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Thème de Canal+ Création décalée
-Merci de nous inviter à dîner, c'est trop sympa !
Merci, mon amour.
Mais c'est génial de te découvrir dans ton petit intérieur,
dans ta petite vie domestique.
Je t'imaginais pas avec 2 gosses, le mec, tout le tintouin.
-Non, mais je t'arrête, j'ai pas du tout une vie domestique.
Ah bah non !
Avec moi, on va pas être dans un tintouin très tradi.
Bon, Théo, on en est où en cuisine, là,
il commence à se faire faim.
En même temps, je vais pas gueuler,
c'est abusé comment je bouge pas mon cul.
-Euh... On peut parler de moi ?
La gênance !
-Attends, mais moi, je branle rien.
-Je ne lève pas mon fion !
-Je fous que dalle, jamais.
-L'autre jour,
j'arrive devant l'école, imagine que j'avais oublié
le prénom du gamin.
J'étais là, genre : "Comment il s'appelle, déjà ?"
Machin ! Machin !
-Pas plus tard
qu'il y a 2 jours, une collègue me demande si j'ai des mômes.
Je réponds non. Carrément, j'ai zappé.
-Et moi, au bureau,
je me faisais chier, je vais sur Tinder,
je commence à swiper, je suis là :
"OK, lui, je l'ai déjà ken, lui, je le connais."
Et d'un coup, je me dis : Mais Emma, ça va pas ?
Tu es en couple avec David. L'amnésie, quoi.
Le truc m'était sorti du... - OK.
Le mien, il nettoie les chiottes, sans que je lui demande.
Musique de tension
-Il m'achète mes culottes.
-Il fait le shampooing anti-poux des mômes
avec le peigne.
-Il change les draps.
Toutes les semaines.
-Il enlève les cheveux dégueulasses de la pomme de la douche.
-Il me change ma cup.
-Pas mieux.
-Ton mec est cool.
- J'étais ravie de connaître le tien. - Oh, merci.
Bonjour, Carla ! - Coucou.
- Clara ! - Ouais, bon...
-C'est aujourd'hui qu'on parle au boss ?
On lui jette le déséquilibre des salaires.
-Y en a ras le bol, d'accord.
- On veut être payées comme Boris. - Exactement, voilà.
Il vaut mieux que tu parles, tu t'exprimes bien.
-Tu rigoles ?
Je suis impressionnée par tes prises de parole.
Et je sais
que c'est des thématiques qui te sont chères.
-Des thématiques qui nous sont chères.
Non, non, fais-toi plaisir.
-Non, je t'en prie.
Je t'en prie !
-Je t'en prie, toi !
-Ca me fait plaisir de te faire plaisir.
-Non, non, moi, c'est cadeau pour toi !
Musique de tension
-Juste, faisons un point sur les RTT,
j'ai l'impression que vous êtes tous en RTT,
sauf moi.
Rires
Y a plus personne entre mai et octobre.
Vous ferez un point là-dessus.
Est-ce que quelqu'un a une question, une remarque ?
Qu'il le dise maintenant ou se taise à jamais.
-Allez, allez !
Vas-y. - Emma, apparemment ?
-Allez, on t'écoute.
- Toi ! - Non, toi ! Allez, vas-y.
-Moi, j'ai un truc à dire, ouais.
- Bah, allez-y, Carla. - Clara !
Pourquoi je suis pas payée comme Boris
qui passe sa vie aux chiottes ?
-Oh, enfin, ça va pas ?
-Si tu pouvais tirer la chasse...
Bon, si je suis pas augmentée, c'est simple,
je me barre et je vends l'eau de mon bain sur le darknet.
- Waouh ! - Waouh !
Rire -Ah, la jeunesse !
-Oh, le culot, eh !
Elle est à peine arrivée...
-Bon, eh ben... Cantine ?
Générique
-Bonsoir ou plutôt bonjour, car il fait jour.
Qu'elles aient choisi le rire comme arme, charme ou rempart,
les femmes et le rire, c'est une histoire d'amour,
une histoire d'humour, que moi, Elise Lucide,
je vous propose d'explorer ensemble ce soir.
Alors, qui sont les 1res femmes comiques
de l'Histoire ?
Dès la mythologie grecque,
alors que Déméter, déesse des moissons, tombe en dépression,
une paysanne extrêmement stratège réussit à lui redonner le sourire,
en lui montrant sa vulve.
Rabelais nous raconte l'histoire de cette femme
qui fait fuir le diable en retroussant sa robe.
Chut !
Alors, si la vulve semble être le pilier de l'humour féminin,
quand les femmes ont-elles découvert leur pouvoir de faire rire
par les mots ?
On pense au calembour exceptionnel de Marie-Antoinette,
1re humoriste de droite, répertoriée de l'Histoire,
"S'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche."
Elle rit.
(En riant) Exceptionnel.
Qu'est-ce qui rend les femmes si drôles ?
Qu'est-ce qui les fait rire ? Qu'est-ce qui les fait jouir ?
Je plaisante, on a tous la réponse à ça.
Un vibromasseur triple stimulation.
Suivez-moi dans cette passionnante et bouleversante enquête
au coeur de l'humour féminin.
Aïe !
On la refait ?
-Ce forcené est un pervers polymorphe
qui s'est introduit ici, lourdement armé.
La mission est complexe, Rebecca.
Et nos meilleurs agents sont déjà pris.
-Donc la mission, c'est déjouer un pervers,
flatter un gros lâche,
rentrer dans une pièce sans faire aucun bruit,
et faire lâcher un objet dangereux à quelqu'un
qui ne sait pas s'en servir.
Prenez une meuf. Même moi, je peux le faire, ça.
-Rebecca, vous êtes un bon élément.
Les services secrets ont besoin de vous.
Envoyez quelqu'un qui meure sans que ça change l'avenir.
- Je pense à Corinne du standard. - Mmh.
-3 enfants en bas âge
et son mari est en dépression et au chômage.
Elle a toutes les compétences requises.
-Y a vraiment personne aujourd'hui.
Musique intrigante
On finissait par s'ennuyer, quand même.
Services secrets, bonjour !
- Allô, Corinne ? - Oh, Rebecca.
-Un forcené est entré dans le bâtiment.
Il s'est enfermé avec des collègues et menace de les buter.
On n'en sait pas plus,
mais il a un type armé et une fiole pour faire péter le bâtiment.
Tu pourrais les neutraliser ?
- Bien sûr, pas de soucis. - Super, bisous.
L'homme crie. - Bah, alors...
Musique d'ascenseur
-Corinne ?
Ca va ? - Oh, Jacques, ça va et vous ?
-Vous intervenez ?
-Tout à fait.
-Prenez mon talkie, vous saurez tout.
-C'est adorable, mais pas la peine.
Je suis mère de famille, je sais qui fait quoi, où et quand.
-Comment vous gardez votre sang-froid ?
-Je suis Vierge, dernier décan, ascendant Capricorne.
L'inconscience.
Toc-toc ! Allez, on y go ! - Euh... Je suis obligé ?
(-Bah oui.)
Musique intrigante
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Stressez pas !
Tenez-moi ça !
-Vous avez des chaussures de rechange ?
-Jacques ! La base !
Impec ! On y va.
Ca va, Daniel ?
L'homme à terre gémit.
Bon, bah, bonne soirée.
-Personne ne bouge !
-J'arrive pas à réfléchir.
-Arrêtez !
(-Super.)
(-Quoi ?) (-Je dis super.)
(-Ah bon, c'est super ?)
