All language subtitles for Shichinin.no.samurai.1954-F

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Original subtitles

Une production TOHO

LES SEPT SAMOURAÏS

Produit par Shojiro MOTOKI

Scénario : Akira KUROSAWA

Shinobu HASHIMOTO Hideo OGUNI

Image : Asakazu NAKAI

Décors : Takashi MATSUYAMA

Musique : Fumio HAYASAKA

Son : Fumio YANOGUCHI

Interprètes :

Toshiro MIFUNE

Takashi SHIMURA

Keiko TSUSHIMA

Yukiko SHIMAZAKI

Kamatari FUJIWARA Daisuke KATO

Isao KIMURA Minoru CHIAKI

Seiji MIYAGUCHI

Yoshio KOSUGI Bokuzen HIDARI

Yoshio INABA Yoshio TSUCHIYA

Kokuten KODO

Eijiro TONO Jun TATARA

Isao YAMAGATA Hajime SHIMIZU

Un film de Akira KUROSAWA

Au 16ème siècle, époque de la guerre civile,

des guerriers dévastent les campagnes.

Partout ces bandits sans pitié oppriment les paysans.

On attaque ce village ? Allons-y !

Attends !

On a raflé le riz l'automne dernier.

Si on y va maintenant,

on n'aura rien.

Revenons à la prochaine récolte.

Les dieux nous abandonnent !

Les impôts ! Le servage !

Les guerres ! La sécheresse !

Maintenant, les bandits !

Les dieux veulent que nous crevions de faim !

Oui, vaut mieux mourir.

Arrête de te plaindre. Ça ne sert à rien.

Allons voir le Juge !

Faisons appel à lui.

À quoi bon !

Il n'interviendra qu'après la venue des bandits.

Tu as raison. Ça ne sert à rien.

Donnons tout aux bandits. Notre riz, notre blé.

Et allons nous pendre !

Ça fera enfin agir le Juge.

Nous allons les tuer, tous.

Ils ne viendront plus.

Pas d'accord !

C'est impossible !

T'as tué des samouraïs vaincus, pas des bandits.

Ça suffit !

C'est pas le moment de se disputer.

Nous n'avons aucune chance.

Le village sera anéanti.

Ils vont tous nous tuer.

J'en ai assez !

Je suis à bout !

Je préfère ce risque à cette souffrance.

On est nés pour souffrir.

C'est notre destin.

S'ils reviennent, ne leur résistons pas.

Sacrifions nos récoltes.

Implorons-les de nous laisser de quoi ne pas mourir.

Supplions-les à genoux !

Ils n'écouteront pas.

Aurais-tu oublié ?

Nos sacrifices pour la récolte.

Allons voir l'Ancien !

Demandons-lui conseil !

Ils sont pires que des loups.

Si on traite avec eux, cette fois-ci,

ils reviendront à l'automne.

Et si on est vaincus ?

On a rien à perdre.

De toute façon, sans récolte, on mourra aussi.

Nous nous battrons !

C'est insensé !

On est paysans, on ne sait pas se battre.

Engageons des samouraïs !

Engager des samouraïs ? On a jamais vu ça !

Pourtant, ça s'est fait.

Vous étiez à peine nés que le village fut pillé.

Comme je m'enfuyais, quelque chose me frappa.

Un seul village était intact. Il avait engagé des samouraïs.

Il devait être riche. Pas comme nous.

On mange déjà du gruau.

Mangeons du millet.

Un samouraï se battra-t-il pour du riz ?

Ils sont tellement fiers !

Cherchez des samouraïs affamés.

Quand l'ours a faim,

il sort de sa forêt.

Comment oses-tu ?

Même pauvre, je reste samouraï.

Lève-toi, imbécile !

Je t'avais prévenu.

Ils sont bien mûrs !

Évidemment. Dix jours ont passé.

Que faisons-nous ?

Ici, ça pousse plus vite. Pas comme chez nous.

Je suis trempé jusqu'aux os !

Et vos samouraïs ? Costauds et bons marchés !

Ce sont des restes. Je les vends pas cher.

Quelle rigolade !

- Comment ? - Il est aveugle.

Vous en voulez ?

Non merci.

C'est pas bon !

Il est fauché.

Je l'ai ratissé cette nuit.

Il a sorti son sabre, alors on s'est battus.

Il est sans le sou.

Ils ne mangent que du millet.

Ah, oui ?

Ne dit-on pas : "Bien manger prévient cécité."

Ils sont à vous pour une mesure de riz.

Ils sont tous pareils.

Quel gâchis !

Avec du riz, nous aurions pu acheter

quarante de ces gâteaux.

N'ai-je pas raison ?

Cet idiot se fâche.

Quelle histoire ! Quelle sottise !

Il m'a piqué du riz.

Il a bu mon saké.

Puis il m'a battu et s'en est allé !

Quel malin, ce samouraï !

Pas comme lui ! Il fait semblant de dormir.

Allons-nous-en ! Rentrons chez nous.

Il pleure !

Il veut sa femme.

Je paierai cher pour le voir baiser sa femme.

Rentrons, au village.

Allez-vous-en. Un samouraï est bien plus cher qu'un gâteau.

De plus, nous, paysans, savons choisir de belles graines.

