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INSTITUT CINEMATOGRAPHIQUE SLOVAQUE présente
LE BOXEUR ET LA MORT
Scénaflo :
Musique :
Décors :
Montage : Son :
Dans les rĂ´les principaux :
Chef de production :
Photographie :
Réalisation :
Production : studio et ateliers cinématographiques Bratislava
Tu as été fantastique aujourd'hui !
Fantastique...
Un entraînement fantastique.
Tu n'as rien Ă te plaindre !
Aucun autre boxeur n'a de telles possibilités.
Possibilités ?
Ce ne sont que des mouches !
C'est mieux que rien.
Entraîne-toi avec eux. Tu resteras en forme.
Mon manager aussi est si naĂŻf !
Il me demande si je m'entraîne dur.
C'est tout toi.
Réjouis-toi qu'il compte sur toi !
Tu boxeras après la guerre et tu seras à nouveau célèbre.
C'est tout ce qui compte.
Ce n'est pas si simple...
Ça va durer longtemps dehors ?
Non.
- Encore neuf évadés ? - Dont trois juifs.
Finissez-en !
Vous vouliez dire quelques mots.
C'est vrai !
Alors, les mouches !
Vous saviez ce qui vous attendait en cas d'évasion.
La vie dans le camp a ses règles.
Vous les avez enfreintes. Vous avez triché.
Liquider !
Le commandant a été très clair.
Il n'y a rien Ă ajouter.
Pour les gens sans morale,
pour les ennemis du Reich il n'y a que deux voies vers la liberté :
Par la cheminée et par le travail.
Vous avez choisi la première.
Mais mĂŞme pour une mortjuste
l'homme doit se préparer et trouver la paix intérieure.
Idiot ! Il me reprend toujours.
Vous étiez pressés,
vous attendrez jusqu'au matin.
A terre ! Debout !
Plus vite !
A terre, salopard !
Silence !
Tu es fatigué ?
Oui, une évasion, c'est fatiguant.
Dis-moi, comment est possible...?
Psychologue !
- Boxeur ? - Oui.
Poids welters ?
Non.
Moyen ?
Mi-lourds.
- Tu mens. - Non... j'étais... différent.
Ton nom ?
Amateur ?
Viens !
Qu'est-ce que tu regardes ?
Enlève tes habits !
Grouille-toi !
Que se passe-t-il ?
Le commandant prépare une tragédie avec le condamné.
Ou une répétition pour une comédie.
Je suis si contente pour toi !
Holder le sera encore plus.
Vraiment ? Tant mieux !
Vous voulez des tickets pour quel rang ?
Hélas, je suis l'arbitre et le chronométreur.
Et moi, un spectateur objectif.
VoilĂ l'adversaire !
Willi, attache ses gants !
Le premier combat dont je ne tirerai pas un sou.
PrĂŞts !
Arbitre !
Le commandant a gagné par K.O. au premier round.
Tu es dans une forme excellente !
Quel adversaire !
Il a combattu 1 minute 35 secondes.
Dommage que je ne l'ai pas examiné avant le combat.
Holder, il est Ă vous.
Est-ce nécessaire ?
Regarde comme il est maigre !
Que pouvais-tu attendre de lui ?
Il lui manque au moins 15 kilos pour son poids normal.
Moi aussi, je suis nul quand j'ai faim,
je ne suis pas capable de cirer mes bottes.
Il a beaucoup enduré, vu qu'il n'est pas entraîné.
Vous pensez que...?
Willi, tu vas le nourrir !
Il doit prendre 4 kilos dans 3 jours.
Quatre kilos ? C'est possible ?
Oui !
Ça peut être intéressant comme expérience.
Dans trois jours, on essaiera Ă nouveau.
On verra ce qu'on peut en faire.
Viens ici !
Attends !
Monte sur la bascule ! Procédons par ordre.
Combien tu pesais avant ?
75kg.
11 kilos de moins.
Va bouffer !
Il ne me manquait plus que ça !
Je n'ai que des problèmes avec toi.
Tu aimes la nourriture allemande ?
Et vous vous plaignez sans cesse, gourmets !
D'oĂą viens-tu ?
- Hâjniky... - C'est en Europe ?
En Slovaquie.
Tu n'y connais pas une Gabika ?
Elle vivait Ă Presbourg.
C'est dommage. C'était une chic fille.
Tous les mois je venais la voir.
