All language subtitles for JULIEN DONKEY-BOY_[Harmony_Korine]-VSTFR_ieoia.french

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Original subtitles

Qu'est-ce que t'as l� ?

Une tortue.

Tu vas en faire quoi ?

La garder.

Tu veux jouer � la tortue avec moi ?

Si tu t'en trouves une. Il doit y en avoir par l�.

Il y en a douze dans cet �tang ?

Ouais.

Il y a onze tortues dans cet �tang.

Deux sur le rocher.

Bon, j'ai une tortue.

O� sont les tortues ?

- Je veux une tortue pour papa. - Attends !

- Je peux en avoir une pour papa ? - Non, tu peux pas.

Dieu tout puissant

Regarde ton fid�le serviteur

Alors qu'il est si faible

Et b�nis-le de la vie �ternelle

Au nom de Ton fils

Aie piti� de lui, agneau de Dieu

Tu pardonnes nos p�ch�s Aie piti� de lui

Agneau de Dieu, Tu pardonnes nos p�ch�s

Agneau de Dieu, Tu pardonnes nos p�ch�s

Agneau de Dieu, Tu pardonnes nos p�ch�s

Aie piti� de nous

On arr�te la lutte !

Bisou, bisou.

Bisou maman, bisou.

J'aime Punky, c'est un gentil b�b�.

J'aime Punky, maman dit :

Punky gentil b�b�.

Tu aimes maman ?

C'est la fin de la lutte.

Ressaisis-toi, ressaisis-toi !

C'est bien, c'est bien.

Tout le monde veut le battre. Tout le monde veut le battre.

Ave seigneur Julien ! Ave seigneur Julien !

Il a fait se prosterner les gens devant lui.

Pour l'honorer ils lui sacrifiaient l'agneau.

Julien le Seigneur ! Julien le Seigneur !

Fr�re Jacques, fr�re Jacques

Et maman, et maman

Tra-la-la-la-l�re, tra-la-la-la-l�re

Je t'aurai, je serai toi

Fr�re Jacques, fr�re Jacques

Et maman, et maman

O� sont donc les singes ? O� sont donc les singes ?

Dans le zoo

C'est ce que je veux savoir. C'est ce que je veux savoir.

Enl�ve tes dents.

D�sol�, Chris.

Tu veux pas qu'elles rouillent.

Je suis d�sol�.

Elles pourrissent quand tu oublies.

Chris me les a donn�es pour mon anniversaire.

- Elles sont bien, non ? - Elles sont terribles !

Je vais les rincer.

Faut les tremper dans l'eau fra�che.

Je ne les trempe que l�-dedans.

On dirait ce repas officiel avec la Reine, en Russie,

et il y avait un pr�sident, Brejnev,

il avait des fausses dents et pendant le d�ner il les enlevait

et les nettoyait avec une fourchette.

Apr�s avoir mang� ?

Moi aussi, je dois le faire.

Mamie,

dis-lui de se tenir droit.

Regarde-toi !

Non, elle doit se tenir droite.

Tu as raison, elle le fait ?

Comment tu manges ? Tu manges bien ?

�a te pla�t ?

- Elle doit se tenir droite. - Ouais.

- Fais-la se tenir droite. - Tiens-toi droite, Pearl.

Elle t'�coute.

- Papa ? - Oui ?

Je me tiens droit ?

Oui, mais regarde ton fr�re.

Il se prend pour un lutteur. Regarde-le.

Je ne comprends pas.

Attention :

ne prenez pas ce produit si vous �tes hypersensible.

Hypersensible.

Suis-je hypersensible ?

Mon Dieu !

C'est tomb� � c�t�.

Suis-je hypersensible ?

Suis-je persistant ?

Et merde.

Naturellement stone.

Comme dans la montagne,

tr�s haut.

O� es-tu, mont Everest ?

Donne-moi un peu d'Everest.

J'ai commenc� quelque chose comme �a � la suite...

de la conqu�te espagnole du P�rou.

Ils se battaient beaucoup entre eux,

des factions se cr�aient,

il y avait �norm�ment d'avidit� chez les Espagnols.

D'un cot� il y avait Pissaro et ses fr�res

et de l'autre El Magro.

C'�tait l'un des principaux chefs

et le type �tait si laid qu'on envoyait une d�l�gation au roi espagnol.

El Magro �tait si affreux et si laid

qu'ils pouvaient m�me pas l'envoyer.

Et il y a cette merveilleuse histoire

d'un vieux noble espagnol

qui avait d�pass� les 70 ans et qui a men� des campagnes en Europe,

puis la conqu�te du Mexique et du P�rou.

Il avait les cheveux blancs.

Depuis le d�but des combats,

il �tait du c�t� de Pissaro, fid�le � Pissaro.

Et tout d'un coup,

il est tomb� dans une embuscade mont�e par ses ennemis.

Et il est � cheval et ils pointent leurs mousquets

et sont sur le point de tirer et il sait qu'il va mourir.

Et par d�fi, il leur chante une chanson...

et ce qu'il chante, c'est :

Little Mother, Two by Two Wafts, the Wind on My Hair.

