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(journalistes en langues étrangères)
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(journaliste): Cette annonce glaçante a été faite plus tôt dans la journée
par le secrétaire général des Nations Unies,
mandaté pour présider le sommet d'urgence d'Athènes
où sont réunis tous les dirigeants mondiaux.
(politicien): Si chaque jour nous sommes témoins de cette catastrophe écologique
qui accable notre planète,
on ne doit pas oublier qu'il s'agit avant tout
d'une crise humanitaire.
La soudaine pénurie de nourriture, d'eau
et de ressources de toutes sortes
et qui autrefois ne touchait que les plus vulnérables,
n'épargne plus personne maintenant.
Cette pénurie sans précédent exige donc une réponse sans précédent.
(journaliste): Il a poursuivi en disant qu'à partir de demain,
toutes les frontières internationales seraient fermées,
et que chaque pays aurait un an pour atteindre
leur objectif de réduction de la population.
(♪ We're Here for a Good Time (Not a Long Time) ♪ de Trooper)
♪ A very good friend of mine ♪
♪ Told me something the other day ♪
♪ I'd like to pass it on to you ♪
♪ 'Cause I believe what he said to be true ♪
♪ He said We're here for a good time ♪
♪ Not a long time ♪
♪ So have a good time ♪
♪ The sun can't shine every day ♪
HUMAIN
♪ And the sun is shinin' ♪
♪ In this rainy city ♪
♪ And the sun is shinin' ♪
♪ Oh, isn't it a pity ♪
♪ And every year has it's share of tears ♪
♪ And every now and then it's gotta rain ♪
♪ We're here for a good time ♪
♪ Not a long time ♪
♪ So have a good time ♪
♪ The sun can't shine every day ♪
♪ And the sun is shinin' ♪
♪ In this rainy city ♪
♪ And the sun is shinin' ♪
♪ Oh, isn't it a pity ♪
S'ENRÔLER = OPPORTUNITÉ
« MERCI PAPA » CONTACTEZ D.O.C.S. DÈS AUJOURD'HUI !
♪ That every year has it's share of tears ♪
♪ Every now and then it's gotta rain ♪
♪ We're here for a good time ♪
♪ Not a long time ♪
♪ So have a good time ♪
♪ The sun can't shine every day ♪
♪ We're here for a good time ♪
(La chanson joue à la radio.)
♪ Not a long time ♪
♪ So have a good time ♪
♪ The sun can't shine every day ♪♪
(cri d'oiseau)
(stridulations)
(journaliste): Professeur, êtes-vous vraiment en train de dire à nos téléspectateurs
que vous êtes favorable à l'idée de sacrifice?
(Jared): Je suis favorable à ce que ce gouvernement
fasse absolument tout ce qu'il faut pour gagner cette guerre.
(journaliste): Je vous en prie, ne qualifiez pas cette crise de guerre.
Ce n'en est pas une. Une guerre requiert un adversaire.
(Jared): Et dans notre cas, c'est l'humanité qui est l'adversaire.
Parce que oui, nous sommes engagés dans rien de moins qu'une lutte
pour la survie de notre espèce. (journaliste): C'est pas croyable!
Et donc, êtes-vous favorable à d'autres mesures?
Je pense notamment à abaisser l'âge d'éligibilité. Hum?
(Jared): Pourquoi pas? Je vous rappelle
que de nombreuses personnes de moins de 18 ans
ont déjà exprimé leur intérêt et leur désir de s'enrôler.
Et je ne vois aucune raison de ne pas prendre au moins en compte leur souhait.
(journaliste): Prendre en compte ce que souhaitent des enfants?
- Non, je n'ai pas parlé d'enfants.
En ce qui me concerne, je suis le père d'un garçon de 10 ans.
- 10 ans? Vous voulez dire que ce gouvernement envisage le sacrifice d'enfants de 10 ans?
« L'ENRÔLEMENT POUR L'EUTHANASIE DOIT ÊTRE STIMULÉ »
Professeur York, j'espère sincèrement que votre fils n'est pas en train de regarder.
- Et moi j'espère que oui.
Il doit comprendre tous les enjeux.
Tous les pays de la planète doivent honorer les engagements qu'ils ont pris
dans le cadre des accords d'Athènes, et notre pays est encore très loin de la baisse de 20 % promise.
« LE GOUVERNEMENT ENVISAGE UN PROJET D'ENRÔLEMENT »
Y a pas assez de monde qui veut s'enrôler.
- Qu'il aille se faire foutre!
Il s'est pas porté volontaire, lui!
- ...notre gouvernement doit atteindre le taux d'enrôlement prévisionnel. D'accord?
- Je suis désolé, Monsieur York.
- J'ai fait l'erreur de prendre pour acquis...
- Pas la peine de vous excuser.
- ...que nos citoyens seraient assez altruistes...
- Je suis d'accord. - ...et se porteraient volontaires pour s'enrôler.
Sauf que les gens sont beaucoup plus égoïstes que je ne pensais.
(musique sombre)
(musique inquiétante)
(journaliste): Les effets de l'annonce du Kremlin la semaine passée
se font encore ressentir.
La Russie aurait atteint l'objectif des accords d'Athènes
trois mois avant l'échéance des Nations Unies.
- Oh, tu prépares déjà le maquereau?
C'est pas merveilleux de pouvoir réapprêter du poisson frais?
Ça, c'est la chose la plus dure que j'ai eu à faire de ma vie.
Et ça inclut mes années en tant que correspondant de guerre.
Ça fait bizarre d'avoir le piano dans la chambre.
Mais t'avais raison. Il est mieux là.
Tu veux monter et aller voir?
Il reste un peu de temps avant que les enfants arrivent.
Oh, Dawn!
Je suis désolé.
C'est toi qui voulais cuisiner.
Je te laisse seule.
(respiration tremblante)
Oh, chérie. Viens là.
(journaliste): « Nous ne sommes pas une branche de l'armée.
Nous sommes un ministère composé de personnes pleines de compassion
et déterminées à aider notre nation dans cette crise sans précédent. »
MILITARISATION DU D.O.C.S.
Fausse nouvelle: nous ne sommes pas l'armée, mais plutôt des personnes compatissantes
qui s'efforcent d'aider notre nation au moment où elle en a le plus besoin.
Après la pause publicitaire,
on discutera de l'action collective contre York Therapeutics.
Vous SAVIEZ Vous n'avez RIEN FAIT
L'une des plaignantes a causé tout un émoi dans la salle d'audience
lorsqu'elle a pris à partie la PDG, Rachel York,
et l'a accusée d'être responsable de ses douleurs chroniques.
(crissement de pneus)
(vrombissement de moteur)
(musique forte à la radio)
(voix automatisée): Exposition aux UV modérée.
Faites preuve de prudence!
(sonnerie de cellulaire)
- Salut! (femme): Non, mais c'est quoi ton problème?!
Tu passes à la télé et tu dis à ton fils qu'il devrait se suicider?
- Euh... C'est pas du tout ça, Beth. J'ai pas dit qu'il devait se suicider.
La journaliste a déformé mes propos.
- Non! Non, non! Ne rejette pas la faute sur elle, Jared, d'accord?
Tu as dit ce que tu as dit, et là...
moi, j'ai Lucas qui est en train de pleurer à chaudes larmes.
- Hum, OK. Hum, est-ce que je peux...
Est-ce que je peux lui parler? Est-ce que tu pourrais me le passer?
J'aimerais pouvoir discuter avec lui. - Quoi? Non! N'y pense même pas!
Est-ce que tu plaisantes? Il veut pas te parler.
- OK. Est-ce que... Alors, est-ce que je peux passer plus tard?
Je te promets que je serai parti... avant le couvre-feu.
- Non. Non, tu peux pas passer.
- Euh, je... je te promets, Beth,
j'ai jamais dit que notre fils devait s'enrôler. Je--
(tonalité)
(rotor d'hélicoptère)
(soupir)
Oh, mais quelle vie de merde!
Oh! Je rêve.
Dawn, la plupart de ces produits sont interdits.
Où t'as eu tout ça?
(paroles en japonais)
Oh, c'est pas possible.
(soupir)
Y a Noah qui vient ce soir, c'est ça?
- Oui, bien sûr qu'il vient. C'est ton frère.
- Oui, enfin il a été adopté.
- Pourquoi tu vas pas te détendre au salon
le temps que ton père redescende? Hum?
(musique angoissante)
(musique inquiétante)
- Appelle-moi un taxi, je rentre à la maison. Je suis pas invitée, je te rappelle.
- Que tu le sois ou non, tu restes avec moi.
- C'est la voiture de grand-père dans l'allée?
- Non, c'est celle de ton oncle Jared en pleine crise de la quarantaine.
- Elle a pas l'air d'être électrique. - Oh non, ça c'est sûr.
Hum.
- C'est elle qui m'a forcée à venir. - Oh, je suis désolé, mon ange.
Tu sais que je suis toujours content de te voir.
- Mia, va parler à ton oncle de sa voiture.
(Rachel soupire.)
- Je t'avais dit que seuls les adultes étaient invités ce soir.
Elle ne devrait pas être ici.
- Oui, sauf que tu l'as pas vue quand je suis rentrée à la maison.
Elle m'a vue aux nouvelles et ça l'a chamboulée.
Je pouvais pas la laisser. - Pauvre Mia.
- Alors, si tu veux pas d'elle, on s'en va tout de suite.
J'ai pas beaucoup de temps et je sais même pas ce qu'on fait ici.
- Non, non, non. Ça va. Reste.
Je t'en prie.
Euh...
Est-ce que tu t'en sors avec le procès?
(petit rire)
- Hum! Ça sent bon ici.
(musique inquiétante)
(tonalité d'appel)
- Salut, Noah. Qu'est-ce qui se passe?
- J'y arriverai pas.
Je pensais que je pourrais,
mais je sens que c'est pas le bon moment et...