Elle savait s'habiller avec goût.
Je ne comprends pas pourquoi je l'ai quittée.
Ça devait être l'odeur... bien sûr.
Je déteste ça.
Tu n'aurais pas dit ça de moi, hein ?
Ça Suffit !
Viens te peser !
Tu te gaves pour crever en douceur, et moi, j'aurai des problèmes.
C'est la vie !
Il n'y a pas de justice sur cette terre.
Kraft se fait un tas de fric en une demi-heure de boxe.
On dit chez toi ,,un tas de fric“ ?
Et en échange de quoi ?
Un couteau c'est bien mieux qu'un coup de poing.
Tu as bouffé presque un kilo.
Je vais te gaver comme un porc, ne t'inquiète pas.
Il faut que le commandant ait dans quoi taper.
Finis ça, et reviens pour souper !
- D'accord. - On dit : Ă vos ordres !
- A vos ordres ! - M. Willi !
Debout !
Lève-toi !
Prisonier numéro 65...
Tu dors et tu oublies tes obligations.
Tu dois y penser mĂŞme en dormant.
Eh, oui.
Tu ne vas pas prendre 4 kilos comme ça.
Qui va bouffer Ă ta place ? Moi ?!
Tu vis ici comme dans une station thermale.
Tu as de la chance, toi !
N'oublie pas la prochaine fois !
Attention !
Kominek est de retour dans votre dortoir.
Compris.
Tu n'as rien compris !
Ne le touchez pas !
Le commandant exige qu'on le laisse en paix.
Depuis quand on donne du pain aux fugitifs ?
Il n'est pas gratuit. J'ai boxé avec Kraft.
Il me frappait.
Tu parles !
On me frappait aussi et je n'ai pas eu de pain.
J'étais un sac pour lui.
Pourquoi as-tu du pain ?
Ils t'embĂŞtent ?
Dormir ! Bande de bâtards !
Kominek, tu entends ?
J'ai vraiment boxé avec Kraft.
Je n'en peux plus.
J'ai encore trois jours.
Les autres ont la paix après le travail.
Je combats dans trois jours. Il me laisse vivre peut-ĂŞtre.
Tu es un ami, tu peux m'aider.
Tu as gagné leur faveur.
Trouve-moi du poison !
S'il te plaît !
C'est lui ?
La promenade matinale.
Chez Kraft.
Le bâtard.
Le temps ?
2 minutes 10.
Tu es mal barré, mon pote...
D'abord, il va jouer avec toi, et après circum dederum.
On dit chez toi ,,circum dederum“ ?
Balance !
Pends-toi !
Salopard !
Aristocrate !
Espion !
Ce n'est pas vrai !
Je boxe avec Kraft !
Qu'est-ce que vous voulez ?
Que je sois gazé ?
Je veux sauver ma vie, comme vous !
Vous m'entendez ?
Attends !
En position !
En garde.
Maintenant un direct... une esquive,
un crochet... chassé.
Bmque !
- Un vrai Joe Louis. - Tu parles ! C'est le roi de l'esquive !
Protège-toi !
On s'amuse ?!
- Il t'a frappé ? - Non.
Tu sais, comment on paye un travail comme ça ?
Disons... avec des cigarettes.
Pourquoi pas.
Je m'appelle VenĂ lak.
On n'a jamais parlé de moi dans les journaux.
Mais j'ai tous les meilleurs boxeurs dans ce fichier.
Venälak. Rappelle-toi ! Dortoir 6.
Kominek, tu n'as pas oublié ?
Peut-être tu ne m'as pas cru hier, mais je suis sérieux.
ArrĂŞte avec ton poison.
Je n'en peux plus.
Qui m'a volé ?
Qui a volé mon pain ?
C'est déjà le matin ?
Goinfre !
EgoĂŻste ! Tu ne penses qu'Ă toi !
Un, deux, un, deux...!
Plus vite !
Allez, les bâtards ! Plus vite !
La gestapo... le camp... le transport.
Pas ça. Quelque chose d'humain.
Le chagrin... la tristesse... la colère... la haine... L'ami...
Pourquoi tu m'as appelé ?
Assieds-toi !
Mange !
Merci. Assieds-toi !
Il t'a beaucoup frappé ?
C'était comme dans une machine à broyer.
Je n'ai jamais vécu une chose pareille.
Ça n'avait rien à voir avec la boxe.
