All language subtitles for 1984_Die Bestechlichen.fra

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Original subtitles

Musique douce

...

-On pourrait remettre le coup Ă  la semaine prochaine.

De toute façon, il les relèvera, ses compteurs.

Là, je sais pas ce que j'ai bouffé, mais j'ai mal au bide.

De toute façon, il viendra plus.

D'habitude, il passe Ă  2 h.

-Demain, dans la deuxième, Narima.

C'est sa course.

-C'est pas évident...

-Qu'est-ce que t'y connais aux bourrins, toi ?

Elle va faire du 20 contre 1. Minimum.

-Merde ! Le voilĂ  !

-Allez, mon joli ! Va la ramasser, ta recette.

Il va bien y en avoir pour une brique.

Une brique !

Ă€ 20 contre 1...

on va le faire pleurer, le PMU.

Allez ! On va l'attendre devant chez lui.

Allez ! Roule, Pierrot !

C'est son garage.

Bip

...

Bouge pas !

Gémissements

Allez ! Le fric !

Sirènes de police

-Les flics !

AĂŻe !

...

-Du calme ! Qu'est-ce qu'il y a ?

-Monte ! LĂ -haut !

-D 2 de PS 18. Agression en cours rue Gabrielle.

2 individus en fuite direction la Butte.

Crissements de pneus

Sirènes de police

...

-Oh, merde, Pierrot ! Par lĂ  !

Allez, allez !

...

Ça serait con de tomber tous les 2. Y en a un qui peut s'en sortir.

-Pourquoi moi ?

-Parce que j'ai eu l'idée.

Inspecteur Boirond.

J'ai piqué celui-là. L'autre s'est tiré par là. Suivez-moi.

Inspecteur Boirond. Par ici !

Il s'est tiré dans le square. Fouillez-moi tout ça.

Allez !

Hop !

Oh, merde ! Pierrot ?

Dis-moi que c'est pas vrai !

C'est pas toi ?

Il renifle.

...

-Fallait que ça m'arrive à moi !

-Pierrot ! Comment il a pu en arriver lĂ  ?

-Comme si j'avais pas assez mal au crâne !

-J'aurais peut-ĂŞtre pas dĂ» l'arrĂŞter.

-Ă€ votre place, j'aurais fait pareil.

-Je cherche pas Ă  l'excuser, mais...

le type qu'il voulait alpaguer, c'est un proxénète.

-Un commerçant qui rentrait chez lui

avec la recette de ses établissements.

-Des bars Ă  putes !

-Et ça autorisait Pierrot à le braquer ?

-Non. Mais c'était quand même un mac.

-Alors... d'après vous,

s'il avait réussi son coup, il aurait rendu l'argent aux filles.

-J'irais pas jusque-lĂ .

-Alors, il devenait proxénète. Bravo !

Non. Voyez-vous, dans la police, il y a quelquefois des Pierrot.

Mais heureusement, il y a surtout des hommes comme vous.

-C'est du beau !

Des vraies lunettes ! Direct Las Vegas-Barbès, pas de problème.

-Misez ! Tentez votre chance ! Allez !

Faites vos jeux ! Faites vos jeux, messieurs !

Un, deux...

trois, quatre.

Allez ! Faites vos jeux !

-Voilà ! Vous êtes superbe comme ça ! Y a pas de problème.

Allez, on y va !

Que du beau ! Que de Las Vegas à Barbès direct.

Merci, monsieur.

200, 300, 400 sur 500. Je vous remercie.

-Donne-moi donc un beau gigot. Celui-lĂ .

-Et un beau gigot ! Un !

-Vous mettrez ça sur mon compte ?

-Comme d'habitude.

Musique douce

...

-Police ! Ouvrez !

...

-C'est pas un peu trop pour deux, ça ?

-Chef ! Abdel, il me doit 500 sacs depuis 15 jours.

Et lui, il refuse de me payer.

-Ça va comme tu veux, Abdel ?

-Je vous jure que j'allais...

-Envoie !

Pour mes frais de déplacement.

Fais-moi un paquet-cadeau.

C'est pour offrir.

-HAPPY BIRTHDAY TO YOU

HAPPY BIRTHDAY TO YOU, PATRON

HAPPY BIRTHDAY TO YOU

-Merci.

Merci Ă  tous.

Tenez. Coupez.

C'est pas grand-chose.

-Poussez pas !

-C'est pas raisonnable.

-C'est rien, patron. Ça me fait plaisir.

-Moi aussi, j'ai un petit cadeau pour vous :

pour remplacer Pierrot, on nous envoie un jeune inspecteur

d'Épinal.

Je compte sur vous pour le former.

Musique douce

...

Grincement

...

-Vous signez là, s'il vous plaît.

-Ça fait la sixième fois depuis 4 mois

qu'on m'arrache mon sac !

Que faites-vous ? Rien !

Je ne mets plus rien dedans.

Signez. VoilĂ . Merci.

-Pardon, madame.

Je vous présente l'inspecteur François Lesbuche.

Et je vous le confie.

-Posez vos valises. On va pas vous les piquer.

-Bonjour. Je viens d'Épinal.

-Oui. Je sais, ça. Je sais.

-Y a un petit hĂ´tel.

Presque en face. L'hĂ´tel Louxor.

Pratique et pas cher.

-Bonjour. Vous auriez une chambre ?

-C'est complet.

-Ah bon ?

Je peux passer un coup de téléphone ?

-Pour Paris ? Allez-y.

-Merci.

-Non, non. Ne bougez pas. J'arrive.

Venez avec moi.

Viens avec moi.

-Faut pas rester planté là. C'est complet.

-Oui. J'attends un ami.

-Allez, tirez-vous !

-Inspecteur.

Eh ben, on va vérifier tout ça.

Allons-y.

Allez.

-C'est vrai !

-J'aurais pu trouver ailleurs.

-Police ! Ouvrez !

-Police ! Ouvrez, s'il vous plaît.

-Ouvrez ! Police !

Brouhaha

Protestations

...

-Doucement, allons !

Doucement !

Eh ben, voilà ! Deux putes, un interdit de séjour :

trois chambres de libres.

-On n'a pas eu le temps de faire la chambre.

-Y a pas de mal.

J'aurais pu trouver une chambre ailleurs.

-On dit ça, et puis

tous les hĂ´tels sont complets.

Épinal, ça a pas grand-chose à voir avec ça, hein ?

-Non.

-Salut !

Salut !

Je les ai tous arrêtés au moins une fois !

Ça crée des liens.

Oh, y a une belle équipe de pickpockets, là. Regarde.

Ils sont 3. Le 1er bouscule le mec,

le 2e lui tire son morlingue, et le file au 3e qui s'arrache.

Ni vu ni connu.

-Ils lui ont piqué son portefeuille.

-Du beau boulot, non ?

Pour voir comment ils bossent.

T'as tout ton temps pour les serrer.