(-Bah oui, il a l'air hyper fragile, )
(donc hautement manipulable.)
(-Comment vous savez ça ?)
(-Il se mord la lèvre. Mon mec fait ça à Pôle emploi.)
(J'y vais.)
(-Corinne, Corinne ?)
(-Jacques ?) (-Corinne ?)
(-Relax !)
(-Non !)
-Bonjour, bonjour, Corinne, enchantée.
-C'est une blague ?
Vous allez me tirer les vers du nez ?
-Hervé, ils te respectent pas.
-Bah quand même.
-Je suis un méchant très méchant.
-Je le vois, mais je vois aussi que vous êtes très puissant.
-Exactement, puissant. J'ai quoi dans la main ?
- Une fiole ! - Une fiole !
Qui contient un liquide... - Explosif !
- Avec un produit... - Explosif !
-Qui peut faire crever tout le monde.
- Tout péter. - Tout exploser.
-Mais j'adore !
En le sortant, j'ai rien vu.
J'ai plus d'un tour dans mon sac.
Ferme les yeux ! Dites une main !
-Dis, je vois pas.
-Gauche ?
-Du 1er coup !
-C'est quoi ? Oh non, arrête !
- Un chat ! - C'est un chat, merde !
-C'est un stylo-chat, j'ai jamais vu ça !
- C'est le chat qui clignote. - Et il proute aussi.
-Je te crois pas !
Ils rient.
-Eh, où tu vas ? Eh !
Je vais vous buter !
Personne parle, je peux tous vous tuer !
-Comment t'as fait ce mouvement ?
Tu peux refaire le tour, comme t'as fait, là ?
-Non, c'est un demi-cercle, juste ça, comme ça.
Tout le monde peut le faire.
-Non, t'as eu beaucoup de panache.
-Merci.
-Oh, dis donc, tu te grattes derrière l'oreille ?
-Oui.
-Tu fais un psoriasis ?
Quand les garçons ont pas été regardés par Maman.
T'es un enfant blessé.
On t'a pas assez félicité... Waouh !
Pardon, mais c'est toi qui as fait ce plan ?
Mais c'est magnifique, Hervé, la coupe est parfaite.
Les couleurs débordent pas.
-Non, jamais, il a jamais débordé.
- C'est super. - Ca me fait très plaisir.
Je suis passionné d'architecture, j'ai même fait le toit.
-Ouais, je le vois.
-Il va pas à l'aéroport.
-J'ai compris ton manège.
Tu sors d'ici !
-OK.
C'est hallucinant, comment t'as fait ?
T'étais là, et soudain, t'es là !
Mais t'es d'une agilité, ça me fascine !
Tu fais du jiu-jitsu ou pas ?
-Je me suis pas rendu compte.
-Ce qui m'impressionne surtout, c'est que de loin, t'étais mastoc.
Et de près, tu fais vraiment tonique. - Non, quand même.
- Tonique, viril. - Ouais.
-De profil, on voit qu'il y a trop.
- Non, t'es clairement fit. - Je fais des efforts en ce moment.
-Et moi ?
-Pour 35 ans, t'es carrément bien gaulé !
-Quoi ? Il a pas 35 ans ?
-45 !
-Mais j'en ai marre !
-Bon, j'ai fait du Botox, c'est vrai.
Mais voilà... - C'est à vous, ça ?
-Tu peux le prendre.
-Chic, je me suis cassé un talon.
-J'adore !
-Pas aux Allemands !
J'y vais, salut !
Et voilà, Jacques, ça va ? - Ouais, ouais, ouais.
-C'était pas si compliqué. Allez, venez.
-C'est vraiment une petite nana, pleine de peps.
- Ca va ? - Everything is under control.
J'ai géré. - C'est qui ?
-Moi, Jacques Mansard, cybersécurité.
- Vous vous en êtes sortie ? - Mezzo haricot.
Je viens de les acheter, sa glue, elle marche pas.
-J'ai quand même du mal à perdre.
-Mais il faut que tu arrêtes de te regarder.
Les gens te regardent pas comme ça.
-Mais c'est les comparaisons.
Il faut pas se comparer, c'est des trucs...
-Bravo, Corinne.
Vous avez niqué votre pompe, mais sauvé 27 personnes.
- Trop super. - Bon, après, bravo...
Ils étaient pas méchants. - Vous avez l'heure ?
- 18. - Ah non, déjà ?
- Je peux pas du tout rester. - Je comprends.
Stressante, cette journée. - Elle commence juste.
- Sans blague. - Bon courage, allez, bisous.
-C'est parti ?
Bonjour. Bonjour, bébé.
Nous sommes avec toi, aujourd'hui, bébé,
pour savoir s'il y a un humour spécifiquement féminin.
Nous allons te lire des blagues, bébé,
et nous verrons si ces blagues
te font rire.
Musique douce
"On s'encule ou on fait un tennis ?
"Perso, j'ai pas ma raquette."
...
Clairement, la petite fille
n'est pas sensible à l'humour masculin, même très créatif.
Et maintenant, regardez.
J'ai soif !
Oh, j'ai vraiment soif. Le bébé rit.
Mais oui, bébé, oui !
Clairement, il semblerait que par-delà les déterminismes,
au-delà du bien, du mal, du sexe, du genre,
oui, il y aurait...
un humour spécifiquement féminin.
J'ai pas du tout parlé dans le micro.
Elle, c'est parfait, tu vois.
Cette pauvre femme, là, qui vit toute seule dans la rue,
par ce froid.
Filme tout, filme l'odeur...
Allez, go !
Voyez cette pauvre femme
qui a probablement perdu la raison avec le froid.
Cette femme qui a toute sa vie dans ces sacs, certainement,
mais qui a peut-être encore, malgré tout, le sens de l'humour.
L'humour ne s'arrête pas aux portes du vagin.
Il ne s'arrête pas non plus aux portes de la rue.
Bonjour, Madame.
Nous faisons une enquête sur l'humour.
Vous qui êtes SDF... - Non !
Par contre, je suis styliste.
-Quelqu'un peut me trouver une clodo ? Je les reconnais plus.
-Du coeur, un arc-en-ciel...
C'est démentiel...
J'ai besoin d'un gaspacho...
Avec un peu de sel... Oh, waouh !
Ca me dérange pas de faire la vaisselle.
Tel est mon destin, je suis un homme sensible.
La femme chante.
- Oh ! - Ca va, voisine ?
- Ca va, voisin ? - Ouais, cool, cool.
T'as une belle voix.
-Ah, c'est marrant que tu me dises ça,
je me mets à la chanson.
- Ah ouais ? - Ouais.
-Bah, je sais pas, si tu veux, tu peux faire un truc,
pour me montrer...
- Ah ouais ? - Ouais, vas-y.
- Là, maintenant, comme ça ? - Vas-y, lance-toi.
-Purée ! C'est vrai, je voudrais ton avis.
-Je suis là, je suis là.
- Waouh, la pression. - Non, y a pas de pression.
-T'es indulgent,
je l'ai jamais fait devant personne.
Attends !
Musique rap
...
Bâtard
J'te démonte le cul
Sale chien Prends ça et lèche-moi
Lèche, lèche, lèche Lèche, lèche, lèche
Dégage, sale connard Sale canard
Si tu veux m'lécher Alors va t'laver
Sinon, rentre chez ta mère
Parce que moi Je chie sur la bite de ton père
Eh Tu vas pas l'regretter
Parce que nonobstant J'vais bien t'enfiler
Avec un bilboquet Enduit de graviers de chantier
Et tu veux t'barrer ? Fais gaffe
J'vais te Jacqueline Sauvage-er
Elle tient la note.