J'adore �a.

- Qu'est-ce qu'ils font ? - Je ne sais pas.

Viens ici, viens ici !

D'ici je peux tout voir,

je peux voir tout New York jusqu'� Los Angeles.

Quelle grande ville !

Je peux voir jusqu'� l'autre c�t� de l'Am�rique.

Je peux voir de la c�te est jusqu'� la c�te ouest.

Merci, mon gars, pour me l'avoir dit. Merde !

- Pas de papier dans ce truc. - Dans la bo�te en plastique.

- T'as raison. - C'est plein.

- On dirait que �a bouge. - J'essaie de le faire bouger.

�a ne fait rien.

On a besoin de ce type du bureau.

Lave-toi les mains.

J'esp�re que tu portes des chaussures !

Je porte des chaussures. Je vais te dire. Regarde.

Tu peux pas porter �a ici.

Quelle taille ?

39.

Elle est lourde. Tu peux la soulever ?

T'en as une lourde, celle-ci est plus l�g�re.

Recule de la ligne, mon gars !

T'as trich�, t'as trich� !

C'est �a. T'es un bon gar�on.

Ne crie pas, je veux pas que tu cries.

C'est le moment.

Ne bouge pas.

Reste l�, sois un homme.

Sois un homme et arr�te de faire cette t�te.

Arr�te !

- C'est trop froid. - Viens ici.

Arr�te ! Arr�te �a !

Papa !

Allez, sois un homme !

�a pourrait te traverser la peau et tu prendrais du poids.

Ferme-la !

Ne parle pas comme �a.

Ne parle pas comme �a.

Sois un homme. Allez, baisse-toi, baisse-toi !

Bon, viens ici, arr�te de t'enfuir.

Toutes ces prises de t�te, j'aime pas �a.

Baisse-toi !

L�ve ton bras !

Approche-toi, ne sois pas un l�che !

Je veux pas de l�che dans la famille !

Viens ici !

Tu veux que je gagne ?

Oui, je veux que tu gagnes. Sois pas l�che.

Mon fils ne sera pas un l�che !

Arr�te !

Tu vas prendre du poids !

Arr�te de grelotter, je veux pas que tu grelottes !

Ne grelotte pas ! T'es un homme, non ?

Ne grelotte pas.

Tu vas �tre un gagnant.

Ne grelotte pas, un gagnant ne fait pas �a.

Merde ! Je ne peux jamais gagner !

Je dois �tre un gagnant.

J'en ai marre de perdre.

Agneau de Dieu

Tu enl�ves les p�ch�s du monde

Aie piti� de nous

Mignon.

Polyester.

Sale.

- Combien pour la taille un ? - Deux pour un dollar.

Je cherche pour un nouveau-n�.

- T'as regard� sur la table ? - C'est trop grand sur la table.

Il n'y a rien pour les nouveau-n�s.

Je ne sais pas ce que j'aurai, donc il faut acheter pour les deux.

Je crois que c'est un gar�on.

- Ton premier ? - Je crois que c'est un gar�on !

C'est une b�n�diction.

J'ai peut-�tre vu un petit zizi sur l'�chographie.

Ouais, c'est une b�n�diction.

Le premier b�b�...

On dit que ton ventre est b�ni quand le premier est un gar�on.

Vraiment ?

C'est un peu sexiste, non ?

On dit un gar�on d'abord et puis une fille.

Les filles viennent apr�s les gar�ons, tu le sais.

T'as pas 25 cents ?

Non, d�sol�e.

- Bonne chance. - Merci.

- Merci beaucoup. - Je t'en prie.

Je vais vous faire un toucher vaginal, d'accord ?

Vous allez sentir le gel.

C'est un peu froid.

Relaxez-vous, vous sentez mes doigts ?

�a va ?

Tout semble aller bien.

�a grossit.

Bien, la t�te est en bas.

Vous pouvez serrer les jambes.

- Bon, qui est le p�re ? - Le p�re ?

Pourquoi le vent est-il aveugle ? Le vent est aveugle.

Le vent est vraiment aveugle.

Car le vent est une brise.

La brise est un z�phyr, un z�phyr...

Je peux pas le croire. Je peux pas le croire.

Je peux pas le croire. Tu vois ce que je veux dire ?

J'aime pas, j'aime Chris aussi.

NYPD, LAPD, NYPD, LAPD...

L'ami de mon fr�re.

Je connais mon fr�re.

Tu veux prendre la colline, et tu pars de l'autre c�t�.

Si tu prends la colline, descends, ce sera plus facile.

Cette partie, il faut descendre.

Donc descends, �a sera beaucoup plus facile.

La colline monte, regarde.

Descendre, �a sera beaucoup plus facile.

Jusqu'� Hosanna Bay !

Pardon, tu vois mon arbre g�n�alogique ?

C'est cet arbre ou celui-l� ?

- Je ne sais pas. - J'ai une famille dans mon arbre.

Dans cet arbre

ou dans cet arbre ?

Difficile � dire, difficile � dire.

Tu ne sais pas ce que tu demandes.

