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Original subtitles

PRIEURÉ DE KINGSBRIDGE

ÉVÊCHÉ CHÂTEAU DE SHIRING

Un !

Faites place !

... et voici mon bâtard de frère, Gloucester !

- Roi Stephen ! - Prenez ça !

- Prenez ça ! - Je me meurs !

Sale voleur !

Simon Goodfellow, vol !

- Coupez-lui les mains ! - Tuez-le !

Tuez le voleur !

Allez !

Ne regarde pas, Richard.

Sale voleur !

Justice !

Descendez !

Bonjour, Votre Éminence. J'ai su que vous étiez blessé.

Rien de grave, j'espère.

Une simple blessure dans la bataille de Dieu contre Satan.

- Percy. - Évêque.

William. Vous aimez toujours Aliena ?

Heureusement qu'il a refusé le mariage.

En effet.

Place au roi !

Sa Majesté, le roi Stephen !

Nous sommes heureux d'annoncer qu'après les événements d'aujourd'hui,

toute opposition Ă  notre loi a disparu.

L'armée de Maud et Gloucester a été battue

et il n'y a que des hommes loyaux en Angleterre.

Maud et Gloucester ont été vaincus ? Est-ce récent ?

Le roi raconte au peuple ce qu'il a besoin d'entendre

et le roi a besoin de soldats mais n'a pas d'argent.

Cela va nous coûter cher.

Amenez le traître, Bartholomew de Shiring !

- Brûlez-le ! - Bâtard de traître !

- Traître ! - Meurs !

Traître !

Brûle en enfer, sale traître !

- Sale bâtard ! - Dépecez-le !

- Écorchez-le ! - Brûlez-le !

Pendez-le !

Tu auras ce que tu mérites !

Pitié, Votre Majesté !

Mon père aime l'Angleterre !

Épargnez sa vie, au nom de ses enfants.

Par pitié.

Est-ce ton frère ?

Oui.

Quel âge as-tu, petit ?

Seize ans, Votre Majesté.

Je n'ai rien contre les enfants d'un traître.

Si tu veux, tu peux rejoindre mon armée pour prouver ta loyauté.

S'il vous plaît, épargnez notre père.

Assez avec votre père.

Réponds-moi, petit.

Je jure devant Jésus-Christ et tous les saints que je combattrai jusqu'à

ce que Richard soit comte de Shiring et règne en seigneur sur la terre qui était vôtre.

En tant que chevalier, Votre Majesté,

faites-le chevalier et donnez-lui le titre qu'il mérite.

Tu es une femme intrépide.

Peut-être devrais-tu rejoindre mon armée.

Une fois paré d'un cheval et d'une armure, va voir le capitaine de mes gardes.

Nous déciderons alors quoi faire de toi.

Merci, Votre Majesté, et que Dieu bénisse l'Angleterre.

Avec la mort de ton père, Il le fera.

Ă€ genoux.

Que Dieu bénisse le roi !

Je ne servirai pas Stephen. C'est le pire ennemi de notre père.

Et le seul homme qui puisse te rendre ton titre.

Je ne me battrai pas aux côtés de William et de ses hommes.

Je les tuerai !

Il est plus facile de les tuer en étant à leur côté

qu'en étant contre eux.

Regarde-moi, Richard. Nos ennemis nous ont rendus plus forts.

Nous irons voir le prêtre et reprendre l'argent de notre père.

Cela suffira pour acheter un cheval et une armure

et récupérer ton titre de chevalier.

Tes larmes sont inutiles. Nous devons tenir notre promesse.

PRIEURÉ DE KINGSBRIDGE

Ho hisse ! Ho hisse !

Baissez-le !

Mon frère, non ! Ne fermez pas les yeux. Vous allez vous casser le pouce !

C'est cela. C'est bien.

- Il me faut une mesure ! - Apporte-moi la paille, petit !

Attention, frère Matthew.

Il y a également sept péchés capitaux en menuiserie.

