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- Cela étant dit, on est ici pour juger un concours de rock.
Moi, j'ai mis un 14.
- Moi, j'ai pas encore noté. - Moi non plus.
- Moi, je suis Ă 11.
- Toutes ces franges, ça les met pas
dans une situation de gĂŞne, d'encombrement ?
- La frange a un rĂ´le dans le mouvement
qui peut accentuer les syncopes, comme tu dis,
ou les minimiser.
- Ça les empêchait un peu.
- Parfois, ça bouge, mais ils bougent pas tant que ça.
Le mouvement des franges emplit, donc il peut y avoir de la triche.
- Ils ont fait preuve d'une grande intelligence.
Le twist, c'est une musique à franges, et ils ont eu…
- Non. Les franges, c'est pour la country.
LĂ , je me croyais Ă Los Angeles.
- Pour moi, le twist, c'est une musique Ă franges.
- Ça manquait de variations.
- Si tu twistes, tu franges.
Quand tu twistes, tu franges.
- Charlotte a évoqué… - La langue est anglaise,
mais c'est américain.
- Ils vous ont présenté…
- On les met hors concours. - Non.
- Si. - Attends.
- C'est dégueulasse.
- Les Américains ont inventé le rock. - Ne t'énerve pas.
- Nous, on dit "le roc".
- C'est intéressant. - Non, c'est pas intéressant.
Le vrai rock, les mecs arrivent et te renversent les tables.
- Pour Laurence et Thierry, le boitilement de Laurence,
je l'ai trouvé gênant, puis j'ai pensé qu'elle mimait qu'elle est handicapée.
- Ah oui, c'est elle qui boitait.
- Toi, ça t'a plu ? - Ça m'a bouleversé.
Ça fait partie de la beauté de ce concours.
D'un coup, quelqu'un arrive et…
- Éclate un peu les standards.
- On fait de la discrimination positive ?
- Il veut pas savoir. - C'est-Ă -dire ?
- Sous prétexte qu'elle est handicapée, on va lui mettre une bonne note ?
- C'est pas dans ce sens.
- C'est pas ça qu'il raconte, Fred.
- Le fond, c'est ça. - Non.
- Mais est-ce que c'est pas nous qui boitons et elle qui marche ?
- C'est pas con.
- C'est ce que je me dis. - On pourrait peut-ĂŞtre regarder
s'il y a des caméras de surveillance,
pour voir s'ils se sont garés sur une place handicapés.
LĂ , on saurait.
- Oui, ça nous donnerait la réponse.
- Mais c'est pas… - Moi, je m'en fous pas.
- Mais il faut s'en foutre. - Si c'est une personne handicapée…
- Non, c'est pas une handicapée. - Si elle boite, il faut savoir.
- Tu les mets dans des cases.
Tu veux voir des handicapés, des Américains, des Corses…
LĂ , c'est de la danse.
On distribue pas des allocations.
- Pourquoi les handicapés ont des places ?
Ils ont des places qui leur sont réservées. C'est pas universel.
- On est pas tous pareils. - Attendez.
- Les handicapés, ils ont des places réservées dans les parkings
et dans les concours. - C'est un autre sujet.
- On leur fait une place spéciale. Non !
- Tu dis que la France est un pays d'assistés.
On va pas régler le problème ici.
- Les Jeux paralympiques, c'est pour les handicapés.
- Il y a handicap et handicap.
- Thierry….. - Elle doit dire qu'elle est handicapée.
- Elle dit : "Je suis lesbienne, handicapée et Mmacroniste ?"
- Je pose la question :
"Si elle serait mongolienne ?" - SI ELLE ÉTAIT.
- Si elle était mongolienne ? - Eh ben ?
- Où est le problème ?
Elle Ă le droit de danser le rock, la mongolienne.
C'est pas possible !
- Après, moi, j'ai fait des ateliers en IME, IMP.
C'est dur de diriger, de danser avec les trisomiques.
- Ils jouent du piano, ils chantent.
- Mais mal.
- Alors voilà , jugeons. Qu'est-ce que vous en avez pensé ?
Vous avez été émus ? Vous avez aimé ?
Comme les autres. Oh là là …
- Moi, je note pas. - Moi, je mets 18. Allez !
- Je note pas les handicapés. - Voilà .
- Etje suis pas contre les handicapés. - C'est ça…
- T'es pas pour non plus.
- On a le droit. - Je suis pas pour…
- S'ils restent chez eux.
- Alors inventons des jeux para-rock. Faisons un concours para-rock.
- Mais elle était pas en fauteuil ! Elle dansait pas en fauteuil.
I nous fait un pataquès.
Ils ont dansé. Vous avez aimé ou pas ? Point barre.
- C'est un concours de rock, pas para-rock.
- J'ai vu quelqu'un qui avait un courage énorme
d'être devant nous en ayant, à mon avis, un problème de hanche.
Elle est avec un pilier extraordinaire qui est son compagnon, son conducteur,
qui l'aide à surpasser ça.
Mais quel courage ! Quel courage !
C'est son courage d'ĂŞtre devant nous, devant les autres,
et d'ĂŞtre avec les autres qui n'ont pas de handicap.
C'est ça qui est magique ! C'est ça qu'on aime voir !
Mais on est toujours empêché par des regards comme le tien !
Pourquoi on doit toujours lutter
contre des regards qui nous empĂŞchent de vivre ?
De vivre !
On en est encore lĂ !
On en est encore lĂ en 2020, quoi !
- Une toute petite chose avant qu'on y aille.
Faites de la diversité dans les choix.
- C'est-Ă -dire ?
- Pour le sponsor, il y a un couple de seniors.
Choisissez-le si c'est possible.
Musique rock
Merci Ă tous.
- C'est un truc… - Je dois rejoindre mes parents.
- C'est pas vrai ?
- Ben oui. C'est pour un concours de danse, Ă Sens.
- Un concours de danse ?
- C'est un truc de retraités à la con, genre rock'n'roll, Madison.
- C'est trop bien. Un concours !
- Trop bien… C'est pathétique.
Des vieux qui dansent, c'est pire que voir ta mère faire un striptease.
- Danser, faire des concours, être à fond, je trouve ça plaisant.
- C'est une génération
qui refusait d'ĂŞtre des parents et de s'occuper de nous,
et maintenant, on doit s'en occuper.
Pendant les années 70, ils ont fait des partouzes toute la journée,
et maintenant, il faut leur payer des retraites,
et ils se foutent de ce qu'on devient.
Quand t'as été élevé sur du Michel Fugain
Ă jouer du pipeau et Ă avoir des pattes d'ef..
- T'es dur !
- C'est quand même une génération complètement égoiïste.
Regarde les chanteurs de merde qu'on s'est tapé.
Ça te forge. Tu sais qu'on va rentrer dans une période de crise.
- Je réfléchis pas comme ça.
- De façon biologique, vous donnez la vie,
donc vous pouvez pas tendre vers la morbidité.
- Ah oui…
- Alors que nous, les hommes, on est plutôt vers l'extérieur,
c'est-Ă -dire aller chasser, travailler.
On est dans un principe de réalité, on connaît les dangers.
On a un bon sens de l'orientation.
Vous, à l'origine, vous restiez à l'intérieur des grottes.
C'est resté génétiquement.
C'est pour ça que vous vous perdez en bagnole.
Nous, on est restés…
Il y a pas beaucoup de différences
entre un homme préhistorique et un homme moderne.
- Elles sont bizarres tes mains, comme des mains de nain.
- Comment ça ?
- Petites, trapues et poilues.
Regarde, mĂŞme taille. Pourtant, tu es un homme.
J'aime bien ton gabarit.
Normalement… J'ai pas non plus une sexualité de fou.
Mais je couche souvent avec des hommes grands, forts.
Et toi, c'est comme si…
- Par contre…
- Pas un enfant, mais t'as un côté un peu féminin, avec tes petits os.
- Ça m'empêche pas d'être masculin.
- Je dis pas l'inverse.
Mais t'es malléable. J'ai l'impression que je pourrais te lancer.
- Je pense que t'aurais du mal.
- Mais t'es léger.
- J'ai des photos, si tu veux. Je peux te montrer.