Peux-tu boire dans la tasse dans laquelle je bois ?

J�sus appelle les autres et dit :

Vous savez comment ceux qui exercent l'autorit�...

Dieu me regarde.

Avec d�go�t.

J�sus dit qu'il croit que

je ne devrais plus

faire partie de la communaut�, de l'Eglise.

Je me sens confus.

Mais tous ces sentiments ne viennent pas de Dieu

ni du Christ

et �a va � l'encontre

de ce qu'on nous a appris sur Dieu et sur le minist�re de Dieu et J�sus.

Et le Saint-P�re est mis�ricordieux

et son r�gne touche les justes et les injustes.

Le soleil brille pour les bons et les m�chants.

Car il est comme �a, Dieu est bon et Dieu est amour.

Il n'y a pas de place en Dieu

pour m�priser l'un de ses enfants

ou le rejeter du corps du Christ ou quelque chose comme �a.

Ce sont des pens�es que nous pouvons nous imposer.

En fait, le pouvoir de l'obscurit� peut nous les chuchoter

mais ce ne sont pas les pens�es de Dieu.

As-tu jamais parl� � quelqu'un,

fait une th�rapie avec quelqu'un,

une psychoth�rapie ?

Je vois ce que tu veux dire, non.

On a un centre ici. Je peux te donner �a.

Il y a des noms et des num�ros,

�a pourrait te faire du bien de les appeler,

ou d'aller leur parler un jour,

�a co�te rien.

Il n'y a aucune raison pour un jeune homme comme toi

de penser qu'�tre anxieux et stress�

est une situation irr�m�diable.

- Merci beaucoup. - Je t'en prie.

Je prie pour toi avant que tu partes.

Merci, merci beaucoup.

Parfois j'ai des pens�es simples.

Maman m'a dit quand j'avais 6 ans qu'il fallait tout simplement

saisir l'�nergie.

Je n'ai pas la force. Je n'ai pas le corps.

- Aie l'�nergie. - Je saisis le bifteck, c'est tout.

Non, c'est l'�nergie.

- Regarde. - Tu vois, elle a l'�nergie.

Il faut le respecter.

Je me fous de ce que c'est. Regarde-la faire �a.

- Ce ne sera pas un as. - Tu paries ? Voil� !

Tu triches sans cesse.

Tu triches tout le temps.

Des cartes dans mes manches ? Je ne crois pas.

Mais tu caches les as quelque part.

Je ne dirais pas dans tes manches.

Tu vois, pas de manches.

Oui, mais les as sont l� ? C'est vrai, non ?

Je vais te dire, c'est aussi simple que �a,

quand t'es n� diff�rent, il t'arrive des choses,

du bon, du mauvais,

pour moi �a a march�.

- �a ne sera pas encore un as. - Tu veux parier ?

Le revoil�.

J'ai m�lang�.

Tout est possible. C'est magique.

Mes pieds sont magiques. Les siens aussi, dans ses patins.

- Comment tu fais �a ? - J'ai appris quand j'�tais gamin.

C'�tait mon equalizer. Si t'es n� sans bras, t'apprends avec tes pieds.

�a c'est la partie physique, le reste c'est l� o� tu apprends.

C'est l'attitude. Tu vois, elle a l'attitude aussi.

Tu viens ici et tu boudes

et je te dis que tu dois adopter une attitude positive.

C'est pas comme les vendeurs � la t�l�, c'est la vraie vie !

C'est comme un as, �a sort toujours.

Ce n'est pas la t�l�, c'est la vraie vie !

Saisis-la ! Et ferme-la !

La premi�re carte encore ? Tu veux encore la premi�re carte ?

Tu vois, l'as peut-�tre n'importe o�.

C'est la premi�re. Le voil� encore.

L'attitude, la pens�e positive.

�a a l'air nul mais �a marche.

- A la tienne. T'es mon ami. - Tu triches.

Je le fais pas pour te faire du mal, je te donne une le�on, mon pote.

Entre Chris !

Pourquoi tu ne prends pas cette robe ?

Et qu'est-ce que j'en fais ?

�a appartenait � ta maman.

Elle la portait quand on s'est mari�s.

Pourquoi tu ne la mets pas ?

Elle est tr�s belle.

T'es le seul qui ressemble � ta m�re.

Montre-moi l'autre.

C'est une robe d'�t�.

Mets-la, Chris, mets-la

et danse avec moi.

Non.

Depuis que ta m�re est partie, je n'ai jamais dans�.

Je vais te donner dix dollars.

Non.

Allez, c'est beaucoup d'argent.

C'est ce que gagne un type en un mois au Bangladesh.

Un travailleur aux champs gagne autant.

C'est beaucoup d'argent, toute une famille vit avec �a.

Allez Chris, dix dollars.

Je t'ai eu !

Stop, reste, stop !

Je t'ai eu !

Ne bouge plus, ferme-la !

Ecoute !

T'es un homme mort, fiston.

Ne reviens jamais !

Ne reviens jamais comme en 1980

quand t'as bouff� comme un chancre.

Tu as tu� les Juifs,

tu as tu� les hippies, tu as tu� tous les nichons des m�res,

tu as tu� ce putain de cancer.

