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Marcos Dalgo Alonso.
Bienvenue.
Joel Castellano Soler.
Bienvenue.
Merci.
Bienvenue.
Chloe Ybarra Silva.
Bienvenue.
- Merci. - Bienvenue.
Super. Félicitations à tous.
Vous êtes désormais membres d'Alumni.
- Je suis désolé. - Arrête de mentir, Joel !
T'es qu'un putain d'égoïste !
Et je jure devant Dieu
que tu vas regretter toute ta vie d'avoir fait ça.
Je te le jure.
Tu as mauvaise mine. Qu'est-ce qui va pas ?
Tout, franchement.
Je peux faire quelque chose ?
Mon père me manque, Luis.
Il décroche pas, ou alors il raccroche tout de suite…
Je veux le voir.
Je veux m'excuser auprès de lui, lui dire qu'il avait raison
et lui demander de l'aide parce que lĂ , j'en peux plus.
Tu veux une visite familiale.
S'il vous plaît.
Isa, le statut de ton père en prison ne permet pas les visites.
Vous voulez quoi ?
Tu me serais deux fois sacrément redevable.
Allez-y, dites-moi.
J'appelle le room service ?
Oui, bonne idée.
Mais arrange-toi, ne reste pas en nuisette.
Douche-toi, change-toi, fais-toi belle. Ça doit être un dîner spécial.
Vous pourrez vraiment obtenir cette visite ?
Je ferai tout mon possible, crois-moi.
Et souris !
Je te préfère quand tu souris.
Allez, va te doucher.
J'y vais, j'ai un rendez-vous avec Virginia.
Demain, tu participes à ton premier événement Alumni.
J'allais oublier.
Je te laisse ça ici.
C'est quoi ?
Ta cotisation.
Comment ça ? Y a une cotisation ?
Bien sûr qu'il y en a une.
Pour financer les événements, les voyages, les colloques,
bref, les excuses pour s'éclater à l'étranger.
Les frais de maintenance…
Deux mille euros. Tu te fous de ma gueule ?
- Non, pourquoi ? - Par mois ?
1 000 par mois, 1 000 pour l'événement de demain.
Un des moins chers.
Je dors ici et je suis serveur.
- Je peux même pas filer 100 €. - Voilà pourquoi on n'a pas de boursiers.
- Écoute, je paierai pour toi. - Non.
Déjà que ma scolarité est payée par mon…
Ton ?
Iván.
- Je dois m'inquiéter ? - Non.
Je refuse de dépendre de lui, de toi, de quiconque.
- Vois ça comme un prêt. - Admettons.
- Je te rembourse quand et comment ? - J'ai une idée.
L'événement de demain est une compétition avec une belle récompense.
Les frais de participation et les extras vont généralement à une association.
Mais si je gagne, et je gagne toujours, je te donnerai l'argent.
C'est moi, ton association ?
Avec une telle somme, t'auras plus à t'inquiéter des frais
ni de rien d'autre pendant longtemps.
Si tu savais comme je suis fière de toi et comme ça me fait plaisir.
Faire partie des Krawietz.
Un café ? Un cola light ?
Comprends-le, ma puce.
Tu as rompu via WhatsApp.
Je sais. Mais c'était le meilleur moyen.
Il était probablement seul, chez lui,
dans un lieu sûr, où il pouvait réagir comme il le voulait.
- Bien sûr, ma chérie. - Oui.
Les jeunes sont trop prévenants, de nos jours…
Alors, qui nous dérange ?
- Va me prendre à boire. - Un problème ?
Non, rien. Un boulet qui veut me revoir. Pas moi.
Un cappuccino. Merci.
CENT MILLE EUROS, EN BILLETS DE 50, DANS UN SAC DE SPORT
Tu as bonne mine, papa.
Et toi, tu es bien maigrichonne.
- Mais non. - Si. Tu manges Ă peine.
Bon…
Comment ça va ?
Très mal.
Franchement, super mal.
Je te pensais plus forte que ça.
InarrĂŞtable, indestructible.
Loyale, aussi.
Pardonne-moi, papa.
Tes excuses ne me feront pas sortir d'ici.
Contrairement Ă ce que je vais te demander.