Mais il signale ses coups.
J'avais l'impression que c'était un seul grand coup.
- Et après ? - Rien.
Pafle !
Quoi ?
Tu boxes quand avec Kraft ?
Le pain, c'était que pour toi.
Alors, tu boxes quand ?
- Dans deuxjours. - Mince ! Deuxjours !
Ils s'entraînent.
Tu t'es entraîné aujourd'hui ?
J'ai essayé.
Ce n'était pas une bonne idée.
Tu dois récupérer tes forces.
Quand tu auras l'air d'un homme,
tu pourras te battre.
On s'entraînera un peu demain soir.
Il va me mettre en pièces.
Du calme, on est encore en vie.
Ils te donnent assez de nourriture ?
Alors mange !
Des choses nourrissantes. De la viande, du sucre.
Pas beaucoup de pain.
Et ne pense pas Ă la boxe.
Tu n'étais pas l'entraîneur national par hasard ?
Non.
Mais chez nous, au club Ă Wola...
c'est en banlieue de Varsovie...
je m'occupais de la salle, des gants...
J'ai vu pas mal d'excellents entraînements !
Mais si ça ne te suffit pas...
Tu dis, pas d'entraînement ?
Jusqu'Ă demain soir.
D'accord.
Je viens demain.
D'accord.
Ne t'inquiète pas, je te donnerai une bonne leçon.
En bas, en haut...
Ça Suffit !
- Plus qu'une nuit. - Un peu de boxe Ă vide.
Il tape de la gauche... de la droite...
de la gauche... de la droite... crochet...
Crochet du droit, de gauche... du droit,
esquive, et un pas de côté.
Assez, assez.
Ce sera mieux uprzyszlosc“.
,, Przyszlosc ?“
La prochaine fois.
- Ah, la prochaine fois. - Bien sûr.
Tu as de bons réflexes. Mais tu dois mieux te protéger le visage.
Il passera ma garde en un coup.
S'il te touche, tu l'esquiveras.
Toujours esquiver...
Et que voudrais-tu ?
Mettre Kraft K.O.?
Si seulementje pouvais...
Ce n'est pas un stade, prisonnier !
L'usine de DĂĽsseldorf non plus.
Mais quand le chef m'a traité de bâtard slovaque...
Ah, c'est pour ça que tu es là !
En cavale, je me suis fait prendre et mettre ici.
Je me suis évadé encore.
Et te voilĂ Ă nouveau.
Pas par ma faute.
Les autres n'ont pas tenu.
Si j'avais une autre chance !
Mais je fuirais seul.
Ne rêve pas ! Réfléchis !
Demain, Kraft ne doit pas te toucher.
Quand tu n'en pourras plus, couche-toi !
Quoi ?
Se coucher ?
Tu tiendras plus que la dernière fois !
Je te le garantis.
Mais ne te laisse pas démolir.
- Qu'est-ce qu'il a ? - Il perd la mémoire.
Il a de la chance.
La mousse, l'herbe... A quoi bon ?
Tu as déjà oublié ?
C'est pour ça que tu t'évades.
J'avais encore des cheveux, quand on parlait d'une ,,blitzkrieg“.
Tu as l'air en forme.
Tu as des doutes ?
Je pensais que tu boxerais aujourd'hui.
C'est un joli collant.
Tu as l'air bien.
Tu tiendras combien ? Un round ?
J'ai une idée !
Tu es déjà allé à Schlüssburg ?
L'hĂ´tel est minable, mais la femme de chambre
Kominek, tu vas m'aider.
Je vais parier 10 marks sur toi.
Qu'en dis-tu ?
Il a pris combien de kilos ?
Bravo, Willi !
Alors ?
Intéressant.
J'espère que tout est en ordre.
Tour de chauffe !
Willi, tu es un expert en âme humaine.
Vous en prenez, Commandant ?
Un sportif ne boit pas.
Santé !
Cher Holder, la vie est imprévisible.
Et si je buvais à la santé de l'adversaire ?
C'est amusant, docteur. Santé !
Pariez.
Je brûle d'impatience.
Assieds-toi. Ce sera rapide.
Je suis quand même son entraîneur.
Je parie qu'il tiendra un round.
Deux rounds.
Helga, tiens le pari.
Dix marks contre un jour libre.
Pourquoi un congé ?
J'ai une tante malade Ă SchlĂĽssburg. Je ne l'ai jamais vu.