T'es revenu habill� en sh�rif.

Qu'est-ce que tu fous !

R�ponds-moi, r�ponds-moi, r�ponds-moi !

Ne bouge plus !

Assieds-toi, prends une tasse de th�.

Je plaisante.

Allez, viens, allez, t'es mon pote.

H�, c'est Julien, le roi Julien.

Comment �a va, Roi Julien ?

H�, mon vieux pote, comment �a va ?

H�, c'est Adolf, Adolf.

Il a bouff� les nichons de ma m�re, mais c'est mon ami,

c'est un bon ami de la famille.

Il a bouff� les nichons de ma m�re.

Viens, viens ici Adolf.

Julien, Roi Julien. Oui, sire.

Que voulez-vous de moi ?

Je veux rencontrer cet homme, un invit� dans ta maison

et lui faire sentir qu'il est chez lui,

ne le donne pas � bouffer � maman, ni � grand-m�re,

ni � Joyce.

OK, je te promets, OK.

Alors, Adolf, assieds-toi.

Une des choses qu'il faut clarifier

c'est � quel point tu entres dans la Bible

et � quel point tu en sors.

Dans le Nouveau Testament on dit

que tu es entr� dans la Bible

et que tu as rencontr� quelques-uns des disciples

juste avant le festin de Stephen.

On dit que...

On dit que tu as pris...

Tu as tendu la joue gauche � l'un de tes disciples et as dit :

Ne me frappe jamais sur la joue gauche,

pas sur la joue gauche,

�a fait mal.

C'est tout ce que je voulais savoir,

on faisait connaissance.

Faudrait que tu comprennes deux ou trois choses.

Si tu veux rentrer dans cette maison,

il faut, il faut, il faut...

rester tout le temps avec moi

et ne d�ranger personne d'autre dans ma famille

car ils ne savent pas

que je fr�quente des nazis connus.

C'est tout, c'est ma seule condition, alors, sois en paix.

Encore une dure journ�e dans la jungle,

encore une dure journ�e au zoo.

Encore une dure journ�e dans la jungle,

encore une dure journ�e au zoo.

Punky, viens, d�p�che-toi !

Descends, descends.

Tu ne viens pas ?

Saloperie de poubelle de merde.

Putain !

Un, je ne veux pas de tout ce plastique dans mon jardin.

Deux, est-ce que tu te sens gagnant ?

Plastique, plastique, plastique.

Je jouais !

Ouais, mais ce n'est pas un adversaire.

Faut que tu sois plus dur, vraiment dur.

Faut que t'aies plus de tripes, plus de duret�,

plus de force,

plus de plastique.

Faut que tu sois un gagnant.

Il n'y a pas de gagnant � la maison.

Je suis un gagnant.

Je suis un gagnant !

Voici le sujet de mon essai,

tu penses que tu as travaill�

et que tu as aim�...

Danse pour moi !

J'ai ce probl�me

� l'�il gauche.

Je ne sais pas comment �a s'appelle ce que j'ai.

Ce n'est pas des ombres, ce n'est rien, c'est comme...

Imagine que tu regardes � travers

un sac en plastique de Food Town,

c'est comme �a, tr�s bizarre.

Mais je remercie Dieu d'�tre en bonne sant�,

je peux marcher...

Je prie la nuit.

T'es-tu demand� pourquoi Dieu a fait �a ?

Non.

Mais il n'y pas de raison pour qu'il ne puisse pas le r�parer.

- Non. - Alors ne t'en fais pas.

Il nous dit plein de choses.

Des aveugles ont des visions.

Dieu m'a donn� de l'intelligence.

Mes parents, mes grands-parents des deux c�t�s sont des pasteurs

et nous discutons toujours de Dieu,

car je ne crois pas � l'Eglise.

Car je ne crois pas que quiconque puisse te dire

comment communiquer avec Dieu, personne peut te le dire, que toi.

- C'est Lui qui te dit. - C'est vrai.

Tout ce qu'il dit, c'est : m�ne une vie juste.

Suis ces commandements et tout ira bien.

Vis honn�tement, dit-il, sois honn�te avec toi-m�me.

Je dois Lui parler et le remercier...

Car je vis au jour le jour, c'est oblig�.

J�sus a dit, c'est dans la Bible :

Maudit soit qui obstrue...

qui obstrue le chemin d'un aveugle...

qui met un obstacle devant un aveugle...

Maudit soit qui met un obstacle sur le chemin d'un aveugle.

Et maudit soit qui couche avec sa s�ur...

maudit soit qui couche avec sa s�ur.

Tu sais ce qu'il a dit des commandements.

Il dit aussi : Pr�sente-toi honn�tement...

Et puis encore :

Pr�sente-toi honn�tement, sois honn�te,

car si tu ne l'es pas, Je te ferai de gros ennuis.

Il �tait une fois un jeune homme qui s'appelait...

Ecoute, pour ton esprit, d�di�...

Victor est un homme gentil...

En avant Victor !

En avant Julien ! En avant James !

Je suis un albinos noir d'Alabama...

