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Original subtitles

(pépiements d'oiseaux)

- (Micheline): Ah!

(rires)

HĂ©, tu m'as fait peur!

- Marc me montre son film ce matin.

- Ah! Ha! HĂ©, t'es bien chanceux,

il m'a rien montré, moi, encore.

- Ah, veux-tu le regarder avec nous autres?

- Ah non, non! Non, non, c'est bon.

Merci!

Tu peux y aller.

- (Homme): Ca prend un certain temps

avant de réaliser que tu t'es fait enlever.

Au dĂ©but, tu penses que c'Ă©tait juste un rĂȘve,

ou que t'es juste fou!

Mais ce que j'ai vécu, c'est tellement clair puis précis que,

bien, je peux pas faire comme si ça existait pas.

Ca existe, puis j'en suis la preuve vivante.

Mon nom, c'est Georges Dahman,

et j'ai été enlevé par les extraterrestres.

â™Ș â™Ș â™Ș

- Pas pire, la typo, pareil, hein?

- Ah ouais. Vraiment.

- (Femme): Vous avez vu le film Contact, avec Jodie Foster?

Bien, c'est pas loin d'une vérité.

(bip de cellulaire)

J'ai l'impression

que les extraterrestres ont la capacité

de se déplacer dans différents mondes temporels.

Et lorsqu'on se fait enlever,

on est juste dans une autre dimension,

ou l'esprit prend plus de place que le physique.

(soupir)

- Prends une grande respiration.

(profonde expiration)

Ca va?

- Je sais pas, c'est bizarre.

Je vois plein de couleurs partout, lĂ .

Toi, je te vois bleue, mais elle, je la vois rouge.

(sonnerie d'un téléphone plus loin)

- C'est l'heure de ta résonance magnétique jeune homme.

Tu vas me suivre, d'accord?

OK. Je vais t'aider.

- Non! Non, ça va.

(une femme parle sur les haut-parleurs, indistinct)

- On va prendre rendez-vous dans un mois?

- Oui! - Super!

- Parfait. - Merci!

- AllĂŽ!

Euh, est-ce que je peux te parler 2 minutes?

- Bien oui. Ca va?

- Euh, ouais, mais je...

J'ai des crampes, lĂ .

Ca... ça vient, ça part, là.

Mes 2 fausses couches,

j'ai eu des crampes juste avant, fait que...

- OK.

- J'ai tellement peur de le perdre, lĂ !

A... Ă  chaque fois que j'ai une crampe, j'attends,

je retarde le moment de le dire Ă  mon chum,

mais... c'est con, lĂ , faut que je lui dise.

- On va te faire une échographie, OK?

- Hum.

- (Homme): Je me suis fait enlever Ă  6 ans.

Puis c'est juste Ă  60 ans

que j'ai réalisé que j'ai été enlevé par des extraterrestres.

Vous imaginez?

(sonnerie de téléphone)

Sans l'hypnose, jamais j'aurais pu le savoir.

J'ai vraiment revécu mon enlÚvement

dans les moindres détails.

Je me rappelle de tout, tout, tout.

(sonnerie)

MĂȘme Ă  quoi ressemblait leur vaisseau.

(sonnerie)

Puis la piÚce ou ils m'ont attaché pendant les examens,

puis surtout ce qu'ils m'ont fait.

Vous voulez le voir?

Je peux vous le montrer.

Je vous avertis, les cicatrices dans le dos,

c'est pas beau Ă  voir.

(sonnerie)

(sonnerie)

- Maman? Qu'est-ce tu fais?

Oui, allĂŽ?

Oui, ça va bien, merci!

Vous aussi?

Ah ouais, 5 ans déjà, hein?

Mon Dieu, ça passe vite!

Euh ouais... oui. Bien, oui, oui. Juste un instant.

Maman? C'est pour le portrait-robot de Gabriel.

On est dus. Veux-tu y aller?

- Oui. OK. Quand?

- Euh, oui! Quand?

Il aurait jeudi, 13h30.

