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Bravo, les filles.
Saluez-vous.
Et le fils du footballeur gay décédé ?
Iván Carvalho ?
- Jaloux ? - Simple curiosité.
Vous ne vous disputez pas Joel. Tu le testes pour Alumni.
Oui, maman.
C'est toi qui testes son mérite, pas ton entrejambe.
Emi, concentre-toi un peu.
Donne-moi tes infos. Et enlève ta main.
Tu me tiens chaud.
- Aux suivants ! - Iván est, ou était, son petit ami.
Avant qu'il parte à l'étranger.
Merde.
Iván…
et Joel.
Ils ont rompu ?
- Allez ! - Ça s'est mal fini, mais qui sait ?
S'il y a déjà une blessure, elle ne se referme pas comme ça.
Peut-ĂŞtre que vous vous disputez Joel, en fait.
S'il se remet avec Iván, il se fichera pas mal de toi et d'Alumni.
Ça n'arrivera pas.
Contact.
Si, ça peut très bien arriver.
Les merdes les plus tenaces, c'est les partenaires et les ex.
MON MEC A UN TPB, ET ?
IL SE SOIGNE, VIT UNE VIE NORMALE, ET JE L'AIME +++
Qu'est-ce que tu manigances ?
Mon test pour Chloe.
Tu as trouvé le tien ?
Je préfère improviser.
C'est bon, stop !
On arrĂŞte lĂ .
Non, Iván !
Ça suffit ! Arrête !
ArrĂŞte. Serrez-vous la main.
Comme tu veux.
Mais il va t'échapper.
Ça m'étonnerait.
Maman ?
Qu'est-ce qui t'arrive ?
Rien, je suis exténuée.
Tu sais bien, je suis comme les bébés. Quand j'ai faim ou sommeil,
je suis Ă fleur de peau.
T'es super angoissée, non ?
Pour RaĂşl et pour tout le reste, je suppose.
Pour tout, oui.
La police a de plus en plus de doutes, et…
surtout, ça me tue que ton frère soit si loin de nous.
C'est la vérité.
- Je vois. - Je ne le supporte pas.
Chloe, je sais que tu m'as toujours considérée comme un monstre…
égoïste, et une…
femme capricieuse.
Folle, calculatrice et intéressée, aussi.
Bon, ça suffit !
Et comme une lionne.
Prête à tout pour me défendre.
Une femme partie de rien qui a tout obtenu,
qui s'est battue pour que je manque de rien.
Pour que je devienne qui je voulais ĂŞtre, sans me soucier des autres.
Ça m'a pris du temps, mais je vois enfin en toi les choses moins négatives.
Viens lĂ .
Ma chérie.
Je suis coincée. Je te jure, je sais pas quoi faire.
T'as jamais su, maman.
Ça t'a jamais arrêtée.
Ça t'a jamais arrêtée, parce que tu te donnes toujours à fond.
C'est vrai.
Mais maintenant, je pense
que je ne reverrai plus Iván, alors que j'ai appris à le connaître,
et qu'il pourrait t'arriver malheur Ă cause de RaĂşl.
Je sais plus quoi faire,
mais je serais prĂŞte Ă n'importe quelle folie.
Je sais. Mais écoute, maman.
Si tu te sens coincée, pour une fois, laisse quelqu'un prendre soin de toi.
Rien qu'une fois.
Je m'occuperai de tout régler et je m'assurerai que tu ailles bien.
Rien qu'une fois.
D'accord ?
Quand est-ce que tu as mûri ?
- Je sais pas. C'est arrivé comme ça. - Je rigole pas.
Demain, botox. Sans faute.
T'es sérieuse ?
- Comment ça ? - Moi, du botox ?
En prévention, oui. Refais ça, là …
- Tu es déjà bien marquée. - Maman !
Viens. Ça me rend si triste de te voir grandir à ce point, c'est insupportable !
GĂŠNANT, HIER, LE COURS D'EPS. TU ME DOIS UN MAILLOT.
Bonjour !
Alors ? Bien dormi ?
Franchement, très bien.
Super. Parce que c'est le grand jour.
- Pardon ? - Les tests pour Alumni.
- Des tests ? Au pluriel ? - Autant que j'en trouverai.
- Combien ? - Je viens de te le dire.
Autant que j'en trouverai.
Ă€ plus tard.
Tu es prĂŞte ?
PrĂŞte comme jamais.
- Stressée ? - Honnêtement, non.
Je devrais ?
Pas du tout.
