Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (SoranĂź)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Attendez dehors.
Général.
Colonel Berthold...
Ici.
Bien.
Je peux garantir notre succĂšs.
Et je dois moi-mĂȘme m'en porter garant auprĂšs du SecrĂ©tariat.
J'ai promis au départ...
que j'assumerais seul un échec.
Sommes-nous trop ambitieux ?
Nos gouvernements pourraient devenir la risée du monde.
Nous n'échouerons pas.
Général, il nous faut seulement votre approbation.
Quand ce... rĂȘve peut-il se rĂ©aliser ?
Nous pouvons tenir Dan Slater dans une semaine.
Une semaine, mais pas plus.
Pas besoin d'ĂȘtre malin pour gagner une guerre,
il suffit d'ĂȘtre fort.
Notre guerre est différente.
C'est ce qu'on m'a dit.
Les bombes gagnent les guerres.
Si cela échoue, vous aurez une consolation...
Votre femme... Elle est encore jeune...
Elle ne restera pas veuve longtemps.
Crétin militaire !
Dans une semaine... On commence.
M. Edwards n'est pas lĂ .
On peut le joindre ?
Au Pentagone ? J'ai essayé 2 fois pour sa femme.
Cela ne peut pas attendre jusqu'au matin ?
Dites-lui que je reviendrai dans 24 heures.
Je suis au regret de t'informer que ton fils Robert
a trouvé la mort hier dans un accident de ski.
Frank Wheatly
Excusez-moi. J'ai dĂ» m'endormir.
Dans la marine, on apprend Ă vivre sans dormir.
Que s'est-il passé ?
Votre femme a appelé...
Je vous parle de Dan Slater.
Oui, monsieur.
Il a dit qu'il reviendrait demain... Ou tard ce soir...
Quand est-il parti ?
Hier soir, vers 20h30.
Quel ùge avait le garçon ?
16 ans, monsieur.
Pourquoi est-ce que je connais Frank Wheatly ?
Il travaillait pour le MI-5.
Il a fait équipe une fois avec Slater au Proche-Orient.
Il a démissionné il y a 12 ans.
Demandez Ă Londres pourquoi il est parti.
C'est fait.
Alors veuillez me le dire.
Pour raisons médicales.
Apparemment, une explosion, au Caire.
On ignore qui en était responsable.
Wheatly a été enseveli sous une maison pendant 4 jours.
- Tout comme Lazare... - Comme qui ?
Lazare, ressuscité, dans la Bible.
Je connais la Bible ! J'aurais dĂ» savoir qu'il partait.
- On aurait dû me le dire. - Il a essayé...
Je l'aurais retenu. J'aurais envoyé quelqu'un d'autre.
C'est son fils, sa seule famille.
Je n'aime pas les accidents.
Je n'y crois pas. Je n'ai pas confiance.
Parlez-moi encore de Wheatly.
AprÚs avoir quitté le MI-5, il a disparu durant un an.
Il est rĂ©apparu en Autriche, oĂč il a ouvert une Ă©cole.
Il a épousé une fille de St. Anton. C'est tout.
C'est tout pour l'instant...
Oui. Je m'y remets.
Et je veux Slater au tĂ©lĂ©phone, oĂč qu'il soit.
Je suis désolé, Dan.
VoilĂ Anna, ma femme.
C'est comme si nous avions perdu notre fils.
Dan viendra chez nous aprĂšs.
OĂč est le cimetiĂšre ?
DerriÚre l'église.
Il sera sous la neige.
Vous ĂȘtes son pĂšre ?
Il était mon meilleur élÚve.
Le meilleur de tous.
Hans Frischauer. Il enseignait le ski Ă Bobby.
Je suis trÚs honoré.
Qui est-ce ?
- Un moniteur de ski. - Et quoi d'autre ?
Rien d'autre.
Il dirige une école de ski. Tout le monde le connaßt.
Tout le monde...
Toi, que sais-tu de lui ?
Ils attendent prĂšs de la tombe.
Tu n'as rien vérifié avant de l'engager ?
Non.
Pourquoi ?
- On en parlera plus tard. - Non, maintenant !
TrĂšs bien.
Je n'ai rien vérifié sur lui,
et sur le facteur non plus !
Ni sur les petites amies de Bobby !
Je n'ai enquĂȘtĂ© sur personne, je ne fais plus cela.
Frischauer est moniteur de ski. Rien d'autre.
Bobby a été tué en skiant.
Il n'a pas été tué, il est tombé accidentellement.
2 champions de ski se sont tuĂ©s au mĂȘme endroit.
C'est dangereux, par lĂ .
Peut-ĂȘtre une plaque de glace...
C'était mon fils, Frank.
Tu savais qu'il était en danger à cause de moi.
Tu le savais.
Oui, je le savais.
Lui aussi le savait.
C'est pour cela que c'est un accident.
- Tu passeras Ă la maison ? - Je ne reste pas.
Il avait des amis dans ton école ?
Ils sont rentrés chez eux, pour Pùques.
PĂąques !
J'ai les affaires de Bobby.
Tu veux que je te les envoie Ă Washington ?
Non. Brûle-les !
Je suis désolé, Frank.
