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Original subtitles

(femme): Oui, c'est confirmé, ils vont porter des accusations.

47 chefs de négligence criminelle ayant causé la mort

contre chacun des trois prévenus, un par victime.

- On a-tu une date de comparution?

- Le 13 mai Ă  14 h.

Demain. A Mégantic.

- Ah, oui?

Vous avez pas peur que les gens leur pitchent des briques?

- Le DPCP juge que c'est important que les audiences

se tiennent ou l'événement s'est produit.

- Mais le palais de justice a pas flambé là-bas?

- Ils vont faire ça au centre sportif.

- Bah oui, pourquoi pas un programme double

avec un show de lutte, un coup parti?

Richards est prêt à coopérer.

Son avocat propose qu'on procède par sommation.

Juste Ă  lui donner une date

puis il va se présenter au poste de police.

- Selon ce qui est au dossier,

Richards dort avec un 38 en dessous de son oreiller.

Il montrerait des signes de détresse psychologique.

- Ses armes ont été saisies le mois passé.

Il est allé les porter lui-même au poste, à Dunham.

- Il a pu s'en procurer d'autres.

- Il a subi une évaluation psychiatrique.

Il est mĂŞme pas suicidaire.

- Oui, mais c'est pas une science exacte, ça, Luc.

Je dis ça de même.

- Crisse, Katy,

tu m'envoies tuer une mouche avec un bazooka, tabarnak.

- HĂ©! Y a pas une semaine qui passe

sans que le chef de cabinet appelle la DG.

Avec le nouveau gouvernement, ce n'est plus le mĂŞme ton.

Ils sont impatients. Ils veulent qu'on procède au PC.

- Qu'on leur livre un coupable enfin.

- Puis ils veulent que ça se fasse sans bavure.

Clean, net, précis, qu'ils ont dit.

- 10/4, capitaine, 10/4.

OK, les boys! On se fait ça clean, clean, clean.

(musique trépidante)

- Police!

- Police! - Police!

- Police! A terre! Allez! (anglais)

- Police! A terre! - WĂ´! WĂ´! WĂ´! WĂ´!

(musique inquiétante)

(fracas)

- Max, besoin de cutter!

- J'arrive!

- Ostie.

OK.

(gémissements)

(rotor d'hélicoptère)

(musique triste)

- Tu devrais, c'est une bonne ride.

(démarrage)

(indicatif musical)

(bip)

- As-tu besoin d'aide?

(bip de déverrouillage)

(musique oppressante)

(fermeture de porte)

- Bon, est-ce qu'on a tout notre monde?

- Ouais. On vient de parler au sergent Pascal.

Il dit que Duclos, ça jase non-stop.

Il arrête pas de répéter que c'est pas la job

du chef des opérations de sécuriser les trains,

qu'il a rien Ă  se reprocher, blah-blah-blah.

- Ouais, Labelle aussi, c'est un jaseux.

On a une déclaration spontanée longue de même.

Il dit qu'il avait aucune raison de croire

que le train était dangereux,

que c'est pas au contrĂ´leur ferroviaire

de faire le break test.

- Ils pellettent tous dans la cour de Richards.

C'est pas surprenant. - Pardon, vous ĂŞtes qui, vous?

- Ah, excuse, je vous ai jamais présentés?

- Non. Lisa Sheppard, psychologue légale

- Carl Bazina, enchanté.

- Pour ce qui est de Richards,

pas un mot dans le char en s'en venant.

- Il prend des antidépresseurs.

- Oui, post-traumatique. Il est suivi depuis un an.

Bonne chance, ce sera pas facile.

- Ca fait que c'est Carl qui va s'en occuper pour commencer.

Le courant a l'air de mieux passer

entre lui et Richards.

- Fais-lui donc comprendre

que ses collègues lui chient dessus.

Il aurait intérêt à se défendre en nous parlant, lui aussi.

- Parfait.

(musique inquiétante)

- Maître René Dostie in Sherbrooke.

- OK.

Allô, René.

- Tim. Comment tu vas?

C'est pas normal, ça.

Comme on pensait.

Les deux autres, c'est des pions.

Ils vont s'en servir pour shifter le blâme sur toi.

