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Original subtitles

Eh, regarde ça.

C'est quoi ?

Un collier, je crois.

On dirait de l'or.

Eh,

il est peut-être pas là par hasard.

Ah bon, ça veut dire quoi ça, Colt ?

Je sais pas...

J'aime pas cet endroit.

Ben, ça reste un cimetière quand même.

Oh, commence pas avec tes conneries Ehren.

Vous connaissez pas le massacre des White Pines ?

Le quoi ?

Le massacre des White Pines.

Je croyais qu'on était là pour ça.

Ehren, on est pas d'humeur aujourd'hui.

OK.

Je m'en fous, j'me casse.

Ouais, il a raison en fait, on devrait rentrer.

Ouais, il nous reste environ 20 minutes

avant que Brodie ne chope toutes les filles.

Parce que tu serais couvert de meufs

si elle n'était pas là.

Eh, les filles du garage avaient l'air de me kiffer.

Elles te draguaient pas, mec,

elles étaient terrifiées, t'étais lourd.

Eh Troy, tu viens ?

Ouais.

OK, tu veux faire le malin ? T'as quinze secondes.

Après, je reviens avec le shérif.

Chuck !

Nom de Dieu, ranger !

On peut plus couler un bronze en paix ?

Arrête ton char, Chuck.

C'est ce que j'essayais de faire !

Je t'avais dit ce qui se passerait

si je trouvais tes putain de pièges dans ce parc.

J'ai jamais vu ces trucs de ma vie !

Quand tu t'es installé, je me suis dit,

"je vais être sympa, sans préjugés."

Mais tu commences à tester mes limites !

Wouah, ranger, calme-toi !

Allez, viens à l'intérieur,

assieds-toi, je te paye une bière.

Y'a des gens dans le parc, Chuck.

Les étudiants qui viennent pour le weekend

s'ils mettent le pied dedans, on fait quoi ?

J'ai une idée : va voir les propriétaires.

Donc si je vais voir derrière, j'en trouverai pas d'autres.

Si tu vas dans cette putain de grange,

t'es pas sûr d'en ressortir,

jeune homme.

Tu menaces un agent de la loi, Chuck ?

Joue pas au policier avec moi, ranger.

Ton autorité s'arrête là, au niveau de ces arbres.

Dernier avertissement : reste en dehors de ce parc.

Sinon, tu finiras par trouver quelque chose

qui traversera tes pièges,

et crois-moi, tu veux pas trouver cet animal.

C'est une menace, ça ?

Tu me menaces ?

Ne retourne pas dans le parc.

Je connais mes droits, ranger.

Tu remets un pied sur cette propriété,

et c'est mon fusil qui te souhaitera bon voyage.

Si je te revois dans le parc, je reviens avec le shérif.

C'est ça, espèce de mauviette,

demande à un autre de faire ton sale boulot.

Casse-toi !

Sors les poubelles pendant que t'y es.

Connard, c'est tout ce que tu sais faire,

putain d'enculé...

La réduction du nombre de voies

continue cet après-midi.

On conseille aux usagers

de l'autoroute 427 à l'ouest de Kentvale,

de trouver une alternative.

Cela fait aujourd'hui 135 jours

que NorCor Steel à Milford Haven

a fermé ses portes.

et John Gibbs, président de UBS 107

a demandé l'aide du maire, Joe Mancini.

Mr Gibbs a rencontré le maire hier soir

pour discuter la possibilité

d'appliquer la loi concernant le fond d'urgence de la ville

pour soulager le sort

des centaines de métallurgistes licenciés

de la communauté.

Gibbs a déclaré...

Ceci appartenait à ta mère, John.

Je veux te le donner.

Comme ça, on sera toujours avec toi,

quoi qu'il arrive.

Tu seras toujours notre petit garçon, John.

La commission scolaire de Nestorville

a rendu public son projet

d'amalgamer ses écoles intermédiaire et secondaire

pour créer un nouvel établissement,

l'Institut Collégial de Nestorville.

La commission a expliqué

qu'une diminution de 40% des effectifs de ses classes

au cours des dix dernières années

a rendu impossible la gestion continue

des deux établissements.