A quel sujet ?
Dans l'église, je t'ai bousculé.
J'ai perdu les pédales.
C'est si dur Ă accepter...
Je sais.
Dire que j'Ă©tais absent... J'aurais dĂ» ĂȘtre lĂ .
Je comprends.
Je voulais venir dans quelques semaines, quand ça se calmerait.
Je le lui avais écrit.
Ce n'est pas tout Ă fait exact.
Quoi ?
Ta secrétaire lui avait écrit. A la machine. C'est différent.
Il ne t'avait pas vu depuis plus de 2 ans.
- Comment le sais-tu ? - Il m'a montré la lettre.
Le voyage est long. Il te faut une bouteille pour le train.
J'ai oublié les fleurs...
- Tu pourras... - Oui, bien sûr.
Je reviendrai peut-ĂȘtre au printemps.
D'accord.
Juste un verre vide.
A l'Ecole Internationale.
Dan !
Qu'est-ce que tu fais lĂ ?
- Les vĂȘtements de Bobby ? - Dans une malle.
Tous ?
Je crois.
Que portait-il le jour oĂč il est tombĂ© ?
Je ne sais plus.
Des vĂȘtements de ski.
La police te les a rendus ?
Et tu les as mis dans une malle ?
Je pensais que tu les emmĂšnerais.
Quel est le problĂšme ?
C'était à Bobby ?
- Je crois... - ArrĂȘte de croire !
Vérifie !
Tu ne peux pas ĂȘtre aussi rouillĂ© !
Vérifie et sois sûr !
C'était à Bobby.
- Pourquoi est-ce lĂ ? - Je ne sais pas.
Que sais-tu, Frank ?
D'oĂč ça vient ?
Je l'ai trouvé dans mon sac, dans le train.
Regarde bien.
D'oĂč viennent ces trous ?
Je ne sais pas.
- De ça, par exemple ! - La police...
Nous allons y venir plus tard.
Pour l'instant, parlons de toi.
- Ne m'accuse de rien ! - De quoi t'ai-je accusé ?
De ce qui selon toi est arrivé à Bobby !
Qu'est-il arrivé là -haut ?
Il est tombé. La police l'a confirmé.
On l'a poussé !
- Il est tombé ! - Pas d'aprÚs sa veste !
Elle montre seulement ce qu'on veut te faire croire.
D'accord... Mais qui ?
Je ne sais rien de ces trous, je n'ai rien mis dans ton sac.
Tant mieux.
Je sais que tu cherches un autre coupable que toi-mĂȘme,
mais Bobby était comme mon fils et je l'aimais.
Et pas moi ?
Tu n'as jamais rien aimé !
Chéri... Qu'est-il arrivé ?
Slater est revenu.
Pourquoi ?
Il a trouvé quelque chose qui l'y a poussé.
Bien. Passez-le-moi.
Wheatly ? Bill Edwards, Ă Washington.
Comment allez-vous ?
Je sais. C'est difficile. D'oĂč mon appel. Slater est lĂ ?
Halstead...
La police ! Pourquoi ?
Du café. Une cafetiÚre pleine.
Racontez-moi ça plus lentement.
Pourquoi pense-t-il que ce n'est pas accidentel ?
Oui, j'ai vu les marques, M. Slater.
Je vous assure, elles n'ont pas causé sa mort.
Ce sont les photos du corps prises par la police.
La cause directe de la mort, c'est la nuque brisée.
C'est dans le rapport officiel.
Un rapport qui porte ma signature.
Ces blessures ne l'ont pas tué, elles l'ont fait tomber.
On l'aurait fait basculer ?
C'est possible.
Rien ne prouve que votre fils ait été poussé.
M. Wheatly me dit que vous ĂȘtes dans le bĂątiment.
Dites-moi... Si un ouvrier... tombait d'un échafaudage...
parleriez-vous d'accident ou de meurtre ?
J'étudierais chaque élément avant de conclure.
Nous vous avons donné tous les faits.
- Vous skiez ? - Oui.
Vous savez donc que ce sport n'est pas sans danger.
Mon fils était bon skieur.
MĂȘme les meilleurs se tuent. L'annĂ©e derniĂšre...
Je sais. 2 champions sont morts au mĂȘme endroit.
C'est une petite station.
Un meurtre sur nos pentes ne nous vaudrait rien de bon.
Mais nous avons menĂ© une enquĂȘte.
Il n'y avait aucun témoin.
Et aucune preuve permettant de conclure Ă un meurtre.
A moins que vous ne nous disiez
pourquoi un garçon de 16 ans aurait eu des ennemis mortels.
Merci, messieurs.
Edwards est inquiet. Il veut que tu le rappelles.
La police a beaucoup enquĂȘtĂ© ?
Ils ont interrogé les passagers du téléphérique ce matin-là .
Les passagers ?
J'ignore qui ils étaient.
Et tu n'as pas demandé.
C'est arrivé tÎt le matin, n'est-ce pas ?
Oui... Vers 7 ou 8 heures...
Tu l'as vu avant qu'il parte ?
- Il a déjeuné ? - M. Slater, je vous en prie...
Frank ne veut rien vous cacher.
