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Je ne sais pas.
Il a dit qu'ils en parlaient, lui et...
- a dit Paul. - Il n'y a aucun mot.
Et cette réunion ?
On verra, je pense.
Oui, eh bien,
je préfère ne pas savoir.
Tu connais la suite.
Valérie me tuerais.
Avec la pension pour les gosses.
Je dois répondre, Noel.
Je ne tiens pas à rester enfermé. Dis à Claire que je la verrai ce week-end.
Oui, ça sera fait.
Allo ?
Oui.
Oui, mercredi.
Il fera plus de 30° par endroits,
particulièrement dans certaines régions.
Les températures avoisineront 24 à 28°.
Montée.
Ouverture des portes.
Est-ce toi ? Lui, ici ?
Quoi ?
Es-tu sûr ?
Désolé.
Alors ?
Désolé.
Quoi ?
Je ne sais pas.
Je dois y aller.
Tu me baises ?
- Non. - Tu me prends pour un débile ?
Non.
Alors ?
Ça ?
Ça ne craint rien ?
Quoi ?
- Je n'ai jamais fait ça avant. - Pourquoi es-tu ici, alors ?
Je t'ai vu.
- Ah oui ? - Quelque fois.
Je suis revenu.
As-tu du fric ?
- Je ne savais pas. - Tu ne savais pas quoi ?
Que c'était payant.
Tu es un con, toi.
Je sais, oui.
Toujours partant ?
- Je ne sais pas. - 50.
Es-tu propre ?
- Tu veux une baffe ? - Je suis marié.
Je m'en fous.
Allez, touche-la.
Tu me plais bien.
Oui ?
Tu me plais depuis que je t'ai vu.
As-tu du fric ?
Tu veux qu'il sorte pour te défoncer ?
Le fric maintenant.
Veux-tu que je te fasse honte ?
Parce que je vais le faire.
Où est ton fric ?
Excusez-moi, excusez-moi.
Le dentiste a appelé.
Tu as rendez-vous lundi.
Oui, je sais.
Pourquoi appelle-t-il, putain ?
Je me prends une canette, je suis fatigué.
- En veux-tu une ? - Non.
Je vais chez Valérie après.
Ah, c'est vrai.
Est-ce que Shane est là ?
Il est en formation, non ?
- Quel jour sommes-nous ? - Je ne sais pas.
Il a quelque chose.
Mercredi.
Je vais fumer dehors.
Dans l'après-midi.
Il est venu dans l'après-midi, j'étais désemparée.
- Caroline n'est pas descendue ? - Non.
Parle-lui également de tout ça.
J'en ai bien l'intention.
- Je sais que tu ne le feras pas, maman. - Je sais. Et les vêtements ?
Je me demandais si l'on ne commencerait pas par ça ?
C'est pourquoi j'appelle. Après le travail demain.
Es-tu sûre de vouloir faire ça ? Parce ça peut attendre.
Non, non.
- J'apporterai des sacs poubelles. - Où es-tu ?
Es-tu en train de boire ?
Non, je suis dans le jardin.
Tu n'as pas froid ?
Non. Écoute, je suis occupé. Je dois y aller, d'accord ?
Aurons-nous besoin de sacs poubelles pour demain ?
Putain, je t'ai déjà dit tout ça, maman !
Je sais.
Alors, bonne nuit, O. K. ? Sois tranquille.
Regarde la télé.
Oui.
Maman, je suis désolé.
D'accord, maman ?
Désolée.
Tais-toi !
À quelle heure maman revient ?
Elle a dit qu'elle serait en retard.
Quelqu'un a frappé Leonard Sexton.
Qui ?
Toi, probablement.
C'est un petit con, de toute façon.
Il l'a bien mérité.
Quelle pisse bois-tu ?
Pose-ça, s'il te plaît.
Shane, pose-ça, j'ai dit !
Calme-toi, veux-tu ?
- Je croyais que tu devais nettoyer le jardin. - Je vais le faire.
Tu vas le faire, espèce de fainéant.
Regarde a qui tu parles.
