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Original subtitles

M. Shahnawaz a vu Trevor lancer une brique dans la vitre de son salon.

M. Shahnawaz a reçu un éclat et a dû être soigné

mais a pu identifier Trevor par la suite,

quand la police l'a arrêté.

L'accusation a été déposée au poste de Ratman Street, à 21h45.

Il n'a fait aucun commentaire.

Des questions sur les faits, M. Wyman ?

- Pas de question. - Merci.

Saviez-vous que M. Shahnawaz a dû être soigné

pour la blessure que vous lui avez infligée ?

Ouais.

Levez-vous !

Vous n'attirez pas la clémence.

Non.

Vous séchiez les cours sans cesse. Un échec total.

Vous avez comparu à diverses reprises pour absentéisme.

Vous avez été jugé coupable de vol de voiture,

vol à l'étalage, violences,

et malgré vos promesses à la Cour,

vous n'avez pas cherché d'emploi.

Vous voici de nouveau accusé de vol,

de violence envers une personne immigrée,

ainsi que de dégradation de propriété.

C'est une longue et déprimante liste.

N'avez-vous donc pas honte ?

Non.

Nous allons au centre résidentiel de Hooper Street.

"Résidentiel" signifie un endroit où l'on vit.

Tu vas vivre à Hooper Street durant six semaines.

Tu finiras sûrement par y passer six mois,

le temps qu'une équipe d'experts psychiatres et psychologues

décide ce qu'il faut faire de toi.

On appelle ça une évaluation.

Ensuite, tu repasses devant le juge, pour les cassettes volées chez Harrods,

il lit le rapport des experts, et il te condamne à la pendaison.

- Tu piges ? - J'ai pris combien pour les cassettes ?

Tu n'écoutes jamais ! Vous êtes tous les mêmes.

Aujourd'hui, c'était pour la brique dans la fenêtre du Paki.

Ils ont merdé. Tu y retourneras pour les cassettes.

C'est là qu'il décidera ce qu'il fait de toi.

- T'es de mauvais poil, Harry. - Tu penses t'en sortir ?

De quoi ?

- De piquer chez Harrods ! - Pourquoi pas ?

C'était plein de skinheads, hein ?

C'était plein de négros.

Combien d'autres skins tu as vus ?

Tous ces négros ! Pourquoi pas moi ?

Branleurs !

Tu l'as entendu, c'est ta dernière chance.

- Tu le revois et il te met à l'ombre. - Mon cul, j'exploserai la porte.

Ils te mettront en taule.

Juste parce que j'ai pas de boulot ?

Tu verras bien.

Tu resteras mon assistant social ?

J'en ai bien peur.

Je pars pour deux semaines, alors tiens-toi bien.

- Tu pars d'où ? - Du travail.

- Tu vas en vacances, Harry ? - Exact.

- Où ça ? - À Corfou.

C'est où, ça ?

Tiens-toi bien le temps que je revienne.

File-moi tes dossiers, Harry.

Je passerai les deux semaines à lire les conneries que t'écris sur moi.

- Peter, voici Trevor. - Salut.

Je peux t'aider, Harry ?

- J'amène Trevor. - Ce Trevor ?

Oui. Son dossier va arriver.

Tu amènes Trevor pour une admission ?

- On sort du tribunal. - Je ne suis pas au courant.

- On a vu ça par téléphone. - Quand ?

Il y a quatre ou cinq jours.

Ah ! Oui...

Attends voir.

- Tu savais que j'allais venir ? - Je l'ignorais.

- J'ai été jugé ce matin. - C'est la procédure habituelle.

Venez, on va voir ce qu'on peut faire.

Viens, crâne d'œuf.

On te trouvera un toit, même s'il faut payer.

Harry, tu as vu ça au téléphone ?

Oui.

Allô, Peter Clive.

Elle est toujours ici. Non, rien de prévu.

Tu as une seconde, Terry ? Bien.

Harry, ton message n'a pas été noté.

- Terry n'est pas prévu. - Trevor !

Oh, Trevor. Ça ne nous facilite pas la tâche.

C'est impossible, Peter.

Je me souviens, j'ai laissé la prise en charge au tribunal.

- Alors, je ne peux pas le prendre. - Et pour mon boulot ?

- C'est où, d'ailleurs ? - Je peux te rappeler ?

C'est quoi, ce cirque ?

Que des branleurs, ici. Plutôt travailler que d'être ici !

Écoute, Peter, on peut se charger de Trevor,

et on s'arrangera plus tard.

Très bien.

Je t'envoie à quelqu'un d'autre, si ça te va.

- Tu n'as plus besoin de moi ? - Je veux juste aller à l'ANPE.

Viens par ici.

Je reviens dans une seconde, Harry.

- Fais gaffe, gros malin. - Mon cul !

- C'est quoi cette histoire d'ANPE ? - Le juge m'a dit de trouver du boulot.

Je suis Peter Clive, un des deux intendants.

Je te présenterai ton chef d'équipe, ou ton tuteur, si on les trouve.

