All language subtitles for [Français (autogenerated)] Charlemagne, le Prince à Cheval - 1994 - Episode 01 [DownSub.com]

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Original subtitles

Oh, Pépin, tu n'es pas raisonnable.

Regarde-toi, le mal te gagne et tu ne devrais plus monter à cheval à ton âge et dans

cet état.

Tu aurais dû m'accompagner.

Les arbres sont tous en bourgeois.

Viens.

Echinard, note ce que je vais dire.

Par notre volonté royale nous entenons que notre fille Charles ne soit jamais roi.

Mais Charles est l'aîné.

Pépin, c'est ton premier fils.

En âge, il est l'aîné, certes, mais qu'a-t-il fait de toutes ces années ? Il est frivolé

insouciant comme un enfant, comme s'il ne voulait rien faire de sérieux.

La reine croit que je perds mon temps.

Elle ne comprend pas.

Et toi, Echinard ?

Toute notre vie tu as eu confiance en moi.

Et à juste titre, je crois.

Et aujourd'hui, c'est à un scribe que tu t'adresses.

Vous, les femmes franques, vous régnez par vos maris.

Ce qui est parfait si l'homme est assez vigoureux pour cela.

Mais tu le sais, la mort va bientôt m'emporter.

Et il faut que je prépare l'avenir.

Et tu crois que l'avenir se prépare en commettant une injustice envers Charles ?

Il aura un choc qui lui fera comprendre un peu mieux qu'un prince,

mais pas un homme du commun.

Un homme qui peut passer ses journées à s'amuser.

À boire !

Donnez-nous à boire !

Une main pour tout le monde !

Une main pour tout le monde !

À la santé du vainqueur !

Lequel d'entre vous est le prince ?

Allez, dis-lui qui est le prince.

Hé ! C'est lui, le prince !

Non, non, non !

Écoutez, c'est peut-être bien moi, non ?

C'est lui !

Qui ?

Moi !

C'est impossible !

Très bien !

Vous voulez savoir qui est le prince ?

Oui !

Le voilà !

Et pourquoi cette question ?

Nous avons déjà fait l'amour avec des seigneurs ou des barons.

Mais pas avec un prince.

Voilà sa chance !

C'est moi, le prince !

Tu sais ?

Rensemble !

Rensemble !

Le roi Pépin est à l'agonie.

Non !

Non !

Non, c'est le roi des vents !

C'est le roi des vents !

Comme il a vécu.

Mon dieu bénit son repos éternel.

Tu as trop peur qu'ils te maudissent ?

Tu n'oses pas affronter son regard ?

Merci, père.

Merci de m'avoir donné vie.

Roi Charles !

Que me veux-tu ?

J'en prie, emmenez-moi avec vous au roi Charles.

Qu'espère-tu que je fasse de toi ?

Le roi Pépin nous a quittés.

Et j'ose écrire les hauts faits du règne d'un grand roi.

Et tu t'appelles ?

Génard.

Tu es le premier à m'appeler Génard.

Je t'appelle Génard.

Je t'appelle Génard.

Et tu t'appelles ?

Génard.

Tu es le premier à m'avoir appelé Roi Charles.

Allez, suis-moi.

Alain, c'est ça le monde ?

Oui, c'est le monde.

D'après les Sarazins.

Et quelle partie est la nôtre ?

Tout ce qui est en rouge.

Rouge ? Le rouge est à moi, je suis l'aîné.

J'ai dit tout ce qui est rouge est à moi, je suis l'aîné.

Où sont mes terres, Génard ?

Le bleu.

Le bleu ?

Quoi, je suis prisonnier de l'océan ?

Où se trouve Rome ?

C'est là.

Pourquoi mon royaume est-il complètement coupé de Rome ?

Mais...

Mon père n'a pas voulu cela.

Si, Charles.

C'était le vœu de ton père.

Mon père ne peut pas avoir voulu cela.

Dos à la côte, piégé comme dans un terrier.

Nous régnons sur ce royaume avec la bénédiction du pape.

En retour, nous avons juré de protéger le Saint-Siège.

Et je ne pourrai honorer le pacte de Tierscy en étant si loin.

Dans ce cas, laisse ton frère protéger le Saint-Siège.

Ton royaume sera toujours assez grand pour y jouer avec ta bande d'ivrognes.

Et ce ne sont pas les filles à engrosser qui vont te manquer.

L'église sera très bien protégée.

Je suis sûre que ton père a fait preuve de sagesse.

Ton frère Carolo m'en défendra la beauté.

Mon pauvre frère tremble à la vue de son ombre.

Et qui t'a donné la permission de parler ?

C'est mon épouse.

Nous acceptons la volonté de notre père.

Et qui a invité ta putain et ce contrefait bossu que tu appelles ton fils ?

Arrêtez !

Arrêtez, calmez-vous !

Votre père a rendu l'âme, n'est-ce pas assez ?

Votre frère !

Montrez un peu de dignité.

Nous avons le devoir de respecter sa mémoire et de se plier à ses volontés.

Vous avez chacun votre royaume.

Et nous avons le devoir de le respecter.

Vous avez chacun votre royaume.

N'est-ce pas suffisant ?

Cessez de vous quereller.

Et règnez comme il l'a voulu.

Il n'y a rien à ajouter.

Notre roi est mort, nous sommes en deuil.

Sortez.

Je suis porteur d'un message du Duc d'Aquitaine.

Pour le roi des Francs.

Il ne sait pas lire.

Je suis sûre qu'il va se faire aider par la reine.

Le Duc Hubold d'Aquitaine refuse de renouveler son allégeance au nouveau roi des Francs.

Partez tous les deux sur le champ.

Ce chien arrogant doit payer pour sa déloyauté.

Si vous regardez la carte, vous verrez que l'Aquitaine n'est pas dans le rouge.

Nous devons répondre à l'impudence de ce traître.

L'Aquitaine est hors de mon royaume.

Souviens-toi que ton père condamnait à mort les lâches et les félons, Carloman.

Quand on est faible, on ne règne pas.

Mère, tu te trompes de roi.

Tu crois que je ne vois pas où tu veux en venir, Carloman ?

Si un lâche comme le Duc Hubold se rebelle, c'est parce qu'on l'a incité à le faire.

Je n'ai pas connaissance des intrigues qui se font.

Je vais t'offrir le Duc Hubold et sa tête sur un plateau.

Carloman, l'offense a été faite à mes deux fils. Tu dois y aller.

Non. Je pense que mon frère se tirera d'affaire sans moi.

Non, mon frère. Tu ne veux qu'une chose, en fait.

C'est qu'on m'assassine.

Cette carte ne quittera jamais plus ce mur.

Je vais l'avoir sous les yeux, chaque jour.

Je ne veux pas que tu te trompes, Carloman.

Cette carte ne quittera jamais plus ce mur.

Je vais l'avoir sous les yeux, chaque jour.

Si c'est ça le monde, eh bien moi je vais le changer.