Je sais pas, Grace.
La dernière fois que je l'ai vu, il me regardait même pas.
- Je sais pas ce qu'a prévu ton père,
mais il sera pas fâché par ce que tu vas lui dire. T'as vu ce qu'il vient de faire pour toi?
- Je sais... ce qu'il a fait pour moi.
Mais tu le connais pas. Tu l'as jamais rencontré.
Il déteste les surprises, et je vais pas gâcher sa soirée,
parce que je sais qu'il sera pas content.
Et... et c'est pas grave, parce que je sens que j'ai...
- Noah? - ...que j'ai besoin d'un peu plus de temps.
- Noah.
Ferme les yeux.
Prends une grande respiration.
Imagine-toi dans un lieu calme.
Imagine-toi dans le lieu où tu te sens le plus à l'aise.
Et maintenant, dis-moi: qu'est-ce que tu vois?
- Notre appartement.
Toi...
Juste toi.
- Alors, rentre. Je te retrouve là-bas.
On va se mettre sous les draps et regarder la télé.
- Je t'aime.
- Moi aussi je t'aime.
- Uh-uh. Dans tes rêves!
Si j'y vais, tu y vas aussi.
Allez, monte!
Au cas où tu te demandes, je viens juste de passer une audition
pour une pub de jeux vidéo.
C'est génial, non?
Cinq longues années d'études de théâtre,
et voilà à quoi ma vie se résume.
Prier de toutes mes forces
pour qu'on me laisse faire une pub de jeux vidéo.
- Désolé, Ashley.
Je peux faire quelque chose? - Oui, tu pourrais convaincre
les 50 autres filles qui veulent le contrat de s'enrôler.
Ça, ça m'aiderait beaucoup.
- Je peux essayer.
- OK. Merci. - Je suis très convaincant.
- Oui, je sais.
- Est-ce que tu sais pourquoi papa nous a invités ce soir?
- Non. Non. Euh... J'imagine qu'il veut...
nous annoncer qu'il reprend le travail.
Ça doit le ronger d'avoir pris sa retraite
juste avant que l'affaire du siècle n'éclate.
Et papa, y a que sa légende qui l'intéresse.
(rires)
Oh, pourquoi je suis venue franchement?
Attends-moi.
(bips)
C'est qui Grace?
- Euh... Non, c'est personne. C'est... c'est juste une amie.
- Attends, me dis pas que t'as un plan cul juste après le repas?
- C'est pas un plan cul si tu vis avec la personne.
(musique sombre)
(bips)
(fermeture de portière)
Je l'ai rencontrée... à une réunion de groupe.
Elle ne prend plus de drogue depuis longtemps.
Et... je voulais l'annoncer à papa ce soir, mais bon,
c'est pas le bon moment, parce que j'ai pas envie de perturber ses plans,
ou ce qu'il a en tête, tu vois?
Je peux compter sur toi, tu lui diras rien?
S'il te plaît, juste pour-- - Oui, c'est bon. Je dirai rien.
Je serai muette comme une carpe.
- Tu me déteste pas, j'espère?
- Je peux pas te détester, voyons!
C'est nous deux contre le reste du monde.
Et ça le sera toujours.
Sauf que... je ne veux plus de secrets. Promis?
- Promis. - OK.
- Comme ça.
(fermeture de porte au loin)
Oui, c'est ça! Tu as ça dans le sang!
- Oncle Noah! Tante Ashley!
- Salut, cocotte! Tu m'as manqué.
- Salut!
(musique de tension)
- T'as bonne mine, mon fils. Tu as très bonne mine.
- Hum!
- « Salut, Ashley, toi aussi t'as bonne mine. »
- Salut, Ashley,
Toi aussi tu as bonne mine. - Oh, merci, papa.
- OK! Tout le monde à table. C'est l'heure du kaiseki.
(musique classique douce)
- Merci. (Noah se racle la gorge.)
- Merci, Dawn. Ouah!
- Juste au cas où.
(rires)
C'est un sakizuke, un hors-d'oeuvre.
C'est du tofu mariné au miso,
avec des aubergines grillées et des légumes de saison.
C'est le premier plat que j'ai appris à faire
quand j'ai commencé ma formation au Japon.
- Oh, Dawn! C'est une véritable oeuvre d'art.
Tes clients doivent adorer ce plat.
- Elle a fermé son restaurant.
- Un toast.
(Il soupire.)
On est très contents que vous vous joigniez à nous
pour ce repas en famille. C'est si important.
Je suis désolé que mon travail nous ait empêchés
de manger ensemble le soir aussi souvent.
- Et le matin et le midi aussi.
(Jared rit.)
Désolée, je voulais pas... - Non, non.
- ...t'interrompre. - Non, non, non. T'as raison.
C'est inexcusable.
J'adorais mon travail.
Mais vous êtes mes enfants.
Et j'aurais dû être là pour vous.
(soupir)
(petit rire)
(en murmurant): Il se passe quoi, là? (Charles): J'aurais dû être là!
(Charles renifle.)
Oh non, mais c'est tout sauf un toast, ça!
Tout ce que je veux vous dire...
c'est qu'on est vraiment contents que tout le monde ait pu venir ce soir.
Ça représente beaucoup pour nous.
À la famille!
(ensemble): À la famille.
- À... à la famille.
- Ah, je vais exploser. J'espère que c'était le dernier plat.
(rires)
- Il en reste encore un: le mizumono. - Oh!
- C'est un tout petit dessert.
- Eh bien, avant le dessert, je...
J'avais quelque chose à annoncer à tout le monde.
- Et on a très hâte de t'entendre, mais avant ça,
je crois que ces deux-là doivent nous dire
ce qu'on fout ici exactement. - Rachel.
- Quoi?! Vous nous avez invités ici pour manger
un fabuleux repas préparé par Dawn,
auquel on ne pouvait inviter personne. Qu'est-ce qui se passe?
- On a décidé de s'enrôler.
(musique angoissante)
- Quoi? Qu...
- Mia, va regarder la télé. - Non, je veux rester.
- Mia, tout de suite!
- C'est pour ça qu'on avait invité que des adultes ce soir.
- Si j'avais su, j'aurais engagé quelqu'un pour garder Mia,
plutôt que la laisser entendre cette annonce de merde.
- Rachel, surveille ton langage.
- Non, mais j'ai pas rêvé, c'est toi qui me dis ça?
T'as sacré culot de me dire de surveiller mon-- - Surveille ton langage!
(Charles respire profondément.)
- Gardez-moi du dessert.
- D'accord. Pas de réseaux sociaux.
- Je suis désolé.
Je m'excuse.
Si vous voulez en parler de manière respectueuse, on répondra à vos questions.
- Oui, j'en ai une. Euh, pourquoi?
Pourquoi vous avez décidé... de vous enrôler?
Vous avez pas besoin d'argent.
- Pendant plus de trois décennies,
j'ai présenté les nouvelles le soir
et il n'y a pas eu une seule semaine
où je n'ai pas eu à annoncer aux gens une catastrophe écologique majeure.
Sécheresse, inondation, feux de forêt, fonte de glaciers.
Je me rappelle comme si c'était hier
du jour où j'ai vu sur mon écran
la forêt amazonienne être complètement réduite en cendres,
rayée de la carte.
Et je savais que la dernière chose
dont notre planète avait besoin, c'était de plus de gens.
Et qu'est-ce que j'ai fait? J'ai eu des enfants. Et quatre même.
- Oh, je le crois pas! (Rachel rit.)
- Et là, le gouvernement envisage d'inscrire de force
des personnes pour être euthanasiées.
S'ils choisissaient l'un d'entre vous,
je m'en voudrais éternellement.
- Ils nous choisiront pas. Impossible! - Tu n'en sais rien.
- Oui, je le sais. Je suis au courant de tout!
Et même si l'un de nous était choisi,
ils nous choisiraient pas tous.
OK? J'ai pas encore le droit d'en parler, mais...
la loi n'exigerait qu'une seule personne par famille.
En d'autres termes, si l'un de nous est choisi,
le reste de la famille est tranquille.
Et à supposer que tu aies encore envie de prendre notre place,
tu pourrais le faire sans problème.
Parce qu'ils prévoient de laisser cette option aux parents.
Mais rien de tout ça ne va arriver,
parce que ces règles ne sont pas faites pour des gens comme nous.
Alors on oublie... toute cette histoire.
- On peut pas prendre ce risque. - Oh non, ça recommence!
- Nos premiers mariages ont connu une fin tragique.
Ni elle ni moi ne nous attendions à retrouver l'amour,
mais par la grâce de Dieu, c'est arrivé.
Et on croit que c'est la bonne chose à faire.
- OK, je vais essayer de faire de mon mieux pour surveiller mon langage.
Hum, mais, Dawn, pourquoi t'as accepté ce plan de merde?
(musique de tension)
- Eh bien, étant donné qu'on est des personnalités publiques,
on a... réfléchi et on s'est dit qu'en se sacrifiant,
on montrerait le bon exemple. - N'importe quoi!
Si tu fais ça, c'est pour préserver
ton image et ton nom, c'est ça? - Non, pas du tout.
C'est pour faire ce qui est juste. - J'y crois pas une seconde.
T'as décidé de faire ça parce qu'on te fait tous honte.
(exclamation de surprise)
- Quoi? - C'est évident.
Oui, parce qu'on est tout à fait conscients
que t'es déçu qu'aucun de tes enfants ne soit devenu quelqu'un d'important,
alors te sacrifier est ta façon de t'assurer que le nom des York
reste à jamais dans les mémoires comme l'incarnation parfaite de l'abnégation.
Dawn, sois honnête avec moi, c'était pas ton idée?
Mon père t'a forcé la main, pas vrai?
- On l'a décidé ensemble.
- Bien sûr.
- Vous voulez bien la laisser tranquille?
