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Bonsoir, tout le monde !
J'aimerais porter un toast à tous ceux pour qui c'est la derniÚre année.
Un toast à la liberté, celle de faire tout ce qui nous chante.
Et surtout, parce qu'on va enfin quitter cette putain d'école !
Tu vas gerber ?
Viens.
Tu vas me faire tomber !
T'as bouffé quoi, sérieux ? C'est tout rose.
T'es pas un peu vieux pour ĂȘtre Ă Las Encinas ?
J'aurais pu récupérer ta derniÚre paie, ça t'aurait évité de revenir ici.
De retour, alors ?
- Papa et maman sont au courant ? - Oui, papa m'a dit oĂč te trouver.
Comme tu dĂ©testes ĂȘtre ici, je voulais ĂȘtre avec toi.
Et voir si l'école avait changé.
Attention, spoiler : non.
Je vois ça.
Ăa, c'est nouveau.
Aucune idée de ce que c'est.
C'est le logo d'Alumni.
De quoi ?
Chers élÚves, avec l'accord de Virginia,
votre prochaine heure de cours sera consacrée
à découvrir notre association d'anciens étudiants, Alumni.
Votre présence, facultative, reste fortement conseillée.
Nous ferons donc l'appel.
Voici HĂ©ctor. Et je suis sa sĆur, Emilia. On vous attend.
- Ne tardez pas. - C'est quoi, ça ?
J'ai étudié ici. Pourquoi je connais pas Alumni ?
Les étudiants boursiers ne sont pas admis.
- Et tu les connais parce que⊠- Lu a tiré des ficelles à New York.
En faire partie offre des contacts incroyables.
J'ai obtenu mon stage Ă l'ONU grĂące Ă Alumni.
Pas grĂące Ă ces deux-lĂ .
Une étudiante boursiÚre comme moi
n'est pas la représentante idéale de Las Encinas à l'étranger.
Ils ont tout fait pour m'empĂȘcher de l'avoir.
Ils sont mauvais.
Garde tes distances.
Vous aviez vraiment besoin de rénover toute une aile ?
Vous ne m'aviez parlé que de nouveaux meubles.
Alumni requiert un lieu décent pour ses nouvelles activités.
Quelles activités ?
Tu sembles en désaccord, Virginia.
Je ne comprends pas la nécessité d'un club social
alors qu'Alumni peut se gĂ©rer depuis mon ordinateurâŠ
C'est pour ça, entre autres, que tu n'en seras plus responsable.
Pardon ?
Et parce que tout ceci est un don de nos parents Ă Las Encinas.
Ănerve-toi si tu veux, mais tu n'as pas ton mot Ă dire.
Elle ne l'a jamais eu.
- Mais⊠- Tu voulais dire un truc ?
Attends, je vais mettre nos parents sur haut-parleur, pour qu'ils t'entendent.
Jolie déco, non ?
Super attrayante.
- Non ? - Si, trĂšs sympa.
Tu vas devoir nous laisser, Virginia.
On a invité les élÚves de terminale.
Ta présence va les mettre mal à l'aise.
Je te raccompagne ?
Ce ne sera pas nécessaire, merci.
Plus personne ne doit entrer ici sans y avoir été invité.
Ni elle, ni personne.
Je suis le président d'Alumni.
Intégralement rénové.
Et voici ma sĆur, la vice-prĂ©sidente.
BientÎt, vous aurez fini l'année scolaire,
et j'espÚre que vous sortirez diplÎmés de Las Encinas.
Mais ni l'école, ni nous, ne voulons d'un adieu.
On préfÚre garder le contact.
On a tout donnĂ© et on a dĂ©pensĂ© une fortuneâŠ
Alumni le méritait.
Alumni le méritait, oui.
On a beaucoup investi dans la création d'un espace pour nous détendre,
ĂȘtre nous-mĂȘmes, profiter tranquillement de notre temps libre avec nos semblables,
rĂ©seauterâŠ
Un espace unique réservé à quelques élus.
Actuellement, nous recrutons de nouveaux membres.
Les piliers de Las Encinas sont discipline, excellence et mérite.
Les piliers d'Alumni sont plaisir, liberté et contacts.