- Je ferai ce que tu voudras. - Tu te souviens de Cibrán ?
Non, c'est qui ?
Tu l'as vu mille fois. Tu es vraiment autocentrée.
S'il te plaît.
On a fait affaire avec lui plusieurs fois,
et disons qu'on lui doit encore beaucoup d'argent.
- C'est-Ă -dire ? - Beaucoup.
- "On", c'est maman et toi ? - Non. "On", c'est nous trois.
Toi, maman et moi, puisque tu es la propriétaire.
Je veux que tu vendes tout à Cibrán, peu importe le prix qu'il propose.
- Je vendrai rien Ă personne. - Si.
- C'est idiot. - Tu vas lui vendre !
Peu importe combien il t'en propose.
Et avec cet argent, tu paieras ma caution.
C'est ça, ta priorité. L'entreprise, tu oublies.
Ta priorité, c'est payer ma caution et me faire sortir
pour qu'on parte tous les trois en Argentine.
Oui, s'il te plaît.
Le seul endroit oĂą, un jour,
j'oublierai peut-être à quel point ma fille m'a déçue.
Tu en fais trop, papa. Je peux tout arranger.
- Je rembourserai Cibrán… - Isadora.
- … je ferai des bénéfices… - Isadora !
Tu m'écoutes pas.
Ne discute pas.
J'ai peu de temps.
De temps pour quoi, papa ?
Sors d'ici, va voir Cibrán
et fais exactement ce que je t'ai demandé.
Non, attends.
J'ai plein de choses Ă te dire.
Je t'ai vraiment déçu à ce point ?
Au revoir.
Mon chéri, écoute-moi.
Attends, dis quelque chose. Comment ça va ?
Putain !
La salope !
Bonjour.
Bonjour.
Je suis la mère de Chloe.
Je t'ai déjà vu, non ?
- Tu connais ma fille, pas vrai ? - Oui.
Je peux vous aider ?
- Je cherche… - Madame ?
… ce type à la peau un peu noire, là .
Enfin, pas "un peu".
Dalmar.
- Dolmar. - Dalmar.
Pardon, j'ai du mal avec les noms et s'ils sont exotiques, c'est pire.
- Je vois. - Il est lĂ ?
- Sûrement, puisque je l'ai vu entrer. - Pas moi, mais…
La mère de Chloe veut te voir.
Bonjour.
On va faire un tour, mon grand ?
J'ai un truc Ă te dire sur Chloe.
J'y vais. Je vous laisse.
- D'accord. - Omar, non. Attends.
- J'étais ravie. - Pars pas.
- Bonne journée. - Y a une lettre pour toi.
Au revoir !
Quelqu'un d'autre vit ici ?
Vraiment ?
Tu peux me servir de l'eau et des glaçons ?
Vous voulez quoi ?
Tu peux me tutoyer.
Tu me fais bien chanter.
Tu as peur de la police, Dalmar ?
Pardon ?
Moi aussi.
Parce que si la police voyait cette vidéo, elle pourrait croire
que j'ai un lien avec la mort de RaĂşl.
Alors que non, comme tu l'auras compris.
C'est comme si…
comme si je prenais ce couteau…
pour me couper
et que j'allais voir la police en t'accusant.
Qui croiraient-ils, Ă ton avis ?
Une Espagnole, blanche, d'âge mûr,
ou…
Je n'ai pas besoin d'en dire plus, si ?
Allez, mon grand.
Rends-moi l'argent, tu veux ?
On oublie la vidéo et toutes ces bêtises, et on fait comme si de rien n'était.
Ça te va ?
Au revoir.
BUREAU DE L'IMMIGRATION
UN MOIS POUR QUITTER LE PAYS
On pouvait pas se voir ailleurs ?
Y en a pour une minute.
- Encore un prêt refusé. - Putain de merde, sérieux ?
Ils se sont tous ligués pour rien me prêter ?
Tu veux un verre d'eau ?
Alors vends Ă cet ami de la famille. Cimbel ?
Cibrán ? Non, je peux pas.
Tu sais ce que ça fait de décevoir tes parents ?
Je suis musulman et gay. Je sais.
C'est vrai. Pardon.
Je dois sauver mon business et montrer à mes parents que j'ai réussi.