- Parfait.

- Ouais, c'est bon, c'est parfait.

OK, merci! Salut!

Maman?

T'entendais pas le téléphone?

- Ca t'arrive jamais d'ĂȘtre distrait, toi?

- C'est ça qui est spécial avec mon enlÚvement.

Oui, l'expérience est douloureuse physiquement,

émotivement, mais...

l'intention est bonne, leur message est bon.

Puis je suis encore vivant.

- Il est pas fini, lĂ ,

c'est pour ça qu'il y a des blanks un peu partout.

- Bah, c'est...

c'est bien correct! Ha!

- Le dernier, lĂ , qu'on a vu,

lui, je trouve qu'il représente tellement bien

l'état d'esprit dans lequel ils sont aprÚs un enlÚvement!

Genre, ils se font traiter comme des cobayes,

ils se font faire toutes sortes de tests weird,

mais mĂȘme lĂ ,

ils ressortent avec comme un sentiment de reconnaissance.

- Ouais, c'est...

C'est intense! - Ouais!

Est-ce que ça t'aide un peu plus à comprendre?

- Oui, oui, mais...

il y a quand mĂȘme quelque chose qui me tracasse.

- Ah ouais? OK.

Vas-y!

- Bien, tu sais, dans ton film,

chaque personne a vécu un enlÚvement extraterrestre,

puis chaque enlĂšvement semble ĂȘtre lĂ  pour une raison prĂ©cise.

- Ouais.

- Tu sais, puis ils sont tous de retour pour témoigner,

parler de leurs expériences.

- Ouais.

Fait que...

Je veux dire, Gabriel, il est jamais revenu.

Tu sais, pourquoi il se serait fait enlever

par des extraterrestres, d'abord?

Tu sais, c'est pas ça, le but?

Qu'il revienne,

puis qu'il puisse parler de ce qu'il a vécu?

- Ouais, ouais. Ouais, ouais, ouais.

Bien... bien...

Techniquement,

c'est vrai qu'ils reviennent tous

dans un délai assez court, là.

Hum...

Des fois, ça peut aller jusqu'à, genre, 6 mois, là, tu sais.

C'est... Ouais, c'est ça.

- Donc, ça serait possible

que Gabriel revienne 15 ans plus tard?

- Hum, hum.

Bien oui.

- Hum.

(murmure des conversations)

(conversations indistincte)

â™Ș â™Ș â™Ș

(léger grésillement)

- Puis?

- Ecoute.

L'entends-tu?

(battement ténu)

- Ouais! Ouais. Ha!

Ouf! C'est bon d'entendre ça, là!

(soupir)

(petit rire)

- On va le refaire dans un mois,

mais pour l'instant, tout est beau pour moi, Anne-Marie.

Tu peux l'annoncer Ă  ton conjoint.

Je vais mĂȘme te donner une clĂ© USB de l'Ă©chographie,

puis une photo, si tu veux.

- Merci, Nathalie! Je t'en dois une.

En as-tu, toi?

- Des enfants?

- Ouais.

- Ish! Comment je te dirais bien ça?

Euh, je suis comme une cordonniÚre mal chaussée.

Je suis infertile.

- Ah, excuse!

- Ah non, ça va.

T'inquiÚte, ça fait longtemps que j'ai fait mon deuil.

- As-tu déjà pensé à l'adoption?

- Ouais, mais...

je voudrais pas élever un enfant toute seule.

Ce qui est pas mal mon autre enjeu de vie.

- HĂ©, c'est quoi, ton genre de gars, toi?

- Pourquoi tu me demandes ça?

(petit rire)

- C'est ça qui est spécial avec mon enlÚvement.

L'expérience est douloureuse, physiquement, émotivement,

mais... l'intention est bonne.

Leur message est bon.

Puis je suis encore viv...

(soupir)

(halĂštement)

(gémissement)

- ArrĂȘtez!

ArrĂȘtez, s'il vous plaĂźt! Je veux sortir!