Pour nous rejoindre, un membre doit vous parrainer
et juger de votre mérite.
Un seul candidat par parrain ou marraine.
Commencez Ă chercher.
Et n'oubliez pas, nous voulons que Las EncinasâŠ
Héctor ?
Nous voulons que Las Encinas fasse partie de votre vie pour toujours.
Partie de ma vie ?
Partie de ma vie, mon cul !
La derniĂšre chose dont j'ai besoin,
c'est de rejoindre un club tenu par deux cons arrogants,
alors que je rĂȘve de quitter cette Ă©cole
et de plus jamais y remettre les pieds.
Comme nous tous.
Moi, je serai triste.
Crois-moi, une fois partie, tu le seras plus.
Dalmar !
Salut !
Salut.
- Ăa va ? - Bien, et toi ?
Sans déconner !
- Ils sont ensemble ? - On dirait bien.
Tu regrettes de l'avoir laissé partir ?
Si t'avais pas jouĂ© avec elle et Ă©tĂ© si indĂ©cisâŠ
- C'est toi qui me dis ça, aprÚs ton⊠- AprÚs mon quoi ?
Viens. Allons discuter.
De Sonia ?
Bon sang, Nico, laisse tomber.
Tu me la prĂȘtes ?
Tu vas pouvoir survivre ?
- Pas sûr. - Moi non plus.
Mais si, allez.
ArrĂȘte de paniquer pour tes papiers.
Dit la jeune Espagnole riche et blanche.
Je m'en fiche pas, hein.
Mais tu dois arrĂȘter de toujours t'inquiĂ©ter pour ça.
Ăa t'aidera pas Ă obtenir tes papiers,
et tu vas finir par avoir un ulcĂšre.
- Et si on se mariait ? - Quoi ?
Pour les papiers ! Je suis pas bĂȘte.
C'est pas comme au ciné.
Tu deviens pas Espagnol comme ça.
Pardon de t'avoir interrompuâŠ
dans ce que tu faisais.
J'avais oublié
que tu étudiais ici.
On se connaĂźt ?
Moi, je te connais.
D'Instagram.
J'avais pas fait le lien avec Las Encinas.
Quand je t'ai vu Ă Alumni,
ça m'a surpris.
Je vois.
Enchanté. Qu'est-ce que tu voulais ?
Juste ĂȘtre amical. DĂ©tends-toi.
Amical, en étant à moitié à poil ? J'ai un doute.
C'est vrai, je suis à moitié nu.
D'iciâŠ
jusque lĂ .
Plus sérieusement, j'aimerais te parrainer pour Alumni.
Pardon ?
Eh bien,
tous les candidats ont besoin d'un parrain.
Et qui de mieux que le président ?
Je vois.
- Mais il faudrait que je sois intéressé. - Tu l'es forcément.
- J'y ai pas encore réfléchi. - Pourquoi tu le serais pas ?
- Donne-moi une raison. - C'est pas pour les gens comme moi.
Les gens comme toiâŠ
C'est pas un endroit pour moi.
Moi, je t'y vois trĂšs bien.
Une petite douche ?
Avec cette chaleurâŠ
Tu fais quoi, lĂ ?
Tu peux mater.
J'adore ça.
C'est quoi, ce tatouage ?
Rien, un truc de fac.
Passe au club, d'accord ?
Tu visites, tu fais connaissance et tu décides.
APPEL VIDĂO
APPEL VIDĂO ENTRANT
J'en reviens pas.
- T'es⊠- Chloe, sérieux. Réfléchis-y.
Tu t'entends ? C'est pas un service, ça !
Je larguerai pas Eric. Pourquoi, si ça marche entre nous ?
- Tu peux pas lui offrir de stabilité. - Pardon ?
- D'oĂč ça sort ? - ChloeâŠ
On doit les suivre au commissariat.
On en reparlera.
Maman ?
Désolée, mais ton téléphone était éteint.
Son histoire doit pas tenir la route si les flics l'interrogent encore.
SARA, TU CROIS QU'IL S'EST PASSĂ QUOI ?
Je crois pas, je sais ce qui s'est passé.
C'est Chloe.