Tu leur dis rien.

Tu fermes ta gueule.

Il veut te parler.

(musique triste)

(sanglots retenus)

- Tu dois avoir faim?

Veux-tu que je te commande de quoi?

Assis-toi, je reviens.

(fermeture de porte)

- Oui.

Oui, je comprends.

Ca va être annoncé à quelle heure?

- C'est pas un gros mangeux, votre gars.

Il est rendu à quatre frites même pas saucées.

- Nous, ça se passe comme prévu.

Oui, on commence lĂ .

La nuit va ĂŞtre longue. Merci.

C'était le DG.

On vient de mettre la presse au courant

que la comparution va se faire à Mégantic demain.

Ca a l'air que le DPCP

va s'adresser aux journalistes sur place.

- Depuis quand ils cherchent un spotlight, eux autres?

- Gros show en perspective.

(soupir)

Admets, c'est pas standard.

- Y a rien de standard avec Mégantic.

Rentre-toi ça dans la tête, Carl.

- Bon, il a assez mariné, je pense bien.

- Bon, excuse le délai, j'avais des choses à régler.

Tu manges pas? Ca va ĂŞtre froid.

T'es sûr? Parce que la soirée pourrait être longue.

En fait, ça va dépendre de toi.

Je veux que tu saches,

t'as faim, t'as soif, besoin d'aller Ă  la toilette,

t'as juste Ă  le dire, on va t'accommoder.

On va faire ça tous les deux tout seuls pour l'instant, OK?

Mon collègue Luc est dans une pièce à côté.

Il nous regarde sur un écran.

Y a une caméra là.

Et y a pas de cachette ici, y a pas de game.

Je veux que tu saches que je te respecte.

J'essaierai pas de te piéger. Je suis pas ton ennemi.

En fait, c'est le contraire.

C'est normal.

Hum...

Je sais que t'es quelqu'un d'intelligent, Tim.

Je sais que c'est une des journées

les plus importantes de ta vie.

Ca fait des mois que tu te prépares

Ă  nous rencontrer avec ton avocat.

T'as ton plan de match.

Mais moi, de mon côté,

faut que je sois honnĂŞte avec toi, OK?

Faut que je te le dise, les deux autres,

Jean Labelle puis Yves Duclos,

tu les as vus tantĂ´t en passant,

eux autres, ils nous parlent.

MĂŞme qu'ils nous parlent beaucoup.

Ce qu'ils ont Ă  nous dire, c'est pas Ă  ton avantage.

Tu comprends?

(petit rire)

Tu pars de Farnham

avec une locomotive de tête usée à la corde,

qui fume tout du long.

Elle a du mal Ă  monter les cĂ´tes.

Ca te prend deux fois plus de temps que d'habitude

pour faire le trajet jusqu'Ă  Nantes.

Rendue là, ta locomotive boucane comme ça se peut pas.

T'appelles Labelle, tu lui dis ça.

Labelle te dit qu'il va envoyer quelqu'un

puis que, toi, tu peux t'en aller Ă  l'hĂ´tel.

Fait que tu mets sept freins Ă  main sur ton train

puis tu pars te coucher.

Vers minuit, Labelle t'appelle

pour te dire que ta locomotive a pris en feu,

mais que les pompiers ont réussi à éteindre l'incendie.

Il dit que tu peux aller te recoucher,

sauf que les pompiers,

pour pas que le feu reprenne,

ils ont éteint le moteur de la locomotive.

(déglutition difficile)

Ca ressemble à ça? Am I right?

- Sept freins Ă  main pour 72 wagons.

Un convoi de presque 2 km de long.

7,7 millions de litres de pétrole brut.

(petit rire incrédule)

Pour être sûr, regarde,

on va écouter de quoi ensemble, OK?

Parce qu'il y a bien du monde

qui pourrait raisonnablement penser

que Labelle parlait de la locomotive.

Si c'est ça, un gars d'expérience comme toi

aurait pas dĂ» savoir que si la locomotive est dead,

si le moteur est éteint,

que tes freins hydrauliques allaient finir par se relâcher

puis que, lĂ , la seule chose qui retient ton train,

c'est tes sept freins Ă  main?