Tu as fait tes cheveux ?
C'est Colleen qui l'a fait.
Ah oui ?
C'est une couleur, n'est-ce pas ?
Quoi ?
Quoi ?
Tu viens toujours me chercher chez les filles demain soir ?
Ai-je dit que je le ferais ?
Oui, tu l'as dit, putain.
Eh bien, j'ai donc intérêt.
- 20 h 45. Bonne nuit. - Oui.
Est-il toujours dedans ?
- En haut, sur l'ordinateur. - Bien. Bonne nuit.
Tu as l'air épuisé, ça va ?
- Tu as bu toutes ces canettes ? - Non, ce n'est pas ça.
Quoi, alors ?
Il s'est passé quelque chose aujourd'hui. Il y avait un garçon.
- Quoi ? - Un jeune homme.
- Qui ? - Je ne sais pas, en ville.
Il m'a donné quelques coups et a pris mon portefeuille.
Vers la rue d'Amiens.
- Quand ? - Je ne peux pas.
Colm ?
Désolé.
- Désolé pour quoi ? - Je ne sais pas.
Il m'a perturbé, c'est tout.
Pourquoi ne l'as-tu pas dit plus tôt ?
Je ne savais pas comment.
- Comment quoi ? - Je ne voulais pas te contrarier.
Bien sûr que non.
Et alors ?
Je suis fatigué, fatigué.
C'est bon.
- Désolé. - Colm...
Je ne peux pas.
Je ne peux pas.
Je n'aime pas te voir comme ça.
Je suis désolé.
Tu n'as pas à l'être.
Tout ça, puis...
Il est mort depuis un mois, à peine.
Reste.
Je vais me laver les dents. J'ai peu de temps.
Reste.
Tu installes les chaises ?
Si tu veux faire le boulot, tu sais, Paula ?
Ici, en tout cas.
À quelle heure arrivent-ils ?
Cet après-midi, pas avant.
Une discussion informelle.
Oui, je sais.
Une rencontre avec les commerciaux ensuite.
Comment ça ?
Je ne sais pas.
Un forfait pour les gens, j'imagine.
Volontaire ?
Attendons de voir.
Tout change.
Oui, tout change.
Et Claire, ça va ?
Elle va bien ?
Oui.
Elle est formidable.
Nous sommes heureux, tu sais. J'ai de la chance.
Très bien.
- Tu ferais mieux d'aller discuter avec Maurice. - Oui.
- Merci. - Oui.
Oui ?
- Je suis occupé, Noel. - Quelqu'un veut te voir.
- Qui ? - Un jeune homme.
Je ne sais pas. Il a insisté.
Merci, c'est bon, Noel.
C'est ton bureau, hein ?
Pourquoi es-tu ici ?
Pour te donner ça. Tu l'avais laissé.
Comment as-tu pu venir ici ?
C'était là-dedans.
Ton adresse personnelle également.
Si...
Quoi ?
Si je t'ai contrarié hier, j'en suis désolé.
Il n'est pas propre, ce pansement. Si tu t'es coupé...
Je ne me suis pas coupé.
Non ?
Qu'est-il arrivé ?
J'ai eu une altercation.
Ce n'était pas moi, hier ?
Va te faire foutre.
C'est tout comme.
Avec qui t'es-tu battu ?
Ça ne te regarde pas.
Désolé.
Que veux-tu ?
Du fric.
Je n'en ai pas sur moi.
- Mais tu peux en avoir. - Pourquoi ?
Parce que sinon, je vais aller jusqu'à chez toi,
ou chez ton putain de patron là-bas,
en parler à ta femme, le dire aux gens, hein ?
Je ne rigole pas.
Je vais te faire honte pour ce que tu as fait.
O. K. ?
Combien ?
Disons, 200.
Et puis ?
- Je te laisse tranquille. - Comment en être sûr ?
Je le jure.
J'ai fait opposition sur mes cartes, je dois appeler ma banque.
Quand ?
J'ai d'abord un truc au boulot, une réunion.
Je peux t'apporter ça ce soir, peut-être vers 19 h.
