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SERVICE DE POLICE
Vous avez terminé ?
Presque.
Y en a un autre ici.
Mets ça dans un sac.
T'as déjà vu un truc pareil ?
Non.
Jamais aussi proche de chez moi.
Aussi...
quand on a mis le dernier corps dans un sac...
La femme ?
J'ai trouvé ça.
Agent Lerner ?
C'est encore plus bizarre...
Je pense que celui-là a laissé un message...
Ăcrit avec du sang.
Je pense qu'on les a tués avant de les brûler.
Joe...?
Joe ?
Giovan.
N'oubliez pas de vous hydrater, mademoiselle Kamen.
OĂč suis-je ?
C'est recommandé pour quelqu'un dans votre état.
Mon état ?
Que s'est-il passé ?
Je crois que c'est à votre tour de répondre à mes questions.
Pouvez-vous me dire ce qui se passe ?
Ce qui se passe...
Décoration terne,
moi,
en uniforme, armée,
un café miteux à 4 h du matin.
Je sais pas, mademoiselle Kamen, mais peut-ĂȘtre que c'est un poste de police ?
C'est ça que vous cherchez ?
Pour nous, c'est une piĂšce Ă conviction.
Pour le moment, on garde le Xanax.
- Qu'est-ce que je fous au poste ? - On en a déjà parlé.
Je me doutais que vous auriez oublié.
Pourriez-vous s'il vous plaĂźt m'expliquer ?
Voyons voir...
Ă 2 h du matin,
une patrouille vous trouve évanouie
au volant de votre voiture, au milieu d'un terre-plein.
ComplÚtement pétée. Disons que le rapport toxicologique n'est pas trÚs reluisant.
Regardez, si...
s'il y a une amende Ă payer ou une contravention, ou quelque chose que je...
C'est un peu plus grave que ça.
Vous pourriez faire de la prison.
Pourquoi ne pas tout me raconter ?
Et voilĂ .
- Merci. - Santé.
Désolée ! Est-ce que j'interromps ton rendez-vous galant ?
Non.
Pas du tout.
Je...
J'étais en route et j'ai bifurqué... dans un bar.
Je pense que j'avais besoin d'un petit moment Ă moi toute seule.
Ă toi toute seule ?
T'es toujours toute seule sauf quand tu traĂźnes avec Brandon et moi !
Vous m'avez déjà parlé de Sarah James. Elle était dans le bar avec vous ?
Non.
J'étais au téléphone avec elle, depuis le bar.
Vous y allez souvent ?
Je dirais pas « souvent ».
- Ils ont une belle liste de vins. - J'imagine, oui...
D'aprÚs mon expérience,
c'est toujours les adeptes de vin qui se font arrĂȘter pour facultĂ©s affaiblies.
C'est ce que vous avez remarqué, vous aussi ?
J'ai aucun historique de conduite avec facultés affaiblies.
Je peux aller aux toilettes ?
Non.
Il faut vraiment que j'y aille.
Mademoiselle Kamen !
Content de vous voir éveillée !
Pardonnez l'état du poste. On est en pleines rénos.
Un beigne ?
Je prends toujours les mĂȘmes.
Allez, soyez pas timide. Ils sont bons !
Merci.
Bien sûr.
Ă la fraise, hein ?
Je suis plutÎt du genre glaçage au matcha !
J'adore cette boutique.
EnquĂȘteur Avery.
On s'est rencontrés plus tÎt,
mais vous étiez pas en forme.
PrĂȘte Ă parler ?
OĂč est l'autre enquĂȘtrice ?
Avec un témoin que j'ai chopé ce matin.
Un ami Ă vous, je pense.
Venez. Vous pouvez le poser lĂ .
Votre nom complet pour nos dossiers ?
Robert Edward Audrey.
Date de naissance, s'il vous plaĂźt ?
Ăa serait le 20 avril 1987.
C'est votre modus operandi, ça, monsieur Audrey ?
Vous ramenez des étrangÚres chez vous ?
- Merci. - De rien.
C'est qui ce nouveau, Albert ?
Je sais juste qu'il boit du bourbon.
OK... Pour le prochain, sers-lui un Hallet's 18 ans d'Ăąge.
C'est noté.
C'est trĂšs classe, comme alcool.
Parce que je suis une dame trĂšs classe.
Elle était un peu plus vieille, mais je me suis dit : « Pourquoi pas ? »
On est montés dans sa voiture, on a fait une petite...
balade.
Elle a aimé l'expérience...
Elle a voulu me ramener chez elle.
Elle était saoule...
J'ai essayé de lui prendre ses clés,
mais on ne peut plus rien dire aux femmes.
Et c'est tout.
Elle est partie.
Elle est partie du cÎté du foutu chemin de fer, là !
Le chemin de fer ?
Oui, le chemin de fer, vous savez ? Tchou-tchou ?
Bip-bip !
- J'ignore le bruit que les trains font, lĂ ... - Merci.
Je n'ai aucun souvenir de ça.
Et je... j'étais pas saoule.
C'est pas ce que M. Audrey raconte.
Et le barman a corroboré ses dires.
Vous avez parlé à Albert ?
Sérieux ? Vous connaissez le nom du barman ?
Je connais pas cet homme.
Et s'il m'avait droguée ?
Attendez...
Il vous aurait droguée... pour ensuite risquer sa vie dans votre auto ?
Je comprends pas tout à fait ce qui s'est passé, mais je me sens bien.
Pourrais-je simplement payer la contravention et rentrer chez moi ?
Agente Moon, vous ne lui avez pas dit ?
J'attendais de voir la suite des choses...
Me dire quoi ?
La partie avant de votre auto est salement endommagée.
Oui, il y a eu... pas mal de sang.
Je crois que vous avez frappé quelqu'un.
Allons-y, mademoiselle Kamen.
Les gars des rénos travaillent du cÎté des cellules pour femmes, alors c'est tout ce qu'on a.
Vous en faites pas avec Sully. Il est inoffensif.
Elle, c'est juste une gosse de riche qui meurt de peur.
Faites-nous signe quand vous serez prĂȘte Ă parler.
AllĂŽ ?
AllĂŽ ?
Sarah ?
Je peux vous aider ?
Bonjour, je...
Vous avez une minute.
Je comprends pas.
Qu'est-ce que tu fais ici ?
Ăcoute...
Ăa va ?
Non.
Je suis peut-ĂȘtre impliquĂ©e dans un accident.
OĂč est Brandon ?
Il est...