Mais pour un samouraï comment faire...

Nous ne pouvons approcher les plus forts.

Ce ne sont pas les meilleurs qui nous écoutent.

Hier, j'avais trop faim pour vous écouter.

Menteur !

Tu avais de l'argent pour le jeu.

Tu cherches la bagarre ?

La bagarre !

C'est par ici. Réveille-toi !

Arrête !

C'est fatigant.

Vas-y ! Plus fort !

On est avec toi.

Tu veux rentrer mais...

Je n'ai pas dit de traiter avec des bandits.

Que peut-on faire d'autre ? On n'a pas de samouraï.

Discutons avec les bandits.

D'accord !

Je vois.

Que leur offriras-tu, cette fois ?

Ta fille ?

Shino est jolie. Ça pourrait marcher !

Que se passe-t-il ?

Un voleur est dans la grange.

Surpris, il s'est réfugié là.

Combien sont-ils ?

Rien qu'un.

Un ?

Qu'est-ce qui vous retient ?

On est impuissants.

Il a pris un enfant avec lui.

Il le tuera, si nous l'attaquons.

Vous l'entendez ?

Pauvre gosse !

Ils sont là-dedans depuis hier soir.

Je ne sais pas quoi dire.

Pauvres parents !

Pourquoi ce samouraï se rase-t-il la tête ?

Mystère !

Il a accepté de sauver l'enfant.

Il a demandé des boules de riz.

Et il a aussi demandé une tenue de bonze.

Quelle énigme !

Je suis bonze.

Je suis bonze.

Je ne te veux pas de mal.

Rassure-toi.

L'enfant doit avoir très faim.

J'apporte de quoi manger.

Pour toi et l'enfant.

Prends ça !

Qu'y a-t-il ?

Lancez-les !

Il est bien, pas vrai ?

Parlons-lui avant les autres !

Que voulez-vous ?

Je m'appelle Katsushiro. Prenez-moi comme disciple.

Disciple ?

Je m'appelle Kambei Shimada. Je suis un ronin.

Et je n'ai pas de disciple.

Debout ! Et parlons un peu.

De grâce, prenez-moi comme disciple.

Lève-toi ! Nous causerons en marchant.

Tu m'embarrasses.

Tu me surestimes.

Écoute.

Je n'ai pas de talents particuliers.

J'ai l'expérience des batailles,

toutes des batailles perdues.

Voilà en résumé ce que je suis.

Pour ton bien, renonce à ton idée.

Non, Maître. Ma décision est prise.

- Je vous suivrai partout. - Je te l'interdis.

Je ne suis pas en position d'avoir des disciples.

Qu'y a-t-il ?

Que voulez-vous ?

Tire-toi, gamin !

Êtes-vous un samouraï ?

Bien sûr !

Vraiment ?

Qui est-ce ?

Laissons tomber.

S'il vous plaît.

Tu ne rentres pas ?

Tu veux qu'on te pique du riz encore une fois ?

C'est impossible !

Maître !

Si vous armiez les paysans ?

J'y ai pensé, aussi.

Ce ne sera pas un jeu.

Une bande de quarante bandits.

Il faudrait plus que deux ou trois samouraïs.

La défense est plus ardue que l'attaque.

Derrière, c'est la colline ?

Les chevaux y passent-ils ?

Devant, ce sont des champs.

Tant qu'ils sont à sec,

les cavaliers y passent.

Quatre samouraïs pour garder chacun des côtés.

Deux de plus comme renfort.

Il en faudra au moins...

sept, moi y compris.

En avons-nous les moyens ?

- L'Ancien a dit quatre. - Trois de plus.

Attendez !

Je ne dis pas oui.

Je réfléchis.

D'abord, il n'est pas facile

de trouver sept bons samouraïs.

Surtout si la récompense

n'est que de trois maigres repas.

Ce sera pour leur plaisir, pour ainsi dire.

De plus,

je suis fatigué des combats.

C'est sans doute l'âge.

J'suis heureux de ne pas être né paysan.

Même un chien a plus de chance.

Suivez mon conseil, allez vous pendre !

Quoi ? Ce que je dis est vrai.

La vérité ?

Vous n'avez pas pitié d'eux ?

Ça me fait rire !

Avoir pitié ?

Alors, pourquoi ne pas les aider ?

Ça suffit !

Arrêtez !

Hé, samouraï !

Regardez ! C'est pour vous.

Savez-vous ce qu'ils mangent ?

Du millet !

Ils vous offrent du riz

et mangent du millet.

Ils vous donnent le meilleur.

D'accord.

Ne crie plus.

J'apprécie pleinement votre sacrifice.

Regardez, Manzo revient.

Où sont Rikichi et Yohei ?

Ils cherchent encore des samouraïs.

On y arrivera ?

Oui. Il en faut sept.

Tant que ça ?

Sept samouraïs ?

Tu avais dit quatre. Je n'étais pas d'accord.

En fait, je pensais qu'il nous en fallait dix.

Mais, si j'avais dit ça, tu en aurais ramené quinze.

Tu vois ce que je veux dire ?

L'Ancien, je suis très soucieux !

Nos filles sont folles des samouraïs.

Les villageois ne vont pas aimer ça.