Je tiens le pari.
Tu me dois dix marks.
On parie aussi ?
Je vous en prie ! Il n'y a rien Ă gagner ici.
Commençons !
Kraft attaque !
Gauche, droite... tout passe à côté !
Une autre attaque de Kraft !
Kominek esquive, Kraft perd l'équilibre.
Kominek aurait pu en profiter.
Il ne l'a pas fait. Bizarre !
Kraft attaque avec enthousiasme,
hélas, tous ses coups vont à côté.
Peut-ĂŞtre qu'il a trop bu.
Peut-ĂŞtre que le condamne a une meilleure vue.
Qui sait ?
Ici l'émetteur du Reich de Berlin !
On retransmet le premier round du combat de boxe Kraft - Kominek.
Kominek vient d'encaisser un coup !
Willi, ça s'annonce mal pour toi !
Ta pauvre tante va rester seule ce soir !
De nouveaux coups s'abattent sur Kominek !
Il s'agrippe.
Mesdames et Messieurs, du jamais vu !
Le commandant et le prisonnier s'enlacent comme père et fils !
Break !
Gong ! Pause !
Walter, tu es fantastique !
Dégage !
C'est inutile.
Limonade, bonbons, chocolats...
Deuxième round !
Attention, Commandant !
Un, deux, trois... sept, huit... Boxe !
Break !
Un, deux, trois, quatre...
Debout !
Cinq, six, sept, huit...
Tu as gagné.
Tu fais des progrès, Kominek.
Grâce à moi, Commandant.
Ma tante sera folle de joie !
Pourquoi tu n'as pas frappé ?
Vous étiez... hors du ring.
Tu m'as eu trois fois avec ton esquive.
Mais ça n'arrivera plus.
Au corps-à -corps tu lui as laissé du temps.
Troisième round !
Un, deux, trois... huit, neuf, dix.
Vous avez gagné, Commandant !
C'était assez bon, mais ton dernier coup n'était pas le meilleur.
Je sais commentj'étais.
Vous permettez que je le soigne ?
Mais vous me le redonnez en ordre !
Dans trois jours on combat.
Bien sûr !
Un autre pari, madame ?
Encore votre tante ?
Attention ! Ôtez la coiffure !
Halte !
Tu t'es lavé quand ?
Ce matin.
Ce matin ?
Ça ne se voit pas. Enlève ta chemise !
Quelle saleté.
Va prendre un bain !
J'ai dit un bain !
Tu es toujours sale !
Pourquoi vous ne l'avez pas tué ?
Ce serait le plus simple.
Il pourrait rire devant mon pistolet comme un paysan devant une caméra.
Et on devrait faire quoi ?
Mettre leur mort en scène comme au théâtre ?
En parlant de théâtre...
Ça fait trois mois que vous jouez avec Kominek.
BientĂ´t les prisonniers lui jetteront des fleurs dans le ring.
Un joli discours, Holder.
Il y a des raisons.
- Vous savez ce qu'ils pensent ? - Non.
Que l'un d'entre eux nous rend les coups.
Juifs, communistes, toute la vermine lève les yeux.
Vous pensez qu'il y a un danger ?
Je vois un changement dans le moral.
L'ambiance n'a pas changé.
La paix et le calme règnent au camp.
Alors ? Raconte !
- Kraft en a dégusté. - Non !
Il se protège mal le visage.
Il a baissé sa garde ?
J'ai tout oublié.
Je n'avais pas peur.
Il a pris un coup au menton, s'est couvert
et lĂ , direct dans l'estomac.
Il est tombé ?
Je l'ai retenu.
Mais il aurait suffi d'un pas et...
Si je voulais je pourrais le battre.
Ce n'est pas vrai !
Si, tout le monde l'a vu.
Mais ce n'est pas vrai.
Garde ça en tête.
Kraft doit oublier tes coups.
Le commandant ne peut pas perdre.
Je suis meilleur que lui.
Ta vie est en jeu.
Je ne peux plus le supporter.
Je devrais y aller comme Ă l'abattoir ?
Qu'est-ce que je dois faire ?
Comme toujours, perdre.
Tu resteras couché jusqu'à 10h,
tu penseras Ă un monde meilleur, tu te reposeras.
Je sais qui disait ça.
Une fille...
- Elle t'a dit quoi ? - Elle parlait du printemps.