La nouvelle école

doit ouvrir ses portes à l'automne.

Sport : il semblerait que les Milford Haven Rangers,

concluront une nouvelle fois

une saison vaillamment combattue par une défaite.

Fils de pute, ranger, je t'ai dit ce que je ferais

si tu revenais ici.

Tu veux que j'le fasse, hein !

Petit con de fils de...

Putain de merde !

Qu'est-ce que tu veux ?

Dis quelque chose !

Je t'ai rien fait !

Casse-toi !

Laisse-moi tranquille !

Casse-toi !

Laisse-moi tranquille !

À l'aide, ranger !

Ranger !

Putain de merde !

Qu'est-ce que tu veux ?

Ranger, fils de pute !

Non !

Ne me touche pas !

J'ai rien fait.

Je t'ai rien fait.

Non !

Ne me touche pas !

Je t'ai rien fait !

Cela s'est passé à Townline Storage

à environ 2h15 la nuit dernière

Des cambrioleurs se sont emparés

de plusieurs pièces d'équipement médical

entreposées dans ces locaux

par l'hôpital général de Portlock.

Toute personne ayant des informations

sur ce sujet particulier ou tout autre incident

est invitée à appeler le service de signalement

du commissariat de Kentvale

au 248-3245

ou par email à cette adresse : tips@kentvalepd.com.

Bonne nouvelle pour les campeurs

et les aventureux ce weekend...

OK les gars, on a compris,

vous avez des grosses bites et vous compensez pas du tout.

Ah, tu comprends rien, ma puce.

Mais si tu continues, tu comprendras tout à l'heure.

Oh mon chat...

qu'est-ce que tu caches, une bague ?

Oui...

derrière ma braguette.

Waouh, je vous présente mon petit-copain,

et je pense que c'est vraiment comme ça qu'il me demandera.

Ma copine mérite le meilleur !

Attends, quand tu dis "derrière ma braguette",

tu veux dire que la bague est sur ta bite ?

Et que ta bite fait la taille du doigt de Kris ?

Oui parfois elle arrive à cette taille.

Ouais elle est marrante, ma copine,

n'est-ce pas Colt ?

T'as tiré le gros lot Troy.

Eh, tu me passes le briquet ?

Tiens.

Oh putain !

Je crois que j'ai fumé un insecte.

- Ça va ? - Ouais.

Crache tout.

Eh, de quoi tu parlais tout à l'heure ?

Quoi ?

Le massacre.

Oh, le massacre des White Pines ?

Attends, un massacre ? Tu veux dire un meurtre ?

Ouais, mon oncle habitait ici avant,

il m'a tout raconté.

Les gens d'ici savent

mais personne n'en parle.

Ben, vas-y, raconte-nous l'histoire !

Mon oncle m'a dit que tout a commencé

avec un gosse un peu lent, Johnny.

Un peu lent ? Qu'est-ce que tu veux dire ?

Ben tu sais, lent...

Quoi ?

Le gosse a perdu une course et il y a eu un massacre ?

Je comprends pas.

Il était mentalement... freiné.

- C'est pas le bon mot. - Non.

Il doit y avoir un autre mot...

Tu connais le mot, connard !

- Dis-le alors ! - Il était re...

Non, ne le dis pas, Aurora te filme...

Oh, tu voulais m'annuler ! Sympa.

OK, la "cancel culture" n'existe pas,

les propos discriminatoires, si.

La cancel culture existe,

parce que j'annule l'histoire, bande d'enculés.

Non !

Allez, Ehren, raconte-nous ta putain d'histoire.

Vous voulez vraiment l'entendre ?

- Allez, raconte ton d'histoire. - Vous êtes sûrs ?

Oui ! Allez, raconte !

OK, accrochez-vous.

Il y a soixante-dix ans,

toutes les terres dans un rayon de 160 km

étaient louées par une société forestière.

Et, à l'époque, tout était plus éloigné,

alors il y avait des magasins dans les camps

qui vendaient des trucs

comme des rasoirs et du savon aux bûcherons.