La Caronne a maintes fois sauvé l'Aquitaine.

Ma Caronne.

Elle nous protégera encore.

Et le Duc Tassilon ? Il devrait venir.

Il ne viendra pas.

Le Duc Tassilon ne s'intéresse qu'à la Bavière.

Nous nous occuperons de Charles sans lui.

Nous avons la Caronne. N'oubliez pas.

Père, crois-tu vraiment que Charles va venir ?

Oh oui. Les francs répondent toujours à la provocation.

Charles est impulsif. Il a du courage.

Il ne tardera plus.

Je me suis battu à Poitiers aux côtés de son grand-père, Charles Martel.

Il affrontait tous les dangers.

Charles Martel m'a attribué le bûcher d'Aquitaine.

Je lui avais prêté serment d'allégeance parce que c'était un homme.

Comme le roi Bépin, d'ailleurs.

Mais je ne ferai pas de serment à un bon à rien qui passe son temps à culbuter des serpentes.

Est-ce que tu penses que Caroloman va nous attaquer à son tour ?

Caroloman ?

Caroloman se croit très intelligent.

Il veut se débarrasser de son frère aîné et en fait, c'est son rêve le plus cher.

Mais comme c'est un pleutre, il veut que ce soit nous qui le fassions à sa place.

Et pour prix de notre besoin, nous obtiendrons la sécurité de nos frontières et une partie des terres de Charles.

Tu penses que j'irai tuer Charles pour que l'autre soit plus fort ?

Nous allons tuer un et puis nous tuerons l'autre.

C'est ainsi que va le monde, mon fils.

Caroloman n'est rien du tout.

Mais défier et affronter Charles...

Oh !

Le mettre en pièce, l'entendre me supplier...

Laisse-moi patient, mon fils. Je suis sûr que tu auras ta chance.

Maintenant, il faut t'assurer que le pont de Langon a été détruit.

Nous devons être absolument sûrs.

Le pont de Langon a été détruit.

Nous devons être absolument sûrs de l'endroit où Charles risque de nous attaquer.

Et du jour où il compte nous attaquer.

Fais vite.

J'ai horreur des surprises.

Ils détruisent tous les ponts.

Après Marmont de Langon.

Et le fleuve est encreux, Charles.

Si nous voulons passer, il va falloir mener l'armée aux portes d'Agin.

Caroloman les aura prévenus.

Il est certainement déjà en route pour attaquer mon royaume par le nord.

Dans combien de temps les hommes du Bols attendent-ils à mon attaque ?

Dans trois jours.

Où ça ?

Près d'Agin.

Alors, nous les attaquerons ce soir.

Ce soir ?

Oui, ce soir.

A quel endroit ?

Là.

L'armée ne passera jamais, Charles. Le fleuve est encreux.

Comment faire ?

Qui a parlé de l'armée ?

Roland, que dirais-tu d'un bain de minuit ?

Si on fait une course, tu vas encore gagner.

A la grâce de Dieu.

Du diable.

Silence.

A la grâce de Dieu.

A la grâce de Dieu.

A la grâce de Dieu.

A la grâce de Dieu.

A la grâce de Dieu.

A la grâce de Dieu.

A la grâce de Dieu.

À la grâce de Dieu.

La Grande Devée est chez moi.

comme tu as trahi ton roi, et le serment d'allégeance à notre couronne. Fais-le-en.

Un présent de la part du duc Huboldt, le grand saut d'Aquitaine.

C'est d'un goût doux, tout. Bien, tu lui as repris l'Aquitaine. Mais du même coup,

tu as annexé une partie du royaume de ton frère.

Il a bien essayé de m'envahir.

Désenfantillage. Tu es mon fils aîné, mais je te rappelle que Carolement est aussi mon

fils. Tu es le plus fort pour l'instant, mais ne pense pas que... Charles, est-ce que

tu m'écoutes? Ton avenir me préoccupe, et je pense que...

Pardon, je n'ai pas eu de femme depuis trois semaines. Désolé, il y a une urgence.

Papa! Papa!

Ah, mon hasard. Tu m'as manqué.

Papa, papa!

Papa!

Papa!

Papa!

Papa!

Papa!

Papa!

Papa!

Papa!

Papa!

Papa!

Papa!

Papa!

Oh, Marcello, tu m'as manqué.

Je vous aime tant, tous les deux.

Ah, bien, c'est pas trop tôt.

Je peux te parler, maintenant ?

Tu te sens mieux ?

Bon, t'es divine.

Tu as vraiment de grands pieds.

Il n'est plus temps de penser au plaisir.

Passons aux choses sérieuses.

Notre dynastie a été sacrée par le Pape pour une bonne raison.

Nous avons prêté serment de le protéger s'il était menacé.

Didier, le roi des Lombards, il refait parler de lui.

Il annexe un village ici, une terre là.

Pour l'instant, il évite les cités.

Mais il menace la papauté dans le seul dessein de mettre à l'épreuve

notre alliance avec Rome et notre engagement envers sa sainteté.

Mais...

Je sais, je sais. C'est ton frère qui devrait lui venir en aide.

Mais tu sais comme moi qu'il n'ira pas.

A son avis, le Pape n'est que le vicaire de Rome.

Il ne veut pas s'encombrer d'amis faibles.

Mais mon père a prêté serment à Kiercy.

Parce que nous sommes chrétiens.

Et le Pape représente le Seigneur sur la terre.

S'il représente Dieu, nous représentons le peuple.

Est-ce que tu le comprends ?

En protégeant l'église, nous nous protégeons.

Tous les peuples se rallieront aux défenseurs de Rome.

Porte secours à la papauté et tu règneras en paix.

Est-ce que tu oublierais mon cher frère, hein ?

Il me barre la route.

Mon armée ne pourra jamais traverser son royaume sans sa permission.

Et tu sais qu'il ne la donnera pas.

Je le sais.

Attends-tu de moi que je sois son frère ou son ennemi ?

Veux-tu que des francs se battent entre eux ?

Ce serait fatal pour nous et pour le Pape.

Oui, ce serait fatal.

Si je ne peux conduire mon armée à Rome,

il m'est impossible de protéger l'église.

Tu comprends ?

Crois-tu que toutes les batailles se gagnent sur un champ de bataille ?

Ne crois-tu qu'aux vertus de ton armée ?

Sais-tu pourquoi tu n'es pas aussi puissant que ton frère ?

Parce qu'il m'a écoutée.

Il est bien marié, elle a des terres, elle est sournoise et prête à tout pour lui.

Mais j'ai Émile Trude.

Il est inutile de te voiler la face, Charles.

Si tu veux défendre la papauté sans pour autant déclencher une guerre,

nous devons nous battre sur leur propre terrain.

Épouse une femme de la stature d'une reine et tu seras un grand sourin.

N'insiste pas, j'ai Émile Trude.

Vous n'êtes pas marié, Charles.

Un évêque t'en débarrassera en cinq lignes de latin.