(Oh, putain !)
-OK.
- Vas-y, dis-moi ce que t'en penses. - C'est particulier.
-C'est à améliorer, parce que pour l'instant...
J'écris toute seule, en plus.
-Mais pourquoi ce créneau ?
-Parce qu'en fait, vous, les rappeurs,
vous m'inspirez tellement.
J'adore votre rapport hyper cru au réel,
votre vision trash des rapports homme-femme,
l'absence de filtre, c'est super.
-Ouais, ça, je comprends, ça, je comprends, OK.
Alors, c'est assez...
C'est très axé comme thématique, ton texte, mais...
Y a pas de souci.
Euh, tu...
Tu peux peut-être faire autre chose,
un truc plus smooth.
-Euh, ouais, ouais, j'en ai une autre.
Ca s'appelle "L'homme debout". - Oh, du rap à message !
- Ouais. - Ah, c'est cool, un truc conscient.
OK, vas-y, vas-y, allez, je t'écoute.
Musique rap
-Un homme debout C'est un homme à quatre pattes
Eh, p'tite péripat'
Eh, bouffeur de chattes Eh
T'aimes ça, ça m'épate Mmh
Mimiques étranges
-C'est trop !
-Ah ? Ah ouais !
-Tu vas trop loin !
-Donc y a aucune différence entre la femme et l'artiste ?
C'est ça ? - Non.
-Non, mais c'est dingue !
Tu dis que t'aimes le rap, mais t'aimes pas le rap.
Mais c'est un personnage que je fais, c'est pas moi.
Attends !
-Action !
-Et si l'humour ne s'arrête pas aux portes de la rue,
il ne s'arrête pas non plus aux portes de la mort.
Janine, qu'est-ce qui vous fait rire, vous ?
A part Julien Courbet, évidemment.
-Pa... Patrick... Sébast...
Bips s'accélérant
-Patrick Sébaste ?
Qu'est-qu'elle a bien pu vouloir dire ?
Marche funèbre
Janine s'est éteinte avec les mystères de son genre.
Elle emporte avec elle le secret de son humour.
(On la ranime ? On sait pas faire ?)
-Coucou, ça va, Boris ?
-Jérôme,
vendredi, c'est l'anniversaire de mon fils,
et j'aimerais préparer la fête.
-Oh non, mais c'est Super Papa !
Mais c'est génial ! Bah oui, évidemment.
Mais fais même pas de télétravail, prends ton vendredi.
Mais même, tu prends ton jeudi après-midi.
Comme ça, tu peux préparer et te reposer.
-C'est clair, c'est du taf, en plus.
- Merci, Jérôme. - Allez !
Comment tu vas, Emma ? - Ca va.
-Tu m'as l'air un peu fatiguée.
Faut me le dire, faut reprendre du poil de la bête.
Qu'est-ce qui t'amène ? - Bah, ça tombe bien.
Je voulais te parler d'un éventuel aménagement
d'horaires.
L'école ferme
à 18h30, complètement con, mais bon.
Mais bon je vais pas refaire le système, malheureusement.
Et du coup, moi, je finis un tout petit peu plus tard.
Je les emmène à 8h20, je suis là à 8h30,
et je peux arriver plus tôt et finir plus tôt ?
- Ah ! - Qu'est-ce que t'en penses ?
-Bah ouais, exceptionnellement, Emma, pourquoi pas ?
Mais enfin, pas tous les soirs.
Bah non, tu vas être en décalage avec l'équipe qui finit
plus tard.
Tu vas te marginaliser
sur les prises de décisions, mais j'ai de l'empathie.
Je sais de quoi je parle, ma femme a 4 enfants,
elle a pas pu rebosser.
-Bon, oublie complètement tout ça.
J'essaye toujours, mais... - Attends, attends.
Y a aucun souci, mais qu'on se comprenne bien.
Si c'est plus arrangeant que tu viennes tôt, c'est OK.
OK ?
- Bon, bah alors, voilà... - Super.
Génial ! Oh !
Au fait, tu nous prépares un truc pour le pot de départ d'Hubert ?
- Un discours ? - Mais non, non ! Ton crumble !
Délicieux, avec les amandes grillées.
Cool. - Allez, à plus, Jérôme.
-Si nous sommes toutes réunies, ici, ce soir,
c'est pour lutter contre un mal qui vous isole,
qui vous tire vers le bas chaque jour.
Mais ce mal, vous avez
toutes décidé, là, de l'éradiquer en venant ici.
Alors, déjà, moi, je dis bravo.
Applaudissements
Stéphanie...
Voici le bâton de parole.
-Merci.
Alors, euh...
J'ai décidé de décrocher, c'était en...
C'était en 2020.
C'était l'été, je me souviens.
Depuis 2 mois...
je critiquais tous ceux que je croisais.
Même mes meilleures amies.
Je m'en étais fait des nouvelles pour bitcher sur les anciennes.
Et de fil en aiguille,
j'ai remarqué que mes amies bitchaient dur sur moi.
J'ai eu une dépression.
Et là, j'ai décidé
d'arrêter complètement le bitchage.
Mais pour moi,
c'est assez dur, parce que...
En fait, ma mère était une bitcheuse.
Ma grand-mère en était une aussi.
-Ca, c'est pas de chance.
-Et ma fille, elle a 19 mois et...
Elle bitche déjà.
-Waouh !
-Psychogénéalogie classique.
-Pour le moment, je tiens.
- C'est à moi, du coup ? - Oui.
-Euh...
Moi, j'avais une cible de prédilection, ma belle-soeur.
C'était tellement bien
de la critiquer, on faisait ça en famille.
Et un jour, elle a quitté mon frère.
Et c'est vrai que...
Tout à coup, les repas sont devenus tristes.
Les vacances avaient plus la même saveur.
J'ai essayé les mandalas, la peinture par numéros,
j'ai fait de la poterie, j'ai fait des bols à tout le monde.
Et, en fait, euh...
-Mmh-mmh.
-Pardon.
Je me fais super chier, en fait.
-Alors,
que pensez-vous de ces 2 témoignages,
les autres ?
-Je veux bien.
Je rebondis.
Non, c'est bon.
Je te comprends pas.
Ca veut dire que tu veux arrêter,
mais en vrai, elle a pas eu le choix, elle a été obligée.
Sa belle-soeur s'est barrée.
Elle est superficielle dans sa façon d'aborder la thérapie.
Et de se saper.
-Elles parlent pas bien.
Depuis tout à l'heure, je les écoute et "du coup", "du coup".
Du coup, faut retourner à l'école.
- Quoi ? - Mettre un COD ou 2.
Moi, ça fait 5 ans
que je suis abstinente.
C'est pas pour me vanter,
mais j'y suis arrivée.
-Mais il reste un peu de travail
pour atteindre la sobriété au niveau du bitchage.
-Carrément !
-Pour le coup, pour les 2, je suis d'accord.
Mais moi, je bitche plus du tout.
Peut-être que je dis la vérité.
Je lui ai dit en face, je lui ai dit en face...
Si c'est devenu un cercle de mensonges, je me casse.
-Pardon, quoi ?
Elle nous fait la morale, habillée en clocharde.
-C'est son mari qui la quitte, du coup, alopécie.
- Mais non ! - Mais si !
-Oh, waouh !
- Elle a un trou, là. - Elle est chauve ?
-Mais c'est pour ça,
ce laisser-aller vestimentaire
et capillaire aussi.
-Non, c'est parce qu'elle se laisse aller qu'on l'a larguée.