C'est Pùques. L'école est vide. Bobby était seul.
Durant les vacances, il déjeunait avec nous.
Mais ce matin-là , il n'a pas mangé, on ne l'a pas vu partir.
C'est arrivĂ© oĂč ?
Sur le Valluga.
Sur la piste Buler.
Conduisez-moi lĂ -bas.
Tu veux que je t'accompagne ?
On est fermés. Il est midi.
Jamais on ne peut manger ! Toujours Ă monter et descendre.
Monter et descendre, toute la journée.
Ils sont tous fous.
On est fermés.
Demain, je démissionne.
Slater est allé à la station de téléphérique.
Je n'aime pas cette attente.
Que suggérez-vous ? La force ?
Pourquoi pas ? Ca irait plus vite.
Pourquoi aller plus vite ?
Slater fait ce qu'on voulait qu'il fasse.
Je ne vais pas tout risquer parce que vous vous ennuyez.
Vous pensez qu'Edwards est aussi stupide que vous ?
Il n'acceptera que ce qu'il croira ĂȘtre la vĂ©ritĂ©.
C'est alors que nous agirons.
Néanmoins...
Oui, je sais... La force. Elle nous à coûté 2 guerres.
Vous disiez ?
Oui, monsieur. Le garçon. Je m'en souviens trÚs bien.
Quelle tragédie.
Quand il n'avait pas école, il était là chaque matin.
Certains ont la folie du ski,
mĂȘme si tard en saison...
Il prenait le 1er téléphérique.
Il était seul le jour de l'accident ?
Non, il y avait aussi 2 hommes et une femme.
Une femme ?
- Et une sacrée... - Vous la connaissez ?
La connaßtre ? Son nom ? Son adresse ? Hélas, non !
Je ne la connais que de vue. Elle aussi est matinale.
Elle était là ce matin-là .
Parfois, elle prend le 1er téléphérique de l'aprÚs-midi.
Mais les hommes... Vous les connaissez ?
Mais vous reconnaĂźtriez la femme.
- Dans le noir. - C'est de ça qu'il rĂȘve.
C'est ici, monsieur.
St. Anton, une station de ski.
Des hĂŽtels, des auberges, des boutiques,
des montagnes, de la neige...
Rien d'important pour moi.
Nous n'avons personne lĂ -bas. Eux non plus.
Maintenant, nous avons Slater.
S'ils voulaient Slater, pourquoi l'attirer lĂ -bas ?
Pourquoi pas ici mĂȘme ? Cela n'a pas de sens.
Des chimĂšres...
Slater ne traque pas des chimĂšres.
Il devait m'appeler. Wheatly devait lui dire de le faire.
Qu'est-ce qui se passe ici ? Donnez-moi ce dossier.
- Notre plus proche agent ? - Miller, Ă Zurich.
Combien ?
60 646 francs.
14 000 dollars !
C'est une affaire.
Miller... Ici Edwards. TrĂšs bien, merci.
Ecoutez...
Dans les Alpes autrichiennes, St. Anton, vous connaissez ?
Bien. Dan Slater est lĂ -bas.
Son fils a eu un accident. En skiant.
Non... Il est mort...
Slater Ă©tait Ă son enterrement. Il a peut-ĂȘtre des ennuis.
J'essaie de le joindre.
L'Ecole Internationale.
Wheatly... D'accord.
C'est ouvert.
Pourrais-je vous parler, mademoiselle ?
S'il vous plaĂźt.
Désolée, je ne parle pas italien.
TrĂšs bien.
Pourrais-je vous parler ?
De quoi ?
Quelqu'un skie avec vous ?
Non.
Puis-je skier avec vous ?
Non.
Pourquoi ?
Je préfÚre skier seule.
C'est dangereux de skier seul. Le manuel le dit.
On n'a pas dĂ» lire le mĂȘme manuel.
OĂč vont-ils ?
Prendre un autre téléphérique. Jusqu'au sommet.
Sur quelle piste skiez-vous ?
Pas une pour vous.
S'il vous plaĂźt, allez-vous-en !
ArrĂȘtez de me suivre !
Que ça vous serve de leçon ! Jusqu'à nouvel ordre,
tenez-vous-en aux pistes faciles et aux filles faciles.
Au moins, dites-moi votre nom.
Cette jeune dame est Mlle Ericson !
Hier, je lui ai demandé de skier avec moi.
- J'ai Ă©chouĂ© aussi. - OĂč habite-t-elle ?
On peut la trouver au chalet de Mme Carrington.
Vous n'abandonnez jamais ?
Connaissez-vous la piste Buler ?
- Vous étiez dessus. - Il y a une falaise ?
PrĂšs du sommet.
Soyez prudent. Un garçon s'y est tué,
il y a quelques jours.
Merci.
Slater m'a appelé.
Exact.
Il n'était pas inquiet. Il vous appellera plus tard.
Il m'a demandé de vérifier 2 noms.
Mlle Ericson et Mme Carrington.
Il est 15h lĂ oĂč vous ĂȘtes, non ?
A 18h30, un avion décolle de Zurich pour les Etats-Unis.
Appelez Slater. Dites-lui que je veux qu'il le prenne.