Ils rempliront ton admission avec toi, te prépareront une chambre.

On a groupes du soir, ateliers vélo, journées caritatives.

Il faut qu'on parle de ton contrat.

Ce pieu est en courant d'air. Je veux celui-là.

- C'est mon lit. - Je sais.

- T'as une croix gammée sur le front. - Je sais.

Je te le vends.

- C'est quoi, ce putain de contrat ? - Tu le signeras avec Pete Clive.

- C'est un branleur. - Un vrai con.

Tu vas promettre de bien te tenir, d'être à l'heure à l'école, tout ça.

Il te le fait écrire et signer.

- Quelle école ? - Je vais toujours à mon école.

J'avais été viré, mais j'y retourne.

- Et t'y vas pas aujourd'hui ? - Infection à l'oreille.

Ils étudient mon cas la semaine prochaine.

- Après, je pourrai sortir. - Tous des branleurs.

- Qui ? - Tous ceux-là.

C'est quoi, ça ?

- Tu sais pas ? - Non.

Tu peux prendre le pieu, si tu veux.

Non, merci.

Je reste ici.

- Ça paye tout juste le bus. - En effet.

- Et l'argent de poche ? - Tu viens juste d'arriver.

On n'a pas encore décidé à quoi tu as droit.

- Comme tout le monde ? - Tu dois payer les dégâts.

Pour la vitre cassée.

- J'ai besoin d'argent de poche. - Pourquoi ?

Si tu vas juste à l'ANPE, tu n'en as pas besoin.

Tu fais juste l'aller-retour.

- Et si j'arrive pas pour le dîner ? - Ça ne sera pas si long.

Si ça dépendait de moi, t'irais pas du tout !

Ils pourraient me trouver du boulot !

Voilà une livre de plus. D'avance sur ton argent de poche.

On va où ?

Entre.

Tu te souviens ?

De la colle.

Reste ici.

Je me sens pas bien.

PROGRAMME D'AIDE AUX JEUNES ÇA VA MARCHER, DEMANDEZ

Oi ! Ça dit quoi ?

Supermarché, 23,55 la semaine.

Ça fait... 50 pence de l'heure.

- Mon cul. - Ouais.

T'es pas censé prendre les cartes.

T'es charpentier ?

- Et celle-ci, Jo ? - Je regardais celle-là.

Pratique dentaire. Niveau lycée.

Trois ans d'expérience d'assistance dentaire.

Français et espagnol demandés, mais pas obligatoires.

Et il faut sucer qui pour l'avoir ?

Et celle-ci, elle dit quoi ?

De 9h30 à 17h30. Jeune personne pour travail en entrepôt.

Doit parler couramment Punjabi et Urdu.

- Tu parles Urdu ? - Non.

Alors, t'es niqué pour celle-là.

Tiens.

Plaquiste en bois. Le candidat doit savoir lire, avoir bon caractère,

et vivre dans un cadre familial.

Pas de casier judiciaire, vérification du dossier scolaire.

- Vous me filez du boulot ? - Oui mais vous faites la queue.

- Vous allez me trouver du boulot ? - Oui mais vous patientez.

Et vous n'êtes pas censé retirer les offres du tableau.

Vous pouvez les remettre ?

Des boulots pourris, non ?

Patientez, et on trouvera peut-être quelque chose.

Je peux me rendre utile pendant que j'attends mon boulot ?

J'ai dix niveaux O, sept A, je parle Punjabi et Chapatti !

Vous devez attendre !

À demain.

- À plus ! - Je crois pas.

On est où, là ?

Où t'as trouvé tout ça ?

Dans une décharge.

- C'est quoi, ça ? - Un percuteur. Jamais vu ça ?

- Non. - Une Barre en T ?

- Pour quoi faire ? - Je te montrerai.

Tiens. Apporte-les au centre.

Cache-les. Les perds pas. On se fait piquer, tu les jettes.

Les bagnoles récentes, elles ont de bonnes serrures.

Tu fais comment sans la bonne clé ?

Laquelle tu veux ?

Celle-là.

- Tu vois, c'est verrouillé ! - Mon cul.

- Tu cherches les clés ? - Non.

Oh, c'est cool, mec.

Barre-toi.

- Barre-toi. - Pourquoi ?

Je suis allé à l'ANPE en bus.

On rentre ensemble, ils nous captent, et prennent mes clés. Tu sors.

Je vais voir des potes.

Ramène-la.

- Quoi ? - La voiture. Ramène-la !

- De quoi tu parles ? - Je suis pas con. Je t'ai vu.

Tu as piqué la bagnole, tu la ramènes.

J'ai pas piqué de bagnole.

Je t'ai vu en sortir. Je ne suis ni aveugle, ni stupide.

Tu la ramènes. Débarrasse-t'en !

Je m'en débarrasse. Mais je la ramène pas.

Parfait.

Alors, vas-y.

- Tu le sais depuis deux semaines ! - Seulement à l'instant.

- J'ai déjà pris le bateau. - On commence à charger.