-Mais c'est le serpent qui se mord la queue,
t'es schlag,
il te largue...
Et t'en finis plus.
-Taisez-vous.
Oui, oui.
Je te l'ai envoyée.
Bah, t'aimais les cassos.
Elle est hyper, hyper vilaine.
Je dois te laisser, je suis en pleine séance.
Bah, écoutez,
je crois... qu'on avance bien, là.
-Chaque année, des personnes souffrent des ravages du bitchage.
Vous n'êtes pas seul.
Allez sur sosbitching.org.
Rires
-Entrons maintenant dans le laboratoire du rire,
ce genre de petite pépinière
qui fournit les 1res boutures de l'humour.
Et voici le tenancier, si je puis dire,
de ce lieu magnifique, bonsoir.
- Bonsoir, tu vas bien ? - Super, merci de nous accueillir.
-Je chuchote, y a des artistes derrière.
(-Bien sûr, respectons-les.)
(-Depuis l'ouverture du comedy club, j'ai imposé le vendredi soir,
(un girls' night.)
- Bravo ! - Et vous savez pourquoi ?
J'adore les meufs.
-Et merci, car grâce à ce genre de personnalités exceptionnelles,
l'humour féminin fait son trou.
Rires
-Je trouve ça tellement juste.
Je vais voir ma star. - Oui, allez vous occuper d'elle.
-Tu vas jouer quoi ?
-Le voyage en Irlande, j'ai plein de trucs nouveaux.
-Non, oublie le voyage en Irlande, OK ?
Il faut choquer, que les gens s'en souviennent.
- Oui, oui. - Voilà.
Parle de ta chatte.
- Ma chatte en Irlande ? - Ta chatte tout court.
Fais-moi confiance, au téléphone, c'était génial.
Vos trucs de meufs un peu dégueu, le frottis,
les pets de fouffes, c'est génial.
- Mais c'était ma gynéco ! - Ah ?
Eh bah, voilà, ça, c'est golri.
-Lorsque nous fûmes interrompus par un pet.
Rires
Je me tourne vers lui et je lui dis : "Tu t'es lâché."
Il me répond : "Non, c'est toi."
"Oups, c'est pas moi, c'est ma chatte."
Rires
Ah ouais !
OK.
L'autre jour, je suis allée faire un frottis chez mon gynéco.
OK, ça prend.
Pour ceux qui savent pas ce que c'est,
vous prenez un long coton-tige pour vous curer les oreilles,
sauf que l'oreille, c'est ta chatte.
-Ah, Diana, c'est toi, la nouvelle ?
- Moi, c'est Déna. - Excellent, excellent.
Tu es lesbienne ? - Ouais.
-Super, formidable. Tu fais quoi ce soir ?
-Des blagues sur la liberté, sur la politique.
-Super, mais tu nous enlèves un truc, là.
Bah ouais, lesbienne, les godemichets, les ciseaux,
"les mecs, c'est tous des connards".
-Mes parents ont quitté l'Iran pour être libres.
J'aime être libre dans mes sketches.
Donc je t'emmerde, en fait. - Waouh, carrément !
J'adore les meufs quand elles sont cash.
Bon, je vous laisse, je vais chercher l'anorexique.
Musique intrigante
- Cath ? - Ouais, Nath ?
- Elles sont pas mal, ces shoes ? - Elles déchirent.
-J'ai aucune bottine mi-mollets en skaï à talons carrés.
Pas de cette couleur.
-100E, t'as l'oseille ?
-Non, mais on devait aller au resto hier.
On a annulé.
-T'as gagné 50E.
-Mais non, plus !
Je prends toujours un cocktail à 10 balles.
Donc... - 60E.
-Allez, là !
-Non, mais attends, y a moins 20 %.
Donc c'est pas 100E.
C'est 80E.
Plus les 60E d'hier
parce que t'as pas dîné.
Donc ça fait 20E.
Donc concrètement,
si tu les mets 20 fois,
t'en es capable.
T'as les capacités ? - Mais oui.
-T'y arrives.
Ca fait 1 euro le porté.
C'est donné.
Elle ricane.
-Waouh !
Yves, du service juridique m'a tapé 10 balles, il me les rend.
Tu sais ce qui se passera ? Les pompes vont me revenir.
-10E.
- Magnifique, waouh, waouh, waouh ! - Waouh !
Cath ? - Ouais, Nath ?
-Et sans le chai latte ?
-Celui qui te fait péter.
-Et qui me coûte 7 balles, les pompes sont à...
- 3E. - 3 petits E.
-Et si je les porte pas 20 fois,
mais 30 fois,
parce que je fais gaffe, vrai ou pas ?
-De ouf, t'es méticuleuse, t'es soigneuse, t'es propre.
Je vais te dire un truc que je t'ai jamais dit :
ta culotte, tu l'enlèves, sans la sentir, je la mets.
-Je t'aime trop.
-Je suis pas ta soeur ? T'es émue !
C'est la vérité.
-Si je les porte pas 20 fois,
mais 30 fois...
ça me revient à quoi ?
1 centime le porté.
1 centime !
-T'attends quoi ?
- Je sais pas. - Achète-les !
-Je sais pas ce que je fais. Vas-y, vite !
Ma carte !
-Qu'est-ce qu'il y a ?
Quoi ?
T'as trouvé 5E ?
-Sous le banc.
-Meuf...
t'es carrément payée pour acheter les godasses.
-J'ai envie de chialer, putain.
-C'est du génie !
- Vous auriez l'heure ? - NON, ON N'A RIEN.
-Si les gens calculaient comme nous, ils seraient pas habillés comme ça.
Y a trop de schlags sur Terre !
-Ca tourne !
-Selon Déna, 37 ans, née en Iran...
-32 ans, née en Belgique.
-Et née aussi en Belgique.
Les femmes peuvent parler de tout, surtout de l'évolution des moeurs.
Donc Déna, dans votre sketch,
vous parlez de l'évolution de la société
et de politique internationale.
-Ouais, c'est très important...
-Diriez-vous que vous avez un humour féminin ?
-Je me lève pas toujours en me disant : je suis en femme.
-Mais vous ne parlez absolument pas de votre vulve.
C'est un choix ?
Une revendication ? Un sortilège ?
Diriez-vous que vous êtes anti-hommes, anti-femmes ?
Comico-fluide ? Transcomique ?
Est-ce que la religion vous empêche de parler de sexe ?
Ou tout simplement, en avez-vous marre
de ces féministes qui veulent juste baiser ?
-C'est des vraies questions ?
-Déna nous apporte aujourd'hui un éclairage précieux :
on peut parler de sa vulve et de l'évolution de la société.
-J'ai rien dit.
-Enzo, Déborah, Anaïs, Mourad, Jean-Pierre,
ils sont 5 célébrités.
Dans 24 heures, il n'en restera qu'une !
- Je suis excité d'être là. - Je veux gagner.
-Le principe : tu pleures, tu meurs.
-Moi, j'ai une technique, c'est contracter le périnée.
-Pour moi, faut rien faire.
-Aucune limite aux stratégies pour faire pleurer.
-Je suis assez doux, mais faut pas me faire chier.
-Celui ou celle qui ne versera pas une larme
remportera la somme de 950 000 euros.
Aucune fondation n'a accepté d'être associée à nous.
Dommage pour eux !
Allez, c'est parti pour la saison 7 de RIP : qui pleure meurt !
Elle fait semblant de pleurer. Elle rit.
On va rentrer dans le dur avec la 1re activité :
on va faire une compotée d'oignon.
-Ca coupe pas, cette merde.
