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Original subtitles

Musique intrigante

...

Oh, la vache.

Bonjour. -Bonjour.

-Bonjour. -On est en retard.

-On a rendez-vous. -Les Inconnus.

-Rendez-vous... -Vous êtes ?

-Bah, trois. -Les Inconnus.

-Les trois Inconnus.

-Les Inconnus ? -OUI.

OUI, OUI.

-Je peux avoir vos noms ?

-Bourdon, Campan, Légitimus.

-Oui.

-On a rendez-vous avez le directeur. -De TF1.

Ca a changé de nom.

-Plisson ? -C'est un autre nom.

Je sais plus, j'ai oublié.

-Je trouve pas vos noms sur la liste.

-C'est pas possible. -On a fait plein de sketchs.

On vous montre. -Vous êtes jeune.

-J'ai pas de portable.

-Je l'ai laissé chez moi aussi.

-Je peux vous aider ?

-ON A RENDEZ-VOUS.

-On est les Inconnus.

-On a fait des sketchs.

-Les chasseurs, tiens. -Les chasseurs ?

-Il y a que des chiens.

-Non, sketch. -Le sketch.

-Sketch.

Ah ouais. Ouh là, c'est vieux, ça.

-Enfin, mademoiselle.

-Ca a été posté il y a 2 ans. -Oui.

-C'est ça, non ?

16 septembre, à l'aube, dans le Bouchonnois,

c'est l'ouverture de la chasse, mais pas n'importe laquelle.

Celle de la galinette cendrée.

Une passion pour ces hommes

que nous avons suivis pendant 24 heures.

-J'allais pas t'écraser. -Salut, Dédé.

Ca va ?

-Salut, Dédé. -Salut, Hubert. Ca va bien.

Alors, toujours cocu ?

-La chasse, c'est un art, hein.

Pour d'autres, c'est la peinture, la musique.

Pour nous, c'est la chasse. C'est un art.

-Oui, oui, c'est un art. -C'est un art.

-Faut dire que la chasse à la galinette cendrée,

c'est typique du Bouchonnois.

Le Bouchonnois, c'est pas grand, mais c'est le Bouchonnois.

C'est Pitibon-sur-Sauldre,

c'est Ariège et Corville.

-Ah, attends. Non, attends, Dédé.

Corville, c'est près des marais de Sotteville.

-Oh, arrête. Mais non !

Ta grand-mère est de Corville, du Bouchonnois.

Bref, la galinette, c'est le Bouchonnois.

-Exactement.

-Après, c'est autre chose.

-Il faut dire

que la chasse est une communion avec la nature.

C'est un contact avec Dame Nature.

Surtout quand l'aurore darde ses rayons d'argent

à travers les écharpes de brume.

-Ah bah oui.

-Il faut une âme de poète ?

-Putain ! -L'autre, hé !

-Putain ! Mais putain que oui !

-Faut être poète !

-Putain, faut être poète.

-Faut être poète, c'est l'essentiel.

-Oui, c'est l'essentiel.

Sifflement -Ecoute.

C'est une musillette des bois.

C'est bon à becqueter. Ecoute.

Sifflement -Non, c'est un galoupiot.

-Tu rigoles ?

-Il cracraquète.

-C'est une musillette.

-A la rigueur, une pistourelle des prés.

Sifflement

...

... -Non, c'était Gérard.

-Pour moi, la chasse, c'est la camaraderie.

C'est l'esprit de fraternité dans l'effort

contre la rudesse de Dame Nature.

C'est ça.

-Exactement.

-Bah oui, voilà. -C'est ça.

C'est la camaraderie. -C'est ça, c'est les potes.

-C'est les potes, hein ? -C'est les potes.

-C'est les potes.

-11h, ils sont bredouilles

ou broucouilles, comme on dit dans le Bouchonnois.

-Je vais lui faire sa fête.

-Les gars, on va décamper, là.

-On y va. -Pas que ça à faire.

-Allez, on dégage.

-Et les risques ? Votre chienne, Lolita ?

-Bon, bah, c'est l'accident bête, quoi.

Je croyais que c'était une galinette, je tire.

C'était elle, quoi. C'était Lolita.

-Et sur les individus ?

-Aussi, hein.

-Il y a 4, 5 mois...

4, 5 mois... j'étais avec mon gosse.

Je tire, je croyais que c'était une galinette cendrée.

C'était lui.

C'est sûr qu'une chienne comme Lolita,

j'en trouverai pas deux.

Appeau

...

...

Appeau

-Quelle différence entre le bon

et le mauvais chasseur ?

Rires

...

-Je l'attendais, celle-là.

Non, mais le mauvais chasseur,

c'est le gars qui a un fusil,

il y a un truc qui bouge, il tire.

-Hein ? -Oui.

-Et le bon chasseur ?

-Le bon chasseur...

C'est le gars... Bon bah... il a un fusil.

Il y a un truc qui bouge... Paf ! Il tire.

-Il y a le mauvais chasseur et le bon chasseur.

Le viandard et le non-viandard.

-Faut expliquer.

Le mauvais chasseur voit un truc, il tire.

Il tire.

Le bon chasseur, il tire. Il tire.

Mais c'est un bon chasseur. -Oui.

-On peut pas les confondre, les deux.

-Le mauvais chasseur,

il voit un truc...

Il tire.

C'est sûr.

On les reconnaît. -Tout de suite..

-Et le bon chasseur, il voit un truc,

il tire.

Mais c'est un bon chasseur, quoi.

De toute façon, c'est des questions à la con.

-Faut les expliquer.

Sinon, après, ils font pas la différence.

-Où ça ? -Où ça ?

-Où ça ? -Où ça ?

-Non, c'était rien.

-15h, ils décident d'organiser

un lâcher de galinettes cendrées.

-Où c'est qu'on les met ? -Là.

Mettez ça là.

Mettez ça là.

-J'ai réfléchi.

Bébért, tu restes ici. Tu lâches.

Gérard, en face, et moi, je me mets là.

*-Dédé, tu me reçois ?

-Je te reçois.

J'attends Bébért.

-OK, fais gaffe, je suis en face.

*-Te cache pas trop où je te verrai pas.

-OK, je suis là, regarde.

Ouh ouh ! Je suis là ! Tu me vois ?

-Attention, Bébért va y aller.

Vas-y !

C'est bon !

C'est bon !

C'est bon, c'est bon !

Allez !

Allez ! Merde !

Merde, j'ai plus de balles. Merde !

Allez !

Allez ! Allez ! Allez !

Allez !

Stop ! C'est bon !

Non, non ! Fais gaffe !

Recule ! Recule ! -Quoi ?

-Où elle est ? Là !

Elle est là !

-Elle est là, Dédé.

-On l'a eue.

On l'a eue ! On l'a eue !

-Le Bouchonnois s'endort peu à peu.

Au loin résonnent les voix des chasseurs reconnaissants.

-Une bécasse -CA VAUT BIEN

DIX PETASSES

UNE POULE D'EAU

C'EST MIEUX QUE LA BARDOT

SI LA BARDOT VEUT ME CONFISQUER

MES DOUILLES

FAUDRA D'ABORD

QU'ELLE ME SUCE LES...

*Rires

-C'est bizarre. C'est pas normal.

-Ils ont pas prévenu. -Il y a tout sur le Net.

-C'est drôle. J'adore. -Non, mais attendez,

on a fait d'autres sketchs.

Tiens, Isabelle.

"Isabelle a les yeux bleus."

-"Bleus les yeux Isabelle a."

-Ah bah oui, je m'appelle Isabelle.

-VOILA.

-C'est le sketch avec McFly et Carlito

et Camille Combal.

-Mais oui ! Excellent. -Super drôle.

Je crois qu'ils parlent de moi.

Vous connaissez ? C'est sorti

il y a deux mois. Je te jure,

ça vaut le coup.

*"Isabelle a les yeux bleus"

... -Qu'est-ce que c'est ?

...

-ISABELLE A LES YEUX BLEUS

ISABELLE A LES YEUX BLEUS

ISABELLE A LES YEUX BLEUS

BLEUS LES YEUX ISABELLE A

SOUDAIN, QUAND ELLE EST PARTIE

J'AI VU QU'ELLE N'ETAIT PLUS LA

ET COMME ELLE N'ETAIT PLUS LA

JE ME SUIS DIT : "ELLE EST PARTIE"

DANS LA NUIT NOIRE DANS LA NUIT NOIRE ET OBSCURE

OBSCURE ET SOMBRE

ISABELLE S'EST COGNEE

CONTRE LES MURS

-Les murs, les murs

-Bah, si tu veux...

On est tous des potes.

Au bahut, on s'est rencontrés.

Et puis...

Si tu veux, on a pris sur les cours de maths.

Si tu veux, au moment

où on est arrivés niveau Sup de Co,

on s'est dit : "On va passer professionnels."

-ISABELLE A LES YEUX BLEUS

ISABELLE A LES YEUX BLEUS

ISABELLE A LES YEUX BLEUS

BLEUS LES YEUX ISABELLE A

Sylvain, lui, il est plutôt...

aux percussions. -Aux percu, oui.

-Arnaud, il est plus aux voix, au chorus.

Et moi, je suis au...

-Au synthé.

-C'est au synthé, oui.

T'es sûr ? -Oui.

-C'est ça, c'est le truc... -Monstrueux.

-Avec les notes noires et blanches.

Solo de synthé -Canon, les loustiques.

-J'adore. -Oui !

...

Fausse note -C'est fait exprès.

-DANS LA NUIT NOIRE

-Disons qu'on privilégie surtout les paroles.

Mais aussi le texte. C'est vachement important.

-C'est monstrueux, niveau inspiration.

Je veux dire, c'est largement monstrueux, quoi.

Ca va autant de Heidegger à William Faulkner,

en passant par...

-Lorie.

-ISABELLE A LES YEUX BLEUS

ISABELLE A LES YEUX BLEUS

-Par exemple, pour la chanson-titre, "Isabelle a les yeux bleus",

moi, j'ai pensé au prénom Isabelle, tu vois.

Euh... Ludo, les yeux.

-Je pensais aux yeux. C'est monstrueux.

-Et Sylvain, le côté... -Moi, plutôt bleu.

-Bleu, voilà. -J'aime le bleu.

-Oui, c'est un petit peu comme "Le Grand Bleu".

-DANS LA NUIT NOIRE DANS LA NUIT NOIRE ET OBSCURE

OBSCURE ET SOMBRE

QU'ISABELLE S'EST COGNEE CONTRE LES MURS

-C'est important

d'être perçus en tant que tel, pas d'être au Top 50 à tout prix.

-Oui, on s'en fout.

-Je sais qu'on y est, mais c'est pas le but recherché.

-ISABELLE S'EST COGNEE CONTRE LES MURS

-Les murs, les murs

-ISABELLE A LES YEUX BLEUS

ISABELLE A LES YEUX BLEUS

ISABELLE A LES YEUX BLEUS -Exact.

-BLEUS LES YEUX ISABELLE A

-La prochaine chanson, ça n'a rien à voir.

On est partis complètement dans un autre trip.

-C'est autre chose. -Oui.

C'est complètement...

-Monstrueux. -Monstrueux, oui.

-Ca n'a rien à voir, c'est un autre son, un autre style.

Le titre, c'est "Gwendoline a les yeux verts".

-GWENDOLINE A LES YEUX VERTS

GWENDOLINE A LES YEUX VERTS

Musique intrigante

-Mais c'est...

C'est nos sketchs ou c'est pas les nôtres ?

-Merde, c'est le même montage, c'est les mêmes costumes.

Je comprends plus rien, moi.

Musique intrigante

*-GWENDOLINE A LES YEUX VERTS

VERTS LES YEUX GWENDOLINE A

-C'est quoi, ce délire ?

Ils soupirent.

-C'est eux ?

-BONJOUR, MADAME. -Bonjour.

Vous êtes qui ?

-Bah... -Enfin, quand même.

On est un peu connus. -On est trois.

-Vous avez fait quoi ?

-Bah... plein de sketchs.

-On a fait... -Des parodies.

-... des parodies. "Fort Boyard"...

-Oui. -... c'est nous.

-C'est "Fort Boyaux", avec le nain.

-Le qui ?

-Avec le...

-Avec Sophie Davant.

-Ca ne me dit rien.

-Enfin, on a fait... Biouman.

-Biouman. -Vous connaissez.

On était déguisés en...

-En quoi ?

-Avec la fille un peu...

-Comment ?

-Elle avait des yeux... -Les yeux comment ?

-Bah, des jolis yeux. Elle avait des jolis yeux.