Saint Joseph nous regarde. J'exécute ses ordres.

Mesurer deux fois, couper une fois.

Dépêche-toi, Jack. Tu peux aller plus vite.

Nous sommes en retard, prieur.

Ce maçon est trop lent et bien trop ambitieux.

J'ai vu ses plans. Ces arches n'ont jamais été testées.

Il ne s'agit pas d'une expérience.

Nous devrions construire une église plus petite, comme l'ancienne.

Faites-lui confiance, Remigius. Faites confiance Ă  Dieu.

Dieu n'est pas satisfait non plus, prieur.

Il devrait utiliser une main d'œuvre qualifiée, pas des moines.

Le travail est une forme de prière.

En attendant, je vais me rendre au marché de Winchester

pour vendre la laine de notre troupeau.

Avec l'argent, nous pourrons engager des ouvriers.

Tom se rend à la carrière de Shiring

pour récupérer les pierres.

Il s'agira du véritable commencement

et nous respecterons les délais.

Autre chose ?

Excusez-moi, prieur. J'exprimais...

Vous exprimiez votre ignorance.

Votre pénitence sera d'apporter de l'eau aux ouvriers avec la jeune Martha.

Et vous en profiterez pour réunir la communauté

dans la salle capitulaire avant les vĂŞpres. J'ai une annonce Ă  faire.

Je veux que tu reviennes. Tu me manques tant.

- Philip n'en serait pas heureux. - Il le serait si nous nous mariions.

Pourquoi l'Église doit-elle toujours dicter nos choix ?

Tu connais Philip. Il s'inquiète pour ton âme.

Alors, qu'il arrête de s'inquiéter.

Et même si nous nous marions, je serais peut-être brûlée vive.

Je suis toujours une hors-la-loi, Tom.

- Je ne peux... - Arrête. Ça suffit.

Pardonnez-moi, mon père, parce que j'ai péché.

J'ai péché, je me suis confessé et j'ai fait pénitence

et Dieu me punit toujours.

Vous m'avez pardonné et pourtant, Il me punit toujours !

Comment cela, monseigneur ?

À la cour, des rumeurs circulent. Le navire aurait été saboté,

je ne serais pas roi.

Il y aura toujours des rumeurs, sire. L'archevêque vous a désigné.

Dieu est avec vous.

Alors pourquoi n'a-t-Il pas vaincu Maud et son bâtard de frère ?

Ils approchent de Lincoln, maintenant.

S'ils prennent la ville, mon royaume sera réduit de moitié.

Pourquoi Dieu ne me soutient-Il jamais ?

Je ne peux pas répondre en Son nom,

mais peut-être n'est-ce pas vous qui Lui déplaisez.

Il y en a d'autres dans votre royaume.

D'autres ? Nommez-les.

Il y a un prieur à Kingsbridge. Vous l'avez rencontré.

Frère Milius, en tant qu'intendant, établit le bilan de nos finances.

Nos fermes les plus lointaines ont été louées.

- L'élevage de moutons s'améliore. - Grâce à vous, prieur Philip.

Je ne cherche pas d'éloges, frère Cuthbert,

mais la prochaine étape de notre renouveau économique.

J'aimerais faire de Kingsbridge un grand marché.

Cela attirera les visiteurs et augmentera nos revenus.

Il n'y aura aucun visiteur

sans le crâne de saint Adolphe.

N'a-t-il pas été perdu dans l'incendie ?

Le prieur Philip l'a sauvé des flammes. N'est-ce pas ?

Oui. Oui. en effet.

Pourquoi ne pas l'avoir dit ? Et oĂą est-il ?

Je l'ai mis en sécurité

jusqu'Ă  la construction d'une statue pour honorer le saint.

Cela peut prendre des années.

Tom le bâtisseur a engagé un sculpteur qui a déjà commencé son œuvre.

C'est magnifique.

- Pas encore. - Si.