-On a des bons concurrents ici.
Ca marche ?
-Ouais, ça va, j'ai des lentilles, ça va.
-Dans 5 minutes, y en a un qui dégage.
- Aïe ! - Ah non, ah non, ah non !
- Ca va ? - Ca va, ça va, ça va !
Ca va, je m'en fous, je sens rien.
Ca pendouille, mais j'ai pas chialé. J'ai la gagne, moi.
J'ai pas parlé à mon papy après un Monopoly.
Il avait un cancer, mais pas d'excuse.
-Ca va, Enzo ?
-Les gens ont plutôt de moi une image de bonhomme.
Y a beaucoup de sang. - Ouais, ça gicle.
-Il a la phobie du sang ? Et coucou !
- Tous les coups sont... - PERMIS !
-J'ai chialé ou pas ? J'ai pas chialé.
Je propose un atelier shot, personne ne refuse.
Le chialeur est une merde. - Je vous dis pas bonne santé.
-TA GUEULE !
-Ouais, ta gueule !
-J'ai été élevé chez les Jésuites à coups de martinet et de fellations.
J'ai jamais bronché.
Musique de tension
Réactions de dégoût
-Ouh, elle est très, très forte !
-Ca va ?
-Ca irait si je voyais pas ta gueule.
- Vous vous connaissez ? - Non, il est juste cheum.
Elle rit.
- Waikiki, waikiki ! - Waiki quoi ?
-Depuis petit, quand je trouve les gens cruels,
je pense à des mots rigolos : waikiki, Honolulu.
Honolulu, Honolulu, Hono...
Ca fait du bien.
Rires
Le but, c'est pas d'être méchant, mais de mettre en scène.
Elle se moque de lui. - Il est con.
Rires
-Les gens vont
voir que vous êtes pas sympa.
Voyez votre image. - Ta gueule !
- "Je suis trop choqué !"
Rires
-Sale Arabe !
-Honolulu !
-T'as dit quoi ?
-Bah, tous les coups sont permis !
Moi, je voulais juste le faire chialer, ça va !
Je sais pas, c'est le jeu !
- Non, non, non. - Ca, c'est hyper raciste.
-C'est pas raciste.
Vous voyez pas les saloperies que vous lui avez dit ?
- Le calcule pas, il est ouf. - Il pue de la gueule.
-Et il a 100 ans.
-Oh-oh-oh-oh-oh-oh !
-Qu'est-ce qui t'a pris ?
-Non, mais...
-Va te faire foutre, Jean-Pierre, Jean-Marc, peu importe ton prénom.
Ta gueule de con !
T'es vieux, en fait, tu devrais mourir !
T'as plus rien à faire ici !
Casse-toi !
T'es vraiment nul !
Nul, nul, nul, nul !
- Arrête ! - Nul, nul, nul !
Orgue
J'ai trouvé une nouvelle technique. Crier. J'ai adoré !
-Oh, Jean-Pierre !
Oh non, Jean-Pierre.
Vous avez fait preuve d'empathie.
Grosse erreur !
Et maintenant,
c'est le moment de la fameuse carte blanche.
Déborah !
-Je vais gagner. Mourad a l'air trop fragile.
Anaïs pense qu'on est potes. LOL.
Je voulais partager
un diaporama avec vous.
Anaïs, ça te ferait plaisir de voir ta mère ?
Pleurs et rires nerveux
-Ah ouais, putain !
Ah, la tête
qu'elle avait, c'était quoi ?
Une semaine avant sa mort. - 5 jours.
Je me suis dit que tu kifferais revoir sa tombe.
T'as pas trop eu l'occasion de lui rendre visite.
Belle tombe !
-Ah, c'est drôle, comment tu sais où elle est enterrée ?
-Je sais tout. Anaïs, t'es ma best.
- Ouais. - Bonne idée, le végétal.
Orgue -Ah non, ah non, non, non !
C'est vrai que la stratégie de Déborah, c'était...
Fallait oser.
-Allez, là !
- Oh là là là là ! - J'ai ravalé ma larme, j'ai ravalé !
J'ai ravalé !
-On me dit dans l'oreillette que oui,
elle a ravalé sa larme.
Mais en revanche,
Mourad...
-Mourad est plus tendre.
-Appropriation
émotionnelle.
Alors, Mourad ?
-Arbitrage !
- Bah, merci quand même à tous. - Oh, qu'il est beau joueur !
-Merci quand même !
Je sais pas si j'aime ce jeu.
Musique triste
-Je suis discret, je suis un bon gars,
j'ai une arme fatale !
-C'est comment, la présentatrice ? Elle a commencé les travaux ?
-A la truelle !
Son front, il bouge pas. - Ouais.
Non, putain, pas "Les charpentiers du coeur".
-Je rappelle que tous les candidats sont obligés
de regarder le contenu.
-Ah bordel, t'es obligée de regarder, c'est chiant.
-Karima et Gérald vivaient dans un appartement insalubre.
L'enfant dormait dans la buanderie.
-Ils vivaient dans un taudis et là, ils ont un îlot central
et le chauffage.
-Elle peut flancher.
-Oh !
Le môme, il a un toboggan pour descendre de sa mezza...
-Jean-Pierre, allez !
-Toute la famille vit bien.
-C'est dégueulasse.
Putain ! Non !
Non ! Bande de salauds, putain, non !
Orgue -Oh là là là là là là !
Elle est morte, merde !
Allez, on y va.
-Tu t'es bien battue !
-Quelle joie d'être avec mes losers ! Ils sont morts !
- Ta gueule, toi ! - Oh, eh !
-T'as fait combien d'entrées, toi ?
-Et le MeToo avec le réalisateur ?
Classé sans suite ? - Et ton fils ?
Non, pardon, j'oubliais, t'es stérile.
Réactions de choc
-T'as raté l'enterrement de ta mère pour un casting ?
Et ton père ?
Musique à suspense
-Ta calvitie, pour un rôle ?
-Depuis quand t'as 25 ans ?
-Kurt Cobain.
Johnny Hallyday. - Non !
- Robin Williams, Soeur Sourire. - Arrête, arrête !
-Là, elle m'a touchée !
-Nino Ferrer !
-Nino Ferrer, c'est...
Ca fait un vide, là. C'est...
Orgue et rires -Oh, putain !
Dans ta gueule, dans ta petite gueule !
J'ai été bien payée !
-RIP : qui pleure meurt,
l'émission où même les people ont un coeur.
-Un petit château en province.
-Et allez, 14h14, ça m'arrive tout le temps en ce moment.
-Ouais, mais faut dire, tu regardes beaucoup ton portable, toi.
Qu'est-ce que tu t'es fait ? T'as mal ?
-Non, je me protège.
J'ai beaucoup médité
ces derniers temps, j'ai enchaîné 2 défis sur Instagram.
Et en fait, bah, j'ai atteint...
le dernier step avant l'éveil absolu.
C'est complètement poreux,
j'étouffe, je reçois tout, tout le temps.
Donc en fait,
je mets mon turban, ça me protège.
Si tu m'envoies des énergies négatives,
elles vont rebondir en boomerang dessus
et ça va repartir vers la personne.
- Y a Stéphane. - Oh, putain !
J'ai bien fait de me protéger, lui, en termes d'énergie toxique...
- Stéph ? - Oui.
-Ah bon ?
-Stéphane qui est pas forcément quelqu'un de positif,
il peut lui arriver des trucs.
-Comment ça ?
-Ca fonctionne un peu comme la pensée créatrice.
Tu l'as lu ? - Pas encore.