Mais ils vendaient tout plus cher, ces enfoirés,

Le père de Johnny gérait ces magasins

et les gens le haïssaient,

et ils se défoulaient sur Johnny.

Tout explose le jour où un bûcheron bourré

trébuche et se casse la cheville

sur une des petites voitures de Johnny.

Il doit s'arrêter pendant plusieurs mois,

et pour tous, c'est la faute de Johnny.

Alors ils décident de lui apprendre une leçon.

Ils lui disent qu'ils ont trouvé un sac de jouets

et qu'il doit les retrouver à l'ancienne tour de guet.

Cette nuit-là, Johnny fait le mur,

et comme il avait hâte, et qu'il était naïf,

il grimpe en haut de la tour, mais là, pas de jouets.

Juste un des hommes, avec un vieux masque de pompier,

qui attendait pour lui faire peur.

Ça a marché.

Johnny est tombé de la tour.

Ses jambes se sont brisées instantanément.

Les hommes ont paniqué

et lui ont mis un des masques de pompier

pour faire croire qu'il était seul

quand il est tombé.

Tu veux dire que c'était la tour de tout à l'heure ?

Ça pourrait, c'est difficile à dire.

Mais quand le père de Johnny

a trouvé son corps un jour plus tard,

il savait qui était responsable.

Il les a interpellé, ça a tourné en bagarre,

et quand ça s'est calmé, le père de Johnny était mort.

Et celui qui l'avait tué

a invoqué la légitime défense.

Comme la société ne voulait pas d'ennuis,

elle a fait en sorte qu'il n'y ait pas d'accusation.

Ouais, enfin...

Un père et son fils morts, c'est pas vraiment un massacre.

Non, ça, c'était une semaine plus tard.

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Deux des cadres de la société se pointent,

et tout le monde, sans exception, était mort.

Des grosses baraques de bûcherons,

déchiquetés en lambeaux.

Avec de généreuses donations,

la société a dédommagé les veuves,

fermé boutique,

et la police a déclaré

un cas d'empoisonnement dû à de la «viande avariée»

et que des animaux avaient déchiqueté les corps.

Un des policiers a dit avoir vu un homme

qui les regardait depuis les bois,

un homme masqué.

Personne ne sait qui les a tués, mais...

certains disent que c'était l'homme masqué,

d'autres que c'était l'esprit de Johnny qui se vengeait,

et certains disent : les deux à la fois.

Super histoire !

Putain, c'est une super histoire.

Tu m'as tenue en haleine tout du long,

je n'ai plus d'ongles.

Va chier, c'est une super histoire, et vraie,

- ... sur la vie de mon oncle. - Ton oncle est un pédophile.

Ça compte pas si je lui ai pardonné.

T'es malade.

Vous avez entendu parler des rangers qui sont morts ici

- il y a 10 ans ? - Je pense que c'est bon.

Brodie voulait savoir...

Il y a de plus en plus d'insectes, on devrait rentrer.

Tout à fait d'accord.

Attendez, attendez,

Non, on rentre.

Non, il me faut tout le monde.

Quand est-ce que tu vas comprendre

y'a pas de réception ici, t'es "lente" ou quoi ?

OK, va te faire foutre,

la lumière ici est géniale,

donc il faut que vous veniez tous derrière moi.

- Là-bas... - Ici, Evan, lève-toi.

OK, rapproche-toi, Evan.

OK,

trois...

deux...

un.

Attendez, j'en prends une sans le flash.

Parfait.

OK, je rentre.

Le cidre dans la glacière est à moi les gars.

Oui, on sait, t'arrêtes pas de nous le dire.

Super, je vais pas boire de la bière tout le weekend

parce que ta masculinité toxique t'empêche de goûter autre chose.

Donc tu tapes dans mon stock

mais je peux pas toucher au tien ?

Je vais mettre quelque chose de plus confortable.

- Ah bon ? - Oui...

Tu veux que je t'aide ?

Tu sais, tout à l'heure, tu m'as mise mal à l'aise,

comment tu parlais de moi.

- Moi ? - Oui.

- Et toi alors ? - Et moi quoi ?