-En parlant de fille, on a fait

un sketch très drôle sur les pétasses.

-Pardon ? Les quoi ?

-Bah, les filles avec l'accent du Midi.

Les filles... -Et "Tournez manèges".

"Ingrid, est-ce que tu b..." -Est-ce que tu quoi ?

-"Est-ce que tu biaises ?" C'est du verbe "biaiser".

-Ah. Et ça, c'est drôle ? Ca, ça fait rire ?

-Un peu.

-J'ai fait Nicolas Culot.

"Dehors, les..."

-Les quoi ? -Non, rien.

Non, non. C'est...

-Vous allez avoir de sérieux problèmes.

Arrêtez de me regarder comme ça. Je me sens agressée.

-On est juste des humoristes.

-Il faut de l'humour.

Je cautionne. Je suis solidaire.

Je suis pour un humour bienveillant.

Vous êtes bien gentils, mais débarrassez le plancher.

Bonne journée.

La prochaine fois, m'emmerdez pas, les pétasses.

-Qu'est-ce qu'il y a ? -Bonjour.

-Quoi ? -Par ici.

-Non, mais... -On avance.

-Messieurs, voyons.

Youpi matin, in, in

De bon matin, in, in

Youpi matin, youpi !

-Bonjour, madame, bonjour monsieur.

Toute l'équipe de "Youpi matin" et moi-même sont heureux

de vous accueillir sur le plateau de "Youpi matin",

les petits matins qui chantent !

Il est 6h30.

Si vous êtes pas encore en forme,

"Youpi matin" est là, avec ses rubriques,

pour s'en charger.

Tout de suite, on retrouve Bouquin matin,

avec Jean-Pierre !

-Bouquin matin !

Bris de verre

-Jean-Pierre ! Bonjour, Jean-Pierre !

-Salut, William !

-Je suis ici, Jean-Pierre.

-Salut, William.

-La pêche ?

-La pêche !

-Quoi de neuf, aujourd'hui ?

-Pour Bouquin matin,

j'ai sélectionné pour vous un bouquin qui s'intitule...

"Guerre et Paix" et c'est édité chez Plon.

Choc

-Super. Un petit café ?

-Je veux bien.

-Alors, Jean-Pierre, c'est quoi, l'histoire

de "Guerre et Paix" ?

-L'histoire est toute simple, c'est l'histoire...

de la guerre et... et de la paix.

C'est "Tolstoi" qui l'a écrit.

-D'accord. Un petit peu de café ?

-Je veux bien, un petit peu.

-Il est 6h34, Jean-Pierre,

on va passer à Zodiac matin !

-La pêche !

-Horoscope matin !

Bris de verre

-C'est à vous, Valentine Teisseire.

-Aujourd'hui, les bléliers... Les béliers,

sont un peu stress comme d'habitude.

Sinon, les traureaux...

Les traureaux... avec les cornes...

Un petit peu sale caractère, c'est normal.

Les rapricornes, tout ça, un peu agités,

et on en arrive aux poissons.

Les poissons... Petits poissons.

Les petits poissons dans l'eau.

Les petits...

-Merci, Jean-Pierre, pour l'horoscope.

Il est 6h37,

on retrouve Gym matin, du tonus !

1, 2, 3, c'est parti !

-Gymnastique matin !

Bris de verre

-Bonjour à toutes et à tous.

C'est le moment de Gym matin,

on se réveille. Suffit la parlotte, William.

-Ah... loupé.

-Alors, on fait comme moi, on m'écoute.

Les mains derrière la nuque, et 1, 2, 3, 4 !

1, 2, 3, 4 !

Après, on fléchit.

Un ! Six ! Sept !

Huit ! Seize ! Six !

Sept...

Gémissement

-Merci, on va peut-être passer à la cuisine.

-Cuisine matin !

Bris de verre

La cuisine !

Pour la cuisine, il faut retrouver tout de suite Michel !

Michel, quel plaisir de vous retrouver.

-Quel plaisir de vous retrouver.

-Ca sent bon. Vous avez préparé quoi ?

-C'est une surprise. -Ah !

-Hier, nous avons vu le céleri rémoulade au Jurançon.

Aujourd'hui, nous allons voir

la préparation du hachis Parmentier,

-Ah...

-Le hachis Parmentier qui fait le plaisir des grands et des petits.

William, pour faire un bon hachis Parmentier,

Il faut du hachis et du...

-Du Parmentier !

-Du Parmentier...

un peu d'humour n'a jamais tué personne.

Alors, je précise...

pour ceux qui n'ont pas de hachoir électrique,

bien manipuler le hachoir à main,

qui se manipule...

comme ceci.

J'ai mal.

-On va passer à la suite, Michel ?

-J'ai mal.

-Eh bien... 6h30-12, c'est l'heure de la météo !

-J'ai beau être matinal...

j'ai mal.

-Météo matin !

Bris de verre

-Le temps, William, dans l'ensemble du pays,

il y aura des nuages à Brest,

de la pluie à Bordeaux,

un vent sec et moite à Paris,

un peu de soleil, de-ci de-là, sur l'ensemble du pays.

Il y aura des températures

qui iront du Sud-Ouest au Nord-Est.

Et le soleil se couchera, comme chaque jour...

Il a bien de la chance.

-Youpi matin, in, in

De bon matin, in, in

Youpi matin, youpi !

Ronflements

-J'ai mal.

J'ai mal.

Au secours.

Musique intrigante

...

-Donc vous êtes des inconnus.

Vous n'avez pas de papiers, pas d'identité.

Pas de portable. Je fais comment, moi ?

-Alors... monsieur. Monsieur...

vous avez l'air gentil.

Notre problème, c'est qu'on avait RDV

avec le directeur... Son nom ?

-Je sais pas.

-C'était Pelisson. Ca a changé.

-Non... -Oh !

-Quel est le problème ?

Vous avez un message ?

Vous volez

pour qui ?

Amnesty International ?

Green Peace ?

-Pas du tout. -A votre âge,

vous n'avez pas honte ?

Alors, pas de panique.

Le gouvernement nous oblige...

à faire des coupures intermittentes.

Pour la sobriété énergétique.

-Ah, bien.

-J'ai toujours mon briquet avec moi.

-BIEN. -Un souvenir

de quand je fumais.

-PAS BIEN.

-J'ai arrêté.

-BIEN.

-Vous faites partie d'une secte ?

-Non, mais on a écrit un sketch sur les sectes.

-J'étais Skippy, le grand gourou.

-Il faisait Skippy.

Il avait des lunettes.

-Alors, il faisait : "Boubouloum et moule café."

-J'ai compris.

Vous êtes des grands malades.

-PAS BIEN.

-On en parle de temps à autre.

Elles prennent de l'importance

en ce siècle de troubles métaphysiques.

Qui ? Je veux parler des sectes ?

Particulièrement celle devant laquelle je me trouve,

dont le culte est voué à la déesse Richenou.

Culte dont le renom et le charisme sont importants.

Nous avons voulu en savoir plus.

-Le mode de vie est simple.

Nous nous en référons à notre grand gourou, Skippy,

qui est le maître à penser

du lieu et du culte de Richenou.

-Résumez-nous la pensée

de votre gourou.

-Résumer la pensée spiritique de Skippy

me paraît impossible.

Mais il me vient un principe médiateur

de la pensée de Richenou

qui est que tout bien que tu détiens...

-...EST UN SOUCI QUI TE RETIENT.

-Et Skippy est là

pour nous ôter tous nos soucis.

-L'abonnement spirituel est de 5 000 francs par mois.

J'étais catholique.

J'étais lié au mouvement intégriste.

Revenir aux messes en latin, c'était me purifier.

Et j'ai appris qu'avant les messes en latin,

elles étaient en grec,

et j'ai créé un groupuscule plus intégriste.

Un jour, j'ai appris que Jésus, avant,

était juif, au départ.

Vous imaginez dans quel désarroi spiritique j'étais.

Et j'ai rencontré Skippy et j'ai découvert

une totale liberté... -DE PENSEE COSMIQUE

VERS UN NOUVEL AGE REMINISCENT.

-En dissimulant notre caméra,

nous avons pu assister à la messe.

Après l'incantation, le gourou parvient à la transe

et procède à la quête donatoire transcendantale.

Ils scandent une incantation.

...

-Avant, j'étais un vrai zonard.

Je faisais quoi ? Disons que je volais.

Je faisais des conneries.

J'étais un vrai voyou.

Mais grâce à Skippy,

j'ai retrouvé une liberté totale de pensée

-... COSMIQUE VERS UN NOUVEL AGE REMINISCENT.

-Vous ne volez plus ?

-Si, bien sûr.

Mais je donne tout à Skippy.

*Musique tibétaine

-La seule richesse spirituelle est dans nos publications.

La lumière d'or

est dans nos CD compacts.

-Vous n'avez pas peur des charlatans ?

-Ca arrive.

-Bien sûr, ça existe.

On se souvient de cette publicité

pour cette bague soi-disant miraculeuse.

-C'est ridicule.

-Celle de Skippy est la seule modératrice de bonheur.

-Oui.

-Cette bague est une bague de méditation.

D'ailleurs, il est écrit en richenou, "méditation".

-Made in Taïwan.

-Made in Taïwan !

-MADE IN TAIWAN !

MADE IN TAIWAN ! -Richenou !

-A...

GADOU...

DOU, DOU...

POUSSE L'ANANAS...

ET MOULE CAFE.

AGADOU.

DOU, DOU...

POUSSE L'ANANAS ET MOULE CAFE.

-Ce que j'apprécie dans la pensée Richenou,

c'est qu'elle n'est pas réductrice.

Il n'y a pas un Ancien Testament, un Nouveau Testament.

Chacun fait son propre testament.

En présence de Skippy.

-Skippy, Skippy, c'est après bien des parlementations

qu'il a voulu nous accorder une interview.

Cet élan, cette complicité de vos fidèles envers vous,

vous l'accordez à quoi ?

-Bah moi, j'y suis pour rien.

Je suis le maillon véhiculatoire de la pensée de Richenou.

-Vous êtes originaire de l'Himalaya.

-C'est-à-dire que je suis... d'origine tibétaine.

J'ai été élevé par le grand Dalaï-lama.

Après quoi, je me suis dit : "Putain.

"Faut que je dispense la pensée de Richenou

"à travers le monde, quoi, voilà."

Gémissement

Bouga Richenou.

-BOUGA RICHENOU.

-Radou richenou.

-RADOU RICHENOU.

-Et merde ! -ET MERDE.

-Maintenant, vous adhérez à la secte ou vous vous cassez.

J'ai du pain spiritique sur la planche.

-Eh bien, merci, grand gourou.

-Oh, merde.

Ca se décolle. Ca décolle.

Merde.

-Sincérité, charlatanisme, chacun pense ce qu'il veut.

Je vous rends l'antenne

et vous souhaite de retrouver une liberté d'esprit cosmique

vers un nouvel âge réminiscent.

Musique tibétaine J'arrive, mes amis.

Mes amis, j'ai quitté FR3 pour vous.

Musique tibétaine

-Bon...

On va reprendre du début.

Vous habitez où ?

-Auteuil.

-Neuilly.

-Passy.

-Et c'est pas du gâteau.

-AUTEUIL NEUILLY PASSY C'EST PAS DU GATEAU

AUTEUIL NEUILLY PASSY TEL EST NOTRE GHETTO

-Nous sommes les produits d'une société économique,

dépendante des fluctuations boursières.

-Oui, mec.

-Bon...

On va reprendre du début.

Vous habitez où ?

-Auteuil.

-Neuilly. -Passy.

-Yo.

Musique classique

...

Musique hip-hop

...

-Hé, mec, je me présente

Je m'appelle Charles-Henri du Pré J'habite dans un quartier paumé

Je suis fils unique Dans un hôtel particulier

C'est la croix et la bannière Pour me sustenter

Pas un Arabe du coin Ni un Euromarché

Auteuil Neuilly Passy Tel est notre ghetto

-Hé, mec, mon nom à moi C'est Hubert Valéry

Patrick Stanislas Duc de Montmorency

A 5 ans et demi J'avais déjà ma Ferrari

Je pouvais pas la conduire J'étais trop petit

-As-tu saisi, mon pote Notre envie de révolte

-J'ai envie de crier zut Flûte, crotte

-Chier

-AUTEUIL NEUILLY PASSY C'EST PAS DU GATEAU

AUTEUIL NEUILLY PASSY TEL EST NOTRE GHETTO

-Salut, tu vas bien ?

-Salut, tu vas bien ?

-Y en a marre du Fauchon Du Hédiard, du saumon, du caviar

Musique classique

...