On est menacés par des bandits.

On se soucie de sa barbe,

alors que sa tête ne tient qu'à un fil !

Vous avez besoin de moi ?

Qui est l'ennemi ?

Katsushiro !

Cache-toi derrière l'entrée.

Frappe-le lorsqu'il arrivera.

Frappe le plus fort possible.

Magnifique !

Pardonnez-nous.

Je me nomme Kambei Shimada.

Je cherche quelques hommes habiles.

Pardonnez-nous.

Qu'est-ce que ça signifie ?

C'est intolérable !

Attendez.

Je vais vous expliquer.

Nous devons combattre des bandits.

Pour quel clan ?

Notre employeur, en réalité,

est un village de paysans.

Un travail sans solde, ni récompense.

Sauf trois bons repas par jour.

C'est stupide !

J'ai d'autres ambitions.

Désolé.

C'est définitif ?

Je refuse.

Dommage ! Quelle perte !

Un si bon escrimeur !

Qu'y a-t-il ?

Il est bien, ce samouraï.

Comment seront les autres ?

Ne sois pas stupide !

Trouvons-les d'abord.

On verra bien.

Va lui parler.

Un moment !

Dois-je faire pareil ?

Oui. Cela t'exercera.

Vous plaisantez !

Mille pardons !

D'accord !

Je comprends ce que les paysans doivent subir.

Je comprends aussi pourquoi vous les aidez.

Mais j'accepte surtout à cause de l'homme que vous êtes.

Les rencontres importantes se font souvent par hasard.

- Votre nom ? - Gorobei !

C'est un nom fort.

Yohei, dépêche-toi !

Prépare du riz.

Allons !

Qu'y a-t-il ?

Le riz a disparu.

Je t'avais prévenu.

Je l'ai gardé de mon mieux.

La nuit, je dormais pratiquement dessus.

Je rentre en chercher.

Et que puis-je faire

en attendant ton retour ?

Il n'y a plus rien excepté une poignée.

Ramasse, vite !

Il revient.

Merveilleux ! Quelle chance de te revoir.

C'est si bon de te retrouver vivant.

Je te croyais mort.

Comment t'en es-tu tiré ?

Je me cachais dans un fossé sous des plantes d'eau.

Quand la tour en feu est tombée, je me suis cru perdu.

Tu as eu peur ?

Pas vraiment.

Tu en as assez de te battre ?

En fait,

une guerre se prépare, sans solde, ni gloire.

Tu nous rejoins ?

Oui !

On mourra, probablement.

Quand on cherche, on ne trouve pas.

Que cherchez-vous ?

Des samouraïs.

Il y en a un dans ma cour, mais pas brillant.

Un drôle de samouraï fauché.

Il a dit : "Nourris-moi, je te couperai ton bois."

J'aime sa franchise.

Jamais vu couper du bois ?

Ça a l'air de te plaire.

Oh, c'est dans ma nature.

Tu es habile.

Pas autant qu'aux combats.

Tu en as beaucoup tués ?

Eh bien...

Comme on ne peut les tuer tous,

je me sauve souvent très vite.

Un excellent principe !

Merci pour le compliment.

Et par hasard...

Tuer trente bandits, ça t'intéresse ?

Allons-y.

Dommage ! Égalité.

Non... J'ai gagné.

Pas vrai !

Tu aurais été coupé en deux.

- Voyons cela ! - Stupide.

Sois lucide.

Un sabre te tuerait. C'est stupide !

Attends, ne te sauve pas.

J'ai un vrai sabre. Ne te vante plus !

Absurde !

L'issue est évidente.

En ramènes-tu ?

J'en ai raté un.

Un escrimeur remarquable.

Poisson raté semble grand.

Je l'ai vu tuer un homme dans un duel.

Il est stupéfiant.

Il ne pense qu'à se perfectionner.

Ainsi, il a dit "non".

Dommage !

De toute façon, il sait où me trouver.

Et toi ?

J'en ai trouvé un.

C'est un samouraï de deuxième ordre.

Mais c'est un bon type, honnête.

Un gai gaillard.

Bon compagnon dans le danger.

Grand merci.

À vrai dire, j'en ai trouvé un aussi.

Celui habillé en colporteur ?

Oui. Il fut mon frère d'armes pendant des années.

Heihachi Hayashida, de l'école des coupeurs de bois.

- Bon... Plus que trois. - Trois ?

Deux.

Il est trop jeune.

- Maître. - Je sais.

Je comprends.

Moi aussi, j'ai été jeune...

On s'entraîne.

On se distingue à la guerre.

On devient un seigneur.

Mais...

Avant que le rêve ne se réalise,

on a déjà les cheveux gris.

Et les parents et amis sont morts depuis longtemps.

Rentre chez toi au matin.

Tu t'es bien entraîné.

Ça a été une bonne expérience.

Seigneur !

Prenez-le, quand même !

Accepte, même si c'est un gosse...

Les gosses en veulent souvent plus que les adultes.

Pourvu qu'on les traite en adultes.

Alors, agissons de la sorte.

Donc encore deux.

Un de plus, je crois.

Tiens !

Vous êtes venu !

Merci beaucoup.

- Alors ? - On part demain.

Demain ?

