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C'est le matin ?
Non.
Rendors-toi.
Putain, quel con !
Hé, je te vois, enculé.
50, BT8, putain.
BT, qu'est-ce que j'ai dit ?
On l'aura la prochaine fois.
Oui ?
OK, je viens.
Mikey.
Alors, Mme Colefield dit que...
- Elle prétend. - Daisy.
Sa parole contre la mienne.
ArrĂŞte. Elle n'a encore rien dit.
On ne peut pas faire confiance Ă une femme
qui emploie le mot " quoi qu'il soit " à l'école,
une éducatrice professionnelle.
Elle prétend que Daisy l'a poussée.
- AĂŻe. - T'as pas eu mal.
Ne dis pas ça.
Poussée, c'est-à -dire ?
Physiquement, avec les deux mains, devant la classe.
- C'est vrai ? - Non.
Je voulais aller aux toilettes, ce qui est mon droit.
Elle m'a empêchée avec son corps dégoûtant.
Demandez Ă n'importe qui dans la classe. Demandez Ă Bailey.
Ils diront tous que j'ai demandé poliment trois fois.
Elle a refusé.
Ça veut dire quoi ?
Que je fasse pipi sur ma chaise ?
- OK. - Vous allez nettoyer ?
Et je ne l'ai pas poussée.
Pousser, c'est ça : "Sale pute, pousse-toi".
- HĂ© ! - HĂ© !
J'ai fait ça...
"Pouvez-vous s'il vous plaît pousser votre gros corps ?"
Putain !
Maria, je suis vraiment désolée.
Alors, elle est renvoyée ou...
Pour agresser physiquement une enseignante,
c'est l'expulsion obligatoire.
Je vais la voir.
Non, je vais le faire. Reste lĂ .
Je suis désolée, Dan.
Je sais que vous êtes tous très préoccupés.
Écoutez, est-ce qu'on peut faire quelque chose ?
Travaux d'intérêt général ? Lettre d'excuses ?
Donner un rein ?
C'est juste que les frais de scolarité sont...
Peut-ĂŞtre qu'avec les circonstances...
je peux essayer de parler Ă Mme Colefield
et si elle est disposée, ce dont je doute,
on pourrait transformer l'expulsion de Daisy
en un renvoi de deux semaines.
Oh, merci beaucoup.
Je ne lui ai pas encore parlé.
Daisy a eu déjà beaucoup de chance.
C'est sa dernière chance.
Avez-vous contacté la thérapeute que j'ai recommandée ?
Je n'ai aucune idée de quoi faire.
Alors, ne marche pas sur la route !
Tu plaisantes ?
Est-ce qu'on l'envoie dans une école militaire ?
Je ne supporte pas que quelqu'un lui crie dessus.
Maria a dit que si elle voit la conseillère,
elle la renverrait temporairement.
OK, alors, il faut qu'on fasse ça.
Comment va-t-on faire ?
- Qu'est-ce que tu fais ? - HĂ© !
Wou, wou.
HĂ© !
HĂ© ! Bonjour !
Putain, ça se termine quand ces travaux de merde ?
Euh, on arrĂŞte Ă six heures.
On ne s'entend pas réfléchir.
Ce... Ce n'est pas vraiment ma faute.
Pouvez-vous faire moins de bruit ?
Euh...
Je, euh... Je ne crois pas.
Super. Alors qu'est-ce qu'on va faire ?
Putain, pourquoi tu ris, connard ?
Merde.
Tu es en retard.
Maintenant on a
le club de théâtre de Mme Mueller.
Chut.
Quand tu es triste
Est-ce que tu te fâches Ou tu gardes ça pour toi
Jusqu'Ă entrer en irruption Comme un petit volcan
Prends-moi C'est chouette d'ĂŞtre ici
Juste à côté de moi
C'est ça l'amour
Aucun de ces enfants n'est talentueux.
Quand tu as le blues
Que faire avec toute cette Douleur dans ton coeur
Tu la contiens Ou tu la fais exploser
Que diras-tu Quelle partie joueras-tu
Quel choix feras-tu
Ça suffit
Quand je suis fâchée, je tape du pied et je danse.
Moi, je prends trois profondes respirations
et je dis à ma maman : "Je suis fâchée".
Moi, je joue au foot car le foot, ça détend.
Si je suis seul Ă regarder,
je peux changer de chaîne ?
- Je regarde. - Moi aussi.
Eh bien...
Ces émissions de crime sont tellement tristes.
Oh, j'ai rencontré Mlle Pruitt aujourd'hui.
Elle te suggère de regarder les chansons de "Audrey".
Je participe pas à la comédie musicale
cette année.
Pourquoi pas ?
Car c'est idiot putain.
- HĂ© ! - HĂ© !
Tu vas peut-ĂŞtre changer d'avis.
Non.
Quel con, prends pas des auto-stoppeurs.
Merde, le RDV avec l'avocat demain
est juste quand je travaille.
On peut le changer.
Non, non, pas plus de retard.
Ça nous donnerait plus de temps.
Du temps pour quoi ?
Pour réfléchir
si on veut poursuivre des actions en justice.
Pourquoi on... on ne...
Ouah !
Si tu ne veux pas poursuivre les actions...
Hmm ?
Si tu ne veux pas, dis-le-moi maintenant.
Je serai au boulot.
Dan.
Laisse passer les voitures.
HĂ©, Mikey, j'ai un... J'ai...
Je reviens tout de suite.
Oui, Jim. - Bonjour.
Oui, oui, désolé, c'est un peu bruyant.
On a des nouvelles, donc merci.
Euh, quoi ? Quoi ?
- Aaron. - Quoi ?
- HĂ©, Aaron. - Tu m'entends ?
Tu peux pas arrĂŞter. - Ben si putain.
- ... la déposition. - Hé, putain.
Regardez oĂą vous allez.
Pouvez-vous...
AllĂ´ ? - Tu es lĂ ?
Hé, connard, dégage !
Ton cerveau marche pas ?
Tu piges pas ce que je te dis ?
Vas-y, continue, connard.
Et voilĂ .
HĂ©, putain, qu'est-ce que tu fais ?
- Tu veux sortir ? - Putain...
- Quoi ? - Putain que fais-tu ?
Ta gueule, arrĂŞte, arrĂŞte, arrĂŞte putain.
OK, je vais supprimer ça.
Putain, tu as vu ça ?
Tu as vu ça ? Tu as filmé ?
C'est ton dernier jour, putain d'enculé.
Bon courage pour trouver un autre boulot minable.
Mon gars.
HĂ© !
HĂ© !
Bonjour.
J'ai besoin de votre aide.
Merde.
Allez.
Qu'est-ce que... Qu'est-ce... Qu'est-ce que c'est ?
Votre salut.
Je blague. On répète une pièce.
Et voici...
Dan.
Dan est le nouveau Aaron.
Tout le monde est remplaçable.
Voici une chaise, mon cher. Allez.
- Euh, non, je... - Oh, allez.
Je ne... Je ne suis pas un acteur.
Vous savez lire ?
Il a été auditionné ?
Tu as un monologue pour qu'on voit ?
Un classique ?
Je vais, euh...
Quoi ? OĂą dois-tu aller ?
Assieds-toi et fais semblant pendant une heure
- et après, tu pourras... - Oui.
... retourner Ă ta vie.
Frappez-les ! Battez-les !
Poussez-vous, idiots. Sortez vos épées.
Vous ne savez pas ce que vous faites.
La paix ? Je hais ce mot.
C'est coupé. Lucian, tu sais ça.
Comme je déteste l'enfer, tous les Montaigus.
- Ah ! - Oh !
Et Capulet entre.
C'est ta phrase.
- C'est Ă toi. - Oh.