- Je suis désolé, je peux pas rester. C'est trop.
- Noah! Assieds-toi! - Il vaudrait mieux que j'y aille...
- Je t'en prie. S'il te plaît, reste! - Non, j'en ai assez.
Papa, tu... est-ce que tu te rends compte...
(expiration profonde)
Tu viens juste de dire que tu voulais passer plus de temps avec nous.
Sérieux, c'est... Ça n'a pas de sens!
Ça n'a aucun sens, putain! - Noah!
- Tu te rends compte de ce que tu dis, merde?! - Noah, arrête!
Pose ça tout de suite!
On continuera cette discussion après le dessert.
- J'oubliais le dessert! - Oui.
- Je viendrai vous chercher quand c'est prêt.
(musique sombre)
- C'est la cinquième semaine d'émeutes.
Les manifestants répètent qu'ils ne s'arrêteront pas
tant que le gouvernement ne se sera pas expliqué
sur l'étendue des pouvoirs du D.O.C.S.
La suite après la pub.
- Les volontaires de la 39e semaine sont Luis et Rosa Gonzalez.
Luis a travaillé comme concierge dans une école pendant 25 ans,
alors que Rosa s'est occupée d'élever leur fils, Ignacio.
Luis et Rosa ont légué l'argent reçu en contrepartie de leur enrôlement
à Ignacio et à sa nouvelle épouse, Maria.
Ensemble ils prévoient d'acheter leur première maison.
Luis et Rosa, notre nation vous remercie! (fermeture de porte)
ENRÔLEMENT = OPPORTUNITÉ
- Papa, je t'assure. T'as pas besoin de faire ça. J'ai un ami dans le programme.
Il dit que le gouvernement nous ment sur le nombre d'inscriptions.
- Ah, ça y est, c'est parti.
C'est l'heure des théories conspirationnistes?
- Il a toute sa tête, Jared. Il est spécialiste en surveillance,
et papa, il dit qu'il y a plus que 9 % qui se sont inscrits.
Ce serait 16 % en fait.
- D'accord, et c'est quoi... son nom? - Pourquoi tu veux son nom?
- Parce qu'on doit dénoncer les gens qui pratiquent la désinformation.
Alors donne-moi son nom, s'il te plaît.
- Il a le même nom que moi. Il est anonyme. - Oh, il est anonyme.
Les gens de son genre sont toujours les plus courageux.
Je suppose que t'as dit à ce clown
qu'il n'avait aucune idée de ce dont il parlait? - Comment tu peux en être sûr?
Tu ne connais pas cette personne.
- Non, mais ce dont je suis sûr, c'est que cette personne raconte n'importe quoi.
Pourquoi le gouvernement mentirait à ce sujet?
- Pourquoi il mentirait?
Tu sais qui se sacrifie le plus? Et c'est de pire en pire
maintenant qu'ils autorisent les clandestins à le faire aussi.
- OK, là tu exagères. C'est pas exactement ce qui se passe.
C'est un programme très populaire.
Premièrement, ces individus sont payés.
Deuxièmement, leurs enfants reçoivent la citoyenneté plus rapidement.
- Ces « individus »? - Oh, ça va, calme-toi!
Je le disais pas dans ce sens-là. Ce que je veux dire, c'est que c'est une...
une occasion rêvée pour les gens...
...comme lui.
- Jared, c'est ton frère.
- J'ai dit « comme lui », j'ai pas dit « lui ». Noah n'a jamais manqué de rien.
Rachel, s'il te plaît, aide-moi un peu.
Non. Bien sûr que non.
OK, écoutez, je sais que... les temps sont durs,
et qu'il y a plein de rumeurs. Mais... notre gouvernement...
ne fabriquerait jamais des chiffres
juste pour manipuler les habitants de ce pays, vous pouvez me croire!
- Pourquoi on te croirait?
Tu es à la télé tous les jours à défendre un gouvernement
qui est composé des mêmes bouffons qui venaient à mon émission
pour dire qu'il n'y avait pas de changement climatique.
- Oui, je sais pas pourquoi je m'attendais à autre chose de ta part.
Après tout, t'as été dans les médias traditionnels toute ta vie,
à pointer le monde du doigt.
- Poser des questions, c'est pas pointer le monde du doigt.
Et puis, il le faut bien, surtout quand le gouvernement n'arrête pas
de faire référence à cette crise
comme si c'était la faute de l'Asie.
- Mais enfin... ils ont raison!
La Chine, le Japon, l'Inde: c'est eux les responsables!
- Tu devrais avoir honte!
C'est à cause de ce genre de discours haineux
que Dawn ne peut plus sortir de la maison. Est-ce que tu te rends compte?!
Ils ont brûlé son restaurant.
Tu veux juste être sous les feux des projecteurs, Jared.
Mais tu te couvres de ridicule.
Et franchement, tu me fais honte.
- OK, génial! Donc, la prochaine fois que je passe à la télévision,
je devrais peut-être d'abord assister au groupe de soutien de Noah....
et demander leur avis à des toxicomanes.
- La ferme, Jared! C'est là qu'il a rencontré sa copine.
(Jared rit.)
- Hum. - Tu sors encore avec une toxicomane?
Noah?
(expiration tremblante) - Elle s'appelle Grace.
Et, hum...
Elle... elle a arrêté la drogue il y a 10 ans, papa. Et...
...elle est vraiment adorable avec moi.
- Tu as une photo?
(soupir)
- Oui. Hum...
- Oh, elle est très jolie. (Noah rit.)
Qu'est-ce qu'elle fait? - C'est la gérante du magasin de sport
dans le centre commercial.
Et euh...
Je travaille là-bas aussi.
Hum... Je joue du piano dans l'aire de restauration.
- Tu t'es remis au piano?
- Oh, juste des classiques de jazz et de la musique d'ambiance.
Enfin, rien d'extraordinaire. - Non, tu te trompes Noah.
C'est parfait.
Je vais aller aider Dawn.
- Non, mais vous avez vu comment il m'a... menacé avec le tisonnier de la cheminée?
J'ai cru qu'il allait me tuer.
- Je peux voir?
(musique de tension)
- « Cette publication a été retirée sur ordre officiel. »
(musique dramatique)
« Monstre. »
- Oh! Wow!
Elle a vraiment un super sourire.
- C'est vrai qu'elle est jolie. - Vous allez bien ensemble!
- Elle est partie.
(musique sombre)
- Quoi?
Qu'est-ce que c'est?
« Désolée, je regrette, je ne peux pas le faire. Je t'aimerai toujours, Dawn. »
- Qu'est-ce qu'elle peut pas faire exactement?
Vous étiez déjà inscrits, c'est ça?
(ding-dong!)
- Salut, je m'appelle Bob.
(musique dramatique)
- Ils sont là!
- Oh, ils sont en avance. (Ashley): Quoi?
(musique de tension)
(toc-toc!)
- Salut, c'est Bob du D.O.C.S.,
le Département de l'Opération Citoyenne Stratégique.
Désolé, on est un peu en avance,
mais notre client d'avant nous a posé un lapin.
- T'as demandé qu'ils viennent ce soir?
- On voulait que vous soyez tous là
pour pouvoir vous dire au revoir.
- Non, mais qu'est-ce que c'est que ces conneries?
Tu peux pas nous sortir ça comme ça!
Vas-y, dis-lui de partir! On n'a pas fini de parler entre nous.
- Oui, il faut qu'on se parle encore. - T'as raison.
- Non, mais j'y crois pas!
- Bonjour! C'est encore Bob.
On peut pas se garer dans l'allée en ce moment parce qu'il y a trop de voitures.
Est-ce qu'on peut se mettre juste sur le côté? C'est un peu juste, mais Tony est un pro.
- Euh... D'accord.
- Oui. OK, Tony, vas-y. C'est bon.
Eh bien, d'habitude, je demande aux gens leur nom,
mais là... je sais qui vous êtes, monsieur, et je vous adore.
« Charles York, les infos les plus fiables, c'est nous. »
C'était James Earl Jones qui faisait la voix? - Non.
- Ah non, quelqu'un à CNN. Ça remonte à longtemps.
En tout cas, j'adorais ça. Non, vraiment, ça...
ça donnait envie d'écouter. Enfin.
Euh... Wow! Vous êtes marié à Dawn Kim?
Je l'ai vue dans Iron Chef.
Oui, avec ma femme, on a toujours voulu aller à son resto,
mais c'est un peu trop cher pour des gens comme nous.
Enfin bref, est-ce que je peux entrer,
ou vous préférez faire la procédure dans le stationnement?
(raclement de gorge)
Désolé, c'était de mauvais goût. De très mauvais goût.
Ah, je suis pas très en forme ces derniers temps.
C'est presque impossible de prendre un jour de congé en ce moment.
(sifflement) Retour à la case départ. Est-ce que je peux entrer?
- Bien sûr, je vous en prie.
- Bonjour! Je m'appelle Bob.
Bonjour! - Bonjour.
- Bonjour!
(sifflement admiratif)
Wow! Votre maison est splendide.
Je vois pas souvent l'intérieur des maisons de ce secteur.
Vous avez vraiment fait de belles rénovations,
tout en gardant les éléments historiques.
Vous voyez ce que je veux dire? Et ce chandelier, vraiment...
(reniflement) Du poisson?
- Euh... Oui! Bonjour! Je m'appelle Jared.
Je suis le fils de Charles.
- Oui, vous passez à la télé vous aussi.
- Euh... Exact. Enfin, ces derniers temps.
- Le gars du gouvernement.
- Euh, non. Je... je suis un anthropologue.
Mais je travaille de concert avec le gouvernement.
- Oh, c'est génial. Où est Dawn?
- Elle est pas ici.
Elle a eu peur et elle est partie.
- Oh! Y a juste vous, alors?
- Oui. Mais ma femme et moi avons décidé de nous inscrire ensemble,
donc si ça ne vous dérange pas,
j'aimerais que vous repassiez une autre fois.
