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Original subtitles

Ce film se base sur un fait survenu pendant la guerre du Vi�t-Nam.

Daniel Lang le rapporta le premier dans le New Yorker en 1 969.

Nixon D�missionne

On va camper ici. Campement D�fensif Nocturne.

Eriksson, attends.

Pose des mines sur le flanc gauche.

Dis, �a sonnait pas creux?

Quoi?

Attends.

On est peut-�tre sur un de leurs tunnels.

L�-dessous, en ce moment

y pourrait y avoir des tunnels Vi�t-Cong.

- Merde! - C'est quoi?

Rep�rez d'o� �a vient.

- Je d�teste les mortiers. - Rep�rez-le!

Ils attaquent quelqu'un d'autre. Qui?

- Le 3e Peloton? - Alpha est bombard�.

- Ils savent qu'on est ici? - Alors, Meserve?

- Je vous le dis d�s que je peux. - Sergent Hawthorne!

Faites garder tous les c�t�s.

Mais � proximit�, ne les isolez pas.

Eriksson, prends le flanc droit.

Appelle Superman 0-2. Rep�rez le mortier.

Le bruit nous aidera.

Superman 0-2, Superman 0-2...

- Qu'est-ce qui se passe, bordel? - Cessez le feu!

J'ai vu un niacou�, un de ceux du village.

- Tu les reconnais? - Je l'ai vu!

Le mortier en fait baver � Alpha.

Bordel!

Ils nous ont localis�s!

Bon Dieu!

On est rep�r�s! Ils nous bombardent!

Superman 0-2.

On s'en va!

Le mortier tire sur nous. Flanc gauche! Avancez!

Jumeau 0-2, termin�.

Vite, vite!

Seigneur! Seigneur! Oh, mon Dieu!

- Hawthorne? - Par l�.

Eriksson est � droite, pas encore l�.

Cette guerre se fait vieille.

L'artillerie arrive!

Bordel!

Oh, merde! Bon Dieu!

Brownie, va rejoindre les autres. Reste en un seul morceau.

Je resterai en un seul morceau. Je suis blind�, moi!

Bordel, venez m'aider!

Oh, bordel! Que quelqu'un vienne m'aider!

Mon bras? O� est mon bras?

- C'est pour toi. - Cherchez mon bras.

- Faut s'en aller! - Calme-toi, soldat!

A l'aide! Venez m'aider! A l'aide!

Le voil�, ton bras. Ton bras.

Que quelqu'un vienne m'aider!

A l'aide! A l'aide!

Venez m'aider! Venez!

Sergent, venez m'aider!

Aidez-moi! Je suis coinc�! Je suis coinc�, aidez-moi.

- Dieu merci! - Tire!

Merde!

Je tire des balles tra�antes.

- Toi, vas-y au lance-roquettes. - Oui.

- Pr�t? - Oui.

Prends �a, enfoir�!

Prends �a! Enfoir�!

Oui, encul�!

Un putain de sale moment, hein, bleu?

- On est trop pr�s du renvoi pour �a. - Pas encore.

Trente jours! On est presque invisibles.

On sera lib�r�s de la jungle et de cette tenue.

Dans l'Oiseau de la Libert�, je me sentirai lib�r�.

Et peut-�tre qu'il s'�crasera.

Imagine. Survivre au Vi�t-Nam

- pour mourir dans un crash! - Aucun risque.

Survis au Vi�t-Nam, et t'es immortel.

Depuis quand tu es l�?

- Trois semaines. - Trois?

Tu me fends le c�ur.

J'ai r�fl�chi, Meserve.

On devrait arr�ter de sauter ces salopes.

Si on chope une maladie?

Dinky dau, vieux.

C'est la joie ici.

D'abord, on ne pige rien. Puis on s'en fout.

Enfin, on est concern�s, mais �a cloche, c'est tordu.

Le bleu y restera parce qu�il ne pige rien.

On risque gros parce qu'on s'en fout.

- Je me sens concern�. - Oui, bien s�r.

Mais �a cloche, c'est tordu.

Clark...

toi, Hatcher et Eriksson...

d�ployez-vous.

Restez sur le qui-vive.

Disparaissez pas. On y va, Brownie.

Du chocolat Hershey! C'est bon, mords un bon coup.

Regarde ce pauvre type.

Sui? Une mangue.

Ils ne veulent pas de ton chocolat. Donne-le-moi.

Cam on ong beaucoup.

Mange pas ce qu'ils te filent. Retourne � ta place.

Tu veux une mort affreuse?

- Non. - Tu allais la manger?

Ils sont paum�s. C'est des Vi�t-Cong ou pas?

- Des schizos. - Ca d�pend de leur trouille.

S'ils te font manger une lame de rasoir ou du verre...

- de quoi tu meurs? - De connerie.

Exactement, Brown. Affirmatif.

Tout � fait.

On a eu le plaisir de faire 1 8 000 km

pour les aider � am�liorer leur vie.

Des vieux et des enfants. Je n�aime pas �a.

Un village de retrait�s, comme en Floride.

Je n�allais pas la manger. Je ne voulais pas �tre impoli.

- Impoli? - Oui.

Je t'assomme si tu dis des b�tises pareilles!

Si tu deviens impoli, dis: ''Je suis navr�.''

Si tu tords le cou � leurs poules,

si tu fauches du riz ou crames leurs huttes,

dis: ''Je suis navr�.''

Dis-le voir: ''Je suis navr�.''

Je suis navr�.

Quelque chose pour nous.

On lui a demand� quel chemin est s�r.

Il change sans arr�t d'avis.

T'es un Vi�t-Cong? Vi�t-Cong?

Enfoir�! Vi�t-Cong?

- Esp�ce d'enfoir�! - Non!

- Vi�t-Cong? - Pas Vi�t-Cong!

