘtĂ© ?

Oui, on en a repéré. Et coffré quelques-uns.

Montre-moi le rapport.

Tous les cas de roulette russe liés à un décÚs.

Ce n'est pas un jeu de solitaire. Il se pratique entre "amis".

Ça peut nous aider.

Retrouvons les amis des cons qui sont morts et on peut le retrouver.

J'ai étudié les courses interdites, j'ai des noms.

Comment tu nous as appelés ?

Oui, les "couillons".

Comme tu vois, les couillons s'activent.

J'ai pas dit ça pour toi.

Quel honneur !

Je te demande pardon.

Pour l'autre soir aussi.

Tu en as mis du temps, "Danny Boy".

En tout cas, ça a été amusant.

Jette un Ɠil sur cette liste.

Laisse tomber l'Anglais, c'est une mine à la dérive.

On ne peut pas se fier Ă  lui.

Sois prudente.

Comment ça ?

Parce que le Card Player

a la haine de la police et des femmes.

Il ferait d'une pierre deux coups.

Tu cherches Ă  m'effrayer.

Je te mets en garde.

Le Card Player ne me connaĂźt pas.

Il connaĂźt Sara.

J'ai loupé quelque chose ?

J'expliquais que le poker vidéo

n'est autorisé que si les gains sont bus au bar.

Le gain en argent est illégal.

Ça se joue donc dans des cercles gĂ©rĂ©s par la pĂšgre.

- Il est arrivé. - Allons-y.

Pourquoi vous ne fermez pas ces cercles ?

Certains sont des mines d'informations pour nous.

- Je déteste le jeu. - Quoi ?

Les dingues du poker passent tous par ici.

C'est la Mecque du poker vidéo.

Quelqu'un qui t'aurait marqué ?

Un phénomÚne.

T'es belle, toi.

Ou un habitué qui a cessé de venir.

Je vois toutes sortes de gens ici.

- Je peux pas me rappeler. - Un petit effort.

Allons lĂ -bas, on sera tranquilles.

Par lĂ .

Je vous en prie.

Ce type gagnait sans arrĂȘt,

il avait des doigts magiques.

Comment on dit? Il avait...

- La baraka. - Il était doué.

Il est venu deux fois, j'ai vite compris.

Baissez-moi cette musique !

Il devait avoir 35 ans,

les cheveux bruns...

On le trouve oĂč ?

J'en sais rien. Je l'ai plus revu, point.

Comment il s'appelle ?

Aucune idée.

Je l'ai jamais su, sinon je vous le dirais.

Voici mes numéros.

Au cas oĂč tu te souviendrais.

Et le mien.

Appelle-moi.

Rien de nouveau concernant le Card Player,

le tueur qui tient en échec la police de la capitale.

Bien, beau travail.

Le champion s'appelle Remo. Il fréquente un cercle en banlieue.

- Ce n'est pas lui. - Il a mĂȘme pas 18 ans!

Quoi ?

Il en a enlevé une autre.

Fous le camp !

Calme-toi, connard !

On est de la police, ducon !

Calme-toi, on est de la police !

J'ai rien fait ! Je jouais.

ArrĂȘte de nous les briser. Retourne bosser et Ă©crase.

- Quel Ăąge as-tu ? - 19 ans.

- Tu travailles ? - Je suis étudiant.

- J'ai séché les cours. - Suis-nous.

Pourquoi ?

- On veut juste te parler. - J'ai rien fait !

Il peut nous faire gagner.

Laissons-le essayer.

On l'a vu faire.

Qui a eu cette idée ?

Moi.

C'est un gamin.

Peu importe, il sait ce qu'il fait.

C'est toi, le petit génie ?

Non, je suis pas un génie.

C'est qu'un jeu, une question de chance.

Je me sens mal, je dois y aller.

ArrĂȘte un peu.

Le chef te propose un deal.

2500 euros pour chaque partie gagnée.

- Sérieux ? - Oui.

Et pour mon casier...

C'est arrangé.

Je dois faire quoi ?

Gagner.

Suis-moi.

Berardelli, fermez-la.

Tu as vu Remo ? Le garçon qui était avec nous ?

OĂč est-il passĂ© ?

Qu'est-ce que tu fais ?