Tu oublies qu'elle m'a donné un fils.

C'est un fils, cette chose ?

Crois-tu que les francs accepteront qu'un pauvre bessu monte sur le trône ?

Le crois-tu ? Jamais !

Les francs ne respectent que la force, réclament de la force.

Et j'exige moi aussi que tu sois le plus fort.

Ton père a prêté serment à Kersi et aujourd'hui nous sommes tenus d'honorer ce pacte.

Puisque ton frère nous empêche de livrer bataille au lombard,

livre-donc cette bataille dans ton lit.

T'es folle !

Ton père a couvert d'autres femmes, Charles.

Avec lesquelles il a eu des bâtards.

Tu crois que nous nous sommes mariés par amour ?

Il m'avait à peine regardé, nous aurions pu noyer.

Ça n'a pas été le cas.

Oh non !

Il n'est plus question de ce que tu peux vouloir ou pas.

C'est le respect du serment qui compte.

Ce serment est l'honneur de ton père.

Tu ne peux pas l'enfreindre.

Si tu veux devenir un authentique roi franc.

Charles, tu dois te conduire en homme.

Qui devrais-je épouser ? Qui ?

Si c'est la fille de ton ennemi que tu épouses,

il deviendra ton allié.

Le roi Didier a une fille, Hermand Garde, sa cadette.

Épouse-la, les filles sont faites pour ça.

Et c'est notre seule chance de contrôler ces maudits lombards.

C'est dur pour ta petite fermière, Charles, mais il le faut.

Voilà.

Que risques-tu ?

Aux lits, elle se rapproche bien.

Que risques-tu ?

Aux lits, elle se rapproche bien.

Je n'ai plus qu'une fille à placer.

Il suffit que sa mère vous fasse sa demande pour que vous l'acceptiez sans négocier.

Je négocierai si je vois qu'elle devient un peu trop gourmande.

Elle n'a que 16 ans.

Le pire est qu'elle passera le reste de sa vie chez les Francs.

Pépin le bref, Berthe aux grands pieds, Charles le nageur, imaginez.

Sans compter qu'il a déjà un fils contrefait, Pépin le bosson,

et que Charles le nageur a déjà un fils contrefait.

C'est ça, Charles le nageur.

C'est ça, Charles le nageur.

C'est ça, Charles le nageur.

C'est ça, Charles le nageur.

Sans compter qu'il a déjà un fils contrefait, Pépin le bosson,

Hermand Garde a à peine 16 ans.

mon épouse se fait un sang d'encre pour sa soeur.

Ébrouille-toi avec elle, c'est pour ça que je te l'ai donnée.

Je ne vous en remercierai jamais assez.

Tu n'agirais pas comme moi si c'était ta fille ?

Tu ne veux pas répondre ?

Non, non, je tiens à ma tranquillité.

Je suis duc de Bavière et ça me suffit.

Je me suis gardoué pour la politique,

contrairement à vous qui s'embêterez au fait de ces choses-là.

J'imagine que vous ne sacrifiez pas votre fille gratuitement.

Sa fille ne lui rapportera que plus de territoire, c'est tout.

Ce n'est pas tout.

Les femmes sont stupides.

Que vous a rapporté mon mariage ?

Le contrôle des rebelles aux frontières de la Bavière ?

Avec Charles, qu'allez-vous obtenir ?

Il n'est pas votre voisin ?

Il m'est odieux de penser que nos épousailles

n'étaient qu'une formalité de frontière.

Il y a tant de choses qui t'échappent qu'il vaut mieux ne pas en parler.

Dites-moi, père,

en échange de quoi vendez-vous ma pauvre soeur ?

A ce franc maudit !

Les francs,

le pape

et moi.

Si je veux croquer un petit morceau du pape,

Charles m'écrasera.

Mais si je lui barre la route de Rome parce que je suis son beau-père,

Charles ne pourra que me regarder le manger.

Il sera hors du jeu.

C'est écœurant.

Détruire une existence pour avoir encore plus de pouvoir.

C'est ainsi que le monde fonctionne, ma pauvre fille.

Il en a toujours été ainsi et il en sera toujours ainsi.

Elle épousera le fils de Pépin.

Et fais en sorte que ça se passe bien.

En étant très poli avec la reine-père,

en lui faisant l'éloge de ta soeur, c'est compris ?

Il n'en est pas question.

Tu le feras.

Quand je donne un ordre, je veux qu'on l'exécute.

Tu dois m'obéir parce que je suis ton père.

Désolé de vous interrompre.

Si vous retirez tous les bénéfices de cette union,

pourquoi Charles veut-il épouser votre fils ?

Parce qu'il est stupide.

Parce qu'il croit qu'en épousant la fille,

il pourra posséder le père. C'est stupide.

Après ce mariage, mon fils Adalgise pourra conquérir quelques villes.

Et pourquoi pas avec toi, du Tessidon ?

Non, non, non.

Je n'ai pas fait allégeance à Charles.

Mais il est hors de question que je sois contre lui ou contre le pape.

La Bavière est chrétienne et j'ai une frontière commune avec les Francs.

Je tiens à mon indépendance.

Et je ne veux pas me contrôler.

Et le respect dû à ton beau-père, alors ?

Et le vôtre pour votre fille ?

Viens, Tessidon. Tu me surprends.

Deux blanches colombes, vous me rendez malade.

Quel est ce vacard, madame Adalgise ?

Les barbares, père.

Ceux à qui vous bondez ma jeune sœur.

Mon Dieu, Berthe au grand pied.

J'aime autant ne pas la rencontrer.

Tessidon, je suis forcée de préparer ma sœur à ce mariage.

C'est répugnant, mais il le faut.

Je te rejoindrai bientôt.

Fais attention. Ne séduis pas toutes les servantes.

Mon ange, tu sais bien que je n'aspire qu'à une vie paisible.

Mon ange, tu oublies que je te connais.

Reinbert, je suis honoré de vous recevoir à Paris.

Vraiment ?

Lors de ma dernière visite, j'ai dormi sous une tente.

Nous étions en guerre. Vous vous en souvenez ?

Oui, mais le temps des querelles est révolu.

Des erreurs de jeunesse.

Où est votre fille ?

Vous la cachez ou n'osez-t-elle pas se montrer ?

A-t-elle quelque chose qui manque ?

Ou la petite véreuse ?

Avec vous, les choses sont claires.

Les francs sont charmants, charmants.

Et pour être honnête avec vous, sachez qu'Hermangarde est une...

C'est ça, suis-je bête ? J'avais oublié son nom.

Hermangarde, comme j'allais vous le dire, est la perfection même.

Et...

Elle est peut-être un peu indépendante.

Mais les religieuses se chargent de la calmer,

spirituellement, sans temps.

La verrai-je ou non ?

Sa sœur, lieu de pergue, a gracieusement consenti

à vous conduire jusqu'au couvent.

Alors allons-y, sur le champ.

J'espère qu'elle sera docile.