Il faisait chaud... des couleurs...
La pluie...
les cigognes...
un ruisseau...
des rochers...
les agneaux...
le lundi de Pâques...
le ciel...
la famille...
On ne peut pas l'aider ?
Ici, dans le camp ?
Je parlerai au médecin. Il aidera.
Laisse Gluch tranquille !
Gluch tranquille, Kraft aussi...
Un, deux, trois... huit, neuf, dix.
Le commandant a gagné !
Il ne sert Ă rien !
Il y en a qui seront nuls toute leur vie.
Il a une belle salle de gym, Ă manger,
tout ce qu'il veut.
Il a peur de prendre des risques.
Regarde-le !
Maintenant il veut boxer,
après dix secondes dans l'au-delà !
C'est un cas, celui-lĂ ...
Ça va ? Comment tu te sens ?
Bien... mais parfois... quand le match K.O...
moi... douleur...
La tĂŞte ?
Oui... je ne peux pas les mots...
- se souvenir ? - Oui.
Quels mots ?
Je ne sais pas...
Mais tu es fou !
Qu'est-ce qu'il y a ?
Il perd la mémoire.
Il a de la chance.
C'est Ă cause de vos coups.
K.O. tous les trois jours.
Ça a du provoquer un traumatisme.
Oui, j'aurais dĂ» m'y attendre.
Dommage que vous ne m'ayez pas prévenu.
Si j'étais malin...
je vous féliciterais.
Regarde !
Qu'est-ce qu'on peut faire ?
Quand jour repos... moi meilleure tĂŞte...
D'accord.
Si c'est comme ça, mettez-le à l'asile.
Pas si vite.
J'ai déjà guéri d'autres cas.
Tu en auras une parjour
pour renforcer ton système nerveux.
Ne t'inquiète pas, j'en prends aussi.
Tu aurais pu mourir.
Mais on va réparer ça.
Deux comprimés parjour.
Dans un mois, tu es un génie.
Dégage !
Tu te souviendras même de ce que ton père a oublié
quand tu n'étais pas encore au monde.
HĂ©, tu es vivant ou c'est moi qui suis mort ?
Tu es lĂ ?
- Oui, Willi. - Monsieur Willi.
J'espérais ne plus te revoir.
- Voyons... Willi. - Comment tu me parles ?!
Tu ne sais pas qui je suis ?
Je dois te punir.
Punir ?
Tu es bien gai.
Tu vois ce bois ?
Tu vas tout couper !
A vos ordres !
Comment tu te sens ?
Mieux, Commandant.
Continue.
Tu sais ce qui est bon pour les muscles.
Il y a des années, j'ai coupé la moitié de Schwarzwald.
Passe !
Il y a un problème ?
Commandant...
Va-t'en !
Nous avons encore deux évadés.
Qu'est-ce que tu marmonnes ?
Ton matricule !
Deux...
Ajoute-le Ă la liste des morts.
Avance !
Tu veux que toute la ligne y aille Ă ta place ?
J'aime les roses rouges !
Elles poussent sauvages chez nous !
Bande de mouches !
Vous avez encore enfreint les règles du jeu !
Vous méritez donc une punition.
Mais je veux être généreux.
Soit vous restez debout ici pendant 24 heures,
soitjusqu'à ce qu'on ait attrapé les fugitifs.
C'est à vous de décider.
Je n'aime pas les indécis.
J'ordonne des exercices punitifs.
Dégage !
Je vais lui casser la gueule !
Entraîne-toi !
Laisse tomber ça.
Entraîne-toi !
Pourquoi tu ne t'entraînes pas ?
Hier, je ne t'ai pas épargné pour rêvasser.
Je te l'avais dit !
Les mouches ! Ça voudrait voler !
Très drôle, Commandant !
Oui, c'est beaucoup mieux !
Pourquoi tu frappes si fort qu'à l'entraînement ?
Tu as peur ? De moi ?
Un boxeur qui a peur est foutu.
A mes yeux.
Je ne suis pas en forme.
J'ai vu.
Je veux dire... mes jambes.
Cette fois-ci c'est tes jambes ?
Entraîne-toi !
Je ne peux pas.
Pourquoi ?
Pas ici.
Tu veux que je te fasse construire un stade ?!
Je ne peux pas ici.
Tu as raison.
On fait une pause ?
Je vous offre un verre, messieurs !
Non, docteur.