Tu fumais un joint ?

Je dois rentrer.

Je peux pas faire ça !

J'ai une interro demain.

J'y arriverai pas.

Si. Tu gagnes toujours.

Allez, dis-le-moi.

Tu as une combine ?

Non, rien du tout.

Je suis sûre que si.

C'est pas une combine.

Quand je joue,

je sens comme une force intérieure,

comme un souffle

qui me parcourt les bras,

et arrivé aux mains,

elles savent quoi faire.

Et alors, je gagne.

Toujours ?

Parfois, je me plante.

Alors, je peux rien te promettre.

Je ne te le demande pas.

Viens.

On attend le dernier ordi.

Avec un processeur plus puissant.

Ça y est!

A nous de commencer.

Ces cartes sont nulles.

Allez, essaie quand mĂȘme !

C'est trop dur, je suis vraiment désolé.

Laisse le souffle te guider.

Allez !

Bien, bravo !

J'ai eu du bol.

- Que du bol. - Non, c'est toi.

Voyons ce qu'il fait.

Un brelan lui suffirait.

Formidable !

Regardez-la.

Magne-toi !

Elle a réussi !

Elle s'est détachée !

Echappe-toi !

Vas-y l

Allez !

Vas-y, tue-le !

Il est trop rapide.

Merde !

Vas-y, tabasse-le !

Comme ça !

Fils de pute !

On t'aura.

Le voilĂ  !

Pas de commentaire.

Pas de commentaire avant la conférence de presse.

Donne-moi une seconde.

C'est une table en métal. En acier, design récent.

Les carreaux du sol sont usés et cassés.

Les parois sont rouillées.

Peut-ĂȘtre de la tĂŽle.

Il est sûrement plus grand qu'elle.

D'aprĂšs le plan avec la table.

Il est de taille moyenne, agile

et costaud.

Il y a une armoire Ă  droite.

Elle semble en métal, comme les parois.

Il pourrait s'agir d'un dépÎt ou d'un garage.

- C'est quoi ? - Jus de carotte.

Goûte.

J'ai pas bu depuis 2 jours.

A part une biĂšre...

ou deux.

Tu t'entraĂźnes ?

Tu veux jouer la prochaine ?

Il était à mon pÚre.

Il jouait au poker.

Ça l'obsĂ©dait tant qu'il en oubliait le reste.

Il était tellement endetté

qu'il a fini par se jeter sous un train.

On était... à la gare ensemble.

Je me souviens qu'il m'a embrassée et s'est jeté.

Il avait...

le mĂȘme regard terrifiĂ© que ces jeunes femmes.

Mais pourquoi je te dis tout ça ?

Tu veux que je parte ?

Oui.

Excuse-moi, tu n'y es pour rien.

C'est seulement...

"Quand on joue contre un adversaire plus fort que soi,

”il faut le dĂ©stabiliser,

”l'Ă©nerver, le ridiculiser,

"mettre la confusion dans son esprit.

"Mais le plus important est de ne pas subir sa personnalité."

La capitale se demande avec angoisse si le Card Player

sévira encore.

L'enquĂȘte se poursuit Ă  un rythme soutenu...

Je l'avais posé là.

OĂč es-tu ?

Ne bouge plus !

Tire ! Qu'est-ce que t'attends ?

Chez elle ! Elle a été agressée.

Envoie ça au labo.

Ne cherchez pas d'empreintes.

Il avait des gants.

En caoutchouc.

Tu as vu son visage ?

Non, malheureusement. Il portait un masque.

Je dirais qu'il est jeune

et athlétique.

Il n'a laissé que ça.

On doit analyser vos vĂȘtements

et chercher des traces sous vos ongles.

Tout va bien ?

Pourquoi toi ?

J'aurais aimé le tuer.

D'accord, mais pourquoi toi ?

Il croit jouer avec moi.

Tu ne veux pas d'homme dans ton lit,

mais ça vaudrait mieux.

Viens Ă  l'hĂŽtel pour quelques jours.

Vous me reconnaissez ?

- Mario. - Que fiches-tu ici ?

C'est un interrogatoire ?

Réponds à ma question.

Je rentrais, j'habite...

prĂšs d'ici, au quartier Talenti.