Vous pourrez parler à ma sœur par mon intermédiaire.

Elle est timide, très timide.

Je veux m'assurer qu'elle est sans défaut.

Ma jeune sœur est encore innocente.

Et alors ?

Trouvez-vous que ce soit correct de disposer d'une vie de la sorte ?

Non, bien sûr.

Mais nous sommes femmes, c'est notre lot, n'est-ce pas ?

Vous n'achetez pas un cheval ?

Même si, Duchesse, très exactement.

C'est une jument que je viens chercher.

Et pour votre gouverne, je l'avais en parfaite santé

et surtout bien dressée.

On vous a donné en mariage, n'est-ce pas ?

Oui, c'est juste.

Moi aussi.

Alors faisons contre mauvaise fortune bon cœur, sans état d'âme.

Mais ma sœur devait entrer dans les ordres.

Le Duc, avant de vous épouser,

vous a fait examiner les pieds à la tête.

Oui, oui, c'est vrai.

Oui, oui, bien sûr, par sa mère et sa grand-mère.

Donc arrêtez de discuter et montrez-la-moi.

Pas avant que ma sœur n'ait donné son accord.

Ferme en garde.

Tu as entendu ce qu'elle a dit ?

Dis-lui que j'accepte.

Non, tu es folle.

Tu as encore le droit de choisir.

Tu n'es pas tenue d'épouser cette brute.

Que puis-je faire d'autre ?

Ce mariage n'est pas une obligation.

Qu'est-ce que tu veux dire ?

Reste ici.

Fais-toi nonne.

Si j'étais à ta place, je...

Que dit-elle ? Pourquoi se met-ce basse ?

Est-ce qu'il est tendre avec les femmes ?

Mais enfin, que se passe-t-il ? On ne m'a jamais traité de la sorte.

Ma sœur veut savoir s'il est tendre avec les femmes.

Et comment le saurai-je ?

Il n'a connu que des paysannes.

Si la princesse est digne de respect,

je sais qu'il la respectera.

En revanche, si elle mérite une fessée,

il la lui donnera.

Tu as entendu ça ?

Hermongarde,

suis mes conseils.

Si j'avais eu la chance de choisir, je t'avoue que...

Que dit-elle ?

Elle veut savoir s'il est vrai que votre fils n'a aucune instruction.

Oui, c'est vrai.

Mais il y a plus important que l'instruction.

Il est intelligent et il est droit.

C'est un ignorant et une bête.

Je t'en prie, Hermongarde, fais-toi nonne et reste ici.

Être nonne ? Moi ?

Demeurer à vie dans cette prison ?

Sous la surveillance de ces spectres ?

J'ai passé dix jours ici,

à agoniser.

Tu ne dois pas te marier à un barbare,

à un franc.

Refuse.

Il n'est pas question que sa mère m'examine.

Ça change tout.

Ça change tout.

Je n'ai pas réussi à la convaincre.

Elle préfère finir ses jours ici

plutôt que subir le genre de traitement qu'on inflige aux bétailles.

J'aurais tout essayé, Reine Berthe.

J'imagine que, dans ces conditions, tout est remis en cause.

Dites-lui que nous partirons dès l'aube.

Qu'elle prépare ses affaires.

C'est bon.

Comment être sûr de sa virginité ?

On ne l'avait pas examinée.

Il aurait fallu que je l'approche.

Imaginez qu'elle soit contrefaite, qu'elle ait l'esprit lent, qu'elle soit laide.

Que cette fille ait une jambe en moins, qu'elle soit sourde ou muette ne changera rien.

Charles devra s'en satisfaire.

Ce n'est pas lui qui a négocié avec ce sauvage.

C'est tout ce qu'il a osé me dire quand je l'ai interrogé sur son arbre généalogique.

Qu'il n'y avait pas un seul bossu dans toute leur ascendance.

C'est ce qu'on appelle la projette.

Alors tous mes projets ont droit à l'eau.

Et que ferez-vous d'elle ?

On s'en débarrassera, avec armes et bagages.

Rien n'est plus facile que de chasser une femme.

Charles !

Laisse-moi emmener mon fils.

Vous allez dans un couvent. Vous ne pouvez pas l'envoyer.

Alors envoyez-moi autre part. Mais avec lui.

Oh Charles, et mes tiens.

Et pourquoi veux-tu le garder ? Tu n'en veux pas.

Tout comme moi, tu ne l'aimes plus.

Qu'est-ce que l'amour vient faire dans cette situation grotesque ?

Tu sais bien que nous ne sommes même pas mariés.

Charles, qu'est-ce qui te prend soudain ?

Nous étions unis par l'amour.

Nous étions unis par l'amour.

A cette époque, je n'étais pas le roi.

Nous n'avons pas changé.

Et ton fils Pépin est toujours son.

S'il a une bosse, c'est toujours un prince.

Charles, pitié.

Si tu l'emmenais avec toi, c'est tout mon royaume qui serait menacé.

Quoi ?

On pourrait l'utiliser contre moi.

Il est si petit.

Est-ce que ton royaume est si fragile ?

Et s'il n'était pas de ton sang,

cette menace serait écartée.

Ça te tranquilliserait.

Et bien, oh Charles, je jurerais sur la Bible

que j'ignore tout de son vrai père.

Charles.

Charles.

Seigneur, sans sa mère, cet enfant n'aura plus personne.

Je t'en supplie.

Maman !

Je t'en supplie, au nom de Jésus, Charles,

et pitié de nous.

Que veux-tu faire de cet infirme ?

Dis-le.

De cette humble créature qui te menace à ce point.

Une baisse de somme reléguée dans tes cuisines.

Va-t-il qu'on touche sa bosse pour s'attirer la bonne fortune ?

Il ne te mordra pas chance.

Il haïra ton nom,

toute ta vie, Charles,

jusqu'à ta chute.

Comme moi.

Pas la haine,

la rancœur,

va te suivre toujours.

Et il te menacera.

Il te menacera.

Il te menacera.

Il te menacera.

Il te menacera.

Être roi,

il ne souhaite à personne.

Toutes ces complications auraient pu être évitées.

Mais il aurait suffit que mon mari fasse preuve de bon sens.

et qu'il donne à Charles ce qui lui était dû.

Le lion devrait toujours avoir la part du lion.

Carolement se serait contenté des rêves.

Mais non, ce qui est fait est...

Imaginons que cette fille soit l'aigle et que Charles n'en veut une part.

Il n'y aura personne pour protéger le pape.

Personne d'autre que Carolement. Et le fera-t-il, hein ?

Il se concentrera de barrer la route à Charles.

Reine Verne,

s'il faut absolument trouver un remède,

le roi Carolement me considère comme son ami.

Trouver un remède ?

Oui, c'est une bonne idée.

Invite-le pour un voyage.

Pour régler ce problème ridicule une fois pour toutes.

Et si ce n'était pas une beauté ?

Je te jure, je veux la perfection.