Y a qu'une chose qui attend pas : la bouffe !

-Bonjour, Lucie.

Salut, tonton !

-Salut, René !

-Ah bon ?

Excuse-moi. C'est pas poli.

Mais le papier se fera pas tout seul.

-Oui. Bien sûr.

-Alors...

Tu lis le code pénal ?

-J'ai l'examen dans 2 ans.

-T'aimes pas la rue ? Tu veux passer ta vie dans un bureau ?

Un tiercé à 200 balles. Tu rentres pour la moitié ?

-Non, merci.

-T'aimes pas les chevaux ?

-C'est le hasard que je n'aime pas.

-Ben, ça promet !

-Salut ! Salut !

Mon frère a résolu le problème ?

-L'as et le 12 comme base.

-T'as pas mis le 17 ? Il va payer.

-Il paiera s'il sort des boîtes !

-Faudra pas venir pleurer après.

Pardon ! Laissez passer le marabout !

Pardon !

-Vous déjeunez souvent ici ?

J'ai le sens de la hiérarchie. Je ne peux pas.

-Tu es marié ?

-Non. Je verrai ça quand je serai commissaire.

Avant, c'est...

-Je sens qu'on va bien s'amuser tous les deux.

-Je ne suis pas dans la police pour m'amuser.

-J'ai cru comprendre.

-On peut avoir l'addition ?

-Vous voulez payer ?

-Non. Laisse tomber.

C'est la cantine la moins chère de Paris, ici.

-Non. Je paye, moi.

-Bon. L'addition !

-VoilĂ  la monnaie.

-Salut, la compagnie !

-Faut pas me prendre pour plus con que je suis.

-Mais non. Pourquoi ?

-Le patron vous a rendu 100 F de trop.

-Mais enfin ! Comment ?

Je lui ai donné 500, il m'a rendu 400. Qu'est-ce que tu racontes ?

-Attention ! Je mange pas de ce pain-lĂ .

-Mais moi non plus, monsieur le commissaire !

*-Vol à l'arraché rue du Delta.

Un individu en fuite direction Barbès.

-Ah non ! On écoute RTL et pendant ce temps, le voleur court.

-Les bourrins aussi !

Allez ! Allez, vas-y, Joli Bégonia ! Bon Dieu, vas-y !

*-Joli Bégonia, Jugnot. Jugnot qui attaque. Joli Bégonia résiste.

1er sur le poteau, Jugnot. 2e, Joli Bégonia.

-J'aurais dû jouer placé. Quel con !

*-Voleur arrêté boulevard Barbès. Conduit à la BT.

-Y avait pas de quoi faire un pataquès.

Mon cheval est pas arrivé et le mec a été serré ! Oh là là !

*-Cambrioleur en action au 12, rue Myrha, dans les étages.

-C'est tout près ! On y va.

-TV 122 Ă  TN 18, on prend le cambriolage rue Myrha.

*-Bien reçu.

(-T'excite pas !)

(On va le cueillir ici.)

-Police ! Bouge pas ! Mains en l'air !

-Ça déforme les poches. Allez, grouille ! Merde !

Je t'avais dit de te faire oublier.

La prochaine fois, je te coffre. Dégage ! Non ! Par en haut !

-Il est oĂą, le type ?

-Je l'ai laissé filer. Il m'a balancé un mac.

-Y avait flagrant délit. Il avait fait un casse.

-Des petits casses, y en a sans arrĂŞt.

Si on veut coincer les gros bonnets, on a besoin de types comme lui.

-Ah bon ? Si je comprends bien, on relâche un type

parce qu'il nous donne un tuyau sur un autre type.

Grâce au tuyau, on va arrêter l'autre type qu'on va relâcher,

car il va nous donner un tuyau sur un 3e type.

Et puis, etc.

Peut-ĂŞtre qu'on aura beaucoup de tuyaux, mais...

on n'aura jamais arrêté personne. Je m'excuse.

-De toute façon, les prisons sont bourrées.

Gémissement de plaisir

Ă€ part le Prix des Incorruptibles, je vois pas ce qu'il peut gagner.

-Ça fait pas une semaine que tu l'as.

-Je le sens pas.

Simone, qu'est-ce que tu veux, je le sens pas !

J'ai pas confiance en lui.

-T'as raison. Faut bosser pour devenir commissaire.

-Dans la 4e, le 417, c'est du 20 contre 1.

-Merde, on n'a que 5 minutes.

-417 ! Fonce !

...

Coups de sifflet

Sirène

...

Dégage !

500 F !

Le 417, gagnant.

-Le 17, gagnant.

-C'est fini. C'est fini !

Sonnerie

...

*-C'est le départ ! Macha du Méryl est en tête

accompagné par Madonna, Micmac, Mauviette.

Une faute de Mercadier, Maramba qui se rapproche...

Nous sommes dans la descente avec en tête Macha du Méryl,

Madonna, Mauviette, Micmac

et Maramba, qui poursuit son effort.

Monsamba rejoint le groupe de tĂŞte.

Nous arrivons dans le dernier tour avec Macha du Méryl

qui va être attaqué par Maramba, le 17.

Le 17 qui attaque Macha du Méryl.

Le 13, Luc le Terrible.

Et sur le poteau... Premier :

Maramba !

Cris de joie

Merci, madame !

Je te croyais interdit de séjour.

-Je suis juste monté pour la journée.

-T'as de la chance que j'aie touché.

T'as vu ça ?

Le salaire d'un commissaire en quelques minutes ! C'est pas beau ?

*-Voiture 26 d'autorité. Votre position ?

-Voiture 26, j'écoute.

-Oui, il tiendra le coup.

*-Bon. Restez à l'écoute.

-OK. Bien reçu.

-J'ai eu un malaise ?

-Regarde-toi. T'es tout pâle. T'es vert, même !

-Parce qu'on fait pas notre travail !

-C'est-Ă -dire ?

-Assurer la sécurité des gens. Arrêter les délinquants.

Tiens ! La terrasse du café, là ? Trop longue d'un mètre : interdit.

Article R 38-7.

Cette femme Ă  poil sur l'affiche : c'est interdit. Article G 92.

La petite vieille qui traverse en dehors des clous :

interdit !

Le travelo au coin : interdit en dehors des périodes de carnaval !

Le clébard ! Il fait pas où il faut :

au gnouf ! Les deux mecs qui fument du hasch, interdit !

Le commerçant qui affiche pas ses prix : interdit ! Descends

et arrĂŞte tout le monde !

AllĂ´ ?

Voiture 26 à autorité !

Envoyez 6 cars de police ! Le nouveau a arrêté 250 personnes.

Klaxon

Eh ben, il klaxonne. C'est interdit ! ArrĂŞte-le !

-Assassin !

Ça va pas, non !

-Il a rien.

-Appelez la police. Faites quelque chose.

Lâchez-moi !

-Que se passe-t-il ? Police.

On fait du scandale sur la voie publique ? Vos papiers.