Tes conneries avec ton doigt en l'air ?

C'était une blague ! Et tout le monde rigolait.

J'en ai rien à foutre,

je veux plus en entendre parler, OK ?

Déjà que tu m'as fait inviter ton pote bizarre

Je t'ai déjà dit, il traverse un moment difficile.

J'en ai rien à foutre, il déprime tout le monde.

Waouh...

Bravo Troy.

Bravo.

- Salut. - Salut, Ehren.

- T'as du feu ? - Ouais.

Merci.

- Tu vas où ? - Nulle part.

Pourquoi tu sors par la porte de derrière ?

C'est juste une porte.

Attends, tu vas retrouver les filles du garage ?

Tu déconnes, c'est à quatre heures de marche.

T'as juste besoin de dire "oui" ou "non".

Tu crois que je suis désespéré à ce point ?

Je crois que tu es ce que tu es.

Je vais aller chier, si ça te dérange pas ?

OK, d'accord, mais quand tu arrives là-bas,

montre-leur ton super lecteur de cassettes,

elles vont penser que tu viens du futur !

Qu'est-ce qu'il se passe ici ?

Ehren va retrouver les filles du garage.

- Non, tu déconnes ? - Si.

Tu vas leur proposer de leur faire le plein ?

- C'est ça ? - Je vais juste aller chier.

- Mais oui, bien sûr. - C'est ça ouais.

Je suis qu'une fille du garage, Ehren, tu me fais le plein ?

- Moi aussi Ehren... - Super.

Je suis qu'une fille du garage,

j'ai vraiment besoin de faire le plein,

mais je sais pas comment faire !

Fais-moi le plein Ehren !

Fais-moi le plein, Ehren, allez s'il te plaît !

- Fais-moi le plein ! - Ehren, fais-moi le plein !

Fais-moi le plein, Ehren ! Fais-moi le plein, Ehren !

Oh putain, allez vous faire foutre.

Fais-moi le plein, Ehren !

Oh putain...

Eh, tu veux voir une araignée de ouf ?

Ouais !

Elle est bizarre, mais plutôt cool.

- Je l'ai trouvée... - Elle est grosse et poilue ?

Plus grosse que la bite de Troy !

C'est pas difficile.

On est où ?

Viens, je veux te montrer un truc.

C'est carrément magnifique, tu trouves pas ?

- Ouais, c'est sûr... - C'est tellement beau !

On est enfin tranquille, loin des autres, ensemble.

Euh, tu fais quoi ?

Aurora, tu as besoin...

de te lâcher.

Tu m'as dit que tu voulais faire du yoga.

T'as pas l'air de faire du yoga là.

J'ai l'air de nager...

... non ?

Allez, viens...

Elle est bonne !

Je suis habillée pour faire du yoga.

J'ai pas envie de mouiller mes fringues.

Enlève-les alors !

Il n'y a personne aux alentours.

Tu pensais vraiment que ça allait marcher ?

- Quoi ? - Tout ce numéro que tu me fais.

Je sais pas...

ça vaut le coup d'essayer, non ?

T'es sûre ?

Quoi ? T'es sérieuse ?

Oui, je suis sérieuse.

Allez !

Il s'est passé quelque chose entre nous.

J'ai pas dit le contraire.

Alors, qu'est-ce que tu fais ?

Si tu veux tenter ta chance, tente ta chance.

Ne perds pas mon temps avec ta drague de collégienne.

Bonne nouvelle : j'ai détesté le collège.

Voilà, je tente ma chance.

Oh, doucement...

T'as raté ta chance cette fois-ci.

Pardon ? C'est quoi ton plan là ?

J'ai manqué un épisode ?

Je vais quand même aller au point de vue

pour m'étirer un peu.

Tu pourrais me rejoindre quand tu as fini de nager,

et m'étirer un peu plus ?

Wow...

Tu es pleine de surprises !

Ne te fatigue pas trop...

Non !

Je me demandais si tu allais finir par arriver.

T'as pris ton temps...

Tu t'en fous vraiment ?

Tu te fais des films pour rien.

OK ?