- Au moins, viens voir. - Pourquoi ?

- J'ai pas peur. - Je sais que t'as pas peur.

Il a dit que si.

J'ai dit que si tu étais nerveuse, tu devrais jeter un œil.

Trevor ?

Viens voir, tu veux ?

Dégage, et bon vent !

Tu l'as mise où ?

- Quoi ? - La bagnole, Trevor !

Je l'ai donnée à Oxfam,

- pour les négros de Zoulouland. - Elle est où ?

Parking de la police. On mange quand ?

- Pourquoi tu l'as prise ? - Pour être là pour manger.

- Et l'argent pour le bus ? - J'ai acheté une voiture !

C'est pas malin, tu sais.

On mange quand ?

Tu as raté le repas. Il est trop tard.

- Pardon ? - La prochaine fois, c'est le tribunal.

- Super ! - C'est ta dernière chance.

Dehors !

T'as mangé ?

Ouais.

Pas moi.

Je veux manger !

Je veux manger !

Tu oses ?

Plus de repas.

Tu le sais.

On se sert plus à quinze heures.

Il mange, lui. Il a de quoi.

Le réfectoire est fermé.

Salaud, tu vas voir !

- Laissez passer, j'ai la clé. - On y va !

Enlevons ça, tu veux ?

Grosse bagarre ?

Merci, Peter.

Au moins, tu sais écrire.

Ton assistant social dit que t'es pas bête.

- Il dit que tu vaux le coup. - Laissez tomber.

Fais pas le malin. On n'a pas de temps à perdre.

Plein d'autres jeunes ont besoin de nous.

Si tu veux faire l'abruti,

on te met sous clé avec les autres abrutis.

Je te mets en unité sécurisée. On t'évaluera depuis là-bas.

Si tu veux rester ici, tu dois rentrer dans le rang.

Une seconde. Tu rentres dans le rang,

et tu coopères.

Ça devrait pas être trop dur. On est assez.

Je signerai aucun contrat.

Voyons ça, tu veux ?

Donnons à ton intelligence le bénéfice du doute.

M. Parker dit que tu es brillant, et je respecte ses opinions.

Tu m'intéresses donc particulièrement.

Personnellement, même.

Je veux que tu me prouves que tu vaux le temps et l'énergie

qu'on est prêts à dépenser pour toi.

Réfléchis bien. T'auras pas de deuxième chance.

Compris ?

- Compris. - Bien.

Voyons ce que la vie te réserve.

Revenons un peu en arrière, pour voir comme tu as été malin.

D'abord, le tribunal. C'était quand ?

Jeudi. Hier.

Seulement hier ? Tu y étais déjà allé, non ?

Non ?

- Oui. - Tu fais toujours le malin.

Alors, avant ça, il t'est arrivé quoi d'important ?

C'est loin, tout ça, non ?

Tout commence à la maison. M-A-I-S-O-N.

Papa, maman, tout ça.

Tout ce qu'ils veulent, c'est que tu ailles à l'école.

Ce n'est pas si énorme, si ?

Tu es intelligent, brillant.

Tout le monde veut te voir réussir.

Avoir un diplôme, faire ton trou.

Mais tu n'es pas allé à l'école. Tu étais trop malin.

Alors tu commences à faire le mur.

Ça inquiète tes professeurs qui sont là pour t'aider.

Ils veulent pas te voir largué, ils vont voir tes parents.

- Aucun prof n'est venu chez moi. - Pourtant, ils ont vu tes parents,

pour que tu ramènes ton cul à l'école. Mais tu n'as pas écouté.

Tu faisais le mur. Et avant que tu le comprennes,

tes parents reçoivent une visite du responsable de l'éducation.

Tu as bien eu sa visite ? Normal.

Il doit s'assurer que tu vas à l'école.

Sinon, il en réfère aux autorités.

Et c'est le début des ennuis.

À ce moment, la plupart des jeunes réfléchissent un peu.

Ils se reprennent, retournent à l'école et écoutent.

Mais pas toi.

Le responsable de l'éducation est venu 4, 5, 6 ou même 7 fois,

pour t'aider, trouver le problème.

Beaucoup de temps et d'argent,

parce que tu ne veux pas aller à l'école.

Il atteint ses limites,

Tes parents reçoivent une lettre

te menaçant du tribunal pour absentéisme.

Mais ça ne change rien. Rien du tout.

Alors, il y a convocation.

Tu vas au tribunal pour la première fois.

Tes débuts.

Première apparition, tu rentres avec une période de test.

Ça a servi à quoi ?

Tu étais supposé aller à l'école 21 jours de suite.

Mais au bout de trois jours, tu déconnes et c'est reparti.

Alors, une, deux, trois, quatre, cinq,

six occasions.

Six occasions de te refaire, de retourner à l'école.

Et une, deux, trois, quatre, cinq,

six fois, tu les as manquées.

- Non ? J'ai pas raison ? - Si.

Mais c'est pas tout. Il fallait bien occuper ce temps libre.

Alors tu as volé un peu.