Je suis sûr que quand on se sera parlé, tout rentrera dans l'ordre.
- C'est... c'est génial. Oui, d'accord.
Est-ce que je peux... vous parler en privé, juste un instant?
Non, mais vous inquiétez pas. J'ai juste besoin
que vous signiez quelques papiers pour annuler la procédure.
Le gouvernement et la paperasse... (grognement)
...c'est comme un chien avec un os. Hein?
- Absolument. Je peux signer vos documents.
Suivez-moi, s'il vous plaît.
- Vous n'avez qu'à parafer chaque page,
signer la dernière et ce sera bon.
- D'accord. Enfin... - Tenez!
- ...j'aimerais d'abord lire ce que je signe. - OK! Bien sûr.
Prenez votre temps.
(Bob siffle.)
Wow! C'est Mandela? Je le reconnais.
Et Bono?
Oh! Est-ce que c'est Beyoncé?
Oh, je l'adore! C'est elle, pas vrai?
Ha!
Quelle vie vous avez eue, mon ami!
Et on dit que vous êtes quelqu'un de bien. Tout le monde peut pas s'en vanter.
Y a des hommes qui n'hésitent pas à profiter de leur situation.
Des vies détruites, des carrières brisées,
et tout ça pour quoi?
Quelques parties de jambes en l'air. Oui.
Quand tous ces clowns crèvent, tout ce dont on se souvient, c'est de leurs cochonneries.
Mais pas vous. Quand vous serez mort,
les gens se souviendront de vous comme d'une légende.
À moins, bien sûr, qu'on ne découvre quelque chose sur vous.
Là, ce serait une autre histoire.
- C'est quoi ça?
Je peux pas signer ça.
Est-ce que vous savez qui je suis?
- Bien sûr. Et vous savez que je vous adore.
Et c'est pas près de changer, ça, vous pouvez me croire.
Peu importe sur quelle liste, y aura votre nom.
(musique angoissante)
(conversations inaudibles)
(musique inquiétante)
(musique douce au piano)
- Il joue si bien.
C'est magnifique.
- Papa, je comprends pas.
T'as dit que tu voulais faire ça avec Dawn.
Qu'est-ce qui a changé?
Est-ce qu'il a-- - Oh, non, on, non, non, non. Et tu avais raison.
C'est moi qui ai convaincu Dawn de s'enrôler.
Et pour ma part, je suis toujours décidé à le faire.
J'aurais aimé être un meilleur père.
J'ai été trop dur avec vous tous.
Surtout après le décès de votre mère.
Mes biens vont être divisés entre vous tous, en parts égales.
Soyez bons les uns envers les autres.
(Mia): Maman!
- Soutenez-vous mutuellement.
Essayez de faire mieux que moi.
(Mia pleure.)
- C'est l'anesthésiant.
Une fois que je l'aurai administré,
vous vous endormirez et vous ne sentirez plus rien.
(♪♪)
(notes dramatiques au piano)
(pleurs de Mia)
- Grand-père!
(fermeture de porte)
- Ah! C'était très émouvant.
La musique et vos réconciliations.
Honnêtement, cette procédure a été, de loin, une de mes préférés.
- Allez-vous-en!
- Je vois.
Au revoir.
Oh, je peux pas partir tout de suite.
- Et pourquoi?
- Ça va pas vous plaire, mais...
j'ai besoin d'un deuxième cadavre.
(musique angoissante)
Enfin, un corps. Un deuxième corps.
- Non, on vous a dit que Dawn était partie. - Non, je sais, c'est malheureux.
Mais on est ici pour récupérer, hum, deux corps.
- De quoi est-ce qu'il parle?
- Vous faites peur à ma nièce. Dehors!
- D'accord, je sors. C'est bon.
(musique de suspense)
- Nom de Dieu! - C'est quoi ça?!
- C'est pas vrai! - Maman!
- Du calme, tout va bien. - Ça va. Reste en arrière.
- Bon. On a trois heures avant notre prochain rendez-vous
et c'est à quoi? Environ une demi-heure d'ici.
Il faut 30 minutes pour la procédure,
ce qui vous laisse deux heures entières
pour choisir lequel d'entre vous prendra la place de Dawn.
(musique de tension)
- OK. Je vais être honnête avec vous.
Je ne sais pas si c'est une plaisanterie de mauvais goût,
mais cette fois, c'en est trop.
Je vais appeler des amis à moi au gouvernement.
- Ça va pas être possible. On a brouillé les signaux.
Bon on n'a pas de temps à perdre,
vous devez vous concentrer sur ce que vous avez à faire.
La petite, par contre... Mia, c'est ça? - Lui adressez pas la parole.
- Du calme! J'allais juste vous dire qu'elle était exemptée.
On n'est pas payés pour les mineurs.
- Payés? - Bien sûr.
Le D.O.C.S sous-traite la collecte de cadavres
à des entreprises privées comme celle qui nous emploie, mes collègues et moi.
On travaillait en milieu carcéral,
mais les prisons se sont vidées en un clin d'oeil
quand ils ont proposé aux détenus de s'enrôler.
C'est vraiment dommage.
Nourrir, et loger les prisonniers,
c'était beaucoup plus payant que la livraison de cadavres.
On facture qu'une seule fois.
Et le gouvernement ne paie pas pour les mineurs pour l'instant.
Mais ça changera peut-être bientôt, hein, professeur?
- Vous êtes malade.
- Non!
Je fais juste mon travail, exactement comme vous.
Donnez-nous la fille. - Maman?
- Ça va. - Vous la prendrez pas.
(cri de douleur)
- Oncle Noah! - Non, non, non!
- Prends-la, Tony. - Maman?
- Non! Je vous laisserai pas la prendre!
Vous n'avez pas le droit! - Calmez-vous, calmez-vous! Ça va. Tout va bien.
On va pas lui faire de mal, vous avez ma parole. Elle va juste rester dans notre véhicule
jusqu'à ce que la situation soit résolue.
Puis, croyez-moi, vous ne voulez pas qu'elle soit là
pour la suite des choses.
- OK, Mia, écoute-moi.
Tu dois suivre cet homme, OK? - Non, non, maman. J'ai trop peur.
- Ça va aller. Ça ne sera pas long, je te promets.
OK? Allez!
(Tony): On y va.
- Ça va aller.
Pourquoi est-ce que vous faites ça?
Celle qui voulait mourir, c'était Dawn.
Vous pourriez aller à sa recherche.
- Oui, et on a déjà du monde qui s'en occupe,
mais les chances qu'on la retrouve
dans les deux prochaines heures sont presque nulles.
Et on peut pas se permettre de ne pas atteindre nos quotas.
Non, c'est hors de question! - Vous avez dit quoi à notre père?
- Rien. Je lui ai donné les documents pour annuler la procédure.
Il les a lus, mais il a préféré ne pas signer.
C'est son choix. Vous voyez?
Vous pouvez... changer d'avis sans problème.
Mais on gèle vos comptes bancaires,
vous perdez vos biens et allez en prison
pour le restant de vos jours.
Et dans les deux cas, je me fais payer. - Jared, est-ce que c'est vrai?
- Oui, c'est vrai. Vous savez quoi? Rien ne semblait déranger plus votre père
que de voir son nom sur la liste des lâches
publiée par le gouvernement.
Oui, on va faire connaître le nom de tous les gens
qui ont tourné le dos à leur pays le jour de leur sacrifice.
Votre père se souciait beaucoup de ce que les gens pensaient de lui, hein?
- D'accord. (raclement de gorge)
Euh, Bob? Bob.
Hum...
Personne vous oblige à faire ça. - Eh bien...
- OK? Je... je suis sûr... qu'en tant que... responsable de cette unité,
vous avez une certaine marge de manoeuvre par rapport à l'application des règles.
Alors, je vais vous dire quelque chose, et voyez-le comme une faveur.
Ne faites pas ça!
Vous êtes du mauvais côté de l'Histoire.
Tout ça... c'est une grave erreur.
Je connais des gens, des gens haut placés.
- Non, vous avez raison. C'est un très bon point, Jared.
Et je vous remercie pour votre franchise. - Oh, de rien, y a pas de problème.
Je voulais pas en arriver là. - Oui, oui, je comprends,
mais je me moque des gens que vous pouvez connaître.
Et j'ai pas envie que vous me disiez comment faire mon travail.
Les règles sont les mêmes pour tout le monde. C'est comme ça que je fonctionne.
Donc voilà ce que je suggère.
Vous allez chacun dans une pièce
et vous faites une petite introspection.
Je suis certain que l'un de vous va se rendre compte que la vie...
c'est pas si génial.
Et pour vous aider, je vous ai apporté un peu de lecture.
Vous voyez, cette situation arrive plus souvent que vous pensez,
c'est pour ça qu'avec l'aide de notre service de recherches,
on compile des notes précises et personnalisées
pour tous les membres de la famille.
On se base par exemple sur votre historique de navigation,
vos messages privés et vos conversations téléphoniques.
Et on ne s'arrête pas là.
On en fait autant avec tous vos contacts.
Alors, commençons par Jared York. - C'est pas nécessaire.
- Oh, c'est bon ça. Excellent.
Votre très jeune compagne, Kaylee,
pour qui vous avez abandonné femme et enfant l'an dernier,
a des relations sexuelles avec en moyenne trois à cinq partenaires différents...
selon la semaine. - Euh, quoi?
- Et en parlant de votre fils, Lucas,
il espère que vous vous enrôliez pour ne plus devoir supporter,
et je le cite: « votre sale gueule d'enfoiré ».
Oh, et sur Internet, vous cherchez souvent--
- OK, oui, je cherche des trucs débiles.
- À présent... Rachel York.
- C'est bon, je suis pas mal sûre de savoir ce qui est écrit.
Ma fille est intimidée à l'école à cause de moi.