- VoilĂ ce que je dois faire. - Ah bon ?
Et comment ?
Viens.
Viens lĂ .
On va te voir pleurer.
Non, je vais pas pleurer. Mais j'en peux plus, Omar.
T'es la meilleure amie d'Iván.
Il aide les gens dans le besoin.
Impossible, j'aurais trop honte. C'est une somme énorme.
Mais les amis sont là pour ça.
Tu sais dans quoi tu t'es fourré ?
Alumni, ce sont des fachos.
Ma sœur les connaît, crois-moi.
Je m'en fous.
De rejoindre une secte fasciste ?
- Ça m'arrange. - Dans quel but ?
Me créer un réseau.
T'en as pas les moyens.
Je trouverai une solution pour les frais et le reste.
Comme toujours.
Las Encinas devrait t'assurer un avenir, et regarde-moi.
- Sois réaliste. - Ta sœur s'en sort très bien.
Non ?
VoilĂ .
Tu t'es raidi d'un seul coup.
J'aimerais que tu me donnes une réponse.
C'est une somme.
Je sais.
Écoute, Isa.
si je te prĂŞte tout cet argent,
promets-moi de me rembourser en premier.
Avant tous les autres, avant de couvrir les dépenses,
et bien avant de futurs profits, s'il y en a.
Mais j'en doute.
- Quoi ? - Écoute.
Tu me rembourses avant les autres,
puis tu rembourses les autres,
tu couvres les dépenses et tu fais des bénefs.
Qu'on partagera, évidemment.
Mais je doute qu'il y en ait.
- T'as pas confiance. - Si.
Non. J'en reviens pas.
- Si, mais la structure s'est effondrée… - Et alors, quel est le problème ?
On n'a reçu aucune plainte, j'avais les papiers.
Ça s'est effondré, pas de bol, ça arrive. Qu'est-ce que j'y peux ?
J'y crois pas !
Mes parents, mon meilleur ami, personne croit en moi.
- Je crois en toi, mais… - Laisse tomber. Je te remercie.
Je vais demander l'addition. Et tu vas payer plein pot !
Quoi ?
Tu as bien parlé à Cibrán ?
Finalement, non.
Comment ça, non ?
Je trouverai une autre solution.
Ça suffit ! Tu vas m'écouter, pour une fois.
Ton père t'a dit de tout vendre à Cibrán,
et c'est ce que tu vas faire, compris ?
- Maman… - On va sortir ton père de prison.
Où tu l'as envoyé, sale gamine capricieuse !
Je sais ! Tu vas appeler Cibrán tout de suite.
Et tu vas lui parler devant moi, puisque tu ne comprends pas bien. Tiens.
Bonjour, Cibrán. Ça va ?
Non, je suis Isadora, sa fille.
Enchantée.
C'est ton offre ?
- J'ai plus à la banque. - Ça, plus ce que vous me devez.
- Je dois payer la caution de mon père. - C'est à prendre ou à laisser.
On te doit combien ?
J'ai déjà laissé trop de temps à ton père. Ça suffit.
Tu as jusqu'Ă ce soir.
C'est occupé !
Fait chier.
Putain, tout le monde va pisser en mĂŞme temps ?
- Salut. - Ça va, Joel ?
Bien, et toi ?
- Bien. - Tant mieux.
C'est vrai ce qu'on dit sur l'événement d'Alumni ?
Comment tu le sais ?
- C'est Chloe. - Elle aurait pas dĂ».
Non, c'était pas vraiment Chloe.
Chloe l'a dit Ă Sonia.
Comme Eric ne parle plus Ă Chloe,
c'est Sonia qui le lui a dit.
Et Eric, qui d'habitude me parle plus, m'a quand même raconté ce truc.
C'est vrai, alors ?
Nico,
ce qui se passe Ă Alumni reste Ă Alumni.
- Donc c'est vrai. Et oĂą ? - Je peux rien te dire.
Mais la récompense est hallucinante.
- Je te dis ? - Oui.
- T'en parles Ă personne. - Promis.
- Tu fais quoi ? - Je viens avec vous.
Tu peux pas, ma belle.
Attendez.
Tu veux quelque chose ?
- Participer. - Quoi ?
- J'ai pas… - Elle m'a rien dit.