Tu peux me prendre un cola light ?
Tu me testes déjà pour Alumni.
Peut-ĂŞtre.
Je vois.
J'ai compris. C'est une sorte de bizutage, non ?
Va m'en chercher un. Dépêche.
D'accord.
- C'est elle qui paie ? - ArrĂŞte.
C'est une canette, pas un baril de pétrole.
Tu es prête à te rabaisser pour ça ?
Ça, c'est me rabaisser ?
Lui obéir comme à une patronne ? Oui.
De l'anarcho-syndicalisme dès le matin ? Non, merci.
- Pourquoi tu veux intégrer Alumni ? - Parce qu'après, on sera plus là .
- Et pour avoir des contacts. - Ils sont super exigeants.
- Tu dois ĂŞtre 100 % disponible. - C'est pas si terrible.
Chloe, les gens les comparent Ă une secte.
Je m'assurerai que la secte me prenne pas dans ses filets.
Tu crois plus en nous, hein ?
Quoi ? D'où ça sort ?
À la fin de l'année, tu partiras.
- Et tu me largueras. - Pourquoi tu crois…
Tu prépares le terrain pour pas trop me faire souffrir.
- T'en fais pas pour moi. Largue-moi. - Eric, arrĂŞte.
Tu me rends heureuse, tu sais.
Et puis, si on rompt, ce sera parce que tu m'auras larguée.
Ça n'arrivera pas.
Alors c'est réglé. Ça n'arrivera jamais.
D'accord ?
Isa, je devrais venir cinq heures avant mon service,
et je suis en congé.
"Rien qu'une fois", bah voyons. Demain, ce sera deux.
Vu mon salaire minimum, j'oublie les heures sup aussi, non ?
- Un souci ? - Chut !
D'accord, c'est bon, j'arrive tout de suite.
"Prends un taxi" ?
Tu sais combien ça me coûterait ?
Merci. Tu paies la moitié, quelle générosité.
- La moitié ? - Chut !
Je préfère prendre le bus.
OK, c'est bon, j'appelle un taxi. À toute.
C'est mauvais pour toi, tout ce stress.
Je suis peut-ĂŞtre pas prĂŞt Ă reprendre une vie normale.
Si, tu l'es.
- Mais pas pour avoir une patronne aussi… - Dis-le.
Dis-le, sœurette. Vas-y.
Tiens-lui tĂŞte !
- Et le petit déj ? - Pas le temps.
Quoi ?
- Appelle-la et dis-lui. - Je peux pas, Nadia !
Me stresse pas davantage !
On avait des projets.
On reporte ?
Omar, je repars demain pour New York.
Un déjeuner, alors ?
Ou un dîner ?
Ou on se voit demain avant ton départ ?
Ça te va ? Oui ?
- Oui. - Oui ?
Je t'aime !
Mon Dieu.
Merci, Chloe. À plus tard.
Ça va ?
Ça va.
Je t'aime.
Je t'aime aussi.
Je t'aime.
Ă€ plus.
Bonjour.
Vous voulez quoi ?
J'étais en patrouille, alors je passe dire bonjour.
- En patrouille ? Un inspecteur ? - Oui.
J'en fais encore, parfois.
Je suis occupée, j'ai une réunion de travail.
Je repasserai.
Écoutez, avec tout le respect que je vous dois,
je vous ai déjà dit que je préférais éviter de vous voir.
Vous pouvez pas débarquer comme ça. Je vais finir par…
Appeler les flics ?
Désolé.
Je ne voulais pas te déranger.
Ma réunion.
- Une fête, ce soir ? - Énorme. "Super Sexy Festival Party."
On peut pas faire ça sans argent ni permis…
Tais-toi ! Je t'ai dit quoi ? Pour en gagner, il faut en dépenser.
- Pour des glaçons, aussi. - Je demanderai des faveurs.
- Que tu devras rendre. - Ça, c'est mon problème.
La cabine du DJ doit être épique.
- Tu seras aux platines ? - Non. Pas envie.
- Et j'attire plus les foules. - Qui alors, pour pas cher ?
Eh bah ! Stresse pas !
Je passerai des appels. Mets : "DJ : surprise".
Comment, la cabine ?
Tu vas kiffer.
Comme ça.
Ça vaut plus que ma maison, Isadora.
Y a pas que la structure. Il y a aussi les ouvriers…
Mais non. Les serveurs peuvent la monter.
Combien de serveurs ?
- Onze. - Quoi ?