- Quel bruit... - Plus fort.
Souviens-toi, jusqu'au fond de la salle.
Quels sont ces bruits ?
Donnez-moi ma longue épée, ho.
OK.
Sérieusement ?
Euh...
Le plus dur, c'est de sortir la première phrase.
Après, c'est facile.
- Pas de téléphone. - En mode silencieux.
Salut, chérie. - Salut, chéri.
Comment ça s'est passé ?
Bien. Ça vient de finir.
La date de la déposition est fixée au 12 du mois prochain.
- Tu es lĂ ? - Oui.
Euh, ce sont de bonnes nouvelles.
Tu es oĂą ?
Euh, je termine les travaux.
HĂ©, tu participes ou pas ?
C'est Mikey ?
Euh, je vais acheter du champagne avant de rentrer.
Et c'est la fin de l'acte 2.
Mon Dieu, pourquoi il en reste tant que ça ?
Acte 3 demain. Soyez tous Ă l'heure.
Bienvenue Ă bord, Monsieur.
- Bon travail, Daniel. - Euh, je ne vais pas...
Alors, on répète les soirs et les week-ends
car tout le monde travaille.
Elle t'a dit que c'est pas payé ?
- Je ne... - À vrai dire, c'est une perte.
Tu as une famille ? Vaut mieux pas.
Je suis lĂ que pour ce soir.
C'est ce que je disais il y a trois ans.
Tu veux t'occuper des lumières ?
- Euh... - Je dois demander.
- Enchantée, Dave. - Des accessoires...
C'est une épée en plastique...
Et alors quoi si c'est en plastique.
On n'est pas censé toucher aux affaires des autres.
Ne joue pas avec ça.
OK, OK.
Donnez-moi ma longue épée, ho.
Donnez-moi ma longue épée, ho.
Ho, ho.
Ho, ho.
- Tu en veux encore ? - Non, c'est dégueu.
Je ne comprends pas comment vous mangez ça.
Jim a dit qu'on doit avoir des réunions de préparation
avant la vraie déposition,
pour réviser les questions qu'ils pourraient poser.
Est-ce que je vais témoigner ?
Oui, avec nous.
Cool.
Tu n'auras qu'Ă rester silencieuse.
Écoute. On doit juste dire la vérité.
J'ai hâte. Je suis prête, putain.
- HĂ© ! - HĂ©, allez.
C'est bon. Tu es privée de sortie...
C'est déjà le cas.
Jusqu'Ă tes 18 ans.
Je peux avoir un tailleur-pantalon ?
Je n'ai rien de convenable pour le juge.
Et la robe que tu avais pour les funérailles de GG ?
Non, c'est pour une petite fille endeuillée,
pas pour une salope en puissance.
- Oh, oh, allez. - HĂ© ! HĂ© ! HĂ© !
ArrĂŞte, arrĂŞte.
Je voulais juste une petite gorgée.
Je vais bien lui dire.
Je vais dire "C'est ça, regarde-moi."
Entre.
- Bonne nuit, chérie. - Bonne nuit.
Euh, tu connais cette pièce, Roméo et Juliette ?
Deux puissantes maisons, d’égale dignité
Dans la belle Vérone où se joue notre scène
Font revivre une guerre oĂą une ancienne haine
Souille à nouveau de sang les mains de la cité.
De ces deux ennemis aux fatales entrailles
Sont nés deux amoureux, deux étoiles filantes
Dont l’atroce destin menant aux funérailles
Va sceller au tombeau toutes les mésententes.
Oh, ouah.
On l'a apprise en anglais.
Euh, je... Je ne l'ai jamais vue.
Vraiment ? Le film est un classique.
C'est vieux, mais c'est bien.
Leonardo DiCaprio ne ressemble plus à ça.
Hmm...
Ils sont si jeunes.
Ils ont mon âge.
AllĂ´ ?
Je t'ai dit qu'il est narcissique.
Papa.
C'est probablement un sociopathe.
Il ne baille jamais quand les autres baillent.
Que leur est-il arrivé ?
Tu ne sais pas ?
Je sais qu'ils se mettent ensemble.
Je t'ai expliqué dans le prologue.
Voici un indice.
C'est une tragédie.
Oh oui, un fort pourcentage,
une personne sur 10.
S'il te plaît, tu peux mettre en silencieux ?
Je sais pas comment.
Papa, cet endroit est pour les enfants.
Daisy, entre s'il te plaît.
Est-ce que je dois venir ?
Certains parents préfèrent. C'est à vous de voir.
Je reviens dans une heure.
C'est comme l'île des jouets marginaux, hein ?
Secoue, secoue, secoue,
secoue, secoue.
Ce sont des gens bien. Je suis la seule salope.
Vous n'avez pas l'air d'ĂŞtre une salope.
Tu vois, tu es un bon acteur.
Je t'ai presque cru.
Euh, depuis combien de temps
faites-vous des sketchs, vous tous ?
Quelques années.
J'étais professionnelle,
mais quand j'ai déménagé, je ne voulais pas arrêter.
Tu sais, ce n'est pas que Shakespeare.
Eh bien, euh, bonne chance.
Hé Dan, tu veux savoir pourquoi je t'ai demandé de nous aider ?
Parce que je peux lire.
On dirait que...
... tu aimerais...
... ĂŞtre quelqu'un d'autre le temps d'un instant.
Comment ça s'est passé ?
Elle a dit qu'on pouvait rester silencieuses
pendant une heure si je le souhaitais.
Je parie que personne ne l'a jamais fait.
La prochaine fois, tu dois parler.
Non.
On paie 150 dollars par session.
- C'est vrai ? - Oui.
- ArrĂŞte de payer. - On ne peut pas.
C'est un mauvais investissement.
Oh, je t'ai dessiné un truc.
Tu sais, mon amie Anastasia ?
Toute sa famille fait une thérapie familiale.
Elle dit que c'est très gênant, mais ça aide.
Elle dit qu'ils vont tous en groupe,
et ils parlent tous ensemble de leurs ressentis.
Parce qu'elle n'est pas le seul problème.
Qu'est-ce qu'elle fait ?
Papa ?
Papa.
C'est quoi ça ? Tu fais quoi ?
Il y avait des soldes Ă Home Depot.
J'ai pensé qu'un jardin serait sympa.
Tu ne peux pas planter ça maintenant.
Ça... Ça... Ça va geler dans un mois.
On aura un beau jardin pendant un mois.
Non, non, non, non, on ne fait pas ça.
- Dan. - Tu n'as pas demandé.
Je ne savais pas qu'il fallait ta permission.
- Ouais. - Papa, c'est bien.
- Non. - Maman, c'est cool.
Tu sais, je n'aime pas regarder ce jardin.
On pourrait planter des fleurs sauvages ou...
- Putain, casse-toi ! - Dan !
Oh, tu pars ?
Chérie, ça va.
Non, rien ne va !
Daisy.
Mettez votre main sur votre diaphragme
et sentez votre respiration.
Dan.
Bienvenue.
Pourquoi ne t'allonges-tu pas ? On pratique la respiration.
- La respiration. - Oui.
Et inspirez.
Et Ă l'expiration, on va tout laisser sortir
avec un grand soupir collectif.
Et voilĂ .
Très bien, dansez, dansez.
On s'en fout de votre allure.
Ayez l'air idiot, l'air sexy, l'air stupide.
On s'en fiche.
Utilisez votre corps pour vous exprimer.
Allez, Dan, plus.
Allez... Plus.
Bien, très bien.
Une partie du travail des acteurs
est l'intelligence émotionnelle,
pouvoir discerner ce que les autres ressentent,
que ça nous touche,
et pouvoir exprimer nos propres émotions, OK ?
Cet exercice s'appelle "questions provocatrices".