Sinon, elle repartira.

La perfection.

La perfection.

Tu es plus belle que je ne l'imaginais.

Tu es la perfection.

Mes compagnons.

Où est Ganelon ?

En route pour inviter ton frère au mariage.

Car je suppose qu'il y aura mariage.

Oui.

Oui.

Oui.

Bien.

Magnifique.

Oui.

Le mariage est fâcheux.

Il réfléchit.

Insensé.

Inapportable.

Dangereux.

Et de surcroît, il a déjà eu.

Vital.

Qu'allons-nous faire ?

Votre sainteté sait que je suis de bon conseil.

Je suis constant et clairvoyant.

En remportant notre amitié avec Byzance,

nous n'aurions plus à solliciter l'aide de ce franc.

Je savais très bien que votre constance vous ferait dire cela.

Seulement, nous sommes très loin de Constantinople.

Les Français sont voisins.

Dieu me témoigne d'excellents voisins.

Il est dommage que ce garçon ne sache pas choisir ses femmes.

Et qu'il choisisse une épouse lambarde.

C'est comme s'il pénissait ses voleurs.

Pascalis.

Quand dites-vous ?

Envoyez le cardinal vite aller voir Charles et moi à Constantinople.

Ou vice versa.

L'impératrice savoure trop les...

Jeunes hommes.

Je dirais que conseiller Irène...

Arrêtez ces enfantillages.

Pourquoi envoyer quelqu'un voir Charles ?

Dans quel but ?

Pour réprimander ce sauvage, mon oncle.

Et lui ouvrir les yeux sur les réalités du monde.

Et toi, tu irais à Byzance dans quelle intention ?

Se distraire, boire et...

Bien manger, sans aucun doute.

J'obtiendrai la promesse de l'impératrice

de défendre les biens de l'église en cas d'invasion.

Qu'elle punisse les agresseurs et en particulier les lambards.

Et que cette punition soit exemplaire.

Campulus.

Votre Saint-Ec.

Je pense que Pascalis dit vrai.

Quant au cardinal vite aller, je doute fort qu'il se trompe.

Les mêmes conseillers

qui donnent toujours les mêmes conseils

l'un année sur l'autre.

J'espère qu'avec de tels amis, Dieu voudra me protéger de mes ennemis.

Je suis convaincu que...

Non, pitié.

Il suffit.

Bon.

Faudra que Constantinople te distraire.

Et vous, cardinal, allez voir Charles.

Le franc ne peut être allié à la fois avec Rome et avec son pire ennemi

même s'il traversait le royaume de Caroloman.

Mais gardez-vous des excès de suffisance.

Votre pauvre opinion des francs et de Charles

doit demeurer personnelle.

Sans lui, l'église serait dans l'incapacité

de se défendre.

Ah oui ?

Je partage l'avis de son éminence.

Vitale et y voit clair.

Que comprendrait-il à notre politique

ce redoutable imposteur

qui n'est pas capable d'épeler son nom ?

Bien sûr, Charles ne sait ni lire ni écrire.

Mais il est intelligent.

Charles contrôle une armée rapide, forte,

puissante et courageuse.

Charles nous protège, quoi que tu en penses.

C'est notre unique mur protecteur.

C'est un barbare !

Il se vit.

L'audience est levée.

Léon.

Votre sainteté.

Tu accompagneras le cardinal Vitale

une fois qu'il aura tout dit

et qu'il se sera éloigné.

Tu donneras au roi

un message important du pape.

Écoute.

Rejoins-moi.

J'ai très peur.

Est-ce profond ?

Ce n'est que de l'eau.

Laisse-moi faire.

Tu n'as rien à craindre.

Tu crois ?

Tu vas confier en sang, hein ?

Tu vas retenir ton sang.

Tu vas retenir ton souffle.

Tu vas retenir ton sang.

Tu vas retenir ton sang.

Tu vas retenir ton sang.

Tu vas retenir ton sang.

Je suis porteur d'un message de sa sainteté

extrêmement important pour la paix du monde.

Mais vous me semblez exténué, Eminence.

Prenez le temps de vous rafraîchir.

Un peu d'eau, peut-être ?

Méfiez-moi, Eminence.

Un cardinal est porteur d'un message

extrêmement important pour la paix du monde.

Enfin, ce qu'il prétend.

Le roi Charles.

Votre Eminence, la paix du monde.

J'ai mission de vous délivrer une ordonnance

du pape Adrien en personne.

Une ordonnance ?

Pourquoi une ordonnance ?

On dirait que cet homme aime les rafraîchissements.

Est-ce qu'il peut parler sans boire ?

Bien sûr, roi Charles.

Excellent !

Allons, pressons.

J'ai mission officielle de vous réprimander

au nom du pontife de notre sainte église.

Je peux m'asseoir ?

Que dit-il ?

Me réprimander ?

Me réprimander pourquoi ?

Pour avoir épousé votre femme.

Je veux dire, pour avoir choisi cette femme-là

uniquement parce que c'est la fille du roi des Lombards.

Non, vous croyez ?

Ton pape m'a déjà reproché de ne pas avoir épousé ma première femme.

Je l'ai donc envoyée dans un couvent.

J'en ai épousé une autre, selon les règles, dans une église.

Ça fait deux femmes.

Dois-je en épouser une troisième ?

Qu'en dis-tu ?

Il vaudrait mieux que son Eminence se prononce sur la question plutôt que moi.

Vous direz à votre pape,

si votre mule vous porte jusqu'à Rome,

qu'un message pour la sauvegarde de la paix du monde de cette importance

ne justifie pas qu'on trouble ma lune de miel.

Je lui dirai.

Prenez un bain avant Rome.

Il a fait tout ce chemin pour ça, pour m'ennuyer avec ses bouffonnettes.

Il a fait tout ce chemin pour ça, pour m'ennuyer avec ses bouffonneries.

C'est cela.

En revanche, j'ai autre chose à vous dire.

Sa sainteté m'a chargé d'un message pour vous.

J'écoute.

Il serait préférable que nous soyons seuls.

Qu'on nous laisse.

Tu entends, Isignard ?

Toi aussi.

C'est bon.

Tout ce mystère est-il bien nécessaire ?

Il l'est.

Le pape a besoin de votre aide immédiatement.

Il est incroyable, ton pape.

La Lombardie se prépare à attaquer la papauté, roi Charles.

Pascalis, le neveu du pape, est parti solliciter la protection de l'impératrice sirène de Byzance.

Elle va lui faire des promesses, mais elle ne fera rien du tout.

C'est évident.

Selon l'opinion de sa sainteté, vous êtes notre seul espoir.

C'est ce qu'il a dit.

Il m'envoie donc un gros prélat qui me dit n'importe quoi...

et un petit moine pour me dire la vérité.

Oui.

Comment tu t'appelles ?

Léon.

J'ajoute que le pape m'a dit de vous rappeler un nom.

Kersi.

C'est là que mon père a juré de protéger la papauté par tous les moyens.