- Ça, on dirait…
- Par contre, fais gaffe.
- Un déguisement !
- C'est quand mĂŞme 350 euros.
Je connais les femmes avec les robes.
- Il est beau, le tissu.
- C'est classique. C'est du noir.
- Coupable.
Ça me va bien ?
- Ça va vraiment l'abîmer. Si tu peux la remettre…
Ce serait super.
Non, déconne pas. Si je plaide…
- Tu ytiens comme la prunelle de tes yeux.
- C'est mon instrument de travail.
- Les 3 qualifiés pour la grande finale sont…
Cécile et Yvan Dro, numéro 5.
Marion et Léo, numéro 14.
Et peut-ĂŞtre, certains penseront que c'est une demi surprise,
qualification pour la finale de Laurence et Olivier, numéro 8.
- Mais je le crois pas ! C'est génial.
- T'as vu ça ? - Oui.
- L'as vu ça ?
- On les a eus ! On les a eus !
- Merci d'ĂŞtre venus pour cet entretien.
C'est pas forcément un entretien facile.
L'analyse de votre situation nous appelle Ă pas mal de questions.
Il faut trouver des solutions dans le cadre de cet entretien.
Je vais vous le dire rapidement, mais je pense que là …
Votre compte est à découvert au-delà de son autorisation.
Moins 2800 euros.
Ça commence à être significatif.
Dans quelques jours, vous avez les échéances de vos 3 prêts.
Vous avez 78000 euros de prĂŞts,
et il y a 1800 euros d'échéances chaque mois.
Et votre retraite est Ă un peu plus de 2000 euros.
- Il va falloir
faire très précisément le point
sur vos revenus, vos charges et le moyen de réduire ces charges.
LĂ Ă , votre situation est quand mĂŞme assez compromise.
- Vous avez de la famille qui pourrait vous aider ?
- Pas tant que ça. - Nos enfants.
- Ils peuvent pas vous aider ?
- Non, non. - Il n'en est pas question.
- On les laisse en dehors. On va pas les embĂŞter.
- Ils ont leurs propres problèmes.
Il n'en est pas question.
- Qu'est-ce que vous avez comme patrimoine ?
- Je vous l'ai dit.
- Notre maison, la voiture. - VoilĂ .
- Très bien. On l'a, la solution.
- Quoi ? - Votre maison.
- On a toujours habité là . On va pas déménager.
C'est pas possible.
- Vous pouvez la mettre en vente ou en location ?
- Pas question. - On voudrait la léguer à nos enfants.
- Là , vous leur léguez des dettes, pas une maison.
- On s'est dit qu'on avait peut-ĂŞtre une solution.
Ma femme et moi, on est passionnés de danse de rock.
Et on a un concours de rock. - On a été qualifiés.
- On est qualifiés, donc on est en finale.
Et au bout de la finale, si on arrive premiers,
on toucherait un SUV
qui est d'une valeur que j'ai estimée entre 25 et 30000 euros.
- C'est déjà bien.
- Je reformule pour être sûr de comprendre.
La solution que vous nous proposez,
c'est de participer à un concours régional de rock.
- VoilĂ .
- De potentiellement l'emporter et de gagner un véhicule
que vous revendriez pour rembourser la moitié de votre dette.
- Exact.
- C'est ça.
- D'accord. - C'est très hypothétique.
- Non, on est bien placés. On a de grandes chances de gagner.
- Je vais insister sur la maison.
Ça a 2 façons de se passer, en réalité.
Soit vous mettez la maison en vente et elle part dans de bonnes conditions,
soit, vu votre situation, on obtient une hypothèque judiciaire,
on fait exécuter la décision de justice et on procède à la saisie,
et elle se vendra beaucoup moins cher.
Donc.….
- Samedi, j'en saurai plus, et samedi, on aura la solution.
Une partie de la solution.
- Il faut éviter de rentrer
dans une spirale qui soit terrible pour vous.
Les choix importants et critiques doivent ĂŞtre faits maintenant.
Et samedi,
c'est le maximum qu'on puisse faire.
- Je reste optimiste.
- On vous laisse 5 jours, alors.
*- J'appelle aussi à une responsabilité d'une France universelle
*qui place la raison au-dessus des passions.
*- Nombreux sont ceux qui sont contre votre réforme des retraites.
*Ils sont cheminots, enseignants, contrôleurs aériens,
*avocats, étudiants, magistrats, chauffeurs routiers.
*Ils n'ont pas les mĂŞmes statuts, pas les mĂŞmes retraites,
*et ils sont tous contre la réforme des retraites.
*Qu'avez-vous Ă leur dire ?
*Qu'ils ont tort ? Qu'ils n'ont pas compris ?
*Qu'ils sont trop négatifs ? Pleurnichards ?
- Ah le ministre !
Comment il va ?
Ça fait tellement longtemps.
Hein ? Toujours aussi beau.
- Ettoi, ça va ? - Ça va.
Alexandre et Norma.
Voilà , mon ministre préféré.
C'est classe, ça.
- T'as pris de l'ampleur, toi.
- Salaud, va !
Regarde-moi-le, il est sportif.
- Allez !
- Que se passe-t-il ? - Donc….
J'ai reçu un petit courrier
d'une petite salope de journaliste. Pardonnez-moi,
mademoiselle.
Ce serait un homme, ce serait pareil.
Cette petite salope m'envoie un questionnaire
pour me demander si j'ai de l'argent à l'étranger.
- Et ? Vrai ? Faux ?
- Vrai. - Vrai…
- Trouve-moi une solution, Thierry.
- Combien ? - Ça ne doit pas sortir.
On est d'accord ? Cet article ne doit pas sortir.
- Combien à l'étranger ?
- Une centaine de milliers d'euros. - Ah.
- 200 ? 300 ? Tu dois nous le dire.
- Je ne sais plus. C'est de l'ordre de 300.
J'ai volé personne, j'ai arnaqué personne.
On va pas condamner un ministre. - T'es ministre de l'Économie.
- Oui, c'est l'ironie du sort. Mais ça suffit.
On arrête tout. - T'es pas pédé, toi ?
T'es… - C'est quoi, ça ?
- Par exemple,
j'apprendrais que t'as frappé Mathilde, par exemple,
Ă Dieu ne plaise,
mais ça, on s'en tire.
- Quel rapport
entre cette journaliste et…
- Tout ce qui peut te nuire nous intéresse.
Quel que soit le domaine. On en est lĂ .
- J'ai ren Ă me reprocher.
C'est de l'argent que j'ai placé il y a longtemps.
J'ai arnaqué personne.
Depuis 25 ans, je suis au service de la France.
Depuis 25 ans.
Corps et âme.
C'est pas des mots, c'est la vérité.
On va pas me reprocher d'avoir 100000 euros…
- Ministre de l'Économie, affaire d'argent, compte à l'étranger,
connexion, paf !
Tu exploses.
Donc il faut d'abord qu'on…
Hein ? On va s'employer un peu à …..
- À quoi ?
- Il faut ĂŞtre calme. Pas de mouvements d'argent.
On n'appelle pas son banquier. Pas du tout.
Ă€ Mathilde, tu ne dis rien.
Tout très cool. Tu te fais un bon resto, tu pars 2 jours.
- Non, non, non… - Sois frivole.
Tu fous rien. Tu glandes. MĂŞme en tant que ministre.
- Tu vas pas me dire quoi faire, organiser ma vie.
- Si, je vais te le dire. - D'accord.
- Tu vas à BFM là , si je te vois tendu comme ça,
le mec a un truc Ă se reprocher. - On n'est pas sur un plateau.
Trouve-moi une solution.
- Stéphane, je la trouve, ta solution. - C'est ce que je veux entendre.
- Je te le dis !
- Ah Mais tout va bien. Regarde-moi dans les yeux.
- Mais oui. - On va le faire ?
- Bien sûr. Tu sais comme je t'aime.
- C'est ce que je veux entendre.
- Mais il est infernal.
- C'est ce que je veux entendre, Thierry.
*"Ave Maria”
- Et alors… Je trouve plus ma scie sauteuse.
Je plaisante. C'est la 1re fois, je sais.