Et ce moutard, il est Ă  vous ? Vous avez ses papiers ?

Non ? La prochaine fois, je vous embarque.

On dégage. Allez, on dégage.

On va vivre 10 heures par jour ensemble. Autant qu'on s'entende.

La théorie que t'as apprise à l'école,

et la pratique... J'applique la mienne depuis 20 ans.

-On a eu des renseignements sur Camoun. Il prépare un coup.

Vous avez eu un petit malaise. Ça va mieux ?

-À cet âge-là, vous savez bien, on se remet tout de suite.

-Séparée.

-René, en face, y a un petit frisé qui fait les sacs.

-Ah oui, oui ! Ben, alors ?

On fait rien ?

-Saute-lui dessus si ça t'amuse. Moi, j'ai pas que ça à foutre.

...

-Police !

*-Voici donc mes préférés pour le tiercé de cet après-midi...

-Salut !

Asseyez-vous lĂ .

Sac... Papiers.

-Alors...

vous l'avez trouvé où, ce sac ?

-Dans le panier d'une femme.

-Non. Écoute, tais-toi, je t'en prie.

Laisse répondre Monsieur.

Ce sac... vous l'avez trouvé dans la rue.

-Euh... Oui.

-Vous l'avez ramassé.

-Oui.

-À ce moment-là, vous avez aperçu Monsieur

et vous lui avez demandé où se trouvait le commissariat.

-Oui.

-Coup de bol extraordinaire...

vous tombez sur un flic sympathique qui vous accompagne

-VoilĂ .

Bravo ! C'est triste, mais peu de gens

ramènent les objets trouvés.

Si dans un an,

ce sac n'a pas été réclamé, il est à vous.

Vous signez là, s'il vous plaît.

VoilĂ .

Le double.

-Évidemment !

Clic-clac.

-Laissez-nous.

Je suppose que vous avez une explication Ă  me fournir ?

-"Note confidentielle numéro B 742.

"Nous avons déjà procédé à 3 247 arrestations,

"soit 11 % de plus que l'année dernière à la même date."

Si nous ne voulons pas passer pour l'arrondissement de Paris

où la délinquance a le plus progressé,

il nous est demandé de différer à l'année prochaine

l'arrestation des petits délinquants.

Autrement dit, non seulement

tu as risqué un coup de couteau pour un sac dont on se fout,

mais en plus,

tu nous faisais grimper au hit-parade des quartiers pourris.

On n'apprend pas tout à l'école.

Ça serait trop facile. Tu sais dégainer ?

Mets-toi lĂ .

T'es prêt ? À 3, hein ?

Un. Deux. Trois.

Et t'étais le meilleur.

Pourquoi t'as mis une demi-seconde de plus que moi

à écarter le pan de ta veste ?

Parce que moi, je l'ai lestée avec du plomb.

Si tu veux éviter d'avoir du plomb là-dedans, t'en mets là.

Bris de verre

Toi, tu vas planquer lĂ . D'ici, on voit tout.

Alors, attention. Camoun, c'est un mec dangereux.

Il prépare un coup. On l'arrête pas. On veut savoir où il crèche.

Après, on le foutra sur écoute.

Tu me préviens quand il arrive. Moi, je vais vers les étages.

Allô, François ? Ça va comme tu veux ?

-Oui. Enfin, ça sent pas la rose, mais...

-Ça, c'est rien.

J'ai planqué dans des endroits, c'était encore pire.

-Une voiture arrive.

-OK.

Ne me parlez plus. C'est Camoun.

C'est Camoun. Ne me parlez plus.

-Je passe la nuit chez Nicole.

Tu viens me chercher Ă  8 h.

C'est important.

À propos de Ramirez, en fait, c'est un très gros coup.

Le problème, c'est que...

j'ai pas confiance en Ramirez.

Grondement

Va voir ce qui se passe.

-C'est les éboueurs.

Si c'est un gros coup, tu vas pas rester seul ici.

-Tu sais très bien que je me promène jamais sans rien.

J'ai ce qu'il faut sur moi.

Cri étouffé

Mais qu'est-ce que tu... Quel con !

Mais c'est pas vrai !

Imbécile !

-Tu m'entends ?

François, tu m'entends ?

HĂ©, oh !

ArrĂŞtez, lĂ  !

ArrĂŞtez ! Police !

Police ! Mon collègue est là-dedans !

Mais y a un flic à l'intérieur !

ArrĂŞtez ce boucan ! Qu'on s'entende !

François ! François, tu m'entends ?

-J'en ai marre, de vos bizutages Ă  la con !

-Déchargez ici !

Je te jure, j'y suis pour rien.

-Espèce d'ordure !

Ce coup-ci, vous y avez droit, au rapport !

-Salut, François !

Je t'ai dit que j'y étais pour rien.

-Boirond, ça prend un "d" à la fin, hein ?

-On a encore ramassé Jésus.

J'ai déjà donné.

Par contre, j'ai mon nouveau.

Il a les boules.

Ça va le détendre.

Je te présente Jésus.

C'est un spécialiste. Il fait l'entrée et la sortie des écoles.

Alors, tu prends sa déposition.

-Je pourrais vous dire un mot ?

C'est au sujet des horaires.

Des collègues se plaignent.

-Bien. Nom, prénom, profession.

Nom, prénom, profession, s'il vous plaît.

Il crie.

-Je vous comprends parfaitement.

-Je sais que c'est un cercle vicieux.

-Qu'est-ce qu'il a ?

...

-Vous ĂŞtes devenu fou ou quoi ? Qu'est-ce qui vous prend ?

-Ah, on peut se laisser aller. C'est humain, ça.

-Mais c'est lui qui a sauté contre les murs !

-L'important, c'est de pas laisser de traces.

-Mais non ! C'est lui, lĂ  !

-Les coups de pied, les coups de poing, ça laisse des marques.

En revanche, y a un truc super efficace. C'est celui-lĂ .

Ni vu ni connu.

J'arrangerai le coup avec le patron.

Ça partait bien.

Dommage.

J'ai eu du mal, mais j'ai convaincu le patron qu'il oublie le rapport

sur ton compte.

-Merci. Mais je vous jure que j'ai pas touché à ce type.

-François...

c'est une affaire entre toi et ta conscience.

-VoilĂ .

-Attendez.

-Les bonshommes, je connais bien. Mieux que les psy.

Je m'allongeais sur le divan avec eux.

Ils ont tous un point faible.

-Si ! Y en a un. Il a fallu que ça tombe sur ma pomme.

-J'aime pas te voir comme ça.

-J'ai tout essayé, Simone. Tout.

-Si je te donnais un conseil, tu m'écouterais ?

*-TV 122 de TS 18, répondez.

-TV 122, j'écoute.

*-René, va chez la petite Natacha. Elle a reçu des menaces de mort.

-Une fille qui dit recevoir des menaces de mort d'un grand brun.