-Salut, c'est Patrick à l'appareil.

Ouais, c'est Pat', tu vas bien ?

Et moi, tu ne sais pas quelle est ma vie

A côtoyer Chantal ou Marie-Sophie

A faire le baise-main à des pétasses mal baisées

J'ai voulu dire des filles coincées

-Je veux être un voyou Vrai hors-la-loi

-Mais quand t'es né ici Pas le choix

-Y'en a marre des Mylène -Ségolène

-Sylvie -Gwendoline, Eglantine

-Marie-Chantal

-Y'en a marre On a de gros problèmes

-Y'en a marre de subir le système

-Mon avenir à moi est déjà tout tracé

Boîtes privées, Sciences Po L'ENA ou HEC

Dans le pire des cas Si je ne travaille pas

Faudra que je reprenne la boîte de papa

Salut, tu vas bien ?

-AUTEUIL NEUILLY PASSY C'EST PAS DU GATEAU

AUTEUIL NEUILLY PASSY TEL EST NOTRE GHETTO

-Nous sommes les produits d'une société économique

dépendante des fluctuations boursières.

-Oui, mec.

-Et pour sortir de ce carcan capitaliste,

il faut savoir dire non, non, mec !

-Salut, tu vas bien ?

-AUTEUIL NEUILLY PASSY C'EST PAS DU GATEAU

AUTEUIL NEUILLY PASSY TEL EST NOTRE GHETTO

AUTEUIL NEUILLY PASSY C'EST PAS DU GATEAU

AUTEUIL NEUILLY PASSY TEL EST NOTRE GHETTO

Musique entraînante

-S-s-salut.

Salut.

Ouais, c'est bon, quoi.

-NOUS SOMMES ISSUS D'UNE FAMILLE QUI N'A JAMAIS SOUFFERT

D'UNE FAMILLE QU'ON NE PEUT PLUS SOUFFRIR

D'UNE FAMILLE QUI N'A JAMAIS SOUFFERT

NOUS SOMMES ISSUS D'UNE FAMILLE QU'ON NE PEUT PLUS SOUFFRIR

Musique entraînante

...

-BIEN.

-Messieurs... Raclement de gorge

Une dernière chance.

Vous vous appelez comment ?

-Stephen.

-Stephen.

-Stephen.

-Vous m'expliquez ?

-Oh... Ca te barbera.

-"Ca te barbera" ? -Hm hm.

-TU NE SAIS PAS POURQUOI

TU REGARDES CA

SANTA BARBARA

-Tu ne sais pas pourquoi

Tu regardes ça

Ca te barbera

Tu ne sais pas pourquoi

Tu regardes ça

Oui, mais c'est plus fort que toi

Ca te barbera

Tu ne sais pas pourquoi

Tu regardes ça

Ca te barbera

Tu ne sais pas pourquoi Tu regardes ça

Musique intrigante

...

-Franchement, sur ce coup-là, tu m'as déçu, Stephen.

T'était-il impossible d'agir autrement

que tel tu aurais pu le faire ?

-Ecoute... -Réponds, Stephen !

-Stephen, j'ai pas peur de te le dire,

si j'ai agi ainsi, c'est parce que

je ne pouvais pas agir autrement.

Tu comprends ?

-Bien sûr que je te comprends.

C'était donc ça.

-Oui.

Stephen, comprends-moi,

mets-toi donc à ma place.

-Que je mette à ta place ? -Oui.

-OK.

Voilà. Et qu'est-ce que ça change ?

Ecoute, Stephen,

dire que tu étais encore mon ami il y a jusqu'au dessert

de ce midi !

-Ne me dis pas des choses pareilles.

Je suis ton ami.

Je tiens à le rester comme tel.

-Non !

Stephen. C'est trop tard, Stephen.

-Stephen.

Que me reproches-tu donc ?

Musique douce

...

-Stephen,

pourquoi m'as-tu toujours caché que tu avais du sang noir ?

-Mais voyons, Stephen,

Mon père est né à Stockholm et ma mère est berlinoise,

tu le sais.

-Non ! Tu mens !

-Stephen, regarde-moi bien dans les yeux.

Est-ce que je te mens ?

-Je...

Je...

Je ne sais pas.

Non...

Musique douce à la guitare

...

-Tu me parais soucieuse.

Est-ce que, par hasard,

tu aurais... des soucis ?

Ou... des problèmes qui te font faire des soucis ?

-Non, Philip.

Ca va très bien, je te promets.

Je n'ai aucun souci.

Continue de jouer. Ca me fera oublier mes soucis.

Tu joues merveilleusement bien.

-Question... d'entraînement.

Et puis peut-être aussi...

parce que je t'aime.

-Tu sais bien que c'est impossible.

-Mais qu'est-ce qui est impossible ?

-Tu sais que je viens de quitter Mark pour Andrew.

Et que j'aime encore Peter.

Et Julian.

Et Robert.

Et Stephen.

Et Stephen. Mélodie au violon

Et puis... que dirait Jonathan dans tout ça ?

-Et tu oublies ton mari.

-Harrison ?

-Non, Pepito.

-Arrête de me faire souffrir inutilement !

Tu oublies que je suis sensible.

Mélodie à l'accordéon -OK, excuse-moi.

-Non. C'est du passé.

-Mais encore tout à l'heure, tu...

-Mais c'est fini.

Je...

Je...

Je crois que je suis amoureuse...

Mélodie à la trompette

du vieil oncle Philibert.

Soupir

-Il faudra qu'un jour, tu te décides à choisir.

-Toi aussi, Philip.

Musique douce

-Je t'assure que cette personne m'a affirmé que tu étais noir.

-Ne crois pas de tels ragots.

Tiens, regarde. -Non !

-Regarde ! Regarde, papa, il ressemble à Paul Newman.

Tiens.

-Mais c'est Grace Kelly.

-Non, c'est maman.

-Tu as ses yeux.

-Tu es rassuré,

maintenant ?

-Stephen.

-Oui ? -Excuse-moi, mais...

dire qu'on failli se fâcher pour une bêtise.

-C'est pas grave. Mets ton maillot et rejoins-moi

à la plage. -Stephen.

-Oui.

-Je crois que je suis jaloux.

-Pourquoi, Stephen ?

-Car j'aimerais pouvoir bronzer autant que toi.

Rire

...

Je te rejoins.

Musique douce

...

-C'est scandaleux.

-On avait RDV. -Bah oui.

-Hop hop hop. Bah alors ?

Enfin, vous voilà.

Vous les avez pas reconnus ?

Vous savez pas qui c'est ?

-Enfin. -Bon, messieurs,

venez avec moi.

-Bah, merci. -Bah voilà.

-On s'inquiétait. La réunion est quasi terminée.

Les commerciaux vont faire l'apéro.

Il y a les tables à dresser, les bougies à mettre...

Demandez s'il y a des intolérances alimentaires.

Vous connaissez le boulot.

Par contre, messieurs, s'il vous plaît,

vous, c'est en bas, au sous-sol.

-Ah oui. -Bah oui.

-Vous avez des couteaux à huîtres ? Il y en a pas.

Et le noeud pap', faut rajuster tout ça.

C'est la direction,

il y a du niveau.

Gardez-moi une bourriche d'huîtres,

ni vu ni connu.

C'est moi qui vous ai mis sur le plan.

Ce serait commerçant. -Oui.

-Allez, on y va. -OUI, OUI.

-Francis, désolé. -T'inquiète.

C'est toi que je t'aime.

-Au New Moon, les heureux élus

qui ont vu la Negra Bouch' Beat en sont restés coi.

On va en savoir plus sur ces mauvais garçons du rock.

D'abord, qui êtes-vous ?

-Moi, c'est Riri. -Moi, c'est Fifi.

-Moi, c'est Loulou. -Moi, Nobody.

-Pat. -Bibi.

-Carleti. -Et Jib.

-C'est toujours Riri. Rires

-Guitare sur scène, batterie, accordéon, curieux, non ?

-Y a pas de style. On fait tout. Rock, valse, musette.

-Oui, musette, tout ça, quoi. La zikmu.

La zikmu.

-Vous préférez quoi ?

-La musette, pour mettre la bière dedans.

Rires

-Dans quoi peut-on les cataloguer ?

-Y a pas d'étiquette. On fait ce qui vient.

-Moi, j'ai une étiquette.

Rires

-Dans le groupe, il y a un leader ?

-IL Y A PAS DE LEADER.

-Chacun fait ce qu'il veut. -Vos gueules.

Y a pas de leader. Moi, j'écris. Eux, ils chantent.

-EXCUSE-NOUS. -Pardon.

-Que pensez-vous de la variété ?

-C'EST DE LA MERDE !

-De la merde ! Cris

-Et la politique ?

Cris -De la merde !

De la merde ! Nul !

-Et la drogue ?

-Une autre question ?

Mélodie ska à l'accordéon

Musique rock

...

-Moi, je squatte à Juvisy Toi, tu crèches à Neuilly

Notre rencontre était fatale C'était dans les Halles

Depuis, je veux te revoir Que je suis au désespoir

J'ai plaqué mes meufs Tu me fais un effet boeuf

Il y a pas plus gros que Monique Qu'est caissière à Prisunic

Plus moche que Maïté Qui travaille au PTT

Solo de guitare

Je sais pas comment te dire Ce que je peux pas écrire

Faudrait que j'invente des mots Qui existent pas dans le dico

C'est toi que je t'aime

Vachement beaucoup

C'est toi que je t'aime

Vachement beaucoup

Je t'inventerai un domaine Où l'amour sera roi

Je bosserai toute la semaine Le dimanche chez Ikea

Je ferai de la variété Pour passer chez Sabatier

Et même s'il le faut J'irai chanter chez Foucault

Je suis capable Pour me faire du fric

D'être caissier à Prisunic

Et de passer tout l'été A me faire chier au PTT

Je sais pas comment te dire Ce que je sais pas écrire

Faudrait que j'invente des mots Qui existent pas dans le dico

C'est toi que je t'aime

Vachement beaucoup

C'est toi que je t'aime

Vachement beaucoup

Je repasserai mon bac

-Je serai poli avec ta mère

-Je voterai pour Chirac

-J'arrêterai de boire de la bière

-Je mettrai un costard

-J'irai à Roland-Garos

-J'aurai plus de morbacs

-J'écouterai Demis Roussos

-Je donnerai à la Croix-Rouge

-Je ferai plus le 3615 Ulla

J'achèterai le Figaro

-Je pisserai plus dans le lavabo

-Je sais pas comment te dire Ce que je peux pas écrire

Faudrait que j'invente des mots Qui existent pas dans le dico

C'est toi que je t'aime

Vachement beaucoup

C'est toi que je t'aime

Vachement beaucoup

C'est toi que je t'aime

Vachement beaucoup Cri

...

Putain, ça, c'est du rock !

Cri

Musique rock

...

Yeah!

-Si ça se trouve, on participe à une émission sans le savoir.

-A la "Truman Show" ? -Hm.

-Une émission sur quoi ? -Bah, sur nous.

-Ils nous reconnaissent pas.

-Je sais pas, une rétrospective de nos sketchs.

-Tu veux dire qu'ils nous utiliseraient

pour présenter nos sketchs ?

-Oui. -A notre insu ?

-Non, ils feraient pas ça.

-Tiens, lui, il est pas dans le coup.

Vas-y, va lui demander.

-Demander quoi ? -Vas-y.

-Pourquoi moi ? -C'est un fan.

-Vous êtes chiants. -Allez.

-Allez ! 100 patates ! -Douces.

Musique intrigante

...

-C'est toi que je t'aime

Vachement beaucoup

N'golo n'golo.

J'ai beau être matinal, j'ai mal.

Fermeture éclair

-Vous nous reconnaissez ? -Non.

Mais... vous êtes des pervers ?

Vous êtes des tordus ?

-Qu'est-ce que tu lui as raconté ?

-Bah, les classiques. -Quels classiques ?

-Tu lui as pas dit "n'golo n'golo" ?

-Quand même.

Applaudissements

*Musique légère

...

-Merci à tous et...

merci à toutes et merci de votre fidélité

à notre Télé-magouilles quotidien.

Sans plus attendre, nous allons regarder

les numéros qui ont été sélectionnés parmi vous

pour participer à cette émission,

Et tout de suite, j'appelle le numéro...

1248, le 1248.

Peut-il se manifester ?

-Hé, 1248, c'est moi !

Oui ! Ca va ? -Ah !

Merci beaucoup !

J'ai été sélectionné !

J'ai été sélectionné ! J'ai été sélectionné !

-Voilà.

J'y croyais plus. C'est fantastique.