Viens pas me dire que t'as cru sincèrement

que sept petits freins Ă  main pouvaient retenir

72 wagons de pétrole bien pleins

dans une côte comme celle qui mène à Mégantic!

Tim!

- Hé, il est tough, le bonhomme. Plus fermé que ça...

- On l'a ramassé comme un malpropre

avec des mitraillettes.

Pas étonnant qu'il veuille pas coopérer.

- Ce qui est fait est fait.

Ca sert Ă  rien de revenir lĂ -dessus.

- Mais lĂ , on s'entend-tu pour dire

que ça me fait toute une pente à remonter, moi,

pour établir un lien de confiance?

- C'est son mécanisme de défense.

Les post-traumatiques, souvent,

ils vont s'inventer un monde parallèle

ou des théories du complot

pour s'évader puis survivre.

Ou ils décrochent carrément.

Ce bonhomme-là est complètement déconnecté.

Ca va prendre un canon

pour passer Ă  travers sa carapace.

- Phase deux astheure.

Gabrielle Lavigne.

Patrice Laurier-Savard.

Pierre-Luc Bernier.

Sandrine Savoie.

Mario Roberge.

Robert < Bob > Bédard.

Myriam Garneau.

Bryan Lussier.

(musique dramatique)

- C'est une brèche, ça.

Attention, tout doux, tout doux.

Tout doux. Tout doux. Chut, chut, chut...

- On travaille sur ce dossier-là depuis le début.

On a rencontré des familles, les amis des victimes.

Au Québec, au Canada, même à l'extérieur du pays.

On a développé des liens avec ce monde-là.

Puis je peux te dire que ces gens-lĂ ,

ils t'en veulent pas.

Ils sont pas en colère contre toi.

Ils le sont peut-ĂŞtre contre la MAA, contre Burkardt,

mais pas contre toi.

Ces gens-lĂ , y a une chose qu'ils veulent par contre,

une chose par-dessus tout.

Qu'est-ce que tu penses qu'ils veulent, Tim?

Ils veulent comprendre, OK?

Ces gens-lĂ  parlent pas de vengeance.

Ils savent que ça ramènera pas leur fils ou leur fille

ou la personne qu'ils ont perdue,

mais ils ont besoin de comprendre

comment ça a pu arriver.

C'est seulement comme ça

qu'ils vont pouvoir commencer Ă  faire leur deuil.

En comprenant.

T'as rien à leur offrir, t'es sûr?

A ces pères-là, à ces mères-là?

- Aux frères, aux soeurs, aux orphelins,

même pas le début d'une explication?

Correct, correct. Je vais t'aider un peu.

Comment est-ce qu'un individu le moindrement raisonnable

peut parker un train rempli de pétrole,

des millions de litres, une bombe atomique,

comment est-ce qu'un gars d'expérience comme toi

peut parker un train en haut d'une cĂ´te

au-dessus d'une ville de 6 000 habitants

avec une locomotive passée date qui crache de la boucane?

Le laisser là, parké toute la nuit

sans surveillance.

Là, éclaire-moi un petit peu, parce que, moi,

y a quelque chose qui m'échappe ici.

Tim.

Ca paraît que ton fils est pas là-dedans, Tim.

(musique dramatique)

Y a pas une loi contre ça, un règlement?

- Fuck, je pensais qu'on l'avait.

- Ah, oui?

Ce gars-lĂ , il vient d'une famille de cheminots,

des vrais railroad men.

Son père avant lui, ses deux frères.

Si on accumule toutes les années de service de ce monde-là,

ça donne 139 ans d'expérience.

- OK, Lisa, abrège, il est tard.

- Ce monde-lĂ , c'est du monde simple.

Ils ont passé leur vie à suivre des directives, des codes,

des règlements.

Ils ont le sens du devoir dans le sang.

Son avocat lui a dit de pas parler.

Il parlera pas.

(soupir)

- On fait quoi avec ça, docteure?

- La seule fois qu'il a eu une réaction,

c'est quand il a été question de son fils.

Vous voulez percer son armure, passez par le fils.

(Il soupire.)

- Veux-tu, on va aller se dégourdir les jambes un peu?