Agente Moon.
COURS
Mademoiselle James !
Merci d'ĂȘtre venue.
On se reparle.
Vous avez pas déjeuné ce matin ?
AllĂŽ ?
Le salaud s'est en pris Ă moi...
Il savait pas Ă quoi s'attendre.
Bah, le petit salaud l'a appris à ses dépens !
Maintenant, il sait.
EnquĂȘteurs ?
Ils ont trouvé quelqu'un.
Un cycliste.
Non loin d'oĂč vous Ă©tiez.
Ăa regarde mal.
Vous avez quelque chose Ă dire Ă ce sujet ?
Je peux avoir mes médicaments ?
Je crois pas, non.
On va les conserver jusqu'à ce que vous vous montriez plus coopérative.
Admettons que...
que j'ai été droguée.
On ne peut pas me tenir responsable.
Quand vous ĂȘtes arrivĂ©e, on vous a demandĂ© un Ă©chantillon d'urine. Vous vous rappelez ?
Non, pas du tout.
Et c'était... c'était autre chose.
Est-ce que ça pourrait ĂȘtre...
Un cabernet Duckhorn.
La bouteille en entier.
Eh bien, dis donc !
Au prix qu'elle est, moi aussi, je l'aurais bue en entier !
J'ai pas...
Je l'ai bue petit à petit dans la soirée.
- Madame... - J'allais bien !
Alors, pourquoi le sang de ce cycliste se retrouve partout sur votre foutu parechoc ?
Bon, allons...
Allons...
Ăcoutez...
Si vous pouviez nous dire tout ce qui s'est passé,
ça irait vraiment bien.
Délit de fuite, c'est léger comme sentence.
C'est léger.
Ou pas.
Ăa peut ĂȘtre pire.
Ăa dĂ©pend que de vous.
J'ai d'excellentes nouvelles.
Alors... l'adoption est enfin officielle.
Oh, Seigneur !
C'est... c'est une trop bonne nouvelle.
Je suis vraiment contente pour vous.
Mademoiselle Kamen ?
Ăa va ?
J'ai essayé de lui prendre ses clés, mais on ne peut plus rien dire aux femmes...
Je n'ai aucun souvenir de ça.
J'aimerais parler Ă un avocat.
45 minutes !
- Merde ! - Je l'avais prédit !
Merde !
C'est quoi ? T'es une voyante ?
Je lui avais donné 15 minutes maximum.
Elle a démontré beaucoup d'effort, par contre. Hein ?
Puis, il a fallu qu'elle gĂąche tout pour elle.
Une fois qu'un avocat s'en mĂȘle, tout ça devient concret.
J'ai pas raison, mademoiselle Kamen ?
Mademoiselle Kamen ?
Votre avocat est ici.
Ce n'est pas mon avocat.
Isaac Barsi, de chez Rosenberg, Swenson et Velasquez.
Je suis venu le plus vite possible.
Madame Rosenberg avait planifié un voyage en famille à cette période de l'année.
Elle vous l'a sûrement dit ?
Non, pas du tout.
Elle est Ă Tokyo avec sa sĆur.
Pouvez-vous l'appeler ?
On lui a laissé un message. Elle devrait nous rappeler à son réveil.
Je vous rassure, vous ĂȘtes entre de bonnes mains.
Bon...
J'ai les photos des dégùts sur votre voiture.
On n'a aucune idĂ©e de ce qui a provoquĂ© tout ça, mais on va bientĂŽt en avoir le cĆur net.
Vous ne vous rappelez toujours pas comment c'est arrivé ?
Ma cliente soutient qu'elle n'a aucun souvenir des derniĂšres heures.
Comme c'est pratique.
Pour vous, peut-ĂȘtre.
Ăa vous offre une page blanche sur laquelle Ă©crire votre scĂ©nario.
- Ăcoutez, on a des tĂ©moins. - Qui ?
L'homme du bar ?
Vous croyez que son témoignage tiendrait face à ma cliente,
qui est un pilier de sa communauté ? Son dossier est impeccable !
Elle n'a pas de dossier.
Vous ne disposez que de l'auto.
Et ça, c'est si le sang concorde avec celui de la victime,
et si vous n'avez pas bùclé la...
- La chaĂźne de contrĂŽle ? - ChaĂźne de contrĂŽle concernant l'ADN.
OĂč se trouve mon auto, alors ?
- En analyse scientifique. - Ă la fourriĂšre.
L'équipe scientifique l'examine à la fourriÚre.
Vous pouvez leur demander de vérifier l'ADN ?
J'ai peut-ĂȘtre juste frappĂ© un chevreuil.
J'allais justement dire ça.
Il faudrait pas s'en assurer ?
Oui, bien sûr, mademoiselle Kamen.
Je m'en occupe.
Ăa sera fait.
Est-ce que votre secrétaire peut valider mon stationnement ?
Ou mettez ça sur ma facture.
Je vous reconduis.
Je pourrais rester ici ?
Allons, tout va bien aller.
Si Sully se met à réciter des poÚmes irlandais,
appelez-moi.
Ăa veut dire qu'il est sur le point d'exploser.
Vous approchez pas.
- Agente Moon ? - Pas de policiers par ici !
Je sors bientĂŽt ?
Ce gars est malade.
Assieds-toi.
Ăcoutez-le !
Pas le droit de bondir par ici.
Ăcoutez-le.
Faites bien attention !
- Il utilise mĂȘme pas de vrais mots. - Bien attention !
Des fils dans les tours !
J'ai des parents...
Pas de policiers autour !
Et riches à part ça, avec de vrais avocats,
qui vont vous poursuivre.
Ah bon ?
- Sully ? - Un pĂȘcheur appelĂ© PĂȘchard.
Non !
Sully !
Un pĂȘcheur appelĂ© PĂȘchard.
L'arme...
tire !
Ti... tire !
Tire-lui dessus !
Quoi ?
Lisa !
Lisa !
Ăa va ?
Ăa va ?
Respire.
Respire ! Ăa va aller.
Allez, allez, allez !
Reste avec moi !
Reste !
Faut que je fasse un rapport.
- J'essayais d'aider. - T'as tiré sur une policiÚre !
C'est pas ce que je voulais !
Je veux rien entendre, lĂ !
C'était votre partenaire qui...
- Ne parle pas de Moon ! - Il l'étranglait.
- Il devenait fou, il... - HĂ© !
Je veux pas savoir ce que tu penses.
Je veux que tu t'assoies et que tu fermes ta gueule.