Oui! Comme �a! Impeccable, vieux.

C'est comme �a que tu t'�clates, toi?

C'est un sacr� outil!

Moi, je ne trouve pas.

On dirait un arbre qui s'est enchev�tr�.

Et voil� que cet idiot l'attache � sa vache.

Tu sais comment �a marche?

Tu ne dois pas porter de l'eau � tes potes,

au lieu de tra�ner avec ce connard?

- Si. - Alors, vas-y.

D'accord. Non, non! Voil�. Merde.

On doit rester ensemble.

Tu n'as pas envie de labourer chez toi?

- Tu es mari�, pas vrai? - Oui.

Oui, c'est �a, enfoir�!

Merde, de quoi je parlais, vieux?

Il est costaud, ce joint.

T'as des enfants? C'est de �a que je parlais.

- Une petite fille. - Une fille?

Ben, justement.

Qu'est-ce que tu fichais quand le sergent t'a sauv�?

Le sol s'est effondr�.

Me voil� coinc�. Enfonc� jusqu'� mi-corps dans un tunnel.

Le mortier tire tout autour. Boum, boum!

- L'enfer. - Tu as piss� dans ton froc?

- Allez, raconte. - Je raconte.

Des n�fles. T'avais le cul coinc� dans un terrier?

Et apr�s?

- Arr�te. - Raconte.

Fais comme si j'�tais ton cur�.

- Je suis luth�rien. - Tu as piss�?

Sans le sergent, ce serait arriv� � coup s�r.

Sans le sergent, t'es un sac � merde.

Et tu ne jacterais pas avec moi.

Tu serais dans un sac, et ta famille pleurerait � jamais.

Hein, sergent?

Hatch!

- Hatcher! - Quoi?

Vous avez 30 jours pour tout apprendre de nous.

Hatcher!

- Ecoute. - J'�coute.

On va �tre lib�r�s et on va partir...

A 1 3 h!

Derri�re toi!

Mon Dieu, je l'ai eu!

Sergent!

Assez, cessez le feu! Cessez le feu!

- Je savais que ce n��tait pas s�r. - Ces salauds nous ont pi�g�s!

Sergent, je suis mal barr�. Je suis mal barr�.

- C'est rien, Brownie. - C'est s�r?

Moi, je sens quelque chose. Ca fait mal, sergent.

C'est rien, vieux.

Le sergent dit que �a va aller.

Oui. Ne t�en fais pas, Brownie.

Putain de merdier! Putain de merde!

Vite! Vite!

Grouillez-vous!

Sergent!

Regarde-moi dans les yeux! Je vais t'hypnotiser!

Tu vas bien.

Je le sais, mec. Je le sais.

Je suis blind�, moi. Je suis un putain de blind�.

Je suis un putain de blind�.

Sergent! Retournez en arri�re de deux kilom�tres.

On vous emm�nera � Ap Thanh.

Puis allez � Wolf, la compagnie s'y rassemble.

- C'est clair? - Prot�gez vos arri�res.

Ce village donne asile aux Vi�t-Cong.

Ils vont morfler avant qu'on parte.

- Vous en faites pas. - Cramez ce patelin.

BASE WOLF

Il est l�. Mon pieu, mon pieu!

Votre programme?

Je vais me bourrer et sauter quelques putes.

- Je suis trop crev�. - Arr�te, on est de sortie, non?

File-moi une bi�re.

- Fallait en acheter plus. - File-lui une bi�re.

- C'est les miennes. - 1 000 pi!

- Fallait y penser avant. - 1 0 000 pi.

Pour une bi�re?

Je te donne des biscuits.

- J'esp�rais te revoir. - Laisse tomber.

On a �t� envoy�s en zone de combat.

Notre lieutenant avait la t�te dans le cul.

Il nous a largu�s dans la jungle comme des cons en d�lire.

- Comment �a s'est pass� pour vous? - Personne ne le sait.

- J'ai failli y rester. - Ca fait quel effet?

J'�tais comme fou.

- Tu te douches? - Apr�s.

Je veux me doucher. Allons-y.

H�, sergent! C'est le sergent.

Ce connard de Clark m'a achet� une bi�re

1 0 000 pi. Faut pas �tre con pour �a?

On est de sortie ou pas?

- De sortie. - G�nial.

On est de reconnaissance demain matin.

On est libres jusqu'� 2 1 h.

O� on va?

Je vais recevoir les instructions. Vous le saurez � 2 1 h.

On s'en va � 6 h.

- On est libres jusque-l�? - Oui.

Sergent, on va se doucher. Qu'est-ce que vous faites?

Je vais baiser.

Du nouveau de Brownie?

Il est mort.

C'est un bled pourri. Je d�teste ce putain de bled.

- Faudrait le faire sauter et... - G�nial.

Brownie avait le don de me faire marrer.

Et putain, j'aime me marrer.

Tu sais...

je n�ai jamais connu un n�gro aussi dr�le que Brownie.

C'est vache d'aller en mission � la fin du service

au lieu de partir!

Dans ce cas, ce serait comme �tre lib�r�.

- Et alors? - Qui irait en mission?

Moi, je n�en ai pas envie.

S'ils avan�aient le retour,

plus personne serait envoy� l�-bas.

Et alors?

Sauf que ces niacou�s sont des salopards!

C'est des ordures!

Tous les enfoir�s du village.

Hommes, femmes, enfants, ils savaient!

Ils savaient pour les tireurs qui ont but� Brownie.

C'est des minables.

Des cafards. Le seul moyen avec eux, c'est de les supprimer.

Les permissions sont annul�es.

Pardon?

- Le village est interdit. - Quoi?

- Longtemps? - Jusqu'� nouvel ordre.

Il parle s�rieusement.

On les emmerde.

Attention, sergent!

- Bordel! - Du calme.