Elle a anĂ©anti RaĂșl, et pas seulement psychologiquement. C'est elle, je le sais.
Si j'ai des preuves ? Non, chéri.
Sinon, elle serait déjà enfermée.
J'ai aucune preuve, ni aucun doute.
Quelqu'un a forcément vu quelque chose.
Si vous m'écoutez et que vous avez vu quelque chose,
quoi que ce soit,
s'il vous plaĂźt, parlez.
Combien d'interrogatoires, encore ? Ils nous suspectent.
- Quittons le pays. - Non, pas encore.
- Une autre idée ? - On va pas laisser Ivån.
Il ne veut pas entendre parler de nous.
Et je lui ai promis que je partirais.
Tu lui as promis quand ?
Avant de partir, je crois.
- En échange de quoi ? - Hein ?
Tu promets rien au hasard. Alors ?
En échange de rien, ma puce.
Si mon fils refuse de me voir, autant partir.
- Ă Buenos Aires, tiens. - Pourquoi t'es encore lĂ ?
Je voulais attendre qu'il revienne pour tenter un nouveau rapprochement.
Ăa, c'est vrai.
Mais le "en échange de rien" ne l'est pas.
En faitâŠ
- Je sais mĂȘme pas pourquoi je te demande. - Ăcoute-moi.
Peut-ĂȘtre que cette histoire avec ton ex psychopathe et recordman de chute libre
est un signe que la vie nous envoie pour partir.
Ăcoute, maman.
Pour une fois, j'arrive à m'intégrer.
J'ai un mec avec qui ça va,
et toi et moi, on arrive Ă cohabiter. Je partirai pas !
Parle Ă l'avocat du pĂšre d'IvĂĄn.
- JosĂ© Luis ? - Oui. Qu'il nous reprĂ©senteâŠ
- Son tarif est exorbitant. - T'as qu'Ă te le taper.
Pardon ?
HĂ© !
J'ai demandé des références au Club du Lac et ils ne m'ont dit que du bien de toi.
Je serais ravie de t'embaucher comme responsable de salle.
Le salaire me ravit moins.
Il va augmenter. C'est promis.
Et en attendant ?
Tu me payes en visibilité ?
Bah voyons. Toujours la mĂȘme rengaine.
Ă demain, alors ?
Toujours Ă exploiter les pauvres.
Bienvenue parmi nous.
Omar, si tu n'es pas prĂȘt, prends ton temps.
Rien ne presse.
Non, je dois reprendre ma vie.
Mais tu n'as pas l'air prĂȘt.
Mateo m'a dit que si.
- à mon avis, ce psy n'est pas⊠- Tu l'aimes pas, je sais.
T'es pénible !
C'est reparti, pĂšre et fils.
Quoi ?
Tous les quatre.
Réunis.
Toujours Ă se disputer.
Mais ensemble.
Je retourne Ă New York dans quelques jours.
Justement. Laisse-moi profiter de ce moment.
Profiter de ce bonheur, rien qu'une minute.
Maman.
Mettons ses affaires dans sa chambre.
Viens.
Donne.
Quoi ?
- Omar ! - Qu'est-ce que tu fous ici ?
Nadia ?
Oui. Super rencontre en chair et en os !
Putain !
Omar, attends.
Excusez-moi. Pardon.
Je trouvais rien dans mes prix.
Comme tu étais chez tes parents, j'ai demandé à Dalmar.
Pour loger dans ma chambre ?
Je pensais que ça allait entre nous, je voulais pas te déranger.
Tu pouvais pas prendre la chambre d'IvĂĄn ?
Pourquoi ici ?
Parce que je me sens chez moi.
Ici, avec vous.
OmarâŠ
Nadia, t'en mĂȘle pas, s'il te plaĂźt.
- Pas toi. - Nadia ?
- Enchanté, je suis⊠- Dalmar, putain !
Depuis tout ce temps, je paye l'appart et tu loges ici gratuitement ?
TinquiĂšte pas.
- Je dormirai sur le canapé. - Tu m'as déjà dit ça avant que je parte.
- Je sais. - Alors c'est non.
Désolé.
ArrĂȘte, Omar.
- Ăcoute-la. - Vous en mĂȘlez pas !