Je veux sortir d'ici, s'il vous plaĂźt!

Laissez-moi sortir!

Laissez-moi sortir d'ici! - Chut... Chut...

- Non! Non!

- Ju?

Tiens, mon amour.

Ca va?

- Pff... Ah, je sais pas trop.

- Raconte.

- Je pense que j'ai été un peu dur avec Marc aujourd'hui.

â™Ș â™Ș â™Ș

â™Ș â™Ș â™Ș

â™Ș â™Ș â™Ș

â™Ș â™Ș â™Ș

- Ah!

LĂąchez-moi, lĂąchez-moi!

Non!

LĂąchez-moi! LĂąchez-moi! LĂąchez-moi!

- Mon Dieu!

HĂ©, c'est lĂ  qu'il va lui dire. Je peux pas croire!

Il était temps! Ca doit faire 2 saisons que ça traßne, ça!

- Penses-tu qu'on va le retrouver un jour, ou...

- Pourquoi tu me demandes ça?

- Tu sais, tous ceux qui se sont fait enlever,

ils sont revenus, lĂ .

Sauf Gabriel.

- Es-tu en train de me dire

que tu penses que ton frĂšre s'est pas fait enlever

par les extraterrestres?

- Non! C'est... Non, c'est pas ça que je dis.

C'est juste que, on le sait pas,

il lui est peut-ĂȘtre arrivĂ© quelque chose

dans le vaisseau avec les petits-gris.

Il est peut-ĂȘtre arrivĂ©...

On le sait pas, tu sais, on peut pas savoir, lĂ .

Il est peut-ĂȘtre... - Impossible.

Impossible.

Regarde-moi, lĂ .

Je te l'ai toujours dit,

je le sens icitte, lĂ .

Je le sais qu'il est encore vivant.

Puis je le sais qu'il va revenir.

- OK.

- C'était comme si je venais de lui annoncer

la mort de son frĂšre.

- J'avoue.

- Je me questionne quand mĂȘme.

- Sur quoi?

- Tu sais, si c'est pas des enlÚvements, ils ont vécu quoi?

Tu sais, dans le film, il y a des témoignages troublants!

Il y a vraiment du monde qui a vécu des choses terribles.

- Ca peut ĂȘtre des mauvais rĂȘves,

des psychoses, de la schizophrénie.

Il y a plein de possibilités, là.

- Ouais, puis ceux qui ont des cicatrices sur le corps

puis qui sont clairement incapables

de se faire ça eux-mĂȘmes?

- Pff! Tu serais surpris!

Il y a du monde qui serait prĂȘt Ă  n'importe quoi

pour avoir un peu d'attention, lĂ .

(soufflement du vent)

(cris plus loin)

(sonnerie Ă  l'autre bout du fil)

- Bonjour, vous avez bien rejoint Diane Séguin.

Laissez un message aprĂšs le bip.

(bip)

- Bonjour, Diane! C'est Marc.

Euh, écoutez, demain, à 22h00,

votre mari va probablement se faire enlever une 6e fois

par les extraterrestres.

Puis il faut filmer ça, Diane, c'est trop important.

J'ai commencé à préparer mon matériel.

Je vais pouvoir filmer toute la nuit, s'il faut.

Fait que, rappelez-moi ou textez-moi.

Je suis disponible n'importe quand.

- Bon!

Tu vas ĂȘtre bien mieux de mĂȘme.

- Diane, s'il te plaĂźt, je te l'ai dit,

j'aime pas ça quand la lumiÚre rentre.

Ca me brûle les yeux.

- Ca te brûle les yeux?

Robert, ça ne peut plus continuer comme ça.

Il faut que tu me parles.

- Que je te parle? Que je te parle de quoi, lĂ ?

- Bien de ça, de tout ça!

Tu fais pas ça à cause de tes yeux.

MĂȘme quand il fait noir, tu fermes les rideaux!

J'étouffe, moi, Robert, c'est rendu invivable!

On dirait que...

t'as toujours peur de quelque chose.