- Oui. C'est bien ce qui est écrit.
- Le conseil d'administration de mon entreprise veut se débarrasser de moi.
- Oui, c'est exact. - Oh, et je suis aussi recherchée
pour une série de braquages de banques.
(musique de tension)
- Hum? Non, ça c'est pas--
Ah! (déclic)
- Va te faire foutre espèce d'ordure. - Ah!
(gémissement)
- Baisse ton arme, baisse-la!
Je vous laisse les lire.
Faites... clignoter la lumière de l'entrée
quand vous aurez pris une décision.
- Attendez, attendez un instant.
Et si on y arrive pas?
Si on arrive pas à prendre une décision?
- Rassurez-vous, je la prendrai pour vous.
(musique angoissante)
(fermeture de porte)
(stridulations)
(radio de surveillance indistincte)
(musique intrigante)
- Aucune connexion Internet. Merde!
(musique angoissante)
« Confirmation de virement bancaire, trois millions de dollars. »
(stridulations)
AGENTS PATHOGÈNES TRANSMISSIBLES PAR LE SANG
PROTÉGEZ-VOUS
(radio): 16e procédure terminée. En route pour la 17e. Terminé.
- Je t'aurais bien proposé de jouer aux cartes avec moi,
mais disons que ça m'a pas trop plu que ta mère me donne un coup de poing.
- Eh bien, moi ça m'a plu.
(musique dramatique douce)
(musique inquiétante)
« Commentaires de directeurs de casting: surjoue, n'a pas l'étoffe d'une vedette,
manque de charisme et chante mal. »
Non! Merde!
Non! Merde!
(cri de rage)
Qu'ils aillent se faire foutre, ces pourritures!
Ah! Ils y connaissent rien! Je surjoue?
C'est n'importe quoi! Merde! Argh!
(cri)
Merde!
(grognement de frustration)
(musique inquiétante)
- Ouais. Voilà! Allez, Jared.
Allez, Jared. Allez, Jared.
Attention, je passe. Merci.
- Alors... un volontaire?
- Je crois que Noah devrait se sacrifier pour nous.
- Va chier, Jared! - Non, qu'il aille chier, lui, tu veux dire.
En l'adoptant, papa et maman lui ont offert des opportunités presque illimitées.
Grâce à eux, il a pu fréquenter les meilleures écoles.
Grâce à eux, il a eu les meilleurs professeurs de piano.
Mais... mais... non seulement il a réussi à gâcher sa vie,
mais en plus, il a tué une femme dans un accident!
Alors, si vous voulez mon avis, c'est Noah qui devrait se sacrifier pour nous.
Ça va de soi. - Non.
Tu sais ce qui va de soi? C'est qu'on fasse un vote!
- D'accord.
- OK, qui vote pour que Jared prenne la place de Dawn?
- Jared? Non, mais t'as un sacré culot. Je te rappelle que j'ai un enfant.
- Qui te déteste! Comme tous les gens qui te connaissent.
- Oh, tu-- tu connais tous les gens que je fréquente?
- Oh, t'es sérieux?
OK, non, je les connais pas tous. - Arrêtez.
- Mais je connais Beth. Oh, tu te souviens d'elle? Ta magnifique et incroyable femme?
Celle que t'as abandonnée la minute même où quelqu'un t'a montré un peu d'attention?
- Arrêtez! - Eh bien, si elle était là,
ç'aurait été la première à voter contre toi!
- Non, c'est pas vrai! - Argh! Bien sûr que oui!
- Arrêtez!
J'ai pas pu le dire avant...
(musique douce)
...mais si je suis venu ce soir, c'est aussi pour m'excuser.
J'ai été un fardeau pour cette famille pendant trop longtemps.
Mais l'accident m'a transformé.
J'ai arrêté la drogue.
J'ai trouvé l'amour.
Et pour la première fois de ma vie...
(petit rire) Je... j'entrevois un avenir pour moi.
Et je veux vraiment que vous continuiez à faire partie de ma vie.
Et je sais qu'on peut se tirer de cette impasse si on est unis, comme papa l'a dit.
(petit rire)
- Comme papa l'a dit?
- Oui, avant de mourir.
Il nous a demandé d'être bons les uns envers les autres
et de nous soutenir mutuellement.
Alors, arrêtons de nous battre et serrons-nous les coudes.
C'est ce que papa aurait voulu.
- T'es sérieux? Je te signale que cette espèce d'ordure a accepté
qu'un de ses enfants prenne la place de Dawn.
- C'est clair qu'il savait pas ce que ça impliquait.
- Oh non. C'est pas clair du tout. Non.
Y a jamais rien eu de clair avec lui.
C'était un véritable expert dans l'art de ne pas exprimer ses sentiments.
Et soudainement, je dois être indulgente
parce qu'il s'est mis à pleurer sur son lit de mort? Qu'il aille se faire foutre!
- Super, génial!
Bon, on fait quoi maintenant?
- Où elle est? Où elle est? Non, mais où elle est?
Elle doit être dans ce paquet. Non, non, non, non.
Sur la table? Non, non, non.
Non, non, non. Non, non, non, non, non.
La voilà! C'est la carte que je cherchais.
- Si vous vous la mettiez où je pense, vous ne la perdriez plus.
- Ah! T'es aussi charmante que ta maman.
(radio de surveillance indistincte)
(stridulations)
(ouverture de porte)
- Chef, la lumière a clignoté.
- Ah! Ils ont pris une décision. Je reviens tout de suite.
(musique de tension)
(fermeture de porte)
- Oh!
- Bonsoir, tout le monde.
Vous avez pris une décision?
- Non, euh...
on avait juste une question.
- Vous avez dit que...
que si on désignait pas quelqu'un pour la procédure,
vous décideriez pour nous.
Comment vous allez faire votre choix?
- Excellente question.
Vous serez heureux d'apprendre que j'utilise
une méthode scientifique perfectionnée au fil du temps.
(musique inquiétante)
- Oh...
- Pfft...
- Et si on vous fournit un corps?
- Vous en avez trouvé un au congélateur?
- Non! Vous êtes malade.
Ce que je veux savoir, c'est si vous avez vraiment besoin de faire la procédure,
ou si on peut juste... vous fournir un corps?
- Une procédure est préférable d'un... point de vue administratif,
mais je devrais pouvoir trouver une solution.
(musique de tension)
(fermeture de porte)
Non, ils ont pas encore décidé.
Mes cartes!
Mais qu'est-ce que...? Qu'est-ce qui t'a pris?
Pourquoi t'as fait ça? C'est pas gentil!
- Parce que vous êtes un monstre.
- C'était quoi ça? - Quoi?
- On devait demander à Bob comment il allait choisir.
- Oui. Et on l'a fait.
C'est juste que... j'avais une autre question à lui poser.
- Oui, une question très intelligente. - Non, une question très logique.
Tu veux qu'il décide de notre sort à la courte paille?
- Eh bien, non, évidemment, mais...
Peut-être que c'est ce qu'il y a de plus juste?
- Je m'en fous de ça.
Je veux pas avoir une chance sur quatre de crever ce soir.
Désolée, mais les probabilités sont trop élevées.
- OK, donc j'imagine que t'as une autre suggestion?
- J'en ai pas d'autre, non.
J'ai commis des erreurs, énormément même.
Et particulièrement dernièrement.
Mais je peux vous garantir que je suis pas prête à abandonner la course.
- Personne ne l'est ici!
Rachel, t'es un peu hors sujet, tu crois pas?
- Non, pas du tout.
Parce que très honnêtement,
vous pourriez être des étrangers que ça serait pareil.
Je sais qu'on est frères et soeurs, mais...
on se voit, quoi,
trois, peut-être quatre fois par an?
Et toujours chez papa.
On ne se réunit jamais juste entre nous.
On ne s'appelle jamais à part pour nos anniversaires
parce qu'on est obligés.
Je suis plus proche de la femme qui me fait mes ongles
que de n'importe lequel d'entre vous.
- Qu'est-ce que tu veux dire?
- Ce que je veux dire, c'est que...
si Bob a besoin d'un deuxième corps,
je préfère vous prévenir tout de suite,
ça ne sera pas le mien!
(sursaut) - Nom de Dieu!
- Rachel, merde! - Oh!
- Noah, fais-moi voir. - Mais t'es folle!
- Il mérite pas un centime de l'argent de papa.
Il va tout dépenser dans sa drogue!
- Oh, mon Dieu!
- Elle a pas tort. - C'est n'importe quoi.
J'ai arrêté la drogue, Jared. - Ouais, c'est ça.
Il va rechuter.
Écoutez-moi, si l'un d'entre nous meurt,
ça fera plus d'argent pour les trois autres.
- Tu veux les convaincre de se liguer contre moi? - Non, je sais que Jared est dans mon camp.
Ashley, tu comprends la gravité de la situation, rassure-moi?
Tu comprends que l'un d'entre nous...
va repartir ce soir...
dans une jolie petite housse mortuaire?
Y en a un de nous quatre dont le cadavre à peine froid va traverser cette porte,
on va le mettre sur une civière
et on va l'installer dans cette charmante morgue mobile
garée au bout de l'allée, juste à côté de papa.
Alors, dis-moi maintenant,
est-ce que tu veux que ce corps,
ce beau petit corps, soit le tien?
Non, je crois pas.
Parce que tu as un rêve, pas vrai?
Tu veux devenir une actrice célèbre.
Et c'est ce qui va arriver.
Si tu continues de suivre ton coeur.
- T'en as rien à faire d'elle, Rachel.
T'es jamais venue la voir sur scène. - Non.
C'est vrai, t'as raison.
Mais une chose est sûre,
c'est pas donné à tout le monde de suivre son coeur.
(Noah rit.)
- Alors, je sais pas à combien s'élève notre héritage,
mais ta part du gâteau serait beaucoup plus grande
si l'un d'entre nous n'était plus là.