Oublions le septième. On n'a pas de temps à perdre.

Maître !

C'est bien. Ça suffit.

Je sais. Je t'en prie !

J'ai trouvé un samouraï.

Un très dur !

On s'est bagarrés. Un vrai chien féroce.

Nous avons bu avec lui plus tard.

Je lui ai parlé.

Il vient !

Je recommence ?

Que faites-vous ?

C'est un essai.

Ce n'est pas juste.

Tu vas voir.

Un bon samouraï évitera le coup.

Mais, il est saoul !

Cela ne doit pas le gêner.

Vous voyez, c'est insensé.

Qui m'a frappé ?

C'est sûr ! Je ne t'ai jamais oublié.

T'as osé me demander si j'étais un samouraï.

Regarde, malgré mes nippes, je suis un vrai samouraï.

Je t'ai cherché partout,

pour te montrer ceci.

Regarde !

Tu verras.

Je suis d'une honorable famille de samouraïs.

Je suis celui-là !

Kikuchiyo ?

Oui, c'est bien ça.

"Né le 17 février, deuxième année du Tensho."

Pourquoi ris-tu ?

On ne dirait pas que tu as treize ans.

Si tu es le Kikuchiyo de ce document,

tu devrais avoir treize ans !

Où as-tu volé ça ?

Volé ?

Qu'as-tu, treize ans ?

Du cran, M. Kikuchiyo !

Courage, treize ans !

Est-il vraiment samouraï ?

Il le prétend.

Hé ! Kikuchiyo !

Prends bien soin de cela.

Engage-moi !

Qu'y a-t-il, Papa ?

Que se passe-t-il ?

Quel regard.

Shino ! Coupe tes cheveux !

Habille-toi en garçon !

- Que dis-tu ? - C'est un ordre !

Les samouraïs arrivent.

Ils sont dangereux.

Mais Manzo connaît bien ces samouraïs.

Il a coupé les cheveux de sa fille.

Tu ne crains rien toi, tu n'as que des garçons.

Alors, j'ai bien compris.

Donc, chez toi ma fille sera en sécurité.

Imbécile ! Je parle de Manzo !

Il dit s'inquiéter pour nous mais ne pense qu'à lui !

Tu es vraiment trop bête.

Maintenant, toutes nos filles sont terrifiées.

Qu'allons-nous faire ?

Les samouraïs ne vont pas tarder.

Viens. Allons voir l'Ancien !

Ne restez pas plantés là !

Rentrez !

Il faut agir avant l'arrivée des samouraïs !

Il est toujours là.

Que fait-il ?

Il renonce ?

Bizarre ! Il me manque presque maintenant.

Par ici, Messieurs !

Voici donc notre château ?

J'aimerais pas mourir dans ce tas de fumier.

On ne te l'a pas demandé.

Nous voici !

J'ai ramené ces samouraïs !

Les samouraïs !

Pourquoi ne vient-on pas nous accueillir ?

Quelle hospitalité.

Que veut dire tout ça ?

Allons, nos samouraïs sont là.

Allons d'abord voir l'Ancien.

Il dirige nos affaires.

C'est le chef du village ?

Il nous accorde audience.

Quel honneur !

Allons-y.

Ces villageois sont vraiment stupides.

Ils se tourmentent toujours, pour une chose ou une autre.

La pluie... Le soleil... Le vent.

Donc, ils se lèvent tourmentés et se couchent inquiets.

Comme aujourd'hui.

Ils sont seulement effrayés, sans raison mais effrayés.

Mais, enfin !

Pourquoi ont-ils peur de nous ?

Pourtant, ils attendent que nous les aidions.

Les bandits !

De grâce, Seigneurs, de grâce !

Au secours ! Les bandits arrivent.

Calmez-vous !

Répondez de façon précise !

D'où viennent-ils ?

Que celui qui les a vus, avance !

Qui a vu les bandits ?

Qui a donné l'alerte ?

C'est moi !

Dégagez ! Dégagez !

N'ayez pas peur !

Il n'y a pas de bandits !

Espèce d'idiots.

Vous nous accueillez comme la peste !

Mais en entendant l'alarme...

Vous accourez nous adorer !

Imbéciles !

T'as rien à dire, le gâteux ?

Non.

Maintenant, ça va.

Il n'est pas complètement inutile.

Nous voilà donc sept.

Pardonnez la crasse.

Mais, où dormiras-tu ?

Dans l'écurie.

Avec les chevaux ?

Non. Les bandits les ont volés.

Ta femme et toi y serez bien.

Je n'ai pas de femme !

Quel est ton vrai nom ?

Je m'en rappelle pas.

Donne-moi un beau nom.

Kikuchiyo !

Ça te va bien.

Comment attaquerais-tu ?

En chargeant du haut des collines.

Par cette route ? Je suis de ton avis.

OUEST

Comment se défendre ?

Shichiroji connaît son affaire.

Regarde ce bois,

pour fabriquer une barricade.

C'est bien ton compagnon d'armes.

Écoutez !

À la guerre, on court.

Pour l'offensive et la défensive.

Quand on ne court plus, c'est la mort !

SUD

Une fois la récolte faite, on inondera.

Aucun cheval ne pourra traverser.

Aurons-nous le temps ?