Qui, alors ?
Qui sait ? Alors, je peux ou pas ?
C'est réservé aux membres. Désolée.
Et avec une part d'Isadora House
en guise de paiement pour ma participation ? Un pourcentage ?
- Qu'est-ce qui t'arrive ? T'es cinglée ! - Toi, tais-toi.
Réfléchis, Isa.
Continue, je t'écoute.
Si je gagne, je remporte le prix, évidemment.
Et si je perds, je te donne une part d'Isadora House.
- Ta discothèque en ruine ? - C'est bien plus qu'une discothèque.
Et tu la sauveras. Tu sais tout faire, non ?
Suis-nous.
Ă€ tout Ă l'heure.
Fasciste and Furious.
Pas de baiser porte-bonheur ?
Ça doit se mériter.
Approche.
- Isa, sérieux ? - Fais pas chier. Je vais le faire.
- Tu sais pas conduire ! - Je conduis très bien.
Pour faire du shopping, pas une course.
Tu vas te tuer !
J'ai rien Ă perdre.
Putain !
Viens.
Aller, retour, et aller.
Le premier qui termine gagne.
PrĂŞtes ?
PrĂŞts ?
Dans trois…
deux…
un…
Joel, ne donne pas le départ !
Quoi ?
Partez !
Allez !
- Tu fais quoi ici ? - Ça te gêne que ce soit pas pour toi ?
Elle sait pas conduire. Elle va se tuer !
- C'était sa décision. - Égoïste !
Moi, égoïste ?
Quoi ?
Si j'étais venu pour toi, t'aurais pas embrassé Héctor ?
Vous ĂŞtes ensemble ?
Iván, putain !
Joel, viens !
Joel, viens !
Pousse-toi !
Écoute-moi. Regarde-moi.
Relève-toi.
Allez.
- Tu peux te lever ? - Oui.
Attends, je t'aide.
Ça va ?
Doucement.
Regarde-moi.
Ça va ?
- Oui. - Sûre ?
Ça va ?
- Oui, je crois. - Super.
On parle affaires ?
- Pardon ? - Je te parle pas.
- De quelles affaires ? - La tienne, que tu me dois.
Comment ça ?
Sa participation contre une part de son club.
Non, c'est…
impossible.
- Je te parle pas. - Il va bien falloir.
C'est moi qui possède Isadora House.
Pardon ?
Isa me l'a vendu hier
et elle ne peut pas te proposer ce qu'elle n'a plus.
C'est à mon nom, donc tu vois ça avec moi.
Tu as une dette envers Alumni.
Et je peux t'assurer que tu la paieras.
Merci.
Je déteste venir ici.
Heureusement, c'est la dernière fois.
- Tu signes quand avec Cibrán ? - Je signe rien.
- Pardon ? - Son offre était ridicule, maman.
- Ton père t'a dit… - Je m'en fous.
Je pouvais pas accepter.
Ce qu'il proposait suffisait mĂŞme pas Ă payer la caution.
- Il a dit qu'avec la dette de papa… - Il t'en a parlé ?
Il n'a parlé que de ça.
Qu'est-ce qu'il t'a dit d'autre, Isadora ?
De lui donner ma réponse hier.
Je veux voir mon mari.
- Je dois le voir. C'est urgent. - Madame…
- Ne me touchez pas ! Je dois le voir ! - Du calme !
S'il vous plaĂ®t. MartĂn Artiñán.
Je dois le voir. C'est urgent.
- Roberta, expliquez-moi. - Ne me touchez pas !
Maman, qu'est-ce qu'il y a ?
Ils l'ont tué.
Ils ont tué ton père.
Ils l'ont tué.
Tu l'as tué.
Tu l'as tué.
Espèce de sale petite pétasse droguée !
Tu l'as tué !
Tu l'as tué ! Tu es la pire chose qui me soit arrivée ! La pire !
Mon pauvre MartĂn…
Tu crois que j'ai peur d'un flic ?
Tu me menaces ?
Tu sais quoi ?
J'attendrai pas que tu m'écoutes.
Les connards comme toi ne méritent que la mort.
Je vais bien te baiser, et je vais le faire tout de suite.
Sous-titres : Hélène Janin
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