J'�tais calme!

- Vachement calme! - Et maintenant?

Vous savez pourquoi?

Les Vi�t-Cong sont l�. Les Rouges sont au bordel!

- Non? - Tu ne savais pas?

Les Rouges baisent eux aussi. Ils font tout pour nous tuer.

Qu'est-ce qu'on fait? Qu'est-ce qu'on fait?

Bon Dieu!

Les Vi�t-Cong baisent.

Et nous...

Ce n�est pas juste!

Je suis en train de parler?

Je ne sais pas si je parle ou pas.

Diaz, comment va?

Qui d'entre vous a un Playboy � me pr�ter?

- Sur moi? - Oui.

- Je dois en trouver un. - Un cadeau.

Voil� Diaz, il remplace Brown.

On part demain � 5 h.

Prenez chacun deux grenades offensives.

Et des lacrymog�nes. Assieds-toi.

Pas de blousons, vous cr�veriez de chaud.

Autrement, mettez ce qui porte chance

et ce qui vous a maintenu en vie.

Destination: colline 209, vall�e Tra Khuc.

C'est l�.

Il y a des cavernes, et des Vi�t-Cong.

On cherche tunnels, bunkers, sentiers, etc.

Bon, on ne doit pas faire feu sauf pour se d�fendre.

Mais si vous en voyez un, vous le descendez.

On part plus t�t pour faire un d�tour de 2 000 m�tres vers le sud,

ce qui nous m�nera au village de Nghia Hanh.

Parce qu'on doit r�quisitionner une fille.

Un petit plaisir portable.

Pour vaincre l'ennui et garder le moral.

Je veux des hommes enchant�s, prenez vos grigris.

Comme celui-l�?

Ca porte chance?

A le voir.

C'est ce qu'il a dit?

Il ne le ferait pas, hein?

Emmener une fille?

Tu es fou? Il a bient�t fini!

Il s'en va dans moins de 30 jours.

Alors, pourquoi il l'a dit?

Je ne sais pas. Les autres en pensent quoi?

Ils blaguaient.

Clark a dit:

''C'est le rab pour les rations?''

Oui. Trimballer une nana dans son havresac.

C'est compl�tement dingue.

Ca n'arrivera jamais, soldat.

Elle, sergent. C'est la plus jolie.

Prends la jolie.

- Viens ici, salope! - Mon Dieu!

Que se passe-t-il?

Vous avez d�j� fait �a?

Incroyable.

Je ne pensais pas que c'�tait vrai. Et toi?

Je ne sais pas.

Je veux qu'on parte avant l'aube.

Quoi, qu'est-ce que tu veux?

Tu veux qu'elle emm�ne �a?

Ben, d'accord. Pas de probl�me.

Elle peut l'emmener! Tais-toi, salope!

Allons-nous-en, sergent.

Va te reposer, t'es hors de toi.

Je suis d�sol�. Je suis d�sol�.

On va la conqu�rir c�ur et �me. Si elle en a une.

Sergent.

Encore quelques kilom�tres.

- Je ne pensais pas que c'�tait vrai. - C'�tait s�rieux.

C'est ce que je dis. C'est un enl�vement, pas vrai?

Passe en t�te.

- Va remplacer Hatch. - Pourquoi?

Tu passes en t�te.

- File! - D'accord.

Hatch, ralentis. Je dois te remplacer.

Comme Gengis Khan, vieux.

C'est ce que je me disais.

Tu connais Gengis Khan?

- De quoi tu parles? - Meserve est incroyable.

Ce qu'on fait...

c'est fantastique.

Pourquoi on y a jamais pens�?

- C'est dingue. - Les arm�es font toutes �a.

- On n'est pas Gengis Khan. - Le dingue, c'est toi.

On est au 20e si�cle!

Et dire qu'on est l� pour les aider!

Je vais la baiser, cette salope.

Qu'est-ce que tu as? Viens ici.

Approche-toi une seconde, viens. Ca va? Ca va?

On en a bav�, hein?

Un chewing-gum?

Je ne vais pas te faire mal.

Je dois me la faire moi aussi?

Diaz...

Non.

H�, venez.

Allez, venez.

Que quelqu'un vienne, vite.

- Venez. - Va voir, Clark.

- Paysan ou Vi�t-Cong? - O�?

- Dans l'�tang. - Alors, Clark?

- C'est un rocher. - Il bouge.

Les buissons, pas le rocher.

- Qu'est-ce que tu fais? - Le sergent a dit de tirer.

C'�tait un buffle, sergent.

Connard, pauvre connard.

De l'aspirine. G�nial, super.

Sergent.

On est sur le chemin?

Faut suivre la ligne rouge.

On y sera dans deux heures et demie.

Parlons une minute de ce qu'on fait.

Que fait-on? Qu'est-ce qu'on fait, sergent?

On a une suspecte Vi�t-Cong. C'est ce que tu veux dire?

C'est une pute de Vi�t-Cong, on va s'amuser avec elle.

C'est une paysanne.

Tu es un bleu, pas vrai? Alors, remets-toi.

- J'assume tout. - Un probl�me, sergent?

Il ne croit pas que c'est une pute Vi�t-Cong.

En ville, elles vendraient leurs enfants.

Eux, ils dormaient dans leurs huttes.

Il voit les choses � l'envers.

Tu ne comprends rien � la situation.

- Comment �a? - C'est une Vi�t-Cong.

- Non. - Ecoute bien, Eriksson.

Ce n�est pas un Vi�t-Cong. Pas Clark.

Hatcher n�est pas un Vi�t-Cong.

Diaz ne l�est pas.

Moi non plus, je ne suis pas un encul� de Vi�t-Cong.

Et �a?

Ca, c'est une Vi�t-Cong.

Et toi?

Toi, je ne sais pas trop.