Vous m'accuserez pas pour ça.
T'as dit quoi ?
Je suis pas responsable de ça !
C'est ça qui t'inquiÚte ?
Tu viens de tirer sur une policiĂšre.
Un ĂȘtre humain !
C'est sentence à vie direct ! Sans libération conditionnelle.
C'est ça qui devrait t'inquiéter.
Un million de dollars.
Quoi ?
Pour qu'on n'en parle plus.
Tu trouves que j'ai l'air d'un idiot, c'est ça ?
Je suis censé croire que tu disposes d'un tel montant ?
Je vous fais le transfert immédiatement.
Puis, je disparais.
T'es tout un numéro, toi.
1,2!
Ăa doit ĂȘtre dix fois ton salaire annuel !
Deux millions.
1,5.
C'est tout ce que j'ai, je vous le jure.
Tu dois avoir beaucoup de squelettes dans ton placard, mademoiselle !
T'as une minute.
AccĂšde Ă ton compte, je reviens tout de suite.
BANQUE EN LIGNE NOM D'UTILISATEUR - MOT DE PASSE
Bonjour, ici Tiffany.
DĂPARTEMENT DES ACCESSOIRES
COURS
Mademoiselle Kamen ? Que faites-vous ici ?
Je viens juste de parler au labo concernant les résultats du test sur l'auto et...
Monsieur Barsi.
Je dois parler à ma cliente concernant les résultats du test...
Pourquoi t'es derriĂšre mon bureau ?
Hein ?
- Il faut que je lui parle... - Faut que vous partiez.
- Résultats du test. Non ! - Vous devez partir.
- Non ! - Allez !
D'accord.
Mademoiselle Kamen.
Désolé pour la scÚne, mais les rencontres entre les avocats et leurs clients
doivent d'abord ĂȘtre approuvĂ©es... C'est quoi, ce bordel ?
Ăa m'a pris un moment pour comprendre.
Comprendre quoi ? On avait une entente !
Je fais pas d'entente avec des arnaqueurs !
Bon, écoute...
Je te croyais pas capable de faire une erreur pire que celle que tu viens de faire,
mais viser un policier ? C'est pire !
Ăa le serait si vous Ă©tiez un policier.
MaĂźtre...
votre cliente est en train de faire une grave erreur.
Vous devriez vous interposer pour la conseiller.
Mademoiselle Kamen, en mon rĂŽle d'avocat, je vous conseille vivement de vous rendre.
C'est du toc.
Les toilettes, les téléphones,
mĂȘme les insignes ne sont pas des vrais.
Regardez !
Département des accessoires.
Avant, c'était la division du crime contre la propriété.
On est en pleines rénos, je vous l'ai dit.
Laissez-moi partir...
et y aura pas de blessés.
Je suis désolé, mademoiselle Kamen, mais je peux pas faire ça.
Mademoiselle Kamen. Ăa fait longtemps que je connais l'enquĂȘteur Avery.
Il est fiable. Je vous en prie !
Déposez l'arme, s'il vous plaßt.
Alors, votre amie Sarah ferait partie de la conspiration ?
Votre avocat ?
Mademoiselle Kamen...
Non, non, non ! Merde !
à quoi t'as pensé ?
De quoi tu parles ? Elle t'avait démasqué, elle a tout deviné.
On aurait pu rattraper le coup. C'est mon boulot.
Je... Je suis d...
Merde !
- Elle va se réveiller bientÎt. - Alors, faut se mettre au travail, bébé.
Oui, c'est vrai.
Toujours rien ?
Elle bouge pas.
DĂ©solĂ©, mon gars. Je pensais ĂȘtre proactif.
Et si elle avait pris l'arme avec les vraies balles ?
Pointe pas ce foutu pistolet vers moi !
Désolé.
On avait dit que la vraie arme Ă feu serait oĂč ?
Dans le... dans le...
VerrouillĂ©e dans le bureau. Et oĂč Ă©tait-elle ?
- Verrouillée dans le... - C'est ça !
On est des pros.
- Travaillons comme des pros. - Désolé, j'avais oublié.
Il nous reste trois heures pour finaliser le truc, d'accord ?
Faut se grouiller, lĂ .
Allez, au travail.
Et arrange-toi pour Ă©loigner ce sale bĂątard ! Il est chanceux d'ĂȘtre encore en vie.
Il se baladait comme s'il était en pause-café.
Je vais parler Ă Isaac. Ăa ira.
C'est toi qui l'as invité. T'es responsable de lui.
Il a fait ce qu'il fallait au bon moment.
C'était bien pour une premiÚre mascarade.
Bon, les amoureux. On passe au plan B.
- Le plan B ? - Le plan B, bébé.
C'est toi et moi.
Bon, le jeune, file-moi du café.
PrĂȘts pour une petite interro ?
C'est parti !
Tu fais quoi, mon chou ?
C'est notre heure de gloire.
En route.
Ah, et Sully ?
Commence doucement, et aprĂšs seulement, t'embarques sur le lourd.
- Ouais, ouais, ouais... - Ăa marche ?
Il me dit comment faire mon boulot.
Robert, chope-la et amĂšne-la en salle d'interrogatoire.
Seigneur !
- Ăa va, mon chou ? - Ouais.
Le café aide, mais mes foutues mains tremblent encore.
Qui ĂȘtes-vous ?
Un ami de Louis Denton.
Foutaises !
Il était comme un frÚre pour moi.
On était deux rejetons du systÚme des foyers d'accueil.
Puis, on a vieilli.
Il a démarré son entreprise,
et moi, la mienne.
J'ignore pour qui vous me prenez.
Je sais.
Vous ĂȘtes la consultante, n'est-ce pas ? La consultante...
Il m'a raconté vos rencontres en fin de soirée.
Dans son bureau.
Juchés sur son bureau.
Toute la nuit.
Il m'a aussi parlé de... c'était quoi ? Une tache de naissance ?
Oh, c'est un...
comme un...
comme une oie sophistiquée.
Une oie sophistiquée...
Puis-je ?
Je vais juste...
Je veux juste voir.
Eh bien, la voilĂ .
Elle est sophistiquée, en effet.
TrÚs sophistiquée...
Plongeons dans le vif du sujet.
Plus de retraite anticipée.
D'accord.
Ouais.
- Je le connaissais. - Je viens de le dire.
J'ignorais qu'il était marié.
Et je suis désolée de ce qui lui est arrivé.
Vous l'avez tué ?