Les deux ou trois premières fois, on te prend en flag.

Un policier te fait la morale, te crie dessus.

Ensuite, tu prends une caution. Là, c'est un sergent qui t'engueule.

Mais ça ne change rien. Tu ne veux pas entendre raison.

Tu continues de voler et tu te rends insupportable,

alors que tu devrais être là, à apprendre des choses utiles.

Mais c'est cambriolages, vols, et BDN - branlage de nouille,

vols de voitures, et te revoilà au tribunal.

Ils commencent à te connaître,

alors tu as une amende, ou t'es envoyé en correction.

Loin de la rue les samedis,

à récurer les sols au lieu de regarder le foot à la télé.

Les juges ne savent pas quoi faire de toi.

Tous des épiciers.

Alors, ils t'envoient ici,

pour une évaluation.

Alors, on fait quoi de toi ?

- On te renvoie chez toi ? - Quel chez moi ?

Mais personne ne veut plus de toi.

Comment on se débarrasse de toi ?

Famille d'accueil ? Jamais. Foyer d'enfants ? Je rigole.

FCE, maison de correction ou Borstal.

C'est bête pour le FCE, le Foyer Communautaire Éducatif,

faisant appel à ton intelligence, et à ton esprit.

Ce qu'on appelait une école approuvée, un FCE.

Tu aurais pu être le roi de la mafia.

Tu en aurais imposé à un tas de crétins de 15 ans,

mais tu viens d'en avoir 16 ! Pas de chance.

Il ne reste plus grand-chose.

Thérapie de choc à la maison de correction, ou Borstal.

Seulement deux choses à savoir en correction, ou à Borstal.

Un, la discipline. Deux, le respect de l'autorité.

Autant l'apprendre dès maintenant.

C'est une invitation à coopérer, Trevor.

Pour ton bien.

70% qui sortent de correction et 80% de Borstal récidivent,

ou commettent des crimes dans les deux ans.

Alors, te voilà, fraîchement sorti de Borstal.

De quoi tu as besoin en premier ?

Un boulot.

Peter, combien de chômeurs, en ce moment ?

- Des millions. - Exactement.

Alors, avec tes antécédents, combien de chances d'avoir un boulot,

contre un gars diplômé et coiffé décemment ?

- À peu près aucune ? - C'est optimiste.

Donc, pas de boulot.

Tu vas où ? Les Emmaüs.

C'est comment pour toi ?

Un endroit où vivre, manger, s'amuser ? Rien de tout ça.

Pas de boulot, pas d'avenir, pas d'argent.

Alors, tu fais quoi ?

Tu reviens là.

Parce que tu étais trop bête quand tu étais ici,

à voler des bonbons à l'épicerie du coin.

Ils ont essayé tout ça.

Ils savent que ça ne sert à rien avec toi.

Alors, il reste quoi ?

Tu suis le mouvement. Et tu n'en sortiras pas.

Prison : en cage comme un animal.

Boulot : aucune chance.

Emmaüs : pas d'argent.

Vol : plus de seconde chance.

Prison : un animal.

Tu tournes en rond.

Bien, voilà tes options.

Tu les as créées.

Tu as attiré tout ça vers toi.

Avant de défoncer une autre porte,

de latter les couilles d'un autre cuistot,

avant de faire n'importe quoi,

réfléchis !

Tu pourrais ne pas avoir d'autre chance.

Dégage. On discutera lundi.

Ça a l'air super. Je commence quand ?

Rien n'est joué d'avance, Trevor. Il y a des alternatives.

Tous pareils, avec vos prénoms. "Qu'en penses-tu, Trevor ?"

- Comme si vous me connaissiez. - J'en sais pas mal, Trevor.

Je sais que tu es intelligent. C'est dans tous tes dossiers.

Tu dis ça comme un cadeau.

J'essaie de pas faire trop paternel.

Tu t'attendais à voir quoi ? Un demeuré ?

- T'as retrouvé ta langue. - Mon cul.

- Tu peux sortir d'ici. - Pour aller où ?

- Mais tu dois être responsable. - Grandis un peu.

Plus de violences, sers-toi de ta prétendue intelligence.

Mon cul !

Allez chier ! Je vous hais, bande d'enflures !

On ne se connaît pas, Trevor. Comment peux-tu me haïr ?

- Vous m'avez mis ici. - Tu t'y es mis tout seul.

Tu défonces des portes, tu mets le cirque...

Je suis Anglais !

Et ?

- Tu sais ce que ça veut dire ? - Je crois.

- T'es fier d'être Anglais ? - Comment ça ?

Tu le sais très bien.

Je ne vois pas les choses comme ça.

T'as passé trop de temps ici, enfermé avec ces négros.

Oh, je vois. Bulldog Anglais, un, deux, trois.

Je suis plus Anglais que toi, face de cul.

Tu hais les blacks autant que moi, mais tu l'admets pas.

Tu les hais encore plus parce qu'ils te font peur.

Alors vous les enfermez.

Vous enfermez tout ce qui vous effraie !