Viens.

Excuse mon collège, ça va mal à la maison.

Il est un peu tendu.

Café?

< Un athlète, ça boit jamais de café. >

Mon père disait toujours ça.

T'es un athlète, toi, il paraît?

Vous ĂŞtes une famille de nageurs.

J'ai lu un profil sur toi dans le journal.

Liqueur?

Cola, orangeade, crème soda.

(ouverture de la canette)

(sirène au loin)

(musique douce)

T'entraînes ton fils à faire des traversées de lac

puis toi, ça a l'air

que t'es tout un joueur de hockey en plus.

Ah, moi, c'est le ski.

(petit rire)

Je voulais te dire ça pour ton fils.

Je suis vraiment désolé

de comment ça s'est passé aujourd'hui.

Le SWAT, ils ont une job Ă  faire, ils la font.

Mais bon, ton garçon, il aurait jamais dû vivre ça.

- No.

- Moi avec, j'ai un fils, huit ans.

Et une fille de 11.

Lui... c'est un vrai happy-go-lucky.

Et elle, une boss des bécosses.

Non-stop, la chicane dans la cabane.

(rires)

Nos enfants...

C'est important, ce qu'ils pensent de nous.

Toi...

Toi, ça doit pas être évident depuis un boute.

Je peux mĂŞme pas m'imaginer.

Un moteur défectueux qui tenait avec de l'époxy.

T'es pas le seul responsable.

La chaîne est longue

puis toi, t'es le maillon le plus visible

puis tu refuses de t'expliquer.

Pendant ce temps-là, les deux autres dans la pièce d'à côté,

ils se gĂŞnent pas pour te piler sur le corps,

puis ça, c'est rien.

Attends de les voir au procès

avec leurs avocats Ă  400 piastres de l'heure.

(soupir)

Ca fait 10 mois que j'étudie ça, l'industrie du train,

puis y a des choses, pas sûr que t'es au courant.

Excuse-moi un peu.

Chez MMA, y a trois niveaux.

Le lower level, dont tu fais partie.

Le mid.

Ca, c'est Labelle.

ContrĂ´leur ferroviaire.

Puis le high level.

On parle de Duclos.

Chef des opérations.

Au-dessus de lui, y a Burkardt.

Lui... c'est le big boss.

Il fait affaire avec le Canadian Pacific.

Ensemble, la MMA et le CP,

ils fournissent le transport du pétrole,

qui part du Dakota du Nord, aux Etats,

pour se rendre jusqu'aux raffineries Irving,

au Nouveau-Brunswick, en passant par Mégantic.

Tout ça, tu le savais déjà, je pense bien.

Ce que tu sais peut-ĂŞtre moins, c'est ce qui s'en vient.

Al Norston.

Cet homme-lĂ  est celui qui a eu le plus d'impact

sur ta carrière depuis deux ans.

Le connais-tu?

C'est un milliardaire de New York qui a une compagnie,

Cooper Knight Capital.

Cette compagnie-lĂ , elle produit rien.

Elle fait des deals,

des maudits gros deals de milliards de dollars.

Disons que Norston,

il cherche des grosses compagnies en difficulté,

il les achète, les retape puis les revend à profit.

Bon, en 2012, ils décident de s'attaquer au CP,

qui n'est pas plus rentable qu'il faut,

mais plein de potentiel, d'après ses calculs.

Il engage un gars pour l'aider à faire le ménage

dans la compagnie, un autre Américain.

Silver Darby.

Ensemble, ils achètent des millions d'actions du CP.

Darby devient le PDG de la compagnie.

Il décide de couper dans le gras puis de maximiser le rendement.

Fait que les convois passent de 4 000 tonnes

Ă  20 000 tonnes.

Ca s'étire sur quasiment deux kilomètres de long.

Puis là, comme si c'était pas assez, c'est jamais assez,

Darby les fait rouler 15 % plus vite

sur des rails délabrés qu'il est pas question de remplacer.

Ce qui fait qu'en deux ans,

le trafic ferroviaire pétrolier augmente de 28 000 %.

Tu m'as bien compris, 28 000 %.

Pendant ce temps-lĂ , Darby coupe 6 000 postes

puis il sabre dans les salaires.