(musique de tension)
- Ouais. Bien essayé.
Mais on est plus forts que ça.
- Noah a déjà eu droit à son héritage.
- Qu'est-ce que tu veux dire?
- Il n'y aura pas de procès contre lui.
La famille de la femme qu'il a tuée a abandonné les poursuites
parce que papa a sorti le chéquier.
(rire)
J'ai vu un courriel des avocats de papa. Il leur a donné trois millions de dollars.
- Quoi, tu plaisantes?! - Non, non, non, non, non.
Je lui avais rien demandé! C'était son initiative. - OK.
- J'en savais rien jusqu'à ce que Dawn me l'apprenne
quand elle m'a invité au repas de ce soir.
- Donc l'argent de papa peut pas être partagé de manière équitable
puisque tu as déjà reçu trois millions.
- Ouais, sauf que je m'en fous de son argent. Vous pouvez l'avoir! Ashley!
Ashley.
- Tu m'avais promis que c'était fini, les secrets.
(tintement métallique)
- Jared, repose le tisonnier! Jared, repose-le! Qu'est-ce qui te prend?
- Ashley! - Repose-le! T'avance pas!
- Ashley! Tiens! - Trois millions de dollars?
- Arrête! Vous avez perdu la tête!
Arrêtez ça tout de suite! - Frappe-le!
- T'approche pas, Jared! - Frappe-le! Vas-y!
- C'est pas si facile! Frappe-le-toi! - Je l'ai déjà fait!
Alors c'est à ton tour, espèce de lâche!
- Non! Arrêtez!
- Vas-y! Tu veux qu'on s'attaque à toi? - Non!
- On est une famille! - Alors, vas-y, frappe-le!
- Arrête! On est une famille!
(musique inquiétante)
- Oh, et puis merde! - Ah!
(cri de douleur)
- Ah!
Jared...
Jared...
(musique menaçante)
- Oh! Nom de Dieu!
- Ashley, je t'en supplie.
Fais pas ça. Ashley, je t'en supplie.
(gémissement)
(hurlement de douleur)
(grognements de lutte)
(musique menaçante)
- Hum...
(soupir)
Alors, t'es un bébé-éprouvette?
Ta mère pouvait pas s'accoupler avec un homme sans le tuer, c'est ça?
- Non. Ma mère m'a dit que c'était parce que...
elle n'avait pas d'amour à donner à un homme totalement stupide.
- Ah, oui, oui, c'est ça.
Ça m'étonnerait que ta mère ait beaucoup d'amour en réserve.
(soupir)
C'est une perte de temps.
- Je dois faire pipi.
- C'est juste au fond. Sur la droite.
Attends, attends, attends!
Je veux pas que tu pisses là-dessus.
(soupir)
(pleurs étouffés)
(radio): Chef, bonne nouvelle.
On a retrouvé Mme Kim, on la ramène chez elle.
Vous pouvez libérer les York.
On devrait être là dans 20 minutes.
- Euh, non, non, non, non, non, non...
Euh, amenez-la... amenez-la au quartier général.
- Monsieur, elle dit qu'elle veut faire la procédure chez elle.
- Je me fous complètement de ce qu'elle veut. Amenez-la au quartier général.
(chasse d'eau)
(musique sombre)
- Je me suis essuyée avec votre serviette.
- Ça ne m'étonne pas.
(respiration profonde)
(musique inquiétante)
(respiration saccadée)
(gémissements de douleur)
(tintement métallique)
- Ah!
(musique inquiétante)
(gémissement)
(respiration haletante)
Ferme les yeux! Ferme les yeux!
(respiration profonde)
Imagine-toi dans un lieu calme.
Imagine-toi dans un lieu calme.
(Grace): Imagine-toi dans un lieu calme.
Imagine-toi dans un lieu calme.
- Oh, mon Dieu.
Grace.
Grace.
(respiration profonde)
(stridulations)
(musique angoissante)
Tu étais la lumière que je cherchais depuis toujours. J'espère te revoir un jour.
Envoyé
- Un, deux...
Un, deux...
Un, deux...
Un, deux, trois.
Oh, et voilà. Désolé pour le décompte.
Ça dit que c'est prêt quand tu peux compter jusqu'à trois
entre deux explosions. Donc, c'est ce que je fais.
Faut faire attention parce que si tu brûles un seul grain,
le reste du sac est bon à jeter.
Je sais pas pourquoi, mais le goût n'est plus le même.
Une fois, j'ai réussi à n'avoir
que quatre grains non éclatés.
J'ai publié une photo sur Instagram. Tu devrais aller voir.
Mon pseudo c'est « QuoiDeNeufBob42 ». - Cool, je regarde tout à l'heure.
- Hé! Tu veux pas un peu de popcorn?
- Ça fait déjà plus d'une heure.
Qu'est-ce qu'ils peuvent bien faire à l'intérieur?
- Eh bien, pour avoir déjà vécu ce genre de situation,
ils sont sûrement... en train de s'entretuer.
- Quoi? Non, n'importe quoi. Pourquoi ils feraient ça?
- Hé, c'est pas ma faute.
C'est ta mère qui a eu cette idée toute seule comme une grande.
- Non, ma mère ferait jamais un truc pareil. - Oh, et pourquoi?
Parce que c'est une bonne personne? Je t'en prie.
Tu sais que ce que tes camarades disent d'elle
sur les réseaux sociaux c'est vrai, hein?
Oui, ta mère savait très bien que ces pilules ne fonctionnaient pas.
Et oui, elle a refusé d'arrêter de les vendre.
Alors toutes ces femmes sont tombées encore plus malades.
- Non, c'est des mensonges!
- Tony!
(grognement d'effort)
(musique angoissante)
(fracas)
(musique de tension)
(♪♪)
(télévision indistincte)
- La population devait bien se douter,
qu'à un moment ou à un autre, que si on ne basait nos attentes
et notre désir de remporter la victoire que sur le principe du volontariat,
on allait droit dans le mur.
(animatrice): Parlons un peu de ce que le professeur York vient de dire.
Partagez-vous son opinion?
(homme): Non. Il y a des gens nettement plus compétents que lui
pour parler de nouvelles législations, et heureusement d'ailleurs.
Ils disent que cet idiot est mal placé pour parler.
Je ne sais pas pourquoi vous continuez de l'inviter sur votre plateau.
(fracas métallique)
(animatrice): C'est quand même le fils de Charles York.
(homme): J'ai un profond respect pour Charles,
par contre son fils, c'est une autre histoire.
(musique de tension)
- « Ashley York, Deuxième prix au concours annuel Shakespeare. »
(grincement du plancher)
- Noah. Ne me tue pas.
- Qu'est-ce que tu fais ici?
- J'ai dû m'échapper. Je n'en pouvais plus.
Noah, je suis désolée.
Je ne sais pas ce qui m'a pris, c'est... c'est Rachel.
Elle m'a manipulée.
- Où est-ce qu'ils sont?
- Ils sont dans le salon.
Ils ont les couteaux de Dawn.
- Je vais aller leur parler.
- T'as pas entendu ce que je viens de dire? - Il faut que ça s'arrête.
Ashley...
...il faut que ça s'arrête.
Reste ici.
- Non.
Je... je veux y aller avec toi.
On devrait leur parler tous les deux.
- Reste derrière moi, au cas où ils se liguent contre toi aussi.
- D'accord.
(grincement de la porte)
Hé.
Regarde-nous.
T'avais l'air tellement heureux.
- Je venais de commencer le piano.
On disait pas que j'étais un prodige à cette époque.
Je jouais pour le plaisir.
(musique sombre)
Et la vie venait de me donner une petite soeur.
Nous deux contre le reste du monde.
Pas vrai?
Regarde ça! T'étais toute joufflue.
- Noah! - Oui?
(grognement d'effort)
(hurlement de douleur)
(grognements de lutte)
- Oh! - Aide-nous Ashley!
(respiration haletante)
- Ashley, aide-moi! (Rachel): Ah, merde!
- Aide-moi! (Rachel): Argh!
- Je peux pas! - Ashley!
Ashley!
(grognement)
Oh!
(grognements de douleur)
(gémissements)
(musique menaçante)
(Rachel): Allez, rouvre la porte!
(effort)
Attends, Jared. Prends un peu d'élan,
t'y arriveras plus facilement.
(effort)
(coups)
- Je vais te tuer! Ah!
- Merde!
Tu vas mourir, oui?! Oh!
(gémissement)
Dis à Mia que je l'aime.
- Tu lui diras toi-même.
- Ah!
(fracas)
(tintement métallique)
Ah!
(gémissement)
(musique menaçante)
Je suis pas raciste.
Euh, non, je... je suis un allié.
OK? Alors que ce soit toi... ou Mia...
...ou encore Dawn...
je vous aime énormément, OK?
Je... je sais qu'on n'est pas censé dire qu'on voit pas la couleur des gens,
mais vraiment, je la vois pas.
Et ce que je vais faire n'a rien à voir avec le fait que je sois blanc
ou avec du racisme systémique.
Oh! Oh!
- C'est noté, Jared. C'est noté.
(respiration haletante)
Oh...
(Jared tousse.)
(musique menaçante)
(grognement d'effort)
- Oh!
Oh...
(respiration saccadée)
Oh, mon Dieu...
Oh, merde...
- Tu crois que c'est moi le méchant, mais c'est pas vrai.
Si je suis ici ce soir, c'est parce que ton grand-père m'a invité.
Il croyait en notre mission de sauver la planète pour ta génération.
- Sérieux, vous vous foutez de moi?
C'est votre génération qui a détruit la planète. - Surveille ton langage.
Faut que tu regardes le positif, ma petite.
Tu te rends pas compte de la chance que t'as de vivre dans cette grande nation.
Dans la plupart des régions du monde, c'est l'anarchie totale,
mais chez nous y a de l'ordre
et tu es libre de faire ce que tu veux.