-Et c'est pas vrai ?

-C'est une mythomane.

Sonnette

*Musique rythmée

...

-Vos histoires, moi, je les connais par coeur.

Alors je vais aller faire un tour. Racontez-les Ă  l'inspecteur.

Ça l'amusera peut-être.

-Vieux con ! Il me prend pour une mythomane.

Mais j'ai failli me faire violer !

C'était y a un mois. Regardez les marques.

Il recommence Ă  m'appeler sans arrĂŞt.

Servez-vous Ă  boire. Je finis de prendre mon bain.

-Je vous en prie.

-Il m'a coincée dans le parking. Mais une voiture est arrivée.

Sonnerie de téléphone

AllĂ´ ?

C'est lui ! Il veut venir ce soir me faire ma fĂŞte.

-AllĂ´ ?

AllĂ´ ?

Il a raccroché.

-Protégez-moi ! Ne me laissez pas seule ! J'ai peur.

Elle est réellement menacée.

-Je vous en supplie.

-On sera lĂ  ce soir Ă  9 h.

-Sans moi.

-Moi, je serai lĂ  Ă  9 h. Promis.

-Merci. Heureusement qu'il y a pas que des ripoux chez les flics.

-Ça veut dire quoi, "ripoux" ?

-Tu connais pas le verlan ?

Tu inverses les syllabes des mots. Ripou, pourri. Pourri, ripou.

-Ah oui !

-Tu comprends "biledé", par exemple ?

-"Biledé"...

-VoilĂ .

Ça se déclenche à chaque conversation.

-Merci. Je reste une heure. Je peux pas passer la nuit ici.

-Ben non. Ce serait pas convenable.

qui paralyse l'agresseur.

-Ah oui ! Vous l'avez depuis longtemps ?

-Deux ans.

-Deux ans.

Le gaz est éventé. C'est valable 6 mois.

Il crie.

Oh, ça pique !

De l'eau, très vite, s'il vous plaît !

-Pour du gaz périmé, ça marche encore, quand même.

-Oui. Mais ça a perdu son pouvoir paralysant, quand même.

Oh lĂ  lĂ  !

-Vos yeux sont tout rouges. On dirait un lapin russe.

-Ça secoue, vous savez.

-Je suis désolée.

-Pour violer quelqu'un après ça, faut être motivé.

Je dis pas ça pour vous.

-Je suis vraiment désolée.

Je peux faire quelque chose pour me faire pardonner ?

-Oui. Vous pouvez accepter de dîner avec moi, demain.

-Bon. T'es une grande fille. Tu vas jusqu'oĂą tu veux.

T'as carte blanche. C'est ça. On t'embrasse.

-C'était qui, ça ?

-Natacha.

Ton poulain récalcitrant l'a invitée à dîner.

C'est une affaire qui roule.

-Si seulement tu connaissais les chevaux comme les hommes,

le quarté de demain, ça serait dans la poche.

-Mais voilà, j'ai jamais couché avec des chevaux.

-Alors, oĂą on va ?

-Vous connaissez Paris mieux que moi. Choisissez.

-Vous n'avez rien contre les Russes ?

-Non.

-Je connais un petit resto russe sympa.

Musique entraînante

...

Musique douce

...

Merci bien.

Ça doit être gratuit parce qu'il y a pas les prix.

-Ici, l'argent n'a plus de valeur. Laissez-moi choisir.

Alors, ça.

Ça, ça,

ça,

et un petit peu de ça.

...

-Bon appétit.

-Ah, j'adore les oeufs de lump.

-Ça s'arrose !

Musique douce

...

Musique entraînante

-Merci.

...

Je reviens.

...

Vous êtes sûre qu'il y a pas une erreur ?

-Ah oui ! Vous avez raison. J'ai oublié de compter la vodka.

500 F de plus.

-Vous prenez les chèques postaux ?

Et voilĂ .

-Elle aussi ? Allez !

Allez ! Bonsoir.

Voilà. Ça peut toujours vous servir.

Et le patron, la cravate.

VoilĂ .

VoilĂ  !

Et voilà ! Bonne soirée ! Cadeau !

C'était sympathique, ce petit resto russe.

Musique romantique

...

-Allez, je t'embrasse.

Elle l'a fait plonger de 500 000.

-Oh non ! J'espère que pour ce prix-là, il a consommé, au moins.

-Elle dit que non.

-500 sacs ! Ça va faire un trou dans son budget.

Pauvre mĂ´me !

-Deux secondes.

M. René, il a fait plus que prévu.

3 200 !

-Ça, c'est une bonne surprise, madame Yvonne. Merci beaucoup.

Patron !

Va nous chercher un bon bordeaux. Château-latour.

Si, si ! Il t'en reste une. Oui, oui.

Ça, c'est bien, quand même. Je m'attendais pas à ça.

-Moi non plus.

-Tope, lĂ  !

Merci.

Alors, ta mytho, toujours menacée ?

-Ben... J'ai branché un magnéto sur son téléphone.

S'il rappelle, elle me fait signe.

-T'as raison.

C'est pas cher et ça rassure.

-Séparée ?

-Ah non ! Laisse. T'as rien bouffé.

Si on partageait, ce serait de l'arnaque.

En plus, j'ai une boutanche Ă  600 F.

Si tu dois boire du vin une fois dans ta vie, goûte-moi celui-là.

Goûte-le-moi, s'il te plaît. Là !

Bon Dieu !

Hein ?

VoilĂ  !

C'est bon, non ?

-Ah oui !

-Gagnant, placé, c'est ça. Lorette dans la 3e.

-Coucou ! C'est moi !

-La mytho, je te la laisse !

-Comment vous pouvez supporter un type comme lui ?

-Je peux pas faire autrement.

-J'ai attendu votre coup de téléphone.

-Ah bon ? Ça continue ?

-Il avait arrêté plusieurs jours. Aujourd'hui, il a recommencé.

-Et il doit venir, ce soir ?

-Vous m'invitez à dîner ?

-Mais enfin, François !

-Oui. Oui, oui.

Je ne... Oui... Déposition.

Allez !

Profession.

-Non ! C'est l'affaire Camoun.

Avec son physique, il a plus de chances que moi de la faire parler.

-Un ballon de vichy.

J'ai un tuyau comme on en a rarement.

-On n'est jamais sûr de gagner.

-Avec celui-lĂ  ? Du pur porc !

Tu veux en croquer ?

-5 000 ?

-Avec 2 000, je t'offre une demi-protection.

Sonnette

Réfléchis.

-Je veux un cheval pour cet après-midi.

-Kanaska dans la 1re.

-Il me faut un perdant.

-Je donne que des gagnants !

-Il me faut un perdant, un loser Ă  100 %. Compris ?

-Nimbus dans la 4e. Un vrai tréteau.

-Le voilĂ , Nimbus.

Dans la lumière, là. Casaque grise, bandes rouges. Tu le vois ?