Tu es talentueux. Alfred a tort de te maltraiter.

Quoi ? Qu'y a-t-il ?

Jack, j'ai fait une chose que je n'aurais pas dĂ».

Je l'ai fait par bonté, mais par égoïsme également.

Quoi, Martha ?

Alfred veut que tu partes.

Ta mère et toi nous avez pris notre père.

C'est ce qu'il dit.

L'amour n'est pas un concours, Martha.

Alors pourquoi y a-t-il toujours quelque chose Ă  perdre ou Ă  gagner ?

Essayons ici.

Les confessions ont lieu le matin, sauf si vous payez.

Avez-vous confessé Bartholomew de Shiring après son arrestation ?

Et si c'était le cas ?

Je suis Richard, fils de Bartholomew, comte de Shiring.

Ancien comte.

- Que voulez-vous ? - L'argent de mon père, 50 besants.

Je ne vois pas de quoi vous parlez.

Il vous a confié de l'argent.

C'est un mensonge.

- C'est vous qui mentez. - Dégagez.

On coupe les mains des voleurs dans ce pays. Je l'ai vu.

Ce sera ma parole contre celle d'un traître mort.

Menteur ! Voleur !

C'est un péché d'attaquer un prêtre !

Pas s'il vole des orphelins. Richard, coupe-lui le nez.

- Non ! Non, non ! S'il vous plaît ! - Coupe-le.

- OĂą est l'argent ? - Je vous jure... Autel.

Il est sous l'autel.

Tiens-le. S'il bouge, appuie plus fort.

Mais il n'y en a que dix. OĂą est le reste ?

Il n'y en a plus.

- Où est-il ? - Je l'ai dépensé.

Dois-je le tuer, Allie ?

L'enfer est trop doux pour lui.

Je reviendrai peut-ĂŞtre vous tuer un jour.

- Que peut-on acheter avec dix besants ? - Un cheval et une armure ?

Non, on peut à peine acheter un étrier.

C'est tout l'argent qu'il nous reste, Richard.

- Il ne servira ni à la nourriture ni au gîte. - Que va-t-on en faire, alors ?

- Je vais le mettre pour vous. - Vingt sacs de laine, 25 livres.

On va le quintupler.

- Vous ĂŞtes Otto TĂŞte-Noire ? - Oui.

Tom le bâtisseur. Vous travaillez pour moi. Voici mon fils, Alfred.

Et voici mon beau-fils, Jack.

Voici mes quatre fils, mon cousin, mon beau-frère et ses deux garçons.

Vous avez déjà travaillé ici ?

Je connais la carrière. De la bonne pierre. Assez pour deux cathédrales.

Comment allez-vous l'apporter Ă  Kingsbridge ?

Par rivière d'abord, puis en charrette. Ça ne devrait pas être difficile.

Bien. Quand pouvez-vous commencer ?

Quand vous nous paierez.

Ça ne devrait pas être difficile non plus.

Allez. Au travail.

Qui est le responsable ?

C'est moi.

Je suis Tom de Kingsbridge.

Il nous faut cette pierre pour notre cathédrale.

La carrière appartient au comte.

Quand le roi a donné la carrière au comte,

il a autorisé le prieuré à s'y servir.

Mais je ne puis le permettre.

- Selon quels ordres ? - Ceux du roi.

Gardes.

Je te connais.

Où t'ai-je déjà vu ?

J'ai construit une maison pour votre mariage.

Mauvaise construction si je me souviens bien. Walter.

Le roi a annulé sa permission de vous laisser utiliser la carrière.

Partez ou vous ĂŞtes des hommes morts.

Quelle preuve y a-t-il de cette annulation ?

Mes soldats sont une preuve suffisante.

Vos soldats mourront avant vous.

Ils veulent bien essayer.

Si vous nous attaquez, vous attaquez le trĂ´ne et Dieu.

Tuez-nous et vous brûlerez dans les flammes de l'enfer !

Excellente idée.