à ce stade, ça n'a plus d'importance, mais...
j'aimerais le savoir.
Non.
Je ne l'ai pas tué.
Je l'aimais.
C'Ă©tait peut-ĂȘtre le cas...
mais Louis est mort.
Vous avez pris tout son argent.
Et vous vous ĂȘtes enfuie.
Qu'insinuez-vous ?
C'est pas...
Non, c'est...
C'est votre faute si Denton est mort.
D'accord.
Un soir,
il s'est pointé chez moi.
Paniqué.
Convaincu que quelqu'un le pourchassait.
Il m'a donné la clé
du cadenas d'une unité d'entreposage pleine d'argent comptant.
Le lendemain...
il était mort.
Il m'a dit que quelqu'un proche de lui l'avait embobiné.
Quelqu'un...
qui ne laisse jamais de traces.
ArrĂȘte de gagner du temps.
AccĂšde Ă ton compte...
et vire-nous l'argent.
Ton histoire de revanche se divise mal entre six personnes.
N'est-ce pas ?
Peut-ĂȘtre bien...
mais avec huit millions, ça le fera.
Huit millions ?
Tu crois que si j'avais huit millions,
je vivrais encore Ă Gaithersburg ?
Je sais que chaque cent qu'avait Denton était dans un compte le jour de sa mort.
Et je l'ai pas.
Il y avait deux millions en billets dans l'entrepĂŽt.
Ce que je t'ai offert, c'est tout ce qu'il m'en reste.
J'ignore tout du reste.
Peut-ĂȘtre que quelqu'un d'autre l'a pris.
Ou peut-ĂȘtre qu'il a disparu dans l'incendie.
Un incendie ?
OĂč ça ?
Denton est mort au cours d'un incendie.
Dans son bureau.
Et pas que Denton.
Ses employés.
Eux aussi sont morts brûlés vifs.
C'était horrible.
Attends une minute.
Tu dis que Denton s'est fait avoir par quelqu'un qui ne laisse pas de traces...
- Et il est mort dans un incendie ? - Ăa vous fait pas penser Ă ce gars ?
Giovan.
Tu savais que Giovan était impliqué là -dedans ?
Pour l'amour du bon Dieu, si tu t'es embourbé avec ce suppÎt du diable, je vais te...
Ăa va, ça va. Du calme.
Que tout le monde...
se calme. D'accord ?
Est-ce que quelqu'un peut me dire...
de qui il s'agit ?
Le champion ultime.
J'ai entendu dire qu'en Amérique du Sud, Giovan a convaincu quelqu'un de lui acheter la Lune.
Genre... le satellite de la Lune !
C'était à Johannesburg, en Afrique du Sud.
Il brûle tout sur son passage.
Si quelqu'un voit son visage, peu importe son statut...
nul ne survit pour le raconter !
Et pourtant, quelqu'un nous l'a raconté !
Bon Dieu de merde, quelle foutue bande d'amateurs !
Des amateurs ?
Vous n'avez donc jamais travaillé ensemble avant ?
C'est mon premier contrat, en fait.
C'est mon premier boulot...
- Quel merdier. - Ă vie.
Parce que...
Désolé.
T'as l'air d'en connaĂźtre un chapitre sur les affaires de Denton, toi.
Je l'ai déjà dit !
On a grandi ensemble.
Aucun d'entre eux ne saurait si tu mens, hein ?
Comment sauraient-ils...
que t'es pas...
comment il s'appelle, déjà ?
Euh... Giovan ?
Giovan.
Comment pourraient-ils ĂȘtre certains que t'es pas Giovan ?
Tu veux dire...
Attends.
- Qu'est-ce que tu racontes ? - Elle dit rien, bordel !
Elle veut gagner du temps.
Parce qu'elle sait que dĂšs qu'elle accĂšde Ă son compte,
on va voir qu'elle détient bien ces huit millions de dollars !
Nos huit millions de dollars !
Ceux de Louis !
Tu me baiseras pas sur cette table comme t'as baisé mon frÚre !
- Sully... - Ouais ?
C'est l'heure.
Et une grande joie éclata.
Voyons voir...
Pourquoi pas ce coquin-lĂ ?
Tu vois oĂč on veut en venir, hein ?
Ăa va ?
Putain de merde !
Je suis juste un peu épuisé, mon gars. Tu comprends ?
Ăa m'atteint, lĂ .
Viens lĂ .
Tiens.
Va dehors...
reprends-toi en main et reviens quand t'es prĂȘt.
Viens, mon chou.
C'est pas la camelote de motards dont t'as l'habitude. Fais attention.
On se croirait le matin de Noël. Merci.
Bon.
Vous deux, venez avec moi.
Surveille-la bien.
Et si elle disait la vérité et qu'elle n'a que 1,5 million ?
Tu vas cracher sur 250 000?
Peu importe. Passons au plan B.
Pourquoi ? Et Sully, alors ?
HĂ©, patron !
Je peux te parler ?
Qu'est-ce qu'il y a ? Entre lĂ .
- Allez, petit, dis-moi tout. - Tu me fais confiance, hein ?
Ăa devient pas mal intense.
Je m'attendais pas à ça.
Mon pĂšre dirait...
que l'expérience est un excellent professeur.
Comment il va, justement ?
Il a demandé de tes nouvelles.
- Oui, je voulais aller le voir, mais... - Ăa va.
C'est difficile de voir quelqu'un qui t'a élevé dans cette situation.
Pour moi aussi, c'est difficile.
Penses-tu que j'ai ce qu'il faut pour ce boulot ?
Isaac, je crois que personne sait ce que ça prend pour jouer l'imposteur.
On le fait, et c'est tout.
Bon, regarde...
Je sais ce que tu penses de moi, tu vois ? Et je comprends.
Les gens me sous-estiment toujours. Toute ma vie, ç'a été comme ça.
Mais je suis davantage qu'une grosse queue avec le cerveau d'un paysan !
Rien qu'un petit pion...
Je suis brillant !
Mais genre brillant, destiné pour de grandes choses !
Bon, bon, c'est beau.
Robert, tout le monde a un talent.
Je suis sûr que t'as tout plein de talents.
Merci.
Mais jouer l'imposteur n'en est pas un.
T'es plus du genre petit gangster de rue. Regarde-toi !
On te repĂšre Ă des kilomĂštres. T'es pas assez subtil.
D'accord.
Mais peut-ĂȘtre...
que c'est tellement pas subtil qu'elle se doutera de rien ?
Hein ?
Tu vois ? Comme une double négation.