- Ne te fous pas de moi. - Non.
Prends mon numéro.
Désolé, c'est un nouveau, je ne sais pas comment faire, putain.
Désolé.
Balance-le.
Mon Nokia était plus facile. Je l'avais depuis des années.
Ma fille m'a fait prendre celui-là.
Je l'ai enregistré à mon nom.
Quel est ton nom ?
Jay.
D'où viennent-ils ?
Ça dépend.
Rotterdam...
Extrême-Orient, Australie...
Du monde entier, hein ?
Oui, presque.
Ici.
Je vais te laisser ici, O. K. ?
J'attends ton SMS.
Pas trop tard, non plus.
Colm !
Oui, j'arrive.
Paula Grainger était au téléphone. Ça va ?
Quand ?
Pendant que tu étais dehors. Trois putains de fois.
- C'est à propos de Rotterdam. - Oui, je m'en occupe, d'accord ?
Ouais, c'est pas pressé, laisse-la cogiter un peu.
Je ne vais pas être très longue.
Je sais combien tu es douée pour les discours barbants.
Cependant, la charmante Grietje va nous accompagner
durant toute la prochaine étape.
Alors, veuillez accueillir Grietje.
Merci Paula.
Merci pour cette aimable introduction
et de nous accueillir ici cet après-midi.
C'est un grand honneur et je le dis sincèrement,
d'être à Dublin aujourd'hui pour rencontrer l'équipe.
Je vois cette visite avant tout comme une occasion
pour les gens d'apprendre à se connaître.
Je vais commencer cependant par me présenter.
Nous ne voyons pas cela comme une simple acquisition,
mais plutôt comme l'opportunité
de fusionner deux entités fortes et distinctes
et de partager les meilleures expériences
afin de créer quelque chose de nouveau, quelque chose de plus fort.
Alors, nous sommes tous foutus, hein ?
- Tu t'en vas ? - Je vais à la banque.
C'est bien pour certains.
Qui était ce jeune homme qui est venu ?
Un ami de Shane.
Il traîne avec des marginaux ? Je vais lui en toucher un mot.
Laisse tomber ça, veux-tu ?
C'est pas tes affaires ! Occupe-toi de tes fesses !
- Quoi ? - Fait ce que je t'ai dit, d'accord ?
Arthur Considine.
- Te souviens-tu de lui ? - Non.
- Mais si. - Non.
Sa femme est allée en psychiatrie.
- Maman ! - Belle écriture.
- Regarde. - Je ne vais pas les lire, je t'ai dit.
Je n'ai pas toute la nuit.
- Je sais. - Pouvons-nous commencer, s'il te plaît ?
- Veux-tu d'abord manger quelque chose ? - Maman.
Je vais te mettre du poisson pané dans un sandwich.
Très bien.
C'est toujours autant un plaisir pour te faire manger.
- Je suis en train de regarder. - Putain de merde.
Devons-nous faire une annonce pour les gens, dimanche ?
Ce n'est pas un putain de mariage, maman. C'est l'histoire d'un mois.
Son beau blazer.
Tu pourrais le porter.
Je ne porte pas de blazer.
Tu ne veux pas ?
Il est bien trop grand, de toute façon.
Je ne vois pas pourquoi Caroline ne s'est pas encore occupé de tout ça.
- Elle est bien occupée. - Et moi, non ?
Je ne sais pas.
Tu es là.
Maman, arrête, s'il te plaît.
Ça peut attendre si tu veux. On pourra le faire un autre soir.
Non.
Ça me rend malade de les voir.
J'y suis attachée.
Et ses chaussures.
- Où est Maman ? - Où crois-tu ? Dedans.
Quoi ?
Tu ne peux pas me filer un coup de main ?
- Je le fais déjà. - Comment ?
- Aider ne consiste pas qu'à porter, Colm. - Ah non ?
Je vais rester un peu avec elle, voir si elle va bien.
Comment va Claire ?
Qu'est-ce que j'en sais ?
Très bien. Fais ta tête de cochon, alors !
Bon Dieu !