Oh, j'adore celui-lĂ .
J'ai besoin de deux volontaires.
Lucian et...
Dan.
Mettez-vous lĂ et faites face Ă votre partenaire.
OK, votre partenaire est votre lien vital.
Il est votre oxygène et personne d'autre n'existe.
- Ne me regarde pas. - Ne la regarde pas.
OK, donc Dan, tu vas commencer
en posant une question Ă Lucian
que tu ne pourrais jamais poser dans la vie.
Une question volontairement provocatrice, OK ?
Et quand tu vois en lui une montée émotionnelle,
tu lui expliques en lui disant ce que tu vois.
Comment ?
Par exemple, "Tu es fâché" s'il est fâché.
C'est clair ?
Tu peux m'agresser.
- Je... sais pas. - Ne me regarde pas.
- Ne la regarde pas. - OK.
Beaucoup d'entre nous répriment leurs émotions
parce que ça peut être un handicap dans la vie.
Mais ici, on est dans un espace sûr.
Et on peut utiliser ces émotions à bon escient.
Alors je demande...
Une question provocatrice.
Euh, tu aimes Michael Jordan ?
- Qu'est-ce que je... - Son émotion.
- Je sais pas. - Déçu.
- J'étais déçu. - OK.
- J'ai vu ça. - OK, OK, ensemble,
était-ce une question courageuse et provocatrice ?
- Non, non, non, non. - C'était nul.
OK, Lucian, c'est ton tour.
Oui.
Quand tu te masturbes, tu fantasmes à l'idée
que tes mamelons saignent ?
Quoi ? Non ! Quoi...
- Ne réponds pas. - Il est gêné.
Il est gêné.
Dan, répète, "Je suis gêné."
Je suis gêné.
- Et voilĂ . - HĂ©, ouais.
Maintenant, on va creuser un peu plus.
Lucian, demande Ă Dan
quelque chose de plus vulnérable.
Hmm.
Es-tu seul ?
Tu es surpris.
Répète.
Je suis surpris.
Tu vois ça ?
Tu vois ? C'est la vérité.
- Oui. - Oui.
Très bien.
Daisy.
Va-t'en.
Tu veux taper des balles ?
- Oh non. - Sacré coup.
Oui c'est vrai. Elle est allée où ?
Elle est juste derrière toi.
Oh, swing et raté.
- Très bien, tu ne... - Bien.
Reste bien placée comme ça.
C'est ça.
VoilĂ .
Quoi ?
- Tu es heureuse. - OK, mec bizarre.
- Encore ? - Oui.
- Faisons ça ensemble. - OK.
Vous devez bien vous habiller juste pour le jour J.
- Je t'avais dit. - Ça va.
Euh, c'est vendredi détendu.
Ma femme est obsédée
par cette émission de relooking.
OK, donc, comment ça va se passer ?
On va voir ce que vous attendez de la déposition
euh, les procédures, etc.
Je vais vous poser des questions pour s'entraîner
pour que vous soyez Ă l'aise ce jour-lĂ .
On devrait avoir besoin d'un ou deux rendez-vous.
Vous souhaitez minimiser les coûts.
Et je suis cher.
Christine sera-t-elle lĂ ?
Euh, on ne sait pas.
La procédure légale de l'Illinois
ne l'empêche pas d'être présente.
Si elle décide de venir, il est probable
que ses parents soient lĂ aussi.
Très bien, alors.
Comment se sont passés ces derniers temps ?
Ça a été... difficile.
Plus que difficile.
Je sais que c'est impossible,
mais je veux revoir ma famille soudée.
C'est tout, Mme Mueller, merci.
Et voilà . Fantastique. Très bien.
C'était clair, non agressif,
avec une trace émotionnelle, mais contrôlée.
Je suis fatiguée.
Ă€ qui le tour ?
Daisy, très bien.
OK.
Daisy, peux-tu me dire,
quand as-tu vu Christine Hawthorne
la première fois ?
Lors de Thanksgiving.
Elle a dîné avec nous.
Quelle était sa relation avec ton frère ?
Ils étaient en couple de façon romantique.
Plus simple.
C'était sa copine.
Euh... euh.
Oui, continuez.
Je vais aux toilettes.
- Putain, impoli ! - Ça ne fait rien.
- Si tu es agressive... - Quoi ?
- C'était impoli. - Daisy.
Je ne suis pas agressive.
Hé, que s'est-il passé ?
On dirait que c'est la faute de Brian.
L'avocat de la défense essaiera de te déstabiliser.
- Si tu es agressive... - C'est vous l'agressif.
- On s'entraîne. - Je ne suis pas fâchée.
- Daisy. - Tu dois garder ton sang-froid.
Je ne peux pas ĂŞtre un robot quand j'en parle.
Je ne sais pas comment vous faites.
Est-ce qu'on prend une pause ?
On paie pour l'heure.
On devrait finir.
Dan ?
- OK, donc... - Je... Je crois
qu'on devrait arrĂŞter pour Daisy.
Si d’une main trop indigne
j’ai profané la sainteté de l’autel
voici la douce expiation de ma faute...
Et Tyler, approche ta main d'elle.
Mes lèvres,
pèlerins rougissants,
sont prĂŞtes Ă adoucir par un tendre baiser
la rude impression de ma main.
Euh...
Désolé, je sens la cigarette dans ton haleine.
- Je... Je suis très allergique. - Aux odeurs ?
Euh, continue, Rita, s'il te plaît.
Bon pèlerin,
vous faites injure Ă votre main.
La langue n'est-elle pas merveilleuse ?
Oui, j'aimerais la comprendre.
Moi aussi.
Car les saints ont des mains
que peuvent toucher celles des pèlerins
et joindre les mains est le baiser du pieux voyageur.
Les saints ne bougent pas, bien qu’ils exaucent la prière.
Alors ne bougez pas,
tandis que je vais recueillir le fruit de ma prière.
C'est lĂ oĂą tu l'embrasses.
On aura un coordinateur pour l'intimité ?
- On en avait toujours un Ă ISU. - Coordinateur ?
C'est comme un chorégraphe de combats
mais pour l'intimité physique.
- Jamais entendu parler. - Normal.
J'ai lu ça dans le Times.
On n'en a pas besoin. On se débrouillera.
C'est normal dans le métier,
peut-être pas quand tu étais professionnelle.
On aura un chorégraphe de combats ?
- Non ! - Non !
Le public s'identifie Ă nous.
On doit ĂŞtre authentique.
Je ne fais pas ça.
Et aussi...
Ok, continue, Tyler.
Dis ce que tu as à dire, ça craint rien ici.
La différence d'âge est problématique.
Vous croyez pas que c'est bizarre
que Juliette ait l'âge de ma mère ?
R et J sont censés être jeunes.
- C'est l'objectif. - Tyler.
C'est notre distribution.
C'est lui qui a été auditionné.
Et Rita a eu le rĂ´le car sa lecture est excellente.
C'est une actrice accomplie très talentueuse.
Qui est trop vieille pour le rĂ´le.
Je fais pas le con.
Les enfants sont impulsifs.
Ce n'est pas la mĂŞme histoire si Juliette a...
50 ans.
Je croyais qu'on devait ĂŞtre honnĂŞte ici.
- Oh ! - Rita.
Oh ! Mon Dieu ! Ah !
- Putain ! - Ah !
Oh ! Tyler. Tyler, oh merde.
Je suis vraiment désolée.
Ça ne se reproduira probablement pas.
Dramatique.
Comment va ta main ?
Quand j'étais jeune,
on devait se rouler des pelles lors des auditions.
Tu sais pas combien de vieux acteurs dégueu
ont mis leur langue dans ma bouche.
Et sur la scène aussi.