Appelez-moi pour confirmer.
Oui. Retrouvez-le à l'aéroport et mettez-le dans l'avion.
C'est tout. Miller...
N'oubliez pas : vous travaillez pour moi, pas pour Slater.
Bonne chance.
J'aimerais voir Mlle Ericson.
De la part de qui ?
Dan Slater.
C'est gentil d'ĂȘtre venu.
Vous ĂȘtes un peu en avance.
La fĂȘte ne commence qu'Ă 19h.
Désolé de m'imposer...
Mais pas du tout.
Je vois que vous skiez.
Le temps est merveilleux, non ? Idéal pour skier.
Je me tiens à l'écart du ski.
Cela me terrifie. Mais ces vĂȘtements sont exquis.
On se connaĂźt ?
Charlotte Carrington.
Mlle Ericson est lĂ ?
Vous la connaissez ?
Depuis cet aprĂšs-midi.
Elle ne m'a pas parlé de vous, la coquine.
D'habitude, elle me dit tout.
J'espĂšre qu'elle vous a invitĂ© Ă ma fĂȘte de ce soir.
Elle ne l'a pas fait. Je quitte la ville.
Méchant garçon !
J'insiste ! Vous devez venir.
- Cela vous amusera. - J'essaierai de venir.
Et pour la course...
Vous devriez courir...
Vous gagnerez sûrement.
Bonjour, M. Slater.
Pourquoi ne pas m'avoir parlé de cet homme exquis ?
Les hommes libres sont si rares.
Vous ĂȘtes libre ?
Bien. Moi aussi. Pour l'instant...
La fĂȘte commence Ă 19h.
A tout à l'heure. Gina, ma robe est arrivée ?
Dans votre chambre.
Je vais l'essayer.
Elle est divine. Elle me rajeunit.
On dirait une reine de promo.
N'accaparez pas Gina trop longtemps.
Qu'elle ne prenne pas de vilaines habitudes.
Alors, c'est Gina.
Vous ĂȘtes toujours si collant ?
Quand c'est important.
En quoi suis-je si importante pour vous ?
Vos efforts me flattent, mais...
Que faites-vous ici ?
Je travaille. Cela ne se voit pas ?
Votre fonction ?
Mme Carrington est riche. Elle n'aime pas voyager seule.
Je voyage avec elle.
Agréable façon de voyager.
Je ne vole pas mon salaire. Maintenant, excusez-moi.
Répondez d'abord à quelques questions.
Mes obligations envers Mme Carrington incluent
la gestion de son planning, son secrétariat,
le choix des invitĂ©s opportuns pour ses fĂȘtes.
J'agis en son nom. Cela répond à vos questions ?
Pas exactement.
Que faisiez-vous mardi matin ?
Mardi ?
Vous avez skié. TÎt le matin.
- Vous ĂȘtes policier ? - Quand bien mĂȘme ?
J'ai peur d'ĂȘtre Ă court de rĂ©ponses.
Gina, s'il vous plaĂźt...
Ne vous méprenez pas sur mes intentions.
Vous me croyez intéressée ?
Vous allez devoir m'excuser.
Wilfred !
M. Slater s'en va.
Raccompagnez-le.
Gina ! J'ai du mal avec ma robe.
Je reviendrai ce soir.
Remerciez Mme Carrington pour son invitation.
Gina, dĂ©pĂȘchez-vous.
C'est Washington.
Edwards ?
Dan Slater.
Nous l'avons, monsieur.
Non, l'autre.
AllĂŽ ? Dan ?
A quoi jouez-vous ? A cache-cache ?
J'ai essayé de vous joindre toute la journée.
J'allais vous appeler.
Quel est ce bruit ?
Excusez-moi.
Je me rase.
DrĂŽle d'heure pour vous raser.
Vous deviez prendre le vol de 18h30 Ă Zurich.
Je l'ai manqué.
J'ignore ce que vous fabriquez dans les Alpes,
mais l'odeur est arrivée ici. Et cela ne sent pas bon !
Ils vous préparent un piÚge.
On dirait...
Vous ne croyez pas qu'il est temps de filer ?
C'est pour cela que je suis resté.
Pour servir d'appùt, c'est ça ?
N'y comptez pas ! Ecoutez-moi bien.
Je viens de parler Ă Miller.
Il arrive par le train de 22h10.
Il va s'accrocher Ă vous et ne pas vous lĂącher.
Compris.
Ne sortez pas de cette école
jusqu'Ă ce que Miller vous en fasse sortir.
- C'est compris ? - Compris.
Et Dan...
Je sais ce que vous ressentez. Moi-mĂȘme, je pourrais tuer,
mais je dois vous en empĂȘcher.
Bien sûr.
TrĂšs bien. Je vous verrai Ă Washington.
Il envoie Andy Miller de Zurich pour me protéger.
Et la fille ?
Exact... Et la fille ?
Tu vas Ă cette fĂȘte ?
Je serai rentré pour 22h10.
Si elle savait quelque chose, elle l'aurait dit Ă la police.
Sauf si elle sert d'appĂąt.
Dans le piĂšge.
C'est impensable.
N'en fais pas trop, Frank.