Joel, je t'aime.
Je tiens beaucoup Ă toi. Mais je suis chez moi.
Et j'ai besoin d'ĂȘtre posĂ©.
T'avoir dans les parages va me perturber psychologiquement,
émotionnellement, et foutre en l'air des mois de thérapie.
Comprends-moi. Je dois me protéger.
D'accord.
Je comprends. Je m'en vais.
Fais preuve d'empathie.
Tu pourrais en avoir pour moi, non ?
Allez. Tu as entendu mon fils.
Papa.
- Va-t'en. - Je vais chercher mes affairesâŠ
Pas question. Ă cette heure-ci ? Tu dors dans ma chambre.
C'est pas bien grand, maisâŠ
- Tu vois ? - Putain, Dalmar !
C'est ma chambre. Je fais ce que je veux. Un problĂšme ?
Tu n'aurais pas dĂ» rouvrir.
- Isadora House ne gĂ©nĂšre que des pertes. - Ăa va changer, maman.
Pourquoi tu refuses d'accepter qu'on est ruinées ?
Vendons tout et partons loin.
- Je vais relancer le business. - Ah ? Comment ?
GrĂące Ă ta formation approfondie en finances ?
Tes idées révolutionnaires des affaires ?
Tu n'y connais rien.
En plus, tu es trop fiĂšre pour me demander de l'aide ou des conseils, alorsâŠ
Je descends.
Putain !
Ces deux-lĂ ?
C'est la famille Krawietz.
Tu les connais ?
Oui, de l'école.
Maintenant, ils dirigent l'association des anciens élÚves.
Je vois.
Quoi ? Ils sont célÚbres ?
Les Krawietz ?
C'est l'une des dix familles
qu'on peut considérer comme propriétaires de ce pays.
Ils ont fait fortune dans les annĂ©es 60 avec l'aide deâŠ
tu sais bien.
Non, je sais pas.
Enfin, bébé ! La version espagnole de Videla.
- Je vois pas de qui tu parles. - Et tes cours sur la guerre d'Espagne ?
- On l'a pas encore vue. - Je comprends mieux.
Je t'explique.
Voldemort, "Tu-Sais-Qui",
a gouverné ce pays durant des années. Sous sa dictature,
plusieurs familles se sont enrichies. Encore plus aprĂšs sa mort.
- Et parmi elles, devine ? - Les Krawietz.
Exactement.
Elles possĂšdent entreprises du BTP, hĂŽtels, banques,
compagnies aĂ©riennes, fonds d'investissementâŠ
Supermarchés, équipes de foot, autoroutes,
cabinets d'avocats, et tu sors avec un squatteur
alors que tu connais un Krawietz ?
- Je me vends pour 100 chameaux ? - Cent chameaux ?
Ce type paierait cent milliards. Il les a et tu les vaux.
C'est ça.
Il est plein aux as. Et tu peux pas nier qu'il est mignon.
Et trĂšs gay, aussi.
Passons ce détail.
- L'argent des pédés vaut autant. - Non, pas "pédés".
D'accord, chérie. Gays, homosexuels.
Cabinets d'avocats, tu dis ?
Fonds d'investissementâŠ
JE SUIS AU BAR. DESCENDS, C'EST URGENT. ĂA CONCERNE TON PĂRE.
C'est quoi ?
Le téléphone passé clandestinement en prison à ton pÚre.
Pourquoi vous faites ça ?
Tu m'as aidĂ© Ă l'arrĂȘter, je t'aiderai Ă garder le contact.
Un prĂȘtĂ© pour un rendu.
D'accord, merci.
Isa.
Tu l'aurais su plus tÎt, si tu répondais à mes appels ou à mes messages.
Je ne veux aucun contact avec vous, Luis. Vous ne comprenez pas ?
- On ne peut mĂȘme pas ĂȘtre amis ? - J'ai pas envie.
Ăa sert Ă rien. Et je veux pas.
On est quittes, d'accord ?
ArrĂȘtez de me joindre. Je veux pas avoir affaire Ă vous.
J'ai un accent, mais je pense ĂȘtre claire.
Merci.
Un problĂšme ?