On sait qu'Ehren est allé voir les filles du garage

et Brodie et Aurora doivent être en train de ken dans les bois.

Y'a un truc qui va pas, Troy, et tu le sais très bien.

On devrait aller chez les flics et faire une déposition.

On n'ira nulle part.

OK, donne-moi les clés, j'y vais.

Tu les veux ?

Va les chercher.

Putain !

T'es sérieux là ?

Quoi ?

T'as vu où elles sont tombées ?

Ouais.

Oui, euh...

Je crois qu'elles sont là-bas.

Bonne chasse, bonhomme !

Non, ne me touche pas !

Quoi ?

Quoi ?

Tu peux être raisonnable une fois dans ta vie ?

Et le type sur la photo ?

Mais quel type, putain ?

C'était juste une photo de merde !

L'objectif était sale, je sais pas.

C'était pas ça, tu le sais !

Tu vas où là ?

Oh, tu penses que tu peux conduire ce truc ?

OK, attends,

Je suis désolé que le père de Colt

soit mort.

Mais il n'a pas le droit de pourrir mon weekend !

Tu viens de dire quoi là ?

Tu vas faire quoi avec ça ?

Tu crois qu'on délire ?

et qu'il n'y avait personne sur la photo,

et ça alors !

J'ai trouvé ça par terre, là-bas !

Y'a des trucs comme ça partout ici !

C'est vraiment bizarre, tu comprends ou pas ?

Viens, Colt, il y a un poste de ranger pas loin,

on pourra appeler les secours.

Faites attention, les amoureux !

Va te faire foutre, Troy !

Eh, le colosse !

Tu vas passer à l'action ?

Ou tu continues à me faire chier

et à t'enfuir comme une mauviette ?

Hein ?

C'est quoi ce bordel ?

Oh putain...

Ça va ?

Ouais, tu l'as eu ?

- Ouais, je l'ai eu. - Putain !

- C'est quoi ce truc ? - Vas-y, on se casse.

- Oh merde ! Mec... - Merde, merde, merde !

Écoute, si on coupe le long de cette piste

on arrivera à la route principale.

Putain, je m'en fous, aide-moi à me tirer d'ici !

Arrête de bouger !

- Oh putain ! - C'est bon, mec.

C'est bon, il est mort, il est mort.

- Putain, dépêche-toi ! - J'essaye, mec !

Arrête de bouger !

Allez.

- Allez, viens ! - Putain !

Oh putain.

Putain !

Attends, attends.

Evan, allez...

Evan ?

À l'aide !

Il y a quelqu'un ? À l'aide !

À l'aide !

Non !

Merde !

Oh putain, non...

S'il vous plaît ! À l'aide !

Il les a interpellés, ça a tourné en bagarre,

et quand ça s'est calmé, le père de Johnny était mort.

Troy !

Evan !

Troy !

Troy, il faut qu'on se tire, Ehren est mort.

Troy !

Troy !

Colt, je sais pas où ils sont !

Quoi ?

On dirait du sang.

Kris, attention !

Viens, vite !

Vas-y, vas-y, vas-y !

Cet homme, il était...

où as-tu trouvé ce collier ?

Quoi ?

- Vous m'écoutez ? - Où as-tu trouvé ce collier ?

- Mais écoutez, il a tué mes... - Où as-tu trouvé ce collier ?

Dans l'ancienne tour de guet !

La tour de guet...

OK...

Vous savez ce que vous venez de faire ?

C'est le collier de sa mère,

C'est la seule chose qui apaise son âme.

OK, on va le rendre !

C'est pas aussi simple, vous l'avez réveillé !

Il est réveillé.

Il en a après nous tous.

Il faut...

C'est lui...

Tu te souviens de moi ?

Je me souviens de toi.

Et je...

je me souviens de ce que tu as fait il y a 10 ans.

Je t'ai déjà enterré...

et je le referrais !

Il est...

il est mort ?

Non.

Les balles ne font que le ralentir.

Eh, Tom Sawyer,

va dans la remise,

prends des chaînes, on va l'attacher

et le ramener à la tour de guet.

C'est la seule terre qui le retient.