- Comment ça ? - Dans le cÎté innocent.
Ne suspecte pas tout le monde. Elle pourrait ĂȘtre innocente.
On ne travaille pas sur des suppositions, tu le sais.
Tu as oublié, dans ton petit Disneyland,
qu'il ne faut jamais croire aux histoires,
mĂȘme pas aux siennes.
Miller est en route. Il arrive Ă 22h10.
Slater a parlé à la fille ?
Il ne l'a pas encore interrogée, apparemment.
Si Miller arrive avant qu'il lui parle...
Ne vous inquiĂ©tez pas. Il lui parlera Ă la fĂȘte.
Le majordome m'a assuré qu'il y serait.
Le majordome ?
Un ardent patriote... payable en livres sterling.
Habillez-vous. Nous allons Ă une fĂȘte.
Entrez, M. Slater.
Excusez-moi.
Vous voilĂ enfin.
Pourquoi avez-vous changé d'avis à mon sujet ?
J'ai changé, c'est tout.
Je vous sers un verre ?
Les jolies filles ne manquent pas...
- Que désirez-vous ? - Vous...
Et 5 min à l'écart des ces tam-tam.
Au moins, c'est direct.
OĂč peut-on ĂȘtre tranquilles ?
LĂ -haut.
Mardi matin, vous avez skié.
Dans le téléphérique il y avait 2 hommes et un garçon.
Le garçon américain qui a eu ce terrible accident...
Et les hommes ?
Inconnus.
Jamais vus avant ?
Vous pourriez les décrire ?
Vous ĂȘtes policier...
Je vous expliquerai. De quoi vous souvenez-vous ?
C'était une belle journée. J'aime la montagne le matin.
A mon arrivée, un des hommes a eu l'air ennuyé.
Il était grand... et blond.
L'autre parlait au garçon.
Il lui parlait ?
- Vous les entendiez ? - Non.
Celui qui n'était pas blond s'est tu quand je suis arrivée.
Il était comment ?
Impossible à dire. Il était masqué.
- Masqué ? - Rien de mystérieux là -dedans.
Il portait un masque de ski sur tout le visage.
Je ne voyais que ses yeux.
Et ils se sont tus ?
Le garçon avait-il l'air d'ĂȘtre inquiet ou d'avoir peur ?
Non. Il m'a souri. Puis il s'est montrĂ© gĂȘnĂ©.
Pourquoi ?
D'autres matins, il avait flirté avec moi...
Gentiment. Mais pas ce matin-lĂ .
Il Ă©tait gĂȘnĂ© Ă cause de l'homme, bien sĂ»r.
Comment se conduisait-il avec l'homme masqué ?
Il avait l'air content.
Content ?
Content que l'homme soit lĂ , qu'ils soient ensemble.
Et ensuite ?
Rien.
On est arrivés au sommet, j'ai chaussé mes skis,
je suis descendue et je ne les ai pas revus.
Vous n'avez pas pris la piste Buler ?
Pourquoi ?
Il y a beaucoup de pistes. J'en ai pris une autre.
Ce garçon avait l'air si charmant...
Vous le connaissiez ?
Dans un sens.
Sa pauvre mĂšre...
Elle est morte il y a quelques années.
Son pĂšre, alors...
C'est tout ?
Whisky.
Avec de la glace ?
Si j'en avais voulu, j'en aurais demandé.
Slater vient de redescendre.
Mademoiselle...
Dansons.
On s'est déjà rencontrés, non ?
Vraiment ?
Oui, il me semble.
Permettez-moi...
Je m'appelle Gruner.
Max Gruner.
Et vous ?
M. Slater... Tout seul ? C'est parfait.
Bonsoir.
Vous n'allez pas boire toute la soirée,
vous finiriez ivre-mort.
Barman !
Donnez à M. Slater un peu de mon cocktail spécial.
Monsieur le désire-t-il avec ou sans glace ?
De la glace ? Dans mon cocktail ?
Mme Carrington...
Appelez-moi Carrie... Tous mes amis le font.
Et participez Ă la course, que je vous remette la coupe.
Vous voilĂ . Je vous croyais parti.
- Qu'y a-t-il ? - Je l'ai vu.
Qui ?
L'homme de la cabine. Sans le masque. Le blond.
- Ici ? - J'ai dansé avec lui.
Vous ĂȘtes sĂ»re ?
- Il s'appelle Max Gruner. - De quoi parlez-vous ?
OĂč est-il ?
Il y avait un homme... Grand... Blond... M. Gruner.
Max Gruner. Vous l'avez vu?
Il est parti, il y a quelques instants.
Seul ?
Oui, seul.
La liste des invités ?
Elle est lĂ -haut.
Mais c'est moi qui l'ai faite. Aucun Gruner n'y figure.
Je n'y figurais pas non plus.
Vous voulez son adresse ? Il l'a donnée au taxi.
- Qu'a-t-il dit ? - La ferme Baumer.
Vous savez oĂč c'est ?
Non.
Dan, oĂč es-tu ?
La ferme Baumer est Ă environ 6 km de la ville. Pourquoi ?
Je passe te prendre.
Qu'y a-t-il, Frank ?
Vers quoi allons-nous ?