La seule chose qui me terrifie, Trevor,

c'est les gens qui mettent ces idées dans la tête des gosses.

Trevor, c'est pas une prison, ici.

C'est pareil que l'école.

Fais ce qu'on te dit, pense comme on te dit,

répète ce qu'on te dit, comme un putain de perroquet.

Je te déteste pour m'avoir envoyé ici.

Vous êtes des faux-culs.

Vous voudriez me faire avaler vos conneries.

Les blacks ici sont cons comme mes pieds, vous le savez !

Admettez-le.

J'étais à l'école avec ces branleurs qu'en foutaient pas une.

J'étais freiné. Comme tous les blancs.

C'est pour ça que tu attaques le cuistot ?

C'est la faute des noirs ?

- Les Pakis ne parlent même pas Anglais. - Renvoie-les chez eux.

- Arrêtez. - Ça serait trop bon pour eux.

Alors, c'est pour ça que tu as lancé cette brique ?

J'en ai une pour chaque Paki.

Et de la merde, de la pisse, de l'essence. C'est parti !

- T'es fier de tout ça. - Je vais pas me faire chier

parce qu'un connard comme toi va tout écrire dans un dossier !

On va étudier ton cas. Fais gaffe. Mon cul !

Vous devez vous occuper de ma vie ? C'est votre problème.

Je vous déteste pour m'avoir foutu ici.

- Un jour, vous paierez pour ça. - On ne t'a pas mis ici.

Tu t'y es mis tout seul. On essaie de t'en faire sortir.

Pour aller où ?

Hors d'ici, de cet endroit. Dans la vraie vie.

C'est ton putain de monde ! Mets-le-toi au cul.

- Viens, Peter, on va boire un coup. - Tu ne supportes pas l'honnêteté ?

Je ne dirais pas que l'honnêteté

- est ton point fort. - Je peux dire quelque chose ?

Trevor, une minute. On peut se calmer, tu veux ?

C'est mal parti,

mais il n'y a pas de raison que ça se passe comme ça.

Rappelle-toi que ce n'est qu'une situation temporaire.

Tu pourrais vite sortir. Tu n'es ici que pour évaluation.

On veut juste t'aider à te rendre service.

Rien n'est joué. Il y a des alternatives.

Si ça se passe bien, tu sortiras dans moins d'un mois.

Il y a des projets pour jeunes. Tu pourrais voyager.

Faire un apprentissage, plein de choses.

C'est pas forcément comme ça.

Ici, tu as de l'argent de poche. Tu peux te payer de nouveaux habits.

Il y a des voyages. C'est pas si noir que tu le penses.

Mais il faut qu'on se comprenne bien.

- Pourquoi tu regardes ta montre ? - Je ne la regarde pas.

- Tu comptes tes poils de bras ? - Tu pourrais en profiter, Trevor.

Faire du cheval, du canoë, c'est mieux que rester dans cette pièce.

Et pour la baise ?

Un gars vient tous les jeudis pour baiser les gars qui...

T'en es, toi, non ?

Restons sur le moyen de sortir d'ici. On peut arranger ça demain.

- Je ne signe pas de contrat. - D'accord, oublions le contrat.

Ta coopération, ça, c'est important. Parce que je te le dis...

si on ne trouve pas quelque chose,

tout ce merdier, ça sera ta seule option.

- On ne pourra plus rien pour toi. - Génial.

Et tu seras un vrai raté, à 16 ans.

- Quel gâchis ! - Je suis une putain de star.

Pourquoi t'es ici, alors ?

On aimerait bien le savoir,

et d'où je suis, ça ressemble à rien.

Je suis au bon endroit au bon moment.

Que tu sois trop con pour le voir, ça t'ôte un point.

Tu seras collé à un bus, imbibé d'essence, et flingué !

- Génial ! - C'est vous tous qui avez échoué !

Je suis le problème de personne.

Je vous emmerde, avec votre rapport !

Notez-le, enfermez-moi. Qui s'en branle ?

Je ne sais pas.

- Mais on va faire quoi ? - À propos de quoi ?

- De toi. - Et on va faire quoi de toi ?

Si t'avais les couilles,

tu planterais les salauds qui écrivent ces conneries.

Comme les profs. Putain de branleurs !

T'as appris quelque chose à l'école, non ?

- Sois le meilleur, sinon, oublie. - C'est tout ?

Ce qu'on y apprend est inutile.

- Tout ? - Des conneries pour t'emmerder.

C'est ce que t'as appris à l'école ?

Travaille dur, tiens-toi bien, bosse, sinon t'es qu'un raté.

C'est ce que j'ai appris. Des conneries !

On est tous géniaux.

Vous ne nous aurez pas. On vous déteste.

Vous pouvez m'enfermer, mais vous m'enlèverez pas ma haine.

T'aimes pas ça, hein ?

T'encaisses pas la vérité ?

Je ne crois pas que tu sois vrai. Ou honnête.

Tu ne sais que mentir.

Tu voles, et c'est pas vraiment honnête.