Maintenant !

OK, donc, c'est vrai ?

L'histoire du gosse qui a massacré tous les bûcherons ?

Presque tout est vrai.

Pas tout.

Un homme a survécu.

Mon père.

Il a aussi enterré ce monstre.

Je l'ai jamais cru,

quand il racontait cette histoire.

Et puis...

Johnny s'est réveillé, 10 ans plus tard,

et il a tué ceux que j'aimais.

Alors j'ai fait ce que mon père avait fait,

et je l'ai enterré.

Cette fois, je vais m'assurer qu'il y reste.

Dépêche-toi !

OK.

Commence par ses pieds

et on attachera ses mains après.

Je le surveille.

Maintenant.

Je peux pas...

OK.

Prends les chaînes, pose-les là.

À trois, je vais te passer le fusil.

Un...

deux... arrête de trembler,

trois.

Tirez-vous !

- Il faut qu'on se casse. - Non, on doit l'aider !

On n'a pas le temps, viens, viens !

- Je trouve pas les clés. - Laisse tomber, viens !

Dépêche-toi, viens ! Merde !

Prends ça !

Vas-y, vas-y, vas-y !

Johnny !

Viens nous chercher, on est là !

Viens !

Qu'est-ce que t'attends !

Oh putain, il nous voit !

Chut !

Ne fais pas un bruit.

Non, non, non, attends, tu vas où ?

Je vais le distraire

Tu vas à la tour de guet et tu prépares le piège.

Je le mènerai là-bas.

C'est la seule façon de l'arrêter.

Je reviendrai, je te le promets.

Je laisserai rien t'arriver.

Colt... Colt, non !

Allez, sale fils de pute ! On est...

Mais, putain !

S'il vous plaît !

S'il vous plaît !

S'il vous plaît, arrêtez-vous !

Arrêtez ! Arrêtez-vous !

Ça va ?

Oui.

- Je t'aide à monter ? - Non.

OK, vas-y doucement, je t'emmène à l'hôpital.

Ça va aller.

C'est parti.

Je t'emmène, ça va aller.

Ça va aller.

Ça va ?

Eh, ma belle...

Tu peux me regarder ?

Il faut me répondre si je te parle, OK ?

Pour que je sache que tu es avec moi.

- Désolé. - C'est pas grave.

Je suis juste fatiguée.

Tu marchais...

en boitant sur la route.

Je suis tombée.

Tu as soif ?

Désolée, je...

je n'ai pas d'eau, juste du café.

Tu peux...

me dire ce qui t'est arrivé là-bas ?

Au cas où...

il faut que je réponde à des questions à l'hôpital.

C'était un animal.

Mon Dieu.

Oh mon Dieu, quel genre d'animal ?

Ça va aller.

Promis.

Promis.

Eh...

Tu t'en es sortie vivante, pas vrai ?

En un seul morceau.

Et tu t'en es sortie toute seule avec ça.

Ça va aller.

Fais-moi confiance.

J'en ai vu certains sortir de ces bois...

dans un bien pire état.

Et ils s'en sont sorti quand même.

Complètement rétablis.

Vous avez vu pire ?

Mon frère était...

garde-chasse.

Il s'est fait attaquer par un ours

il y a 30 ans.

Il était dans un sale état.

Dans un sale état.

Son bureau a reçu l'appel d'un chasseur

qui avait trouvé des carcasses de chevreuil

dans les bois,

pas loin de Portlock.

Bobby a répondu à l'appel.

Il a pris son tout-terrain,

et à environ une heure de route,

en pleine forêt,

il trouve l'endroit décrit par le type.

Il a dit que...

on aurait dit une scène de film d'horreur.

Le sol était couvert de sang,

des empreintes d'ours noirs creusées dans la boue.

Au milieu, il y avait un faon,

et un grand chevreuil,

déchiquetés.

Dans son métier, Bobby avait déjà vu

les restes d'un repas d'animal.

Mais là...

quelque chose n'allait pas.

Ils n'avaient pas du tout été mangés.

C'était comme si l'ours était parti après les avoir tués.

Et c'est là que Bobby a compris

qu'il y avait un problème avec cet ours.