Ça tombe bien de se désaltérer.
Surveillez-le !
Halina, nous avons des invités !
Halte !
Reste assis !
Kominek ! Le commandant t'invite à boire une bière !
Et moi ?
Surveille la voiture !
La course était bien.
Après demain on y retourne.
On doit se préparer pour 10 rounds.
Dix rounds ?
Bien sûr !
Regardez !
Vos mouches ne sont pas si épuisées que ça !
- Merci. - Donne !
Comment était la course ?
Bien... J'ai battu Kraft de 30 mètres.
Tu le provoques encore ?
Il savait où et quand s'arrêter. Il m'a payé une bière.
Une bière ? Elle était bonne ?
Je ne sais pas...
Il y avait une fille magnifique.
Je n'avais jamais vu de tels yeux !
Sans parler du reste.
Pour elle, je deviendrais mĂŞme marathonien.
Tu connais son nom ?
Halina... Pourquoi ?
Vous allez y retourner ?
Je ne t'ai pas dit le plus important.
Kraft prépare un combat en dix rounds.
Qu'en penses-tu ?
On en parlera ce soir.
Je suis ravi que vous soyez intéressé par le sport.
Je suis sérieux.
Je suppose que vous êtes toujours sérieux.
Continuez.
Commandant, j'exige que Kominek ne sorte plus du camp.
Vous exigez ?
Les prisonniers ne peuvent sortir
que s'ils ont du travail dehors.
C'est au commandant de décider de leur travail.
Pour Kominek, c'est la course.
On peut demander à Berlin si c'est approprié.
Ils ont d'autres soucis Ă Berlin.
Walter prendra en considération votre point de vue.
Idiot ! Il n'a pas d'idée de tout ce que la boxe exige !
Tu n'as pas dû le traiter comme ça.
Il ne faut pas jouer avec Holder.
Je pense que je suis plus fort que lui. Compris ?
Il faut se décider.
C'est sûrement elle !
Et on peut faire confiance Ă Kominek !
Mais est-ce qu'on peut lui demander un tel risque ?
Rien que la boxe...
Ne recommence pas ! C'est le seul Ă pouvoir lui parler.
Je sais, mais...
Attention !
Continuez !
Désolé, je ne pouvais pas plus tôt.
Ça ne fait rien.
Viens.
Ce sont mes amis.
Qu'est-ce qu'il y a ?
On parlait de la fille, de Halina.
On veut que tu retournes la voir.
Pourquoi ?
Mets-toi sous l'eau !
Ecoute, boxeur,
Halina est notre contact.
On prépare une évasion.
Il faut la prévenir et lui demander combien d'hommes ils peuvent cacher.
Tu vas le faire ?
Je peux venir aussi ?
Oui.
Et Venälak ?
Pense plutĂ´t Ă toi. Tu sais dans quoi tu te mets ?
Maintenantje peux... Pour vous aussi.
D'accord.
Attends ! Un peu d'entraînement.
Et si la fille ne me croit pas
et me prend pour un provocateur ?
,, J'aime les roses rouges.
Elles poussent sauvages chez nous.“
Ce sont les mots de Staëek.
C'est le mot de passe. Halina comprendra.
Flexion... Allez !
Et les autres ?
On va faire de la course ?
Non.
Commandant... Willi, traduis, s'il te plaît.
C'est un temps pour la course.
Il fait trop chaud !
Willi, traduis.
Il dit que le temps est fait pour la course.
Démarre !
On doit travailler les jambes !!
Il dit que c'est pour vos jambes.
Dix rounds...
Roule !
Tu veux couri r ?
Eh bien cours !
Cours !
Quel abruti ! Courir dans cette chaleur !
Viens te préparer !
C'est le jour du grand combat.
J'arrive.
Les colonels t'attendent.
De belles femmes. Viens !
Dépêche-toi !
Servez-vous. Je les ai fait moi-mĂŞme.
Mesdames et Messieurs ! J'ouvre les paris.
Combien de rounds le prisonnier va tenir.
Six !
Quatre !
Un seul !
Cinq !
Trois virgule quatorze.
Je connais Walter. Le prisonnier ne tiendra pas plus que deux.
- Comment tu te sens ? - Bien.
- Et toi ? - J'ai un combat.
Je parie combien de rounds ?
Combien tu en veux ?
Six, sept...
Alors pari !
Et tu pourrais metre Kraft K.O.?