Non, rien. LĂšve-toi, tu vas ĂȘtre en retard.
BUREAU DE L'IMMIGRATION
DĂCISION : DĂPART VOLONTAIRE DU PAYS
Merde !
Aucun autre moyen d'avoir les papiers.
Ce putain de pays m'expulse, et basta.
On se marie ?
- Je prĂ©fĂ©rerais ĂȘtre expulsĂ©. - HĂ© !
Je te rendrais heureux, Dalmar.
Dingue, plutĂŽt.
Enfoiré.
"Renseigner la police peut aider dans le processus de légalisation."
Facile. On met au jour un crime atroce,
tu les informes,
problÚme résolu.
T'en fais pas.
On trouvera une solution.
Tu verras.
Je dois filer.
Je passerai prendre des affaires ce soir, d'accord ?
Je te l'ai dit, reste tant que tu veux.
Non, ça ira. Je préfÚre éviter la moue d'Omar tous les jours.
Et tu vas dormir oĂč, alors ?
IvĂĄn me laisse sa chambre jusqu'Ă son retour.
- C'est cool entre vous, alors ? Vous⊠- Oui, franchementâŠ
ça va. On s'est laissé emporter par notre ego,
mais tout roule.
Je n'en choisirai qu'une. Qu'avez-vous Ă m'offrir ?
Ătant propriĂ©taire d'Isadora House, je peux offrir des espaces,
en dehors du club, évidemment, pour se réunir, se détendre et s'amuser.
Plaisir, liberté et contacts
dans cet empire de la vie nocturne Ă l'entiĂšre disposition d'Alumni,
autant de fois que nécessaire.
Merci, Isadora.
Chloe ?
Oui ?
Qu'as-tu Ă offrir Ă Alumni ?
Eh bienâŠ
mon désir de devenir l'une des vÎtres.
Je ferai de mon mieux pour apporter des ondes positives.
J'aiderai le club Ă grandir comme je peux.
Alumni sera ma priorité.
C'est trÚs bien, tout ça.
Mais comment le mesurer ou le vérifier ?
Ce n'est pas tangible. Difficile de te prendre au mot.
Merci Ă vous deux.
Je vous tiendrai informées.
Merde.
Héctor, je veux rentrer.
Je bois un coup, passe un appel et on y va.
- J'ai une tonne de choses Ă faire. - Emi, zen.
- Tu veux quoi ? - Rien.
Alors çaâŠ
Virons-le.
Et demandons Ă Virginia de faire pareil.
à quoi bon ? Il dérange personne.
Regarde-le.
Le pauvre.
Oui, il est pauvre. Pourquoi il dort ici ?
- SĂ»rement un boursier, et on ne prend⊠- Emi, arrĂȘte.
Rentre. Ă plus tard.
Il t'obsĂšde Ă ce point ?
Ne sois pas jalouse. Je dormirai avec toi si tu veux.
Tu vas rester ici, je suis pas débile.
Isadora, trois fournisseurs ne veulent plus nous livrer.
Vu les recettes du mois dernier, je comprends.
Dis-moi la vérité.
Tu m'augmenteras pas parce que tu comptes fermer le club ?
N'importe quoi. C'est juste une mauvaise passe.
C'est tout.
Cousin !
- Nico ! Viens⊠- Non.
- Ăa va pas ? - Il me surveille.
Ăa va ? Ăa roule, cousin ?
- Salut. - Ăa va nickel, mec.
Assieds-toi et bois un coup.
DĂ©tends-toi et arrĂȘte de te prendre pour mon pĂšre.
- Je m'inquiĂšte pour toi. - T'as pas besoin.
Je sais pas, éclate-toi, va danser et drague un peu.
Mais si une nana est intéressée, joue pas avec elle.
Et c'est reparti.
- Tu l'as cherché. - J'en ai juste marre de tes attaques.
Je vais aux toilettes.
- Je vais te manquer ? - Grave.
Les tĂȘtes vont bientĂŽt tomber ?
- Quoi ? - Tu licencies quand ?
Ăa aura Ă©tĂ© un job Ă©clair.
Alors, Chloe ?
Nico, sĂ©rieux, arrĂȘte.
Je plaisante pas. Je le ferai pas.