Vous n'allez pas avoir mal.
On ne fait pas d'auscultation au spéculum
pour les jeunes filles qui n'ont pas eu de rapports.
Je vais juste regarder si tout se présente bien.
Ça a l'air très, très bien. C'est très joli.
Vous avez quel âge ?
- 16 ans.
- C'est encore très joli, à 16 ans. C'est tout rose.
Pas de mauvaises odeurs ?
- Non. - Ça sent pas la crevette ?
Si vous…
Non.
Des pertes ?
- Oui, parfois. - Vous retrouvez
comme du chewing-gum blanchâtre dans la culotte ?
- Ouais. - Et ça colle, comme ça.
C'est rien.
Tout a l'air de bien fonctionner.
Vous connaissez l'appareil ? Vous avez déjà regardé, vous-même ?
- Non. - Vous vous êtes jamais penchée
devant un miroir ? - Non.
- Regardez ce que je vais vous faire.
Il n'y a pas de raison que seuls les garçons voient ça.
C'est beau, hein ?
- Ouais…
- Ah si, c'est beau. Ça reste pas comme ça longtemps.
Vous avez les 2 lèvres sur les côtés.
Elles sont parfaitement égales chez vous dû à la jeunesse.
Après, il y a toujours une des 2 lèvres qui part en vieux steak,
un peu grisâtre.
Profitez-en. Je vous assure que ça dure pas.
C'est cette partie-lĂ , le clitoris. - Oui.
- L! faut le stimuler pour produire de la cyprine,
pour que le rapport soit fluide,
pour que ça coulisse bien.
Je dis toujours :
"On part Ă la chasse aux escargots avant d'enfourner la quenelle.
"Et on ne coupe pas le persil
"avant que les escargots aient bavé."
Il faut que ce soit baveux avant la pénétration.
- OK.
- D'accord ? - Oui.
- Vous aviez des appréhensions par rapport à un rapport éventuel ?
- Qui.
J'ai un peu peur et…
Je sais pas trop comment ça va se passer.
Je vais avoir mal ?
- Oui. Une première fois est toujours douloureuse,
désagréable, pleine de malentendus,
extrêmement décevante.
- VoilĂ . - OK.
- Et pour les préliminaires,
le garçon, comment je fais pour le…
pour le toucher ?
- Y a pas 36 façons d'attraper
un pénis.
Assez vite, assez naturellement,
il y a un phénomène de pince, comme ça, avec les doigts.
Vous verrez qu'en fait…
Ce serait idiot de faire ça.
Vous verrez que ça coulisse.
Mais vous inquiétez pas trop.
Ça va se passer naturellement.
Excusez-moi, j'ai le gratin dauphinois de ce midi qui me ballonne.
Ça me fait des reflux.
Ça va passer. D'autres questions ?
- Euh.… oui.
Je me demandais, qu'est-ce que je fais
si le préservatif, il reste à l'intérieur,
une fois qu'on a terminé ?
- Ça peut arriver. C'est quand même assez rare.
Mais ça n'a aucun caractère de gravité.
- Ça va ? - Oui, ça va.
Ça va passer. lls ont dû bourrer ça d'oignons.
Et je supporte pas les oignons.
Dans ces cas-là , le préservatif va redescendre tout seul.
Le lendemain, Ă un moment quelconque,
vous vous direz : "J'ai une souris dans la culotte ?"
C'est le préservatif qui est retombé.
Aucune gravité.
- OK.
Bon, ben…
- C'est tout ce que vous vouliez comme précisions ?
- Je pense.
- Alors c'est qui, ce garçon ?
- Euh… Il est un peu plus âgé que moi.
Il est plus au lycée.
On se croise de temps en temps.
Moi, je le trouve trop beau.
Et j'ai vraiment envie de lui,
mais je sais pas du tout si c'est réciproque.
- C'est ça, le piment de l'affaire.
Vous verrez. - Qui.
- Vous verrez ça.
Dans quel contexte vous allez vous revoir ?
- Il y a une soirée ce week-end, donc…
Normalement, il doit venir.
- Il y aura de l'alcool ? - Ben oui.
- Ce sera réciproque, alors.
- On peut le confier éventuellement à …
- Messieurs dames.
- Bonjour.
- Je sors du cabinet
du PM. Il faut mettre 22 milliards sur la table.
- Oh! - Nous avons 2 mois.
Il y aura des ordonnances.
D'ici un mois, il nous faut un projet qui tienne la route.
On peut taper sur tout ce qui bouge, mais la solidarité avant tout.
On ne veut pas diviser
les Français.
On veut, bien sûr, un pays uni.
- Bien. - Je vous écoute.
- Nous voulons tous un pays uni.
Bon.
- Tu peux augmenter les frais de scolarité
dans le supérieur. Tu peux faire entre 3 et 5 milliards.
En multipliant par 2, ça chiffre très vite.
C'est pas très populaire, c'est sûr.
- Oublions le populaire pour l'instant. Lançons les idées.
- Les étudiants, c'est pas non plus
des électeurs très importants. - Augmentons
la scolarité des étrangers.
- Ce serait quelque chose comme : "Tes études
"sont gratuites, si tu les réussis." - Pas mal.
- Ou tu rembourses. - Tu rembourses ta bourse.
- Ettu ne continues pas.
- Autre chose ?
- Une lutte Ă la fraude sociale ? - Oui.
- Ça, c'est bon.
- Sur la fraude fiscale, il y a quelque chose Ă faire.
On a une marge importante.
- Commençons par la fraude sociale.
Et puis ensuite,
on avance.
- Pour rebondir sur ce que disait Hector,
l'aide aux cantines peut être supprimée pour les chômeurs.
- Ah oui. - Ça, excusez-moi,
mais le nombre d'enfants de chĂ´meurs qui bouffent Ă la cantine,
alors que les parents foutent rien.
Ils peuvent leur faire Ă manger.
- Y a 700000 mères isolées
en France, aujourd'hui. Le sont-elles toutes ?
- Ne donnons pas Ă ceux qui ne donnent rien.
- Voire qui prennent tout.
- C'est sûr. - Les chouquettes, par exemple.
- Elles sont délicieuses. - Le PM a dit "solidarité".
- Non, mais… - l! faut être attentifs au discours.
- Quand tu me dis "solidarité", je pense aux retraites.
Immédiatement.
On est Ă 13,5 % du budget pour les retraites.
La moyenne européenne est à 12. On pourrait se calibrer là -dessus.
- On n'a aucune idée de la fraude dans la branche vieillesse.
- Les seniors sont plus fraudeurs qu'on ne croit.
- 46 % des prestations sociales, c'est la vieillesse.
- Mais les personnes âgées votent plutôt
dans le bon sens.
Il faudrait pas froisser notre électorat.
- Il faut leur donner autre chose en échange.
- Il faut taper sur les pauvres et les riches.
On froisse la gauche et la droite, et on apparaît au-dessus du lot.
On est justes, équitables, on agit pour le bien commun.
- Les gens ont besoin
que tu portes une réforme structurelle courageuse.
- Le parti
m'a dit d'être verts et numériques.
- Verts et numériques. - Vers le numérique ?
- Non. Vert, comme la couleur.
- Si on taxait
les avortements ?
- Ah non. Là ….
- Mauvaise idée ? - Là , tu vas trop loin.
- Il faut jamais
mépriser l'arrogance.
Ne méprise jamais l'arrogance.
- J'ai jamais… - Ne manque pas d'être arrogant.
- La modestie, l'humilité,
que vantent tant nos chers politiques, les petits bourgeois,
c'est de la merde.
Il faut ĂŞtre arrogant.
Attention, parce que toi, je te sens humble.
Méfie-toi de ça, méfie-toi de ton humilité.
T'es trop…. modeste. - ll faut que je travaille ça.
Je suis pas modeste.
- Là , tu me regardes avec amour. Je le reçois.
Regarde-moi avec amour sans l'humilité.
- Vous sentez de l'humilité ?
- Je sens que tu m'aimes, mais que tu retiens cette émotion.
- Ah bon ? - Mais tu la retiens Ă peine.
Moi, je la vois perler sur tes joues. C'est mignon.
C'est très touchant.