Tu ne vas pas t'en tirer comme �a, mec.

Si tu ne portes rien, prends mon sac.

- Pourquoi? - Porte-le.

Sergent!

H�! Je suis un caporal, Hatcher.

C'est un ordre.

Porte mon sac.

Non, mais quel connard!

La voie est libre.

Le torrent est � 30 m�tres. L'eau abonde.

Fais-la entrer.

Reprends ton sac, Hatcher. Mets le mien l�-bas.

Ce sera notre poste de commandement.

Eriksson et Diaz, rangez la bouffe et les munitions.

Clark, toi et Hatcher, venez avec moi.

Je ne suis pas un violeur.

Tu dois me soutenir.

- Je le ferai. - Jure-le.

Oui. Je te le promets.

Soutiens-moi aussi.

Compte sur moi.

Je ne vais pas te faire de mal.

Tu es bless�e.

Je vais te soigner, d'accord? Non, non, donne.

Je nettoie ta blessure.

Je ne vais pas te faire de mal.

Chut! Viens.

Ne bouge pas.

Tu vois?

Ca va aller.

Je suis ton ami. Je suis ton ami.

Je peux m'asseoir?

Allez-y.

Ration de guerre? C'est quoi?

- Saucisse et fayots. - Pas de surprise � l'arm�e.

Ca, les Vi�t-Cong s'en chargent.

Comment va?

Ca va.

Excuse-moi pour tout � l'heure.

Mais ici, avec des Vi�t-Cong planqu�s dans les arbres

pour nous buter!

Plus six heures dans la cambrousse.

Les niacou�s devraient se battre

pour en sortir, pas pour garder ce merdier.

Six heures avec les serpents et les araign�es.

Faut compter les uns sur les autres. Pas vrai?

Viens.

Je ne veux pas d'emmerdes avec toi.

Je compte particuli�rement sur toi.

Je ne comprends pas ce qui se passe.

On va...

interroger la prisonni�re.

Ce n�est pas juste.

On n'est pas sens�s faire �a.

Fais pas chier. Et tu prendras ton tour.

Je ne suis pas un violeur.

C'est � moi que tu dis non?

T'as pas assez de cran pour �a.

Enfoir�! Enfoir�!

Tu veux me tenir t�te?

Je ne ferai jamais �a. Non!

Tu n'aimes pas les filles? T'as rien entre les jambes?

- Sergent? - Il ne veut pas la sauter.

- Mauviette. - C'est �a?

C'est �a, le probl�me?

- Non. - Alors?

- Peut-�tre qu'il est p�d�? - Oui?

- C'est �a? - Non!

Alors, c'est quoi? Les autres sont d'accord.

Pourquoi tu regardes Diaz?

Il marche, lui. T'as un probl�me?

- Non. - Bon.

Arr�te de regarder Diaz!

Minute. Peut-�tre qu'il est vraiment p�d�.

Il est peut-�tre homosexuel.

On a deux nanas. Eriksson est une lope?

- Je ne sais pas. - Je crois.

Une mauviette. Je lui arracherai le c�ur.

Comment compter sur toi? Tu soutiens les Vi�t-Cong.

Tu pourrais te faire buter.

Quelqu'un tr�buche... il ne t�a pas tu� expr�s.

Un putain d'accident. En attendant, tu finis dans un sac.

Ton papa et ta maman en larmes.

- Il est mort. - Quoi?

- Mon p�re est mort. - On s'en fout de tes histoires.

Tu vas prendre ton tour comme tout le monde.

Quand j'aurai fini avec elle, je pourrai m'occuper de toi.

Quand je l'aurai saut�e, je te sauterai toi!

En position d'attaque contre moi?

Oui, tu as une arme.

Clark aussi, il a un couteau.

On est tous arm�s, on peut se descendre

n'importe quand.

Ca devrait toujours �tre comme �a.

L'arm�e dit que c'est une arme.

Mais �a ne l�est pas.

Ca, c'est une arme.

C'est un fusil.

C'est avec �a qu'on se bat.

Avec �a, on s'amuse.

Tu vas regarder?

Tu es de garde, Eriksson.

Tu es de garde.

- C'est � qui apr�s? - Pas � toi!

Si on avait des bi�res!

J'aimerais bien une bi�re glac�e.

C'est mieux que rien.

Dommage qu'on n'ait pas de bi�re. Ca ne vous dirait pas?

On joue � pile ou face?

- C'est � Diaz. - Et moi, sergent?

- Apr�s Clark. - Je suis le dernier?

Grouille-toi, Diaz!

Si seulement on avait des bi�res!

- Boucle-la. - Je demande qu'une bi�re.

B�illonnons-la ou les Vi�t-Cong vont se pointer.

D�s qu'Hatcher s'agite un peu, il fait...

comme une souris.

Clark lui a mis le couteau � la gorge.

Et alors?

Qu'est-ce que tu veux dire?

C'est quand la derni�re fois

que vous avez bais� une vraie femme?

Elle, c'est une vraie.

Pour moi, c'est une vraie.

Mon fr�re avait une bagnole.

Une Chevrolet Bel Air de 57.

Avec l'avant effil�.

Elle avait dix couches de peinture rouge cerise.

Une bagnole d'enfer.

Un moteur 2 500. Et ces vitesses!

Elle volait dans les rues!

Diaz te remplace � minuit.

Tu dois aimer l'arm�e, pas vrai?

Moi, je la hais.

Ca, ce n�est pas l'arm�e.

Ce n�est pas l'arm�e, sergent.

Bien que je traverse la vall�e du mal...

je ne craindrai pas la mort.

Parce que je suis le plus grand salopard de la vall�e.

C'est une bande de ces rabougris.

Et voil�!

Alors? Vous voulez les faire valser?

Il se passe quelque chose l�.

Peut-�tre qu'ils p�chent.