- Tu es en retard. - Monte.
As-tu mon fric ?
Monte, bordel ! Je ne peux pas rester ici !
As-tu attendu longtemps ?
Trop longtemps.
J'étais à Rialto chez ma mère.
J'ai ton fric.
- Pouvons-nous discuter d'abord une minute ? - Pourquoi ?
Non, parce que...
J'ai eu une journée difficile, c'est tout.
S'il te plaît, je paie.
D'où viens-tu ?
De Rialto ? Tu connais ?
Non.
Enfin, un peu.
Je connais Crumlin.
Oui.
Puis-je te demander quelque chose ?
Quoi ?
Faire quelque chose.
- Ça dépend. - Rien de particulier.
J'aimerais regarder.
Regarder quoi ?
Toi.
Te branler.
C'est possible ?
- Je te paie plus. - Combien de plus ?
240, je les ai.
Tu n'es pas obligé.
Je sais.
Tu peux t'allonger sur le siège, si tu veux.
Je ne te toucherai pas, promis.
Maintenant ?
S'il te plaît.
Où veux-tu que je jouisse ?
Sur ton ventre, s'il te plaît.
Je dois m'essuyer.
Tu me détestes, non ?
Non.
Qu'en penses-tu, alors ?
Rien.
As-tu déjà fait peur à d'autres gars ?
Non.
- Pourquoi moi, alors ? - J'ai besoin d'argent.
Je vois.
J'ai une petite amie.
Nous avons un gamin ensemble.
Sa famille me déteste, ses frères disent que j'ai volé de l'argent.
Je ne l'ai jamais fait.
Et je ne le ferais pas.
C'est avec eux que je me suis battu.
Je suis alors venu te voir.
Les gens savent que tu fais ça ? Quelqu'un ?
Très peu.
Ta petite amie ?
Non.
C'est notre secret.
Chacun va laisser l'autre tranquille, maintenant.
Nous sommes quittes, de toute façon.
Je te ramène, veux-tu ?
S'il te plaît.
Tu me fais la gueule ?
- Je n'ai pas oublié. - Non ?
Non, j'étais chez grand-mère, c'est tout.
Tu sais comment elle est. Blablabla.
Lianne a attendu avec moi de toute façon.
- Il fallait sonner. - Je ne pouvais pas.
C'est de ta faute.
Je n'y comprends rien à ce putain de téléphone !
J'ai promis de venir te chercher, n'est-ce pas ?
- Je ne t'ai pas dit quel jour. - Mais, va chier !
Va chier toi-même.
On aurait pu aller boire un verre.
Je travaille demain.
Oh, oui.
Tu devrais demander à Shane un de ces jours.
- Tu crois ? - Je pense, oui.
Juste pour voir sa tête.
Tout le monde est couché ?
Tu as un match demain ?
Shane ?
Oui.
Il se peut que je vienne.
Je dirais que oui.
Quelle heure est-il ?
- Quelle heure ? - Trois heures et demie, putain !
Très bien, calme-toi.
Tu travailles, n'est-ce pas ?
Oui.
Alors ?
Ne pouvons-nous pas parler ?
Pas quand tu es mal embouché, non.
Salut.
Merci d'être venue. À la semaine prochaine.
- Merci beaucoup. - Super.
- Salut, Paule. - Entre.
Il fait chaud ici, n'est-ce pas ?
Un peu.
Je vais ouvrir un peu la fenêtre. Ça ne te dérange pas ?
C'est l'été dehors, de toute façon.
Enfin, on respire.
Je t'ai fait venir.
Oui.
Oui.
Ce n'est pas facile, Colm.
Non.
Depuis combien de temps es-tu chez nous ?
Je ne sais pas, je ne sais plus. Pourquoi ?
À la louche.
Depuis mes 16 ans, je pense.
- Toute ta vie, on peut dire. - C'est ça.
J'ai une offre à te proposer.
Attrayante aussi.
Je m'en suis assurée.
Une offre de quoi ?
Un licenciement.
Tout est là en détail.