L'école serait sûrement meilleure si les tiens étaient plus honnêtes.

Tu crois que ne pas voler à l'école,

ou chez le Paki du coin,

- c'est être honnête ? - En effet.

- Tu te fous que je sois honnête. - Non.

Honnêtement, je m'imagine pas très calme

en étant incarcéré dans cette taule ou une autre,

contrat ou pas. Alors ne parle pas de ça.

- C'est pas honnête, ça ? - Mais ça nous mène où ?

- Pas hors de cette satanée pièce. - Tu le supportes pas, tu vois.

C'était pareil à l'école, quand je m'ennuyais,

que je ne voulais pas bosser,

que je disais au prof d'aller se faire foutre,

ou que je lui pétais les dents.

Ils supportaient pas que je sois aussi honnête.

C'est pour ça qu'on n'enseigne pas l'honnêteté.

On veut pas que les jeunes disent ce qu'ils pensent.

Avec ce genre de cours, on les tiendrait plus !

Il vous lècheraient plus les bottes.

Tu veux juste que je sois honnête quand tu m'amèneras en taule.

"C'est un bon flic, chef."

Ou quand je remplis un formulaire.

"Sois honnête, triche pas, pas de couteau."

"Penche-toi, laisse-moi te fouiller, on a des dossiers sur toi."

Si je suis honnête, j'ai rien à craindre ?

Vous me protégez des malhonnêtes, c'est ça ?

Mais je peux pas voir les dossiers.

Ce que les juges lisent,

ce que ces connards disent sur moi à l'école,

ce qui est dans l'ordinateur des flics. Des conneries !

On parle pas d'honnêteté, on parle de suivre les règles !

Tous ces honnêtes gens ne font que suivre des règles,

mais ils mentent et trichent sans arrêt !

Ils se croient honnêtes

parce qu'ils ont avalé les conneries qu'on leur a servies. L'arnaque !

On m'a pas arnaqué, moi.

Alors ton contrat, tu peux te le mettre au cul.

C'est une arnaque.

Tu veux me mettre dans le rang ?

Te gêne pas.

Essaie. Et ne me mens pas.

Latte-moi les couilles si tu veux, j'en ferai autant !

Alors bonne nuit, et va te faire foutre.

Bonne nuit aussi ! Peter, j'y vais.

Une minute, Barry !

Oublie. C'est un paumé psychotique.

Envoie-le en unité sécurisée. Ils s'en occuperont.

Harry Parker nous l'a refilé. Rendons-le-lui.

Il ne compte pas se tenir tranquille. Il faut l'enfermer.

- Appelle Parker. - Tu penses qu'il en vaut la peine ?

Celle-ci ouvre mon bureau. La petite, c'est le tiroir du haut.

Tu trouveras mon répertoire. Parker. Dans les P.

C'est une perte de temps.

- Tu veux aller aux toilettes ? - Je pisserai sur le mur.

On va t'envoyer à Hatchmere House.

- En unité sécurisée, enfermé. - Super ! J'irai, de toute façon.

Rien ne t'intéresse ?

Si je te le disais, tu me le confisquerais.

C'est pareil tous les soirs.

Demain soir.

Tout le monde se fiche de ta rébellion, Trevor.

Tout le monde s'en fiche.

Ça ne mène à rien. Juste toi dans cette pièce.

Bien.

Barry Giller et moi, c'est pas grand-chose.

Mais c'est tout ce qu'il y a.

Tout le monde s'en tape.

Je vais au stock-car, demain soir.

Tu pourrais venir. T'aimes les bagnoles.

Prends ce qu'il y a à prendre.

C'est mieux que rester dans ce trou.

Qui voudrait voir des branleurs éclater des bagnoles ?

Moi, j'aime bien.

Un des gars participe.

Il fait partie du projet. Leroy, il...

- C'est un bon conducteur. - Et un négro.

J'y vais si je conduis.

C'est autre chose que traîner en Ford Granada.

Tu parles !

J'y vais si je conduis.

Et tu restes tranquille ?

Si je peux conduire.

C'est pas si simple. Ça prend des semaines.

Attends un peu.

Si je peux...

Pourquoi pas ?

C'est possible.

Je m'en occupe.

Mais tu évites les Ford Granada.

Tu fais pas le con, et tu casses pas les couilles au cuistot, d'accord ?

- Il sort. - Laisse, Barry.

On va tous aller se coucher. Allez, Trevor.

Branleurs de tous pays...

- Il s'est passé quoi ? - Plus tard.

Rien ne me force à faire ça, Trevor.

Tu me fais faux bond...

je te tue. Avec de l'aide, bien sûr.

Je prends le cuistot, et tous les plus balaises,

et les branleurs te ramènent ici...

et tous ensemble...

on te massacre.

Pigé ?

Super !

Merde !

Bagnole de merde !

Merde.

Putain.

T'étais contre des pros.

Presque tous les autres étaient professionnels.

Deux fois ton âge. Pas vrai, Leroy ?

La dernière course, comme la M1 dans le brouillard !