-Ce matin, j'attendais le bus, et le bus venait pas.
Et j'avais une énergie retournée sur elle-même comme un coquillage
parce que j'avais fait mon yoga.
Mais 1re chose que j'ai vue alors que j'étais ouverte :
un clochard
et je me suis chargée de son énergie négative.
Je lui en veux pas, mais après, j'étais chargée négativement.
Je suis partie en méditation active.
Et le bus est arrivé.
-Tu veux dire que c'est toi qui as fait venir le bus ?
-Yes.
Faut faire gaffe.
-Et tu sais quoi ? Moi aussi, je dois faire gaffe.
Parce que ces derniers temps, je me nourris hyper mal.
Et j'ai repensé au truc que t'as fait,
le jeûne, là.
Je vais faire un jeûne.
-Ouais, mais attends, je t'arrête tout de suite, là,
en fait, on fait pas un jeûne, on rentre en jeûne.
-Oh, pardon !
-Tu vois ? Ah putain ! Bris de verre
Quand on stresse, y a un truc qui tombe.
C'est quand même hallucinant. Hein ?
-J'ai rien dit.
-Ah non, je t'entends penser.
Faut pas penser du mal de moi, parce que j'entends tout.
Et Stéphane ?
-Ouais.
-Il fait un AVC ?
-Je crois pas, non.
-Il s'est pris le plafond ou il vomit en s'étranglant, non ?
Fracas Oh, putain !
Ca peut venir de partout !
Il faut que je décompresse, que j'aille boire un coup
avec une copine.
Je vais pas pouvoir être
en permanence, comme ça, au taquet.
T'écoutes ?
Je te partage un truc pas super agréable.
-Tu connais la méthode Heimlich ?
-Non, je connais pas.
Moi, je suis en train de relire "Le pouvoir du moment toltèque".
Je pourrais le lire,
le lire et le relire encore.
On se fait
un petit afterwork, ça fait longtemps, moi et toi ?
-Bah si, carrément.
Tout à l'heure, on peut aller prendre un verre au bar.
-T'es sérieuse, là ?
Je viens d'essayer de te transmettre le truc et je te le transmets.
Je suis dans ton cerveau.
Ca communique sans parole.
Il avait raison, Matibala Sobramayanbrageni.
C'est pas qu'un apprentissage, le Kundalini, quoi.
C'est un sacerdoce, en fait.
-Mais c'est dingue, ce qui t'arrive.
-Je savais que t'allais dire ça.
-On a trouvé très peu de traces de femmes humoristes,
bouffonnes ou rigolotes, dans l'Histoire de France.
En revanche, on a trouvé beaucoup de femmes au destin tragique,
et à la mort spectaculaire.
Femmes puissantes brûlées vives, comme Jeanne,
femmes intenses écartelées, comme Diane,
frivoles décapitées, comme Marie-Antoinette.
T'as vu comment elle claque, l'énumération, putain !
J'aurais mieux fait de partir sur "Femmes et destins tragiques".
Ou "Héroïnes et sévices corporels", je l'ai dit, en plus.
Les femmes et le rire, c'est un sujet de merde.
Musique médiévale
-Qu'est-ce qu'on faisoit ?
Une coupe à la huguenotte, un petit front bombé, dégagé,
les oreilles à la Isabeau de Bavière ?
-Oh non !
Non, j'aime pas Isabeau. - C'est très bieau.
J'adore Isabeau et tu seras bonne à épousailler.
-Aïe !
-Faut souffrir pour être belle, ma petiote.
-Bah oui, c'est bien ! Allez !
J'y go !
Gigot d'agneau !
Vous savez que le cousin à Childéric, l'enfant boiteux,
il aurait troussé Gersande, petite-fille de Pépin le Bref ?
-Dans la fosse aux lépreux, les coquins, ça donne des idées.
-Mais peuchère, morbleu, diantregor !
Je vois votre fillotte, la pucelle ! Vous savez ce qui irait ?
Ca...
La coupe au bol !
-Mais comme t'es belle, ma fillotte !
Ca dégage ton joli petit minois.
Ca te fait une jolie tête de gland.
Tu pourrais faire la couv' de Jouvencelle et Ragoûtante.
-Mais n'importe quoi ! Ca fait grave gueuse, ça puire !
-Bon, t'arrête, sinon, je te rase, voilà.
-Si Dieu aime les Anglais, je n'en sais rien.
Mais je sais qu'ils seront
boutés hors du royaume, excepté ceux qui y périront !
-Chiant !
-Ah bon ?
-Ta frange, minette, remets-toi...
-Je reviens ! Gardez la foi !
Quoi encore, c'était pas bien ? - Non, excuse-moi.
Qu'est-ce que je t'ai dit ? Il faut attirer le chaland.
Toi, tu fais fuir les rats ! Aïe ! T'as compris ?
T'as compris ? - Bah non, j'ai pas compris.
-Sois belle et tais-toi.
-Oyez, oyez,
peuple de France.
Jeanne la Pucelle. - On parle de toi !
Viens, ma fillotte. - La voilà !
Qu'est-ce que c'est, ce raffut ?
Jeanne la Pucelle
est condamnée pour hérésie
par les Anglais et Charles VII.
Acclamations
-Y a un malentendu, Charles, c'est un pote, je l'ai fait sacrer.
-Il a changé d'avis.
-Tu radotes tout le temps, ça emmerde le monde.
Rires
Je veux un beau visuel, c'est très important.
Alors, vous allez me mettre un petit bûcher ?
- Ca fait hyper mal, le bûcher. - Faut souffrir pour être belle.
La coupe de cheveux, ça déborde.
(-Alors ?)
(-Tu es belle, chérie !)
(-La bieauté !)
-Est-ce que vous êtes chauds, ce soir ?
-OUAIS, OUAIS !
(-Il vaut mieux faire envie que pitié !)
Elle tousse.
-Doucement, les enfants, doucement !
-Bonjour.
Bonjour.
Bonjour. - Bonjour.
Marion, c'est ça ? - Oui.
La maman de Juliette.
-Juliette, oui. Sadio.
- Samira. - Enchantée.
- Bienvenue, bienvenue. - Merci beaucoup.
-Une petite bière ?
Un vin nature ? Saucisson ?
-Non, merci, c'est sympa, je vais prendre un Cola.
Et voilà, une corne de gazelle.
- Ah ! - Comme quoi !
Bah, en tout cas, t'as vu, c'est une super école !
Tous les gamins se mélangent.
-Oui, Juliette est hyper contente et nous aussi.
-Elle a été très bien accueillie, tout le monde l'aime bien.
Tout le monde l'adore ! On l'adore vraiment !
Oui ! Oui !
Oui, vraiment, à la bonne heure !
Y a la pétanque, là-bas.
Ca tire,
ça pointe.
- Montre-nous. - J'ai jamais joué.
-Et ce week-end, alors, du coup ?
- Vous allez à la campagne ? - Non.
- Non ? - Pas dans le Perche ?
-Ah non, on va rester tranquille, nous, peinards.
- Ah bon ? - Repos.
-La petite est pas aux scouts, non ?
-Non, non, pas de scouts.
-C'est important de se reposer, le week-end, les cousinades...
- Le yoga, le Pilates. - L'accrobranche.
- Le golf aussi. - Moi, je fais pas du tout de sport.
-J'adore le camembert.
-Ouais, moi aussi, j'adore, en plus.
-Corsé !
-Oui, j'aime beaucoup le frometon.
Le fromage !
Oh, j'aime les terrines !
- Ca, c'est ta copine. - Oui.