Tu vois pas qu'il va mieux que jamais ?
- Si, justement. - Bon, ben voilĂ .
Il plane à fond, et il risque de s'écraser par ta faute.
Pourquoi t'es si injuste avec moi ?
Tu vois pas que je l'aide ? Parce que je l'aide, figure-toi.
- Pardon ? Toi ? - Oui, moi.
Ce qui l'aide, c'est les médocs et la thérapie, pas toi.
Tu n'es pas la solution, tu es le problĂšme. Tu es instable,
toxique, destructrice.
Eh bah ! Eric avait raison.
Il te faut quelqu'un pour te donner de l'attention.
Je comprends que RocĂo et DĂdac te manquent,
et que ça te perturbe qu'Eric te colle moins.
Mais chéri, et je te dis ça avec beaucoup de tendresse,
laisse les autres ĂȘtre heureux.
Allez, file.
Laisse-moi avec elle.
Laisse-nous ! Tu as vu son état ?
Quel connard.
- Ignore-le. - Quel connard.
La solution n'est pas de licencier et de fermer.
Bien au contraire. On doit faire d'Isadora HouseâŠ
un truc énorme,
gigantesque, démesuré, mémorable.
Il faut embaucher davantage. VoilĂ ce qu'on doit faire.
Il faut dépenser du fric pour en gagner.
Du fric que tu n'as pas.
Un ragot pour te remonter le moral ?
S'il te plaĂźt.
Isadora est fauchée.
- Quoi ? - Je te jure.
Sérieusement ?
- Je peux obtenir des prĂȘts. - Encore ?
- Tu en as déjà cinq. - Oui. Autant que nécessaire.
- Et trouver des investisseurs via Alumni. - Le club des anciens élÚves ?
- Vraiment ? - Oui. Fais pas cette tĂȘte.
Tu verrais le club sélect qu'ils ont créé !
Vu leur carnet d'adresses, je trouverai des investisseurs.
- Comment tu le sais ? - Dalmar me l'a dit.
Omar lui en a parlé ce soir,
parce qu'il a super peur de perdre son taf,
vu que la boĂźte n'a plus un sou.
Mais Isa dit Ă tout le monde que tout baigne.
Elle fait semblant. C'est faux.
Sérieusement ?
Tu sais quoi ?
Tu vas employer de la main-d'Ćuvre.
Je veux des serveurs, des danseurs, des gars pour la sécurité.
Et le ménage, aussi. Super important.
Isadora House va ĂȘtre gigantesque.
Je t'aime.
IsaâŠ
- Salut. - Je t'écoute.
On peut changer de table ?
Y a un problĂšme ?
Oui, la nĂŽtre manque de lumiĂšre.
C'est mieux de se peloter dans l'obscurité.
Je suis désolé.
J'ai dépassé les bornes. C'est pas pro.
Je vous envoie quelqu'un.
Non, Omar. Fais-le tout de suite.
J'ai pas le temps. Dix minutes, OK ?
Et pour 100 euros ?
Alors ?
SĂ©rieux, ChloeâŠ
Eh merdeâŠ
Merci.
Laisse ça là , je le surveille.
- T'en as pour une seconde. - OK.
RECETTES ET DĂPENSES PAR MOIS
Quoi ?
Salut.
Tu fais quoi ?
Bien dormi, le clandestin ?
Cool, ce club, hein ? On y fait ce qu'on veut.
MĂȘme faire comme chez soi.
Tu n'as nulle part oĂč aller.
Ou tu me cherchais ?
Laisse-moi partir.
Tu vois tout ça ? Tu peux en faire ce que tu veux.
C'est gratuit.
EntiĂšrement accessible aux membres.
Si tu veux un parrain, tu n'as qu'Ă âŠ
rester dormir.
Sois mon invité.
En échange de quoi ?
Pourquoi faire ça pour moi ?
- Tu veux quoi en retour ? - Te voir t'amuser avec nous.
C'est l'un des objectifs d'Alumni. Profiter.
Apprendre Ă connaĂźtre des gens comme nousâŠ
Je ne suis pas comme vous.
Mais tu peux grandir et le devenir.
Bonjour.