Allez tous les deux � la cabane.

Ramenez des munitions et des grenades fumig�nes.

Diaz, appelle, demande du renfort.

Didi mau, messieurs.

Big Brother 0-2, ici Jumeau 0-2.

Bordel de merde!

Je ne m�ritais pas �a! J'en ai marre de garder cette pute.

Qu'est-ce qu'il y a?

- On prend des munitions. - Ca va chauffer.

- O� est Meserve? - Sur la cr�te.

Et moi?

Je garde la pute pendant que vous les butez?

Qu'a-t-il dit pour moi?

Il a rien dit.

D'accord. Alors, c'est moi qui le dis.

Je dis: j'y vais, mec.

Eriksson, tu restes ici.

- Je dois y aller. - Je veux en buter moi aussi.

Je ne veux pas rater �a. Pr�t?

- Ca ne plaira pas � Meserve. - Je suis un caporal, soldat.

Reste. File-moi le lance-roquettes.

- Didi, Hatch. - On va tuer du niacou�.

Putain, oui.

C'est fini.

C'est fini. Je ne te ferai rien.

Je ne vais pas te faire mal.

Je veux juste te d�tacher.

Juste une minute.

D'accord.

Mon Dieu!

Je suis d�sol�.

Mes amis...

sont des pourris.

Tu es malade, hein?

Tu es malade?

Tout va bien.

Mince, tu es br�lante de fi�vre.

Tu es br�lante.

Tu as faim? Faim, manger?

Manger, d'accord? G�nial. Je te prends quelque chose.

D'accord? D'accord.

G�nial. C'est bon, c'est bon.

Oui, c'est bon.

Doucement, bois lentement.

Je ne comprends pas.

Je ne comprends pas ce que tu dis.

Je ne comprends pas ce que tu dis.

- Alors? - Qu'est-ce que tu fais l�?

- Ca va chauffer? - Et Eriksson?

- A la cabane. - Tu l'as laiss� avec la pute?

Ca ne va pas?

Va le chercher, et ram�ne imm�diatement tout ce qu'on a ici.

Je dois tout faire?

Je t'emm�ne loin d'ici. D'accord?

Toi, toi.

Toi, moi, on s'en va. On va didi. D'accord?

On va � la maison.

A la maison.

On rentre au village. Au village.

Dieu merci.

Oui, d'accord. On va � la maison.

Attends.

Je ne peux pas partir. Toi, vas-y! Va!

Je ne peux pas! Je serais un d�serteur.

Va-t'en! Va-t'en!

Je suis d�sol�! Moi, je ne peux pas!

Tu ne comprends pas!

Oh, zut! D'accord.

Qu'est-ce que tu fais?

Rien.

Rien.

Meserve veut qu'on vienne tous.

Ferme ta gueule!

Elle va nous trahir � force de tousser.

Faut la buter. Elle va nous griller.

- Eriksson, descends cette salope. - Quoi?

Tu as entendu, bute-la.

Un autre bateau.

Appelle Reilly pour du renfort: je veux tout le merdier.

A vos ordres.

Big Brother 0-2, ici Jumeau 0-2, termin�.

Bute-la!

Je ne vois pas de quoi vous parlez.

- Tue la salope. - Vous �tes fou!

Et Brownie vous engueulerait.

Il ne supporterait pas ces conneries!

Brownie est plus sur ma fr�quence.

Il est mort. Toi, t'es sur ma fr�quence!

Sinon, tu cr�veras comme les niacou�s!

Laissez-la partir! Elle fera rien, qu'elle parte!

- Hatcher, bute-la. - Quoi?

- Je vais le faire. - Non, Hatcher.

- Pourquoi? - Connard! Fais ce que je dis.

Je ne veux pas.

Des h�licos, sergent!

Bon Dieu de merde!

Ils vont la voir.

Faut l'�liminer.

Les h�licos vont encercler la zone.

Diaz!

- Fais-le! - Je m'en charge.

- Diaz va le faire. Allez! - Diaz, non.

- Mauviette! Sois un homme! - Le fais pas.

- Sois un homme! Fais-le! - Le fais pas!

- Fais-le! - Te laisse pas faire.

- Non! - Fais-le!

Fais-le! Esp�ce de merde, fais-le!

- Diaz! Diaz! - Fais-le!

- Fais-le! - Non!

Plus la peine de s'en faire si elle tousse!

Eriksson, reste ici!

Les autres, venez! Couvre-nous!

On est dans la merde.

Pas de prisonniers, comptez les morts!

C'est quoi, �a? Regardez, sergent!

Une canonni�re!

Elle a eu son compte.

Tout le monde sur le flanc droit!

Echange avec moi, Hatch. Allez!

Prenez �a, enfoir�s! Prenez �a!

Mon Dieu!

- Elle s'�chappe! - Non!

Elle s'�chappe!

Elle s'�chappe!

La salope! J'ai frapp� plus de deux fois!

Descendez-la!

- Non! - Descendez-la!

Tirez!

Tirez!

Tirez!

Faisons des signaux!

Rowan! Rowan!

Ils l'ont fait. On n'y croyait pas

mais si, ils l'ont tu�e.

- La fille? - Ca ne devrait pas arriver.

On arrive au village. On entre comme �a...

et ils prennent la fille.

Ils la baisent, et ils la tuent.

Seigneur.

Ca ne devrait pas arriver, �a.

Hatcher se met � parler...

Hatcher se met � parler de Gengis Khan.

- Meserve parle de me tuer. - Clark?

- Il est fou. - Il est l�.

Eriksson, qu'est-ce que tu lui racontes?

J'ai le droit de parler avec lui.

On ne doit pas raconter ce qui arrive au combat.

Tu le sais, tout le monde le sait.

O� est Meserve? Il est revenu?

Qu'est-ce qui s'est pass�? Tu as disparu.