Puis je... je veux t'aider, moi!

Je sais qu'il t'est arrivé quelque chose de grave.

- De quoi tu parles, lĂ ?

- Du 24 juin.

- T'as fouillé dans mes affaires?

- Non, non! Bien non, c'est un accident.

Je rangeais le linge d'hiver, puis c'est ça qui...

Robert?

Robert!

(bip)

(â™Ș fredonnement â™Ș)

(jappement plus loin)

- Mathieu?

- Oui!

Hé, euh, excuse-moi de "popper" comme ça,

mais t'avais oublié ton livre en classe.

Je me suis dit que t'en aurais peut-ĂȘtre besoin.

Euh, t'es... t'es bien fin. Merci!

Veux-tu rentrer?

- Oui, OK. Oui, bien oui.

- OK.

- Je suis venue voir comment t'allais.

- Je vais mieux.

Mettons qu'ils m'ont drogué solide.

C'est un peu intense.

- Hum.

- Pourquoi t'étais pas là hier?

- Bien, parce que je peux pas ĂȘtre partout,

puis c'est pas mon département, tu comprends?

Qu'est-ce qui s'est passé?

- Je sais pas, j'étais comme...

J'étais comme pogné, la lumiÚre était trop forte, puis...

(soupir)

Je me suis mis Ă  paniquer.

- Hum. T'as fait une crise de panique.

C'est normal, lĂ ,

c'est super étroit, le tunnel de l'appareil.

T'es pas le premier à qui ça arrive.

C'est déjà beaucoup de stress, ce que tu vis.

- Fait que tu fais quoi cet été, finalement?

- Euh, pas mal de pĂȘche, je te dirais.

- Ah ouais, hein?

- De la mouchetée, surtout.

- Ah! - Tiens.

- HĂ©, merci!

- Puis toi, tu vas faire quoi de ton été?

- Hum! Moi, je tripe plongée.

- Ah, plongée... plongée sous-marine?

- Ouais. Ouais, ouais.

- Ah, c'est cool! Tu fais ça ou?

- Euh, l'été, je donne des cours

au Centre Pierre-Robillard Ă  Le Gardeur.

Puis sinon, euh, n'importe ou, n'importe quand.

Moi, je tripe quand je suis en dessous l'eau, j'ai...

J'ai l'impression que le temps s'arrĂȘte.

- Ah, c'est cool, ouais. Ah, ça doit ĂȘtre relaxant.

- Bien, on pourrait en faire ensemble, si tu veux.

- Bien...

Bah, je sais pas trop, mais...

Ecoute, c'est juste...

tu sais, je reçois du monde à souper à soir,

puis j'ai comme rien commencé encore.

- Excuse-moi, je voulais pas te déranger!

Je vais te...

Je te laisse mon numéro de téléphone.

Puis la plongée, si ça te tente,

le meilleur matin, c'est le samedi.

Il y a jamais de monde.

Bien, euh, bye!

(petits rires)

- Salut! - Salut!

- Il va quand mĂȘme falloir

te faire passer une résonance magnétique.

Hum? Peut-ĂȘtre pas aujourd'hui,

mais est-ce que t'accepterais de réessayer si je t'accompagne?

- Merci! C'est gentil.

- Ouais? Cool.

- Hum...

J'ai vu des images quand j'étais dans le scan.

- Des images?

- C'est dur Ă  dire, OK?

Je sais pas si c'est un rĂȘve ou si c'est la rĂ©alitĂ©, lĂ .

- Bien, c'est sûrement ta mémoire qui revient lentement.

C'était quoi, les images?

- J'étais dans un champ.

- OK. Mais... as-tu vu une maison, une adresse peut-ĂȘtre?

- Non, j'étais juste dans le champ.

Je rampais par terre.

(soupir)

Ce que je me souviens le plus, lĂ , c'est...

C'est de...

de comment je me sentais dans le champ.

- Tu te sentais comment?

(profond soupir)

- Hum... Je...