- Je suis de la vieille école. - Moi aussi.
Et je suis vieille.
Moi aussi.
Je voulais jouer Juliette depuis toujours,
mais je... je n'ai jamais été assez délicate,
jamais assez légère.
C'est juste pour faire semblant, hein ?
Et par ailleurs...
tu es douée.
- Tyler. - Non.
J'ai un agent.
Rita, puis-je te parler ?
HĂ©, je peux te demander un truc ?
Comment tu mémorises le texte de toutes ces pièces ?
Et tu n'as pas l'air stressée.
Papa, demander à un acteur comment il mémorise,
c'est une question de base.
Le texte, c'est la partie facile.
Le plus dur, c'est le côté émotionnel.
On vit dans des circonstances imaginaires,
bla bla bla.
C'est plus facile si le texte est rythmé.
Prends ça comme une chanson.
Et Shakespeare a du rythme ?
Ba, da, ba, da, ba, da, ba, da.
"Deux puissantes maisons, d’égale dignité"... Facile.
Ha.
Ba, da, ba, da, ba, da, ba, da.
- HĂ©, Mike. - Quoi ?
Elle va pas demander, mais si Sharon demande,
tu peux dire qu'on est allé prendre une bière ce soir ?
L'avocat veut passer en revue mon témoignage
et je ne veux pas lui dire
car ça coûtera plus cher.
Oh ! Où est donc Roméo ?
L'avez-vous vu aujourd'hui ?
Je suis bien aise qu’il n’ait pas été dans cette bagarre.
Madame, une heure avant que le soleil sacré...
Oh, attends, attends.
Oh, ça ne va pas marcher.
Lucian, tu ne peux pas être Roméo et Benvolio.
Tu peux pas faire les scènes avec ton fils.
Non, non, j'ai une idée.
Attends... Bonjour, mon cousin.
- Le jour est-il si jeune ? - Non.
Je peux avoir une casquette ?
- Silence dans la salle. - Ligne.
- Putain, j'étais bien parti. - Continue.
Ligne.
Était-ce mon père qui est passé si vite ?
Était-ce mon père que j’ai vu s’éloigner si vite ?
Madame. Madame.
Oh, hélas, hélas !
Ă€ l'aide, Ă l'aide, Madame est morte.
- Oh, jour regrettable. - Qu'y a-t-il ?
Oh jour désolant.
Ciel ! Ciel ! Mon enfant !
Ma vie ! Renais, rouvre les yeux,
ou je vais mourir avec toi.
OK.
Dan, c'est à toi. - Désolé.
Ah ! Que je la voie !
Hélas ! Elle est froide !
Son sang est arrêté et ses membres sont raides.
La vie a depuis longtemps déserté ses...
- lèvres. - lèvres.
La mort est sur elle, comme une gelée précoce
sur la fleur des champs...
- ... la plus suave. - Oh jour regrettable.
Oh jour affligeant.
Greg, arrĂŞte de m'interrompre.
La mort qui me l’a prise pour me faire gémir
enchaîne ma langue et ne me laisse pas parler.
OK, faisons une pause.
Tu as trouvé le rythme.
Ben, ça aide si on l'apprend comme une chanson.
Très bien, mais rendons ça réel, OK ?
Viens ici.
Tu as des enfants ?
Combien ?
- Deux. - Parfait.
Je veux que tu imagines...
Ferme les yeux...
que tu trouves ton enfant mort.
Tu vois son corps, c'est lui mais pas vraiment.
Tu touches sa peau, elle est froide.
Tu essaies de le réveiller mais il est immobile.
C'est... C'est comme un cauchemar.
Tu veux te réveiller, mais tu ne peux pas.
Tu peux imaginer ça ?
Très bien, super.
OK, on va répéter ça encore demain.
OK, je veux qu'on revienne sur la scène de Paris.
- Je veux la couper. - Non !
Lucian, si tu aimes tellement Paris...
Tu peux le faire en coulisses...
Tu vas vraiment couper Paris ?
- Oui, oui... - Non...
- Tout le monde s'en fiche. - Pas moi.
Laisse tomber.
Chérie ?
Entre, Daisy.
Dan, pourquoi ne venez-vous pas avec nous ?
Daisy a demandé qu'on soit trois.
J'ai pensé que c'était une bonne idée.
Ça vous va, Dan ?
Alors, la semaine dernière, on a passé la session
Ă parler de Brian.
C'est une expérience terrible
pour une famille.
- Mon père ne va pas en parler. - Faux.
C'est pas bon de s'attarder dessus.
C'est ce qu'a dit Daisy au début.
Mais récemment, elle a commencé à en parler,
pas seulement sa mort, mais comment il était en vrai.
C'est douloureux. Je sais.
- Au final... - Ça aide, Papa.
On fait semblant qu'il n'a jamais existé.
Non, on parle de lui tout le temps.
Ça me coûte une fortune d'en parler.
Oh mon Dieu ! C'est pas pareil.
Daisy, dis Ă ton Papa comment tu te sens
en utilisant les mots qu'on a évoqués.
J'ai l'impression...
J'ai l'impression de ne pas avoir le droit d'ĂŞtre triste.
Et je suis tout le temps triste.
Mais si moi ou Maman parlons de lui...
... j'ai peur que tu exploses ou que tu partes.
Il me manque tellement.
Et je ne sais pas si tu te sens coupable ou en colère.
Je ne sais pas comment tu te sens.
Très bien, très bien, je dois aller au travail.
Je ne peux pas...
Faites votre travail. Aidez-la.
Putain, je le savais.
- Salut. - Ça va ?
Patrick veut te voir.
Putain, dégage !
Oui. - ArrĂŞte, arrĂŞte, arrĂŞte.
C'est toi, hein ?
- Arrête. - Écoute, Dan.
Je sais que tu as vécu des choses dures.
- Non, il n'y a pas d'excuses. - On peut pas aller en justice.
J'ai pas balancé.
Des ados l'ont publiée pour qu'elle soit virale.
- Cette génération. - Non, c'est ma faute.
J'aurais dû le signaler immédiatement.
Ça n'aurait pas dû se produire, point barre.
J'ai aussi entendu, pas de Mikey,
que tu pars tĂ´t certains jours ?
Le jour... de la déposition arrive.
Quelle déposition ?
C'est pour... pour son fils.
Ils poursuivent les parents... et la fille.
- Prends des congés. - Je peux pas me le permettre.
On peut pas t'avoir ici, tu es un handicap.
Je... Je vais bien.
Tu vois ?
Oh mon amour, ma femme,
la mort, qui a sucé...
La mort, qui a sucé le miel de ton haleine,
n'a point eu encore de pouvoir sur ta beauté.
Je demeurerai...
Ça va mon cher ?
avec les vers qui sont... Ne me dites pas.
- Des femmes de chambre. - Des femmes de chambre.
Mes yeux, regardez pour la dernière fois.
Mes bras, pressez-la pour la dernière fois.
Et vous, mes lèvres, portes de la respiration,
scellez d'un baiser...
Voici que je bois Ă mes amours.
Oh, c'est super. C'est bien.
OK.
Qu'est-ce que cela !
Une coupe que serre la main de mon bien-aimé !
C'est le poison, je le vois,
qui a terminé sa vie avant le temps.
Je veux baiser tes lèvres.
Peut-ĂŞtre y recueillerai-je quelques restes du poison.
Tes lèvres sont chaudes.
- Tu trembles. - Alors j'aurai bientĂ´t fait.
Oh bienheureux poignard, voici ton fourreau.
Tu peux t'y rouiller, laisse-moi mourir.
Et ils sont morts, Dieu merci.
OK, très bien, c'était super.
Vraiment bien.
Lucian, Rita, prenez une pause.