Quelle allure, hein ?

Regarde-moi ça ! Souple et tout. Les antérieures, tac, tac, tac.

Allez ! Faut que j'y aille.

VoilĂ .

Avec 500, tu vas toucher 10 briques, mon vieux.

-Non, non ! 10. Faut ĂŞtre honnĂŞte.

*-Les chevaux se rendent au départ.

Les chevaux sont sous les ordres.

Nilédo, Navazizini, Novel du Pont ont été les plus rapides au départ.

Navazizini et Nilédo règlent l'allure devant New Barbès,

Niangon, Niflosaque et Nestor.

Alors que Nantranzovini est distancé.

Dans la montée, Navazizini, Niflosaque, Niangon, Nestor

sont les mieux placés.

Niflosaque, Nestor et Nilédo abordent le dernier tournant

devant New Barbès et Nimbus, qui trouve le passage à la corde.

À l'entrée de la ligne droite, Nestor est rejoint par Nimbus.

Puis Novel du Pont et Nilédo.

Ă€ 200 m du poteau, Nimbus...

Allez ! Allez !

*-Nestor et Nimbus franchissent sur la mĂŞme ligne le poteau.

-On l'a eu ! On l'a eu !

*-Photographie

-Quoi ? Photo de quoi ?

-Pour savoir celui qui a gagné, vraiment.

-Mais non !

*-Résultat de la 4e course. 1er : Nestor, le 18.

-Merde ! On a perdu !

Non. Mais il faut savoir aborder l'adversité

avec bonne humeur, hein ?

François ?

-J'ai plus un sou.

-Y a pas que l'argent qui compte dans la vie.

-J'ai tout perdu. J'avais vidé mon compte épargne-logement.

-Merde ! Allez, je t'invite Ă  boire un verre Ă  la maison.

Musique douce

...

Tu vois le bistrot : Au Rendez-vous des trotteurs ?

Si jamais je touche le paquet, je l'achète.

Y a pas mieux placé.

Tout le monde y va. Des jockeys aux propriétaires.

Ça ne parle que de bourrins.

Ça ne vit que par le bourrin.

Le rĂŞve !

-Je savais pas que vous lisiez autant.

-C'était la librairie de ma femme, ça.

J'ai acheté ça en 1958.

C'est Jolie Note qui me l'a payée. Je t'ai jamais parlé d'elle ?

Superbe ! Elle avait des allures !

En 3 courses, elle m'a rendu millionnaire.

-Vous avez de la chance. En une course, j'ai plus un sou.

-T'as bien des parents qui vont te filer un peu de pognon ?

-Mon père est mort.

Ma mère fait des ménages.

-Ben, dis donc ! Bonjour Zola !

Quand on prend un pet comme ça,

on a l'impression qu'on s'en remettra pas et puis...

Moi, y a 15 ans... ma femme s'est fait bouffer par le crabe.

Le cancer.

J'ai cru que ça m'avait foutu par terre,

et puis résultat, je suis encore là ! Debout !

-Je savais pas.

-Tu sais pas grand-chose.

Hein ?

-Tu sais mĂŞme pas qu'il te reste 450 sacs.

Tes 500...

moins mes 50.

Au dernier moment, j'ai senti que le tuyau était un peu bidon.

J'ai pas joué.

-Mais... si Nimbus était arrivé ?

-Je t'aurais payé. Je suis l'homme le plus honnête

du monde. La preuve !

J'aurais pu garder ton fric.

-Oui.

Tu viens de gagner 450 sacs. À ta place, moi, je ferais la fête.

-Ce coup-lĂ , c'est moi qui choisis le restaurant.

Musique romantique

...

Bon.

On se voit Ă  quelle heure ?

-On se voit plus.

-Hein ?

-Je t'en ai pas parlé hier pour pas gâcher notre dernière nuit.

-Qu'est-ce qui se passe ?

-Tu me plais. T'es une belle gueule, mais les cartes sont truquées.

Tu crois qu'on s'est connus par hasard ?

-Ben oui.

-Ben non.

-Violence sur la voie publique à 9 h. Tu commences tôt ta journée.

-Non, je la terminais. C'est l'autre enculé qui m'a insulté.

Vous auriez fait quoi, vous ?

-Espèce d'enculé !

-Fais pas le con.

Fais pas le con !

-Natacha m'a tout raconté ! Espèce d'enculé !

-Je vais t'expliquer.

Espèce d'enfoiré !

-Arrête, François !

ArrĂŞte !

-Fumier !

ArrĂŞte !

-Assieds-toi, toi.

Dis-moi, avec ta récidive, tu vas en prendre pour 3 mois.

-Vous, vous allez écoper de combien ?

-Pour nous, c'est gratuit.

-J'aurais dû être flic. Ça m'aurait simplifié la vie.

-Si on voulait tout simplifier,

on mourrait dans les cimetières. Tu signes et tu te tires.

Voilà. Donne-moi ça.

Allez, casse-toi.

T'es pas fait pour elle, François.

Ce qu'il te faut, c'est une provinciale, comme toi.

T'achètes un F3 à crédit, tu lui fais 2 gosses.

Mais Natacha, c'est trop gros pour toi.

T'as pas les moyens.

Musique triste

...

-Tu reviens dans une heure, hein ? Promis ? Je t'attends.

...

-Et voilĂ  !

-C'est pas la maison qui nous invite ?

-Et pourquoi ?

-Moi, j'en sais rien, mais René, il sait.

-T'as bouffé du lion ou quoi ?

-Expliquez-moi pourquoi c'est la cantine la moins chère de Paris.

-Le patron, il organise des parties de craps dans sa cave.

Je laisse faire et il me nourrit Ă  l'oeil.

Et en plus, parfois, il moucharde. Honnête, comme marché, non ?

-Vous en avez beaucoup, des combines ?

-Vous ĂŞtes de la police ?

-Parce que vous aviez raison pour Natacha.

Elle vient pas d'Épinal et les F3...

elle supporterait pas.

-Ton costume non plus, c'est pas son style.

Tiens.

Comme ça, tu ressembles à Belmondo.

Attention ! Si le coup part, il te restera que les amygdales.

Elles vont tomber comme des mouches !

-Et Pierrot ?

-Il est malade.

-Quand on n'a pas la santé, hein ?

-Ben, justement, lui, il l'a !

-Si ! Tenez, tenez.

-Ah, c'est gentil. Pour les Orphelins de la police.

-Et lui, pourquoi il arrose ?

-Au fond du magasin, t'as une porte

et 20 Turcs qui travaillent jour et nuit.

-Ah oui. Et ils habilleraient quelqu'un d'autre gratis, ailleurs.

-T'es pas si con que ça, pour un mec d'Épinal.

-C'est tout ce que vous avez sur Camoun ?

-Vous faites quoi de vos journées ? Du shopping ?

-On t'a pas sonné, toi ! On est débordés, patron.

On n'a pas que l'affaire Camoun.