Dans les ann�es 50

il y avait le championnat du monde des oiseaux qui parlent

et ils envoyaient tous ces perroquets.

Ils avaient un oiseau de Born�o, qu'est-ce qu'il parlait bien !

Le championnat a �t� remport� par un perroquet,

un petit perroquet qui disait :

les oiseaux sont dou�s, mais ils ne peuvent pas parler.

Et �a en a fait un vrai gagnant.

Qu'est-ce qu'il �tait bon, tu peux en trouver

un enregistrement qui r�p�te :

les oiseaux sont dou�s, mais ils ne peuvent pas parler.

Et tu peux l'apprendre � ton oiseau � toi.

Peut-�tre m�me les chiens vont parler un jour.

Quand on �tait gosses, avant le petit-d�jeuner,

il fallait r�citer un po�me en allemand.

Et apr�s on pouvait avoir nos c�r�ales

et notre caf�, et le reste.

Tu m'aimes, pas du tout.

Il m'aime, pas du tout.

Le facteur m'aime, pas du tout.

Je hais le facteur !

- All� ? - Maman ?

- All� Julien ? - Maman !

- Bonjour ! - Bonjour, maman !

Maman, je peux t'appeler m�re.

Comment vas-tu ?

Je vais bien maman, tr�s bien.

Je vais beaucoup mieux.

Tu es toujours di�t�ticienne

ou tu es serveuse ?

Non, ni l'un ni l'autre.

OK. Je sais que t'es flic,

un flic � la circulation, comme un agent de la paix femme.

Non, je suis dentiste,

je r�pare les dents quand les gens ont mal.

Comment tu fais pour faire �a... T'as fait du droit ?

Non, je suis dentiste g�n�raliste.

Les gens viennent me voir quand ils ont mal � la bouche,

diff�rents types de maux

et diff�rents types de maladies des gencives.

Tu n'as pas fait de chirurgie esth�tique l�-bas ?

Non, mais parfois quand les gens fument trop,

leurs dents sont sales

et je les blanchis avec des outils sp�ciaux.

Et mes dents � moi, maman ?

J'ai des bagues en or.

Chris m'a achet� des bagues en or.

Mon petit fr�re... pour mon anniversaire, maman.

C'�tait tr�s gentil.

Ouais, je peux manger des pommes et des dessus de table.

Je ne te crois pas.

Je t'aime, maman.

Tu me manques, maman, j'aimerais que tu sois l�

comme quand j'�tais un petit b�b�.

Je t'aime aussi Julien.

Et je te surveille.

Toutes ces voix que tu entends sont des voix gentilles.

Personne ne veut t'attraper et te faire du mal, hein Julien ?

J'aimerais que tu sois encore l�, maman.

Comme quand j'avais six ans

et que tu me chantais Fr�re Jacques.

Quand j'avais six ans et que Pearl en avait quatre.

Chris �tait un petit b�b�,

tu t'en souviens, maman ?

Il t'a tu�e � l'h�pital, quand il t'a tu�e � l'h�pital.

Quand ils t'ont emmen�e et ils t'ont tu�e morte.

Tu t'en souviens, maman, Chris �tait un petit b�b� gar�on.

- Comment sont tes dents Julien ? - �a va.

Tu les brosses tous les jours ?

Rappelle-toi de brosser dans les trous et entre les dents,

c'est l� qu'il y a les caries.

Et passe du fil dentaire,

au moins une fois par semaine.

Je le ferai, je te promets, maman.

Comme quand tu �tais encore vivante,

quand tu �tais encore � la maison.

Je le ferai comme avant que tu sois morte, maman.

Je te le promets.

Bon, faut que j'y aille, OK, je t'aime, maman.

Je t'aime, maman, je t'aime vraiment, je t'aime bient�t.

Tu es mon meilleur pote, OK ?

- OK, je t'aime aussi Julien. - Je t'aime aussi, maman.

Prend soin de tes dents et tu seras toujours heureux.

Bye, je t'aime.

Ce sera la galipette mondialement c�l�bre.

Pearl.

J'ai un po�me, tu �coutes ?

Papa, je peux lire un po�me ?

Minuit, chaos... Eternit�, chaos...

Matin, chaos... Eternit�, chaos... Midi, chaos... Eternit�, chaos...

Le soir, chaos... Eternit�, chaos... Minuit, chaos... Eternit�, chaos...

Le matin, chaos... Eternit�, chaos... Midi, chaos... Eternit�, chaos

Julien, arr�te !

Tu r�p�tes chaos, chaos, chaos !

�a ne rime m�me pas.

�a rime avec chaos.

Allez, arr�te, c'est pas un po�me.

- J'ai pas termin� : Minuit... - C'est quoi comme po�me ?

�a ne rime m�me pas, tu r�p�tes chaos, chaos, chaos

et �a ne rime m�me pas.

Ferme-la, ferme-la.

Je n'aime pas parce que c'est snob.

Tu vois, j'aime les choses r�elles.

J'aime les trucs comme la fin de l'inspecteur Harry.

J'ai vu l'inspecteur Harry qui termine par une formidable �preuve.