On va faire la scène du pardon des parents.
J'ai besoin de mes Capulets, OK ?
Donc, Greg, Dan, Madame Monta... Non, tu es mort.
- Oh, très bien. - Oui.
Oh mais on n'a pas attribué la première ligne.
- C'était Lucian. - Ah oui ? Coupons-la.
Je me mets oĂą ? Ici ?
Un peu plus haut.
- On peut attendre ? - Qu'y a-t-il Dan ?
On peut pas finir comme ça.
Oh, c'est pas vraiment la fin car on a...
Ils devraient se réveiller.
Oui.
Oh.
Eh bien, ils ne peuvent pas se réveiller.
Tu m'as pas vu mourir ?
J'ai été empoisonné. Elle s'est poignardée.
C'est ridicule.
Ils se connaissent depuis une semaine.
- C'est l'histoire. Classique. - C'est idiot.
- C'est romantique. - Tragique.
- Ils sont jeunes. - Apparemment.
- Et amoureux. - Changeons la scène.
On peut faire ça, car c'est pas pour de vrai.
On peut faire ce qu'on veut.
On change pas la fin de Roméo et Juliette.
- Pourquoi pas ? - C'est Shakespeare.
Putain on s'en fout.
Mon... f-fils...
... Brian...
est mort l'année dernière.
Il avait 17 ans.
Il s'est donné la mort.
Je devrais... euh...
C'est juste que...
J'ai aimé que vous ne me regardiez pas bizarrement.
C'est Papa ?
- OK euh... - Mauvaises nouvelles.
Lucian.
Et il marquait sa présence d'une façon,
d'une façon puissante.
OK, oui, exactement.
- Oh je peux faire ça. - Félicitations.
Merci.
OK, très bien,
pouvons-nous nous asseoir ?
Annonce rapide.
On change la distribution.
- Encore ? - Iago.
Lucian a suggéré...
Le truc de la casquette ne marche pas.
Il ne va pas faire Roméo, c'est Dan qui le fera.
Quoi ?
- Oui. - Oui.
Si on change, j'aurais aimé le jouer.
- Moi aussi. - Madame MacB.
Non, je ne suis pas bien pour ça.
- Je suis trop vieux. - Moi aussi.
Oh, je crois que tu seras superbe.
Désolée, Dan. Rita a dit que tu le voulais.
Oui.
VoilĂ . Maintenant...
C'est ce qu'il faut.
- À plus. - Où... Où vas-tu ?
Je vais prendre une bière avec Mikey.
Encore ?
Eh bien, il a des problèmes de couple.
Tu m'emmènes ?
Wesley Crane a dit qu'il m'aidera à réviser
la trigo si je le vois en ville.
Mais tu es punie.
Si c'est pour l'école, elle peut y aller.
OĂą tu le vois ?
Buzzed. Et toi, oĂą vois-tu Mikey ?
Farragut's. Appelle-moi quand tu as fini.
Hmm hmm.
OĂą ĂŞtes-vous ?
Pourriez-vous vous asseoir ici
sur la couverture blanche ?
OK.
Dan, assieds-toi lĂ . Rita, par ici.
Enlevez vos chaussures.
Je crois que Tyler avait raison
sur le coordinateur d'intimité.
On ne peut pas se le permettre,
mais j'ai fait des recherches.
Je veux que cet espace soit sûr.
OK, la première étape est
d'ĂŞtre Ă l'aise en se regardant,
OK ?
Asseyez-vous l'un en face de l'autre.
OK.
Regardez-vous dans les yeux.
Et continuez Ă vous regarder dans les yeux.
OK, c'est la première étape.
Maintenant, on va ĂŞtre Ă l'aise avec le toucher.
Rita, tu vas demander Ă Dan
si tu peux mettre ta main sur son épaule.
Puis-je mettre ma main sur ton épaule ?
Dan, es-tu Ă l'aise ?
Essaie de te détendre un peu.
OK, maintenant, Dan, fais la mĂŞme chose Ă Rita.
Hmm.
Ça va ?
C'est bien, OK, très bien.
Maintenant, rapprochez-vous un peu
et penchez-vous pour que vos fronts se touchent.
Puis-je... Puis-je demander quel est l'intérêt ?
On essaie de créer une atmosphère de confiance
petit à petit, étape par étape,
nous trois d'abord, puis vous deux
car c'est vous deux qui allez le faire.
Faire quoi ?
- S'embrasser. - Tomber amoureux.
Je suis marié.
Tant mieux pour toi.
Ce n'est pas réel.
Ok, penchez-vous.
OK, sentez la respiration de l'autre.
OK, maintenant, Dan, ouvre les yeux.
Et tu vas l'embrasser.
Euh...
- OĂą ? - Sur la bouche.
- Connard ! - HĂ© Daisy !
- Oui. - Dis bonjour Ă Maman !
- Il se passe rien ! - Et qui est...
- HĂ© ! - ... lĂ ?
- Hé hé hé ! - Sois prête
Ă devenir virale, pute. - HĂ© !
C'est ta fille ?
Elle est adorable.
Vous saviez qu'il avait des enfants ?
Comment as-tu pu faire ça ?
Excuse-moi.
Oh mon Dieu !
C'est un plan Ă trois ?
C'est pas pour de vrai.
C'est pour une pièce.
Quelle pièce ?
Allez.
Combien de temps avez-vous habité à New York ?
16 ans.
C'est mon âge.
Je vais y aller quand j'aurai 18 ans.
Peut-ĂŞtre.
On est allé à New York quand j'étais en 3ème.
J'ai adoré.
On a vu le Fantôme de l'Opéra.
Les billets coûtent 180 dollars.
J'avais un colocataire qui jouait dedans.
- Vraiment ? - Hmm.
Combien on gagne avec ça ?
Papa, l'argent n'importe pas.
Minimum Ă Broadway, 2000 par semaine.
- Oui, putain. - HĂ© !
Mais 2000, c'est rien lĂ -bas.
Cette ville prend et prend
jusqu'Ă ce que vous soyez rien avec 80 000 de dettes
et deux monologues.
Tu sais ce que j'aime chez toi ?
- Quoi ? - Ton caractère.
- Vraiment ? - Oui.
- Et ta personnalité. - C'est vrai ?
Et tu sais, c'est bien
car la phase ingénue dure environ trois secondes.
- J'aime jouer les bizarres. - Oui.
J'ai auditionné pour "Oklahoma" l'année dernière.
Au début j'étais déçue
car le rôle de Laurey a été donné à Chelsea Nussbaum.
Elle était plus vieille.
Tu dois t'habituer Ă la politique.
Il ne s'agit que de politique.
Oui mais après, j'ai adoré jouer Ado Annie.
C'est le personnage le plus intéressant.
- Oui, elle était super. - Il dit ça.
Tu es super ?
Je te crois.
Quand est la prochaine comédie musicale ?
Oh, euh...
Je n'y vais plus.
- Tu l'as fait arrĂŞter ? - Non.
Non, j'adore la voir sur scène.
OK, je remets ça, une autre bière ?
- Oui. - Du Sprite pour elle.
De l'eau pour moi.
Je parie que c'est une bonne actrice.
Elle est vraiment intense.
Très bien, nous avons ensuite Daisy.
Alors, Daisy, viens sur la scène.
- Tu as mis une chanson ? - Non.
A-t-on une Daisy parmi nous ?
Je te jure, c'était pas moi.
Je crois que c'est une erreur.
La prochaine personne peut y aller.
Allez Daisy, viens ici.
Allez, allez.
Allez tout le monde. On encourage Daisy.
Non, tout le monde veut te voir chanter.
- C'est vrai. - Merci Greg.
C'est parti.
Rentrons.
Tu veux rentrer ?