-Au-dessus, ils m'emmerdent ! Ils m'emmerdent avec ça !

Alors soyez gentils, faites un petit effort.

-D'accord. Promis, patron.

-Ça, c'est une vraie Cartier authentique. Mille balles.

Une vraie, je te dis. Une vraie.

Non. J'ai rien, patron. J'ai rien.

Vous savez, j'aime pas ĂŞtre en retard au travail.

J'aime pas ĂŞtre en retard quand mĂŞme.

-Un.

Deux.

Trois manteaux. T'auras pas froid.

-Il vaut mieux prévenir que guérir. Hein, patron ?

-Oui.

Fais voir une montre.

-Avec ça, pas de problème.

Garanti 6 mois.

-Je la garde. Je vais la faire expertiser.

Attention Ă  toi si elle est fausse.

-Mais si ! Tu trouveras bien quelqu'un Ă  qui la donner.

-J'adore les cadeaux.

-Ça tombe bien. J'adore en faire, des cadeaux.

-Si on m'avait dit que je tomberais amoureuse d'un flic...

-C'est marrant, la vie.

-Follement drĂ´le.

-Ah, regarde !

Pour mouiller ton jeunot, tu lui balances une fille

-Ă€ sa place, j'aurais fait pareil. Il est beau, jeune.

-Et moi, je suis vieux et moche.

-Oh, toi ! T'as jamais rien compris aux femmes.

-J'ai déjà du mal à comprendre les chevaux.

-Oh ! Ben, dis donc ! Y en a bien pour 6 000 balles, lĂ  !

-Oui. Mes coursiers se garent n'importe oĂą. Ils s'en foutent.

-Y a plus de conscience professionnelle.

Allez, pour 1 500, je vous les fais sauter.

Maintenant, je suis 2. VoilĂ .

-Ah bon ?

-Merci.

Allez, Ă  la prochaine !

-C'est ça, ta conception de l'égalité ?

-500 pour toi. 500 pour moi. 500 pour celui qui fait sauter les PV.

François !

Regarde derrière. Le type en rouge. C'est un dealer.

On va le serrer.

-Non. Moi, je vais arriver par la rue.

Il va se tirer par ici et te tomber dans les bras.

-Je lui pique son portefeuille. Je le laisse partir ?

-Tu l'arrĂŞtes et tu m'attends.

Police ! Bouge pas !

-Mets-lui les pinces.

Pas lĂ  !

Donne-moi ça. Si tu te balades avec un mec menotté,

tu vas te faire écharper par ses potes. Là.

Bien serrée comme ça. Et puis l'autre...

dans la chaussette. VoilĂ .

Marche devant.

Allez, marche.

Ă€ gauche.

On te le rendra dans 2 ans, quand tu sortiras de taule.

Il aura perdu de son pouvoir d'achat, mais tu le récupéreras.

Nous voilà arrivés à la maison.

-500 sacs et vous me laissez partir.

-Envoie.

-Je les ai pas sur moi, mais je vous jure.

-T'as 3 jours pour me les apporter.

J'ai plus un rond. PrĂŞtez-moi 100 balles.

-Tu me dois 510 sacs, maintenant.

-On va le revoir ?

-Non. Mais il traînera plus dans le coin.

-Et... la "drepou" ?

-J'ai mon idée.

Vous semblez pris, vous aussi ? Tenez.

Prenez ça. Ça dégage.

-Ça, non seulement ça dégage, mais ça guérit.

Tenez. Essayez-moi ça.

-Merci, mon cher René. Merci.

-Tu devrais quand même te méfier pour Natacha.

On a déjà serré des flics pour proxénétisme.

-C'est pas une pute.

-Elle se débrouille.

Tu connais la loi aussi bien que moi.

-Attends. S'il vous plaît.

-Oui.

-Deux semaines. C'est ça. C'est très bon.

-On n'aimerait pas que ça ferme.

-Asseyez-vous.

Vous connaissez les règlements administratifs ?

Compliqués, innombrables.

-Commençons par le début.

Vous avez vu la porte ?

Elle s'ouvre, mais dans le mauvais sens.

Le prix des menuisiers, c'est une horreur.

-J'ai fait faire une petite étagère. J'en ai eu pour 100 sacs.

-Encore, il est pas cher, celui-lĂ .

C'est...

Au moins.

-Je vous offre un petit cigare ?

-Pourquoi "petit" ?

Donner des conseils, ça fait partie de notre boulot.

On se fait des amis.

Dis-moi... Tu me rendrais un service ?

Tu me passes ta voiture, ce soir ?

-La prochaine fois,

tu m'avertis plus à la dernière minute.

Parce que là, normalement, j'étais pas libre.

-Ă€ partir d'aujourd'hui, t'es prise tous les soirs.

D'accord ?

-S'il savait que je passe ma soirée avec un flic !

Franck, non ! Non !

-Qu'est-ce qui se passe ?

-ArrĂŞte, Franck ! ArrĂŞte !

-C'est lui ?

Normal, vieux. C'est son mac. C'est la règle du jeu.

Ne fais pas le con !

François, où tu vas ?

-Boirond ! Y a le patron qui veut vous voir.

-Vous arrĂŞtez de surveiller Camoun.

-Pourquoi ? On a fait des conneries ?

-Mais non. C'est provisoire.

Au fait, votre médicament : formidable ! Plus rien !

Et ça donne une de ces pêches !

-Attention ! Faut pas en abuser.

-Ça fait longtemps que je m'étais pas senti

en aussi bonne forme.

*Musique de jeu électronique

...

-Oh, ça va !

Vous pourriez m'expliquer !

Petit con, va !

-T'es malade ! Tu crois qu'il va en prendre pour perpète ?

En admettant qu'une de ses filles témoigne contre lui,

en moins d'un an, il est dehors.

En sortant, qu'est-ce qu'il fait ? Je le connais, moi.

Il te met une balle entre les deux yeux.

Oh ! Amenez-le dans mon bureau, je prends sa déposition.

Je savais que t'étais un peu mac,

mais je savais pas que tu donnais dans l'héro.

Je croyais que c'était pour ta consommation personnelle.

-Mais c'est pas à moi, ça !

Écoute. La semaine dernière, les stups ont serré un type

qui avait dans l'estomac 50 sachets

et dans chacun des sachets, 10 g d'héroïne.

Tu sais ce qu'il leur a dit ? Il leur a dit : "C'est pas Ă  moi."

Alors...

-Qu'est-ce que vous voulez ?

-J'aime les histoires d'amour qui finissent bien.

Alors, tu gardes les autres filles,

et tu laisses tomber Natacha si tu veux sortir d'ici libre.

-Non. Je t'assure. René gagne à être connu.

-C'est un ripou.

-Dis pas ça. Il a le coeur sur la main.

Il nous a arrangé le coup avec Franck.

-Heureusement. Parce que je le connais, celui-lĂ .