Il y avait une fusillade fantastique.

Ecoute, �coute mamie, �coute.

Y avait cette fusillade...

L'inspecteur Harry a coinc� ce salaud.

Il �tait vraiment mauvais, un vrai salaud.

Et puis y avait cette �norme fusillade, �a arr�tait pas de tirer,

ils se tirent dessus sans se toucher.

A la fin,

le salaud l�che son flingue qui est hors de sa port�e

et Harry le regarde de haut,

et Harry, je veux dire, il est plein de m�pris,

et Harry, plein de m�pris,

lui dit : On a beaucoup tir�,

tu crois qu'il te reste une balle ?

Et il lui dit :

maintenant, il faut que tu te demandes :

est-ce que j'ai de la chance ?

Puis � ce moment, le salaud se jette sur son arme,

le braque et on entend le clic,

il n'a plus de balle, et Harry lui fait sauter la cervelle.

Il l'explose dans la rivi�re.

Il l'explose, il le gicle.

�a, c'est du bon.

J'aime vraiment �a.

Je n'aime pas ces trucs snob,

je crois que j'ai d�test� son po�me.

Chris, j'aimerais te voir faire �a.

Tu vois, c'est dans l'�quilibre. J'aimerais voir �a.

T'es vraiment dans l'�quilibre,

sois dans l'�quilibre.

Tu sais ce que je devais faire quand je faisais du saut � ski ?

Quand j'avais ton �ge, on avait un truc tr�s vache.

On mettait une cigarette par terre,

comme �a,

et un verre d'eau.

Il faut que tu marches sur le verre

et que tu ramasses la cigarette, il faut �tre en �quilibre

et la prendre avec la bouche sans tomber.

C'est vraiment, vraiment dur.

- Tu pouvais le faire ? - Non, je peux plus le faire,

mais tu devrais pouvoir le faire.

C'est tout en �quilibre.

Tu pouvais le faire ?

Ouais, c'�tait difficile mais je pouvais le faire.

Je voulais �tre un champion,

je voulais �tre tr�s fort.

Il va le faire, mamie.

Ouais, c'est �a.

D'accord, d'accord.

Ouais, ouais, c'est bon.

Tu vas le faire.

Dans deux ou trois semaines tu le feras.

Je viens de le faire.

Ouais, mais t'es tomb�, tu vois.

Faut que tu te l�ves et que tu fumes la cigarette.

Un homme fier, �a fume les cigarettes comme �a.

- Je ne fume pas. - Tu apprendras.

"My Bonnie Lies Over the Ocean"...

Tout le monde conna�t ?

Faisons la f�te !

Parfait pour les aveugles !

Bon, voil�,

merci beaucoup.

C'est ma chanson favorite. Je l'aime.

- Quelle chanson ? - Celle-l�.

Elle est merveilleuse.

Un jour quand mes pieds se casseront

il va me falloir de nouveaux pieds.

Ou faudra que je recouse ceux-ci.

J'ai rencontr� un homme qui �tait propre comme moi

et il a dit : Si tu veux des pieds propres,

il faut �couter des bandes propres.

- Stop, �a chatouille ! - D�sol�.

Sois pas d�sol�.

J'aime bien �a.

- La brosse te chatouille ? - Oui !

Tous mes petits amis sont morts,

et tu vas peut-�tre mourir aussi.

Je suis mort avant, tu sais.

Je vais plonger avant de mourir.

Je vais plonger de tr�s haut

et d�s que je touche l'eau je vais mourir.

- C'est vrai ? - Ouais.

Je vais sauter d'un plongeoir de 2 000 m�tres

et je vais tomber, tomber, tomber

jusque dans l'eau et puis je vais mourir.

Ceux-l�, ce sont mes favoris jusqu'� maintenant.

Fais-le s�rieusement, Chris. S�rieux.

C'est quoi cette tenue ?

C'est ridicule.

Julien avec son Wonderbra !

C'est un bikini !

Papa, papa, papa, �coute.

Julien le Crocheteur Bondissant. Julien le Crocheteur Bondissant.

OK, Julien le Crocheteur Bondissant.

reste dans ton coin, et Chris tu vas dans le tien.

On va commencer le match.

Je voulais lutter pour de vrai.

- Vous �tes pr�ts ? - Ouais, tu vas lutter contre Chris.

Chris, c'est quoi ton nom de lutteur ?

- Chris. - Non, il faut avoir un nom !

- Un nom, c'est comme un costume. - C'est Chris.

C'est une vraie lutte, mon nom est Chris.

OK, bon, au centre, Julien !

Serrez-vous la main !

- Sois s�rieux. - Je suis l'arbitre, je regarde.

Vous �tes pr�ts � lutter ?

Un, deux, trois !

Viens me battre, mec.

Prends-le, mets-le � terre !

Vas-y !

Non, on ne mange pas quand on se bat !

Ils vont au sol !

Un arbitre ne doit pas �tre aussi excit� !

Allez, Chris, plaque son �paule !

Allez, Julien, plus fort ! Allez !

Sois s�rieux, Julien.