Allez, Daisy, wou !
- Wou wou ! - Superbe !
- Wou ! - Oui !
Une ingénue, c'est quoi ?
Elle doit pas s'inquiéter de ça.
- Oh oui, au revoir. - On a une star.
- Merci. - Au revoir, Moira.
Greg, on doit faire un duo.
- Au revoir Lucian. - Allons-y.
Ă€ plus tard Jonah.
- Au revoir. - Allez, allons-y.
- J'emmène quelqu'un ? - Daisy.
Daisy, tu étais superbe ce soir.
Oh, arrĂŞte. Je blague, continue.
Je me disais...
Tu ne voudrais pas rejoindre le groupe de théâtre ?
C'est-Ă -dire ?
Elle va à l'école.
- Ok, oui. - Eh bien, je suis renvoyée.
Réfléchis-y, tu peux avoir la partie que tu veux.
Tes amis sont drĂ´les.
Ce ne sont pas vraiment mes amis.
C'est plus des collègues.
Il faut être payé pour que ce soit un travail.
Lanora me demande d'être dans la pièce.
Eh bien, elle a besoin de talents.
Avec toi, il y aura deux talents dans la pièce.
Toi et moi ?
Toi et Rita.
Tu te rappelles quand j'ai joué Rizzo
et Marcus Waldrop a joué Kenickie.
Et on a dû s'embrasser sur la scène ?
Je sais pas pourquoi c'était nécessaire...
- C'était bizarre... - ... au lycée.
... je n'ai jamais vu Marcus comme ça.
Après, dans le spectacle, j'ai commencé à l'aimer
et je me faisais belle pour les répétitions,
mes mains étaient transpirantes.
Quand on s'est embrassé, on se passait un bonbon.
On a essayé de se mettre ensemble après.
Ça n'a pas marché, classique.
Rizzo aimait Kenickie, mais il s'est avéré
que Daisy croit que Marcus est le bon.
C'est censé être faux,
mais les sentiments peuvent être réels parfois.
Et c'est... c'est normal.
C'est mĂŞme drĂ´le parfois.
Tant que tu n'agis pas en conséquence.
Papa.
Je trouve ça super
que tu puisses ressentir tes émotions là -bas.
Je veux pas gâcher ça pour toi.
Eh bien...
... ne disons rien Ă ta maman pour l'instant,
au sujet de notre pièce.
Je vais ĂŞtre super !
Ça va être légendaire.
Je sais déjà quel rôle je veux.
Oh oh.
- Daisy, rentre. - Ça va pas ?
Rentre !
Que s'est-il passé ?
- Enfoiré ! - Hé !
Tu sais qui est venu me voir ce soir ?
Mikey, putain.
- Merde. - J'étais mortifiée.
Laisse-moi t'expliquer.
Tu es en congés obligatoires ? Qui est-elle ?
- Qui ? - La fille avec qui tu sors.
Je... Il n'y a personne.
Oh mon Dieu !
Daisy et moi t'avons vu.
Tu sais, on m'a dit que ça arriverait,
que les couples qui ont vécu ça...
Écoute, chérie.
... ne s'en sortent pas. C'est trop dur.
Je joue dans un groupe de théâtre.
Quoi ?
Je joue dans un groupe de théâtre.
J'allais aux répétitions, euh...
... pour ce spectacle de théâtre de...
Roméo et Juliette.
Non, c'est pas vrai.
C'est vrai, maman.
Je croyais aussi qu'il se fichait de nous.
Mais je l'ai suivi et...
il joue le rôle de Roméo.
Tu es trop vieux.
Pourquoi tu ne m'as pas dit ?
Parce que c'est gĂŞnant.
- Tu aurais dĂ» me dire. - Je sais.
Ça me change les idées.
Récite des passages pour moi.
- Non. - Allez.
Je ne vais pas te juger.
Ne me regarde pas quand je récite.
Vraiment.
Ferme les yeux.
Ferme-les.
Quelle est cette dame
dont s’est enrichie la main de ce cavalier ?
Oh ! C’est d’elle que la flamme
de ces flambeaux doit apprendre Ă briller.
Mon coeur a-t-il aimé jusqu’à ce moment ?
Protestez du contraire, mes yeux, car
jusqu’à cette nuit, je n’avais jamais vu la véritable beauté.
Je ne vais pas le dire... comme ça.
Il ne s’en accorde que mieux avec la Nuit.
Viens, Nuit obligeante.
Très bien, tout le monde accueille Daisy.
Salut.
- Oh Daisy. - Oui.
- Salut. - Daisy jouera...
- Mercutio. - Oh parfait.
- Oh super. - Oui, c'est le... oui.
Oh, il ira bien.
- Élan. - Poils.
Poils d'élan, ba-dah-dah.
- Agneau. - Boeuf.
Boeuf d'agneau, ba-dah-dah.
- Attends. - Très bien.
Qui a quelle balle ?
- Je ne sais pas... - Je n'ai pas de balle.
- Je l'ai passée. - OK.
- Recommençons. - Balle rouge.
Balle rouge, merci.
- École. - Bâtiment.
Bâtiment d'école, ba-dah-dah.
- Jimmy. - Jimmy.
Restons dedans.
- Rita. - Merde.
- Vache. - Merde de vache, ba-dah-dah.
Bonjour.
- Ils sont vieux. - Regarde-moi ces nuls.
- Pardon. - Ils sont si vieux.
Un de plus. Ahhh ! VoilĂ .
Ahhh !
Voilà . C'était bien.
Ok, tout le monde, c'est l'heure.
C'est l'heure.
Soyez bien prĂŞts pour demain pour le spectacle.
Et si vous oubliez votre texte, improvisez.
- En pentamètre iambique. - Ah.
Salut chérie.
Je ne savais pas si je devais venir.
Si, viens, dis bonjour.
- Bonjour. - C'est Jonah et Greg,
Lucian et... voici Moira.
- Je suis Sharon. - Ma maman.
Et Lanora, la directrice.
- Bonjour. - Et Rita.
- Elle joue Juliette. - Bonjour.
- Enchantée. - De même.
J'ai hâte de voir le spectacle.
Il aura bien lieu.
OĂą aura lieu le spectacle ?
- Ici. - Vraiment ?
- C'est personnel. - Ça craint.
- HĂ© ! - HĂ© !
- C'est trop petit. - Hmm.
Il fait super chaud et les toilettes sont nazes.
- Oh non. - ArrĂŞte, arrĂŞte.
OK, OK.
Il nous faut une scène.
On a essayé plusieurs endroits.
- On a essayé le parc. - Il y avait une tornade.
- Hmm. - On a essayé une église.
Elle s'est embrouillée avec un prêtre.
- Ah. - C'est vrai.
Je connais peut-ĂŞtre un endroit.
Ce serait parfait, n'est-ce pas ?
Wou !
Je ne mets pas la pression, il n'y a rien de spécial.
Oh, c'est magnifique. C'est juste magnifique.
C'est combien ?
- C'est gratuit. - Wou !
- C'est gratuit. - Quand en aurez-vous besoin ?
Euh, euh, la répétition générale est jeudi, spectacle vendredi.
- Vendredi prochain ? - Un seul soir.
- Grosse journée. - C'est incroyable.
Ça ira bien.
Non, ne le mords pas.
Je l'embrassais.
Tu as un lot. Que veux-tu ?
Oh oh, le panda. Combien il coûte ?
- 20 dollars. - Vide tes poches.
- Oui, je suis sûre. - Tiens.
J'ai vidé mes poches trois fois.
- Oh, tiens. - VoilĂ .
- Un panda, s'il vous plaît. - Un panda, s'il vous plaît.
- VoilĂ . - Oui !
- Pour mon épouse. - Oh !