Allez... Frappe-moi.

Je suis un bandit !

Allez !

Au suivant !

EST

On détruira ce pont.

Ce côté sera alors garanti.

Et ces maisons ?

Elles seront évacuées.

Ce moulin, aussi ?

L'Ancien est têtu, tu sais.

Écoutez !

Vous avez peur d'eux.

Mais eux aussi ils ont peur de vous.

Vous êtes superbes !

De splendides épouvantails !

Mais nos ennemis, ce sont des hommes, pas des corbeaux.

Toi... Le ruminant !

Arrête !

T'es pas une vache !

Toi... Au bout.

Avance !

Je te parle !

Toi !

C'est quoi ça ?

Une lance.

Où l'as-tu prise ?

Sur les arbres ?

Je sais !

D'un samouraï vaincu.

Si t'en as une, les autres en ont aussi.

Alors ?

Avez-vous des lances ?

NORD

C'est paisible ici, mais vraiment dangereux.

Katsushiro !

On s'en va.

Quel enfant !

Vous êtes du village ?

Fille ?

Garçon ?

Pourquoi tu n'es pas à l'exercice ?

C'est pas le moment de cueillir des fleurs.

Viens.

Viens avec moi !

Bonne prise !

Pris sur des samouraïs.

Où étaient-elles ?

- Au village ? - Chez Manzo.

Ça ne vous plaît pas ?

Celle-là est belle !

Qu'y a-t-il ? Tu voulais des armes, non ?

Quelle honte !

Prises à des samouraïs qu'ils ont tués.

Je sais.

Et tu oses les prendre !

Celui qui n'a jamais été poursuivi, ne peut comprendre.

J'aimerais tuer tous les paysans de ce village.

Bonne idée !

Et vous !

Que pensez-vous d'eux ?

Des saints ?

Ne vous moquez pas de moi.

Ce sont des brutes rusées !

Ils disent, "on n'a pas de riz, de blé,

"on n'a plus rien !"

Mais ils en ont.

Ils ont de tout.

Enlevez les planchers !

Fouillez les granges !

Vous en trouverez. Du riz !

Sel ! Haricots ! Saké !

Dans les vallées,

vous trouverez des champs cachés !

Ils jouent aux saints et sont pleins de malice.

Ils poursuivent les vaincus après la bataille.

Écoutez !

Les paysans sont

puants, rusés,

pleurnichards,

avares, stupides,

et assassins !

Voilà ce qu'ils sont !

Mais alors ?

Qui en a fait ces brutes ?

Vous !

Vous, les samouraïs !

Brûlez leur village !

Détruisez les fermes.

Volez la nourriture.

Tuez-les au travail !

Violez !

Et tuez-les !

Que peuvent-ils faire ?

Que devraient-ils faire ?

Tu es fils de paysan.

Que s'est-il passé ?

Rien, l'Ancien.

Tout va bien.

Je dors ici ce soir.

Je n'aime pas leur compagnie.

Imbécile !

Tu es toujours gêné.

C'est ta maison.

Tu donnes ta maison et tu dors ici.

Tu as trop peur.

Ça me rappelle mon enfance.

Comme tout est calme.

Difficile de croire ces collines infestées de bandits.

S'il y avait des femmes...

Où vas-tu ?

- Sur la colline ? - Pour m'exercer.

Y a pas de femmes là-bas.

Tu es parfois spirituel.

- Que fabriques-tu ? - Un étendard.

Ça permet

de donner du cœur au combat.

Que signifie ceci ?

Cela veut dire "rizière".

Les paysans. Le village.

- Les ronds ? - Nous.

Six seulement... Et moi ?

Tu es ce triangle, Maître Kikuchiyo.

Voici du riz.

Mange-le.

J'ai goûté du millet pour la première fois.

C'est horrible !

Vas-y, mange.

N'aie pas peur.

Tu veux être seule ?

Je ne le mangerai pas.

Pourquoi ?

C'est pour toi.

Je préfère le donner à la grand-mère de Kyuemon.

Je n'ai pas faim.

Je mangerai après.

Mange !

J'en mets de côté.

Qu'y a-t-il ? Dites-le-moi !

C'est affreux.

Pas de parents ?

Tués par les bandits.

J'aimerais mourir tout de suite.

Si je meurs,

j'échappe à cette misère.

Mais même

dans l'autre monde,

je me demande s'il y a la misère.

Il n'y en a pas !

Pas de guerre, de brigands dans l'au-delà.

Pas de misère, non plus.

Comment tu le sais ?

Tu y es allé ?

Ne hurle pas !

Je hais les miséreux !

Ils me dégoûtent !

C'est déprimant !

Il faut que j'agisse.

Garde-toi pour la venue des bandits.

M'avez-vous...

Avez-vous...

Est-ce que... Vous m'avez vu tantôt avec... ?

- La fille ? - Oui.

Et vous n'avez rien dit.

Tu le souhaites ?

Du riz ! Du riz !

Y a pas de riz !

Taisez-vous les enfants.

Du riz ! Une boule de riz blanc !

Écoutez, les gosses !

On ne peut donner que ça.

Si on donnait plus, on serait...

Compris ?

Il y a quelqu'un qui a une jolie sœur ?