Prends-lui la taille ! Jette-le par terre !

- Sois s�rieux ! - Bats-toi, Julien, bats-toi !

Bats-toi, Julien !

Allez, bats-toi !

Un... deux...

il se rel�ve !

- Arr�te �a ! - Qu'est-ce qui se passe !

C'est quoi, cette merde ?

Putain de merde !

Disqualifi� pour mauvais comportement !

Je ne vais plus jamais porter �a !

�a porte la poisse.

J'ai trouv� �a vraiment merdique.

Je ne vais pas, je ne vais pas te frapper.

Je ne veux pas, je ne veux pas te faire du mal, Chris.

Je ne voulais pas te faire du mal, t'envoyer � l'h�pital...

Sois normal une seconde, putain !

Et prends �a au s�rieux !

D�sol�, d�sol�, d�sol�...

Pardon, mademoiselle, merci.

Il n'y a pas de pardon des p�ch�s !

Et par le sang du Christ

nos p�ch�s sont pardonn�s.

Je viens vous dire

que le sang de J�sus Christ

nous purifie de nos p�ch�s.

Dieu merci pour J�sus ! Nous sommes pardonn�s par ce sang.

Et je suis heureux,

car quand je me comporte mal, quand mes p�ch�s me rattrapent,

Quand le Seigneur me regarde, il ne me voit pas,

mais le sang du Christ !

Et quand J�sus est mort sur la croix, Dieu mourait sur la croix,

car Dieu �tait dans le Christ J�sus,

r�conciliant le monde avec Lui-m�me.

Et je suis heureux d'�tre justifi�, j'ai �t� lib�r� !

Gr�ce au sang de J�sus.

Non pas gr�ce � ce que j'ai fait, mais gr�ce � ce qu'il a fait.

Et je suis heureux de savoir que J�sus a pay� le prix.

Il nous a arrach� des portes de l'enfer.

Je ne sais pas pour toi, mais je suis content

d'avoir �t� lav� dans son sang,

de savoir que ma r�demption est venue par le sang de l'agneau.

Le sang a purifi� mon esprit.

Et son sang a �crit mon nom l�-haut.

Je ne sais pas pour toi, mais j'�tais un p�cheur

et je suis content d'avoir saut� le pas !

J'ai �t� lib�r� aujourd'hui !

Je ne sais pas pour toi,

mais je suis content de chanter : Qu'est-ce qui peut laver mes p�ch�s ?

Les cieux nous ont parl� aujourd'hui,

le Seigneur nous a rendu visite.

Et je suis content d'une chose.

Comme nous partons,

je me sens bien !

Je sais qu'il n'y a pas mieux,

il n'y a pas mieux que J�sus.

Et si vous voulez bien, entamons cette grande chanson

avant de rentrer � la maison.

Dis � ta s�ur que c'est une dilettante.

Elle n'apprendra jamais � jouer de cette harpe.

C'est une dilettante et une pute.

T'es une dilettante, une pute, jamais tu ne joueras de cette harpe.

Je n'en peux plus !

Je n'en peux plus, je risque de marcher dessus.

Allez, ne d�fends pas ta s�ur, t'auras l'air idiot.

- Je... - T'es stupide !

T'as l'air si stupide,

compl�tement et irr�vocablement stupide.

- Je ne suis pas stupide. - Si j'�tais aussi stupide...

je me foutrais une baffe.

Je ne suis m�me pas stupide. M�me pas aussi stupide !

Je ne suis pas si stupide.

- Dis-lui de se foutre une baffe. - Non.

Il devrait se foutre une baffe.

Non, Julien, calme-toi. N'�coute pas ce qu'il dit.

- Fous-toi une baffe ! - Je ne serai pas si stupide !

- Fous-toi une baffe ! - Je ne serai pas si stupide,

Je ne serai pas si stupide !

Dis-lui de se foutre une baffe !

Fous-toi une baffe, tu devrais te foutre une baffe.

�a te r�veillera peut-�tre, tu devrais te foutre une baffe.

Si j'�tais aussi stupide, je me foutrais une baffe.

- Dis-lui de se mettre une baffe. - Je suis vraiment stupide.

Pourquoi tu lui dis pas de se foutre une baffe ? Vas-y !

Fous-toi une baffe, je tournerai le dos.

- Je tourne le dos et il le fait. - Papa ?

Tu le feras parce que �a te r�veillera.

Fous-toi une baffe !

Je me fous une baffe ?

Fous-toi une baffe !

- Comme �a ? - Ouais.

Dis-lui de le faire plus fort.

Dis-lui de le faire plus fort.

- Je peux pas me faire mal, papa. - Plus fort !

Tu seras peut-�tre plus intelligent.

- Tu peux me faire du mal, papa ? - Ouais.

- Tu peux me faire du mal, papa ? - Pourquoi tu ne te couches pas !

Pourquoi ne pas te coucher et continuer � te foutre des baffes ?

Continue � te foutre des baffes.

Et toi tu prends cette putain de harpe...

Fous-toi une baffe ! Dis-lui de se foutre une baffe.

Toi, tu chantes... Ferme-la !