C'est un serment que je veux honorer comme il l'a fait avant moi.

As-tu une vague idée des sacrifices que cela implique ?

Si je défends le pape, il faudra que j'envahisse le royaume de mon frère cadet.

Ensuite, que je déclare la guerre au peuple de ma femme, au père, au frère.

Que je sois peut-être forcé de les tuer.

La sainteté est très consciente de ce qu'implique sa requête.

Tu devrais aussi rompre mon mariage, perdre ma femme.

C'est vrai.

Je t'en prie.

J'aime ton odeur.

Elle est épicée.

Ta peau est douce.

Ferme.

Oh, Charles.

Je me croyais la plus malheureuse de tout l'univers.

La vie m'a prouvé le contraire.

Imagine que toutes les femmes aient eu ce choix, Charles.

Le couvent ou la vie avec toi.

Il n'y aurait plus une seule nonne.

Et toi, tu serais épuisé.

Qu'y a-t-il ?

Rien de grave.

Écoute, maintenant que je suis ta femme, dis-moi tes petits secrets.

Au début, je ne te dirai pas tout, mais je m'appliquerai.

Tu peux tout me dire.

Je te dirai tout ?

Ça te fait rire ?

Je ris parce que je me revoyais entre les murs de ce couvent,

avec toutes ces vieilles folles obsédées par le péché de chair.

Aucune d'elles n'a la moindre idée du plaisir que ça proclame.

Je dois partir pour Rome demain.

Je suis sûre de plaire au Saint-Père.

Il va m'adorer.

Parce que j'ai l'intention de lui faire les plus beaux enfants du monde.

Et ça lui plaira.

Avec toi, voyons.

Avec toi.

Je t'entends déjà me dire que je n'aurais pas du te marier à une princesse lambarde.

Ton père s'est engagé solennellement à défendre les intérêts du pape, quoi qu'il advienne.

Il a honoré cet engagement et tu dois faire de même.

Quoi qu'il puisse advenir.

C'est insupportable.

C'est insupportable d'être roi.

Je sais.

Je le sais mais on ne peut pas reculer.

Charles.

Puisque l'affaire est réglée, voilà ce que tu vas faire sans perdre un instant.

Assez de plus de conseils.

Je vais attaquer Pavie.

Et toi, cours dire à mon jeune frère que je compte faire passer mon armée à travers ses terres.

Et que s'il lui prend la fantaisie de m'en empêcher, je l'anéantirai sans pitié.

Tu es fou.

Qui t'autorise à me donner des ordres ?

C'est à ta mère que tu parles.

Et tu parles au roi.

Ça fait deux femmes que je perds par ta faute.

Ne t'occupe plus de mes affaires à l'avenir.

Galant.

Ah, mon cher Galant.

Comme je suis heureux de te voir.

Voyons, tu n'as pas l'air gai. Que se passe-t-il ? Dis-moi.

Je viens du château de ton frère. J'ai chevauché toute la nuit. Puis-je te parler ?

Bien.

Ton frère est mort la nuit dernière.

Je n'ai pas assisté à sa mort.

Il a succombé en prenant son souper.

Foudroyer.

À ta mort.

Le Seigneur t'a ouvert la route, roi Charles.

J'ai quelque chose à te dire.

Tu vas faire la guerre contre mon père.

Je sais.

Contre ton père, ton frère. Contre tout ton peuple.

Je n'avais pas le choix.

Je n'avais pas le choix.

Je n'avais pas le choix.

Je n'avais pas le choix.

Je n'avais pas le choix.

Je n'avais pas le choix.

Je n'avais pas le choix.

Je t'aime.

Je t'aime depuis le jour où je t'ai vue.

Chaque jour un peu plus et je sais que nous allons souffrir de ne plus nous voir.

C'est notre destin.

Nous n'y sommes pour rien.

Pour rien ?

Alors tout est fini ?

Y a-t-il aucun espoir ?

C'est la papauté.

C'est le royaume de Lombardie.

C'est mon royaume.

Non.

Aucun espoir.

Tu n'es pas tenu d'aller combattre ?

Fuyant, Charles.

Partons loin d'ici.

Très loin d'ici.

Tu ne me prendras jamais à nager.

Tu ne me prendras jamais à nager.

Le royaume des francs souverains est réunifié et plus fort qu'avant.

J'ai décidé de vous déléguer une partie de mes pouvoirs.

Genou à terre.

C'est le royaume des francs souverains.

Le royaume des francs souverains est réunifié et plus fort qu'avant.

J'ai décidé de vous déléguer une partie de mes pouvoirs.

Genou à terre.

C'est le royaume des francs souverains.

Roland, donne-moi ton glaive. Donne-moi Durandal.

Gilbert, tu seras comte de Provence.

Roger, comte de Bourgogne.

Olivier, comte d'Aquitaine.

Turpin, archevêque de Reims.

Louis, comte d'Aquitaine.

Louis, comte d'Aquitaine.

Louis, comte d'Aquitaine.

Olivier, comte de Reims.

Roger, comte de Picardie.

Roland, comte de Bretagne.

Vous garderez les frontières et vous ferez toute rébellion.

Vous ferez savoir à vos sujets que désormais nous garantissons leur protection.

Vous n'agirez que dans l'esprit de la loi, en toutes circonstances.

Je sais que vous êtes d'accord.

Assemblez vos hommes. Sur le champ.

Souvenez-vous que l'avenir du royaume est entre vos mains et que Dieu vous garde.

Faites diligence, Roger, et toi, Turpin, vous m'accompagnez à Paris.

Je veux savoir exactement comment est mort mon frère.

De toute évidence, sa mort a été l'œuvre du Seigneur.

En vérité, c'était un accident.

Comment peux-tu savoir que c'était un accident ? Est-ce que tu y étais ?

Qui te dit qu'il n'a pas été empoisonné ?

Il était chez lui, il mangeait une nourriture préparée dans ses propres cuisines, avec toute sa famille.

Et lui seul serait mort ? Une mort accidentelle ?

Ou du poison ?

Je n'avais rien à faire aux cuisines.

C'est le domaine des serviteurs.

Charles, je ne vis que pour servir mon roi.

Quel comté me donnes-tu à garder ?

Je défendrai le royaume corps et âme.

Je t'emmène avec moi à Paris.

Merci, Charles. Lors des combats, je serai ton armure.

Non.

Tu auras le privilège de goûter ma nourriture.

Merci.

Charles, ce sont les funérailles de ton propre frère.

Non, le temps m'est compté, je dois partir.

Et ta femme, je ne la vois pas. Où est-elle ?

Dans un couvent. Je n'ai plus de femme.

Bon.

Va, mets-le en terre.

Ne me cherche pas une autre femme.

Pense plutôt à me trouver une autre mère.

Père, j'ai pris Raven, Faenza et Ferrara.

Et mes troupes contrôlent la route de Rome.

Dans mes bras, mon fils.

A mon fils Adalgis.