Hmm.
Oh !
- Chérie, qu'est-ce qu'il y a ? - Ça va ?
Daisy, attends.
Daisy, chérie, chérie.
- Chérie. - Où sont mes clés ?
Je reviens tout de suite. Je reviens.
Mr Mueller.
Désolée, le gars là -bas vous cherchait.
Comment allez-vous ? Comment va Daisy ?
Elle ne va pas bien.
OĂą sont tes parents ?
Je leur ai dit que j'allais aux toilettes.
- Je dois y aller. - Puis-je...
Euh...
Je ne sais vraiment pas quoi dire.
On n'est pas censé se parler.
Je sais.
Je suis vraiment désolée.
Et je sais que c'est la chose la plus idiote Ă dire.
Est-ce que vous avez reçu mes lettres ?
Tu peux pas nous contacter.
Je sais que vous me détestez.
Je me déteste aussi.
Je vais me détester pour le restant de mes jours.
- Christine. - Je voulais pas me réveiller.
Je peux m'excuser auprès de Mme Mueller ?
Non, ce n'est pas une bonne idée.
Pouvez-vous donner ça à Daisy de ma part ?
Merci.
OK.
- Tu l'as ? - Oui, je l'ai.
- Magnifique. - Je l'ai.
- Va jusqu'en bas. - Jusqu'en bas ? OK.
Oui, ça se déplace un peu plus vite comme ça.
Hmm, peut-être comme ça.
Il y a une section.
Un, deux, trois.
- Ah. - On bat des bras.
Quand on bat des bras, on ouvre nos poumons.
On va ouvrir nos poumons.
- Un, deux. - Euh, balle rouge.
Balle rouge pour toi.
- Cool, oui. - Balle rouge.
- Oh. - Merci.
Balle rouge.
- Oui. - Oh oui.
- C'est bien. - Oh, oui.
Oui, c'est mieux.
Oh !
Elle est froide !
Son sang est arrêté
et ses membres sont raides.
La vie a depuis longtemps déserté ses lèvres.
La mort l'a recouverte comme un gel précoce
sur la fleur des champs la plus suave.
Ă” mon enfant, Ă´ mon enfant.
Non ! Toute mon âme !
Quoi, tu es morte !
Mon enfant est morte.
- Tu tiens bien ? - Oui.
Et, avec mon enfant, sont ensevelies toutes mes joies !
Ă” mon amour ! Ma vie !
Plus fort.
Euh, désolé, désolé.
Oublie le texte. Invente quelque chose.
- Euh... - Ça va ?
Désolé, désolé.
As-tu une crise de panique ?
Il lui faut de la glace.
Euh, je ne... Je ne comprends pas.
- Quoi ? La langue ? - Rappelle-toi de tes indices.
- On ferme. - Cinq minutes, s'il vous plaît.
Vous allez payer ?
On en parlera après. Finissez la scène.
Tu es presque mort. Tu y es presque.
Lanora, on doit faire une pause.
Je plaisante pas, je vais vous enfermer ici.
- Putain ? - OK, OK.
On a cinq minutes. Je lui ai donné 10 dollars.
Écoute, Daisy, ça ne te concerne pas.
- Putain. - Je ne veux pas parler.
Putain, quand ça va mal, tu te fâches ou tu te casses.
C'est une mauvaise habitude.
Daisy.
On sait que c'est douloureux pour toi, Dan.
Daisy, j'imagine que c'est dur aussi.
Tu leur as dit ?
Je ne ferais jamais une chose pareille.
C'est le problème. Tu penses toujours qu'à toi.
- Et que devrais-je faire ? - Penser Ă lui.
Ça va pas marcher si tu le juges.
Tu peux pas encore t'inquiéter de la fin.
N'anticipe pas. Concentre-toi sur l'amour.
- C'est dangereux d'idéaliser. - Je n'idéalise pas.
Je n'approuve pas ce qu'ils ont fait.
Tu dis pas que c'est bien, ce qu'ils ont fait.
Tu peux penser Ă ce qu'il ressentait cinq minutes ?
Il... Il se sentait piégé et... et seul.
Comment tu sais ça ?
Je pense Ă lui tout le temps.
Papa, tu es "lui" pendant quelques heures.
OK, commence par penser...
"Je ne me suiciderai jamais sauf si..."
Et après, tu imagines.
Mais en faisant ça, il ne la retrouve pas.
Je.
Je ne la retrouve pas.
C'est fini.
- Allez, allons-y. - OK, OK.
On va ĂŞtre en retard. On est toujours en retard.
- On est toujours en retard. - OK.
- Allez, allez. - OK, OK.
- Tu vas te raser ? - Merde, OK.
Je vais me raser maintenant.
Non, écoute, on n'a pas le temps.
- Pas le temps. - Pourquoi tu as dit ça ?
Quoi ?
Tu as quelque chose sur la figure.
C'est l'heure.
Les voilĂ .
Euh, Mr Mueller, je m'appelle Joan Spencer
et je représente les Hawthornes
dans le procès sur la faute ayant entraîné la mort
que vous et Mme Mueller avez intenté contre eux.
Je vais vous poser des questions aujourd'hui
concernant votre fils, Brian Mueller,
et sur sa mort le 25 mai l'année dernière.
Pouvez-vous décrire Brian
avant qu'il ne rencontre Mlle Howthorne ?
Que... Que voulez-vous dire ?
Vous voyez, comment il était ?
Était-il extraverti ou introverti,
euh, populaire, intelligent ?
Il était intelligent, timide,
très sympa.
Était-il sensible ?
Sensible, c'est-Ă -dire ?
Est-ce que des choses l'affectaient facilement ?
- Il avait des sentiments. - C'est-Ă -dire ?
Euh...
Je suis de la vieille école.
Je... Je ne comprends pas les thérapies
et les... les discussions et les...
Oh, oralement s'il vous plaît.
Je ne sais pas ce que c'est, normal.
Euh, vous savez, mes deux enfants en rajoutent.
Ça ne vient pas de moi.
Diriez-vous qu'il était déprimé ?
Pas comme si...
Pas toujours.
Vous n'aviez rien remarqué ?
Seulement Ă la fin de sa vie.
Pourriez-vous nous parler de Brian
après sa rencontre avec Mlle Hawthorne ?
- Il était très obsédé par elle. - De façon malsaine ?
Encore une fois, je ne sais pas ce que...
J'ai demandé la main de Sharon après notre premier rendez-vous.
Maintenant, ça me paraît fou.
Il avait l'air heureux.
OK, et quand cela a-t-il changé ?
Euh, la famille de Christine déménageait dans l'Arizona
et Christine ne voulait pas y aller Ă cause de Brian.
Mais elle n'avait pas le choix.
Brian nous a dit qu'il voulait aller avec elle
et finir le lycée là -bas avec elle.
On ne l'a... Je ne l'ai pas autorisé.
Il n'avait pas 18 ans. C'était encore un gamin.
On s'est fâché fort plusieurs fois.
On lui a dit qu'il ne pouvait plus la voir.
Il a essayé de s'enfuir
et on lui a retiré son téléphone.
On a caché les clés de la voiture, les cartes de crédit.
Était-il violent ?
Il m'a poussé une fois en essayant de sortir,
mais il est... il est tout mince.
C'était pas... C'était pas des vraies bagarres.
Mr Mueller, pouvez-vous nous expliquer
ce qui s'est passé la nuit du 25 mai ?
Euh...
Euh...
C'était le soir du spectacle "Oklahoma" de Daisy.
Elle était super dedans.
Et Brian jouait du hautbois dans l'orchestre.
Et on est tous allé à Friday's après.
Euh, Brian était silencieux.
On est rentré à la maison.
Sharon et Daisy se sont couchées.