Tu chantes cette chanson.

Tu grattes ce putain de truc

et tu te fous une baffe.

Je n'en peux plus.

Tu peux me faire du mal, papa ? Tu peux me faire du mal ?

Allez, chante la chanson. Juste chanter la chanson.

Allez, chante la chanson.

Je n'en peux plus.

Tu peux me faire du mal ? Tu peux me faire du mal, papa ?

Tu peux me faire du mal, papa ?

Le sang c'est ta vie.

Le sang est la vie, la vie est le sang.

O� le sang est r�pandu... Vie pour vie,

sang pour sang, �il pour �il, dent pour dent.

Le fils tue son p�re

et ramasse son sang.

Le fils tue son p�re et ramasse le sang.

Le sang est ta vie, la vie est ton sang.

D�sol�, ce sont de stupides petits morceaux de merde

qui sont coll�s ensemble

et si tu tombes, tu meurs...

Non, tu ne mourras pas.

Il y a deux choses s�rieuses ici.

Tu as la technologie du double-patin,

des patins � glace, et puis t'as le flip-flop,

et tu les colles ensemble, et �a devient encore plus s�r.

Tu as des chaussures que tu peux porter dans la maison,

au parc, et sur la patinoire.

- �a grossit, non ? - Ton b�b� arrive dans deux mois ?

Ouais, deux mois, dans deux mois.

Comment tu vois le futur pour ton b�b� ?

- Brillant ! - Brillant ?

Aussi brillant que le soleil.

Pourquoi tout le monde sort du ventre de la m�re comme b�b� ?

Parce qu'il faut �tre tout petit pour s'y loger,

parce qu'il n'y a pas beaucoup d'espace.

Ouais, ils peuvent pas sortir � l'�ge de 11 ou 12 ans,

ils seraient vraiment trop grands.

Ce serait trop douloureux !

Tu imagines ? Ce serait horrible.

Dix dollars. Dix dollars et ta glace.

Cinq dollars une chaussure et une glace.

Dix dollars ?

Je ne paierai pas un sou pour �a.

Ricky, je te jure, je te jure.

Tu sais, je pourrais les faire moi-m�me.

Je prends une de mes sandales et je mets deux patins dessus.

Tu crois que tu vas tenir debout ?

- Non, je ne veux m�me pas... - Laisse-moi tranquille !

Je ne les veux pas ! Un point c'est tout.

Ricky, il faut me faire confiance.

Si tu portes mes flippy-flops...

Tu m'�nerves.

Si tu veux pas t'arr�ter, je vais te maudire en yiddish !

- Tu sais ce que je pensais ? - Quoi ?

Je pensais pouvoir bien voir

et puis j'ai r�alis� que je voyais mal.

Que ma vision �tait presque nulle.

- Vraiment ? - Je pensais pouvoir bien voir.

Donc si personne ne te l'avait dit, tu ne l'aurais jamais su.

Non.

Je croyais vraiment pouvoir voir,

avec une vue normale,

mais j'ai appris que j'en �tais tr�s loin.

Si tu me l�ches pas, je vais t'�crabouiller avec �a.

- Puis-je en avoir un peu ? - Non, t'en auras pas.

Tu peux pas en avoir, point. Si tu m'emb�tes,

je la jetterai par terre et tu pourras la l�cher.

Parfois je voudrais �tre sourde.

Pourquoi ?

Je ne sais pas, je crois que le monde est trop bruyant.

Et si tu rentrais ?

Et puis tu vas aux toilettes,

tu chies, et tu le manges ?

Je peux glisser comme �a.

Pourquoi pas ?

C'est marrant.

Ralentis...

Ralentis, Chrissy.

Je te tiens.

Fais-moi confiance.

Ne perdons pas la boule ici.

On peut toujours s'amuser.

On peut toujours s'amuser, mais je veux pas aller vite.

Il te faut un meilleur patineur

quand tu essaies des tours.

Non, mes patins sont d�faits !

Mes lacets sont d�faits, il faut aller au mur.

On veut pas que tu tr�buches et que tu tombes.

Pas trop vite !

Attends, je suis loin derri�re toi.

Ces filles sont tr�s bonnes, l'une pourrait patiner avec toi.

Tu veux patiner avec une de ces filles ?

C'est vraiment bien.

- Tu t'amuses ? - Oui, beaucoup.

Tu sens le vent dans tes cheveux ?

Au feu ! Au feu !

Fais attention !

Mets-la par ici.

- Comment vous vous sentez ? - �a fait mal.

- Montrez-moi o� �a fait mal. - Ici.

- Est-ce qu'elle saignait ? - Non.

Aidez-moi.

Tout ira bien. Calme-toi.

Sa pression a l'air stable.

Tout ira bien.

Mademoiselle ?

Est-ce que je pourrais voir le b�b� un instant ?

Je suis d�sol�, le b�b� est mort.

Je comprends, je comprends, mais...

C'est mon b�b�.

Je veux le tenir avant que vous le rangiez.

Je peux le tenir dans mes bras ?

Adaptation : R�mi Bohrt & Joey Simas Subripp� par Emily18

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