C'est pas ça que ça veut dire.
Ăcoute, patron...
les gens m'apprécient.
Je sais pas pourquoi.
Mais c'est le cas.
T'as raison.
T'as raison !
Prends ça, mais...
ne fous pas la merde.
Je vais pas foutre la merde.
Salut.
Ăcoute, je suis vraiment dĂ©solĂ© que ça ait aussi mal tournĂ©.
C'Ă©tait censĂ© ĂȘtre plus facile.
Alors, droguer et violer quelqu'un, c'est facile, pour toi ?
Non, non, non !
Il s'est rien passé, tu sais.
On s'est embrassĂ©s, oui, un peu, et c'Ă©tait mĂȘme trĂšs bien.
Mais... non ! C'est qu'aprÚs que je t'ai donné du Rohypnol.
Tu t'es évanouie et je t'ai directement amenée ici, alors...
Pour m'enchaĂźner Ă une table.
Ouais...
Ils... ils veulent juste l'argent.
Ils ?
Tu fais pas partie du groupe ?
Non.
Je veux dire...
J'aurais bien voulu.
Je veux bien, peut-ĂȘtre.
Avery m'a juste embauché à cause de ma belle gueule, et...
C'est tout.
Il bosse tout seul.
Je crois que j'ai bien travaillé, non ?
J'ai réussi mon coup. Tu m'as cru, non ?
Tu veux quoi, un prix d'interprétation ?
Quand je t'ai vue dans le bar...
tu m'as plu.
Et puis...
c'était réciproque, non ?
Oui, tu me plaisais.
Dis-moi...
Ce gars, Avery...
tu peux pas lui faire confiance.
Ăcoute, je crois vraiment pas qu'il soit ce Giovan.
Comment tu le sais ?
Je veux dire...
Si tu me laissais aller aux toilettes...
il te tuerait sûrement.
Bon, eh bien...
Si je réussis à le persuader de te laisser aller aux toilettes
et qu'on survit tous les deux...
est-ce que ça te rassurerait ?
Je pense, oui.
Et je... il faut vraiment que j'y aille.
Oui, bien sûr ! Je vois. D'accord.
Carrément. Je...
Attends une minute. Enfin, je...
- Désolé, enfin. Tu vois ce que je veux dire. - D'accord.
- Comment ça se passe ? - Je crois qu'on s'est compris.
Elle pourrait te faire confiance. Il faut juste la clé pour la faire sortir,
- et peut-ĂȘtre une arme, pour que je puisse... - T'as perdu la tĂȘte ou quoi ?
Mec ! Euh, patron !
Elle a envie de pipi !
Alors... file-moi les clés.
Tiens.
- Mais garde-la Ă l'Ćil ! - Bien sĂ»r.
HĂ© !
- Pas d'embrouilles. - C'est noté.
Ăa va ?
Dis, ça va ?
Ăa va ? Eh merde.
Tiens.
- Merci. - Bien sûr.
Amuse-toi.
Bordel ! Qu'est-ce que tu fous ?
Allez ! Descends !
- Merde ! Allez ! - Me regarde pas !
Tourne-toi !
OK ! Contre le mur ou quoi ?
Te retourne pas.
D'accord.
Ouvre la porte.
Oui, oui.
Merde, j'y crois pas.
J'y crois juste pas.
- Ta gueule. - J'ai tellement raté mon coup.
- Patron ! Quelqu'un ! à l'aide ! - Je t'ai demandé de la fermer !
Qu'est-ce qui se passe ?
ArrĂȘte-toi !
Tu t'en vas oĂč comme ça ?
Tu me laisses partir...
ou je le tue.
Désolé, mon gars. Elle m'a trahi.
Je me fous de lui.
Mains en l'air.
Montre tes mains !
Merde !
Tu m'as tiré dessus !
- Elle t'a traversé, ça ira. - Mais je saigne, putain !
Allez !
Avance !
Va te recoudre.
Je peux mĂȘme pas marcher, sale enculĂ© !
Remets les menottes.
Il m'a tiré dessus, merde !
Et maintenant, tu bouges pas ton cul.
Merde !
Mais c'est quoi ce bordel ?
Merde !
- Rebecca a essayé de s'enfuir. - Donc, tu lui as tiré dessus ?
Ăa va aller.
Ăa m'en a tout l'air, oui...
- Il doit aller à l'hÎpital. - Pas question. C'est trop risqué.
On fait quoi, alors ?
On pourrait l'y déposer et repartir.
Il nous reste une heure pour finaliser le truc, sinon, c'est cuit !
Mais il va... il va mourir !
- Je veux pas mourir ! - Alors, il mourra.
- Je veux pas mourir ! - Pas question !
Reste assis !
- Attends, attends ! - LĂąche-moi !
Doucement, tout doux !
Tu prends ça Ă cĆur, je sais, mais il mĂ©rite pas de mourir.
Rien Ă cirer.
Je vous en prie...
Quelqu'un... s'il vous plaĂźt.
Je peux rester ici pendant que...
Aide-le, Sully.
- Compte sur moi, l'ami. - Merci, mon gars, merci.
- C'est parti. - Merci.
On va juste...
Merde !
Mais c'est quoi, ça ?
Tout va bien.
Laisse aller.
Je vais me chercher un café.
Mettez-le dans une cellule.
Et nettoyez ce bordel !
Il va s'en remettre ?
Fais pas croire que t'en as quelque chose Ă foutre.
- Tu t'en es servi comme d'un bouclier. - C'est pour ça que tu lui as tiré dessus ?
Nul ne survit pour le raconter...
Me pousse pas Ă bout.
Tu vas t'en débarrasser, les uns aprÚs les autres, c'est bien ça ?
Seigneur !
Ăcoutez ! C'est fou, lĂ !
- Avery n'est pas Giovan ! - Comment tu sais ?
Comment tu veux que je sache ?
Si je veux voir un psychopathe, j'ai qu'Ă regarder ton petit ami.
- Tu sous-entends que Giovan, c'est moi ? - Ăcoutez...
Il n'est pas Giovan. Je ne suis pas Giovan.
Giovan n'est pas ici !
C'est de la fiction, d'accord ?
C'est pas de la fiction, Avery !
Je pense que mon pÚre l'a rencontré, il y a de ça, genre... dix...
peut-ĂȘtre 15 ans.
Ăa ne prouve pas que c'est pas Avery.
- Tu sais quoi ? - C'est pas ça qu'elle voulait dire.