Regarde ce temps.

Demain, repos. Tu veux des frites, Leroy ?

Non, merci. J'ai pris des hot-dogs à la course.

Si tu veux, Trevor, je peux t'inclure au projet.

Bon début, en tout cas.

T'es dedans, maintenant. Hein, Leroy ?

Tu pourrais courir plus souvent. Rejoindre une équipe.

Plus besoin de piquer des caisses. Tu les aurais gratos.

Évidemment, c'est gratos quand tu les piques, mais bon.

La police donne des voitures pour le projet. Des voitures volées.

Pas qu'ils ont volées, eux !

"Véhicules non réclamés."

Ça te dit, des frites, Trevor ?

C'est bizarre. Je trouve plus mes clés.

Non, pas là. J'ai dû les perdre.

Non !

Trop tard.

Merde ! Va falloir se taper Hope ou Hopkins.

De la camelote, ce moteur. Il m'a claqué dans les pattes.

J'ai des doubles quelque part.

C'est toujours mieux avec des clés.

C'est parti.

- Salut, Ray. - Qu'est-ce qui se passe ?

On est allés aux courses. Désolé de te déranger.

- Je suis pas au courant. - Entrez, Trevor, Leroy.

- On me met jamais au courant ! - Fallait regarder dans le registre.

Il me semble que les portes ferment à 22h30.

Je suis au courant.

L'examen de ton dossier est proche, non ?

Quoi ?

Gare à ce que tu dis, à ce que tu fais, lâche ta bite.

"Ce petit con a un peu trop à dire."

Regarde ce que j'ai.

Ferme-la.

Ferme-la !

- C'est quoi, ton nom ? - Errol.

- L'autre, abruti. - Duprey.

- Du-quoi ? - D-U-P-R-E-Y.

Toutes ces clés. Qui en a besoin ?

- Comment tu les as eues ? - Ce branleur de Clive les a perdues.

- Où ? - Par terre.

Ils t'ont par ici, petit branleur.

Tout ce que ces enflures ont pu dire sur toi.

- Pour l'examen de mon dossier ? - Pour ta putain d'exécution.

Tiens, ton école.

"Rapport du responsable de l'éducation."

"Rapport confidentiel pour le tribunal pour enfants.

"Sujet : Errol Duprey.

"Rapport médical."

"Rapport du professeur principal."

"Dossier des problèmes scolaires.

"Dispute avec un professeur, insubordination.

"A lancé un ballon au visage d'un employé."

- Il m'avait frappé. - Remarques racistes. Bordel !

"A mis une calculatrice en pièces."

"Rapport confidentiel pour placement en unité spéciale."

Jamais entendu parler d'unité spéciale.

"Mon contrat, par Errol Duprey." C'est ton écriture ?

Ouais, c'est le contrat.

- T'écris avec quoi ? Un marteau ? - Un stylo.

"Je dois bien me tenir à Hooper Street, constamment.

"Je dois obéir au personnel et aux enseignants.

"Et si je rentre chez moi, je dois être sage et écouter ma mère."

Obéis aux profs, écoute ta mère.

"Je dois me lever à 8 h, chaque matin,

"me laver, m'habiller, déjeuner, me préparer pour l'école,

"y être à 9 h chaque matin." T'as écrit ces conneries ?

Ils te forcent à le faire.

"Sincèrement, Errol Duprey."

"Rapport d'évaluation d'Errol Duprey." Bientôt ton étude de dossier, hein ?

- Tu sais pas lire ? - Pas bien, non.

Putain de babouin !

"Rapport psychiatrique.

"Le plus frappant chez Errol était sa bite de 25 cm."

Quoi ?

"Le futur.

"Il semble improbable qu'il retourne chez lui,

"sa mère l'ayant rejeté pour vivre sa vie.

"De ce fait, l'alternative serait une prise en charge totale.

"Nous la recommandons vivement,

"afin de poursuivre notre évaluation de ses besoins."

T'es ici à vie, mon pote.

Qu'est-ce que je peux faire ?

Pisse dessus !

Balance ça. Balance tout !

- Où est le tien ? - On s'en tape. Tiroir du bas.

Pisse dessus !

Allez ! Chie dessus, bordel.

Putain, quelle odeur !

Tu fais quoi ?

- J'y vois rien pour me torcher. - Viens !

Une minute !

Ferme-la et viens !

Allez, mec ! On va se faire piquer.

Trop facile !

Pas celle-là.

Pas celle-là.

C'est où, putain ?

C'est là.

M. Shahnabranleur.

Putain de Pakistanais !

Putain de Pakis !

Animaux ! Putain de Pakis !

On vous veut pas ici ! L'Angleterre aux blancs !

Putain de bâtards de négros !

Putain de bâtards ! On vous mettra aux chambres à gaz.

Retournez au Punjab !

Babouins ! Retournez dans la jungle !

Génial !

Hé, vous ! Revenez !

- Revenez ou j'appelle la police ! - Viens !

- Ils nous ont vus, mec ! - Mon cul !

Ils nous ont vus !