Que s'est-il passé ?

On a tué quelqu'un ?

Va, rentre chez toi.

Idem pour vous.

Dégagez !

Le spectacle est terminé.

Comment ça va ?

Je survis.

C'est pour toi.

Elles sont belles !

Elles viennent de la plante.

Des graines trouvées sur les filles ?

Elles sont à l'intérieur, et quand la fleur s'ouvre...

Rien d'autre ?

Sur les cas que tu étudiais ?

La roulette russe ?

Il y en a un d'intéressant. Un ami du mort a étudié en Amérique.

L'informatique.

On le recherche.

Et le bang sur la bande ?

Peut-ĂȘtre un dĂ©faut d'enregistrement.

Ou bien le Card Player débouchait le champagne...

Oui, ma chérie.

Ne t'inquiĂšte pas.

C'est peut-ĂȘtre une coĂŻncidence.

Je m'en occupe.

Reste prÚs du téléphone.

Je crains qu'il ait enlevé ma fille Lucia.

Quoi ?

Elle a quitté la fac il y a 3 heures.

Personne ne l'a vue depuis.

S'il vous plaĂźt,

aidez-moi Ă  la retrouver.

Comptez sur nous.

On la trouvera.

Je te le promets.

Je sais, mais on n'a pas le choix.

Il a enlevé Lucia ! Il veut jouer !

Demande Ă  ton chef de jouer pour sa fille.

Bouge-toi, décroche le téléphone.

Décroche.

Remo, oĂč es-tu, bordel ?

Tu dois venir ici.

Il veut jouer. Cours !

Alors ?

Ça devrait aller.

Enfin !

DĂ©pĂȘche !

Allez !

Qu'est-ce que t'attends ? Il est connecté !

Il a enlevé la fille du chef.

Sérieux ?

J'ai analysé ses parties.

Elles ont un point commun : il gagne en prenant des risques.

C'est aussi sa faiblesse,

il s'expose trop. Il est vaniteux.

Je sais.

S'il vous plaĂźt.

Je compte sur toi.

Je vous ai déjà dit qu'il faut de la chance.

Je ferai le maximum, mais sans un bon jeu...

Je t'en prie.

Brelan de valets !

On te serre de trĂšs prĂšs !

Allez !

Paire d'as.

Il peut nous battre.

Il est dans Rome.

C'est quoi ce truc ?

Il a balancé un virus.

Analyse-le.

Qu'est-ce qu'on va faire ?

On va utiliser l'antivirus du nouveau processeur.

Un à zéro!

Allez, activez !

Pas de risques ce coup-ci.

T'attends quoi ? Tente le brelan de 2 !

Ce serait une erreur.

Un brelan de 2, ça sert à rien.

Un brelan de 3 me battrait.

Je tente jamais la quinte.

C'est peut-ĂȘtre le moment.

Un brelan suffira pas.

Il faut un poker ou un full.

Prends ça, connard !

- On a gagné. - Pour le moment.

J'ai réussi !

Comment était le souffle cette fois ?

Parfait.

Il ne reste qu'à espérer qu'il tienne parole.

N'aie pas peur, je ne te veux pas de mal.

Qu'est-ce qui est arrivé ?

S'il te plaĂźt, appelle la police.

Je m'appelle Lucia Alfieri.

Ne t'inquiĂšte pas.

Tout va bien.

Ravi de te connaĂźtre.

- Merci. - Y a pas de quoi.

La bise !

Salut Ă  tous ! Tout va bien ?

Posons ça là.

Va donc pleurer sur son épaule !

T'es dingue ou quoi ?

Tu es heureuse ?

Bravo.

- Un verre ? - Non, merci.

Débouchons.

Il m'a aussitÎt planté

une aiguille dans le bras.

Tu as vu l'endroit oĂč il t'a sĂ©questrĂ©e ?

Je me suis réveillée ligotée.

Dans une piÚce délabrée,

avec des murs sombres, trĂšs peu de meubles.

Avec deux ordinateurs sur une table.

Tu as vu son visage ?

Il portait une cagoule.

Au fait, as-tu entendu un bruit bizarre ?

J'étais tout le temps évanouie.