Quand allez-vous moissonner ?

Dans dix jours.

Combien de temps ça va durer ?

Trois jours, au moins.

Ensuite, on inondera le champ.

Nous avons besoin d'une douve au Sud.

Aucun cheval n'approchera.

Elle ne doit pas être large.

On a besoin d'une journée pour creuser la rigole.

Je vois.

Il y a autre chose.

Ces trois maisons et ce moulin

doivent être évacués avant la moisson.

Quoi ? Évacués ?

Je comprends ta peine.

On ne peut faire autrement.

On ne peut défendre toute la surface.

Écoutez ! C'est bientôt la moisson.

Les bandits vont arriver.

Soyons prêts.

Dès à présent. Soyons aux aguets.

Nous moissonnerons en groupe, pas seul.

À partir de demain, vous vivrez en groupe.

Attention !

Vous vous déplacez en groupe. Jamais seul.

Hé ! Les hommes !

Aimez bien vos femmes ce soir.

C'est stupide !

Venez, voisins !

Jetez-les !

Ne risquons pas nos vies à défendre les autres.

Venez !

Protégeons nos propres maisons.

Attendez !

Reprenez vos armes et en rang !

Où est Yohei ?

Où est Yohei ?

Imbécile !

Trois maisons sont à l'extérieur.

Le village en a vingt.

On ne peut en mettre vingt en danger pour trois.

Une fois le village détruit,

aucune maison du dehors ne sera épargnée.

Écoutez ! C'est ça, la guerre !

On protège les autres pour se protéger.

Celui qui est égoïste, se détruira lui-même.

Un tel égoïsme ne peut être toléré.

D'où sortent toutes ces femmes ?

Où les cachais-tu, toutes ?

Donne ta faucille !

J'irai plus vite.

Soyons bons amis.

Rikichi !

Je vois que les couples travaillent bien mieux.

Marie-toi vite toi aussi.

Pourquoi te fâcher ?

Je voulais simplement...

Katsushiro, ramène-le !

Pourquoi se sauve-t-il ?

Shino ! Tu es distraite.

On dirait l'antre d'un ours...

Ça vient d'être fauché.

C'est Rikichi ?

Je ne l'ai pas vu vraiment, mais...

alors que je le cherchais, il est sorti d'ici.

Le visage tiré et baigné de sueur.

Qu'as-tu dit à Rikichi ?

Rien de particulier.

Je lui ai suggéré de se marier.

Il doit avoir un chagrin caché.

Ça se lit sur son visage.

Ses lèvres sont aussi fermées qu'une porte de grange !

Ouvre-les-lui !

Qui va là ?

Tout va bien ?

Assieds-toi.

Causons un peu.

Tu sais,

se confier est une bonne chose.

Ça peut calmer une angoisse.

Tu es très peu bavard.

Mais, si quelque chose te ronge, parles-en.

Voici une bonne occasion de le faire.

Je n'ai rien à dire.

Sortons.

- Je le réveille ? - Non, c'est encore un gamin.

Il a dit : Shino.

Shino est...

Un nom de femme.

Ce n'est sûrement pas un rêve d'enfant.

Par où commençons-nous ?

Par le côté le plus faible.

Qui est là ?

Qui est-ce ?

Sortez !

Qui est là ?

Kikuchiyo !

Quelle chance !

Si nous étions des bandits.

Yohei !

C'est quoi, ça ?

Mon cheval.

Je le prenais pour un gros rat.

Et alors ?

C'est bizarre. Les bandits ne viennent pas.

S'il n'en vient pas, quelle perte !

On a nourri tous ces samouraïs gloutons.

Idiot !

Vaut mieux qu'ils ne viennent pas.

Si tu le blesses, Yohei pleurera !

Y a pas meilleur cavalier que moi !

Il s'en tire bien !

Ils sont joyeux.

Le battage est fini, pas de bandits !

Ils pensent qu'ils ne viendront plus.

Si c'était vrai !

Mais le danger frappe toujours au moment le plus inattendu.

Donc chacun à son poste !

J'aurais voulu naître fille de samouraï.

La vie de paysans est misérable.

J'ai trop de chance. J'en ai même honte.

Oh, je ne voulais pas dire ça.

Tu es samouraï, moi paysanne.

Alors...

Mais cela m'est égal !

Peu m'importe l'avenir !

Grand idiot !

Idiot de samouraï !

Trois inconnus à l'Ouest.

- Qui d'autre les a vus ? - Personne.

Gardons le silence.

J'ai vu trois chevaux sur la colline !

Les brigands !

Je sais.

- Les voilà ! - Qui te l'a dit ?

C'est évident.

Avec cet air troublé.

Viennent-ils des collines ou de l'Ouest ?

De l'Ouest.

Les bandits arrivent !

Fais-les rentrer.

Les bandits ne sont que trois.

Calme-les !

Ils sont venus en éclaireurs.

Ne nous montrons pas.

Qu'y a-t-il ?

Les bandits ?

Ils sont là ?

Silence !

Où sont-ils ?

Vers les arbres.

Ce sont des éclaireurs.

La barricade les étonne.

Ils ignorent notre présence.

J'espère que tu as raison.

Quel imbécile !

Kikuchiyo !