Moi, j'adore.
- Parce que vous…
- Je bande.
- C'est parce que je t'aime bien.
Je t'aime beaucoup. Je t'aime. Et toi, tu m'aimes.
Alors dis-le-moi.
- Oui. Enfin, je… - Qu'est-ce qu'on dit ?
- LĂ , on est au restaurant. C'est particulier.
- Justement.
T'as pas fait de déclarations ?
- LĂ , c'est pas comme de l'amour.
C'est comme… - C'est plus que ça ?
- Comment ça ?
- Ah!
- T'es… Sexuellement, tu…
C'est déterminé ?
Ah ! C'est pas déterminé ?
- Si, si. - Tu sais pas encore.
- Si, si. - Qu'est-ce qui te fait bander ?
Qu'est-ce qui te fait bander ?
- Des choses normales. - Qu'est-ce qui te fait…
- Ça dépend
de la situation. - De la situation ?
C'est intéressant. - C'est ça.
- Il n'y a pas de choses. C'est un contexte.
- VoilĂ . - ll faut un contexte.
- Un paysage…
- Par exemple, une super pépée
peut ne pas te faire…
Mais oui, il y a des gens. Il y a des gens.
Il y a un truc, il ne faut jamais ĂŞtre politiquement correct.
Il faut être au bord de l'indécence.
Pas complètement dans l'indécence.
Au bord. Flirter avec. ĂŠtre objet de scandale.
Mais qui est objet de scandale est objet de discussion,
et qui est objet de discussion est objet de réflexion.
Et donc tu deviens un problème.
Les gens s'interrogent sur toi.
Ça, c'est bien.
"L'Elisir d'amore" (Enrico Caruso)
- Avance, connasse !
Tu peux pas dégager, avec ta merde ?
Connasse !
Petite pute.
Chiennasse.
Suce-couilles.
T'as une selle, lĂ ? Tu roules sans selle ? Salope.
- Tu vas bien fermer
ta gueule ! Tu m'as compris ?
Maintenant, tire-toi. Sinon, je te bute.
Connard.
- On s'est perdus… - Ah, le voilà !
- Enfin ! - C'est le bordel pour venir.
- C'est ce qu'on disait. - T'as une bonne excuse.
- T'as trouvé ce resto où ? - Oh, écoute…
- T'as changé de couleur ? - Je voulais te le dire.
- Ils foutent des trams partout. - C'est comme ça.
- C'est du nazisme écologique.
Si t'as pas de vélo, pas d'enfants, t'es dans la merde.
Comment tu fais avec une bagnole ?
- C'est le stress de Paris qui arrive.
- Ça va, c'est pas le stress de Paris. - Bonjour.
- Je te l'ai dit ? - Non.
- Ben bonjour. - T'as pas grossi.
- Non, je vais pas grossir. Je travaille, je suis crevé.
- Détends-toi. - Ça fait quoi de travailler ?
- Je suis détendu. - Un petit kir pour monsieur.
- Quoi, ça fait quoi ?
Si tu travaillais, tu le saurais. - On travaille et on est lĂ .
- On va passer un bon moment.
- On peut rien branler et bien gagner.
- Oh.…. - C'est toi qui branles rien ?
- Je sais pas. - Il dit comme moi.
- Vous avez pas d'humour en province ?
- En province ?
- Ses petits sacs Ă venin sont encore pleins.
- On dit "dans les territoires". - Un cocktail.
- À force de fréquenter la pègre, tu finis par…
- ArrĂŞte Julie Lescaut.
- À la vôtre. - À la vôtre.
- Pardon, j'ai bu.
- Santé.
- Surtout qu'on fĂŞte quelque chose.
- Ah! - On donne les cadeaux ?
- Déjà ? Allez, cadeau.
- Oui, on attend pas le dessert.
- Pourquoi vous avez choisi cet endroit ? On se croirait chez Ceausescu.
C'est les 60 ans de maman.
- C'est pas facile Ă trouver. - Car personne ne trouve cet endroit.
- On se demande
ce que ça peut être.
- C'est un échantillon. - Quelle surprise !
- J'en avais plus. - C'est ton odeur.
- C'est le mĂŞme cadeau tous les ans.
- C'est son parfum. Je me trompe pas.
- Merci, chérie.
- Maman, j'ai pas de cadeau.
Mais j'ai un petit chèque. C'est plus pratique.
- Je vais pas prendre un chèque. - Classe !
- La prochaine fois, fais un virement.
- Fais un virement automatique.
- Il est en blanc. - J'aurais dĂ» faire un cadeau ?
- Anticiper, ça fait partie du cadeau.
- Merci. - On chante ?
Happy birthday to you
- Anthony...
- HAPPY BIRTHDAY TO YOU
HAPPY BIRTHDAY TO YOU - Anthony, arrĂŞte.
- Tout le monde !
- HAPPY BIRTHDAY TO YOU
- Tu lances une queue leu leu ?
- ArrĂŞte d'avoir honte.
- Ça s'appelle l'éducation, la politesse et la discrétion.
- L'éducation, on a reçu la même.
- Dès qu'on entre dans un resto, il faut se montrer.
- On va t'acheter une box pour les massages.
- Une olive ?
- ArrĂŞtez de le chamailler. Il est susceptible.
- Ça, il est susceptible.
- Ça se voit à ça que c'est un resto de merde.
2 euros chez Leader Price. - C'est Un cocktail.
- J'aime bien. C'est sucré. - C'est léger.
On a un petit menu.
J'ai pas mes lunettes.
SuprĂŞme de volaille et flan de courgette.
- Y a que ça ? - Qui.
- Etune île flottante. - J'adore.
- On peut choisir
autre chose ?
- Logiquement, non, mais tu peux prendre Ă la carte.
C'est ce qu'on a prévu.
- Le principe du restaurant, c'est de choisir.
- Là , on n'a pas voulu. Ça fait chier, la carte.
- Tu t'es fait arnaquer. - On perd pas de temps.
- C'est pas un restaurant communiste. - Quoi ?
- Alexandre mange du homard au petit déjeuner.
Donc le menu avec le cocktail… - Je te dis pas ça.
- ArrĂŞte.
- C'est bizarre qu'on ne choisisse pas. Ça me gêne.
- C'est nous qui vous invitons.
- Je dis ça parce qu'ils se sont fait arnaquer.
- Non. Ils ont préparé… - C'est les 60 ans de maman.
On va manger du pâté ! - Arrête.
- Excusez-moi.
- C'est nous qui avons décidé.
- Ils ont fait en sorte que tu croies que tu as décidé.
C'est une dictature.
- ArrĂŞte avec tes effets de manche.
- C'est pas compliqué. - Si, tl'es compliqué.
- Comment tu nous dirais ça ? - Retrinquons.
- On va pas manger du pâté !
- Je peux en redemander ?
- Comment tu vends tes appartements ?
- Avec le sourire. - Avec le sourire ?
- L'inverse de toi. - Etl'hypocrisie.
- Eh, les 2 ! - Moi, je plaide pour la vérité.
C'est très différent. - Quelle vérité, Alexandre ?
- Quand tu vends des salles de bain, qu'est-ce que tu veux comprendre ?
- Pour ta défense, je crois que Céline…
- Vous avez faim ? - C'est pas sa semaine.
- Oh, ça va. - Moi, j'ai faim.
- Qu'est-ce que tu dis ? - (Elle a ses règles.)
- Blague de mec.
- Elle a ses règles tout le mois, sauf un jour.
- Je ne suis pas responsable. - J'entends plus, moi.
- C'est des blagues misogynes. - Je cherche un appart.
- À force de mettre les garçons dans un petit cocon…
- Moi ? C'est un reproche, ça. Ah, ça y est.
- C'est pas la faute des mères. - Elle devient féministe.
- Tous les 5 ans, elle change. - J'étais quoi, avant ? Misogyne ?
- Je vais prendre un cure-dents. C'est possible ?
- Avec la ménopause, on est moins féministe.
- Qu'est-ce que t'en sais ?
- Je connais. - T'as été ménopausé ?
- Visiblement, ses compagnes le sont.
Quand est-ce que tu nous présentes quelqu'un ?