Sully, mon gars, si elle s'ouvre encore la trappe...
Tu vas lui faire la mĂȘme chose que tu vas nous faire, Ă nous ?
- Toi, c'est assez ! - Recule, mon gars.
Tu vas m'empĂȘcher de dĂ©montrer mes talents ?
On s'était entendus. Tu te rappelles ?
Cinq minutes de bonheur...
et elle va nous dire tout ce qu'on veut savoir,
sinon on va voir Ă quoi ressemblent ses entrailles.
Boum ! Magie.
Vas-y.
Alors...
tu choisis quoi ?
Vérité ou conséquence ?
Je sais.
C'est difficile de choisir.
Ăa va ?
Merde !
- Qu'est-ce qui se passe ? - Voyons ! Merde !
Aidez-le !
- Merde ! - Faites quelque chose ! C'est quoi ?
Aidez-moi !
- Sully ! - On a besoin d'aide !
Respire !
Allons ! Respire !
Aidez-le !
Sully !
Bébé... Allez, bébé...
Sully !
Bon... ça va, les gars.
- Tout se passe bien. - T'es sûr de ça ?
Il est mort ! Qu'est-ce qui s'est passé ?
Peu importe. Attends.
C'était important pour Robert et Sullivan.
Je vais te dire un truc...
Avec toute la merde que cette salope nous fait vivre, je vais la faire payer !
Comment ?
Jess...
Elle est aussi sautée que lui.
J'aime pas quand ça saigne trop, mais tu sais quoi ? Pour elle, je vais faire une exception.
Allons ! Mettons-le dans la cellule avec Robert.
Un, deux, trois...
Tu l'aimais pour de vrai ?
Tu connais les Beasts ?
La secte ?
Le gang de motards.
Mon Dieu...
Ils me filaient de la came et je faisais ce qu'ils voulaient.
Une fois...
c'était soirée poker.
Sully a tout misé contre ce Portoricain avec qui j'étais venue.
Tout misé, ça m'incluait, moi.
Sully m'a remportée avec une paire de six.
Meilleure soirée de ma vie.
Il s'est occupé de moi.
Il me traitait bien.
- Une promotion, ça te dit ? - Bien sûr.
Bien.
Fais ça vite.
à moins que Rebecca ait changé d'idée ?
Je peux pas regarder ça.
Oui, tu peux. Tiens-la.
Ăa... c'est pour Sully !
Si tu veux mon avis...
Avery t'a rendu service en empoisonnant la drogue de Sully !
Sors d'ici !
Sors-la d'ici !
Laissez-moi !
C'est quoi, ton problĂšme ?! Tu veux bousiller notre paie ?
Sors-la-moi d'ici !
Cette salope est folle !
EnlĂšve-lui les menottes.
Pousse la table.
Pousse la table.
T'aimes ça te compliquer la vie, c'est ça ?
J'espérais qu'elle t'attaque, toi.
Comme t'as tué Sully.
Si t'as quelque chose Ă voir avec la mort de Sully, je te tue !
Je lui ai dit que la drogue était pure.
Il en a trop pris.
Respire, s'il te plaĂźt.
Toi...
Que tout le monde sorte.
Prends tes affaires.
Faut qu'on parle.
Regarde...
Je me doute que ce que tu vis prĂ©sentement est extrĂȘmement difficile.
J'aimais bien Sully, moi aussi.
Je me dis que ça serait un juste retour des choses
que si tu nous aides Ă finaliser ce truc,
tu touches une partie de sa part Ă lui.
T'en seras capable, tu crois ?
Y a quelqu'un ?
Bougez pas.
Bonjour ! Ici...
Bon...
On fait quoi à présent ?
Il reste une heure avant le début de la démolition.
T'as besoin d'un peu de temps ? Hésite pas.
J'ai une autre tĂąche pour toi, lĂ .
Tu dois ĂȘtre fiĂšre de ton coup...
J'aurais préféré que personne ne meure.
Tout comme moi.
- T'as pas l'air bouleversé. - Me donne pas de leçons.
Chaque arnaque a ses dommages collatéraux.
Ah bon.
Au fond...
moi, je suis pas une arnaqueuse.
Mais je sais lire les gens.
C'est comme ça que t'as envoûté Denton ?
Ou bien ce que t'as entre les jambes est-il si exceptionnellement unique ?
Je t'ai déjà dit que j'étais amoureuse de lui.
Ouais...
Et maintenant, il est mort.
Et t'as hérité d'une sacrée tonne d'argent que tu méritais pas.
Sa femme le méritait. Moi aussi.
- Bien oui, quand tu l'as brûlé vif. - Ta gueule !
Ăcoute...
tu peux faire dévier la conversation tant que tu veux...
mais je te fais la promesse...
que je vais mettre la main sur ce que je veux.
Alors...
Quand je t'ai localisée, j'ai fait des recherches. Rien d'extraordinaire.
Et j'ai découvert que... t'allais quitter la ville.
Ce qui m'a rendu confus...
Te voilĂ foutrement riche.
Et t'as une amie géniale. Enfin, regarde-la.
C'est ta copine.
T'as...
un tout petit bébé, c'est ça ?
Il est mignon, non ?
Vous avez l'air d'une... oserais-je dire : une famille ?
C'est ton bébé, c'est ça ?
Alors, je me dis...
qu'il faut parler Ă Sarah !
Histoire de comprendre ce qui se passe, quoi !
Alors, on a discuté. N'est-ce pas ?
On a discuté.
On avait mĂȘme une entente, c'est pas vrai ?
Mais quand ce fut ton tour de jouer, t'as pris peur, pas vrai ?
Et ça, moi, ça me plaßt pas.
C'est quoi, son problĂšme. Elle dit quoi ?
Tu lis bien les gens, non ?
Qu'est-ce que tu lis, lĂ ?
Je sais pas.
La peur ?
On est pas trĂšs proches.
Quoi ?
On a essayé de la soudoyer et elle a refusé !
Elle a dit que vous étiez amies.
On dirait que l'amitié profonde existe encore.
Hein ?
Remercions-en Dieu.
Pour qu'elle embarque, on a dû la motiver adéquatement.
Quelqu'un a manipulé sa drogue.
OĂč est-il ?
Restons concentrés sur Sarah.
Pourquoi ?
C'est qu'une pauvre mĂšre monoparentale avec qui je bois du vin de temps en temps.
Laissez-la tranquille, d'accord ?
Je la connais Ă peine.
Laissez-la partir. Elle a rien Ă voir lĂ -dedans.