-On a du mal à y croire.

Je vais regarder votre prénom.

-C'est Mamadou. -Mamadou !

-Enchanté, ça fait plaisir.

-Bienvenue sur notre plateau.

Quelques questions de routine. -C'est parti !

Non, c'est pas une question pour le jeu.

-D'accord, oui.

-Une question de routine.

-Sur la route, quoi.

-Que faites-vous dans la vie ?

-Je vis aux dépens de moi-même, de ma propre personne.

-C'est une belle chose. -Oui.

-Mais j'imagine que vous avez des hobbies ?

-Oui, le sport, tout ça,

la compétition. -Un sportif ?

-Ah, oui.

-Tennis, golf, natation ?

-Pas du tout ça, non, non.

-Saut à la perche ?

-Non, de temps en temps, avec ma femme,

on aime faire taka-taka, n'golo-golo, tout ça.

-Un sport d'équipe.

-Chez nous, c'est un sport national, on se fait plaisir.

-On a compris.

-Il y a des connaisseurs. Ah !

-On va regarder le numéro qui va nous rejoindre...

-C'est ça. -Mamadou,

ça a pas encore commencé. -Pardon.

-Attendez, détendez-vous, c'est...

On va d'abord demander

au numéro 823 de nous rejoindre !

Le numéro 823 existe-t-il ? -Oui !

C'est moi, bonsoir !

-C'est une charmante demoiselle !

-Bonsoir.

-Qui se prénomme...

-Véronique. Mais si c'est trop long, appelez-moi Caro.

-Super, ça va ? -Bonsoir, Véronique.

-Bonsoir. -Alors, Véronique.

-Elle est folle. -Que faites-vous

dans la vie ?

-Bonsoir, je m'appelle Véronique, j'ai 26 ans,

je suis caissière à Félix Potin.

-Très bien. -Mais je compte pas

faire ça toute ma vie. Je veux être caissière à Mammouth.

-Fort bien.

Je suppose, Véronique,

que vous avez un hobby ?

-Non, pas de canidé, ça fout des poils, ça...

-Un loisir ? Un passe-temps ?

-Oui, en effet, j'adore la grande musique française.

-Ah, d'accord. Mozart, Beethoven ?

-Stéphanie de Monaco !

J'adore. Comme un ouragan

Formidable. Vous restez avec nous,

on va poser les premières questions du Télé-magouilles.

N'oubliez pas, avec Télé-magouilles,

on en a...

-PLEIN LES FOUILLES !

-Première question.

Qui a...

-Stéphanie de Monaco !

C'est facile. Direct.

-Non, alors attendez. On va jeter

les bases du jeu en premier.

Je pose d'abord une question

et après, vous répondez. -D'accord.

C'est vous qui décide. Moi, je suis.

-On va faire avec. Première question :

Qui a immortalisé le grand air

de Carmen ?

-C'est fini, la question ? -Oui

Stéphanie de Monaco ! 2 fois.

-C'est pas grave. Il y a un blocage.

Question suivante. Dans les années 70,

Citez-moi le nom

de la célèbre bande de terroristes allemands.

-C'est la bande à Basile.

-Non, Mamadou, vous faites pareil, il faut réfléchir un petit peu.

-Faut réfléchir. -C'est pas grave.

-Un peu de jugeotte. -Occupe-toi de tes affaires.

-Question cinéma. Tout le monde m'entend ?

-Tout le monde m'entend. Rire

-Qui a été le premier acteur qui a

joué le rôle de James Bond ?

-James Bond... -Ah ouais, mais...

-Oui, Mamadou ? -Non, non.

Non, c'est une connerie.

-Très bien ! Sean Connery !

-Bonne réponse. Mamadou, vous êtes en forme.

Vous avez l'air motivé.

-Je suis très motivé.

Si je gagne ce soir, c'est n'golo-golo, taka-taka.

-Absolument, Mamadou !

-On a bien l'image.

-C'est bon. Question littérature.

Qui a écrit "Les Fables de La Fontaine" ?

-C'est facile. La Fontaine. -Très bien.

-"Lettres de mon moulin" ?

-Easy!

Mon moulin !

-Bon. Sport...

-Faut taper. -Sport !

Tennis !

Qui avait perdu le tournoi...

-Yannick Noah !

-Oui !

-C'était facile, aussi !

C'était facile. -Oui, oui.

-Littérature, maintenant. Attention.

Qui a écrit "Les Misérables" ?

-Vous pouvez répéter la question ?

"Qui a écrit 'Les Misérables' ?" -C'est ça.

La question, c'est : "Qui a écrit 'Les Misérables' ?"

-C'est l'abbé Pierre, non ?

-Qui a écrit "La Valise en carton" ?

-LINDA DE SOUZA !

-On l'a dit en même temps. -C'est moi.

-Vous avez un point chacun, vous êtes à égalité.

Je vais m'approcher de Mamadou.

Toujours en forme ?

-Toujours en forme. Si je gagne, c'est...

taka-taka dans... -Vous êtes en forme dans...

Vous avez la pêche ?

-Oui, même la banane.

-Laissons tomber les fruits et légumes.

On joue au jeu des personnalités.

Je vais vous donner une liste de personnalités.

Vous allez me dire "blanc" ou "noir".

-Avec plaisir.

-"Blanc" ou "noir"...

-Presque une chanson.

"'Blanc' ou 'noir'".

J'aime bien le rythme. -A cause du costume ?

Alors, bon...

C'est parti. -C'est parti !

-Michel Blanc ! -Il est blanc.

-Eric Blanc. -Il est noir.

-Gerard Blanc.

-Il est blanc de sa personne.

-Attention, il y a un piège...

Michael Jackson.

-Ah... Oh...

Raci...

Il est gris.

-Il est gris ! Bravo !

-Merci, merci.

-Bonnes réponses ! -Ah, oui !

C'est moi qui l'ai trouvée !

Bravo pour moi. -Comme quoi !

-Comme quoi, quoi ? -Rien !

-Non, mais Véronique.

Vous disputez pas.

Véronique, on va jouer tous les deux...

-Je me comprends. -Moi aussi, je me comprends.

-... au jeu des couples célèbres !

Mamadou ! -Oui !

-C'est pas à vous.

Vous connaissez ce jeu,

puisque vous regardez Télé-magouilles.

Je vous donne la moitié d'un couple et vous me donnez

l'autre moitié.

-C'est sûr. -Je vous dis Laurel

et vous me répondez...

Hardy.

-Hardy. Voilà, Hardy.

-Vous avez compris. On commence. Top chrono.

Je vous dis... Roméo !

-Et je vous dis Hardy !

-Non. Qu'est-ce qu'elle me fait.

Vous avez pas compris ?

-Vous m'avez dit de dire Hardy.

-Mais non !

-Si, tout le monde l'a entendu.

Vous m'avez dit de dire Hardy !

-Mais non... -Mais si !

-J'ai compris. -J'étais là !

Vous m'avez dit de dire Hardy !

-J'ai donné un exemple !

-Non, c'est pas un exemple !

-Je vous dis Laurel, forcément, vous me dites Hardy !

-Forcément. -Quand je dis Roméo,

vous me dites Juliette.

-Je vous dis Juliette ? -Oui.

-Très bien.

-Bon, on continue. Alors, top chrono.

Je vous dis Jacques Dutronc et Françoise...

-Juliette.

-Non, Hardy !

-Vous m'avez dit de pas dire Hardy !

-Mais... -Vous m'avez dit ça !

Il y a des témoins, c'est filmé, arbitrage vidéo.

C'est filmé !

-C'est pas grave. On continue dans la bonne humeur.

Dans la joie, la gaieté et la folie.

Elle bafouille.

-Arrêtez de pleurer, madame.

Je suis sensible, moi aussi.

-Avec Télé-magouilles, on en a...

-PLEIN LES FOUILLES...

-Ca calme tout le monde.

Question sur le sport.

Quelle est la première ville arabe

traversée par le Paris-Dakar ?

-Ca, c'est facile. C'est Marseille !

-Mais non...

-Monsieur !

-C'est Toulon. Qu'est-ce que je dis ?

C'est pas ça ! -Je cautionne pas.

Question sur le cinéma !

Quel est le prénom de Miou-Miou ?

-Là... je prends le temps de le dire.

-Oui. -C'est Miou.

-Non.

-Alors, c'est Miou...

Miou.

-Non, non, non, non. Véronique ?

-M...

-Hein ?

-M...

-C'est quoi, c'est Google ? -Non, c'est son prénom.

Elle s'appelle M... et son nom de famille, c'est "Iou".

-Non, mais là, vous miaulez.

Là, je demande un vrai prénom.

-Stéphanie de Monaco ! -Non, non, non.

Bon, écoutez...

-M...

-On va continuer...

Mamadou, concentrez-vous, vous pouvez nous faire un point.

-Je suis prêt. -Supposition.

Mamadou. Vous supposez, vous êtes avec votre femme.

-En train de faire n'golo-golo !

-Non... -Taka-taka...

-Vous êtes avec votre... Il rit.

avec votre belle-mère. -J'adore ça, excusez-moi.

-Vous êtes avec votre belle-mère.

-Ah, non. Galère galère.

-Avec qui vous voulez !

-Oui, mais arrêtez... -Cette personne s'électrocute

avec le lave-vaisselle.

Qui appelez-vous en urgence ?

-Darty !

-Pourquoi ?

-Parce que c'est Darty mon kiki !

Véronique pouffe.

-Il a dit "c'est Darty mon kiki".

-J'ai entendu. -"C'est Darty mon kiki."

-C'est pas ça, l'expression. -C'est pas ça.

-C'est "c'est parti mon kiki". -Je sais.

-Non. T'as dit "c'est Darty mon kiki."

Personne ne dit ça.

C'est "c'est parti mon kiki".

Darty, ils vendent de l'électroménager.

"C'est parti mon kiki" !

Il a dit "Darty" ! -Hm ?

Mon Dieu, qu'ils sont bêtes. -Bon...

-Raci... Je sais. C'était pour rigoler.

Pas la peine de faire des calembours.

-C'est pas rigolo. Non, c'est pas rigolo.

-Pourquoi vous avez rigolé ?

-Vous êtes quelqu'un d'agressif.

La mienne est plus jolie que la vôtre.

-Question facile.

Mamadou, vous savez quoi ? -Oui ?

-Citez-moi trois noms de personnes

célèbres. -C'est facile, ça.

Je vais dire comme ça, à l'impromptu,

Cantona, Papin et Boli. Voilà, c'est ça !

-On aurait préféré Rodin, Hugo ou Debussy...

-Désolé, les remplaçants, je les connais pas.

-C'est pas grave. L'essentiel, c'est que vous êtes à égalité.

C'est le grand moment.

Le moment de vous départager.

On va savoir qui va gagner

le golo. le Gros lot !

-N'golo-golo direct !

-Ta gueule !

-Il a raison, ta gueule.

-Excuse-moi.

-J'ai failli le dire avant.

-C'est un jeu ! Pourquoi il a dit "ta gueule" ?

-Je m'excuse.

-Oui. -Vous êtes à égalité.

C'est important,

puisqu'on va vous départager.

Tiens !

-Ca y est ! -Hein ?

J'ai compris. -Quoi ?

-Quand il fait tak-tak. -Oui ?

-C'est une allusion.

-Tak-tak, tak-tak. -Tak-tak.

Plutôt que de dire... -C'est moi qui l'ai trouvé.

-Véronique.

Ecoutez, c'est la dernière question.

Sur la variété française. Vous avez toutes vos chances.

-Stéphanie de Monaco !

-Attendez ! Je pose la question !

Vous êtes sur la voie, vous brûlez.

Lâchez-vous, pour une fois.

Qui a chanté...

"Comme un ouragan" ?

Eh, bah ? -Euh...

Vous pouvez répéter la question ?

-C'est une princesse.

-Bien sûr ! Oui !

Cendrillon.

-Mais non ! Mais qu'elle est con !

-C'est Cendrillon, avec les chaussures.

"Cendrillon ! On a une autre paire !"

-T'as perdu. -Si, j'ai gagné.

-Il y a quelqu'un ?

Oh, oh !

On est là, hein ?

-C'est bizarre, il y a personne.

-Tu parles. Bon, Ingrid, est-ce que tu...

-Chut !

-J'ai rien dit, les mecs.

Musique légère Applaudissements

... ...

-On se retrouve sur le plateau de "Tournez ménages"

avec notre jeu qui a réuni un tas de couples

et nos nouveaux candidats.

On commence avec les garçons, c'est pas galant.

A ma droite, Jean-Pierre. Bonjour, Jean-Pierre.