- Je ne suis avec personne. - On s'inquiète pour toi.
- Je suis avec plusieurs personnes.
- L'amour de sa vie, c'est sa mère.
C'est pas vrai ?
C'est pour ça qu'il se marie pas.
- Quand t'as de l'argent… - Tu parles en termes de rémunération,
de matériel.
- Une économie prospère, les peuples sont…
- Je suis désolé. Le paiement est refusé.
- Que se passe-t-il ? - Rien.
- Qu'est-ce qu'elle a, ta carte ? - Rien.
- Anthony, paye. - Non, j'ai ma carte.
- Un problème ? - Non.
- Tu nous dis. - J'ai ma carte.
-Il n'y en a pas. - C'est moi qui régale.
- Il faut que je change de carte.
- Elle doit être démagnétisée. - Peut-être.
- Parce que tu mets tes pièces. - C'est ça.
- Y a pas de solution miracle. L'économie…
- C'est fini.
- Je crois savoir que vous ĂŞtes sportif.
- J'ai fait pas mal de sport.
Maintenant, je me suis un peu calmé.
Mais je suis très attaché aux valeurs du sport.
Je suis passionné de rugby.
- Ah ? - Absolument.
Ce sport transporte des valeurs incroyables.
- Oui.
- Des hommes, un ballon, un terrain.
Un seul projet : mettre le ballon derrière la ligne.
Et c'est ça qui m'importe.
- Formidable.
Nous allons parler
de quelqu'un qui, je crois, est très important pour vous,
qui est votre pilier.
Je pense Ă votre femme, Mathilde.
Vous voulez bien nous raconter votre rencontre ?
Je suis curieuse.
- C'est la plus belle rencontre de ma vie d'homme.
Et ça s'est fait à travers la danse.
- La danse ? Vous dansez ?
- Une danse
qui s'appelle le tango argentin. - Très sensuelle.
- Nous avons dansé
une nuit, deux nuits.
Et je continue Ă inviter Mathilde un peu tous les jours,
car la vie, pour moi, est une danse.
- Vous êtes danseur et poète.
- J'essaie.
De prendre la vie du bon côté.
- Vous y arrivez, je crois.
Monsieur le ministre, quel est votre plus gros défaut ?
- De dire la vérité.
- Ah. - C'est quelque chose
auquel je tiens beaucoup.
Je l'applique à moi-même, déjà .
Mais je le demande aux autres aussi.
- C'est pas facile.
- C'est pas facile.
- J'aimerais vous demander, Stéphane…
Si vous me permettez.
- S'il vous plaît.
- Quand avez-vous pleuré pour la dernière fois ?
- Devant des images que tout le monde voit
un peu trop souvent.
Des images de guerre.
La haine des hommes me pèse intensément.
- Vous êtes ému, hein ?
- Il y a des sujets délicats,
des sujets sensibles.
- Oh, vous m'avez émue aussi.
- Je vous en prie.
- Euh…
- La lumière, c'est bon. On fend la bûche.
- On fend la bûche.
- Etaprès…
Et on regarde. Non.
On va faire semblant.
- Courge ou patate douce ? - Montrez-la-moi. C'est bien.
- Alors ? - Vous connaissez le producteur.
Regardez la hache.
Oui, c'est bien.
Regardez la bûche.
C'est superbe ! Regardez-moi.
Ah oui. On l'a.
Décomposez bien le geste.
Toujours 3 regards : la hache, la bûche et moi.
Oui. C'est bien.
Et vers moi, maintenant.
Oui, c'est bien. On vous voit.
Mathilde, vous pourriez ĂŞtre
plus proche de monsieur,
de votre époux.
Oui, la main sur le genou, n'hésitez pas.
Je vous dirai si c'est trop.
C'est bien, le petit rire. On essaye de le poursuivre.
C'est bien. Pas trop de dents, quand mĂŞme.
C'est bien. VoilĂ .
On va chercher quelque chose un peu plus tard dans la soirée.
Peut-être les cheveux ébouriffés.
Ouais.
C'est super. C'est un nouveau visage.
Faites le regard du présidentiable.
Vers moi.
LĂ , je vois Mitterrand.
Mais un Mitterrand d'aujourd'hui, sans ce côté "J'ai fait la guerre".
Mathilde, on va faire en plusieurs temps :
"Oh, je le vois qui dort.
"La charge de l'État fait qu'il dort. Il a peut-être froid."
Et puis il se réveille, vous vous regardez.
J'en dis pas plus. On y va ?
- Oui. - Allez.
On pense Ă rien.
- Je le vois qui dort. - Qui.
Pas obligé de le dire.
- Pardon. - J'ai pas de son.
- Excusez-moi.
- On peut quand mĂŞme verbaliser. - Pardon.
- Oui. Mathilde, regardez-le et retournez-vous vers moi après.
Oui. Regardez-moi.
C'est bien, cette interloquation dans le regard.
"Cet homme, je le connais, mais je le découvre tous les jours."
On refait ?
Oui. Et vers moi.
Oui, c'est superbe. J'aime beaucoup.
- On fait la proposition.
On verra si ça marche ou pas. Au moins, on aura essayé.
Tu te déhanches bien. - Oui.
- Vas-y, comme ça.
Tu y arrives ? - Oui.
- Fais voir.
- Oh non, attends. - Je veux voir.
Tu fais le poulpe.
On dirait un poulpe. - ArrĂŞte. Tu fais la conne, lĂ .
- Je fais pas la conne.
Je fais une proposition. C'est pas pareil.
- Je relance.
*"Nothin' Shakin"" (Eddie Fontaine)
Ben, vas-y. - Tu vois…
- Mais non.
Tac, tac. Tac, tac, tac.
- Voilà . Ça suffit, là .
- Marque un temps, lĂ .
- J'ai la tête qui…
- T'as qu'à faire des… - On arrête.
- Tu regardes tes pouces comme ça, à toute vitesse.
Et tu tournes sur toi-mĂŞme.
Tu vois, comme ça.
Ça va te remettre les…
Allez, allez. Discute pas.
- Mais attends… - Continue !
- Ça donne envie de vomir.
- C'est bien. - C'est nul.
En principe, c'est dans l'autre sens.
C'est face jury, normalement. - Oui.
- Je sais. - Le jury sera lĂ .
- Après ça, c'est…
- Je dis ça, je dis rien.
C'est quand mĂŞme toi qui guides. Je tiens.
- Hop lĂ ! - Hop.
Oh….
Je suis pas un animal !
- Si, t'es une bĂŞte.
- Je te jure…
- Plus jamais ça. D'accord ?
Plus jamais ça.
Tu te rends compte de ce que tu m'as fait dealer ?
C'est énorme.
On risquait énormément. Heureusement, là , c'est…
On a plongé les mains dans la merde.
On est allés jusqu'au bout, tout au fond du boyau,
et on a éradiqué le truc.
Il n'y aura pas d'article. La journaliste…
- Dans 3 mois, ça peut pas ressortir ?
- Ni dans 3 mois, ni dans 6 mois, ni dans 2 ans, ni dans 10.
Ça va ?
Quoi ?
Qu'est-ce qu'il y a ? l veut m'embrasser.
Eh ben, dis donc. - Merci, Thierry.
- Il est vraiment content, lĂ .
LĂ , il est content. Regarde un homme content.
Tu sens que là , chaque fibre se…
- Ah oui.
- Il va bien dormir.
Quel idiot !
Mmh ?
Ça va ? - Moi ?
- Oui.
- Je croyais que vous parliez… Que tu parlais…
- Je parlais avec lui, mais t'es lĂ .
- J'ai chaud.
- Moi aussi, j'ai chaud. J'en peux plus.
- J'espère que ça va être un vrai mec, qu'il va te prendre.
- Que ça va durer longtemps.
- Il faut pas qu'il fasse
trop rapidement. Tu vois ?
Faut qu'il casse le rythme. Ma parole, ça joue.
Quand un mec, il y va doucement
et que d'un coup, il va comme un lapin,
badam, badam,
c'est que lĂ , c'est un bon.
Tu vas vite savoir.
Ça va bien se passer.
- Des trucs gêënants peuvent arriver.