Que dirais-tu d'un duel ?

Un de tes hommes armé d'un marteau contre Walter.

Walter se battra sans arme.

Je vais d'abord voir avec le roi, merci beaucoup.

Cela prendra des mois, et l'évêque m'a assuré qu'il refusera.

Dieu veut une cathédrale à Kingsbridge.

Alors pourquoi Dieu l'a-t-Il brûlée ?

Je vais me battre.

- Quelles sont les règles ? - Jack, je te l'interdis.

Pas de carrière, pas de cathédrale. Les règles ?

Le premier Ă  pleurer de douleur perd.

Et le vainqueur ?

La carrière est à lui.

C'est de la folie. Jack. Je ne leur fais pas confiance.

Je ne redeviendrai pas qui j'étais.

Restez ici.

Non !

C'est lui qui doit pleurer, pas vous. Ne le tue pas, Walter.

Casse-lui quelque chose plutĂ´t.

C'est scandaleux.

D'abord, les Hamleigh nous volent la carrière,

et maintenant ils nous volent les pierres.

Envoyez une délégation au roi et demandez-lui d'appliquer le traité.

Qui dit que le roi ne sera pas du côté de Percy ?

Percy a des soldats, dont le roi a plus besoin que d'une nouvelle cathédrale.

Que va-t-on faire, alors ?

Tom, peut-on continuer le travail sans les pierres ?

Non.

Est-elle cassée ?

Oui, j'en ai peur.

Tu ne dois pas l'utiliser pendant au moins un mois.

J'ai une statue Ă  finir, maman.

- Cela peut attendre. - Non.

Alors, tu seras infirme Ă  vie.

Ne bouge pas.

Tu veux rentrer, Jack ? Dis-le. Est-ce trop pour toi ?

J'ai faim, maman, mais il n'y a rien Ă  manger.

La nuit où tu es né, j'ai fait un rêve.

Dans une pièce sombre, tu as ouvert une boîte...

Pleine de lumière. Cela ne veut rien dire.

Je ne t'ai pas tout dit.

La pièce était en fait une tombe, remplie de centaines de corps.

Des soldats anglais, des ouvriers, des rois.

On doit tous mourir, maman.

Mais pas si jeune. Tu étais si jeune. À peine plus que maintenant.

J'ai peur pour toi, Jack.

Combien prenez-vous ?

Quoi ?

Pour une toison de laine, combien ?

Un penny.

- Au marché de Winchester ? - Oui.

Viens, Allie. On doit trouver Ă  manger.

Winchester est Ă  un jour de marche. Vous perdez deux jours en chemin.

Ai-je le choix ?

- Vous me vendez votre laine. - On n'en a pas besoin !

Quel est le piège ?

Je vous en donne deux pence pour quatre toisons.

Ça ne les vaut pas.

Trois pence alors.

- Je perdrais un penny. - Et vous gagnez deux jours de marche.

Je n'ai jamais rien entendu de tel.

Deux jours de marche valent-ils un penny pour vous ?

- Que va-t-on faire de quatre toisons ? - Les vendre Ă  Winchester.

Pour un seul penny ? Ce n'est rien.

Pas si on achète la laine de cinquante paysans, Richard.

C'est comme cela qu'on aura les chevaux et l'armure.

- Tom. - Mon frère ?

J'ai un plan.

Je ne pas si cela fonctionnera, mais on peut essayer.

Préparez vos hommes pour demain à minuit.

Ă€ minuit ?

Nos ennemis sont plus faibles la nuit.

Combien de temps avant le lever du soleil ?

Quelques minutes.

Taisez-vous, prĂŞtre.

Taisez-vous.

- C'est un signe de Dieu. - Gloire au Seigneur !

Ă€ genoux.

- Dieu soit loué. - C'est un miracle.

C'est l'œuvre de Dieu

et c'est la volonté de Dieu.