De son côté, ton boss, Burkardt,

lui, il fait son lobbying aux Etats-Unis puis Ă  Ottawa

puis il finit par leur faire avaler sa grande idée

du one-man crew.

Un train long puis lourd comme le tien

piloté par un seul employé.

Un homme Ă  la tĂŞte d'un convoi

de sept millions de litres de pétrole.

T'as quand même dû trouver que ça en prenait du front

tout le tour de la tête quand ils t'ont imposé?

Mais ça en valait la peine, crois-moi.

Entre mai 2012 et le jour du déraillement,

donc en 14 mois,

l'action du CP grimpe de 92 %.

Al Norston, il empoche pas loin de trois milliards,

Darby, lui, j'ai pas les chiffres,

mais je peux te dire qu'il vient d'être nommé

railbuilder of the year,

c'est la plus haute distinction dans l'industrie,

puis qu'il est retourné élever ses chevaux de course

dans son ranch du Connecticut.

(soupir)

(musique dramatique)

Fais quelque chose, Tim, défends-toi.

- S'il y en a qui ont des idées, last call.

Moi, je ne sais plus quoi faire avec ça.

(musique triste)

(ouverture de porte)

(bip)

- HĂ©.

- Je viens de voir le front page du Journal de Montréal.

C'est nous autres en grosses lettres lĂ -dessus.

- S'il vous plaît.

- C'est quoi le but de nous envoyer lĂ ?

Ils vont nous jeter des roches!

(claquement de portière)

Au début, à 7 h 30, quand ça a commencé,

j'étais un bon gars.

Rendu Ă  minuit, je suis un pas bon, un pourri

puis un trou de cul.

C'est facile à dire, t'aurais pu faire ci, t'aurais pu faire ça.

Moi, je dis qu'au moment de la tragédie,

j'ai pris les meilleures décisions que je pouvais prendre

avec les informations que j'avais!

Je sais pas pour vous autres, mais, moi, ça été zéro support

de la cristie de MMA.

Puis pas le diable mieux de la part du syndicat.

- Ouais, c'est...

C'est comme si on était radioactifs tout d'un coup.

- On s'est fait poignarder. Ils nous ont abandonnés!

On s'est fait jeter en pâture, point final.

Vous ĂŞtes pas nombreux, je trouve.

Qu'est-ce que vous allez faire si ça se met à brasser là-bas?

- On a du monde en masse sur place.

Fais-nous confiance.

- J'étais en train de préparer à souper avec ma femme.

Ils se pointent chez nous, quatre gars de la Sûreté,

pour me ramasser avec les guns puis les menottes sorties.

Et ma femme, elle tremblait de mĂŞme.

Toi, comment ça s'est passé?

Y a rien qui te dérange là-dedans?

Te faire lyncher sur la place publique...

Ils vont nous attendre avec la brique puis le fanal!

AllĂ´?

Ca a pas de maudit bon sens, traiter le monde de mĂŞme,

comme des criminels de guerre.

Procédez-vous toujours comme ça avec tout le monde, coudonc?

- On fait rien que suivre des ordres.

C'est comme ça.

- Ca a pas de maudit bon sens. Je vais vous dire, moi,

c'est une façon de faire qui est acceptable!

(cris de foule au loin)

- Finalement, c'est pas si pire que ça.

Y a pas autant de monde que je pensais.

OK, messieurs, un éléphant,

ça se mange une bouchée à la fois.

LĂ , on va se concentrer

à se rendre jusqu'à la porte d'entrée.

On regarde en avant, on réagit à rien.

On marche bien droit Ă  une bonne vitesse,

mais pas trop vite.

C'est pas le temps de s'enfarger.

Des questions?

(musique triste)

- On va faire de quoi, toi et moi, si tu veux.

Tu vas sortir le deuxième puis moi, le troisième.

Si ça brasse ou ça vire mal,

je vais te donner une petite poussée dans le dos.

Ca, ça va vouloir dire d'embrayer

puis qu'on rentre en calvaire dans le palais de justice.

- Ouais, c'est correct.

- Bon, on y va?

(musique triste)

Sous-titrage: difuze

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