On m'a ramen� en h�lico.

- On doit se rassembler... - Me tire pas!

Ne me tire pas.

Dans une heure, dit Reilly.

- J'y serai. - T'as int�r�t, bleu.

Ils sont durs, les Vi�t-Cong.

On nous a dit de rester en alerte.

J'ai dit que je l'�tais toujours.

- Tu l'as vu? - C'�tait pas net du tout.

Si je repars avec eux, je reviens dans un sac.

Faut que tu parles � quelqu'un.

A qui?

- A Reilly. - Hill est le capitaine.

Dis-le d'abord � Reilly.

D'accord.

Quand je suis n�, ma m�re a ronchonn�.

J'ai fus�, et j'ai regard� autour de moi.

Je dis: ''Merde, c'est Two Creeks, au Texas.''

Il y a environ huit ans, j'�tais encore l�-bas.

Ma femme va accoucher de notre 1 er enfant.

Je l'emm�ne � l'h�pital, c'est tout naturel.

Et on n'a pas accept� de la prendre � cause de sa race.

A savoir, comme tu peux le deviner, n�gre.

Seulement, le b�b� veut plus attendre.

Et mon fils est n� par terre

dans la salle d'accueil de l'h�pital.

Eriksson, j'ai compl�tement perdu la boule.

J'ai commenc� � renverser des chaises,

puis des lampes.

Je me suis vite retrouv� en prison.

Pourtant, est-ce que je n��tais pas dans mon bon droit?

Qu'est-ce que je faisais en prison?

Ce que je faisais, �coute-moi bien...

c'�tait de d�cider de buter ces salauds de l'h�pital.

Voil� ce que je faisais.

Mais tu sais...

ils ont d� lire mes pens�es

et ils m'ont gard� en prison jusqu'� ce que je change d'avis.

En sortant, je voulais seulement voir

mon b�b� et ma femme.

Et j'ai commenc� � me dire...

que c'�tait arriv� parce que c'est comme �a.

A quoi bon se rebiffer contre le syst�me?

Voil� ce que je vais faire.

Je vais dissoudre votre �quipe et vous s�parer tous.

- Je pense que... - Ne pense pas! Ecoute.

Tu ferais mieux de te calmer et d'oublier tout �a.

Faut pas s'attendre � autre chose au combat.

C'est clair?

Oui, mon lieutenant.

J'�changerais bien du poulet d�soss� contre du g�teau.

- On tuerait pour garder le g�teau. - Tout le monde dit �a.

On a tu� pour de vrai pour garder le g�teau.

A ma place, qu'est-ce que tu aurais fait?

Comment �a?

Ben, � ma place, qu'est-ce que tu aurais fait?

Je ne sais pas.

Il y a eu un moment o�...

J'ai eu une occasion.

J'aurais pu l'emmener. On aurait pu partir ensemble.

Et Clark... Et puis quoi? Je devais buter un caporal?

- Non, vieux. - Ou descendre quatre Am�ricains?

- Non. - Alors, quoi?

Je ne trouve pas mon �quipe.

Qu'est-ce que tu fais ici?

- Je ne trouve pas Wilkins. - Et le g�teau?

- J'ai que du poulet. - Ton g�teau?

On me l'a piqu�. Je peux rester avec vous?

Oui, derri�re.

J'aurais d� aller voir le capitaine. Il aurait arrang� �a.

En reconnaissance dans les cavernes, faudra...

D�gage, soldat.

- Tu l'as dit � Reilly? - C'est un con.

Je dois aller voir Hill, il tirera �a au clair.

Double pas ton sup�rieur direct.

Si je fais rien, c'est comme si elle avait disparu.

Faut respecter la hi�rarchie.

Je ne violerais pas une r�gle sacr�e pour un crime!

De quoi vous parlez?

T'inqui�te.

Je m'en vais, je me sens en faute.

A tout � l'heure.

On ne se reverra pas si ne t�arr�tes pas de sautiller comme �a.

Faut te calmer, hein? Vas-y doucement.

Dur, dur. Bonsoir!

- Pitoyable. - Il a plaqu� sa mati�re grise.

Cessez le feu! Cessez le feu!

Qu'est-ce que c'est?

Un pi�ge. Quelqu'un a march� o� il ne faut pas.

Allez, en marche.

- Qui a morfl�? - Le bleu.

En l'envoyant ici, on le condamnait � mort.

Autant le tuer au pays.

Bon, en route.

Faites partir tout le monde, allez.

Mon Dieu!

Pitoyable, le bleu.

Attends un peu.

Cette foutue guerre nous monte � la t�te.

On comprend tout � l'envers.

Oui, c'est tous les jours la merde.

On risque de sauter n'importe quand,

alors, on fait comme si tout �tait permis.

Peu importe ce qu'on fait.

Mais �a devrait �tre le contraire, exactement l'inverse.

Comme on peut mourir dans une seconde,

on devrait faire attention � ce qu'on fait.

Parce que c'est plus important.

C'est peut-�tre la chose la plus importante.

- Soldat Eriksson au rapport. - Repos.

Capitaine, il y a eu...

Je sais pourquoi tu es l�.

Le lieutenant Reilly m'a inform� apr�s votre entrevue. Je m'occupe de tout.

Je l'ignorais.

L'incident est clos pour toi, non?

Je surveille de tr�s pr�s la situation.

Oui, mon capitaine.

Dois-je parler � quelqu'un?

L'enqu�te est d�j� en cours?

Tu mesures la gravit� de la situation, j'esp�re.

Oui. C'est pour �a que j'ai fait mon rapport.

Ca peut cr�er un incident international, tu le sais?

Oui, mon capitaine.

Ces hommes ont d�conn�,

mais si tu les d�nonces officiellement,

est-ce que �a aidera cette fille?