-Bonjour, Fabienne.

-Et à ma gauche, Mohamed.

-Non, non. C'est Momo. C'est pas pareil.

-Momohamed. De l'autre côté, il y a les filles.

Attention, il y a les filles.

Tout d'abord, Ingrid.

Bonjour, Ingrid. -Bonjour, Fabienne.

-Et Nathalie.

-Bonjour, Fabienne.

-On commence avec Jean-Pierre, une 1re question pour Ingrid.

-Bonjour, Ingrid.

Ingrid, est-ce que tu baises ?

-Non, Jean-Pierre. Lisez sur la fiche.

Comme tout à l'heure. -Je lis la fiche ?

-Voilà, la fiche. Très bien.

-"Ingrid,

"quand tu vas au cinéma,

"est-ce que tu préfères les films d'aventure ou les comédies"

et surtout après, est-ce que tu baises ?

-Oui, on a compris.

Ingrid, est-ce que vous avez compris la question ?

Quel genre de film préférez-vous ?

-Disons que je n'ai pas de préférence.

Tout dépend de l'état d'esprit dans lequel je vais voir le film

Dans ce domaine, je suis pour l'éclectisme.

-Très bien !

Jean-Pierre, est-ce que la réponse vous satisfait ?

-Oui, oui. Beaucoup.

-Parfait. -Question pour Nathalie !

-C'est ça, bravo, Jean-Pierre.

-Nathalie, est-ce que tu es très pour l'éclectisme.

-Euh...

Bah, c'est-à-dire...

l'écletisme...

j'en ai fait quand j'étais jeune,

le saut en longueur, tout ça, mais après, j'ai pas refait.

C'est fatigant, l'écletisme.

-Parfait. Vous êtes satisfait ?

-Je suis satisfait de la réponse.

-Bien, on va passer

à Mohamed. -Non, Momo.

-Oui, Momohamed. Une question pour Ingrid.

-Bijour, Ingrid.

Si tu vis avec quelqu'un qui a

des goûts différents, ça te pose des petits problèmes ?

Par exemple, si tu épouses

un Norvégien,

est-ce que tu acceptes de vivre à la norvégienne ?

Ou autre chose ?

-Oui.

Je suis pour un brassage des ethnies et une société cosmopolite.

-Qu'est-ce que tu racontes ?

M'embrouille pas, c'est oui ou non ?

-C'est oui.

-Ingrid a dit oui. -Je note.

-Mohamed, une question pour Nathalie.

Nathalie, est-ce que ça te dérange

si, à la maison, une femme fait la vaisselle,

une autre fait le ménage,

et une a le mouchoir sur la figure ?

Ca pose problème ?

-La question est :

Etes-vous êtes pour la polygamie ?

-Oui, c'est ça.

-Oh bah, c'est-à-dire...

la Polygamie...

j'y ai jamais été, mais si on me paie le voyage,

pourquoi pas.

-Très bien. Ca y est, les garçons.

Il faut faire votre choix.

-Nathalie. J'ai choisi Nathalie.

-Nathalie. Il a raison.

-Nathalie, à l'unanimité.

Applaudissements

-Ingrid doit être très triste. Venez, Ingrid.

Eh bien, voilà, Ingrid.

-Oh !

-Oh, là, là.

-Qu'est-ce que ça vous fait d'avoir perdu ?

-Parfois, il faut savoir perdre.

-Oui, je vous comprends.

Au revoir.

-Ah, la belle Nathalie.

Bonjour. -Bonjour.

-Est-ce qu'on vous a déjà dit

que vous ressembliez à Catherine Deneuve ?

-Non. -C'est normal.

Alors, on va tout de suite commencer

avec une 1re question pour Jean-Pierre.

-Alors, Jean-Pierre, si tu devais te comparer

à une vedette de cinéma,

à qui tu te comparerais-tu ?

-Jean-Pierre ?

-Vous pouvez répéter la question ?

-C'est une question très simple.

Est-ce que vous ressemblez à une vedette de cinéma ?

-Oui. J'ai des copains qui disent que je ressemble à Alain Deloin.

-Delon ?

-Non, ils disent "Deloin".

-Est-ce que la réponse vous satisfait ?

-Je sais pas, je préfère Robert Redford.

-J'ai des copains, aussi,

ils disent que je ressemble plus à Robert qu'à Redford.

-Bien. On enchaîne avec une question

pour Mohamed. -Momo.

-C'est pas la peine, j'ai déjà choisi.

-Faut poser une question à Mohamed, c'est le jeu.

-Non, mais c'est pas Mohamed, c'est sûr.

Il y a pas...

-C'est quoi, ces conneries ? Faut jouer le jeu.

Comment tu sais si je te plais si tu demandes pas ?

-Attendez, Mohamed.

On se calme.

-La gonzesse, tu poses ? -T'as aucune chance avec moi.

-Nathalie, posez une question.

-Non, c'est

Jean-Pierre.

-Bah bravo, Jean-Pierre.

-J'ai gagné !

-Bravo. -C'est quoi, ces conneries ?

-Calmez-vous, Mohamed.

-A "La famille en or", ils m'ont viré,

"Aux chiffres et des lettres" aussi et ici aussi !

Je m'en vais comme un prince. -Momo...

-Voilà, le grand moment est arrivé.

Ils étaient faits pour se rencontrer,

Ca va se faire dans 3 secondes...

Vous êtes prêts ?

-Je suis prêt ! -Vous êtes prêts ?

Attention. 1...

2... et...

3 ! -Oh, elle est belle !

-Il est où, Robert Redford ? -Tu baises ?

Est-ce que tu baises ?

Musique légère

Musique intrigante

...

-Ca commence à être long, votre truc.

-C'est un peu n'importe quoi.

-C'est quoi, cette histoire ?

-Il doit y avoir un micro, là-dedans.

-C'est pas net. -Ici, il y a quelqu'un ?

-Salut, mec. -Ca va ?

-Tu vas bien ?

NOUS SOMMES URSAFF CANCRAS ET CARBALAS

QUI QUE TU SOIS QUOI QUE TU FASSES

FAUT QUE TU CRACHES FAUT QUE TU PAYES

PAS POSSIBLE QUE T'EN RECHAPPES

NOUS SOMMES LES FRERES QUI RAPENT TOUT

Il y a quelqu'un ?

-Salut, mec. -Ca va ?

Tu vas bien ?

Hurlement de loup

...

Musique mystérieuse

...

-Salut, mec.

Ca va, tu vas bien ?

-On se présente ? Mais non, tu nous connais.

-On est là pour te pomper Sans répit et sans repos

Pour te sucer ton flouze

-Ton oseille, ton pognon, ton pèze Ton fric, ton blé

-Tes économies, tes sous

Ton salaire, tes bénefs Tes bas de laine

Tout ce qui traîne

Ce que t'as sué de ton front On te le sucera jusqu'au fond

-On est là partout Même quand tu joues

On est là partout

Le loto -C'EST NOUS

-Le bingo -C'EST NOUS

-Le tiercé, le quarté, le quinté -C'EST ENCORE NOUS

-Le quinté plus On te resuce

Faut que tu craches Faut que tu payes

-PAS POSSIBLE QUE T'EN RECHAPPES

NOUS SOMMES LES FRERES QUI RAPENT TOUT

Musique entraînante

-T'as pensé à payer ta taxe foncière ?

Taxe immobilière Taxe professionnelle

Taxe sur le personnel Taxe d'apprentissage

Taxe Si t'es pas sage

Taxe Sur tout ce qui bouge

Sur tes clopes et sur ton rouge

Sur ton aspirine Sur ta vodka et sur ton gin

-Majorations relevées

Timbres fiscaux Carte grise et assurance auto

Droit d'immatriculation PV

Crache, crache

-Essence, péage, héritage Partage, mariage

-CONCUBINAGE

ON EST LA A TOUS LES ETAGES

Solo de guitare

...

NOUS SOMMES URSAFF, CANCRAS ET CARBALAS

QUI QUE TU SOIS QUOI QUE TU FASSES

FAUT QUE TU CRACHES, FAUT QUE TU PAYES

PAS POSSIBLE QUE T'EN RECHAPPES

NOUS SOMMES LES FRERES QUI RAPENT TOUT

-Je t'offre un pot ? Eh oui, un pot

Impôts fiscaux

Impôts locaux

Impôts directs Et impôts indirects

-Impôts fonciers

Impôts rentiers

Impôts sur les fortunes Impôts si t'as pas de thune

Impôts sécheresse Richesse

Impôts nouveaux Impôts rétro

Impôts recto Impôts verso

Impôts sur le revenu Impôts sur les revenants

Hurlements de loup

Rires Solo de guitare

...

-NOUS SOMMES URSAFF, CANCRAS ET CARBALAS

QUI QUE TU SOIS QUOI QUE TU FASSES

FAUT QUE TU CRACHES, FAUT QUE TU PAYES

PAS POSSIBLE QUE T'EN RECHAPPES

NOUS SOMMES LES FRERES QUI RAPENT TOUT

-Et ta déclaration ?

Tu sais ce que ça veut dire IFA ?

Impôt Forfaitaire Annuel C'est moi qui l'ai inventé

Cotisations complémentaires de 0,1 %

-Contributions sociales de solidarité

-Attends, attends, attends -C'EST PAS FINI

-Majorations relevées -Charges sociales et plus-value

-Cotisations pré-retraite -Cotisations post-retraite

-T'as pensé à payer ta taxe foncière ?

Taxe immobilière

Taxe professionnelle

Taxe sur le personnel

On est là pour te pomper

Sans répit et sans repos

Pour te sucer ton flouze Ton oseille

Ton pognon, ton pèze Ton fric, ton blé

-Tes biftons, tes ronds Tes actions, tes sicav

Ton liquide, tes pourliches Ton salaire, tes bénefs

-TES MAGOTS, TES LINGOTS

TES BAS DE LAINE TOUT CE QUI TRAINE

-Ce que t'as sué de ton front On te le sucera jusqu'au fond

-NOUS SOMMES URSAFF, CANCRAS ET CARBALAS

QUI QUE TU SOIS QUOI QUE TU FASSES

FAUT QUE TU CRACHES FAUT TU PAYES

PAS POSSIBLE QUE T'EN RECHAPPES

NOUS SOMMES LES FRERES QUI RAPENT TOUT

-Salut, T.V.A bien ?

Rires

-Nous comprenons votre douleur.

C'est une triste disparition.

Mais dans votre malheur,

n'oubliez pas de régler vos droits de succession.

Rires machiavéliques

-Allô ? Oui ?

Oh, pardon ! J'ai complètement oublié.

Je vais les chercher, j'arrive.

A tout de suite.

-Attendez, les mecs. Ca craint.

On va aller au commissariat. -Tiens, "commissariat".

"Sketch."

Sirènes

...

La police d'aujourd'hui présente un nouveau visage.

Une équipe de FR3 Ile-de-France

a suivi 24 heures de la vie d'un commissariat de quartier.

Les policiers, des hommes comme les autres.

-Je m'appelle Robert Robichet

et je suis gardien de la paix.

-Je m'appelle Jean-Pierre Vidol

et je suis gardien de la paix.

-Je m'appelle Marcel Patulacci, brigadier-chef,

mais agent de la paix avant tout.

-Mais qui sont-ils, ces hommes ?

-Ce n'est pas qu'on est des surhommes,

nous sommes a fortiori des hommes comme les autres.

A fortiori, nous sommes des hommes avant tout.

Bonjour, messieurs.

-Comment allez-vous ? -8h13.

La journée commence tôt.

-Bonjour, Robert. -Bonjour, chef.

-Il fait frisquet, ce matin.

-Ouais, j'ai une petite toux, j'ai un peu froid.

-Faut soigner ça.

-Je vois surtout que le policier d'aujourd'hui

est conscient de la tâche...

de la responsabilité...

(-De la tâche morale...)

-Et surtout de la tâche morale...

qui lui décombe.

(-Qui lui incombe.)

-Et surtout... Qui lui décombe...

Et surtout qui lui incombe.

-Je suis désolé. -Donne, donne.

-9h16, premier appel.

-Allô, bonjour, madame. Comment allez-vous ?

Ah, pour une tentative de viol.

Trouvez tous les subterfuges adéquats,

nous arrivons immédiatement, madame.

Voilà, donc là, on nous a appelés pour un viol.

Nous y allons immédiatement.

-Quelle adresse ?

-Je vais rappeler. -T'as le numéro ?

-Au 2e appel,

l'équipe a eu la présence d'esprit de noter l'adresse.

-Allez, je vous attends dans la voiture.

-Bonjour, monsieur, excusez-moi.