Une somme en liquide, bien sûr, pour toutes tes années et un échéancier.
- Je pourrais... - C'est volontaire ?
- Écoute-moi d'abord. - Je ne veux pas, putain !
Très bien.
Lis au moins ça, malgré tout.
Emporte-le avec toi, parle-en à Claire.
Et si je ne suis pas d'accord, si je veux rester ?
- La somme est conséquente. - Je me fous de l'argent, j'ai 46 ans !
- Je sais. - Je n'y été pas préparé.
- Ce n'est pas un jugement à ton égard. - Qu'est-ce que c'est, alors ?
De la malchance. Je ne sais pas.
Les circonstances.
Je n'ai jamais rien fait d'autre.
Je suis désolée.
Nous n'avons pas besoin d'argent, moi et Claire.
- Que veux-tu dire ? - Le crédit est déjà remboursé.
Nous n'y pensons plus, notre maison est payée et les enfants ont fini d'étudier, enfin presque.
Donc, je peux accepter un salaire plus bas si c'est ça.
- Ce n'est pas ça. - Putain, c'est quoi, alors ?
Nous supprimons certains postes, c'est tout.
Ils ont leur façon de travailler. C'est inévitable.
- J'ai passé toute ma vie ici. - Je sais, je le respecte.
Je suis désolée, Colm.
Bien, et alors ?
Regarde ce qui t'es proposé.
On pourra en reparler après.
Dis-moi.
- La vérité ? - Oui !
Ton poste n'existe plus.
En effet.
Les choses seront autrement, à présent.
C'est tout.
Il n'y a plus de travail pour toi ici.
Bonjour.
- Est-ce que Claire est là ? - Non, elle est partie déjeuner.
Oh.
Elle n'a pas dit où elle allait ?
Non, mais Valerie était avec elle.
Bien.
- Elles veulent parler, alors. - On peut l'appeler.
Non, c'est bon.
Je la verrais à la maison.
Je passais ici par hasard.
- Elle a son téléphone, de toute façon. - Oui.
- Elle sera de retour d'ici 2 h dans tous les cas. - Tout à fait.
Je lui dis que tu es passé ?
- Quoi ? - Je lui dis que tu étais ici ?
Non, c'est bon. Merci.
O. K.
Bye.
Ne lâchez rien, allez !
Laissez tomber, les gars !
Du calme, les gars !
Laisse tomber ! Tranquille, les gars!
On écoute, on prend la prochaine balle.
Allo ?
C'est moi.
Il y a des serviettes sur le lit.
Chambre 12.
Merci.
Au fond du couloir, à droite.
Pas de souci avec la fille de la réception ? Elle n'appellera personne, n'est-ce pas ?
Non, elle est super.
Oui, elle a sans doute l'habitude d'en voir défiler.
Oui.
Tu n'as pas froid ? Ça va ?
Oui, ça va.
Oui ? Bien.
Qui t'a coiffé ?
- Mon amie. - Ton amie ?
Elle travaille dans un salon.
Bordel de Dieu !
Elle ne fait que balayer ou s'asseoir sur son trou.
Je te vois à peine sans lumière.
- Veux-tu que j'allume ? - Tu veux l'allumer ?
Je m'en fous. Laisse-là éteinte ou fais comme tu veux.
Quoi ?
Ta coupe est loupée.
Je sais. J'aurais dû la tuer.
C'est pas si mal.
On dirait un touriste irlandais.
Désolé, désolé.
Je voulais être drôle.
Pas de souci.
Je vais devoir répondre, désolé.
- Je n'ai pas toute la journée. - Oui, d'accord.
Claire ?
Non, je pensais qu'on déjeunerait.
Tout va bien ?
Oui, ça va.
Où es-tu ?
Au travail, pourquoi ?
J'ai appelé là-bas. Ils m'ont dit que tu étais parti.
Je n'y suis plus, je ne me sentais pas bien. Je suis rentré à la maison.
À la maison ?
Non, pas encore.
Alors, où es-tu ?
Je suis quelque part en ville, putain ! Ça pose un problème ?