On faisait une bonne équipe.
Je comptais sur toi.
Ne compte plus sur moi maintenant.
Personne ne peut changer Ă ce point.
La raison de ma démission...
Essaie de la comprendre.
Je voulais vivre Ă nouveau comme un ĂȘtre humain.
Vivre une vie normale.
Normale ? 8 heures de cours, des pĂątes pour le dĂźner ?
Oui. Et remplacer le chantage par la confiance.
Construire au lieu de corrompre.
Ne plus mentir, ne plus soupçonner tout le monde,
ne plus douter de ses propres pensées.
C'est comme une maladie.
Une paranoïa professionnelle qui rend chacun écoeurant.
J'en étais malade.
Malade... ou effrayé ?
Ma façon de vivre ne tue pas les garçons de 16 ans.
Je croyais que tu pensais Ă un accident.
Tu parles comme si
tu n'y croyais plus.
Ma langue a fourché.
C'est la ferme Baumer, lĂ -haut.
Eteins les phares. ArrĂȘte-toi de l'autre cĂŽtĂ© du pont.
Je ne veux pas t'impliquer.
Retourne chez toi, ou attends-moi.
J'attendrai.
Donne-moi 10 min.
C'est la ferme Baumer ?
M. Gruner est lĂ ?
Vous voulez voir M. Gruner ?
Entrez. Je vais l'appeler.
Venez...
Mettez-vous Ă l'aise.
Je prends votre manteau.
Non, merci.
Enlevez votre manteau, comme il vous le dit.
Et votre veste.
Doucement.
Et maintenant le reste.
Je conduis.
Le coup de feu m'a fait paniquer.
Mais je suis revenu.
Qu'est-il arrivé ?
Un tir au pigeon. C'était moi le pigeon.
C'est-Ă -dire ?
Dommage pour toi qu'ils m'aient raté.
Tu m'as bien piégé, Frank.
Pourquoi l'aurais-je fait ?
Une petite école... avec un petit compte en banque.
Tu ne le penses pas...
Ce doit ĂȘtre la fille.
Elle t'a piégé. Pas moi.
C'est elle qui tire les ficelles.
Peut-ĂȘtre.
Ce n'est pas moi, Dan.
Allons voir Mlle Ericson.
Voyons quelle ficelle elle tire.
Oui, M. Slater ?
Mlle Ericson est lĂ ?
- Je vais la chercher ? - S'il vous plaĂźt.
Attends-moi ici.
Dan !
Vous avez trouvé Gruner ?
Gina.
Qu'y a-t-il ? Un ennui ?
Oui.
Dites-moi.
Pas ici.
Dans ma chambre.
Donnez-moi une minute. Je vous rejoins.
Qu'y a-t-il ?
Pourquoi ?
Un cadeau de départ. Pour qu'on se souvienne de moi.
Mais pourquoi ?
Pas pourquoi. Pour qui.
On l'a tué pour me faire venir ici, c'est ça ?
Vous croyez que je ferais ça ?
Vous ĂȘtes ivre !
Je suis parfaitement sobre.
Mais je déteste qu'on me piÚge.
Je vous ai dit la vérité, je travaille ici.
Vous travaillez !
Vous ĂȘtes un appĂąt. Pour attirer de jeunes hommes.
Vous ĂȘtes un leurre. Qu'ĂȘtes-vous d'autre ?
Sortez ! J'en ai assez entendu. Sortez d'ici !
Baissez cela.
- Si vous me touchez encore... - ArrĂȘte !
Laisse-la.
Pas toi, Frank. Je prends la voiture.
- OĂč vas-tu ? - A la ferme Baumer.
Dan... Tu es fou !
C'est lĂ que mĂšne la ficelle... Les clefs...
Je viens avec toi. Je ne m'enfuirai pas.
Non, Frank. Je vais livrer le colis moi-mĂȘme.
J'ai un travail pour toi. Va chercher Miller. RamĂšne-le.
Si on arrive trop tard ?
Vous arriverez Ă temps.
Mais surtout, qu'il vienne !
Les clefs.
Qui est-ce ?
Frank Wheatly.
Je peux entrer ?
Que voulez-vous ?
Je ne suis pas lĂ pour vous demander de pardonner Ă Dan.
Il n'a pas besoin de pardon. Et il n'en demande pas.
Dans son monde, pas de place pour les erreurs ou les excuses.
On gagne ou on perd, c'est tout.
Il n'y a rien entre les deux. C'est bien ça le problÚme.
Qui est-il ? Pourquoi m'a-t-il battue ?
Ce garçon dont il parlait...
Il n'est pas simplement tombé. Ce n'était pas un accident.
Et vous étiez dans la cabine.
- Il ne croit quand mĂȘme pas... - Pourquoi pas ?
Il pense que je l'ai fait, ou que je suis impliqué,
alors qu'on est amis.
Qui était ce garçon ?
Son fils.
Je ne vous ai pas dit pourquoi je suis revenu.
Je ne veux pas que vous lui pardonniez,
je veux que vous me pardonniez Ă moi.
Je m'appelle Slater. Dan Slater.
- Comment ça a marché ? - A la perfection.
A la perfection ?