- Ouais. Tu peux péter du vagin. - Pourquoi ?
- C'est s'il y a une bulle d'air. En fait, ça rentre, ça sort, et si…
- Le geste !
- S'il y a une bulle d'air, ça fait psst.
Et tu pètes du vagin. - Du coup, il se passe quoi ?
- Il se passe rien. - Faut pas s'arrĂŞter.
- C'est pas odorant. I va pas remarquer.
Il y a aussi le bruit de ses couilles
contre tes fesses. - Oh putain !
- Tu vas voir,
les mecs, quand ils jouissent, avec la gorge, ils font "oh…"
Oh….
Les filles, c'est plus démonstratif. - Avec la voix.
- On est là , "Ah…" Eux, ils sont "Oh.."
- On dirait qu'ils chient.
- Vraiment !
- C'est qui, le DJ, ce soir ? J'ai envie de danser.
- Tu vas danser ? Genre… - Une vraie danse.
- Attends, ça fait un mois que je fais des squats.
- Genre, danse sensuelle ? - Sensuelle ? J'ai pas le temps.
Tiens-moi ça. Genre un truc…
- Oh! Attends.
- Waouh !
- YEAH !
- Attends !
- Tu sais faire ça ?
Tu sais faire ça ?
- Je peux essayer. - Tu veux rentrer ?
Tu veux te battre avec moi ? - Attention !
- Tu fais une battle ? - Vas-y !
- Attention !
- AĂŻe, aĂŻe, aĂŻe ! Tour du monde !
- Attention !
Woh ! Woh !
Musique rock
*- Il faut faire des choix budgétaires.
*- Faire des sacrifices. *- Dans quels postes ?
*- Vacances, restauration.
*- J'ai travaillé 38 ans, quand même.
- J'ai dû partir. Réunion de famille.
Oui, j'ai donné congé au chauffeur.
Oui. Pas de problème.
On se rappelle demain, Vincent.
Appelle Marco.
Marco, c'est moi.
Oui.
Y a combien de filles ?
Elles ont quel âge ?
Quelles nationalités ?
Je suis lĂ dans une demi-heure.
Appelle maison.
Ma chérie, j'ai du retard. Je vais arriver vers 1 h.
On fĂŞtera l'anniversaire de Jules demain.
Moi aussi, je t'aime. Je t'aime, ma chérie.
Oh putain…
Allez.
Putain de merde.
*- Une baisse du pouvoir d'achat et des cotisations qui augmentent.
- Tiens…
Rentre Ă la maison, Roosevelt.
* Et une perte de revenus.
- Oh, oh !
Y a quelqu'un ?
Bonsoir, cher monsieur.
Excusez-moi de vous déranger.
Je suis tombé en panne dans le virage.
J'aurais besoin d'une masse pour m'aider à réparer.
- Bonsoir, monsieur. - Bonsoir.
Je suis tombé en panne, j'ai crevé.
- Vous ĂŞtes seul ?
- Absolument. N'ayez crainte.
Entrez, je vous en prie.
Rentrez vite, parce qu'il fait froid.
- Excusez-moi de vous déranger.
C'est charmant ici.
- Je vous en prie, entrez. Faites comme chez vous.
Enfin, pas exactement comme chez vous.
Vous ĂŞtes pas chez vous. Mais mettez-vous Ă l'aise.
- C'est très gentil de m'accueillir.
- Alors, une mailloche ?
- Oui. Une mailloche.
- Votre tĂŞte me dit quelque chose.
On reçoit rarement, à cette heure-là .
- Chez moi, c'est pareil.
- Vous êtes sacrément élégant.
Vous devez avoir une sacrée place, non ?
- Ça n'est qu'un costume. Beaucoup de gens en portent.
- Qui.
L'habit ne fait pas le moine. Mais…
malgré tout, mis à part l'allure,
il y a dans votre visage quelque chose…
J'arrive pas à m'en défaire. J'ai une idée fixe.
Je suis sûr de vous connaître.
C'est possible, non ?
- C'est possible. - Ah!
Vous me le diriez, si je devais savoir quelque chose.
- Je suis
Stéphane Lemarchand, le ministre de l'Économie.
- Ah, c'est ça. Excusez-moi.
- Vous voyez, les coĂŻncidences.
- Monsieur, permettez-moi.… Excusez-moi.
Installez-vous.
- Je vous en prie. - Monsieur le ministre.
- Restons simples. - VoilĂ .
- Restons simples. - En termes de simplicité, je crois…
- Vous ĂŞtes un citoyen, je suis un citoyen.
- Nous sommes des concitoyens, exactement.
- Absolument.
- Installez-vous. Je vais chercher la…
Oh lĂ lĂ ! Je cours,
parce que je sais que c'est pas le genre de métier
dans lequel on a le temps d'aller ici et lĂ .
C'est quelque chose…
Non ? - On est toujours dans une dynamique.
- Je suis complètement… Bon, j'arrive.
Ah !
Ha, ha, ha !
VoilĂ . - C'est exactement ce que je voulais.
- Quel beau métier vous faites.
Asseyez-vous, je vous en prie.
C'est pas tous les jours.
Venez. - l! faudrait que je…
- Moi, je vous admire. Vous êtes ministre de… ?
Ministre de… ? - De l'économie et des finances.
- C'est ça, oui.
Ce qui m'a mis la puce à l'oreille, c'est que ça se voyait
que vous aviez comme un rapport charnel Ă l'argent,
comme si vous aimiez…
mettre de côté, trier,
amasser, distribuer,
récupérer, ranger,
cacher,
pour mieux redistribuer.
- Toujours redonner au final, bien sûr.
Vous avez raison, prendre, cacher, donner, redonner.
Tout ça dans une idée d'équilibre.
- Qui.
- Bon. Je veux pas vous embĂŞter. Je suis attendu.
Donc je veux bien vous emprunter la masse.
Et je vous la ramène dans 2 minutes.
- La masse est Ă Moi. - Oui, c'est clair entre nous.
- Oui.
Vous n'allez pas vous salir les mains.
Je vous laisserai pas. - Je le fais régulièrement.
- Ce que je voulais…
Alors lĂ , vous me faites rigoler. Excusez-moi.
Je trouve que vous ĂŞtes quand mĂŞme
un peu pince-sans-rire.
- C'est nécessaire dans ce métier de savoir rigoler aussi
des inconvénients, des accidents de la vie.
Ça fait plaisir de rencontrer quelqu'un d'aussi optimiste.
Je vois que vous avez le rire facile.
Ça fait plaisir, car dans l'univers où je travaille,
ça n'est que des gens qui ne rigolent pas beaucoup.
Je…
Je peux vous l'emprunter ?
- Ohoui. Juste, je voudrais vous faire goûter…
C'est une spécialité. Vous m'en direz des nouvelles.
Nulle part vous aurez l'occasion d'en goûter.
Ça va aller très vite.
C'est un régal. C'est une spécialité locale.
Vous êtes attaché au terroir ? - Plus que tout.
- Vous allez m'en dire des nouvelles.
- Je… Non.
- Vous m'en direz des nouvelles et vous pourrez même en débattre.
Vous pourrez en débattre à l'Assemblée.
- Ce serait…
- Si vous aimez, je vous donne une bouteille.
Je vous laisse goûter et vous me direz ce qui se trouve dedans.
Vous m'en direz
des nouvelles, parce que ça…
- C'est parce que vous m'ĂŞtes sympathique.
- VoilĂ .
- Ça.…
- C'est un peu fort, mais vous êtes pas obligé de tout boire.
C'est bon, hein ?
Ça a un petit goût de reviens-y.
C'est bon, hein ?
Vous voulez que je vous aide ?
Ah.….
Ça va, ça va, ça va…
Ça va, ça va. Reste là .
Accepte.
C'est du Fentanyl.
C'est un anesthésiant pour éléphant, pour rhinocéros.
Pa, pa, pa, pa, pa.
Je suis lĂ . Je suis
au chevet de la France.
Regarde.
On met ça dans la bouche.
VoilĂ .
VoilĂ .
Chut… Voilà .
VoilĂ .
Oh….
La République est devant moi.
La République est là . La République a fait le déplacement.
N
.