Ici, c'est la police.

*-Allô ?

-Ce serait a fortiori, en l'occurrence,

concernant un viol envers votre femme.

*-Salope, t'as appelé les flics ?

*-Arrête ! -Allô ?

Monsieur, vous énervez pas,

on voulait pas vous vexer.

-11h13, un voisin a ouvert la porte.

-C'est à quel étage ?

-Au premier étage.

J'ai appuyé.

-Ca marche pas ?

-A tous les coups, il est en panne.

-Il y a un problème. -Ouais.

A tous les coups, il est en panne.

-11h33.

Nos hommes se décident à prendre l'escalier.

-Ouvrez, c'est la police.

Pleurs -Allez vous faire enculer !

-On avance, là.

-Une heure plus tard, mission accomplie.

La femme devra se justifier de son viol.

A moins que le mari ne retire sa plainte.

-Allez. -Les bigoudis.

-Vous êtes fier ?

C'est un métier où...

où il y a des possibilités.

Enfin, je...

Je pense que...

c'est un métier, quoi, enfin...

-A fortiori, on est du même avis que Jean-Pierre.

Enfin, je veux dire...

-Voilà, quoi.

-Allô, reçu 5 sur 5.

*-Il y a une petite vieille qui s'est fait attaquer.

-Une vieille s'est fait attaquer. *-Ils sont 3 ou 4.

-3 ou 4, c'est dégueulasse.

Ouais, on a entendu.

Il est 5h, on va rentrer.

C'est la fin de journée.

Ca, c'est Paris. -C'est sûr.

-Ca arrive souvent ? -OUAIS, OUAIS.

-Plus qu'à l'accoutumée.

-Là, on a de la chance. Il est 5h.

Un quart d'heure avant, on était obligés d'y aller.

-Au revoir, messieurs. Mais au fait, les bavures ?

-Les pistolets que nous avons ont 2 sécurités.

-2 sécurités. -C'est ça.

-Il y a la première

et même quand la première est enclenchée,

il reste la deuxième.

Vous voyez...

Coup de feu

Merde, le caméraman !

A fortiori, il faut couper.

-Ah, faut couper.

-C'est pas possible.

-Arrête, fais défiler, là. Regarde.

-Tiens, Devault.

Coluche ?

-Gag vidéo ?

-C'est nous, ça.

Musique entraînante

...

Applaudissements

-Merci, merci.

Quel plaisir de vous retrouver

pour cette émission de "Gag Vidéo"

tous ensemble.

Je vous rappelle le principe, c'est simple.

Si vous filmez avec votre caméra vidéo

par...

inadvertance un gag,

vous nous l'envoyez.

Ce gag peut être aussi bien cocasse que...

saugrenu.

Vous nous l'envoyez

et vous pouvez gagner la somme de 10 000...

francs ! 10 000 francs.

C'est une somme.4

On commence avec la première famille,

ça nous vient de...

Chaules-sur-Marne. On y va.

Musique cocasse

-Dis bonjour à la caméra.

Rires

... -Regarde, regarde !

-Donne, donne. Donne le petit.

Rires

Rire -Eh bah dites donc !

Heureusement pour cette sympathique famille,

plus de peur que de...

que de mal.

Ils n'ont pas gagné les 10 000 francs.

Eh non. Allez, on va continuer tout de suite

avec un autre gag qui nous vient de...

Chaules-sur-Marne. Quand même, hein.

Musique cocasse

-Tu dis bonjour à la caméra de tata ?

Pourquoi tu dis pas bonjour

à la caméra de tata ?

Tu dis bonjour...

Rires

...

-Oh, quelle maladresse !

Et pourtant, ils n'ont pas gagné les 10 000 francs.

Eh non, ce n'est pas eux qui ont gagné cette somme...

mirobolante.

Par contre, on regarde un 3e extrait

qui nous vient d'une famille de...

Ah, tiens, Chaules-sur-Marne aussi.

Décidément, on va s'amuser.

Musique cocasse

-Tu remarques la caméra de tata ?

Regarde la caméra de tata !

Tu regardes la caméra de tata ?

Rires -Oh, là, là.

Quelle maladresse.

Je dois dire que ce sont eux

qui ont gagné les 10 000 francs. Cris de joie

... Bravo, on peut les applaudir.

Ils le méritent, ils ont gagné.

Si je peux vous donner un conseil,

surtout, ne le faites pas exprès.

Ca pourrait être dangereux pour vos enfants.

En tout cas, je vous dis au revoir et à la semaine...

prochaine.

Applaudissements Musique cocasse

...

-Qu'est-ce que vous faites là ?

-Non, rien, rien.

-On était perdus.

-On recherche. -Voilà.

-Ah, vous êtes de "Perdu de recherche" ?

-Elle est passée où, la... -Arrête.

-J'ai rien fait, dis.

Musique intrigante

...

-Bonsoir.

Le magazine "Perdu de recherche"

va tenter de redonner de la joie de vivre

à une personne. Cette personne est un cas unique.

Bonsoir, monsieur. -Bonsoir.

-Au coeur de votre douloureux problème,

vous ne savez ni votre nom ni votre prénom.

-Non, non. -Vous ne savez plus qui vous êtes.

Vous êtes ce qu'on appelle un amnésique.

-Oui, je suis un nésique.

-Un amnésique. -Aussi, oui.

-Pour les téléspectateurs qui sont déjà...

très émus,

nous allons vous appeler Robert.

-Je préférerais Gérard.

-Si vous voulez... Gérard.

Décembre 1990.

Vous avez un accident de voiture.

Elle plonge dans un étang, vous ne vous souvenez de rien.

C'est un peu, pour vous,

le début de l'enfer, c'est ça.

Vous pouvez le dire.

-Ah, oui, c'est le début de l'enfer.

-De l'enfer.

Une personne aurait été à vos côtés...

-J'étais tout seul.

-Mais une personne aurait été à vos côtés...

-J'étais tout seul. -Oui, d'accord, mais...

Par exemple, une petite soeur

ou un petit enfant

aurait été broyée.

Ca aurait été horrible. Si.

-Oui, ça aurait été horrible.

Mais j'étais seul.

-Oui. Tout de suite...

J'espère qu'en direct...

votre vie va redevenir normale, Gérard.

On retrouve Bruno dans la banlieue de Cambrai.

Ca ne vous dit rien ?

-Bah... -Alors, Bruno ?

Bruno ? *-Oui, Jacques.

Nous sommes à Cambrai.

Rue Lespinasse, que voici.

Je suis dans une cour, une toute petite cour,

avec quelques arbustes chétifs.

Au fond de cette cour,

derrière moi, vous avez une porte.

Cette porte est sans doute pour Gérard la porte

du bonheur retrouvé,

du soulagement et nous l'espérons,

des larmes de joie. Je vais frapper.

-Ca vous dit quelque chose ? -Non.

Rien du tout, rien.

-J'ai frappé. Quelqu'un va venir m'ouvrir.

Pour cette personne qui ne se doute de rien,

peut-être la fin d'un long calvaire.

J'entends du bruit. On m'ouvre.

Excusez-nous de vous déranger.

C'est l'équipe de "Perdu de recherche".

Nous avons des révélations à vous faire.

-C'est pour Sabatier ? -C'est "Perdu de recherche".

On peut rentrer ? -Entrez.

-Merci, c'est très aimable.

-C'est pour Sabatier ? -Non, "Perdu de recherche".

-Entrez, entrez.

-Merci. Je découvre avec vous

un petit couloir assez étroit.

-Il y a pas de patins, mais entrez.

-Merci beaucoup, madame.

Venez avec moi. Suivez-moi.

Je découvre avec vous un petit salon

qui évoque peut-être

des souvenirs pour Gérard.

Nous le saurons bientôt.

Bonjour, madame.

C'est "Perdu de recherche", comme je vous l'ai dit.

-Pour Sabatier ?

-Non, "Perdu de recherche".

-On va gagner quelque chose ?

-Beaucoup plus, madame.

Ecoutez-moi.

Votre mari a disparu depuis 6 mois. C'est exact ?

-Mon mari est mort il y a 6 mois.

C'est très triste.

-Vous êtes sans nouvelles ?

-Sans nouvelles, non.

Qu'est-ce qu'on a gagné ? -Ecoutez-moi bien.

Votre mari a été retrouvé

grâce à "Perdu de recherche".

Et votre mari est vivant.

Il est bien vivant.

Vous avez bien entendu.

-Vous entendez ? *-Impossible.

-Vous nous entendez ?

-Robert ? C'est toi, Robert ?

-Robert.

En fait, c'était Robert. -Bah...

-Quel est votre prénom ? -Ghislaine.

-Ca vous dit quelque chose ?

-Si c'est pour Foucault... -C'est qui ?

-C'est la télé.

(Ils ont retrouvé Robert, Robert est vivant.)

-C'est pas Ushuaïa ?

(-Robert est vivant !)

-Il nous regarde ? Tu nous vois, Robert ?

-Salut, mon pote, t'es pas mort ? T'es pas noyé ?

*-C'est Jean-Louis !

-Tu me reconnais ? C'est moi, ton pote, Jean-Louis.

-C'est Jean-Louis.

-J'ai pris soin de Ghislaine, je pensais que t'étais noyé.

-Il a été très gentil avec moi. -Oh, bah, oui.

Faut pas se laisser abattre.

-Ah, oui !

-C'est extraordinaire, la mémoire revient.

-Ah, mais oui !

C'est Jean-Louis, c'est mon meilleur ami.

C'est Ghislaine, à côté, c'est ma femme !

Ce jour-là, je me souviens !

Jean-Louis m'avait prêté sa voiture.

Je venais de gagner au loto.

-Au loto ?

(-Tu sais pas saboter des freins.)

-Je t'y verrais bien. -J'aurais dû le faire !

(J'aurais dû le faire.)

-S'il vous plaît.

On a appris une bonne nouvelle.

Il paraît que Robert venait de gagner au loto.

-Oh là, là. Non.

-Si peu.

-Non, si peu, M. Sabatier.

-3 fois rien. -Non, rien.

-En tout cas, ici,

c'est un grand moment d'émotion.

Pour vous, c'est la même chose ?

-C'est un grand moment de motion, oui.

-Oui, on est très motionnés, bien sûr.

C'est normal.

-Je crois qu'il est temps de se retrouver.

Vous allez retrouver votre chez-vous.

-Oui, à la maison.

-Non, pas la maison.

On va te donner RDV au centre commercial, Robert.

-Celui où tu aimes faire les courses.

-Au 4e sous-sol.

-A quelle heure ? Parce que... (-1h du matin.)

(A 1h.)

-A 1h du matin, comme ça, tranquille.

-On sera tranquilles.

-C'est formidable. *-Cette fois-ci,

je vais pas te rater.

-Non, mon pote, on va pas te rater.

Allez, salut, hein. A bientôt.

-Oh, c'est formidable.

-Je suis moi-même...

tout à fait...

Pleurs Tout à fait ému.

Il se mouche.

...

(-Tout ça, c'est de ta faute.)

(-Ta gueule, poufiasse.)

(-J'aurais dû le faire.)

(-Arrête, on est filmés, souris.)

Musique mystérieuse

...

-J'avais une pièce.

-Si ça se trouve, les mecs, on existe même pas.

-Je sais. On est dans le métaverse.

-Quoi ?

-Le métaverse ! -C'est quoi, ça ?

-C'est un monde parallèle. On existe dans une autre réalité.

-Arrête. Tiens, ce café, par exemple.

C'est un vrai café.

-Il est un peu dégueulasse. Un goût parallèle.

-Gaffe, ça verse.

-Métaverse. -Non, ça verse.

Tu vas te tacher. -Merde.

-Ils sont là.

-Messieurs !

Suivez-nous. (-C'est eux, là.)

-On va où ?

-Cela ne vous regarde pas.

-Mets ta veste. -Métaverse.

-Non, mets ta veste. -Ah.

-Bonsoir à tous, bonsoir à tous.

Bienvenue à Antenne 2.

Merci d'être fidèles à Antenne 2

et de suivre cette rencontre d'athlétisme

au stade Wirkenbaden,

ai-je besoin de le rappeler,

pour les demi-finales de la coupe du critérium

des trophées régionaux.

Un grand moment en perspective.

-Tout à fait, Jean-Paul.

-Je vous interromps.

Déjà se prépare actuellement le 10 000 mètres

pour lequel la France fonde beaucoup d'espoirs.

Vous pouvez voir

les images de Jean-Jacques Edringer

qui couvre cet évènement,

que nous saluons au passage,

tant pour son talent que sa compétenticité.