Au moins une fois.
J'ai une nouvelle copine.
Elle me coûte cher.
Ce sont les mystères de la vie.
Tu le feras pour moi ?
Ne tente pas le diable, Willi !
D'accord, mon petit diable.
C'est un prisonnier, celui-lĂ ?
Il faudrait le montrer Ă la commission internationale.
Je le disais toujours : le travail, c'est la santé.
Je vous présente le champion du camp, le prisonnier Kominek.
Applaudir Ă celui-lĂ ?!
C'est le sport.
Vous pariez, madame ?
Encore ?
Je parie 100 marks qu'il tiendra 7 rounds.
Et 100 marks de plus, qu'il enverra le commandant au tapis.
J'ai besoin d'argent.
Commençons !
Je tiens le pari, mais vous perdrez.
Ring libre !
Premier round !
Kominek, pas de fausse modestie.
Il n'attaque pas.
Pourquoi tu n'attaques pas ?
Pour quoi faire ?
Tu es meilleur.
Et alors ?
Pense Ă mon pari.
Plus vite, bâtard !
La bouffe n'est pas gratuite !
Il pense que s'il est ami avec Kominek...
Un ami de Kominek ? Lui ?
Kominek ? Je le connais.
Voyons si tu mérites un tel ami !
Avance !
Sur le haut !
Plus vite !
Tout en haut !
Allez !
Sixième round !
Ring libre ! Boxe !
Maintenant le K.O. et je gagne.
Un deux, trois... sept, huit.. Boxe !
Encore une !
J'ai perdu.
Comment tu te sens, Walter ?
Ça Va.
Il ne se permet pas de trop ?
C'est le sport !
Kominek, c'est très bien !
Mais attaque plus !
Ce n'est pas si simple.
Tu dois attaquer !
Pour que je me défende,
attaque, sinon j'aurai l'air idiot !
Je vais essayer.
Je l'espère.
Septième round !
PrĂŞts ! Boxe !
Allez, Walter ! Un direct !
Protège-toi, petit !
Beau crochet !
Fais-lui voir !
Très bien, Kominek.
Excellent !
Je perds ma souplesse.
Mes jambes ont bouffi.
Alors couche-toi ! Le pari est gagné.
Huitième round !
PrĂŞts !
Un, deux... six, sept... Boxe !
Viens !
Round neuf !
A quoi ça t'a servi ?
Je ne sais pas si je vais tenir.
Abruti ! On aurait déjà pu avoir la paix.
Après le combat, Willi.
Tu veux gagner peut-ĂŞtre ?
Dernier round, le dixième !
PrĂŞts !
Sept rounds a gagné Walter Kraft,
trois le prisonnier Kominek.
Le commandant est le vainqueur.
Tes coups commencent à faire mal. Félicitations !
Mais ne pense pas que tu aurais pu gagner.
A neuf, j'aurais été debout.
Viens te doucher, boxeur.
Commandant, j'ai une prière...
Quoi ?
Avec vous... c'est dur ...boxer.
J'ai besoin de faire des kilomètres.
Je voudrais courir.
Tu ne te sens pas encore en forme ?
Non.
Tu vas courir.
Ici ?
Avec moi. A condition égale.
Grand-père, je vais courir.
Quoi ?
Où est Venälak ?
Quand ?
- Trois fois au tapis. - Vraiment ?
J'aurais pu gagner.
Et je le ferai.
Je vais leur montrer, au moins une fois.
- Et après ? - Je dois dormir maintenant.
Maman, ne me frappe pas !
Tu t'entraînes ?
Oui.
Vous voulez me rejoindre, commandant ?
A vrai dire, non.
J'avais un entraineur qui est mort.
Il disait que trois rounds après un dur combat font du bien.
Qu'est-ce qu'il dit ?
Que trois rounds après un combat font du bien.
Helga, qu'en penses-tu ?
Tu devrais te reposer.
Un sportif doit faire travailler son coeur.
Trois rounds ?
Mais avec modération.
Deux ?
On va donc faire un seul round.
Un round ?
Tu veux devenir champion du monde ?
Un round, et c'est tout !
Ça vous suffira, commandant ?
Tout Ă fait.
D'accord.
- Bonjour. - Bonjour, docteur !
Vous n'en faites pas de trop ?
Mais non ! Juste un round.
C'est bon pour le coeur après un combat.
Vous en savez tellement de choses !