Je sais pas, je...

- HĂ©, force rien, lĂ .

Laisse-toi du temps.

Accueille les images quand elles reviennent, c'est tout.

OK?

- Anne-Marie, je...

Je ne sais plus si je veux me souvenir maintenant.

(soupir)

J'ai peur de ce que je pourrais découvrir.

- Bonjour, vous avez bien rejoint Diane Séguin.

Laissez un message aprĂšs le bip.

- C'est un modÚle unique, ça, là, là.

Genre, ils ont changé le récepteur de lumiÚre

pour te permettre d'observer mille fois plus d'étoiles.

Genre t'auras jamais vu la lune aussi grosse, mettons.

- Ouais. Super nice, buddy, but...

j'ai pas vraiment la clientÚle pour ça.

Je peux te donner 80$?

- 80$?

C'est un bon prix, lĂ .

- Mais non, mais 80$, man!

Neuf, ça vaut 600$, cette affaire-là!

- Sorry, my man.

(â™Ș fredonnement â™Ș)

Mmm! Mmm, mmm, mmm!

(â™Ș fredonnement â™Ș)

- Hum! - HĂ©!

- Ca sent bon! - Bien oui!

Je t'ai fait un beau petit braisé italien comme t'aimes.

Regarde!

- Euh, OK. Bien, je...

Tu sais que je mange pas Ă  la maison Ă  soir,

je m'en vais chez Julien.

- Ah non! Je pensais que c'était demain!

- Bien non, bien non, c'est Ă  soir.

- Mais c'est correct, lĂ , je vais...

manger toute seule, d'abord,

le beau petit braisé que j'ai cuisiné toute la journée!

Bien, euh, pourquoi t'invites pas Suzanne?

- Ah! Oh, euh...

Bon, aussi, euh, Diane Séguin, maman, là,

est-ce qu'elle t'a laissé un autre numéro?

- Non, elle m'a juste laissé son cell. Pourquoi?

- Parce que je lui ai laissé beaucoup de messages,

puis elle me rappelle pas et c'est vraiment important.

Fait que... - Bizarre, ça.

Je sais pas.

- OK.

- Tu le sais que...

tu peux tout me dire, Ă  moi, hein?

Je... je vais toujours comprendre!

Il paraĂźt que...

c'est bien normal que ça arrive plus qu'une fois.

- En as-tu parlé à quelqu'un?

Dis-moi que t'en as parlé à personne.

- Hum... - Diane, c'est super important!

Il faut que tu me le dises.

C'est une question de vie ou de mort.

En as-tu parlé à quelqu'un?

- Mais qu'est-ce qui est arrivé, Robert?

- Réponds!

- Non! Je...

Je l'ai lu sur Internet,

que les enlÚvements pouvaient se passer à répétition.

Est-ce que c'est ça qui est arrivé, Robert?

Un enlĂšvement d'extraterrestres?

Hum?

- AllĂŽ, mon amour!

- Salut! - Hum, ça sent bon!

Qu'est-ce que tu fais, finalement?

- Euh, soupe Ă  la courge et mes gnocchis maison.

- Hum, parfait, ça!

Euh, Marc est pas encore lĂ ?

- Non. Il m'a dit qu'il allait ĂȘtre 5 minutes en retard.

- OK. Je me change, puis j'arrive.

- Parfait!

(On sonne.)

- Salut! - HĂ©! Ha!

Tiens.

Pinot noir, comme tu me l'as demandé.

Le connais-tu, celui-lĂ ?

Le commis m'a dit que c'était un... un populaire, là.

- Bourgogne américain.

(soupir)

C'est... parfait!

- Wow! Crisse, c'est beau chez vous!

(petit rire)

T'as mĂȘme une piscine! Tabarnac...

(petit rire)

- Pour vrai, j'en reviens pas

que vous ĂȘtes juste deux Ă  vivre ici.

C'est tellement grand!

- Ouais, j'ai toujours aimé ça, des maisons à aire ouverte.