-C'est l'Américain Robert Johnson,

là, c'est le Zaïrois, John Gamaco.

Là, c'est le Camadien... Canadien. Cliff James.

Ca, c'est le Cubain, Ortez.

Là, c'est le...

-Là, c'est le Soviétique Timothée Kirchenko.

-Tout à fait, merci. -Bel athlète.

-A ses côtés, c'est l'Américain Simpsons,

qui reste le favori et enfin, le Français...

Où est-il ?

Ah, le voilà. Raoul Ménard, évidemment.

-Tout à fait, Raoul Ménard,

le seul Français en lice, puisque Manuel Rouffier,

le favori, s'est fait éliminer avec les honneurs.

Mais Raoul est là,

il fait partie de nos 18 athlètes

à défendre nos chouleurs.

-Vous venez de faire une erreur.

On ne dit pas 18 athlètes.

Non, on dit 17 athlètes.

Un Zathlète a déclaré forfait.

-Autant pour moi, Hervé.

Je vois le départ.

Chacun prend ses marques, voilà.

C'est parti, un excellent départ.

-J'espère que nous allons assister à une course spectaculaire.

N'anticipons pas.

Raoul peut battre ce record du 10 000 mètres

qui est, je vous le rappelle, de 8 500 mètres.

-Nous allons nous tourner vers les autres disciplines.

Philippe ? *-Oui, Jean-Paul, Hervé,

je vous entends.

Bonjour, Jean-Paul.

-Enfin, plutôt, bonsoir. -Exactement.

Bonsoir également.

Je surveille

François Gerbier, cet athlète gracieux.

Il est en pleine forme.

C'est un avantage qu'il a sur ses confrères.

Il travaille aux PTT, il peut s'entraîner

après la cantine, entre 13h30 et 14h.

-Très bonne nouvelle et très bonne précision

de notre camarade et ami Philippe.

-Je vous interromps, c'est parti !

C'est un départ. Oh, là, là !

-Aïe, aïe ! -Que se passe-t-il ?

-Serait-ce sa tendinite ?

-Je ne sais pas si on peut tout divulguer,

mais du côté de François Gerbier,

il y aurait un problème

au niveau de l'entrecuisse.

-Nous entrons dans un domaine plus délicat, je pense.

-Plus intime.

-Une hernie testiculaire. En tout cas...

Cela ne nous regarde pas. -Chacun a le droit

d'avoir une hernie où il le veut.

Cela ne nous regarde pas.

J'ai des nouvelles sur le 10 000 mètres.

Ménard qui tenait la tête va se faire bientôt dépasser.

Ca y est, le peloton est à ses talons, hélas.

Oh là, là. -Hervé, excuse-moi.

-Le peloton dépasse le pauvre Raoul Ménard.

Les Simpsons et autres compagnies...

-Raoul Ménard avait un tour de retard,

il entame donc son 2e tour de retard, je précise.

-Ah, d'accord. Rien de dramatique.

-Tout à fait.

-La course suit son cours et tous les espoirs restent permis.

-Je vous interromps.

Nous avons les images de François Gerbier

qui vient de s'élancer.

-Aïe, aïe. -Ah, là, là.

Il y a un problème, j'ai l'impression.

Il joue de malchance.

Il joue de malchance, ce sympathique sportif.

Il lui reste toujours un essai pour se qualifier.

-Il se fait vertement semoncer par le juge.

-En effet.

Ca se passe mal.

-Je dirais même qu'il s'est fait vilipender.

-Voilà, voilà.

Pour Raoul, rien de nouveau,

si ce n'est qu'il est à son 5e tour de retard.

-Oui, 5e tour de retard, mais enfin...

tous les espoirs sont permis.

-Tout à fait.

-J'aperçois Jean-Claude Poupon.

Voilà les images.

Très sympathique, aux côtés de Jody Stepp

et Charlie Herrix.

Nous reconnaissons sa bonne humeur.

-Sa jovialité tant connue.

-Absolument. Une course prometteuse,

si Jean-Claude est dans sa forme optimum.

-Nous l'espérons.

Après le divorce d'avec sa femme,

si je puis me permettre,

il peut avoir quelques problèmes, mais cela ne nous regarde pas.

-Force est de constater que Jean-Claude

a peut-être été infidèle avec sa femme,

mais enfin, cela ne nous...

-REGARDE PAS.

-Pour le moment, il s'échauffe.

Il a l'air d'être en pleine forme

et ne laisse transparaître les problèmes avec sa femme.

Cela ne nous regarde pas, tout à fait.

-La vie privée d'un athlète, ça se respecte.

Même si Jean-Claude a tout essayé en matière d'aphrodisiaque

ou autre prothèse.

Cela, je le précise encore une fois,

cela ne nous regarde pas.

-Ce n'est pas à nous de divulguer les ragots

comme quoi il serait homosexuel. Cela ne nous regarde pas.

-Ce n'est pas à nous, journalistes sportifs,

de divulguer qu'il fréquente la boîte gay "Fucking Blue Boy".

-"Fucking Blue Boy", tout à fait.

-La course va commencer.

-Voilà, oui !

-C'est parti ! Oh, là, là !

Il mène, il mène !

C'est bien parti pour Jean-Claude, c'est super.

-Fantastique, quel exploit !

-Ah, que c'est beau !

-Bel exploit de sa part.

-Je demande à Jean-Jacques de nous donner les images.

-Tout à fait.

Repassez les images.

-Oh, que c'est beau.

Voilà la supériorité de Jean-Claude.

-Le cocorico a encore frappé, nous en sommes fiers.

-Le panache à la française. -C'est formidable.

Regardez comme il est content. -Il éructe de joie.

-Il exulte, ça suffira.

Ensuite, je vous dirais bien que c'est formidable.

-L'antenne, oui. Il faut qu'on rende l'antenne.

-Nous sommes dans les temps. Nous allons nous séparer.

Sur de bonnes images, une victoire à la française.

Excusez-nous d'avoir quelque peu vilipendé

sur des sujets qui ne nous regardent pas.

-Ce sont des sujets, en effet,

qui ne nous regardent pas.

-Absolument.

-Ce n'est pas grave,

les téléspectateurs ne nous... -REGARDENT PAS.

-Attendez.

-Là ? -Ouais, là.

-Nikos !

-C'est Nikos !

-Messieurs.

-Tu vas nous sauver. -Ca fait plaisir.

-Tu nous reconnais ? -Les 3.

-Vous voulez un selfie ? -Les Inconnus.

-Oui, très bien, oui.

J'ai une émission.

C'est la fin de la pub du père Ducrasse.

A bientôt, j'ai pas le temps.

-Non, mais Nikos ! -Nikos !

-Il a dit "père Ducrasse". -Oui, oui.

-Non, c'est du grec, c'est Dukros.

-Ah bon ? T'es sûr ?

-Les insectes sont nos amis

Il faut les aimer aussi

Comme nous, ils ont une âme

Comme Morbac et Moucham

-Nikos. -Hé !

-C'est Nikos.

-Messieurs.

-Tu vas nous sauver. -Ca fait plaisir.

-Tu nous reconnais ? -Les 3.

-Un selfie ? -Non, les Inconnus !

-Oui, très bien, oui.

-J'ai une émission. C'est la fin de la pub Ducrasse.

A bientôt, j'ai pas le temps.

-Non, mais Nikos ! -Nikos !

-Il a dit Ducrasse. -Ouais.

-Non, c'est du grec, Dukros.

-Ah bon, t'es sûr ?

Jingle entraînant

...

-Eh oui, c'est moi, le père Ducrasse !

Je vais vous montrer

comment je prépare la jargoulade d'escargots

comme la préparait mon grand-père.

Je prends des escargots bien dodus,

que je vais geler pendant plusieurs jours

et que je fais baver

afin d'en extirper tout la bave.

Quand j'ai récupéré toute la bave dans une cuvette,

je passe les escargots à la moulinette,

comme ceci.

Succion

Et ensuite,

avec les mains, comme le faisait mon grand-père,

je malaxe le tout

pour obtenir une bouillie de gastéropodes

à laquelle je vais rajouter

la bonne bave récupérée,

pour rendre le tout plus onctueux.

Ensuite, je verse dans les pots.

Vous n'avez plus qu'à déguster chez vous.

Pour être bien sûr que j'ai réussi ma jargoulade,

c'est mon fils qui goûte chaque pot.

Antonin !

Il vomit.

-Père Ducrasse, les bons produits comme à l'ancienne.

Musique mystérieuse

...

-Oui ?

...

Ah ouais.

Vous pouvez nous laisser, Virgile.

-On dit "vigile".

-Je m'appelle Virgile, ducon.

-Il est gentil.

Moi, je me présente, je suis...

la référente psychologie

de l'entreprise.

-Je m'excuse. Vous trouvez pas que...

Vous vous ressemblez.

-Vous ressemblez beaucoup...

-Quoi, l'actrice ? -Oui, oui.

-Oui.

-Tous les jours,

on me la fait.

Non, c'est pas moi. Donc...

Revenons à nos moutons.

On me dit que vous dites...

Que...

Vous avez dit que vous êtes des inconnus.

-NON, LES INCONNUS.

-Les 3.

-Oui.

D'accord.

Vous êtes sous tutelle,

curatelle ?

-C'est quoi, ça ?

-Vous bénéficiez de...

d'une aide...

Que l'Etat verse ?

-Métaverse. -Ta gueule.

-Ca va aller.

Si je vous dis Saint-Anne, ça vous parle ?

-Oui. -Oui, bien sûr.

-Ah.

-C'est un bon établissement.

-Vous y avez des amis, des copains ?

-Non. -Je connais personne.

-Il doit y avoir des gens aimables.

-D'accord, on progresse.

Et si je vous dis "hôpital" ?

-L'HOPITAL VELPOT !

Musique douce

Maîtresses et patients

Quand il n'y a rien d'autre à voir

A la télévision

Rien ne va plus entre le directeur

de la clinique de la Forêt-Blanche

et Jean-Marc, qui entretient une liaison avec Catherine,

l'infirmière qui aime le professeur Bouvier-Leduc.

Jean-Marc laisse exploser sa jalousie

lorsque Catherine lui offre des fleurs

pour saluer le 3e divorce du professeur.

Tout semble se dissiper

lorsqu'ils fêtent la 1re opération de l'appendicite

réussie avec succès

par le professeur et toute son équipe.

Musique douce

...

-Vous savez, Catherine...

sans ma femme, je ne suis plus le même homme.

Quelque chose s'est brisé en moi,

comme une désillusion. Un désenchantement.

Gémissement

Ma vie est...

comme un désert de sable

où chaque dune ressemblerait à une autre dune.

Je cherche désespérément

l'oasis qui m'apporterait un peu de réconfort.

Une femme, peut-être.

Catherine, vous savez, dans les déserts,

les oasis sont souvent des mirages.

Il me reste ma clinique.

C'est ma vie, ma vocation.

-Aïe !

-Je noie mon chagrin dans le travail.

C'est devenu ma raison d'être, ma bouée...

C'est devenu ma raison d'être.

Ma bouée de sauvetage.

J'ai compris que l'amour ne serait jamais au RDV.

Heureusement,

il me reste le travail.

Qu'y a-t-il de plus beau que de sauver des vies humaines ?

Pompe Quel beau métier.

...

Déflation

-Vous m'avez fait demander ?

-Tout à fait.

Allons dans mon bureau.

-D'accord.

-A tout à l'heure, Catherine.

Gémissements

...

-Tout à fait, oui. -Venez dans mon bureau.

Nous serons plus à l'aise.

-Tout à fait.

-Je vais être franc et direct avec vous.

Une clinique, c'est des responsabilités.

Des décisions à prendre à contrecoeur.

-Je vous fais confiance.

C'est grâce à vous que je suis rentré ici.

-Une clinique, c'est avant tout des responsabilités

et des décisions

à prendre parfois...

à contrecoeur.

-Je vous fais confiance.

C'est grâce à vous que je suis rentré ici.

-Vous savez...

Justement, Jean-Marc.

J'ai agi à la légère.

Vous n'avez pas mérité ma confiance.

-Laissez-moi parler !

-Mais je...

-J'ai pris une décision grave.

-Quoi ? A l'hôpital Velpot ?

-J'ai décidé de vous muter à l'hôpital Velpot.

-Quoi ? A l'hôpital Velpot ?

-Vous avez bien entendu.

-Pourquoi ? Qu'ai-je donc fait donc ?

-Une erreur professionnelle. Ca ira ?

-Une erreur ? Je ne comprends pas.

-Mme Lerrigan devait recevoir des soins

à base de paracétamol.