Onze.
Onze de plus ? Ou 11 au total ?
Onze au total.
- Une broutille. - Fais attention. J'aime pas ce ton-lĂ .
Je pourrai pas payer les onze.
Enlèves-en, alors. Quatre en moins, ça va ?
Non, je sais.
- Congédie les videurs, garde le portier. - Une grande fête sans sécurité ?
Et sans assurance. Je m'en tape.
Désolé, mais je peux pas travailler dans ces conditions.
Ne dis pas ça, Omar.
Tout se passera bien. T'es le meilleur. Aie confiance en toi.
Et avec 5 % des recettes en bonus ?
Marché conclu ?
Super, putain ! Ça va être énorme !
- Merci. - Fiesta !
La méga fête !
Toi et moi sous la douche, sans nous regarder ?
J'avoue, j'ai pas mal reluqué.
De la tĂŞte aux pieds.
Je sais pas, Iván. J'étais pas à l'aise.
- C'était un peu bizarre, après… - Désolé pour la dispute.
Tu m'as vraiment manqué aussi, et…
je crois que j'étais stressé.
Moi aussi.
Comment ça va, alors ? T'as un endroit où dormir ?
Oui. Je dors chez Alumni.
Je vois.
Je t'ai vu te rapprocher du président.
Oui, on s'entend bien.
J'aimerais les rejoindre.
Mais entre nous, rien de plus.
J'aimerais qu'on se remette ensemble
et qu'on reprenne là où on s'était arrêtés.
J'aimerais pouvoir te dire oui, mais…
j'ai du mal Ă oublier.
- Surtout la dispute. - Je sais, et je comprends très bien.
Mais…
si on y allait doucement ?
On pourrait commencer par passer la nuit ensemble, si tu veux.
Je vais y réfléchir.
D'accord ?
D'accord.
ON COMMENCE ?
Tu vas filmer les filles sous les douches.
Quoi ?
- Tu déconnes ? - Non, pourquoi ?
- J'attendais autre chose. - Quoi ?
- Un truc moins… - Moins quoi ?
Moins puéril ?
Moins école primaire ?
Y a quelques années, ça l'était.
Mais avec toutes ces conneries féministes, tu pourrais finir en prison.
Ou pire,
renvoyé.
- "Ces conneries féministes" ? - Oui. Des radicales.
Des féminazies, qui puent et s'épilent pas.
Tu sais quoi ? J'ai plus envie de vous rejoindre.
- Je plaisante, Joel ! - Et mon meilleur ami est noir.
Quel rapport avec les féminazies ?
D'accord, c'est bon.
Je suis désolé.
Tu me pardonnes ?
Et si je me fais gauler ?
Tu dois me prouver que tu es prĂŞt Ă tout pour nous rejoindre.
Y compris à être renvoyé de la meilleure école du pays.
TU Y AS RÉFLÉCHI ?
Les filles,
Ă qui est ce sac ?
Joel.
Tu cherches ça ?
Cousin !
- T'as quoi ? - Je sais pas.
- J'appelle un médecin ? - C'est peut-être de l'anxiété ?
J'appelle mes parents ?
Putain.
Ça va, mon cœur ?
- Non, y a un truc qui va pas. - T'as pris ton traitement ?
- Oui. T'as pas confiance ? - J'ai pas dit ça.
"Il est anxieux parce qu'il a pas pris son cachet."
Tu inventes, lĂ .
- Me fais pas douter. - Comment ça ?
Tu vas me quitter, hein ? Si tu nies, je pète un câble.
Tu prends ce ton paternaliste pour que je prenne mes médocs.
Fais pas l'innocente !
Pardon, Emilia.
Ça ne devrait pas arriver.
C'est pas les nerfs, je suis comme ça. Ça te plaît pas ? C'est pareil !
Va t'occuper de lui.
Excuse-moi.
Eric sait peut-ĂŞtre quelque chose.
Tu crois qu'il est en mesure de jouer les détectives ?
Non…
Mais peut-ĂŞtre qu'il peut te dire des choses sur Chloe et RaĂşl ?
Non. Chloe est source de tensions.
Je vois.
Ça va ?
Je sais plus quoi faire.
Laisse tomber.
- Et accepte ce qui s'est passé. - Mais Raúl ferait jamais ça.
Tu commences à oublier qui il était, et ce qu'il t'a fait.
- Et il méritait de mourir ? - J'ai pas dit ça.
Mais n'idéalise pas ta relation avec lui.