Tu sais, j'aime ça quand ça respire, là.

- Ouais, je comprends.

Merci!

Bien... cheers, man!

- Cheers! - A tes vacances.

- Ouais. Ha!

- Ouais, tu t'es mis beau!

- Ha! Merci!

- Je suis sûre que tu vas l'aimer.

(clappement)

- Aimer qui?

- Ju, tu lui as pas dit?

(Julien soupire.)

- Dit quoi?

Dit quoi?

- On aimerait ça, te présenter quelqu'un.

- Ouais.

- Je vais juste...

- Tiens. Prends ça. Marc!

Marc!

Marc!

- Tu peux pas me faire ça, man!

- Regarde, c'est Anne-Marie qui a eu l'idée.

C'est une collĂšgue de travail, paraĂźt qu'elle est super cool!

Ca t'engage Ă  rien, lĂ !

C'est juste un souper relax entre amis.

- Ha!

- Ouf!

(petit rire)

(rire)

J'arrĂȘte pas de penser Ă  toi, lĂ .

- (Valérie): Ah oui, c'est vrai?

- Ouais.

- J'aime ça comment tu me touches, c'est doux.

On dirait que tu m'aimes.

(petit rire)

â™Ș â™Ș â™Ș

â™Ș â™Ș â™Ș

(On sonne.)

- AllĂŽ! - Salut!

- Ca va?

Hum!

- Tiens, je t'ai apporté ça.

Ah! Bien voyons, merci! T'es bien fine!

- Comment tu te sens?

C'est ce soir le grand soir?

- Hum, hum. - Vas-tu lui annoncer?

- Regarde.

(petit rire)

- C'est parfait.

- OK, rentre. Ha!

- Me semble que le message était clair. Langue dans ta bouche!

â™Ș â™Ș â™Ș

â™Ș â™Ș â™Ș

â™Ș â™Ș â™Ș

(â™Ș pop lascive â™Ș)

- Tu sens tellement bon, lĂ !

(petit rire de Valérie)

- Hé, je pensais à ça.

Ca te tentait pas

de voir elle l'avait l'air de quoi, la chicks?

Tes amis t'organisent une date puis tout,

puis, genre, toi, tu te pousses.

- Ouais...

Pff! Je sais pas, lĂ .

Ca me tentait pas tant de dealer avec ça.

Puis en fait,

j'avais pas vraiment envie de dire

que je "date" déjà quelqu'un, là, tu sais.

C'est un peu...

- Ah, tu "dates" quelqu'un?

- Bien... toi.

Non?

On se "date"... on se "date" pas?

- Mais tu sais que je t'aime,

je t'adore, babe, t'es trop cute,

mais non, on se "date" pas, lĂ !

On se fait du fun, puis...

c'est pas pareil.

- Ouais. OK!

Ouais, ouais. Non, non, ça doit ĂȘtre moi qui...

C'est moi qui ai juste...

J'ai probab...

Tu sais, j'ai comme mal lu les signes, lĂ .

- Ouais. OK. - Hum...

(vibration de cellulaire)

Mais tu sais...

Attends un peu. Oui, allĂŽ?

- Marc? C'est Diane Séguin.

- Oui! Oui, allĂŽ! AllĂŽ, Diane!

Hum... - Oh!

- Oui, euh, juste...

Juste un petit instant, s'il te plaĂźt.

- Désolée de pas vous avoir appelé plus tÎt.

C'est parce que je voulais parler Ă  mon mari avant.

- Non, non, mais je comprends ça.

Il y a pas de problĂšme, pas de problĂšme.

- Je veux que vous soyez là pour filmer ça.

- Ah, OK, ça, c'est... c'est vraiment super, Diane!

Merci!

- Mais faudrait pas qu'il le sache, par exemple.

Je me disais que vous pourriez filmer de la cour extérieure.

Dans le fond, ce qu'on veut,

c'est voir des petits bonshommes verts.

Fait que si vous avez ça sur caméra,

mon mari n'aura plus le choix d'avouer, lĂ .