Je vais engager tous les ouvriers de la carrière au même tarif

et vous offre l'indulgence pour travailler sur notre cathédrale.

Qu'en dites-vous ?

- Dieu soit loué. - Dieu soit loué.

Cette pierre sera pour les fondations.

- La laine est prête pour le marché, prieur. - Bien. Laissez-la ici.

VoilĂ . Merci.

Il faut s'attendre à quelques défaites.

Cela les rend les victoires plus douces.

Je vais brûler, mère.

Quoi ?

En enfer.

Tu me l'as dit.

Balivernes.

Dieu est de notre côté.

- Pas selon ce prĂŞtre. - Ne lui prĂŞte pas attention.

Ses motivations sont plus qu'égoïstes.

Mais dis-moi,

qui détestes-tu le plus ?

Le prieur Philip.

Et que lui ferais-tu ?

Je lui arracherais le cœur, je le rôtirais et je le mangerais.

Alors, fais-le.

Et qui aimes-tu le plus ?

Toi.

Et que me ferais-tu ?

Souris, mon beau William.

- Oui, Walter ? - L'évêque Waleran est ici, milady.

Vous avez demandé au prieur de Kingsbridge

- de me trahir. - Vous n'avez pas tenu vos promesses.

- Je vous ai donné Shiring. - D'autres promesses, vous vous rappelez ?

Je ne vois pas de quoi vous voulez parler,

mais ce n'est pas l'objet du débat.

Le prieur nous a apparemment devancés.

Malgré son apparence innocente, ce n'est qu'un rat.

Les rats peuvent être exterminés quand on connaît leur cachette.

Et la sienne est...

Ă€ Kingsbridge. Et alors ?

La cathédrale devrait peut-être être construite ailleurs.

Quoi ?

Kingsbridge est un village au milieu de nulle part, Percy.

Il n'y a pas assez d'argent pour entretenir ni encore moins construire une cathédrale.

Il lui faut un marché et des pèlerins.

Nous pourrions la bâtir à Shiring.

Vous avez un marché, un marché à la laine et vous êtes sur la route principale.

Si la cathédrale était ici, qui la paierait ?

J'espère que vous n'espérez pas...

Si la cathédrale est déplacée, la propriété du prieuré également.

Les fermes, les bergeries et tous les revenus.

Kingsbridge mourrait et le rat deviendrait un mulot castré.

Excellent.

Alors, comment faire ?

On ne peut rien faire sans l'aval du roi.

- Que va-t-on lui dire ? - Rien du tout.

On lui montre le peu de progrès qui est fait à Kingsbridge.

Comment ?

La fĂŞte d'Adolphe, leur saint patron, va a voir lieu.

Le roi aime beaucoup Adolphe. Je vais organiser un pèlerinage.

Éteignez vos feux !

Éteignez vos feux !

Le bâtard.

Partez. Laissez-moi.

J'ai agi pour la gloire de Dieu.

Votre règne cessera avec les larmes de sang d'un crâne de saint.

Je règnerai toujours, alors.

Combien de temps avant la fin de la guerre ?

La paix triomphera et la guerre cessera

quand une flèche percera le cœur de ma fille.

Nommez mon pire ennemi.

Celui avec des cheveux de feu ? Un artiste.

Un roi il couronnera, un roi il détruira.

Poulet rĂ´ti ! Poulet rĂ´ti !

WINCHESTER MARCHÉ À LA LAINE

On mangera de la viande ce soir.

Plus que de la viande. On aura au moins une livre d'argent.

Regarde la foule, Richard.

Il y a des foires tout l'été.

On remplira d'autres sacs, et d'ici la fin de l'été...

C'est un sac plein, mais la qualité est médiocre. Une livre. D'accord ?

Mains.

- Un sac ? - Oui.

Qualité moyenne. Une demi-livre.

Quoi ?

Il a eu une livre pour une qualité médiocre.

Une demi-livre. C'est mon offre.

Mais la laine est meilleure. Vous l'avez dit.