Ils sont vraiment là ?

Ça y est, ils nous ont vus !

Maintenant, ils ne doivent plus repartir.

Je m'en occupe. C'est mon secteur.

J'ignorais...

Fais un prisonnier pour te faire pardonner.

Prends un raccourci !

Près des chevaux. Guide-moi.

Katsushiro !

Tu ne participeras pas.

Les beaux chevaux !

Mets-toi là.

Katsushiro ! C'est fini.

Viens !

Attendez !

C'est un prisonnier de guerre !

Il demande grâce. Nous ne devons pas le tuer.

Qu'elle venge son fils mort.

Que quelqu'un

vienne l'aider !

D'après ses dires, leur fort est plutôt...

Faible.

Aussi troué que la culotte de Yohei.

Facile d'accès.

- Attaquons la nuit. - Ils sont quarante.

Il faut réduire leur nombre.

Sans perdre aucun de nos hommes.

Car nous sommes moins nombreux.

Tout combat a un risque.

Trois peuvent en tuer au moins dix.

Est-ce loin d'ici ?

Un jour de marche.

On a les chevaux des bandits.

Une demi-journée à cheval.

D'accord !

Partons, on y sera à l'aube.

Qui ira ?

Pas toi.

Moi, j'y vais.

Je les guiderai !

Pas assez de chevaux !

Mais si.

Tu es le seul à pouvoir monter celui de Yohei.

Viens. C'est par là.

Tu oses te dire cheval ? Honte à toi.

Attends...

S'il te plaît !

Excuse-moi !

Pardonne-moi !

Brûlons toutes les maisons.

Et tuons ceux qui sortent !

Rikichi ! Attention !

Reviens, Rikichi !

Que fais-tu ?

Imbécile ! C'est ta faute.

Qui était-ce ?

Ma femme !

Heihachi !

Courage !

Nous comptions sur lui pour égayer les jours sombres.

Et il nous a quittés !

Ne pleure pas.

Arrête, imbécile !

Enfin, les voilà !

Regarde ! Ils ont trois fusils.

Vingt au Nord... treize au Sud !

- Fusils ? - Trois au total.

Allez au Sud. Attention aux fusils !

En arrière ! En arrière !

Douze vont vers l'Est !

Treize !

Une flèche en a eu un.

Cher Gorobei !

À l'Est ! Va voir si le pont a été coupé.

- Et fais attention... - Aux fusils.

Au Nord.

Là on livrera le combat décisif.

Pourquoi ne pas l'avoir protégé ?

Un bon fort a besoin d'une faiblesse

pour attirer l'ennemi

et l'attaquer de plus belle.

Allez, mieux que ça !

Apportez-le.

Douze bandits arrivent ! Vite ! Le pont !

T'es aveugle ? On fait quoi !

Attention à leurs fusils.

Je sais bien.

Arrête ! Où vas-tu ?

Je dois trouver mon père.

Il doit être là.

Il a toujours voulu mourir là.

Quel entêté, ce gâteux !

Va le chercher !

Sors de là !

Dépêchez-vous, imbéciles !

- Combien sur le coteau ? - Vingt ennemis.

Douze à l'Est.

Je n'aime pas ça. Ils ont peur.

Encore !

Encore !

C'est Shichiroji. Crions nous aussi !

Sortez... Tous !

Levez vos lances et criez !

Encore !

Nous aussi, allez !

Hurlons plus fort !

Allez, toi aussi, hurle !

Ils arrivent.

Ils sont là.

Où tu vas ?

Du calme !

Ça brûle.

Allons ! Revenez !

Oubliez donc ces cabanes !

Retournez à vos postes ! Tous !

La maison de l'Ancien !

Où est-il ?

Et le jeune couple ?

Et l'enfant ?

Mais ce qu'ils sont bêtes !

Attends ! Reste à ton poste !

Kikuchiyo ! Non !

Kikuchiyo ! Recule !

Où sont les hommes ?

Elle a marché jusqu'ici.

Retire-toi, Kikuchiyo.

Que fais-tu ?

J'ai vécu la même chose.

J'ai été comme ce bébé.

Que regardais-tu ?

Pas de blessés ?

Bien travaillé !

Bravo !

Ça sent la poudre !

Manzo !

Où es-tu touché ?

Shino !

Amène ma fille.

Pas la peine.

Ta blessure n'est pas grave.

Pas tant d'histoire.

Ce serait stupide de démasquer ta fille.

Arrête ! Ça suffira !

Bien travaillé.

Quel est ton nom ?

Rikichi.

À l'Est, à l'Ouest, au Sud, ils ont été battus partout.

Ils attaqueront par là.

Peut-être pas ce soir...

Mais ils viendront.

Tout y est pourtant si tranquille.

Mais...

Le gros de la troupe doit être là.

En voici la preuve.

Il est bien fait.

Mets l'épouvantail près de cet arbre.

Ils lanceront leur attaque ici,

probablement à l'aube.

Nous les laisserons entrer.

Pas tous. Rien qu'un.

Ou deux.

Et alors, nous barrons la route aux autres.

Ainsi, nous les piégerons.

Ils seront sans défense.

Nous les tuerons,

un par un.

Le problème, ce sont les fusils.