C'est une jeune femme Ă©motive. Elle dĂ©teste ĂȘtre frappĂ©e.
J'aimerais la revoir avec mon vrai visage.
Excusez-moi, vous mourrez avec celui-lĂ .
Vous ne lui ferez pas peur.
Il a été conditionné pour réagir comme vous.
C'était la partie facile.
La chirurgie plastique a été plus douloureuse.
Vos raisonnements et vos idées ont été plus faciles à copier.
La mĂȘme machine vous a créés : le gouvernement.
Cela ne marchera jamais.
J'arrive au bureau chaque jour Ă 8h30.
Ma secrétaire me fait un café. Noir. Sans sucre.
Elle s'appelle Janet Walton.
37 ans. Célibataire.
Opérée de l'appendicite il y a 4 ans.
Elle ne se plaint jamais car elle m'aime en secret.
- Je joue au poker avec... - C'est la partie facile.
Les subtilités, oui...
Au départ, je semblerai un peu différent. Ils comprendront :
mon fils est mort.
Les Américains sont des sentimentaux.
Vous ne tromperez pas Edwards.
C'est déjà fait. Vous l'avez convaincu.
La paranoĂŻa, comme la typhoĂŻde, est contagieuse.
Edwards ne croyait pas Ă un accident, pour votre fils.
Un meurtre, c'était la seule chose qu'il pouvait accepter.
Il a flairé le piÚge et vous a dit de fuir.
Nous avions prévu vos réactions à la mort de votre fils.
Edwards a envoyé Miller pour vous sortir du piÚge.
Kalmar l'attendra.
Ils rentreront ensemble Ă Washington.
Edwards se félicitera de vous avoir sauvé.
Qui l'a poussé, vous ou Max ?
C'est moi.
Votre fils avait appris à se méfier des étrangers.
Je l'attendais à la station de téléphérique.
Je lui ai dit que j'avais 24 heures de liberté.
Quelle joie que son pĂšre skie avec lui.
Vous ĂȘtes un salopard !
Je suis vous.
D'autres questions, M. Slater ?
Cela échouera.
On ne peut pas dupliquer un homme.
Son visage, oui, mais pas ce qu'il est.
Son Ăąme... Son Ăąme immortelle...
Une telle chose n'existe pas.
Des schémas de comportement, des réflexes conditionnés, si.
Pavlov l'a prouvé sur des chiens.
Avec Kalmar, j'ai prouvé que cela marchait sur l'homme.
Et les empreintes ?
Ses empreintes ont remplacé les vÎtres dans votre dossier.
Pour des raisons pratiques...
Vous n'existez plus.
Préparez-le.
Etrange, non ?
Je les regarde me passer les menottes...
Quand vous serez assez loin pour ne laisser aucune trace,
notre double vie prendra fin...
de façon abrupte.
Emmenez-le Ă la voiture.
Tout dépend de vous, Kalmar.
J'en suis conscient.
Bonne chance.
Au diable la chance. Seule compte l'organisation.
Pourquoi y est-il retourné seul ?
Je ne sais pas.
Ils voulaient l'abattre.
Pourquoi n'y ĂȘtes-vous pas allĂ© avec lui ?
Il ne le voulait pas.
Cela ne colle pas.
Y retourner seul... Le coup de feu...
Bon sang !
Ce n'est pas Slater.
C'était bien Slater.
Vous ĂȘtes armĂ© ?
Non.
Vous devriez.
Non, merci.
C'est lĂ -haut.
OĂč est la lumiĂšre ?
Pas de lumiĂšre.
Reste-lĂ . Je couvre l'arriĂšre.
- Ne bouge pas, Dan. - Tu es fou ?
Non. Et toi ?
- Ils vont revenir. - Ne les attendons pas.
Ta quincaillerie...
- Désolé. Ce sont les ordres. - Edwards ?
Tout Ă fait. Je suis ta baby-sitter.
Jusqu'Ă Zurich, ou jusqu'Ă Washington ?
Jusque dans le bureau d'Edwards.
Aucun risque, hein ?
C'est la méthode.
Dur pour ton fils. On leur revaudra cela.
J'aurais aimĂ© m'en charger moi-mĂȘme.
Bien sûr. Je comprends.
Mais tu dois comprendre Edwards, néanmoins.
Allons-y, d'accord ?
Nous avons du chemin Ă faire.
Demain, il sera Ă Washington.
Et vous, M. Slater, vous serez mort et enterré.
C'est Pùques, vous savez ? La résurrection...
Un parallÚle intéressant, vous ne trouvez pas ?
Ton sac est à l'école.
Fais-le-moi envoyer.
Je peux faire autre chose ?
Une chose.
Une pierre tombale. Fais-en ériger une.
Je m'en occuperai.
Mlle Walton t'enverra un chĂšque.
Je doute qu'on se revoie...
Je vais ĂȘtre occupĂ©.
Bien sûr.
Ecoute, je suis nerveux. On a une heure Ă attendre,
évitons les coins sombres.
Je laisserai la voiture Ă la gare.
D'accord.
Du calme.
Laissez-nous passer.
Excusez-nous. On veut juste passer.
Dégagez le passage.