Il m'a réveillée pour la partie.

Puis, il m'a fait une autre piqûre.

Je me suis ensuite réveillée au bord de la route.

Qu'as-tu entendu, réveillée ?

Des cris d'oiseaux.

Des pigeons qui roucoulaient.

Du trafic, mais lointain.

Le bruissement des arbres.

Pas de "bang", d'explosion ou de coup de feu ?

Rien de cet ordre.

- Salut, Bunny ! - Remo, enfin !

Tu veux une taffe ?

C'est de la bonne, tiens.

C'est bon, je prends.

Merci, Bunny.

Tu as une cigarette ?

Non, désolé.

Mais j'ai autre chose Ă  fumer.

Ah bon, vraiment ?

Oui, vraiment.

- Tu fais un break ? - Impossible, je travaille.

Tu veux venir ? Tu aimes le jeu ?

C'est quoi ?

Un endroit oĂč on gagne du fric.

Oui, mais j'en ai pas besoin.

Si on faisait autre chose ?

Quelque chose dans ce... genre-lĂ  ?

Peut-ĂȘtre, si tu es sage.

- Elle est partie oĂč ? - Par lĂ .

Attends !

Si on jouait Ă  autre chose ?

Tu es trĂšs belle.

- Allez, viens. - Toi, viens.

- Je connais pas ton nom. - Moi, je connais le tien, Remo.

OĂč tu vas ?

Attends !

ArrĂȘte-toi une seconde.

Qu'est-ce que ça veut dire ?

- Qui t'a dit mon nom ? - Attends.

Pourquoi tu as ma photo ?

T'es qui 7

Allez, réponds.

On m'a payĂ©e POUF' Ça-

Pour faire quoi ?

- Qui t'a payée 7 - Un type.

Un type qui se dit ton ami.

C'est qui, bordel ?

Il m'a juste dit de t'amener ici.

Et de te donner ça, voilà !

Mais c'est qui ?

"Tu es Ă  destination.

"Deux portes te font face.

"L'une te sauvera, l'autre te perdra.

"Je vais te donner la preuve que je ne plaisante pas."

Quelles portes ? Celles-ci ?

Je sais pas. J'ai peur, je m'en vais.

Tu restes l Quelle preuve, bordel ?

J'en sais rien ! Laisse-moi partir !

C'est quoi cette preuve ?

Fais ton choix !

Tu ne peux t'échapper.

Fais ton choix.

Pauvre gosse...

Comment il savait que Remo jouait ?

Il en sait trop.

C'est l'un de nous.

Allons, ressaisissez-vous.

- Ça va finir par te jouer des tours. - Je m'en fous !

Alvaro, tu te souviens ?

Le gĂ©rant de la salle de jeux oĂč vous ĂȘtes venus.

Tu me remets ?

Qu'y a-t-il, Alvaro ?

J'ai vu aux infos qu'on avait tué Remo.

- Alors ? - Ton type est moins jeune que Remo.

On dit qu'il habitait au-dessus de Trastevere,

au Gianicolo. Je dois y aller, salut.

Tu te souviens d'Alvaro ?

Il m'a donné une piste. Recherche dans le dossier "roulette"

l'adresse du type mort il y a 6 ans.

Le Card Player l'a peut-ĂȘtre frĂ©quentĂ©.

D'accord, je te l'envoie par SMS.

- Merci, Anna. - John ?

Rien...

Luigi Arcuri, via Giacinto Carini. Tu dors avec moi ce soir ?

Un vrai canon !

Venez autour de moi, les enfants.

Et surtout, taisez-vous.

Je vais vous expliquer quelque chose.

La tradition, au Gianicolo,

veut que chaque jour,

depuis prĂšs de cent ans,

Ă  cet endroit, Ă  la mĂȘme heure, on tire un coup de canon.

A midi précise.

Ça vous a plu ?

- C'était un bluff! - Comment ça ?

Le Card Player nous a bluffés ! Le bruit entendu sur la bande

est celui du tir de canon quotidien au Gianicolo.

Il a tué la fille 3 h avant.

La partie était truquée, c'était enregistré.

Mais pourquoi ?

Pour avoir un alibi, voilĂ .

OĂč es-tu ?

Je rentre.