Ça se serait très mal terminé.

-Tout le monde peut gagner. C'est facile.

-100 F sur le 7 !

-Allez-y ! Tout le monde peut gagner.

Faites vos jeux, messieurs !

-C'est mon ami qui a joué le 5. Je suis témoin.

-Deux, trois, quatre

200 F, j'ai joué.

100, 150.

-Où tu vas, comme ça ?

J'ai des tarifs ! J'ai mis 20 ans à les établir.

On gagne petit, mais souvent.

Je veux pas d'inflation.

Pas mal, non ?

-Merci, monsieur.

200, 300, 400 sur 500. Je vous remercie, monsieur.

Non. Vous vous trompez. Je vous ai donné 100 F.

Viens.

-Qu'est-ce qui te prend ?

-On a les boeuf-carottes au cul.

L'IGS. Inspection générale des services. La police des polices.

-Oh, merde ! Pourquoi on dit "boeuf-carottes" ?

-Quand ils t'attrapent, ils te laissent mitonner.

Il va falloir la jouer fine, François.

-Oh, René !

J'ai un tuyau pour toi dans la 4e.

-Moi, j'en ai un dans la 1re. Y a 2 autres flics au bar.

-Je pourrai jamais te faire jouer aux courses, toi !

Quel dommage !

-Salut, François ! Je t'ai trouvé une BM, d'occase. Blanche.

10 briques.

Allez, tire-toi.

Patron !

Je vais aller voir Bloret, moi !

-Il dira qu'il est courant de rien. C'est un faux cul.

-En attendant, on fait gaffe. T'arrĂŞtes de voir Natacha.

Je les ai sentis.

-Vous nous feriez pas une crise de parano ?

-Je vous jure. 2 flics nous suivent.

-Ça nous arrive à tous.

-De toute façon, vous ne craignez rien. Vous êtes un flic honnête.

-Absolument.

Ça va pas mieux, patron ?

-J'ai racheté votre remède. Il me fait plus le même effet.

-Évidemment, vous avez pris la formule simplifiée.

C'est l'autre qu'il vous faut.

Mais on la trouve pas partout. Je vous en apporte demain.

Aboiements

La police des polices.

-C'est génial !

J'ai l'impression de vivre avec un truand en cavale.

T'as besoin d'argent, d'une planque ?

-C'est pas si grave que ça.

-On pourra quand mĂŞme dormir ensemble ?

-Pas en ce moment.

-Comment on va faire ?

-C'est tranquille, ici, non ?

-M. René, vous prenez rien, aujourd'hui ?

-Je suis devenu végétarien.

-Dédé la Mitraille.

Ce soir, on va les balader du côté de la planque à Dédé.

On sait jamais.

Dédé ! Police ! On sait que t'es là !

-Ordures de flics ! Je vais vous flinguer !

-Oh, le Dédé ! Je te l'avais dit.

Tire-moi dessus.

Dans le gras du bide. Je sentirai rien.

-Pourquoi ?

-C'est la seule façon de se débarrasser des morbacs.

-Ă€ bout touchant. Gaffe Ă  ma main !

Allez, vas-y !

Il hurle de douleur.

-T'as mal, René ?

-Un peu.

-Police !

-Nous aussi ! Vous avez tiré sur l'inspecteur !

Bravo, les mecs !

On allait serrer un type

et vous nous tirez dans le dos. AĂŻe !

Tu vas te retrouver Ă  la circulation.

On va pas vous louper !

Vous allez en prendre pour un maximum.

Achève-moi ! Je t'en supplie, achève-moi !

-Aidez-le, enfoirés !

-Jamais j'y arriverai. AĂŻe !

-On savait pas, nous.

-"On savait pas." Je vois les titres des journaux !

Si je fais ça, c'est vraiment pour pas faire tomber 2 collègues.

Qu'est-ce que t'en penses ?

-Je suis comme toi. Entre flics, faut se couvrir.

-Merci, les gars.

-Ah !

-Inspecteur René Boirond,

votre conduite héroïque dans une opération dangereuse,

votre dévouement constant et désintéressé...

Inspecteur Boirond,

à dater de ce jour, vous êtes nommé inspecteur principal,

et j'ai l'honneur de vous décorer de l'ordre national du Mérite.

-Merci beaucoup, monsieur le préfet.

-Pas mal, hein ?

Une médaille comme ça, t'es pas près d'en avoir une.

On n'a jamais chopé une balle assis derrière son bureau.

-René !

Y a du nouveau !

Votre convalescence s'est bien passée ?

Suivez-moi. Ah oui, c'est vrai.

Venez. Vous aussi, François.

Impossible de trouver votre médicament. Ça me manque.

-Demain. Sans problème.

-L'affaire Camoun redémarre.

Les enfants, faut se remettre Ă  planquer.

-Il fait froid, debout toute la journée !

Moi, je suis Ă  peine remis.

-Cette fois-ci, ils ont foutu le paquet.

On a droit Ă  un sous-marin.

C'est quoi, un sous-marin ?

-Un sous-marin, c'est ça :

une camionnette aménagée.

On peut planquer pendant des heures. C'est chauffé.

Et y a mĂŞme des chiottes.

VoilĂ  Camoun.

Il descend de la bagnole.

Il bavarde avec le grand chauve.

T'as noté l'heure ?

Il reste sur le trottoir.

Coups sur la camionnette

...

Merde !

-C'est des gosses.

...

-Il rentre.

Le chauve se tire. Prends ma place. Je vais faire un tour.

Tu vas me foutre le camp, oui !

Qu'est-ce que ça veut dire, ça ?

Ballon de rouge, deux cachets d'aspirine, patron.

-Je viens de le voir Ă  l'instant.

-Je te dis que j'ai pas bougé. Je l'aurais vu sortir.

-Y a une sortie par la rue du Nord, alors.

Il a dû aménager un truc.

Je file au cadastre.

Entre les 2 rues, 2 immeubles qui communiquent.

Les truands ont toujours une sortie de secours.

-On va marquer un point avec le patron.

Laissez tomber.

Les types de la BRI débarquent. Camoun : très gros gibier.

-Justement !

Musique rythmée

...

-La brigade d'intervention.

Ces cow-boys nous considèrent comme des ploucs.

-Entrez, messieurs. Installez-vous.

-Demain, ça va chauffer. Un coup énorme !

Échange drogue contre fric. Plus de 500 millions chez Camoun.

-Justement...

-Vidal.

-Enchanté. Bloret, commissaire.

-La porte ! Merde !

-Les gars... je vous présente

Spencer et Fisher, du Narcotic Bureau.

Ils sont spécialement venus des États-Unis.

D'après nos informateurs, la drogue sera échangée demain soir.

Nous, on se met en place cette nuit.

Je veux 2 tireurs sur chaque toit.

Et 6 groupes de 2 répartis comme ça.

Ici, ici, lĂ , lĂ ,

lĂ  et lĂ .