Ne laisse pas ta mémoire modifier le personnage.
D'accord ?
Un câlin ?
Non, je peux pas.
Donne-moi les clés.
Donne-les-moi, allez.
Non. J'y vais.
Nico, arrĂŞte !
Pas tant que tu seras pas entrée.
Qui entre en premier ?
J'y vais. Viens.
Tu peux ouvrir les yeux.
Merci.
Salut.
Ton mec va bien ?
Mieux. Il est rentré chez lui, j'espère que ça ira.
Il fait pas mal de crises, non ?
- Il paraît qu'il devient dingue. - Non. Enfin, si. Avant.
Mais il prend un traitement, suit une thérapie. Il va mieux.
C'est un autre homme.
Assieds-toi.
Je crains que ça n'affecte ton engagement.
Si tu nous rejoins.
Pourquoi ? Je comprends pas.
C'est une question de priorités.
Jusqu'oĂą irais-tu pour nous rejoindre ?
- Je te jure qu'Eric va bien. Je ne… - Les troubles mentaux persistent.
Ses crises seront moins fréquentes,
mais il en aura toute sa vie.
Et quand ça arrivera… quoi ?
Comment ça, "quoi" ?
Tu abandonneras ce que tu fais, mĂŞme si tu es avec nous,
pour t'occuper de lui, non ?
Évidemment.
- Oui. - VoilĂ .
"Évidemment."
Les priorités.
On se recroisera sûrement. Salut.
C'était ça, mon test.
Quoi ?
Ce que tu m'as demandé.
Si je ferais passer Eric avant Alumni.
- Non ? - Non, pas du tout.
Simple curiosité. Comme ça.
Tu filmais les filles pendant qu'elles se douchaient ?
Tu sais que ça n'a rien d'une farce puérile ? Que c'est un crime ?
- Je suis sincèrement désolé. - Alors pourquoi avoir fait ça ?
C'était ton idée ou on t'y a forcé ?
Parce que ça ne te ressemble pas.
Alors ?
Joel, si tu ne réponds pas,
je devrai te renvoyer de l'école.
Explique-moi ce qui s'est passé.
Bonjour.
Il s'est passé un truc ?
C'est celui de Joel.
Tiens. Va m'attendre au club.
Et ferme la porte en sortant.
- Tu fais quoi ? - Je t'aide, Virginia.
Parce que si tu renvoies Joel,
un très bon avocat poursuivra Las Encinas pour faute professionnelle.
Et là , quelqu'un divulguera la vidéo.
Tout le monde verra ces filles et leurs parents se demanderont :
"Comment une telle chose a pu se produire ?"
On doutera de ta gestion.
Et tu porteras le chapeau.
Et je ne veux pas que tu partes, Virginia.
Je t'apprécie beaucoup.
Je vais effacer cette vidéo.
D'accord ? Tu as ma parole.
Il ne s'est rien passé, compris ?
Inutile de me remercier.
On se rend mutuellement des services, non ?
C'est bon. Pas d'expulsion.
Vraiment ?
Mais tu lui as dit quoi ?
Viens. Assieds-toi et montre-moi la vidéo.
- Pourquoi ? - Assieds-toi et montre-moi.
Pourquoi ?
C'est le prochain test.
Et ferme la porte.
Putain, c'est chaud.
Ça t'excite ?
Quand c'est beau et vicelard, oui.
- Je vais te laisser, alors. - Non.
- Le test. - Quel test ?
C'est ça, justement. Mate-moi.
Héctor…
Ça te fait bander.
Non, vaut mieux pas.
Tu peux pas jouir.
C'est ça, le test.
- ArrĂŞte. On va se faire choper. - Tu crois ?
- On va voir. - Héctor…
N'abandonne pas si près de rejoindre Alumni.
T'as joui ?
OĂą es-tu ?
Je suis ici ! N'entrez pas, j'arrive !
Tu fais quoi ?
Tu finiras plus tard.
Oui ?
Le whisky est bon, hein ?
Si je couchais avec Iván, il pourrait me brandir comme un trophée.
C'était mon point de vue. Et le tien, avant. Mais ça a changé.
- Quoi ? - Tu essaies de te convaincre.
Je suis avec Chloe.
- Tu veux te remettre avec Iván. - Évidemment.
Mais pas si on n'est pas égaux.
- Qui l'est ? Sonia et moi ? - Non. Justement.
Comment ça ? Sonia m'achète que dalle !
Je le permettrais pas.