OK? Écoute.
Tu ne comprends pas parce que tu es une enfant
et c'est tout à fait normal.
Mais quand la poussière sera retombée,
et qu'on aura réduit la population,
les meilleurs individus de notre pays,
les gens avec de bonnes valeurs et un sens de la justice,
seront tous partis. - Ouais. Je m'en fous.
- Merde! (grognements de frustration)
Non, non, non!
J'en ai plus qu'assez de ce genre d'attitude!
Après tout ce que j'ai fait, après tout ce que j'ai sacrifié,
tu ferais mieux de me montrer un peu de respect!
(Tony): Chef, est-ce que tout va bien?
(toc-toc!)
Chef?
- Oui, Tony, ça va! Tout va bien,
tout va bien, tout va... très bien.
Je suis désolé, je voulais pas te faire peur,
mais je sais de quoi je parle parce que je suis...
je suis allé dans la maison de ces gens. Je me suis... assis avec leur famille.
Ceux qui ont causé le plus de dégâts à notre planète,
ce sont pas des privilégiés.
Non, ces gens sont le sel de la terre.
Ils ont travaillé dur toute leur vie,
mais la chance ne leur a jamais souri.
Enfin, jusqu'à ce que le gouvernement leur propose
un quart de million de dollars pour se sacrifier.
Maintenant, ils peuvent mourir en paix
en sachant que leur famille n'aura besoin de rien, tu me suis?
Et c'est beau!
Ma femme Ruth s'est engagée le quatorzième jour.
Elle avait le Parkinson depuis des années,
mais on arrivait quand même à se débrouiller. Ça allait.
Sauf que quand elle a appris qu'elle pouvait participer au programme
même si elle avait déjà une maladie,
elle s'est dit: « Autant m'engager
et te laisser de l'argent au lieu de mourir pour rien. »
Hé, je lui ai dit non.
Mais j'avais jamais réussi à la faire changer d'avis jusque-là, donc...
(petit rire)
Écoute, je suis désolé que tu sois toute chamboulée
par ce qui se passe chez ton grand-père, mais essaie de me comprendre.
C'est si terrible de vouloir que le monde
ne soit plus rempli de mauvaises personnes comme ta famille?
- Non.
J'imagine que non.
Mais je pense que c'est pas la seule chose que vous voulez.
Vous aimez regarder les gens mourir.
- On peut pas aimer les deux?
(musique inquiétante)
(Jared): Sérieux, c'est... c'est vraiment atroce, ce qu'on fait.
Je crois que ça devrait suffire.
Oh... Ugh... Nom de Dieu!
Y a pas moyen que Bob revienne ici et... et qu'il le finisse?
Comme ça, on aura pas à le faire? - Non, il voudra pas le faire.
- Peut-être que oui. Ça vaudrait le coup de lui poser la question.
- Ça sert à rien, c'est une perte de temps. (Jared soupire.)
Ce gars est un sadique qui se réjouit de ce qu'on va faire.
Il attend que ça depuis le début.
Si on veut s'en sortir, on doit lui donner un corps.
- Vous auriez dû voir comment il m'a regardée
quand il a vu que je l'avais trahi.
Je peux pas... (Jared): Ouais.
- Ouais. Il aurait pu m'achever, mais il l'a pas fait.
- Moi aussi.
Désolé, Ashley, mais t'inquiète, on va faire ça rapidement.
Ce sera terminé en un rien de temps.
- À trois. - Oui, OK, à trois.
OK. - OK.
(Ashley grogne.) (Jared): Oh, non.
- Un...
- Oui, un...
- ...deux...
(Jared gémit.)
- ...trois.
(klaxon à l'extérieur)
(Jared grogne.)
(Grace): Noah! Noah, Noah, je t'en prie!
- C'est qui? - C'est qui?
(Grace): Noah, t'es encore ici?
(garde): Madame, arrêtez! (Bob): Reste à l'intérieur!
(Grace): Noah, où es-tu? (garde): Madame!
- Laissez-moi tranquille! Je sais pas ce qui se passe ici, mais je vous préviens, je filme.
Où est Noah? - C'est pas vrai, c'est Grace!
- Oh, génial, on est sauvés.
Grace! - Hé!
Vous êtes la famille de Noah, c'est ça?
- Oui. - Qu'est-ce qui se passe? Où est Noah?
- Madame, je peux répondre à toutes vos questions.
- Je vous ai rien demandé à vous, je leur parle à eux.
- Retournez à l'intérieur! Faites-les rentrer chez eux tout de suite, allez!
- Maman! - Mia!
- Retourne à l'intérieur!
- Madame, vous interrompez le D.O.C.S dans son travail.
C'est un acte criminel. - Le D.O.C.S?
Je croyais que vous faisiez qu'euthanasier les gens?
- On s'est diversifiés.
(démarrage de moteur)
(musique inquiétante)
- Hé! Hé, coupe le moteur!
- Maman! - Mia!
- Non, non, non, non, non, non!
Tony, aide-moi, s'il te plaît. - Lui faites pas de mal, c'est une enfant!
- Doucement, Tony, doucement.
Les York, rentrez chez vous! Vous me devez un corps!
(Grace): Vous lui devez un corps? Qu'est-ce qui se passe ici?
Où est Noah? Dites-moi qu'il est vivant!
- Oui, Grace, il est vivant! - Mais il a besoin de toi!
Faut que t'ailles chercher de l'aide! - OK! OK!
Je vais aller chercher de l'aide. Mais... dites-lui que je l'aime!
- Allez, cours, cours, cours!
- Arrête-la.
(musique menaçante)
- Oh!
Oh...
Ils l'ont tuée! Ces malades, ils l'ont tuée!
Elle avait rien fait!
- Donc, c'est bon, non? Vous avez votre deuxième corps.
- Quoi, c'est une blague? Ça peut pas être mon deuxième corps.
Je suis venu récupérer deux York.
Alors, rentrez et finissez ce que vous avez commencé.
Et n'essayez pas de me mettre ça sur le dos.
Si votre famille avait collaboré, cette pauvre femme serait encore en vie.
Alors, dépêchez-vous, il ne vous reste plus que 15 minutes!
Je t'ai jamais demandé de la tuer.
(Jared soupire.)
- Non. Ne dis rien.
On va aller à l'étage, faire ce qu'on a à faire.
On pense à autre chose et on finit le travail.
Je veux dire... Noah ne voudrait même plus être en vie en ce moment.
Cette femme... qui gît sur le sol dehors, c'était tout pour lui.
- Oui. C'est vrai.
Si on y pense bien, c'est un service qu'on lui rend.
- Oui, bon. C'est... c'est quand même tordu.
Mais c'est la bonne chose à faire.
Et vous le savez comme moi. - Oui, oui.
- OK?
(musique dramatique)
Noah?
(musique inquiétante)
(Rachel soupire.)
- Hé, merde...
(grésillement)
(musique de tension)
(Ashley): Noah?
Noah?
(Jared): On n'a rien à voir avec ce qui est arrivé à Grace.
(Ashley): Noah?
Allez, Noah, on a plus beaucoup de temps.
(Rachel): On vient faire la paix.
(musique angoissante)
- Noah, montre-toi, tu nous fais super peur!
(♪♪)
(Jared): J'aime pas ça. Je sens que ça va mal finir.
(grincement de la porte)
(expiration brusque)
- Oh, merde...
Oh non!
Je t'en prie, laisse-la! Noah!
(glissement de lame, grognement d'Ashley)
- Oh, mon Dieu! Non, non, non! - Arrête, Noah!
- Non, mais t'es fou! - Oh, mon Dieu!
Noah!
(grognements de lutte)
(exclamation de douleur)
(musique de suspense)
(grognements de lutte)
Noah, je suis désolée. On est désolés.
Argh!
(gémissements)
(musique dramatique)
(gémissement effrayé)
(gémissements)
- Noah! Noah!
No...
(gémissements)
- Noah! Lâche-la! - Ferme ta gueule!
Bob a besoin d'un corps, il peut avoir celui de cette sale menteuse.
- Je t'en supplie, lâche-la!
Qu'est-ce que dirait papa? Hein?
(gémissement d'Ashley)
Merde! Aïe! Qu'est-ce que dirait papa?
(toux)
Hein?
(râlements)
Ah!
- Je ne veux plus t'entendre parler de lui!
- Ah! Ah!
(cris de douleur)
OK! OK! Mais laisse Ashley tranquille.
Je me porte volontaire pour la procédure,
t'auras pas à le faire.
Tu entends: je me porte volontaire.
Tout ce qui s'est passé ce soir, c'est de ma faute.
T'es pas le pire d'entre nous, Noah. C'est moi.
Je suis froide, et je suis égoïste.
Alors, prends Mia. Je t'en prie.
Prends-la avec toi! OK?
T'as jamais voulu la gloire ou l'argent.
Tout ce que tu voulais, c'était une famille.
Va faire clignoter la lumière. Je suis prête, OK?
- Non, non, non.
Ça devrait être moi. Parce que je suis l'aîné.
J'étais censé veiller sur vous trois.
J'aurais dû prendre soin de vous,
mais je l'ai jamais fait.
Je suis... je suis un très mauvais frère.
Et un mauvais mari et un mauvais père aussi.
Alors si quelqu'un doit mourir, ça devrait être moi.
J'ai rien à perdre.
- Jared, arrête! Tu as Lucas!
Il a besoin que tu sois là pour lui.
Personne n'a besoin d'une ratée hypocrite,
alors si quelqu'un doit faire la procédure, c'est moi.
(verre brisé, sursaut)
- Arrêtez ça!
Personne ne va se porter volontaire.
- L'un de nous doit le faire.
On n'a pas le choix. Et j'ai proposé la première.
- Non, on a une autre option depuis le début.
Tuer Bob.
(Ashley tousse.)