Adalgis !

Quelle est la prochaine étape ? J'aime la guerre.

Rome, les divertissements sont terminés, mon cher fils.

Nous voulons un nouveau pape.

Pour couronner le nouveau roi des francs.

Qui ?

Mais le fils de Caroloman, voyons.

Et Charles ?

Nous nous en débarrasserons, Adalgis.

C'est l'enfance de l'art.

Juste quelques gouttes de poison.

Se débarrasser de Charles.

Débarrasser enfin le monde de la barbarie franque.

Maudite mouche, l'atmosphère est putride.

L'odeur de la mort est dans la cité.

Ces mouches sont l'Empare, d'elles sont nos alliés.

Trois lignées !

Les troncs ont accompli l'impossible.

Ils ont franchi les Alpes.

Ni la neige, ni le froid n'ont pu les arrêter.

Et ils se dirigent vers nous.

Donne-moi l'ordre de les attaquer.

Je te rapporterai la tête de Charles.

Non, non, reste ici.

Laisse-les venir.

Les plus belles victoires se gagnent sans livrer bataille.

Laissons faire nos alliés les mouches.

Elles en ont l'habitude.

Et l'ère de Lombardie fera le reste.

Ils suffoqueront bien avant de pouvoir attaquer.

Seuls les Lombards y sont habitués.

Laisse faire nos marécages.

Rassemble tous nos hommes à l'intérieur des Vampars.

Entasse le plus de vivres possible.

Laissons-les établir le siège et pourrir sur place.

Nous achèverons les survivants.

Combien cela fait-il de semaines qu'elles sont enfermées dans leurs murs ?

Combien ce matin ?

Encore 32.

C'est pas bon.

Ils ont déjà creusé un trou pour moi.

Charles, je veux mourir debout.

Comme un soldat.

Crois-tu que je te laisserai mourir?

Je voudrais me confesser.

Je suis là, mon fils.

Non, pas à toi, non.

À mon roi.

Approche-toi.

Ne dis rien à Ganon.

J'absoupe tes fautes.

Je te pardonne.

Tu vas trop loin, Charles.

Dieu seul peut pardonner à ces créatures.

Regarde tout autour de toi.

Ce pays est rongé par la peste.

Tout crève ici.

Tout un univers putrifié.

Dieu n'est pas de ton côté, Charles.

Je t'en prie.

Dieu serait contre moi.

Est-ce qu'Ogé perdrait son âme?

Sa foi l'abandonne.

Dieu fasse que tu ne doutes jamais de la tienne.

32 morts de plus en un jour.

Que dis-tu de ça?

Ce siège est un désastre.

Charles, ils ont reçu l'extrémonction.

Vraiment? Quelle merveille.

C'est ça la réponse de Dieu.

C'est à croire qu'il réprouve ce siège.

Pourquoi Dieu réprouverait-il ce siège?

Dieu ne nous punirait pas de vouloir défendre son Église.

Ce fléau ne nous vient pas de Dieu, Charles.

Non. D'où vient-il alors?

C'est l'œuvre du malin qui infecte la nature.

La nature n'est-elle pas l'œuvre de Dieu?

N'est-ce pas Dieu qui a tout conçu ici-bas?

Réponds-moi, Charles.

Je te pardonne.

Dieu a-t-il tout conçu ici-bas?

Réponds-moi!

Alors, si vous permettez, roi Charles,

nous pourrions...

On parle. Quoi penses-tu?

Vous pourriez demander au pape de vous répondre.

C'est pour lui que vous êtes ici.

J'y ai pensé.

Mener cette armée moribonde jusqu'à Rome, tu veux rire,

c'est bien trop loin.

Nous ne traverserions jamais les lignes Lombardes.

Tu n'es pas fou, toi.

Je n'ai pas encore cette réputation.

Pas une armée, quelques hommes suffiront.

Deux ou trois hommes.

Pourquoi ne pas relever le défi et franchir les lignes?

Non, tu n'es pas fou.

Oh, non.

Quel est l'homme le plus près de Dieu sur terre?

Le pape, mais...

Et le pape est à Rome.

Pourquoi ne pas aller le lui demander?

Et toi, tu viens avec moi.

Votre sainteté,

Charles, le roi des Francs, est à Rome.

Quoi? Ici? En personne?

Je ne sais pas.

Je ne sais pas.

Je ne sais pas.

Je ne sais pas.

Je ne sais pas.

Je ne sais pas.

Je ne sais pas.

Comment es-tu venu?

Avec ton armée?

Je suis venu seul.

Mon armée est restée devant Pavi.

Elle lutte contre un fléau.

Peut-être bien la peste.

J'ai réussi à franchir les lignes Lombardes.

Pourquoi es-tu venu?

Je veux savoir.

Savoir?

Et comprendre.

Si mes hommes périssent du fait que Dieu est en colère,

pourquoi Dieu est-il en colère?

Alors que nous défendons l'Église.

Et si Dieu est avec nous,

pourquoi meurt-il?

Répondez.

Au nom de notre Seigneur.

Vous devez le savoir,

puisque vous êtes le pape.

Je crois que vous connaissez le cardinal Vitale.

Je vois que votre mule vous a ramené à Rome.

Ce sont nos meuniers, Léon.

Mon premier conseiller, Pascalis,

qui nous rapporte à l'instant de Byzance

certaines promesses de soutien.

Mon trésorier, Campullus.

Ce sont mes neveux,

les soldats.

Ce sont mes neveux,

les seules personnes en qui j'ai confiance.

Et encore faut-il que je sois vigilant.

Et Génard,

c'est lui qui rédige mes exploits.

Quand je serai mort,

toutes mes fautes et mes prouesses

dépendront de lui.

Il a une belle page d'histoire à écrire aujourd'hui.

Tu es le premier barbare

à franchir les portes de Rome en paix.

Tu es tout seul, avec ta grande épée et un scribe,

quand par centaines tes guerriers meurent en assiégeant pas vie.

C'est justement ce qui m'a décidé à venir interroger Dieu

et exiger une réponse.

Votre sainteté,

en tant qu'homme,

j'ai perdu tout ce que j'aimais,

femme, amie et tant d'autres.

Je n'ai rien à attendre de Dieu parce que je suis un pécheur,

mais en tant que roi,

en tant que seigneur de la cité des hommes,

comme vous le dites,

je veux entendre la voix du seigneur de la cité de Dieu.

Des questions,

des exigences,

des réponses.

On ne peut rien exiger du très haut.

Un pleure,

garde l'espoir,

sans jamais douter.

Dieu est éternel.

Voilà ce qui sépare la cité de Dieu de la cité des hommes.

Vous mourrez de vous regarder vivre.

Dieu le sait.

La cité des hommes est bâtie sur l'amour charnel,

sur le pouvoir.

La cité de Dieu se bâtit sur l'amour de Dieu.

Seulement,

qu'exiges-tu de Dieu ?

Une réponse parce que tu es roi ?