- À prendre ou à laisser. - Donnez-moi la même chose.

- Non. - Pourquoi ?

Personne ne paie une fille autant qu'un homme.

Ă€ moins que...

Écoutez, je vous rends service.

Personne ne paiera ce que je vous offre.

Demandez. Suivant !

Combien, petit ?

- Petit, combien ? - Onze.

Descends-les, Jack.

Onze livres et demie d'argent et 12 pence.

Vous ne l'avez pas vérifiée.

C'est un moine. Je lui fais confiance.

Attendez. Il n'y en a que 10. Il n'y a que 10 sacs.

Il y en 10 sur la charrette, oui. C'est le onzième.

Non, non.

Je vais lui payer une demi-livre.

Mais je le rachète.

Vous lui avez dit de trouver un marchand intéressé et je le suis.

Je vais lui payer une livre.

Si cela vous convient ?

La dernière fois, vous étiez encore au château de Shiring.

J'ai demandé aux Hamleigh de vous protéger.

Que Dieu vous pardonne.

Que s'est-il passé ?

Ils n'ont pas vraiment été aimables.

Je... Je suis désolé.

Tout malheur qui vous arrive...

Je... Tenez.

Venez nous voir Ă  la fin du mois.

Il y aura une fĂŞte Ă  Kingsbridge en l'honneur de saint Adolphe.

Vous pourrez apporter des toisons.

Peut-ĂŞtre.

- Désolée, j'ai oublié... - Philip. Voici Jack. Il travaille pour moi.

Milady.

S'est-on déjà rencontrés ?

Viens, Richard.

Merci, prieur Philip, du fond du cœur.

- Il nous faut un protecteur. - Vous en avez deux.

Dieu et moi.

Et moi. Vous m'avez, moi.

- Dégage ! - Laisse-moi les embrasser. Très joli !

Prie avec moi, Jack, d'accord ?

Tu me fais penser à moi à ton âge.

Tu veux baiser, petit ?

Je suis désolé.

Milady.

Pardon, je...

Milady ? S'il n'est pas poli.

Désolé, je vous ai prise pour quelqu'un d'autre.

Ils te font tourner la tĂŞte ?

Puis-je... Puis-je vous dessiner ?

Je n'avais jamais appelé ça comme ça, mais...

Reviens vite.

Pauvre saleté de Kingsbridge.

Le roi Stephen s'y rend Ă  la fin du mois

et quand il verra le peu de travail effectué,

il déplacera la cathédrale à Shiring !

Tant mieux pour vous, Percy !

Dans dix jours, nous célébrerons la fête de saint Adolphe.

Il nous a été dit que le roi Stephen viendra.

Il faut montrer au roi la dévotion de cette paroisse

dans la construction de notre cathédrale.

Au lieu de chanter des cantiques et de dire des prières,

nous creuserons, porterons et construirons.

Dieu et ses saints vous béniront pour votre générosité.

Je perds mon temps.

- Je ne peux pas finir. Pas Ă  temps. - Cela doit attirer son attention.

- Mais ce ne sera pas parfait, Tom. - On la perfectionnera plus tard.

Je sais que vous travaillez beaucoup,

et je sais tout ce que vous avez déjà donné,

mais Dieu en demande un peu plus.

Notre cathédrale est plus que de la pierre et du bois.

Elle transforme la terre et tout son poids en possibilité,

pour atteindre la lumière, qui est espoir, qui est Dieu !

Cet... Cet espoir est fragile et si...

Si nous pouvons donner à Dieu un beau foyer, alors l'espoir prospérera

et vous serez tous meilleurs et vos enfants également !

Si...

Bien.

Je vous donnerai à manger et à boire et l'absolution pour vos péchés

en échange d'une journée de travail.

Une journée de travail ! Qu'en dites-vous ?

Pardonnez-moi, saint Adolphe.

J'ai demandé de l'aide dans tous les villages.

Ne veulent-ils pas d'église ?