Je vais chercher alentour si je trouve le pollen.

OĂč es-tu ?

Je n'ai pas de... AllĂŽ ?

Anna. Passe-moi le chef.

H n'est pas au bureau.

- Qu'y a-t-il ? - Je suis inquiĂšte.

John suivait une piste au Gianicolo et il est injoignable.

H a disparu.

Quelle piste ?

Il dit que la premiĂšre partie

avec le Card Player était en différé.

Elle était morte avant.

C'était pour avoir un alibi.

De quoi parles-tu ?

Je suis inquiÚte pour John, il a disparu ! Tu m'écoutes ?

- Mais oui. - Signale-le au chef. J'arrive.

- Anna, ils ont retrouvĂ© sa voiture. - OĂč ?

Au Gianicolo. Démarre !

Monte, j'y vais aussi.

Tu t'inquiĂštes pour lui ?

Mets le gyrophare.

Il est derriĂšre.

Tu vas oĂč ?

A la voiture.

C'est un raccourci.

Tu as plein de pollen.

ArrĂȘte-toi !

ArrĂȘte !

Dites-moi que je rĂȘve !

Bienvenue en enfer, inspecteur Mari.

Qu'as-tu fait Ă  John ?

Désolé, j'ai dû le tuer.

Je ne te crois pas !

Ah non ?

Ça ne te dit rien ?

T'aimes pas mes cadeaux, hein ?

Tu sais pourquoi tu es lĂ  ?

Comme ça, tu pourras finir comme ton pÚre.

Tu sais rien de lui !

Peut-ĂȘtre.

Mais je sais...

que tu vas mourir

comme lui, sous un train.

Mais tu ne l'entendras pas arriver.

Mon jeu préféré.

Un défi, d'égal à égal.

Et maintenant, une partie. Entre toi et moi.

Oublie, tu es cinglé !

Partie dans les rĂšgles.

Le Card Player joue loyalement.

Ça, c'est l'enjeu.

Devine quelle est ta clé.

Celui qui gagne sera libre.

Celui qui perd...

sera difficile Ă  identifier.

Le temps presse.

D'habitude, la police commence.

- Mais on est la police. - Pas toi !

Pauvre merde !

Je commence.

Pourquoi ?

Pourquoi m'avoir choisie ?

Tu oses me le demander ?

Je t'ai toujours aimée.

C'est Ă  toi. DĂ©pĂȘche !

Aimer...

Tu ignores ce que c'est !

J'ai tout fait, tout risqué, pour toi.

Je peux te battre.

Je veux te voir mort !

Non, oublie.

Tu ne me battras pas !

Tu ne mérites pas de vivre !

Pauvre merde !

Un à zéro, mon amour.

Et le train va arriver.

"Quand on joue contre un adversaire plus fort que soi,

”il faut le dĂ©stabiliser,

”l'Ă©nerver, mettre la confusion dans son esprit.”

A toi.

Comment as-tu imaginé me plaire ?

- On te refuserait Ă  l'asile ! - Tais-toi !

Sale connasse ! Ferme-la !

Tu es mĂȘme nul au poker !

John a vu ton bluff. Lui, c'est un homme !

Tu n'es qu'une larve !

Brelan de valets.

Ça fait un partout.

On a étudié le livre de son papa, hein ?

Donne les cartes.

Je sens une vibration.

Quelque chose arrive.

Les cartes !

Tu as chopé le virus du jeu ?

- C'est de famille. - DĂ©pĂȘche-toi !

Quinte flush !

Imbattable !

J'ai gagné !

Tu vas mourir !

J'ai gagné !

Non, la quinte la plus basse bat la haute !

Qui l'a dit? Ton livre ?

La rĂšgle, c'est la rĂšgle.

Tu es un loser, au poker comme dans la vie !

Raté !

J'avais un double.

J'arrive.

Salope g

Que s'est-il passé ?

Il y avait un type sur la voie !

J'ai entendu des coups de feu.

Il y a une femme lĂ -bas !

Mademoiselle ?

Est-ce que ça va ?

On a le rĂ©sultat. Vous ĂȘtes enceinte. FĂ©licitations.

Adaptation : Alain Delalande

Sous-titrage : VDM

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