J'ai une amie, Clémence,
Clémence, je l'adore.
C'est elle qui m'a fait découvrir les grenouilles.
Les escargots aussi. - Je suis pas mollusques.
-Ah, c'est intéressant.
Je me suis récemment inscrite à un cours de danse européenne.
Dernier cours : bal-musette. Avec l'accordéon...
-Au bord de Paris
Elle roule le R. Je l'ai !
-Là, elle a Edith Piaf dans le gosier !
-Mais en fait... Non, c'est juste pour vous...
Je pense que je suis pas comme vous pensez.
J'ai pas de maison de campagne.
Je fais pas de chasse.
Je bois pas du vin à longueur de journée
et je mange pas de grenouilles.
-Ah oui, bien sûr.
-Je suis désolée. Il est quelle heure ?
-Oh, l'heure de l'apéro !
Rire nerveux
-Mais merci beaucoup, à bientôt, on se recroise dans le...
- D'accord. - A tout'... A plus.
-A plus, hein, tchin ! Sinon, y a du pastis, hein ?
Elle est sympa, hein. - Elle est sympa.
-Bonjour à tous, merci d'avoir répondu présent à mon invitation.
Alors, si je vous ai réunis aujourd'hui,
c'est pour répondre à des questions en tant qu'hommes drôles.
En tant qu'hommes connus pour votre drôlerie.
Oui, Océan ?
-Oui, ça fait pas très longtemps que je suis perçu comme homme.
-C'est-à-dire ?
-Il a fait une transition.
- Ca fait combien de temps ? - 4 ans.
-4 ans, ça va.
-Ouais, ça va.
-Bienvenue.
- Merci. - C'est un plaisir.
-Je vous lance des mots que je soumets à votre intelligence
et à votre sagacité.
Je vous demande de répondre spontanément.
Allez. Femme ! - Fade.
-Femme ! Ah, fade, c'est le mot.
-Maman !
-Spatule.
-Napperon.
- Protection périodique. - Ouh là, c'est technique.
Femme à lunettes. - Elle est excellente.
-Intelligence.
Finesse, poésie,
douceur.
Délicatesse, profondeur,
multitasking.
-Nostalgique.
-Quoi ?
-Si je vous dis... Humour !
-Moi, humour, j'aurais dit naturellement Tristan Lopin.
-Moi, l'humour engagé, politique, qui vient gratter...
-Non, mais non.
Un nain basketteur.
Merci, merci !
- C'est affreux ! - C'est drôle !
-Même sans le voir, tu rigoles.
-Tu sais, les vidéos
où les gamins regardent leur mère nue.
-Ca, c'est pas...
-Je vais vous poser une 3e question et je vous laisse
discuter librement.
Si maintenant, je vous dis... Humour féminin.
-Je comprends pas.
-J'ai essayé, mais je n'arrive à passer au veggie.
J'ai tenu 14 jours.
Moins que la clope. Tu vois ce que je veux dire ?
Et... Putain, c'est pas possible !
Tu vois, ça me gratte.
- Le pull gratte ? - Non, pas le pull.
Le truc que j'ai dans le dos.
-Elle a encore des problèmes de peau, il faut aller voir un psy.
Mais il lui va bien, ce pull.
-Ca me gratte.
-Mais moi aussi, ça me gratte, ça me gratte le cul.
Non, ça me gratte dans le cul. C'est juste la culotte en dentelle.
-Il me dit :
"A mon avis, c'est un zona." Je fais genre : "Un zona ?"
-Ca coûte 250 balles, ça se lave pas en machine.
Ah merde, la machine ! Putain, ça va sentir le moisi !
Si tout le monde fait tourner les machines 2 fois, la crise.
-Et j'ai lu quelque part que le zona...
-Sinon, je prends pas de douche jusqu'à mardi.
Des petites toilettes de chat, aisselles et zézette,
je remets les compteurs à zéro.
-Tu t'en souviens ?
-Euh... non, je connais pas.
-Impossible de savoir.
Faut que je checke dans mon carnet de santé.
J'appelle ma mère.
-Oh, putain, j'ai pas rappelé Maman, elle va me défoncer.
Ca va, j'ai 2 gosses, des copines qui ont besoin de moi.
Bah, tellement !
Ca va, je fais ce que je peux
et elle me prend pas mes gosses, jamais !
Merde, OK ? C'est bon, la culpa, stop, stop !
-On le perd, ton carnet de santé et basta cosi !
-C'est quand, la réunion des anciens du collège ?
Bah, c'était hier. Bah voilà, bravo !
-J'ai regardé vite fait
s'il a pas des fouines dans l'oesophage.
-J'ai qu'à dire que j'ai eu un AVC. Rires
-Et du coup, je pars du cabinet tellement rapidement.
-Il est gras, ce nem. J'ai envie d'un gyoza !
-Comment on fait ?
-Fais un test sérologique avec prélèvement sanguin.
Pas dans le labo en bas de chez toi, qui est fermé,
mais y en a un à 2 stations avec un mec désagréable.
Tu vas sur la plateforme,
tu prends pas un mot de passe trop galère.
Et là, tu sauras si c'est un zona ou une dermite séborrhéique,
qui se soigne avec une crème antibio en application locale.
On se commande des gyozas ?
-Je t'avais dit que c'était gras, tu m'écoutes pas.
-Genre.
-Et toi, ça fait combien de temps que tu vis à Paris ?
T'es pas de Paris ?
-J'ai passé ma vie
à Bruxelles, mais 3 ans à Paris.
-Vous avez vu le Namur depuis les travaux,
l'hôtel ?
- Trop cossu, j'aime pas. - C'est un hôtel.
C'est fait pour ça.
-Elle est architecte d'intérieur, comme Guillaume, donc,
ils discutent comme ça.
Et vous êtes ensemble
depuis combien de temps, c'est nouveau ?
- 1 mois. - 2 mois.
Rires
On compte pas... - La période d'essai.
-Tu ressembles à une souris.
Euh...
Dans le dessin animé, je sais plus. On te l'a jamais dit ?
-Non.
-Ah, c'est fou, tu lui ressembles, elle est trop mignonne.
-Bah, c'est...
-On me dit que je ressemble à Sid dans "L'âge de glace".
-Oui, un peu.
-Ouais, j'adore ce personnage.
-Ca vous dit, je monte la zic ?
Je me sens un peu folle, je veux danser.
Tu me connais pas.
Nous, on est un groupe.
La semaine, on est carrés, mais le week-end...
Allez, là !
- On s'ambiance ! - Je monte le son.
-Allez, on se lâche ?
-On est siphonnés !
Musique rythmée
Ah bah, dis donc.
- Oh, mon Dieu ! - Ah non, non !
-Pas les chaussures !
-On vient de le faire repeindre, en fait.
-Pas le tapis de grand-mère !
-Descends !
-Elle l'a fait !
Oh, putain !
-Ca va ?
Cris de peur Rire
- Elle revient, elle revient. - Je suis désolé.
-Oh non, putain !
-Je savais pas.
-D'après la théorie de l'évolution, de l'amphibien à l'humain,
le monde a un progrès constant.
Femme, couple, famille, l'égalité est en marche.
- Chérie ? - Oui, chéri.
-J'ai une bonne nouvelle. Le mercredi 29 mars...
Eh bien, je débauche à 16h, donc ce que je te propose,
c'est que j'aille chercher les enfants à l'école,
et toi, tu pourras en profiter pour aller
chez le coiffeur, t'en as besoin.
-Oh, ça, c'est chic, chéri.