Trouvez-le !
Il va à la station de téléphérique !
C'est le clou de cette merveilleuse journée !
A tous ces beaux et téméraires jeunes hommes !
Et ces jeunes femmes !
S'il monte, on l'aura au sommet.
On redescendra de l'autre cÎté, avec le corps.
Les skis.
Suivez-le.
Laissez-le monter !
Rendez-vous sur l'autre versant.
Sur l'autre versant de la montagne.
Sur l'autre versant.
Gina, oĂč allez-vous ?
Je reviens.
J'ai besoin de vous ici.
Désolée, Mme Carrington.
TrĂšs bien, ma fille. Mais si vous y allez,
- ne revenez pas. - Je ne reviendrai pas.
M. Wheatly est lĂ ?
- Qui est-ce, Anna ? - Une femme, pour toi.
Commençons par la station au sommet.
Attendez !
Passez-le-moi aussi vite que possible.
Le vieux a dit que je devais appeler quand je te tiendrais.
C'est encore trop sombre pour moi, ici.
- Rien n'arrivera. - Espérons.
- Encore vous... - Elle a des choses Ă te dire.
Quoi donc ?
Elle était dans la cabine quand c'est arrivé.
Jusque dans son bureau... Tu te souviens ?
Alors, Gina ?
Durant la course, j'étais prÚs de Mme Carrington.
Il était dans la cabine.
Une griffure, je m'en doutais.
- Gruner ? - Pas Gruner...
Celui avec le masque.
- Seul ? - Oui.
M. Slater doit partir. Rien n'y fera.
Qui ĂȘtes-vous ?
Le postier. Je livre des gens.
Vous doutiez que la mort de votre fils soit accidentelle.
Vous ne voulez plus en avoir le coeur net ?
Assieds-toi, Dan.
- Tant pis pour le train. - Le suivant est demain matin.
On prendra le suivant.
ArrĂȘte, Andy. Tu dĂ©clencherais une avalanche.
Il n'est pas lĂ !
Il doit ĂȘtre en contrebas.
Les skieurs ! Je les vois !
Vous le voyez ?
Non.
Le petit homme qui n'était pas là ...
Allons-y avant qu'elle voie Fu Manchu sur cette pente !
Il a pris le téléphérique.
Il peut encore ĂȘtre lĂ .
A faire quoi ? Un bonhomme de neige ?
Je louerai une voiture pour aller jusqu'Ă Zurich.
Il n'y a personne lĂ -haut. Pas la nuit, et seul.
Mais s'il est lĂ -haut et s'il redescend...
J'aurai besoin de toi en bas.
Et toi, tu seras oĂč ?
Je vérifierai les stations.
Non. OĂč tu iras j'irai... Comme dans la chanson.
Le gagnant !
Je l'ai entendu. Il est lĂ , quelque part.
Regardons dans la cuisine.
Le téléphérique approche.
Il y a quelqu'un à l'intérieur ?
Attention !
Il est lĂ -dedans !
Allez par lĂ !
Slater...
On ne peut pas vivre tous les deux.
Tentez votre chance.
Ici, Frank !
Tire, Frank !
Attention Ă la fille !
Tue-le, Frank !
Tu es l'exécuteur officiel ?
Il est dans le coup. Ils vous tueront aussi.
VoilĂ pourquoi vous portiez un masque !
C'était lui.
C'était un piÚge. Un sosie...
Mon sosie.
Donne-moi l'arme.
Frank... C'était mon fils.
Attends !
Allez voir si Miller est conscient.
Miller saura.
C'est toi qui tiens l'arme.
Tu devrais savoir. Mais veux-tu vraiment savoir ?
Je saurai.
J'ai fait ceci Ă Dan Slater.
Vous avez eu tort de la frapper. Moi...
Je l'aurais tuée.
Frank, si tu es avec eux, je n'y peux rien. Sinon...
Gina, répétez-lui. Il n'a pas dû entendre.
Frank... Tue-le !
Qu'il finisse.
Leur Dan Slater doit atteindre Washington.
S'il prend ma place,
c'en est fini de la sécurité de l'Occident.
Il essaie de te rouler. Ou bien es-tu de leur cÎté ?
D'accord. Le tout pour le tout.
Le seul moyen d'ĂȘtre sĂ»r, c'est de nous tuer tous les 2.
Et Bobby ?
Bobby ne compte plus.
- Tue-nous, Frank. - Tire.
Tu n'as pas le cran de tuer l'assassin de Bobby !
Alors, va au diable ! Et la Sécurité aussi !
J'aimais mon fils et je vais...
Qui est-ce ?
Personne.
Le commerce de l'art, quel bonheur. Que des originaux...
Edwards appréciera.
S'il apprécie encore quelque chose aprÚs cela.
C'est votre train.
Allons-y.
Merci pour tout, Frank. Si je pouvais...
Pas d'histoires.
Tu as gagné. Tous les autres ont perdu.
C'est la rĂšgle du jeu.
Et tu avais raison.
Dan Slater n'a jamais rien aimé de toute sa vie.
Il y a une place prĂšs de moi.
Adaptation : Eric Leblanc
Sous-titrage vidéo : C.M.C.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.