Ils savent que sans leur aide, il n'y aura pas de cathédrale à Kingsbridge.

Ils viendront.

- Ils devraient venir. - Des dizaines, peut-ĂŞtre. Pas des centaines.

L'information va circuler.

Le roi va en rire.

VoilĂ  quelqu'un.

Bonjour, frère prieur.

Bienvenus, mademoiselle.

Plus de mademoiselle. Nous apportons des toisons.

Que Dieu nous donne des clients.

Jack, occupe-toi de l'âne de la demoiselle.

Quand le roi arrive-t-il ?

BientĂ´t, je le crains.

Est-ce encore loin ? Mes hémorroïdes me font souffrir.

Nous avons chevauché toute la matinée.

Tu étais avec lui à Winchester ?

Mais on s'est rencontrés avant.

Ă€ Shiring, mademoiselle.

Tu es l'artiste.

Assez doué, si je me souviens bien.

Qu'as-tu Ă  la main ?

Je me suis blessé. Je ne devrais pas m'en servir,

mais j'ai une sculpture Ă  finir.

Aliena ? Je savais que c'était vous !

- Martha, n'est-ce pas ? - C'est cela.

Et vous sous souvenez d'Alfred.

- Mademoiselle. - Appelle-moi Aliena, je préfère.

Vous ne devinerez jamais ce qui nous est arrivé.

Papa nous a amenés ici, l'église à brûlé et Ellen...

Vous vous souvenez d'Ellen. Elle a failli être brûlée vive pour sorcellerie.

Et le roi va venir pour voir le travail de papa.

S'il l'aime. papa pourra construire la cathédrale.

Personne n'est venu aider encore, mais nous espérons...

Nous espérons que le roi soit d'humeur gracieuse,

Aliena.

Frère Johnny ?

Ne montez pas si haut, pas avec le bébé.

- Johnny, écoutez. Descendez ! - Non, non ! Montez !

C'est un ordre ! Je veux que vous descendiez !

Faites-le descendre !

Que fait-il ? Il va blesser l'enfant !

- Descendez ! - Philip, ça ne tiendra pas.

Johnny, écoutez-moi.

Johnny, écoutez-moi bien. Donnez-moi le bêbé.

- Regardez ! - C'est un miracle.

Nous sommes sauvés !

Nous sommes sauvés !

Regardez !

- Dieu et le prieur Philip soient loués ! - C'est un miracle ! Nous sommes sauvés !

- L'aumĂ´ne pour une aveugle ? - Pas maintenant. Je travaille.

Que fais-tu ici ?

Le roi ! Le roi est ici !

- Le roi. - C'est le roi.

Où étiez-vous ? Le roi est ici.

À genoux. Agenouillez-vous devant Sa Majesté.

Qui est le responsable ?

C'est moi, Votre Majesté.

OĂą sont les plans ?

Par ici, Votre Majesté.

OĂą est la porte ?

Votre Majesté, voici l'entrée.

Voici la nef.

Montrez-moi.

Très bien.

J'ai hâte de voir l'église une fois les travaux achevés.

- Qu'a-t-il dit ? - Tais-toi, Percy.

Mais oĂą est la statue de saint Adolphe ?

J'avais oublié. Elle a été détruite dans l'incendie, n'est-ce pas ?

Elle est ici, Votre Majesté.

Votre règne cessera avec les larmes de sang d'un crâne de saint.

Votre Majesté, j'ai des nouvelles du front.

Maud et Gloucester ont attaqué votre armée à Lincoln

et une flèche a traversé son armure.

La paix triomphera et la guerre cessera

quand une flèche percera le cœur de ma fille.

Est-elle morte ?

Non. Elle a survécu.

Son armée a cru à un signe divin et vos forces ont été vaincues.

Celui avec des cheveux de feu ? Un artiste.

Un roi il couronnera, un roi il détruira.

Ne bougez pas.

Adaptation : Julien Terme

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