Ce n'est pas le roi qui exige.

Je pose les questions que mes hommes vous poseraient s'ils étaient venus ici.

De jeunes hommes,

qui meurent au nom de l'église rongée par la vermine.

Ils luttent pour moi,

et moi,

je lutte pour vous.

Ce sont eux qui posent les questions.

Allez-vous refuser de leur répondre ?

Mon fils, que veux-tu de moi ?

Que vous plaidiez ma cause auprès de Dieu,

qu'ensemble,

sur nos deux genoux,

devant le peuple,

qu'ensemble,

sur nos deux genoux,

devant le peuple de Rome,

vous et moi implorions Dieu afin qu'il ait pitié des francs

et qu'il mette fin à cette malédiction.

Que le peuple et Dieu soient témoins de notre prière

et qu'ils comprennent que si Dieu me vient en aide,

je pourrai à mon tour défendre l'église.

Ensemble,

sur nos deux genoux.

Ensemble,

sur nos deux genoux.

Ensemble,

sur nos deux genoux.

Ensemble,

sur nos deux genoux.

Ensemble,

sur nos deux genoux.

Ensemble,

sur nos deux genoux.

Ensemble,

sur nos deux genoux.

Ensemble,

sur nos deux genoux.

Ensemble,

sur nos deux genoux.

Ensemble,

sur nos deux genoux.

Ensemble,

sur nos deux genoux.

Dieu n'est pas avec lui rois Didier.

C'est pour cela que je suis ici.

Je dois te croire sur parole.

Conte, tu es franc, donc tu es mon ennemie.

Qui me dit que tu ne viens pas me tuer?

Je suis venu de bonne foi.

Charles est un grand guerrier.

Mais son armée est décimée.

Il aurait dû voir que Dieu est en colère, que ce siège est loin de susciter sa bénédiction.

Il ne prendra jamais pas vie ?

Jamais. Autrement je ne serais pas venu ici. Je ne suis pas un traître.

Je dois me battre pour une juste cause.

Aux côtés du Seigneur.

C'est-à-dire ici, avec vous, aujourd'hui.

J'ai la foi en mon brave, Dieu est mon glaive.

Tu m'as convaincu Ogé, tu es ici chez toi.

Et partage notre victoire avec Dieu à nos côtés.

Dieu est mon glaive.

Le Seigneur est à mes côtés.

Remercions Dieu qui nous a permis de revenir à Paris.

Charles, tu as réussi à traverser les lignes lombardes.

La peste.

Aucun soldat n'est mort depuis deux jours.

Où as-tu enterré Ganelon ?

Il est vivant.

Je veux qu'Ogé vienne me voir.

Désolé.

Qu'est-ce qu'il est ?

Il s'est enfui.

C'était une puanteur ici pendant ces deux jours.

Il a pris peur et il est parti chercher Dieu en colère.

Qu'est-ce que tu dis ?

Dieu est aux côtés de Didier.

Réunis tout le monde, les valides et les mourants.

J'exige que mon armée montre aux lombards qu'elle est prête à combattre.

Montrons-leur que nous avons vaincu la peste et que nous sommes prêts à les vaincre à leur tour.

Oui, Dieu est de notre côté.

Debout.

C'est l'heure.

Debout.

Ton épée.

Je veux que tu ailles combattre.

Comme ça.

Allez, debout !

Tenez-vous droit.

J'ai dit droit.

Debout.

Sur vos chevaux.

Debout.

Redresse-toi, toi.

Droit.

Redresse-toi, toi.

Droit.

Toi aussi.

Je veux que vous soyez braves.

Prêts.

Canelons.

Cure-pain.

Nous sommes prêts.

Oui, nous sommes prêts.

Bon.

À cheval.

À cheval.

À cheval.

La peste est chez nous.

Les francs nous attaquent.

Fais venir le comte Auger.

Oui, père.

Dis-moi si c'est Charles, ton roi, qui approche.

Non, ce n'est pas encore Charles.

Et les soldats ? Les soldats francs ?

On dirait qu'ils reviennent de chez les morts.

Les ténèbres, où on les avait ensevelis.

Les ténèbres.

Les ténèbres.

Les ténèbres.

Les ténèbres.

Il n'y avait plus d'eau hier soir.

Aujourd'hui c'est nous.

Nos citernes sont vides.

Quand j'étais avec Charles, tous mouraient de la peste.

Je suis avec vous,

et on dirait que la peste est venue avec moi.

J'incarne la peste.

C'est moi qui porte le mal.

Dis-moi où est Charles.

Il va venir.

Et quand il sera là, ce sera la fin.

Non.

Ce n'est qu'un humain.

Que le diable l'emporte.

Oh mon dieu, protégez-nous !

C'est la fin !

Garde tes prières, Dieu est ailleurs.

Tu es un homme que Dieu rejette.

Charles, il est invulnérable ?

Il est invulnérable, Dieu et les anges le protègent de la faiblesse et de la peur.

Il me force à livrer mon peuple de sa merci.

Déposez les armes !

Ouvrez les portes !

Ouvrez les portes !

Prends ma vie.

Épargne mon peuple.

Ton peuple sera épargné.

Toi et ton fils aussi.

Je t'en prie, Charles.

Je t'en prie.

Je t'en prie.

Je t'en prie.

Par ailleurs, pour ta fille, elle m'en garde.

N'espère pas que je t'en remercie.

Que j'en éprouve de la gratitude.

Jamais.

Jamais.

Je voulais me donner la mort.

Mais j'ai voulu te voir une dernière fois.

Je suis maintenant convaincu que Dieu est de ton côté.

Je t'en prie.

Je te laisse vivre.

Pas tant.

Si je te revois, je serai moins clément.

Hors de ma vue.

Les cloches de la victoire sonnent pour ce sauvage et en plus sur ordre du pape.

Il a vaincu et il nous a humiliés.

Reste calme. Ne t'en folles pas, Campulus.

Rien n'est encore perdu.

Aujourd'hui, c'est un héros.

Le pape l'a pris en estime puisque Charles l'a défendu.

Mais demain, tout peut encore arriver.

La faiblesse est humaine, je le sais.

Nous devons trouver ses points faibles.

J'en connais au moins les femmes.

Je connais de vraies femmes auxquelles personne ne peut résister.

L'impératrice de Byzance, par exemple.

Elle a un mari impuissant. Elle est belle à en mourir.

Écoute bien.

Elle est forasse comme une tigresse.

Je coiffe cette couronne.

Non comme un symbole de victoire ou de conquête.

Mais comme guerre.

Je coiffe cette couronne.

Je coiffe cette couronne.

Je coiffe cette couronne.

Je coiffe cette couronne.

Je coiffe cette couronne.

Mais comme gage indéniable de l'union de nos deux royaumes.

Deux royaumes unifiés par la volonté divine.

Et cette couronne que je coiffe

est le symbole de cette union.

Le symbole de l'union.

Le symbole de l'union.

Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org

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