Même en médecine.
Merci, docteur.
- Pas de pari aujourd'hui ? - Si vous voulez.
Non ! C'est un combat amical.
Arrêtez ça ! Il va le tuer !
Qui va tuer qui ?
On arrĂŞte ?
Je siffle la fin ?
Non. C'est le sport.
Lâchez-moi ! Il a frappé sous la ceinture !
Bâtard ! Je vais t'apprendre les règles !
Je t'ai épargné et tu frappes sous la ceinture !
- Le coup était en règle. - Ta gueule !
Le coup était en règle.
Holder, je vous en prie.
Je pensais que le prisonnier serait Ă moi quand vous n'aurez plus besoin de Iui.
Pour vos expériences il y a tout le camp.
C'est un cas unique.
Je teste les effets de la boxe sur l'organisme vivant.
Ça ne m'intéresse pas !
Je m'en suis occupé longtemps. J'y ai mis trop de temps.
Un tricheur n'a pas le droit de vivre !
En tant qu'arbitre je suis presque sûr
que le coup était réglementaire.
Que dîtes-vous ?
Holder, occupez-vous du prisonnier !
Merci, Monsieur Willi.
Saloperie.
Je ne sais pas si c'était une bonne idée.
Quoi ?
Il ne fallait pas le donner Ă Holder.
Kominek est un salaud. Il frappe sous la ceinture.
Tu as sans doute raison.
Mais il y en a qui pensent autrement.
- Par exemple ? - Gluch.
Tu vas envoyer Kominek dans la chambre de gaz et on dira
que tu l'as fait parce qu'il t'a mis K.O.
Je m'en fous.
Maintenant.
Mais après la guerre, si tu boxes,
on va te montrer du doigt.
Tu ne comprends pas ?
C'était sous la ceinture !
Sois généreux ! Tu es sportif.
On ne doit pas te soupçonner
d'avoir agi injustement.
Je vais avoir l'air de quoi ?
Ce n'est pas grave.
L'important c'est qu'après la guerre tu remontes sur le ring sans tache.
Tu penses que les gens sont si méchants
qu'ils pourraient m'accuser
que je n'étais pas réglo ?
Ils sont beaucoup plus pires.
Il a finalement battu Kraft !
Laissez-moi lui donner une bonne leçon !
Le commandant ordonne de ramener le détenu !
Approche-toi, Kominek.
Tu t'appelles Anton Lipinsky, tu comprends ?
Voici ses papiers.
LĂ oĂą il est, il n'en a plus besoin.
Maintenant Lipinsky, c'est toi.
Dans 5 minutes tu seras dehors, tu comprends ?
Oui.
Tes affaires sont lĂ ! Habille-toi !
Willi, il y aura une alarme ?
Quoi ?
40 personnes iront dans la chambre à gaz pour mon évasion ?
Mon Dieu, ne t'occupe pas d'eux !
Traduis !
Qu'est-ce qu'il raconte ?
Il demade si on va punir les autres pour son évasion.
Imbécile ! Je te donne la vie ! Casse-toi !
Je veux la justice.
Je ne traduis pas.
Je veux... fair-play, Commandant.
Et tu frappes sous la ceinture ?
Il y aura une alarme ?
Je veux être sûr d'une chose.
Le coup était sous la ceinture, n'est-ce pas ?
VoilĂ tes papiers.
Willi, emmène Lipinsky hors du camp.
Il n'y aura pas d'alarme.
Holder, franchement, le coup était réglo ?
Kominek vous a battu dans les règles.
Il était meilleur.
Mais ce n'est pas important.
Vous permettez que je téléphonne ?
A Berlin ?
Comme vous dites.
Ne vous fatiguez pas, Holder.
On va s'arranger.
Mes salutations Ă Gabika !
Vous ?
Bonjour.
Bonjour.
J'aime les roses rouges.
Elles poussent sauvages chez nous.
Venez !
Papa !
Papa, il vient de lĂ -bas.
Ça fait un an que nous attendons en vain.
Tout est prĂŞt.
Halina vous accompagne.
La paix éternelle...
Ne vous inquiétez pas, nous avons une bonne cachette.
Vite !
Allons-y ! Ne perdons pas le temps !
Je suis venu juste pour vous dire que l'évasion se prépare,
soyez prĂŞts.
Et toi, tu viendras aussi ?
Je vais essayer.
FIN
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