Y a quelqu'un ?
Etun.
Ah oui.
Et deux.
Et trois.
On va peut-ĂŞtre trouver de l'uranium.
*"Rock Around The Clock" (Billy Haley)
Décret numéro 1.
Décret numéro 2.
Décret numéro 3.
49-3. 49-3. 49-3.
Les impĂ´ts !
- Et c'est un strike !
- Etle silence, t'aimes bien ?
Parfois, quand je suis tout seul dans mon lit
et que je suis parfaitement allongé, les jambes contre le matelas,
je perds conscience de mon corps
et je rentre dans une psychose infernale où je me dis : "Oh là là …"
Ça turbine à fond, et dehors c'est le silence.
Il y a une espèce de gap entre le silence et l'intérieur,
le mien d'intérieur, qui va super vite.
Et ça bout, comme une marmite.
Ça va à fond.
Parfois, le silence, c'est pas autant silencieux qu'on pense.
C'est comme lĂ .
On parle pas trop, mais à l'intérieur, ça turbine.
Voilà . C'est pour ça.
J'étais un peu stressé.
- C'est pas les jeunes contre les vieux.
- Les seniors, s'il te plaît. - Pardon.
En fait, c'est 2 couples charmants qu'on a choisis en dernier
et qui sont formidables.
C'est pas seniors et jeunes, c'est 2 couples formidables.
- Techniquement ? - Formidables techniquement.
- C'est à l'image de la société d'aujourd'hui.
- C'est ça qu'est bien.
- On prend les gens parce qu'ils sont beaux.
C'est comme ça à la télé, au cinéma.
Et finalement, on lisse l'humanité.
Et on se retrouve avec des gouvernements autoritaires.
- C'est pas vrai.
- Avec des gouvernements oĂą tout est beau.
Vous faites le jeu du Front national.
- OhlĂ lĂ ! - C'est ce que je dis.
- Pas de digressions politiques. - C'en est pas une.
- Sur l'originalité et la variété, nos histoires de critères.
- Originalité, variété.
Chez Marion et Léo, il y avait une revisite de plusieurs époques,
une traversée un peu affranchie d'un certain classicisme.
- Quand tu mélanges les couleurs, ça fait du marron.
Excuse-moi.
- Laurence et Olivier, c'était du sépia.
C'est daté, vieux, poussiéreux. Ça sent la naphtaline.
- La musicalité. - Marion et Léo.
- C'est quoi, le 1er prix ? - Une voiture. Un 4x4.
- C'est un 4x4 d'aujourd'hui, pas d'occasion.
C'est bourré d'électronique.
Si on confie ça à nos seniors, ils sauront pas s'en servir.
Ils vont l'utiliser Ă 50 % du potentiel.
On donne un 1er prix qui va avoir 50 % de…
- Là , tu te… - C'est pas un argument.
- C'est du Bluetooth. - Je sais pas le faire marcher non plus.
Et j'ai pas 79 ans. - Attendez.
- On vote et on n'en parle plus.
- Alors on vote.
- Allez. - Marion et Léo.
- Mais Fred !
- Vous ĂŞtes 3.
- Olivier et Laurence.
- 3.
- Il manque le vote de Patrice.
- Léo et Marion.
- Ben oui !
Ben oui.
- Wouhou ! - Charlotte…
- Wouhou ! Wouhou !
- C'est dommage. - Merci, en tout cas.
- Wouhou !
Musique blues
- -
Faut pas m'en vouloir, monsieur le ministre.
Je suis un monstre. Ça, c'est vrai.
Je vous l'accorde.
Mais c'est la société qui m'a fait.
J'ai eu une enfance heureuse. Je veux dire
que ça partait plutôt bien.
Une vie modeste, mais tout allait bien.
Mon père bossait à l'usine de pneus.
Etil y a eu un plan social décidé par les actionnaires,
pour économiser de l'argent.
Et là , au bout de 35 ans de boîte,
on lui apprend que c'est plus la peine de revenir.
Merci, monsieur. Au revoir.
Allez, hop ! Vous pouvez rentrer Ă la maison.
Évidemment, mon père ne trouve pas de boulot.
Il devient alcoolo. Enfin, il boit un peu plus qu'avant.
Évidemment, il a que ça à faire.
Ma mère se barre.
Super. Classique, me direz-vous.
Et un matin, je me lève. Tout va bien.
"Papa, je suis debout."
"T'es oĂą, mon papa ?
"Mon papa chéri, t'es où ?"
Je vais dans la salle de bain, j'ouvre la porte.
Qui je vois devant moi ?
Mon père. Pendu.
Vous m'avez cru, non ?
Il m'a cru ! Il m'a cru, non ?
Je suis trop fort !
J'aurais dĂ» faire votre boulot, de la politique.
Je suis un orateur !
J'ai beaucoup souffert.
Ouais !
On va tout changer ! Ouais.
Mais rien va changer ! Ouais !
Allez, je vous ramène à l'Assemblée.
Hein ?
- Je suis vierge.
- Euh…
- Moi aussi, j'étais vierge la Tre fois.
On y va ?
On va mettre ça.
Hop lĂ ! Bien au chaud.
Faut pincer au bout.
Tac ! Hop !
C'est bon.
-Oh!
*Musique blues
- Allez, hop, on se réveille !
- Non, pas comme ça.
Attends, attends.
Attends.
Musique classique
- J'ai l'impression que toi et moi, je sais pas pourquoi,
on a du mal Ă se comprendre.
Mais…
Est-ce que je vais pouvoir faire 3 crĂŞpes tranquille ?
Est-ce que c'est possible ?
Une petite crĂŞpe Pour une petite fille
Qu'est-ce qu'il faut
Pour faire une bonne pâte à crêpes ?
Qu'est-ce qu'il faut ?
Il faut bien sûr de la farine
Mais attention
Aftention au gluten
Gluten égale grumeaux
Ah !
On recommence.
Petite biche…
Oui, petite chérie.
Tu es une petite biche.
Et moi je suis le loup !
Ah !
Oh !
Je suis le loup et je vais me régaler !
Laisse-toi faire, nom de Dieu.
Ouais, comme ça.
*"Shame Shame Shame" (Shirley & Co)
- On se réveille, là -dedans.
On a fait une grosse bĂŞtise aujourd'hui.
Une très grosse bêtise.
Vilain garçon. Hein ?
Grosse bĂŞtise. Grosse bĂŞtise.
Grosse bĂŞtise.
Tu vas bien manger tes couilles.
Regarde.
Regarde.
Allez, on va bien manger ses couilles. Si, si, si.
Allez, ouvre la bouche.
Ouvre la bouche. VoilĂ , c'est bien.
Gentil garçon.
Non, non, non ! On ne recrache pas la nourriture.
Non, non, non. Allez, hop.
Un peu de sauce, monsieur ?
Ça passera peut-être mieux.
Qu'est-ce que j'ai dit ?
On avale, maintenant !
Allez !
Connard !
La 2e ?
Ah, si.
Allez.
Allez.
Ça vaaller.
- C'est dégueulasse.
- On aurait pu se payer un whisky.
- Oui. Pourquoi t'as foutu de la flotte ?
- Je sais pas.
- T'aurais pu mettre du pinard. - Tu vas pas râler.
- Du Gigondas. - Tu me gonfles.
- Ç'aurait été meilleur. - Bois et tais-toi.
Je sais pas si Françoise viendra.
- Oh si, sûrement.
- Radin comme elle est, elle achètera pas de fleurs.
Ça, c'est sûr.
- Le seul regret que j'ai, c'est…
- Attends-moi !
- Chacun son rythme.
Tu déconnes pas. T'avales bien.
- Je vais pas le cracher. - Je te connais.
Tu serais encore capable.
Timagines s'il en restait un des deux ?
- Oh non, surtout pas.
- Bon, allez hop !
- J'entendrai plus le chien du voisin. Il me faisait chier.
- Y a quand mĂŞme des avantages. - C'est vrai.
- J'emmerde les banquiers. - T'as raison.
- Qu'ils aillent se faire foutre. - Qu'ils aillent se faire…
- Enculer chez les Grecs.
- Tu vois, j'ai pas digéré.