Si tu veux pas ĂŞtre entretenu, le permets pas.
Mais ça te plaît,
qu'on s'occupe de toi.
Comment ça ?
Le président de ce club, là ?
Regarde, Iván est là .
Tu sais qu'il a versé plus de deux millions à la mère de Chloe,
à sa propre mère, pour qu'elle parte ?
- Qui ? Le mec du club ? - Non. Iván.
- La mère de Chloe, c'est sa mère ? - Suis-moi.
Deux millions ! Comme ça.
Comme moi, je te paierais un verre.
MĂŞme pas. Moi, je devrais le payer. Mais t'as compris.
Bref, oui, je veux me remettre avec lui.
Mais je dois d'abord m'assumer seul.
Sans parrain ni famille riche ?
- Qui naît pauvre meurt pauvre. - Je fais quoi, alors ?
Si tu l'aimes, fonce.
Tu as vu, il t'a vite oublié en Afrique du Sud.
Super. Merci.
J'ai encore moins confiance en moi.
- Je te dis ce que je pense. - Et toi, tes papiers, ça va ?
Sale enfoiré.
Ça fait mal, hein ?
Va voir ton millionnaire.
- Dalmar… - On veut pas que tu sois entretenu.
Va le chercher.
Je suis coincé au bar. Je peux pas.
T'es amoureux, oui ou non ?
- Fous-moi la paix. - Invente un truc.
Apporte-lui de la glace, un verre, du citron.
- Allez, vas-y ! - Ça marche.
JE VIENS DE PENSER À UN AUTRE TEST. MAINTENANT.
JE BOSSE
PARS ET REJOINS-MOI. OÙ SONT TES PRIORITÉS ?
HORS LIGNE
On avait dit que tu resterais te reposer.
Oui, mais je vais bien.
Et je préfère être avec toi plutôt qu'à la maison.
Tu bois quelque chose ?
- Et toi ? - Non. Et tu ne devrais pas boire.
- T'as pas confiance ? - Si, mais tu as fait une crise.
- Une crise ? - Oui, une attaque.
Tu dis ça parce que je te saoule, hein ?
- Pas du tout ! - Détends-toi. Façon de parler.
Je suis très détendu.
- Lui parle pas comme ça. - Tu devais te reposer.
- Il tombe à pic… - Merde !
- Il devait pas se reposer ? - Je le lui ai dit !
Ah bon ? T'as pas envoyé des messages du genre : "Tu me manques" ?
ArrĂŞte, Nico !
Te mêle pas de ça.
ArrĂŞtez tous ! Qu'est-ce qui vous prend ?
C'est toujours moi la fautive ?
- Chloe. - J'ai pas envie de parler.
- Tout va bien ? - Vous êtes chiés, putain !
Content, cousin ?
Eric, attends !
Salut.
Salut. Je te voyais plus.
J'avais des choses à régler avec Isa.
Putain de merde !
- Je vais chercher une serpillière. - Non, tu bosses plus.
- Regarde ! - J'ai payé Isa pour te libérer.
On peut aller chez moi. Elle m'a fait payer plein pot, mais…
Je devais y réfléchir.
- Mais ça te tente, non ? - Oui.
- Alors c'est réglé. - Tu peux pas décider pour moi.
Joel, je…
Demande à Isa de te rembourser. On se verra après.
- Mais Joel, j'ai parlé à … - En fait, m'attends pas.
- Je suis pas d'humeur. - Mais…
J'en ai plein le cul, Iván !
Tu paies ma patronne pour passer la nuit avec moi.
Je suis mĂŞme plus entretenu, lĂ , je suis ta pute !
Va-t'en.
Pars et laisse-moi bosser.
Omar !
Tu me surveilles ?
Je découvre le lieu.
C'est ça.
Très sympa.
Je vais bien, Nadia. Je suis débordé,
mais prends un verre et je te rejoins après.
HoulĂ !
Fais attention.
Putain ! Mon vélo !
- Quoi ? - Il est plus lĂ !
- Il en a besoin pour travailler. - Qu'il me le dise.
Il est trop mal.
Viens. Donne-moi tes papiers pour le rapport.
- C'est mon signalement. - C'est son vélo.
Jeune homme !
Ils sont chez moi, comme elle fait le signalement…
Sûr ? Tu as des papiers ?
- Bah voyons ! Noir, donc sans papiers ? - Non, puisqu'il travaille.
- Ton nom. Je vais chercher. - Écoutez…
Laissez tomber. On reviendra plus tard. C'est juste un vélo.