- Ouais, exactement. C'a bien du sens, ça.

OK, bien on va faire ça comme ça, oui.

- HĂ©!

- Euh, je vais...

HĂ©, je vais juste... Je vais vous rappeler.

OK? Je vous rappelle.

- A qui tu parlais?

- Euh...

- Je veux la vérité, Diane.

Je veux son nom, puis son nom de famille.

- Tu pars sans payer, mon chum?

- Ah non, non, je suis juste...

J'avais un téléphone. Je suis juste sorti bien vite.

- Pourquoi tu l'as poussée?

- Osti!

Euh, fuck! Non, mais excuse-moi, je l'ai pas...

Je l'ai pas poussée, là, je suis juste...

Je suis sorti parce que j'avais un téléphone

vraiment fucking important de job.

Puis, c'était vraiment fucking important, là.

C'était... Crois-tu aux extraterrestres, toi?

Parce que...

- Ecoute, mon chum, je pense que t'as un peu trop bu pour Ă  soir.

Je vais t'inviter Ă  ramasser tes affaires,

aller payer le bill de 240$ que tu dois,

puis foutre le camp chez vous, OK?

- Ouais. Hum...

- Hé, je suis tellement désolée pour Marc, là!

On va se reprendre, c'est sûr.

- Bien là, stresse pas avec ça!

Détache donc ta blouse pour lui montrer, c'est le temps, là.

- Ouais? - Hum, hum.

Envoie!

- De mĂȘme, lĂ ?

- EnlĂšve-la, enlĂšve-la. - Ha! OK.

Ou tu vas? - Il est arrivé de quoi à Marc.

- Quoi? De quoi, il est arrivé de quoi à Marc?

- Je sais pas, je vais aller vérifier. Je t'appelle!

(claquement de porte)

(soupir)

- Ici!

- HĂ©.

Tabarnac, man!

(gémissement)

Qu'est-ce qui est arrivé?

- Ah... Pff!

HĂ©, ça va ĂȘtre fucking gĂȘnant, ce que je vais te dire,

mais je vais le dire pareil, OK?

Ha!

- OK.

- J'ai jamais vraiment eu de blonde.

- Pour vrai?

- Ouais.

- T'es...

Es-tu vierge?

- Non! Ha! - OK.

(rires)

- Non! Non, man.

Non, non, non.

Non, ça, ça va quand mĂȘme... ça va quand mĂȘme assez bien, lĂ .

C'est plus...

C'est plus l'autre affaire que j'ai de la misĂšre.

- Genre... l'intimité?

L'engagement?

- Ouais, toutes ces affaires-lĂ .

Ouais.

C'est pas que j'ai pas essayé, là.

C'est vraiment pas que j'ai pas essayé, mais...

Genre, je...

Je bande pas, man.

Quand c'est intime,

puis comme fucking vrai, genre...

Pfft!

... il y a rien qui se passe.

Fait que je couche avec des danseuses.

LĂ , mon gars, lĂ ... Ouf!

LĂ , je suis fucking dur, man.

(petits coups)

De mĂȘme.

Fucking dur!

(soupir)

Est-ce que ça te tenterait de...

de rester avec moi Ă  soir?

Ca me tente pas vraiment de retourner chez nous.

On pourrait dormir là, à la belle étoile, là,

comme dans le temps.

T'en souviens-tu?

Tu t'en souviens?

(petit rire de Marc)

Nice!

(vrombissement d'un moteur approchant)

(grincement)

- HĂ©!

C'est toi qui as mis l'enveloppe?

- L'enveloppe? - Oui!

L'enveloppe rouge.

C'est toi, ça?

- Euh, je sais pas, madame.

- Si tu savais le nombre de lettres puis de messages

que j'ai reçus!

Tout du monde

qui pense avoir trouvé mon fils.

Des centaines de lettres! Si c'est pas plus.

Bon, les premiĂšres, tu capotes, c'est merveilleux!

Tu les crois, tu veux y croire.