Vous lui avez donné de l'acide acétycéla...

De l'acide...

acétylsalicylique.

C'est rigoureusement interdit, comme tout médecin le sait.

-C'est injuste !

On ne m'avait pas prévenu.

Sinon, jamais je n'aurais prescrit de l'acide...

Acétacila...

Ce... Ce médicament.

-Une faute est une faute. Je ne puis l'admettre.

-C'est trop injuste. Le prétexte est trop facile.

Vous n'avez pas supporté ma liaison avec Suzanne,

mais je...

-Ne m'interrompez pas,

je suis le directeur, ne l'oubliez pas !

Allez-y. -C'est trop injuste.

-Je vous demande de sortir.

J'ai été dur, mais c'est pour toi que je l'ai fait.

Musique douce

...

Ah, Catherine. -Que se passe-t-il ?

-J'ai pris une décision grave.

J'ai décidé...

-A l'hôpital Velpot ?

-J'ai décidé de muter Jean-Marc à l'hôpital Velpot.

-A l'hôpital Velpot ?

Et tout ça à cause d'une histoire d'acide acy...

D'acide acytici... D'acide...

D'acide acétycila... Acide acy...

Acide acétyci...

-ACIDE...

-Voilà ce que je pense, mais attention.

Je vous conseille de prendre un deuxième avis

auprès d'un confrère. -NON.

-Ca va pas ? -Non, non.

-Dites-nous ce qui nous arrive.

-On sait plus.

-D'accord, calme, calme !

A mon avis...

-OUI. -Ca n'engage que moi.

-OUI.

-Vous souffrez d'un syndrome de schizophrénie.

-Non, non.

-Plus simple.

-Faut qu'on sache.

-Pas grave, pas grave.

-On est les Inconnus, hein ?

-Vu votre proxiparanoïa...

-Non, plus simple !

-On sait plus qui on est.

Dites-nous, qui on est ?

-On est amis, déjà.

-Amis. Comprends ça, amis.

Amis.

-Moi, Campan.

-Vous, Campan.

-Moi, Légitimus ?

-Vous, Légitimus.

-Et moi, Bourdon ?

-Oh, Bourdon. Les insectes sont nos amis.

Musique douce

...

-Oh !

Rire

Musique féerique

Que c'est joli.

Je me suis trop penchée au-dessus du vide-ordures

et je suis tombée dans un étrange pays.

C'est le pays de la poubelle magique.

J'ai rencontré des être fantastiques

et voilà ce que j'ai appris.

Musique douce

Les insectes sont nos amis

Il faut les aimer aussi

Mais connaissez-vous les noms

De mes nouveaux compagnons ?

Laissez-moi vous présenter

Mes bébêtes préférées

Musique douce

...

Moi, je m'appelle Moucham

Je suis une mouche verte

Mes menus gastronomiques

Sont sur papier hygiénique

-MES MENUS GASTRONOMIQUES

SONT SUR PAPIER HYGIENIQUE

Musique douce

-Et toi, quel est ton nom ?

-Je suis Morbac, le morpion

Regardez comme je suis mignon

Je suis frileux et je m'installe

Toujours à côté du poil

-JE SUIS FRILEUX ET JE M'INSTALLE

TOUJOURS A COTE DU POIL

Rires

-Du poil !

-LES INSECTES SONT NOS AMIS

IL FAUT LES AIMER AUSSI

COMME NOUS, ILS ONT UNE AME

COMME MORBAC ET MOUCHAM

LES INSECTES SONT NOS AMIS

IL FAUT LES AIMER AUSSI

COMME NOUS, ILS ONT UNE AME

COMME MORBAC ET MOUCHAM

COMME NOUS, ILS ONT UNE AME

COMME MORBAC ET

MOUCHAM

Rires

...

Musique grave

-Sommes-nous ce que nous croyons être ?

...

-Le monde est-il ce que nous croyons qu'il est ?

-Ce que nous croyons être le monde

croit-il que nous soyons ce que nous croyons être ?

-Cet automne, nous aurons des châtaignes.

Musique grave

-Ivan Vasilievich n'est pas encore rentré.

-C'est très con, ce que vous dites.

D'ailleurs, ça me rappelle quelque chose.

Musique grave

...

Musique dramatique

...

-Aujourd'hui, dans Cinéma cinémas,

Henri Papier reçoit

Daniel Toscan Séplanté.

-Daniel Toscan Séplanté, bonsoir.

-Bonsoir. -Bonsoir.

Pour les téléspectateurs chanceux

qui ne vous connaîtraient pas encore,

je vais vous présenter brièvement.

Vous êtes producteur de cinéma, et bien évidemment,

cinéphile. -Tout à fait.

-D'où la raison de votre présence parmi nous.

Cette semaine, vous avez fait un choix coup de coeur

que vous allez nous révéler tout de suite.

-J'ai voulu faire... comment dire...

un coup de folie. Donner un coup de pouce

à une réalisatrice

que j'aime d'une manière édifiante.

-Cette réalisatrice, on la connaît, c'est Mylenie de Gouinaloux.

-Tout à fait. -Elle nous revient

avec le troisième volet de son triptyque,

"Amour", "Dérelection" et "doutage."

Alors, "Doutage",

on est en droit de se poser la question,

qu'est-ce que ça veut dire ?

Ca peut paraître etodid édifiant...

au départ, hein...

Mais le doutage, c'est quoi ?

C'est simple. Il y a le doute, le chantage.

Donc, c'est le doutage.

C'est un mot inventé, bien sûr,

une barbarité, mais je trouve ça...

tout à fait bouleversif.

-Très bien.

-Là, on va voir...

-Nous allons voir la bande-annonce.

-Alors, si je peux me permettre...

sans être trop étontodifiant,

bien sûr, j'aime pas beaucoup

ce terme "bande-annonce".

Permettez-moi de dire...

échantillon-pelliculaire.

-Très bien, Daniel. Alors, on regarde...

cela.

Et je rappelle, évidemment,

pour les âmes sensibles,

que ce film est exclusivement interprété par des femmes.

-Liliana est amoureuse de Fabiana.

Fabiana est amoureuse de Corelia.

Corelia aime en secret Liliana.

Musique mélancolique

-Liliana, que peut-elle ?

Et Fabiana, que veut-elle ?

Et Corelia, qu'attend-elle ?

Mais toutes trois, où vont-elles ?

Musique mélancolique

...

-Tu as déjà fait l'amour avec un homme ?

-Je ne sais pas. Je ne sais plus.

...

Elles rient.

-J'aimerais être comme toi, pleine d'humour.

...

Elle rit.

-Cette année, nous aurons des châtaignes.

-J'aime l'automne. -Pas moi.

Je préfère l'automne.

-C'est tout comme moi.

C'est l'hiver que je préfère.

-J'ai fait un peu de thé.

-Ivan Evasenovitch n'est pas encore rentré.

-Avec 2 sucres pour moi.

-Ou peut-être le printemps.

-Un nuage de lait ?

-Peut-être.

-Non ! -Oui.

-Dommage que la mer soit si loin.

-Qui sait ? -Je ne sais pas.

-Je ne sais plus.

C'est con, ce qu'on dit.

-De toute façon, il n'y a plus de spectateurs dans la salle.

-VIVE LE CINEMA FRANCAIS.

-Le dialogue est... tout à fait...

terrifié.

-Ah... -Il se fait...

bouelversif. -Ah, oui.

-Je dirais même au risque d'être pédant

que c'est vraiment... bouleversant. -Oui.

-Mais est-ce qu'au bout de 2 h,

ce n'est pas un petit peu...

emmerdifiant, sur les bords ? -Bien sûr que non.

Ce qui est scandalétatoire,

ce qui est scandalifiant,

c'est que son dernier film "Dérelection"

a été à l'affiche que 2 h.

Comme le film, c'est vraiment...

-Il faut dire qu'il avait été occulté par la sortie

de "L'Ours" et du "Grand Bleu".

-De ? -De "L'Ours" et du "Grand Bleu".

-C'est quoi ?

-2 films à succès.

-Excusez-moi, je savais pas.

-Maintenant... -Je suis conficiant.

Vraiment, je... non. -Très bien, merci.

On se retrouve la semaine prochaine

pour un nouveau coup de coeur.

Musique dramatique

...

*Musique douce

-c'est une méga-averse. -Une méta-verse.

-Ta gueule.

-Bonjour, vous allez où ?

Hé !

Je vous reconnais !

Vous êtes les Inconnus !

-AH...

-Ah, bah...

-Didier Bourdon.

-Oui.

-Bernard Campan.

-Ouais.

-Pascal Légitimus.

-Ca fait plaisir. -Ca fait du bien.

-Vous êtes connus chez nous.

Rires

Je vous dépose où ?

-Chez nous. -Rue des 3 frères.

-D'abord, je vous emmène...

-Euh... -Non.

-On a... -On veut rentrer, on est pressés.

-Faites-moi confiance, on va se faire

des sous-sous

dans la popoche.

*Jingle joyeux

...

-Merci, merci. Bonsoir.

TF1 et la Française des jeux vous accueillent

pour "Les sous-sous dans la...

-POPOCHE !

-Une émission qui marche va être diffusée

prochainement 3 fois par jour...

Pourquoi elle marche bien ?

Parce qu'elle fait appel à votre sens de la déduction,

à votre sagacité et bien sûr, à votre intuition.

On va regarder le premier candidat. On l'accueille, applaudissements !

-Oui, elle nous vient du Gers, de Payac, exactement.

On l'applaudit, Lucienne Goubert !

-Lucienne, par ici. C'est par là.

On a tout le temps. Regardez la caméra.

Elle est juste ici.

Lucienne, c'est formidable, parce que vous avez déjà...

Par ici, Lucienne. Voilà.

Vous avez gagné d'office déjà 10 000 francs.

-Oui, et fils !

-D'office, oui, c'est ce que je dis.

C'est formidable...

Avec moi. Très bien.

Tout cet argent, vous allez en profiter,

parce que vous allez gagner certainement beaucoup plus !

-Oui, couplus !

-Oui, beaucoup plus, Lucienne.

Vous allez faire tourner la roue

pour avoir un chiffre plus grand.

A quel chiffre vous pensez ?

-Oui !

-Oui, voilà. D'accord.

Tant pis, on va commencer tout de suite.

-Le milliard !

-LE MILLIARD ! LE MILLIARD !

-Un grand moment pour vous.

-Le milliard !

-C'est un moment d'émotion.

-Le milliard !

-Voilà, le milliard.

Et c'est...

400 millions de francs, Lucienne !

C'est un grand moment d'émotion, pour vous Lucienne, hein ?

-Oui.

-Ah... Attendez...

Il rit. Elle est partie.

C'est l'émotion. C'est une super somme.

400 millions de francs, bravo.

On regarde notre nouveau candidat, on l'accueille.

-Il nous vient de Poussy-le-neuf dans le Morbihan,

on l'applaudit, Gaston Abrouso !

-Venez, vous êtes un candidat fort sympathique.

Vous êtes venu sur votre 31 ?

Faites voir, tournez-vous.

Non !

Attendez, venez, venez.

On veut savoir un peu d'où vous venez.

Ce que vous faites.

Vous êtes venu pour jouer, mais pourquoi encore ?

-Pour les sous-sous.

-Pour les sous-sous.

Tout cet argent que vous allez gagner,

comme Lucienne,

vous allez en faire quoi ? Le placer ?

-Dans la popoche ! -Voilà.

Les sous-sous dans la popoche.

Je pense que ça intéresse les gens, Gaston...

de savoir qui vous êtes... Tant pis.

-Le milliard ! Le milliard !

-Direct. -Le milliard !

-LE MILLIARD, LE MILLIARD !

-Un grand moment pour Gaston.

-LE MILLIARD, LE MILLIARD !

-Le milliard ! Le milliard !

Le milliard ! -Gaston, c'est bien. Alors...

-9 999 000 !

Gaston, c'est formidable !

Vous êtes content, Gaston ?

-Le mi...

Le milliard !

Beaucoup plus ! Le milliard !

-Attendez, vous pouvez pas.

On peut pas faire ça. Lucienne, non plus !

C'est pas possible !

Alors, bon...

L'émission se termine.

C'était une émission de TF1.

Merci, bonsoir à tous ! -Le milliard !

Non, arrêtez...

-Le milliard !

-Lucienne, vous dégagez. Dégage, Lucienne.

-Le milliard !

-Vous inquiétez pas,

tout va bien se passer.

"Bijour, M. Vincent."

Rire inquiétant Musique de tension

...

Tu es prêt ? Yallah !

Musique électro Ils crient.

...

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