Je veux pas de problèmes pour l'examen de mon dossier.

Allez, on se tire !

Sale petit black !

Sors !

Sors !

Dépêche !

Mon cul !

Branleur !

Putain de branleur !

Ouais ? C'est qui ?

Ouais ? Deuxième étage, monte.

Oi, oi ! Vous êtes matinale, madame.

Tu regardes quoi, là ?

- Hé, une minute ! Excusez-moi ! - Rentre, et boucle-la !

Je suis désolé, M. Driver. Désolé, John.

Je croyais que c'était le taxi. Je suis désolé.

Espèce de malade !

- Tu t'en vas, Harry ? - Rentre, et parle doucement.

Tu pars en vacances, Harry ?

Tu cherches quoi, Trevor ? Que se passe-t-il ?

Je me rends.

- Comment ça ? - Harry ?

Attends ici, et pas un bruit.

- Allez les bleus ! - Sors !

Tu le réveilles, je te botte le cul.

Je me suis couché à 1 h, je manque de sommeil. Alors gaffe.

Qu'est-ce qui se passe ?

Les branleurs avec qui tu m'as mis. On s'est embrouillés.

Tu t'y es mis, toi ! Ça fait des mois que je t'évite ça.

Tu te barres en vacances.

Si tu peux pas tenir deux semaines, tu vaux pas le coup. C'était quand ?

- Vers 1 h. - Ce soir ?

Suis mon conseil, rentre avant qu'il soit trop tard.

J'ai explosé la vitre de l'ANPE.

Quoi ?

Quand ?

Vendredi.

- Je t'ai amené là-bas jeudi. - Ils le savent pas.

Le centre d'évaluation ?

Mais tu me le dis.

- Génial. - C'est déjà l'heure, papa ?

Pas encore, Terry. Je te dirai quand on partira.

Salut, Terry !

Va au lit, je travaille.

- J'ai piqué le Transit du centre. - Quand ?

- Ce soir. - Quoi d'autre ?

On a éclaté les fenêtres de M. Shahnabranleur, avec Errol.

Maman !

- Merde ! - Maman ?

Annie veut aller aux toilettes !

- Viv ! - C'est bon !

Monsieur qui ? Les fenêtres de qui ?

Le putain de Paki qui m'a fait mettre à l'ombre.

- Et les fenêtres de chez Harrods ? - J'y ai même pas pensé.

Qui...

- Qui est Errol ? - Un négro. Du centre.

Je l'ai laissé dans le Transit, au poste de police.

- C'est tout ? - Ouais. Ah... non.

J'ai pissé sur mes dossiers, au centre.

Errol a chié sur les siens.

Je me rends à toi, t'es mon pote. T'auras la récompense.

Où as-tu laissé Errol et le Transit ?

Quel poste de police ?

- Bradley Street, près de l'école. - Tu chies sur ton propre palier !

- On va les laisser s'en charger. - Ils vont se venger de moi, Harry.

Il m'aiment pas, là-bas. J'y suis déjà allé.

Ils vont me rouler dans un matelas et me savater.

Et ça fera quoi à une tête de pioche comme toi ?

J'ai explosé une voiture de police avec le Transit.

Envoie-moi ailleurs.

C'est ta merde, tu assumes.

T'es un trou du cul, Trevor.

T'es à chier.

C'est ça.

Comme mon dossier !

Lâche cette satanée sonnette !

Tu veux quoi ?

Vous pouvez tirer la chasse ? Je viens de chier !

Je t'avais dit de lâcher cette sonnette !

Je suis délinquant juvénile.

Vous pouvez pas me garder en cellule.

Je te connais.

Vraiment ?

Je suis accusé.

Je peux pas rester en cellule. Je dois retourner au centre.

La ferme, tu veux ?

Vous devez vous occuper de moi.

Donnez-moi à manger.

Tu vois ça ?

Assieds-toi et ferme ton claque-merde.

- P.C. Anson. - Ferme-la.

Lundi, tu vas direct au tribunal.

Tu ne retourneras pas en évaluation.

Tout droit en maison de correction, ou à Borstal.

Et quand tu en sortiras, on sera là pour t'attendre.

On te mettra dans une voiture, et on te ramènera ici,

pour prendre tes empreintes.

On peut pas le faire tout de suite, délinquant juvénile.

Mais après Borstal, on peut t'avoir, et on le fera.

T'es à nous, maintenant.

Avec tes empreintes, on t'aura pour tous tes vols de voiture,

ces derniers mois. Et ça en fait un paquet.

Et tu tomberas pour des années. On s'en occupera.

Ça a l'air super !

Tu te prends pour un dur !

Que du vent.

Tu vas apprendre deux choses.

Chez toi, à l'école,

au travail, dans la rue,

tu respecteras l'autorité et tu suivras les règles,

comme tout le monde.

Ça s'appelle la discipline.

À ton âge, la plupart des mômes le savent.

Ferme-la.

Et garde-la fermée.

Sous-titres : Anoma / Zakouski French TeAm

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