Alors,

il appelle le bureau,

son patron ne veut pas prendre de risques.

Il lui dit

qu'il envoie des renforts,

et dit à Bobby de suivre la piste de l'ours.

Alors, Bobby remonte sur son tout-terrain,

et s'enfonce dans la forêt.

Tout du long,

il trouve des proies récemment tuées.

Des porcs-épics,

des perdrix,

juste... déchiquetées,

et abandonnées.

Soudain, il arrive à une rivière.

Alors il descend de son tout-terrain,

traverse l'eau et ressort de l'autre côté...

plus de traces.

Comme si l'ours avait juste

descendu la rivière et continué son chemin.

Donc, Bobby est là, debout dans l'eau,

va pour prendre sa radio,

quand soudain, il ressent...

quelque chose creuser à l'arrière de sa tête.

Il a dit que c'était comme

une centaine de piqûres d'abeilles.

En fait, l'ours s'était approché par-derrière,

avait mordu l'arrière de sa tête,

et l'avait poussé dans la rivière.

Bobby a dit que c'était...

trop de choses à la fois, comme si...

il aurait dû avoir plus mal

mais il n'a rien senti.

L'ours était en train de le manger vivant

et Bobby ne pouvait penser qu'à sortir sa tête de l'eau.

Mais il avait un putain d'ours sur son dos !

La vache...

il rit quand il raconte cette histoire,

ça rend un peu bizarre de vivre un truc pareil.

Désolée.

Je veux juste dire

Bobby s'en est sorti.

OK ?

Tu t'en sortiras aussi.

Comment il s'en est sorti ?

Eh bien...

il a avalé trop d'eau, et s'est noyé.

Il s'est réveillé à côté du ruisseau,

avec un membre de son équipe

qui lui faisait du bouche-à-bouche.

Il était juste inconscient pendant une minute environ.

Ils l'ont héliporté vers l'hôpital

et cent points de suture plus tard,

il était sorti d'affaire.

Et l'ours ?

On ne sait pas.

Ses collègues ont dit

que l'ours était parti quand ils sont arrivés.

Je pense que quand Bobby s'est noyé,

l'ours a pensé l'avoir tué

et a continué sa route.

Pourquoi ?

Qui sait ?

Bobby dit qu'il y a quelque chose dans le champ,

"la maladie du poulailler",

"le syndrome du poulailler" ou quelque-chose comme ça.

C'est quand les coyotes,

les loups et ce genre d'animaux

ne s'arrêtent pas de tuer tout ce qui les entoure.

Ils ne mangent pas,

ils ne font rien d'autre que de...

que de tuer.

Pour aucune raison.

Bobby dit que...

les animaux ne s'embêtent pas avec la raison.

Enfin, c'est ce qu'il dit.

Eh ma belle...

Ma chérie ?

Eh ma belle, ça va ?

Réveille-toi, s'il te plaît.

Allez, réveille-toi.

Réveille-toi ma belle !

Allez, allez, on se réveille.

Non, non, non, pourquoi vous vous arrêtez ?

- Pourquoi on s'arrête ? - Je suis désolée ma belle,

il faut faire quelque chose

pour empêcher ta jambe de saigner aussi vite.

D'accord, emmenez-moi à l'hôpital,

on va à l'hôpital, OK ?

S'il vous plaît, s'il vous plaît,

emmenez-moi à l'hôpital, s'il vous plaît,

- s'il vous plaît ! - Ma belle...

je sais que tu as peur.

Il t'est arrivé quelque chose

et je ne prétends pas savoir quoi.

Mais il faut que j'arrête le saignement de ta jambe.

Non, c'est bon, on y va, on y va,

- vous remontez et on y va... - Regarde-moi, ma belle.

Je vais enrouler ça autour de ta jambe.

Ça va sans doute faire un peu mal

mais je vais faire attention.

Dès que j'ai fini,

on reprend la route et on va à l'hôpital.

Mais il faut que je fasse ça d'abord.

D'accord ?

Ma belle ?

OK.

Désolée.

C'est fini,

allez... au lit !

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