Mon amour…
j'ai réfléchi, et oui,
il vaut mieux que je m'éloigne de toi.
Pas facile, en étant dans la même classe, avec les mêmes amis,
mais…
il vaut mieux qu'on soit juste amis.
Peut-être qu'ils ont raison, que…
je suis pas idéale pour toi.
Je pense te donner le meilleur de moi, mais…
avec ton manque de confiance en toi et tes crises,
mĂŞme si tu en fais de moins en moins, ce qu'il te faut,
c'est d'être posé.
On en parlera demain de vive voix,
pour que tu t'y habitues et que…
ça te prenne pas par surprise.
Doucement.
Respire.
Bonsoir, Isadora.
T'en fais pas, ça arrive.
Omar, je vais avoir besoin de tous les papiers : permis, assurance…
Excusez-moi,
mais c'est pas le moment.
Qu'il parte avec l'ambulance.
Tu as les papiers ?
Qui peut me les donner ?
J'en ai pas.
Pardon ?
Je n'ai ni permis, ni assurances, ni argent. Je n'ai rien.
Suis-moi.
Qu'est-ce que vous faites ?
Si tu veux, je peux égarer le rapport.
Pardon ?
Demande-le-moi et je ferai tout pour qu'il se perde.
Ça va être compliqué. Plus que de passer un téléphone en prison.
Mais demande-le-moi
et je ferai tout mon possible.
Vous ĂŞtes implacable. Toute ma famille doit finir en prison, mĂŞme moi.
- Pourquoi tu dis ça ? - J'ai vu de quoi vous étiez capable.
Je rends service Ă une amie.
C'est ça.
En échange de quoi ?
Les amis ne rendent pas service en échange de quelque chose.
Vous et moi, on sait très bien que si.
Isa, ce qui compte, c'est si tu as besoin et si tu veux que je t'aide.
Oui.
Oui, je veux que vous m'aidiez, Luis. Faites le nécessaire.
File. Tu vas louper ton vol.
J'ai le temps.
Comment ça va ?
J'ai dormi par terre sous un bout de tissu
qui me couvrait Ă peine.
J'ai mĂŞme pas pu pisser.
Je l'emmène se reposer.
Ils m'ont laissé partir comme s'ils me rendaient service.
Bref, j'ai un casier, maintenant.
Ils sont après moi.
Viens.
C'est pas vrai…
Toutes les merdes possibles se succèdent dans cet appart.
Je vais me coucher aussi.
Et toi, rentre vite Ă New York
faire ton stage de rĂŞve aux Nations Unies.
- Pas sûre que ce soit une bonne idée. - Si.
C'est la seule chose Ă faire.
Pars tant que tu le peux.
Merci, maman.
Bonne journée.
Ma chérie !
Tu es sûre, pas de journée mère-fille ?
Je dois parler Ă Eric.
Enfin, s'il est ici et pas chez lui.
Je veux que tu ailles bien.
Je sais. Moi aussi.
- Alors sèche les cours ! - Maman, j'ai un truc important à faire.
C'est pas que j'ai pas envie, tu sais.
Je t'aime.
Emilia.
- Salut, Chloe. - Salut.
Bonjour.
Je voulais te demander si tu as pris une décision pour moi.
- Hélas, tu… - J'ai quitté Eric.
Les priorités, non ?
Et en plus, je suis fiché.
Alors avoir des papiers…
Ne pense pas à ça.
Je reviens.
CHOISIR UN NOM D'UTILISATEUR
JE SAIS QUE TU AS TOUCHÉ DEUX MILLIONS D'EUROS. ON EN PARLE ?
Bonjour.
Trouve-toi un autre endroit oĂą dormir.
Viens.
Pardon ?
Viens.
S'il te plaît.
Qu'est-ce que tu veux ?
Rejoindre le club.
- Ta priorité n'était pas claire hier. - Pour moi non plus.
C'était ça, mon test, non ?
Tu t'es bien amusé avec tes "tests", mais c'est ça que tu voulais de moi.
Savoir si j'étais capable de tout.
Tu as ta réponse.
Alors je suis quoi ?
Un sacrifice ?
Quelle importance ?
Tu veux, tu prends.
Ça vous connaît, de prendre ce que vous voulez.
Alors vas-y.
Je t'y autorise.
Héctor. Regarde-moi.
Calme-toi.
Respire.
Ça va aller.
Sous-titres : Hélène Janin
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