Si on pouvait en voler un, au moins.

J'irai en prendre.

Je le ferai !

Non, pas toi. Tu veux mourir. J'irai.

J'entends des pas.

Katsushiro, repose-toi !

Écoutez ! Du bruit !

Repose-toi, je te dis.

Tu es fatigué, repose-toi.

Oui, j'entends.

Deux de moins.

Qu'y a-t-il ?

Que veux-tu ?

J'ai sommeil.

Vous êtes

vraiment formidable.

Depuis longtemps je voulais vous le dire.

Ils viennent ?

Un seul !

Laissons-en passer un !

N'oubliez pas de refermer le cercle après !

Bien !

Bon travail.

Déployez-vous !

J'en laisse passer un autre !

À quoi joues-tu ?

Ils se méfient de nous.

Des poules mouillées !

Ils ne sont pas si forts !

Quatre de tués à l'instant.

Deux que Kyuzo a tués hier.

Lui, c'est un vrai samouraï.

Il est habile, audacieux,

et de bon cœur.

Il est resté si modeste, après la prise des fusils.

Il part au combat comme on va en pique-nique.

Tu es drôle.

Tu es drôle. Je ne m'ennuie pas à t'écouter.

Yohei !

Monte la garde !

Fais pas cette tête-là.

Tu ne crains rien ici.

C'est facile.

Rappelez-vous !

Tous les lâches finissent comme ça !

- Tout va bien ? - Ils sont très forts.

La fin est proche.

C'est vraiment le monde à l'envers.

On est brûlés

et plus affamés qu'eux.

Ne gémis pas, ta misère prend fin.

Je compte sur toi.

Idiot !

Pourquoi avoir quitté ton poste ?

Regardez ça. Félicitez-moi !

Le poste est sauf.

Partir seul n'est pas méritoire !

Combattre, c'est le travail d'équipe.

Défendez ce côté !

Que personne ne passe !

Bon sang ! Deux de passés !

Yohei ! Où est Yohei ?

Yohei !

Je faisais le guet, pourtant.

Shichiroji, remplace-moi.

Gorobei !

Gorobei !

Il en reste encore treize.

Les sept derniers nous ont coûté vraiment très cher.

Tu es fatigué ?

Tu as bien maigri.

Je vais me rafraîchir.

Le prochain combat sera décisif.

Si on attaque, faisons-le avant d'être trop las !

Quand viendra l'ennemi, à ton avis ?

Eux aussi sont fatigués et blessés.

Ce ne sera pas ce soir.

Ils ont faim. Certains doivent être en désaccord.

Ils doivent être aux abois.

Au matin, ils seront prêts à attaquer.

Katsushiro !

Katsushiro !

Que tout le monde dorme. Deux sentinelles suffiront.

Un à un, ils pourront aller voir leur famille.

Enfin, le combat décisif !

Oui. Faites passer le mot.

Vous avez entendu les ordres ?

Je prends la garde.

Allez dormir.

Allez, Manzo !

Rentre chez toi.

Va voir ta fille.

Je veux dire ton fils !

J'ai terminé.

Bien. Maintenant repos.

Dis-moi.

Que fait Kikuchiyo ?

Il est encore devant les tombes.

Nous mourrons tous demain !

Pas forcément.

Mais, probablement oui !

Shino !

Où es-tu, Shino ?

Shino !

Où es-tu, Shino ?

Du saké...

Où l'as-tu trouvé ?

Je vois.

Kikuchiyo avait donc raison.

Je prends ça, alors.

Shino !

Shino !

Voici du saké. Bois et repose-toi.

Tu es tout chaviré.

Remets-toi, demain ce sera dur.

Shino !

Garce !

Pas de violence !

Une paysanne s'enticher d'un samouraï !

Manzo !

C'est ta fille ?

Réponds-moi...

Tu as dit qu'elle était avec un samouraï.

Lequel ?

Manzo ! Mais parle !

Dis-le-nous !

Tu t'appelles Shino ?

Manzo !

Retiens ta colère !

Quand la mort rôde,

un homme a besoin de frivolité.

Juste avant un combat,

ça arrive souvent dans un fort.

Sois tolérant. Ils sont jeunes.

Impossible !

Il a séduit ma fille.

Mais ils s'aiment !

Au moins, les bandits ne l'ont pas eue.

Ils sont trop nerveux.

Mettons-les à l'aise.

Enfin la bataille décisive !

Katsushiro !

Sois brave au combat.

Compris ?

Maintenant que tu es un homme.

Voyons !

Remuez-vous.

Vous devez être d'aplomb pour demain.

Kikuchiyo, que fais-tu ?

C'est pour en tuer plus.

Il n'en reste que treize !

Laissons-les tous entrer !

Puis poursuivons-les.

Cernons-les au carrefour !

Ce sera le dernier combat !

Katsushiro ! Rikichi !

Allez à l'Est !

Silence ou...

C'est la mort !

Bon travail !

Allez à l'Est !

Kikuchiyo !

Kikuchiyo !

Kikuchiyo !

Où sont-ils ?

Où sont les bandits ?

Tous morts !

Nous survivons encore.

C'est encore un combat perdu.

Ce sont les paysans les vrais vainqueurs.

Pas nous !

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