Mais le 29 mars, c'est dans 2 mois. - Mmh-mmh.
-Tu t'occupes pas des enfants d'ici là ?
Pardon, c'est parce que je suis un peu fatiguée.
-T'es un peu fatiguée ?
Mais, et moi, je suis pas fatigué, moi ?
Moi, je bosse tous les jours.
Tous les jours, contrairement à toi.
Et tu viens m'emmerder avec 4 enfants en bas âge ?
Tu veux pas que j'achète les couches, non plus ?
Tu n'es jamais contente, je te jure !
Si tu t'appelais Grégory, que t'étais un enfant,
qu'on vivait dans la Sarthe, que j'avais un sac,
et que j'étais pas ouvert, oh là là, oh là là...
Qu'est-ce qu'on bouffe ?
- Des endives au jambon. - Oh, putain !
-Je suis désolée.
- Bébé ? - Ouais, bébé ?
-Je consultais le planning et je vais prendre le 28 mars
pour sortir avec les gars.
-T'as vérifié que t'avais pas dépassé ton quota de sorties en mars ?
-Alors... Ah ouais !
Au temps pour moi, je vais trouver autre chose.
-C'est toi qui as jeté les épluchures hier ?
Merci. Je le fais aujourd'hui.
Mais j'ai tapé les oreillers hier et avant-hier.
- Ah pardon. - Pas grave.
-Euh, du coup, je fais jeudi et vendredi
et samedi, un rythme normal.
- Nickel. - Ca te va ?
-Papa, Maman, caca !
Musique rythmée
-Tu vas où ?
- Je sors faire du skate. - Non, tu sors pas faire du skate.
C'est pas pour les gonzesses, le skate.
-Si, je sors !
Je me barre de cette baraque de vieux trouduc !
-Stéphanie, tu restes à la maison !
Stéphanie, tu risques de te faire engrosser par des loubards, reste !
-Bon, allez, Louise, tu sors !
Louise !
- Pourquoi faire ? - "Pourquoi faire ?"
Bah, pour découvrir le monde, je sais pas.
Tu passes tes journées devant les réseaux,
alors tu vas faire du skate, du roller...
Tu vas dealer du crack, mais tu te bouges !
-Je suis en train de poster une story.
-Une story ? Mais une story sur quoi ?
Ca fait 7 jours que tu glandes.
-L'exploitation des enfants dans le Cachemire, ta gueule.
-Waouh ! La violence !
Amorphe et violente.
- Hum ! Délicieux ! - Maman, Papa...
- Combien de légumes ? - 8, cette fois.
Avec du céleri.
- Papa ! - Oh merde !
La barbe ! Tu vois pas qu'on parle ?
-Mais...
Oncle Hubert, il m'a touché la minounette.
-Oui, bon, bah moi aussi.
Est-ce que j'interromps les dîners ?
-Finis ta soupe.
Il boit sa soupe bruyamment.
-Hum, mais chéri, elle est délicieuse, ta salade.
C'est quoi, dedans ?
-Alors, y a du labné et de la menthe verte,
de la menthe blanche, de la menthe grise.
-Excuse-moi, chérie.
La miette de gauche, c'est qui dans ton jeu ?
-Ca, c'est la maîtresse et ça, c'est moi.
-Alors, ma chérie,
la miette de la maîtresse ne doit pas toucher la miette de la petite fille.
Tu comprends ?
-Elle joue juste avec 2 miettes, ça va aller.
Sois gentille, finis ton quinoa, chérie.
-C'est pas grave, mais "sois gentille",
on en a déjà parlé, c'est une injonction.
-Ah ! Oui !
-Mmh.
-Y a eu 118 femmes mortes sous les coups de leur mari.
-Bah, attention à ce que tu me sers le soir.
Si c'est des haricots verts, tu seras la 119e.
- Chéri ! - Je plaisante !
Je plaisante !
-Oh !
Bébé ? - Ouais ?
-Cette année, y a eu 118 féminicides.
- C'est horrible. - C'est horrible.
- Tu l'as vu, le raton laveur ? - Ouais, je connais.
Après, il tombe dans la mare.
Ils rient.
- Et tu l'as eue, ton augmentation ? - Ta gueule !
-Waouh !
-Antenne dans 30 secondes.
-Y a pas mes fiches, là ?
Merci. T'es nouvelle, toi ?
-Antenne dans 20 secondes.
-Vous êtes... Ca va, merci.
Comment ?
Je dois boire dès l'intro ?
OK, donc comme ça ?
Vers toi, l'étiquette, OK.
-Antenne dans 10 secondes. - Nuque en arrière.
Gourmand ?
Bah, de l'eau, c'est désaltérant.
D'accord, je prendrai un air gourmand.
C'est bon, on y va. Allez, go, go, go, go, go, go !
Musique intrigante
Bienvenue dans votre nouveau numéro de Lucide Investigation.
Si je vous dis "rire", si je vous dis "faire rire",
à quoi allez-vous penser immédiatement ?
Certains diraient : "à un clown",
d'autres : "à un prout".
Mais peu d'entre vous, aucun, diraient : "à une femme".
Et pourtant, "quoi de plus drôlatique
"que 2 femmes se racontant des histoires", disait ma grand-mère.
"2 femmes qui se taisent", disait mon grand-père.
Mais il n'aimait pas non plus les Juives.
Qu'est-ce que l'humour féminin ?
Ou, plus globalement, qu'est-ce qu'une femme ?
Et plus largement, qu'est-ce qu'une ?
Au bout du compte... Que ?
Mais commençons par le commencement.
Musique rythmée
-Entre ceux qui chouinent pour les gosses
et ceux qui grattent une augment', quand t'es patron,
tu peux oublier le sommeil.
-Grave. Les gens se rendent pas compte.
-Allez, tu dis au revoir à Postiche et on n'en parle plus.
-C'est pas Postiche, c'est Moustache !
-Tu lui dis au revoir, il sera bien dans ce terrain vague.
-Non, Papa !
-Moi, j'aime la nature.
-Oh, regarde, Papa, y a un lombric !
-Le lombric, bien vu, on a failli l'écraser, on le contourne.
Voilà, longue vie à toi, petit lombric !
-Oui, j'arrive, Maman a besoin de fumer une cigarette.
-La petite clope à la Gainsbarre ?
Moi aussi, j'adore me plaindre.
-Oui, ça doit être une tradition chez eux.
-Si tu veux m'lécher Va t'laver comme ton linge
Allez
Sinon, viens pas m'emmerder Rentre chez ta mère
T'as qu'ça à faire, eh ouais C'est c'que tu viens d'faire
-Tu vas faire fausse route avec ce croûton.
Et tu vas péter dans 10 secondes, prépare-toi.
-Les garçons, j'ai ce qu'il vous faut, pidou !
- Attrape ! - Un zéro pour l'apéro.
-Ne soyez pas cochon, c'est dans la poubelle...
- Jaune ! - Plastique !
-C'est super bien, c'est super bien, bravo, les loulous.
-Y a trop de schlags dans ce monde.
-Mais heureusement, y a nous.
Elles rient.
Vite !
-Super, Cynthia, super, super !
Excellent, elle est super, hein ?
-Je peux passer un petit truc entre 2 artistes ?
- Là, tout de suite ? - Ouais, si possible !
-Excellente idée, vas-y, tout de suite, vas-y, Elise.
C'est excellent.
-Bonsoir, tout le monde, Elise Lucide.
Peut-être que vous me connaissez déjà ?
Bref, en tous cas, je suis venue ce soir avec une amie.
"Bonsoir, tout le monde !"
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