Je la connais Ă peine !
Oui, assez perdu de temps.
Tu nous transfĂšres les fonds pour qu'elle reste en vie ?
Je n'ai pas huit millions.
LĂ , lĂ ...
VoilĂ ...
Chut...
Ăa va.
Ăa va...
Ăa va aller.
Alors ?
Tu fais quoi, lĂ ?
- Mais qu'est-ce que tu fous ? - Et toi, alors ?
- C'est quoi, ce bordel ? - T'es folle ?
- C'était pas prévu, ça ! - Baisse le ton.
Là , tu vas m'écouter, OK ?
C'était pas ça, le plan.
Regarde Denton. Regarde ce bébé, la couleur de sa peau, ses putains de cheveux, bordel !
Sarah a adopté son bébé ! C'est pas son gamin, enfin !
C'est l'enfant de Rebecca. Il a un an !
Denton est mort y a quoi...? Vingt et un mois ?
Regarde-le, enfin !
J'ai raison, Rebecca ?
Un petit souvenir de ta relation avec Denton ?
Selon moi, elle a abandonné Brandon.
Désolée, je vous vois tous les jours ici ! Je m'appelle Sarah.
- Rebecca. - Enchantée !
Moi aussi.
C'est quoi, t'as des remords de l'avoir vendu ?
J'étais convaincue que vous étiez une maman qui surveillait ses enfants.
Non...
Je n'ai pas d'enfant.
C'est pour ça que t'es revenue.
Tu te lies d'amitiĂ© avec Sarah pour garder un Ćil sur ton bĂ©bĂ© ?
Je viens de l'adopter. On est encore dans la paperasse.
Ouais.
Alors, on s'apprivoise.
Je vois. Eh bien, il est magnifique !
Pour quelle autre raison serait-elle revenue dans cette ville miteuse ?
Comment s'appelle-t-il ?
Brandon.
Brandon... Salut, Brandon.
Brandon... tu t'es fait une amie au parc ?
Ăa va...
C'est pathétique !
Allons... Je te tiens.
Allez, c'est parti. Allez.
Ăa va, ça va.
Bon...
Tu restes avec elle.
On a presque fini.
Ăa va aller.
Bien joué avec le bébé, Moon !
Ton pĂšre serait fier de toi !
Merci.
- Quoi ? - Je suis d...
C'est la deuxiÚme fois que tu me défies devant les autres.
Faudrait pas que tu te rendes Ă trois, OK ?
TrĂšs bien.
Qu'avons-nous lĂ ?
Regarde-moi ça !
Comment ça va, petit ?
Tu vas pas t'en prendre à un bébé, hein ?
Qu'est-ce que je viens de te dire ?
Ăcoute, si je fais quelque chose Ă cet enfant, c'est parce qu'elle me force Ă le faire, OK ?
Tu comprends ?
- Hum-hum. - Bon.
Comment ça va, petit ?
- Salut, bébé... - Tout va bien...
- Salut, bébé. - Tout va bien.
T'es celle qui a le plus à gagner si on réussit notre coup.
La chimio de ton pĂšre est dispendieuse.
Rappelle-t'en.
Je t'ai embauchée parce que t'es une pro.
Agis en conséquence, je te prie.
Regarde...
Tout ce que t'as Ă faire, c'est d'embarquer dans mes histoires. C'est tout.
ArrĂȘte de te poser des questions, arrĂȘte de te prendre la tĂȘte...
Suis mes directives et on devrait sortir d'ici super vite.
D'accord ?
- Hum-hum. - T'es d'accord ?
- Oui. - Super.
Viens lĂ .
Désolé de t'avoir crié dessus.
Ăa va. Tout va bien.
Oui...
Parfait.
Ăa roule, petit ?
On y est presque !
Qui va nous aider Ă mettre la main sur notre pognon ? C'est toi ! Eh oui !
Il est mignon.
Crie pas, s'il te plaĂźt, OK ?
Bon...
Cal... calme-toi !
Et tais-toi !
Il nous élimine. Comme elle a dit.
Sully m'a tout raconté au sujet de Giovan.
Lui et ses partenaires sont allés dans le district des diamants de Chicago avec du verre brisé
et sont ressortis avec un demi-million.
Un des gars a été gourmand ; il a tiré sur Giovan et s'est poussé.
Giovan l'a tuĂ©, lui, sa femme, toute sa famille, et mĂȘme son perroquet !
Son foutu perroquet !
Pas d'incendie, mais tout le monde sait que c'est lui !
De quoi tu parles ? Et puis aprĂšs ?
Et puis s'il y a une chance, mĂȘme mince, qu'Avery soit Giovan,
faut s'en débarrasser avant qu'il nous atteigne !
T'es sûre de ça ?
Si t'as trop peur, donne-moi le fusil !
Sinon, fais de l'air !
Tu sais...
Denton était...
ce qui se rapprochait le plus d'une famille pour moi.
Quand je l'ai perdu,
quand on l'a assassiné,
une partie de moi est morte avec lui.
Quand je me perds dans le regard de cet enfant,
je vois mon ami.
Je vois Denton.
Et je suis son oncle.
Et j'ai l'impression qu'Ă nouveau, j'ai une famille.
Penses-tu que peut-ĂȘtre...
étant donné que tu veux pas abandonner l'argent...
penses-tu que peut-ĂȘtre...
je pourrais le garder, lui ?
S'il te plaĂźt.
Non ?
Alors, tant pis.
Qu'est-ce que tu veux ?
Qu'est-ce que tu veux ?
C'est pas un sentiment génial, hein ?
On peut jouer à ça toute la journée.
Ou on peut régler ça dÚs maintenant.
à toi de décider.
Oui.
Moon ?
Le voilĂ ...
Viens voir tonton Avery !
Mais oui ! Oui !
Oui...
VoilĂ ...
VoilĂ . Ăa va.
Ăa va aller. Ăa va.
S'il vous plaĂźt...
Bon garçon. Voilà .
On est réunis.
Comme une famille.
Je serai juste de l'autre cÎté.
Bon garçon...
VoilĂ .
Non !
Non, s'il vous plaĂźt.
Je vous en prie...
J'avais donc raison ?
C'est pour lui que t'es restée ?
Oui...
C'était du génie.
Je fais juste ce qu'elle me force Ă faire.
Je vais vous dire...
Si cette garce continue à me faire chier, c'est le vrai bébé qui va y passer.
Je pense qu'elle a enfin compris, lĂ .