Si vous aviez �t� l�, mon capitaine.

En entendant ses cris...

Arr�te tes conneries sur ses cris! J'en ai entendu un tas!

Presque tous venaient d'Am�ricains bless�s.

Je vais te faire muter ailleurs. Content?

Plus de jungle pour toi, choisis o� tu veux aller.

J'ai lu ton dossier.

Tu es volontaire pour faire le rat de tunnel. C'est �a que tu veux?

Je veux changer de compagnie.

Alors, c'est r�gl�. Tu es rat de tunnel.

Ca ne m�emp�chera pas de parler!

Personne ne veut t'emp�cher de faire quoi que ce soit.

Mais j'ai le devoir de te dire comment �a finira.

Sache que les tribunaux militaires sont indulgents.

Les commissions de r�vision le sont encore plus.

M�me si on les condamne, ils n'iront pas en prison.

Bien, mon capitaine.

Ils sortiront de taule en un rien de temps.

Et � leur place, je l'aurais mauvaise.

Je voudrais te le faire payer cher!

Un homme comme toi, avec une femme et une petite fille,

devrait peser attentivement le pour et le contre.

Pardon, o� voulez-vous en venir?

Nulle part, Eriksson.

J'�claire seulement le terrain sur lequel nous sommes.

Tu permets? Sinon, je t'emmerde!

- Tu me suis? - Oui, mon capitaine.

Larve! Pour qui tu te prends?

Tu cites Meserve pour une m�daille!

Il t'a sorti d'un tunnel Vi�t-Cong!

Il s'est mal comport�.

Mais c'est un gamin. Il a 20 ans, bon Dieu!

Tu veux g�cher sa vie? Il a sauv� la tienne!

Non, mec, non!

Ecoute-moi bien.

Ne crie pas trop de joie avec ces d�s.

- J'arrive dans une seconde. - D'accord.

Clarkie!

Quoi?

- Les Vi�t-Cong! - Qu'est-ce qui se passe?

Qu'est-ce que c'�tait?

Qui �tait de garde?

Il y a encore quelqu'un l�-dedans?

Eteignez le feu!

Esp�ce de connard d�sax�!

Je te l'ai dit, ce qui arrive...

Tout le monde s'en fout, Meserve.

Je l'ai racont� � tout le monde. Ne t�en fais pas.

Pas besoin de me tuer.

Je leur ai dit, et ils s'en fichent!

T'es dinky dau, mec.

Beaucoup dinky dau!

Comment va, fiston?

M'sieu.

Pardon, m'sieu.

Bourr�, m'sieu.

Je peux m'asseoir?

Compl�tement bourr�, m'sieu.

Tu as une perme?

Je suis mut�. Plus de cambrousse.

Ce bout de chou, c'est ta fille?

Tu ne vas pas faire de b�tise avec ce revolver?

C'est pour me d�fendre.

Je dois me d�fendre.

Des ennuis chez toi?

Pardon?

Peut-�tre que �a va mal chez toi, ta femme, ou une maladie.

La r�ponse n'est pas dans la canette.

Vous en �tes s�r?

Je suis aum�nier. Parle-moi, c'est mon travail.

Vous �tes aum�nier?

Tu es religieux? Je suis m�thodiste.

Moi, luth�rien.

On peut quand m�me discuter.

J'�tais en patrouille de reconnaissance.

Et on a enlev� une fille...

dans un village.

Les quatre autres...

l'ont viol�e.

Et ils l'ont tu�e.

Et je n'ai pas su, M. l'aum�nier...

les en emp�cher.

O� la fille a-t-elle �t� enlev�e?

- Nghia Hanh Ville. - Son �ge?

Elle avait...

- 1 8 ou 20 ans. - Comment le savez-vous?

Sa m�re �tait l�.

Elle �tait jeune. Ou elle en avait l'air.

Et pourquoi pas 1 4 ou 1 2 ans? Ou m�me 28?

Parce que... je ne sais pas...

Elle avait l'air d'avoir cet �ge.

- Une Vi�t-Cong? - Non. Je ne...

Comment le savez-vous?

- Elle a r�sist�? - Sa m�re...

Elle a peut-�tre r�sist� parce qu'elle �tait Vi�t-Cong.

Ecoutez.

Le sergent voulait qu'on se trouve une fille.

Et on l'a fait.

- C'est ce qu'il a dit. - La patrouille a avanc� jusqu'o�?

On est all�s � la colline 209.

A cinq heures de marche.

Vous �tiez � pied? Pas d'h�licopt�res?

Non. Pas d'h�licopt�res. On a march�.

Et apr�s, que lui est-il arriv�?

Ils l'ont tu�e. Ils...

Ils l'ont poignard�e.

Le chapelain m'a dit qu'ils l'avaient abattue.

Oui, d'abord, Clark a dit qu'il l'avait poignard�e.

Et quand il l'a vue se tra�ner dehors. Il a cri� et ils ont tous tir�.

- Qui l'a abattue? - Tout le monde!

- Vous les avez vus? - Je les ai vus!

Si elle �tait morte, quand l'ont-ils viol�e?

Mon Dieu.

C'�tait avant.

Dans la cabane.

Tout �a, c'est un tissu de conneries. vous savez pourquoi?

- Ce n'est pas vrai. - Si.

Si vous disiez vrai, si vous aviez tout fait � pied...

et que tout cela �tait arriv�, vous n'auriez pas pu revenir.

Vous auriez �t� tu�.

J'ai �t� �vacu�.

Nous avons march� l�-bas.

- Mais j'ai �t� �vacu�. - Par h�licopt�re?

- Oui. - Et qu'est-il arriv�?

Apr�s qu'ils l'aient abattue? Qu'ont-ils fait du corps?

Elle est l�-bas.

Le corps est l�-bas.