Je suis allé éteindre la lumière du porche.
J'ai vu Brian assis sur le trampoline dans le jardin.
comme quand il faisait quand...
... quand il était petit.
Euh...
Quand je lui ai demandé s'il rentrait,
il a dit "dans un instant".
Le lendemain, je me suis levé tôt pour aller travailler
et j'ai vu deux...
J'ai pensé qu'il y avait des animaux qui dormaient
allongés sur le trampoline.
C'était Brian et... euh...
- Oralement, s'il vous plaît. - Christine.
Ils avaient des flacons
de médicaments vides autour d'eux,
du Klonopin, du Xanax.
Ça appartenait à sa mère, je suppose, Mme Hawthorne.
J'ai appelé une ambulance.
J'ai fait un massage cardiaque jusqu'Ă ce qu'ils arrivent.
Christine s'est réveillée.
Je suis désolée d'entendre ça.
Et vous accusez Mlle Hawthorne d'avoir fourni les médicaments
et Mr et Mme Hawthorne
de ne pas les avoir gardés en sécurité ?
Je crois que comme Christine avait accès
à ces substances, c'était plus facile.
Je ne crois pas qu'ils l'auraient fait sans ça.
Peut-être que si. On ne peut pas en être sûr.
J'ai du mal Ă comprendre ce qu'ils ont fait.
J'essaie de comprendre...
Ă quel point vous vous sentiez mal
pour... pour faire une chose pareille.
Je sais que ce n'est pas facile et si ça avait été différent,
on aurait les rĂ´les inverses.
Je suis fâché contre toi, et toi, et lui,
et contre moi-mĂŞme.
J'ai le coeur brisé.
Je m'en fiche que tu te sois réveillée.
J'aurais aimé qu'il se réveille aussi.
C'est pas ta faute.
Sharon, attends.
Pourquoi tu nous as fait faire ça, tout ce temps,
tout ce drame, cet argent que nous n'avons pas ?
Non ! Tu crois pas que je veux partir
Ă chaque fois que c'est la merde, et crier ?
Je suis fatiguée.
Je maintiens cette famille sur un fil.
Je veux... faire mon deuil.
Je n'ai pas eu l'occasion de le faire.
C'est pas juste que tu sois le héros
alors que tu n'as rien fait.
Papa, viens dans la voiture.
- Deux ? - Tommy Grant.
Tommy, Tommy. Ah, te voilĂ .
Voilà , bien. On reste toute la soirée.
- OK. - Toute la soirée, OK ?
Qui ont tous ces gens ?
La classe de littérature de Mme Nolan.
Je lui ai demandé de donner des points à ceux qui viennent.
Comment ça va ? Ces fleurs sont magnifiques.
- C'est pour Daisy. - Oh, c'est sympa.
Où êtes-vous allés manger ?
Oh, mon Dieu.
- OK. - Ah.
Alors, on sait tous ce qu'on a Ă faire,
donc je ne vais pas me répéter.
Projetez-vous, jusqu'au fond de la salle,
et si un truc va mal...
- Ça va arriver. - ... aidez-vous.
OK.
- Allez. - Allez.
Qu'est-ce qu'on dit ?
Ne merdez pas.
- Ne merdez pas ! - Ne merdez pas !
- Bonne chance. - On dit pas "Bonne chance".
On dit : "Merde".
Merde !
Chut, chut, chut.
Deux puissantes maisons, d’égale dignité
Dans la belle Vérone où se joue notre scène
Font revivre une guerre oĂą une ancienne haine
Souille à nouveau de sang les mains de la cité.
De ces deux ennemis aux fatales entrailles
Sont nés deux amoureux, deux étoiles filantes
Dont l’atroce destin menant aux funérailles
Va sceller au tombeau toutes les mésententes.
Est-ce vers nous que vous mordez votre pouce, monsieur ?
Je mords mon pouce, monsieur.
Est-ce vers nous que vous mordez votre pouce ?
Cherchez-vous une querelle ?
Dégainez, si vous êtes hommes !
Recule, Daisy.
Séparez-vous, imbéciles ! Rengainez vos épées.
Vous ne savez pas ce que vous faites.
Oh, où est Roméo ?
L'avez-vous vu aujourd'hui ?
Le plus dur, c'est la première phrase, hein ?
Après, c'est facile.
- Bonjour, mon cousin. - Le jour est-il donc si jeune ?
Neuf heures viennent de sonner.
Oh, que...
Que les heures tristes semblent longues !
Wou wou, Danny !
Si d’une main trop indigne
j’ai profané la sainteté de l’autel,
voici la douce expiation de ma faute.
Mes lèvres, pèlerins rougissants,
sont prĂŞtes Ă adoucir par un tendre baiser
la rude impression de ma main.
Roméo.
Ô Roméo,
Où es-tu Roméo ?
Mais doucement !
Quelle lumière jaillit par cette fenêtre ?
Voilà l’Orient, et Juliette est le soleil !
Je suis trop audacieux. Ahhh !
Dan, ça va mon gars ?
Je vais bien.
Vous avez entendu les applaudissements ?
J'adore !
Oh, Dan, tu étais sublime !
Toi aussi avec ce combat d'épée.
- Ne respire pas. - Je ne respire pas.
- Je vais ĂŞtre en retard. - C'est presque fini.
Et Jonah, ton Capulet.
J'ai improvisé. Ça s'est vu ?
- Oui. - OK, c'est bien.
- C'est bon. Allons-y. - Allons-y.
- J'ai adoré ta partie. - Merci.
Mieux que Broadway.
Cavaliers, bonsoir. Un mot avec un de vous.
Que cela fasse un mot et un coup.
VoilĂ mon archet.
Roméo, tu es le méchant.
Je proteste que je ne t’ai jamais offensé,
et que je t’aime plus que tu ne saurais le penser.
Oh ! Lâche sang-froid ! Déshonorante soumission !
Cher Mercutio, remets ton épée.
Ah ! Ohh !
Je suis blessé.
Prends ton courage, ami,
ta blessure ne peut ĂŞtre grave.
Malédiction sur les deux maisons !
Je suis le jouet de la fortune.
- Ça va ? - Oui, et toi ?
Continuons Ă assurer !
Arrête, ma fille, j’entrevois une sorte d’espérance.
Allez, Dan.
Oh mon amour.
La mort, qui a sucé
le miel de ton haleine...
n'a point eu encore de pouvoir sur ta beauté.
Pourquoi es-tu si pâle ?
Ici, ici, je vais rester.
Ici, je veux établir mon éternel repos.
Mes yeux, regardez pour la dernière fois.
Mes bras, pressez-la pour la dernière fois.
Et vous, mes lèvres, portes de la respiration,
scellez d'un baiser...
Voici que je bois Ă mes amours.
Roméo ?
Qu'est-ce que cela ?
C'est le poison qui a terminé sa vie avant le temps.
Avoir tout bu, sans m’en laisser une seule goutte !
Oh ! Bienheureux poignard,
voici ton fourreau.
Tu peux t'y rouiller, laisse-moi mourir.
Ce matin apporte une paix obscure.
Triste, le soleil ne se montre pas.
Certains seront pardonnés et certains punis.
Il n'y eut pas d'histoire plus malheureuse...
que celle de Juliette
et de son Roméo.
- Bonjour. - C'était génial.
Merci.
Dan, c'était super.
Purée, mon gars, tu m'as fait pleurer.
Félicitations.
Maman.
- Tu étais super. - C'est vrai ?
Plus de pièces où tu meurs.
Je ne suis même pas fatiguée.
Au revoir, au revoir.
Dan.
La prochaine fois, on fera une comédie.
Allez, allez, hé, hé, on est à la maison.
Allez.
Allez, allez.
Papa.
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