"HĂ©, on pense avoir vu votre fils.

"Il est vivant, on l'a vu, il est lĂ , lĂ !

Il est juste lĂ , madame."

Puis avec le temps,

tu réalises que c'est juste du vent.

Du maudit crisse de vent!

Fait que tu diras à celui qui a écrit ça

d'arrĂȘter de nous faire perdre notre temps!

Est-ce que c'est clair, ça?

â™Ș â™Ș â™Ș

(sonnerie)

- AllÎ! Qu'est-ce... qu'est-ce qui s'est passé, là?

- Ah, Marc s'est battu dans un bar.

C'a vraiment mal tourné.

- OK, puis...

quand est-ce que tu reviens ici?

- En fait, je pense que je vais rester avec Marc.

Il est vraiment dans une mauvaise passe.

Je pense qu'il a besoin de moi.

- Non... Non, Ju!

- Quoi, "non, non"?

- Bien, je comprends que ton ami file pas, mais je...

J'aimerais vraiment ça qu'on se parle, là, je...

Je veux que tu rentres Ă  la maison ce soir s'il te plaĂźt.

C'est important. - Non, non, Marie.

Je reste avec Marc, OK?

On va s'en parler demain.

- Je suis enceinte.

- Je le sais.

- Hein, comment ça, tu le sais?

- Ouais, j'ai trouvé le test de grossesse dans ton tiroir.

(soupir)

- Pourquoi tu me l'as pas dit?

- Bien, j'aimerais te poser la mĂȘme question.

Pourquoi tu me l'as pas dit?

- Je voulais attendre que ça fasse 3 mois.

Tu le sais, j'ai toujours fait mes fausses couches

dans les 8 premiĂšres semaines.

Ca me tentait pas que tu sois déçu une 3e fois.

- Ecoute...

on va s'en parler demain, OK?

Je t'aime.

(Il raccroche.)

(soupir de Julien)

- Ca va?

- Ouais. Ouais, ça va.

- Hé, puis je t'ai pas dit ça.

Demain, c'est le grand jour, mon gars!

- Hum?

- Diane Séguin m'a appelé,

puis elle est willing qu'on aille filmer.

- HĂ©, c'est cool!

- C'est sick, hein?

- Ouais.

Si on est capables d'avoir ça sur vidéo, là,

ça va changer la game!

Il y a jamais personne qui a été capable

de filmer un extraterrestre live avant, jamais.

Personne.

Par rapport Ă  ce que tu m'as dit sur Gab, lĂ , l'autre fois...

- Ouais?

- Je le sais qu'on va le retrouver puis qu'il est vivant,

puis qu'il va revenir.

Je le sais, je le sens. Je le sens ici.

Puis j'ai un feeling qu'on va le retrouver ensemble.

Le sens-tu, toi?

- Ouais.

â™Ș â™Ș â™Ș

- Euh, on m'a dit

qu'il y avait une papeterie au bout du couloir.

J'ai rien trouvé.

- Ouais! Viens.

J'en ai juste ici.

Tu veux quoi, au juste?

- Papier, crayons.

J'ai des crayons bleus.

J'ai des crayons rouges.

C'est bon pour toi?

- Merci, c'est... c'est gentil.

- Parfait, jeune homme.

(ruissellement d'eau)

(bip de cellulaire)

- Bien, c'est ça.

Bonne nuit!

Hum.

Pff!

â™Ș â™Ș â™Ș

â™Ș â™Ș â™Ș

â™Ș â™Ș â™Ș

(ruissellement d'eau)

(pépiement d'oiseaux)

(soupir)

Sous-titrage: MELS

- Anne-Marie! Je vois un chiffre!

Je me souviens, c'est l'adresse de chez nous!

Je me souviens!

- (Marc): Ca pourrait ĂȘtre lĂ .

- Qu'est-ce qui te fait dire ça?

- Elle disait que son mari était bien paranoiaque,

puis qu'il fermait tous les rideaux dans la maison.

(grognement)

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