Alors...
Ăa va, le jeune ?
T'as fait ce que je t'ai demandé ?
Coucou ?
Bien !
T'es en train de devenir un arnaqueur !
Va falloir se grouiller.
C'est presque fini, lĂ . Allez !
Prends l'ordi, Moon ! Mais laisse le bébé.
Allons-y.
Tu sais quoi faire.
Et il se passe quoi...
une fois le transfert effectué ?
Tu le sais.
T'as le sang de Denton sur les mains, mais...
je ferai vite.
Et j'épargnerai le bébé.
Que vas-tu en faire ?
Je déteste pas l'idée de l'élever tout seul.
C'est poétique.
C'est surtout de la maltraitance d'enfants.
Tu penses qu'il serait mieux avec toi ?
Allez, vas-y !
Entre ton mot de passe.
Allez !
OĂč est passĂ©e la fille ?
Oh, mon Dieu !
Jess va trĂšs bien, d'accord ?
Allez, ton mot de passe.
Elle m'a dit de...
Isaac ?
Qu'est-ce qui se passe ?
C'était un accident, OK ?
Je... je... je pensais pas qu'elle tomberait !
Tu lui as demandé de tuer Jess ?
Je lui ai rien demandé.
Juste de la tenir loin de moi. C'est tout.
- Tu l'as tuée ? - Je...
J'arrĂȘte.
D'accord ?
C'est fini, les conneries. Je pars avec le bébé.
Ta seule façon de repartir avec ce bébé, c'est qu'il soit dans un sac mortuaire, salaud.
Je te laisserai pas le prendre !
Isaac...
tu sais que j'ai besoin de cet argent pour mon pĂšre.
Pas de cette façon.
Ăa peut pas fonctionner sans le bĂ©bĂ©.
- Il voudrait pas que tu blesses quelqu'un. - J'ai pas le choix !
- Moi, si ! - Me force pas à faire ça.
Me force pas Ă te blesser. Je vais te faire mal.
Baisse ton arme.
Je peux pas.
Isaac...
t'es pas un assassin.
Je sais que ce qui s'est passé avec Jess était un accident.
En fait, je savais que tu lui ferais pas de mal, et c'est pourquoi l'arme que je t'ai donnée...
est celle avec des cartouches Ă blanc.
Quoi ?
Tu mens !
Isaac...
Regarde-moi.
Je pose mon arme. Je vais pas te faire du mal.
J'aurais jamais dû t'écouter.
T'as raison.
J'aurais pas dĂ» t'impliquer lĂ -dedans. C'est ma faute.
Je suis désolée. Pour tout.
Pose ton arme, s'il te plaĂźt.
Pose-la.
Je t'en prie. Je suis désolée.
Bon...
Bouge pas.
On sait tous les deux que cette arme est chargée.
L'offre tient toujours ?
Elle tient toujours.
L'argent d'abord.
Tu sais...
t'aurais dû réagir plus intelligemment.
Prendre l'argent,
abandonner l'enfant...
et t'en aller.
Il fallait que je m'assure de sa sécurité.
J'ignorais Ă quel point ce serait difficile de lui faire mes adieux.
Personne n'est parfait.
Ăvidemment.
Une chance qu'il nous reste les médicaments.
Quels médicaments ?
Les miens.
On les a pris, tes médicaments.
Haleine de café.
Marques de piqûres.
SomnifĂšres.
Et l'héroïne.
AprÚs qu'il se soit piqué...
l'overdose n'était plus qu'une question de temps.
Le café de Sully.
Robert aussi ?
Ă'a Ă©tĂ© du boulot.
Tu m'as aidée, ceci dit.
J'ai accéléré le saignement, par contre.
L'artÚre fémorale.
Je saigne, mon gars !
T'avais aucun moyen de savoir qu'Isaac...
Je me suis croisé les doigts.
Hé, mon garçon...
T'es tellement mignon.
T'arrĂȘtes avec tes simagrĂ©es au bĂ©bĂ© ?
Seigneur !
Pense Ă ton rĂŽle d'avocat.
Salut...
Il semblait pas ĂȘtre du genre Ă tuer un bĂ©bĂ©.
Je t'ai dit que j'avais du talent pour lire les gens.
On a bien rigolé, n'est-ce pas ?
Putain de salope !
AllĂŽ...
Rentrons Ă la maison.
Rebecca !
Oh, mon Dieu !
T'es vivante !
RECHERCHĂ
Est-ce que... Oh, mon Dieu !
Brandon va bien ?
Oui, ça va.
Il va bien.
Allez, il va bien.
- D'accord ? - Oh, mon Dieu !
- On va bien. - Oh, mon Dieu !
Salut, bébé.
Qu'est-ce qui se passe ? T'es sa mĂšre ?
Je vais t'expliquer plus tard.
Ils ont dit que t'avais volé de l'argent.
- Faudrait y aller. - Oh, mon Dieu !
- Maintenant ! - Salut, bébé.
Je m'en occupe.
J'ai appelé la police.
Je leur ai raconté ce qu'ils t'avaient fait.
Je leur ai tout dit.
Allez, viens, Rebecca.
Sarah...
Merci.
Pour tout ce que t'as fait pour Brandon.
Et tout ce que t'as fait pour moi.
Mais bien sûr.
Non...
Fais pas ça !
Le fais pas, Rebecca !
T'as l'argent,
t'as le bébé !
Laisse-moi juste... me tue pas, s'il te plaĂźt.
Je t'en prie.
Je t'en supplie, Rebecca !
Je m'appelle pas Rebecca.
Giovan ?
Giovan ?
Giovan !
Giovan !
Giovan...
Je t'en prie, me fais pas ça.
Pitié !
Non !
Bonsoir. Comment puis-je vous aider ?
C'est Giovan.
Oui, la mĂȘme mĂ©thode qu'avant. Tout a brĂ»lĂ©, on n'a plus rien.
Exactement.
Sept corps.
Oui, monsieur.
Oui, je comprends, monsieur, mais on est venus dĂšs qu'on a pu.
Oui, monsieur.
Ăa me peine de l'avouer, mais il pourrait ĂȘtre n'importe oĂč, Ă l'heure qu'il est.
Non. Je...
Non, on ne sait pas trop comment il a fait.
Non.
Le mobile en soi est nébuleux, aussi.
Ăa ne fait plus aucun doute.
C'est lui.
J'arrive.
DĂTENUE
EN HOMMAGE Ă GILBERTO APARECIDO ZANATTA
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