(respiration haletante)
(radio de surveillance indistincte)
- Je veux voir ma famille.
- Tu la reverras quand ils feront clignoter la lumière, pas avant.
- Mais il sera trop tard!
Quelqu'un que j'aime sera déjà mort.
S'il vous plaît... Je vous en prie.
S'il vous plaît, Bob, je vous en prie!
(sanglots)
S'il vous plaît!
(rire)
Je veux pouvoir leur dire au revoir.
Laissez-moi leur dire au revoir!
Pourquoi? Pourquoi vous me laissez pas les voir?
(Noah): Ce sera plus très long, Ashley. Reste avec nous!
(Rachel): Merde, elle perd beaucoup de sang.
(Noah): Jared, dépêche-toi! (Jared): C'est bientôt prêt.
(Noah): T'appuies sur la blessure?
(Rachel): Oui, mais il faut qu'on se dépêche!
(Noah): Oui! Jared!?
(Jared): OK, OK, c'est bon. Mais il faut la tenir.
(Noah): Ashley. Ashley. Ashley, je suis désolé.
Je suis désolé. Je suis désolé.
- Non, c'est pas ta faute.
C'était nous deux contre le reste du monde,
mais j'ai tout gâché. Je suis désolée.
- Est-ce que tu veux un décompte? - Non!
Vas-y directement. - OK, alors j'y vais.
(grésillement, hurlement de douleur)
(gémissements)
(cris d'Ashley)
Oh, non, non, non. Il faut que je le refasse.
Je recommence, OK?
(hurlement)
(hurlements)
- Ashley... Ash...
Ashley, répond!
Ashley, réveille-toi.
Ashley, allez, réveille-toi! Ashley!
(bips)
- Ça y est, le temps est écoulé.
Je sais pas ce qui s'est passé, mais tu seras bientôt libre.
(ouverture de porte)
(ding-dong!)
(toc-toc!)
Hé-oh? Y a quelqu'un?
(ouverture de porte)
Ah!
Je m'attendais à quelqu'un d'autre.
(musique angoissante)
Où est le reste de la famille York?
On n'a pas que ça à faire
- OK.
- N'avancez plus.
Vous avez des armes?
Retournez-vous!
- Ça va.
En tout cas, je sais pas qui a fait ça, mais c'est très apprécié.
On n'aura pas besoin de ressortir tout notre matériel du camion.
Donc, je vous en remercie.
Tu peux aller me chercher la civière, Tony?
(Tony): Amenez-moi une civière.
- OK, je crois que je vous dois un peu d'argent. Alors, je peux diviser la somme en trois,
mais y en a un qui va recevoir un sou de plus que les autres.
On pense pas que ça peut être un problème, mais y a des familles qui se battent
comme des chiens juste pour ça. Vous pouvez me croire--
(grognement d'effort, cri de douleur)
- Merde!
Ah! Espèce de garce! Ah!
- Maintenant tu vas la fermer!
- Ashley, c'était toute une performance.
J'ai vu beaucoup de gens morts. Je me fais pas souvent avoir.
Bien joué. (petit rire)
(garde): Hé!
- Whoa, whoa, whoa!
- Baissez vos armes ou ils sont morts. Plus vite!
- Vous commettez une erreur, les York. - On est déjà à moitié morts,
donc dites-leur de baisser leurs armes ou vous êtes mort.
(Bob): Baissez vos armes!
- Faites ce qu'il vous dit, allez!
- Ils n'écoutent pas!
- On dit que c'est dur de trancher une gorge, Bob.
Mais je suis sûr que je peux y arriver du premier coup.
- OK, donnez-leur vos armes! Obéissez, d'accord?
Donnez-les-leur! Jetez-les à terre! - À terre!
(Bob): Faites ce qu'ils disent! - Jetez-les à terre! Donnez-les-moi!
Donnez-moi vos armes!
Ou il va lui trancher la gorge!
- Maintenant à genoux! - Écoutez-les!
(Jared): Les mains sur la tête! (Bob): Obéissez!
(Rachel): Les mains sur la tête! - Si vous pensez qu'on s'est jamais retrouvés
dans cette situation, vous vous trompez.
Alors laissez-moi vous dire comment ça va se passer.
- Ashley? Ashley!
(exclamation de douleur)
- OK! OK, c'est bon. Relevez-vous!
(grognement d'effort)
(musique sombre)
(Tony): Je vous en supplie, j'ai une femme.
(Rachel): La ferme! (Tony): J'ai un fils aussi.
Il porte le même prénom que moi. (Rachel): La ferme ou tu prends la place de Bob!
- Il est revenu à lui.
(Tony): Je suis désolé, chef.
Ils m'ont obligé à leur montrer la procédure.
- Tony, Tony, Tony, Tony, ça va.
Je maîtrise la situation, mon grand.
Oh oui. Je n'ai pas de bonnes nouvelles pour votre famille
je vais pas mettre des gants blancs,
non, je vais pas en mettre.
- Oui, vous avez raison, ça augure mal pour nous.
- Eh bien, si je me fie à ce que je vois en ce moment,
non seulement vous allez tous finir en prison,
mais le gouvernement a désormais la garde officielle de Mia et de Lucas.
- C'est une blague? - Je parle pas de moi. Ni de ma société.
Nous ne proposons pas d'hébergement pour mineurs, je vous promets.
Sauf que si un employé du D.O.C.S est blessé dans l'exercice de ses fonctions,
les enfants de l'auteur du crime deviennent automatiquement pupilles de l'État.
Vous pouvez demander à Tony.
- Il a raison.
Ne me tuez pas!
- Oui, et vous devriez voir les conditions
dans lesquelles vivent ces enfants, c'est affreux.
Vous vous souvenez des enfants en cage à la frontière?
Oui, eh bien, imaginez-vous encore pire. Bien pire que ça.
- On ne vous laissera pas toucher à nos enfants.
(petit rire)
- On est foutus, peu importe ce qu'on fait, hein, Bob?
Aucune raison d'épargner qui que ce soit.
Cocotte, je vais te demander
de retourner attendre dehors, d'accord?
(musique de tension)
- Je suis désolée pour votre femme.
Je suis sûre que c'était une bonne personne.
Donc, ça m'étonnerait fortement que vous vous retrouviez au même endroit qu'elle.
(musique sombre)
- Écoutez. Je vois bien que vous êtes tous en colère,
c'est évident, et je m'en excuse.
Ça n'a pas été une soirée facile, hein?
(Il rit.)
Alors voilà ce que je vous propose.
On oublie tout ce qui s'est passé ce soir,
et avec mes hommes, on ramasse votre soeur qui est juste là par terre,
et on s'en va, d'accord? Vous avez ma parole.
Vous en dites quoi?
(musique menaçante)
(soupir)
Alors?
- C'est pas Ashley qui est par terre.
- Ah non?
- Disons que la première fois qu'on a voulu faire la procédure,
ça s'est pas bien passé.
Tony a oublié de nous dire de retirer l'air des tubes avant la perfusion.
(gémissement)
Vous avez déjà vu quelqu'un mourir d'une embolie gazeuse, Bob? C'est une mort lente.
Ce qui n'est pas très juste
étant donné que votre amie a tué ma copine sur le coup.
Mais comme ma charmante soeur l'a dit tout à l'heure...
...on en a rien à foutre. - OK. Je peux tous vous sauver.
Je suis sérieux. Je peux vous sauver vous et vos enfants.
- J'aurais juré que vous aviez dit qu'on était foutus.
- Non, non, c'est juste une question de paperasse, rien d'autre.
Je peux falsifier les rapports pour vous. - Vous pouvez nous couvrir
pour le meurtre d'un agent du D.O.C.S?
- Oui, oui, je dirai juste que votre père n'était pas bien
et qu'il a réagi violemment quand sa femme s'est enfuie
et qu'il nous a attaqués par surprise. C'est déjà arrivé.
Mes patrons n'auraient pas de mal à le croire.
Et quand il s'est calmé, il a décidé de faire la procédure
pour l'avenir de ses enfants. Et ça, c'est la vérité.
C'est pas un mensonge. (Noah): Hum...
- Non, s'il vous plaît. OK. Attendez, attendez, attendez!
Et pour Dawn... et pour Dawn, on fait quoi?
- Comment ça?
- Elle est à notre quartier général.
- Oui, on l'a retrouvée. Argh!
(gémissements)
(musique de tension)
- Je vous jure, j'étais pas au courant.
- Écoutez, je vais la ramener chez vous.
Elle n'aura plus à faire la procédure. Je trouve que votre famille a assez donné.
M'injectez pas ça! M'injectez pas ça!
Vous ne la reverrez pas vivante. Ils vont la tuer à cause de vous.
Tout sera de votre faute. Attendez, attendez! Attendez.
Non, mais qu'est-ce que vous ne comprenez pas?
Hein? Non, mais dites-moi!
On traverse une crise planétaire en ce moment
et j'accomplis un travail important.
Et vous... et vous vous... vous, vous n'êtes...
que des tas de merde qui polluent notre planète
dès que vous ouvrez la bouche!
Je mérite pas de mourir!
C'est vous qui méritez de mourir! Pas moi! Vous!
(musique douce au piano)
(♪♪)
HUMAIN
(grésillement)
(homme): Les volontaires de la quarantième semaine
sont Grace Dawson et Ashley York.
Amies de longue date, ce duo inséparable
a dit aux employés du D.O.C.S avant la procédure
qu'elles ont choisi de s'enrôler
pour pouvoir inspirer les autres à faire tout ce qu'ils pouvaient
pour aider à guérir notre planète.
RESPONSABLE DES PROCÉDURES
- C'était vraiment une magnifique procédure.
Jusqu'à maintenant une des meilleures que j'ai faites.
(homme): Grace et Ashley, notre nation vous remercie.
S'ENRÔLER = OPPORTUNITÉ
Sous-titrage: difuze
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