Au signal donné,

on attaque.

Faudra faire fissa.

Ils brûleront tout s'ils se sentent pris. Ils l'ont déjà fait à Miami.

-Nous, on sera oĂą ?

-Vous ? Eh ben, au bistrot,

comme d'habitude.

On met 20 types dans un camion et au top...

-Il plaisantait, René.

-Pour votre plan, je peux vous dire quelque chose ?

-Les cartes Vermeil Ă  la casse !

-Pour qui il se prend, ce gros con ?

-Viens. J'ai un truc Ă  te dire.

-Et alors ?

-Demain, y a un million de dollars chez Camoun.

-Oui. Et alors ?

-Qu'est-ce qui va se passer quand ils vont donner l'assaut ?

-Camoun se tire par derrière.

-Et nous, on est là. On le braque et on lui pique son blé.

Terminé, les petites magouilles. Tu vas te payer ton bistro-PMU !

-Non ! Ça ne m'intéresse pas.

-Les chevaux, t'as envie d'en avoir !

-Ton coup, c'est trop gros pour moi.

-René, il a raison, Vidal.

T'es bon pour la casse.

Allez, va !

Continue, va. Continue tes petites combines de merde.

Musique triste

...

-T'en fais, une tĂŞte !

-François est complètement dingue.

Il veut m'embarquer sur un coup. De la folie.

-C'est pas tes petits tarifs.

Sonnette

-Je vais me planquer.

Il n'est pas lĂ .

-Je t'ai dit non, François. C'est non !

-T'es obligé de dire oui.

-Et pourquoi ?

-Sinon, je balance tes combines aux flics.

Et je dis que tu vis avec...

-Dites-le. Une pute.

-Pute, c'est vite dit. Je suis quasiment son dernier client.

-Serrer des flics pour proxénétisme, ça s'est déjà vu.

Bon, on fait le coup ensemble ?

Mais tu verras, après, tu me remercieras.

-J'ai mal au bide. J'ai dĂ» bouffer un truc qui passe pas.

-C'est sûr.

Allez, soigne-toi. Demain, faut que tu sois en forme.

-Qu'est-ce que tu dirais de tenir un commerce ?

Un petit resto-tabac-PMU.

Bien situé.

-Oui. Je dois commencer Ă  penser Ă  vendre autre chose que moi.

Parce que dans ce domaine, ça sent le dépôt de bilan.

-Je te sens pas avec moi.

-Demain, ça ira mieux.

-Tous les truands écoutent Radio Flic, alors...

Quand la came arrive : "Manifestation Ă  La Chapelle."

Pour donner l'assaut : "Dispersez les manifestants."

VoilĂ .

...

-Appel Ă  toutes les voitures : manifestation porte de La Chapelle.

*-Appel Ă  toutes les voitures. Manifestation porte de La Chapelle.

-Vous avez entendu ? Évitez la porte de La Chapelle.

Ça risque d'être embouteillé.

*-Je répète. À tous d'autorité : manifestation porte de La Chapelle.

-On y va ?

-J'ai mon mal de bide qui me reprend.

-Attends. J'ai ce qu'il te faut.

Tu vas te prendre de la poudre.

Tu vas voir.

Allez.

-Ah...

Ah !

-Qu'attendez-vous ?

-Là, ils vérifient si les billets sont vrais.

Si la came est bonne.

Quand ils seront bien décontractés, nous, on arrive.

*-Ici, autorité : dispersez les manifestants.

-Parfait. Le compte y est.

Marcel, fais sauter la roteuse.

Crissements de pneus

-LES FLICS !

-Tirez pas !

Ne bougez pas !

-Couvre-moi !

Brouhaha

...

-Bouge pas, toi !

...

Le moteur gronde.

-Vite ! Démarre ! Ils se tirent avec le fric ! Vas-y !

Crissements de pneus

Sirène de police

Coups de feu

-Autorité ! Autorité !

Voiture collègue en difficulté. Direction porte de Pantin.

-Salauds ! Ce sont des flics. Plus vite !

-Ce serait con de tomber tous les 2.

Descends vers le canal. Descends vers le canal !

Coup de feu

On se retrouvera.

D'accord ?

...

-René !

-Tire-toi.

...

Allez, viens.

Cliquetis

Rentre chez toi, Simone.

Y a longtemps que je t'ai pas dit je t'aime ?

-Jamais.

Sirène de police

...

-René Boirond,

vous venez de prendre connaissance des chefs d'accusation.

Vous reconnaissez les faits ?

-Absolument. Mais j'avais l'intention de rendre l'argent.

-L'argent qui a brûlé !

-Hélas, les billets de banque sont encore en papier.

Rires

-Vous continuez

à affirmer avoir agi sans aucune complicité ?

-Absolument aucune, monsieur le président.

-René Boirond,

le tribunal a tenu compte de vos brillants états de service.

Vous êtes condamné à deux ans de prison.

-Oh, merde !

-Il va me manquer.

Musique triste

...

-Je vous ai trouvé une cellule très bien située.

-Votre compagnon de cellule vous connaît bien.

-C'est pas quelqu'un que j'ai arrêté, j'espère.

-Si !

-Oh, René ! Ça, c'est une bonne surprise !

-Pierrot !

Pierrot ! Qu'est-ce que je suis content de te revoir, toi !

-Ça, c'est bête ! Je sors dans 15 jours.

-T'as qu'Ă  demander Ă  rester.

-Fanny, 200 balles, gagnant.

-Fanny ? Deux ? C'est un ringard. Aucune chance.

c'est une nageuse. Il lui faut du terrain lourd.

Ça va être un terrain sec, là !

Non, moi, je vois qu'un...

J'en vois qu'un. Mon Doudou.

Envoyez la monnaie ! Mon Doudou.

-Tout, gagnant, placé, sur Mon Doudou.

-Tu t'es bien fait avoir.

-Tu crois ?

-Quoi ?

T'es en taule depuis 6 mois.

Il t'a pas envoyé une lettre, un mot, un mandat, un colis.

Depuis 2 mois, il a quitté la police.

Disparu.

Ils nous ont bien eus.

-Dis donc, les jeunes, alors ! Faudrait toujours s'en méfier.

-René ! Tu sors demain, à ce qu'on m'a dit ?

Tu peux me jouer 100 F sur un bourrin ?

Tu connais ce cheval ? Ripou 1er ?

-Non.

C'est sa 1re course.

Il est Ă  100 contre un.

-Demande Ă  quelqu'un d'autre.

Pour moi, tout ça, c'est terminé.

Musique triste

...

Pas de cheval

...

Musique dramatique

...

-Il s'appelle Ripou 1er.

Il est Ă  toi.

Ben, monte. Il court cet après-midi à Vincennes.

Tu sais, l'hippodrome ? En face du Rendez-vous des trotteurs.

Et ce troquet-lĂ , il est Ă  toi aussi.

...

Musique joyeuse

...

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