- Ça finit bien, ça.
Quoi ?
Allez…
- Adieu. - Sans doute, oui.
J'espère.
Je serai peut-ĂŞtre en enfer et toi au paradis.
- Non. Toi au paradis et moi en enfer.
- Non.
Bon, allez.
Allons-y.
Emballé, c'est pesé.
Ça a un petit côté capote. - Je t'entends plus.
- Mmh ? - Je t'entends plus.
- Ça fait une capote. - Hein ?
- Oh merde… - Qu'est-ce que c'est ?
- La lampe. Elle est cassée.
- T'as fait quoi ? - C'est la lampe.
- Jusqu'au bout, tu seras comme ça. Chiant.
- Oui, David ?
Non, pas du tout. Je bossais sur un truc.
Oui.
De quoi ?
Tu déconnes ?
Attaché sur la grille de l'Assemblée ?
C'est quoi, ces conneries ?
J'ai un double appel. C'est peut-être le ministère.
Oui, Maurice.
Comment ça ?
T'avais rendez-vous avec papa ce matin. Et alors ?
Il est peut-ĂŞtre en retard.
Hein ?
Tu lui as téléphoné ou pas ?
T'as téléphoné ?
Ă€ papa.
T'as été voir ?
Oh !
Papa !
Maman !
Y a quelqu'un ?
Papa ?
Oh, oh !
* AllĂ´. *- Alex ?
*- Je t'entends. * C'est moi.
*Tu savais que papa et maman avaient de gros problèmes d'argent ?
*- De quoi ?
* Ils étaient endettés. J'ai eu la banque, ce matin.
*Le type de la banque m'a appelée.
*- C'est quoi, ces histoires ? *- Ils saisissent la maison.
*Ils avaient plus de 70000 euros. 78000, je crois.
*- C'est quoi, cette histoire ? *- lls m'ont rien dit.
- Qu'est-ce que t'as, connard ?
*- Ils m'ont rien dit.
- Eh ben, passe !
Putain… Enculé.
Qu'est-ce que t'as, connard ?
- Dégage, avec ta merde. - Je t'emmerde !
Tu peux pas faire gaffe ? - Brosse Ă chiottes.
- Fils de pute. - TĂŞte de bite.
- Va te faire foutre. - Je vais t'éclater.
- Ta gueule. - Sale bâtard.
- Qu'est-ce que t'as ? - C'est quoi, cette tĂŞte ?
Ta mère, ça devait être une sacrée partouzasse pour te chier.
Fausse couche !
- Connard ! Allez, sors.
Sors !
Sors, connard !
Ah !
Putain !
"Parce que je t'aime" (Barbara)
C'est parce que ton épaule à mon épaule
Ta bouche Ă mes cheveux Et ta main sur mon cou
C'est parce que, dans mes reins Quand ton souffle me frĂ´le
C'est parce que tes mains
C'est parce que joue Ă joue
C'est parce qu'au matin C'est parce qu'Ă la nuit
Quand tu dis "viens”", je viens Tu souris, je souris
C'est parce qu'ici ou lĂ
Dans un autre pays
Pourvu que tu y sois
C'est toujours mon pays
C'est parce que
Je t'aime
Que je préfère
M'en aller
Car il faut savoir
Se quitter
Avant que ne meure Le temps d'aimer
C'est mieux, mieux
Avant que ne meure
Le temps d'aimer
- Ça va ?
- Excusez-moi.
C'est juste que j'ai des petits vertiges.
Bon…
J'ai un mal de crâne…
- Vous avez pris de l'aspirine ? - Ça va exploser.
L'aspirine, c'est de la merde. Ça vous fout en l'air le foie.
Boire de l'eau, ça revient au même.
J'ai l'impression qu'il y a des cloches qui…
C'est un dossier compliqué. Je vous explique pourquoi.
C'est 2 affaires en une.
Là , on est…
lls vont essayer de juger la partie qui concerne
les actes d'agression que vous avez commis contre votre agresseur.
Donc vous êtes accusée…
d'actes de torture, de barbarie,
avec une évidence de cruauté, ce qui est une circonstance aggravante.
Donc.…. Vous vous en foutez, mais c'est l'article 222 du Code pénal.
Ce qu'on va essayer de faire,
c'est évidemment de prouver que vous avez…
que vous étiez en état de légitime défense
et que vous n'étiez pas consciente au moment de l'acte.
Sinon, ils vont penser que vous étiez consciente,
avec une intention de faire du mal, et que vous ĂŞtes l'agresseur.
Il s'agit de dire que vous ĂŞtes la victime,
ce qui est la vérité, puisque vous avez été agressée.
On est d'accord ?
- Euh.… oui. Mais j'étais consciente.
- Ça, il faudra pas le dire.
Vous pouvez dire que vous étiez en colère,
mais pas que vous vouliez vous venger.
- Mais c'est vrai. - C'est pas de la vengeance.
- C'est quoi alors ? - Vous vous ĂŞtes fait justice.
Si je pouvais, je dirais au juge :
"Je lui recouperais les couilles une 2e fois."
- Du coup, je dis ça au juge ? - Non, c'est moi qui le dis.
Je suis pas très bien. Ne dites rien. Motus, bouche cousue.
Moins vous en dites…
- S'il pose des questions, je réponds ?
- Pour s'en sortir, il faut rien dire.
- Je dis rien ? - Faut rien dire.
- Rien ? - Comme en amour, le mystère gagne.
- Vous voulez que je leur mente ?
- C'est pas la question. - Si.
- LĂ , il faut s'en sortir.
Vous êtes chassée, traquée. Il y a des chasseurs.
Ils vous poursuivent. Il faut vous sauver.
Vous êtes tombée dans un piège, sur un pieu.
Vous avez été percée en vous-même. On vous a violée.
Maintenant, il faut dégager. Et je vous dégagerai de là .
Vous ne dites rien. Je m'en occupe.
En aucun cas vous n'ĂŞtes agresseur. Vous ĂŞtes victime.
Vous rentrez dans le tribunal, vous ĂŞtes victime.
- Je suis bien d'accord, mais… - Ne dites rien.
- Je veux dire la vérité. - Y a pas de vérité.
- Bien sûr que si. - Vous ne la dites pas.
- Pourquoi je peux pas dire ça ?
- Vous ne saurez pas…
- Je vais pas mentir. - Je ne dis pas ça.
- Vous faites que ça !
- Finir votre vie en prison, c'est de ça dont vous avez envie ?
Vous vous ĂŞtes fait violer Ă 16 ans
et jusqu'à 30 ans, vous allez passer votre vie derrière les barreaux ?
Vivez votre jeunesse. Défendez-vous, merde !
Personne viendra vous sauver, si vous vous sauvez pas vous-mĂŞme.
Il n'y a pas de justice.
Alors faites-vous justice par tous les moyens.
Il vous a bousillé la vie.
Vous dites : "Je ne me souviens de rien.
"Je n'étais pas consciente."
- J'ai pas envie de mentir.
- Vous voulez faire quoi ? - Leur dire la vérité.
- Mais y a pas de vérité. - Mais si.
- Vous pouvez pas lui dire ça. - Pourquoi ?
- Parce que c'est pas entendable pour un tribunal de dire…
Je vous cite, c'est vos termes :
"Je lui ai arraché ses testicules afin de lui faire ingérer,
"Ă l'aide d'un micro-ondes Ă 900 watts."
Ils vont pas comprendre.
Ça vous fait rire, mais c'est pas drôle.
Ça va pas les faire rire.
Ça va pas les faire rire et ça me fait pas rire.
Je suis pas ici pour rigoler.
J'ai l'air comme ça…
Excusez-moi.
- Vous voulez un peu d'eau ? - Je veux bien.
C'est depuis…
Ça fait 2-3 jours.
Les choses de la vie.
- Ça va aller ?
- Ça va aller.
Bon…
Qu'est-ce que je disais ?
- Je sais plus.
- Je sais plus non plus.
Vous..
Vous allez pouvoir…
Vous allez pouvoir vivre tout ça. Hein ?
Vous allez vous en sortir. Hein ?
On va s'en sortir.
"Wonderful Life" (Smith and Burrows)
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