Alors si quelqu'un y allait, il trouverait le corps?

Oui.

Tu n'as pas pu laisser courir.

Tu t'es obstin�.

Allez au diable.

Mon capitaine!

Vous ne pensez pas �tre coupable de viol et de meurtre?

Non, monsieur. Non.

Avez-vous l'impression

que le gouvernement am�ricain vous juge � tort?

Je n'ai rien contre le gouvernement.

Mais des soldats comme Tony Meserve et moi,

on devrait �tre au combat...

pas ici.

En nous mettant en taule, vous rendez service aux Vi�t-Cong.

Quand le sergent vous a appel�, �tes-vous entr� de plein gr�...

pour violer cette fille...

Tran Thi Oahn?

R�pondez, je vous prie.

Oui, monsieur.

Pourquoi Eriksson est-il rest� dehors, � votre avis?

Il venait juste d'arriver.

J'�tais depuis bien plus longtemps. Au moins trois semaines.

Vous dites

que vous avez particip� au viol pour ne pas �tre ridiculis�?

Quand on est en patrouille...

on ne se comporte pas aussi bien qu'on le voudrait.

Les autres ne vous aident pas du tout.

Il y a quatre hommes en patrouille, et un individu.

J'ai fait ce que j'ai fait, et j'ai des remords.

Mais j'ai aussi des remords d'en parler au proc�s.

Par loyaut� envers ceux avec qui j'�tais.

Est-ce que le personnel am�ricain a pour usage

de violer les prisonni�res et de les tuer?

- Objection! - Rejet�e.

Elle voulait communiquer notre position.

Elle toussait � cause des abus que vous lui avez fait subir.

Elle n'aurait m�me pas d� se trouver l�!

Vous l'avez enlev�e et viol�e!

Vous lui reprochez de tousser, et vous la tuez!

Ai-je bien r�sum�? - Objection!

Rejet�e.

Monsieur...

j'ai vu beaucoup de meurtres.

Et c'est notre devoir parce que c'est ''Tue, ou tu seras tu�''.

Des fois, on hait tellement l'ennemi...

Deux missions plus t�t,

pour l'Op�ration Turner,

on a vu une cabane br�l�e.

Des Vietnamiens sortaient des enfants d'un bunker.

Ils �taient asphyxi�s par la fum�e.

J'ai fait le bouche � bouche � un petit enfant.

Ca prouve qu'on ne pense pas qu'� combattre.

Est-il vrai qu'avant l'incident qui s'est produit sur la colline 209,

vous �tiez impliqu� dans une op�ration

o� vous �tiez cens� s�curiser les flancs?

Vous avez lamentablement �chou�

� prot�ger vos soldats

et � vous regrouper selon les instructions.

C'�tait du tir au mortier.

La secousse a ouvert la terre sous mes pieds.

J'�tais dans un tunnel, avec de la terre qui me bloquait de tous c�t�s.

Je ne pouvais pas bouger, monsieur.

Qui vous a aid�?

Le sergent Meserve.

Respectez-vous le sergent Meserve?

Non, monsieur.

Vous intimide-t-il?

Non, monsieur, � moins qu'il ait une arme.

Et pendant ce pr�tendu viol...

vous �tiez assis dans la jungle?

- J'�tais plac�... - Etiez-vous dans la jungle?

- Oui ou non? R�pondez! - Oui, monsieur.

Est-ce que les rapports sexuels vous d�go�tent toujours?

N'avez-vous pas utilis� cet incident pour �tre d�mobilis�?

Objection.

N'avez-vous pas invent� ces accusations

pour �viter le combat?

- Objection. - J'ai postul� pour les tunnels.

- C'est dangereux, monsieur. - Je sais �a.

Pour l'instant vous travaillez comme aide-infirmier

et t�moin. Rien de tr�s dangereux.

Pourquoi n'avez-vous pas lib�r� la fille quand vous le pouviez?

Si vous vouliez tant la sauver, pourquoi n'avez-vous pas tir�

sur les autres membres de votre patrouille, afin d'en finir.

- J'y ai pens�. - Mais vous ne l'avez pas fait.

Parce que vous ne pensiez qu'� vous m�me,

- n'est-ce pas? - Objection, monsieur.

J'aurais d� le tuer.

Oui, j'aurais d� tuer Clark.

Et Meserve.

En effet, j'aurais d� les tuer,

au lieu de faire ce que j'ai fait...

rien.

Ils l'ont tu�e, monsieur.

Putain, ils l'ont tu�e!

Pour viol et meurtre sans pr�m�ditation:

soldat Diaz, coupable

et condamn� � huit ans de travaux forc�s.

Pour viol: soldat Hatcher, coupable

et condamn� � 15 ans de travaux forc�s.

Pour viol et meurtre avec pr�m�ditation:

caporal Clark, coupable

et condamn� aux travaux forc�s � perp�tuit�.

Pour meurtre sans pr�m�ditation:

sergent Meserve, coupable

et condamn� � dix ans de travaux forc�s.

Les sentences commencent imm�diatement

� la prison de Fort Leavenworth, Kansas.

Vous pouvez sortir.

Si on les condamne, ils n'iront pas en prison.

Ils sortiront en un rien de temps.

Moi, je l'aurais mauvaise. Je voudrais te le faire payer!

Excusez-moi! Mademoiselle!

- Vous avez oubli� �a. - Merci. Au revoir.

Je vous rappelle quelqu'un?

Oui.

Vous avez fait un cauchemar, non?

Oui.

C'est fini, maintenant.

Ce film se base sur un fait r�el, mais les noms ont �t� chang�s.

Hatcher n'a pas �t� reconnu coupable de meurtre. A l'appel,

l'accusation de viol a �t� r�vis�e, et il a �t� acquitt�,

car ses aveux ont �t� d�bout�s au nom de la constitution.

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