Bonjour, Isadora.
Tiens.
Merci. C'est quoi ? Les papiers pour rejoindre Alumni ?
Ta compta.
Du rouge, du rouge et encore du rouge.
On dirait une liste d'appels manqués.
D'oĂč tu tiens ça ?
De la vérité.
Pas de la fiction que tu m'as vendue hier.
Je ne compte pas ĂȘtre la marraine d'une menteuse ruinĂ©e.
Bonne journée.
Tout pour faire partie du club.
MĂȘme balancer une camarade.
Félicitations.
- Je serai ta marraine. - Merci.
Isadora est ton amie ou pas ?
- Pardon ? - Balancer une camarade, je peux tolérer.
Mais jamais une amie.
Au club, on veut une bonne ambiance et de l'unité.
Pas de poignard dans le dos ni de toxicité.
- Un job de serveur ? - Tu as besoin d'argent.
Tu me veux pas chez toi, mais au travail, si ?
Je veux juste t'aider.
C'est vrai que j'en ai besoin,
mais je veux pas que tu me proposes ça par culpabilité.
Joel, mets ta fierté de cÎté.
T'as vu quoi ?
J'y réfléchis et je te dis. Salut.
Joel, nonâŠ
Merci.
Quoi ?
Dis-moi.
Non, rien.
Non, dis-moi, IvĂĄn.
On a beaucoup de choses Ă se dire.
Je sais, mais on peut faire ça une autre fois ?
Là , ce que je veux, c'est ça.
Quoi ?
Dis-moi, IvĂĄn.
Pourquoi tu m'as planté ?
Je t'ai pas planté.
Alors comment tu appelles ça ?
Ne pas venir, ne pas me tenir au courant,
ne pas dĂ©crocherâŠ
- Putain ! - Bah quoi ?
C'est pas vrai ?
Sérieusement ?
T'étais obligé d'en parler ? Je t'ai dit d'attendre.
- Mais j'y pense depuis des semaines⊠- Et moi ?
Je t'attends depuis des semaines !
Tu m'as manquĂ© aussi, Joel, mais je pouvais pasâŠ
Je voulais pas ĂȘtre ton bagage.
- Comment ça ? - J'aurais fait quoi, là -bas ?
Je t'aurais tenu compagnie pendant ton temps libre.
Tu m'aurais entretenu.
Tu aurais pu faire ce que tu voulais. N'importe quoi.
Comme prendre des cours pour améliorer ton anglais.
- Tu t'entends ? - Voyager. L'Afrique, c'est beau.
Ăcoute-toi ! C'est exactement ça, un homme entretenu !
Désolé d'avoir préféré rester ici
pour finir l'année et m'en sortir sans personne.
Sans personne ? J'ai payé ta scolarité.
Ăcoute, JoelâŠ
Je t'emmerde, IvĂĄn.
Putain de merdeâŠ
- Ăa va ? - Je veux t'avoir comme parrain.
Rejoindre Alumni.
Je vois. Assieds-toi et discutons.
Allez.
MĂȘme s'il t'a tapĂ© dans l'Ćil, tu dois le tester.
Je le ferai. Quoi de prévu pour la tienne ?
Je veux m'amuser. On a fondé le club pour ça.
Et si on jouait un peu ?
Ă quoi ?
Poussons-les dans leurs retranchements. Ils sont si impatients.
L'une a trahi sa copine, l'autre t'a supplié de le parrainer.
Il n'a pas supplié.
Faisons-leur passer un vrai test.
Voyons s'ils sont motivés.
Et jusqu'oĂč ils sont prĂȘts Ă aller.
Héctor !
Poussons-le à bout. S'il réussit, fais-en ce que tu veux.
Vraiment ? Tu ne feras rien pour m'en empĂȘcher ?
Parfait, alors.
Testons-le. Laisse-nous.
- Je t'accompagne ? - Je te dépose ?
- Non, t'inquiĂšte. - Ah oui, c'est vrai.
T'as pas de logement. Si ?
- Tu m'as pas expliqué⊠- On va boire un verre ?
Ăa te prend d'un coup comme ça ?
D'accord. Suis-moi.
Sous-titres : HélÚne Janin
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