- Non. - Alors, quoi ?
Rien. J'étais inquiète, c'est tout.
- Linda m'a dit que tu semblais contrarié. - Je ne peux pas parler, O. K. ?
- Pourquoi ? - Je ne peux pas parler.
Plus tard.
Mais, vas-tu bien ?
- Oui. - Je m'inquiétais, c'est tout.
- Rentre à la maison, alors. - D'accord, ouais.
- Repose-toi. - O. K., bye.
On y va ?
Non. Non, je ne crois pas.
Je me surprends de t'avoir appelé. Je ne pensais pas vouloir te revoir.
J'ai voulu supprimer ton numéro, mais je n'y suis pas arrivé.
Putain de téléphone !
Je suis nul, je te l'ai dit.
Content en tout cas d'être là, de te voir.
Enlève ton haut, s'il te plaît.
Si tu le veux bien.
J'ai des canettes dans le sac.
Une merde polonaise pas chère.
Je ne savais pas si tu aimais et il y avait ça.
En veux-tu une ?
Oui, je trinque avec toi.
Merci.
Pas mauvaise.
Non.
C'est de la merde, mais c'est sympa.
C'est bon, non ?
Oui.
- Ça va ? - Oui.
Oui, merci.
Je crois que oui.
J'ai perdu mon boulot.
- Ah oui ? - Oui, je crois que oui.
Je pourrais me défendre, mais je ne sais pas.
Ce fut un choc, je ne m'y attendais pas.
C'est toute ma vie, vraiment.
J'adore ces quais, contemplant le monde.
Ton gamin est un garçon ?
- Une fille. - Une fille ?
Quel est son nom ?
Pourquoi ?
Tu n'as pas à me le dire.
Chloe.
Tu es jeune pour avoir un enfant.
C'était un accident.
Oui, je connais.
Et tu l'aimes ?
Bien sûr.
Je ferais n'importe quoi pour elle.
Je fais ça.
13 semaines. J'ai arrêté de fumer quand elle est née.
Sage décision.
Chloe est adorable.
Je la vois à peine en ce moment.
Ma copine ne veut jamais de moi.
Puis elle me reproche de ne pas être là.
Elle est conne parfois, Lorraine.
Comme si elle me détestait.
Mais elle t'a fait un bébé.
C'est pour cela, peut-être.
Quel âge a-t-elle ?
Comme moi. Plus jeune.
19, 18.
Quand as-tu commencé à faire ça ? Pourquoi ?
Quoi ?
Te vendre.
En quoi ça te regarde ?
Je pense que ça me regarde. J'aimerais savoir.
Depuis longtemps.
Et ?
À l'école, je séchais les cours.
Tout le monde s'en foutait. Moi et des potes de Ballybough ou Fairview Park.
Une fois, les gars n'étaient pas là.
J'étais tout seul.
Nous avions bu.
Un mec s'arrête, un vieux, puis il s'assoit.
Il commence à parler.
À raconter des conneries sur les femmes.
C'était marrant.
Il avait une voiture.
Alors, je suis parti avec lui.
Il m'a donné ensuite de l'argent.
Ça me faisait juste rigoler, tu sais.
C'était facile, j'avais 14 ans.
- Il n'aurait pas dû faire ça. - C'était quelqu'un de bien.
La plupart des gars le sont, tu sais ?
Seuls certains sont des vicelards.
Je sais les repérer maintenant.
Je ne suis pas comme eux.
Je sais bien.
Que suis-je, alors ?
Je vais bientôt devoir y aller.
Oui, bien sûr. O. K., pouvons-nous commencer ?
- Très bien. - Que veux-tu ?
Déshabille-toi, s'il te plaît.
Garde juste ton slip.
Pas de cinéma, je veux simplement te regarder.
Tu es beau.
Je veux que tu me baises.
Oui ?
Vigoureusement.
Tourne-toi, ça sera plus facile.
Paula t'a-t-elle déjà fait venir ?
- Non. - Non ?
Je pensais que tu lui avais parlé.
Eh bien, j'ai survécu, bien entendu.
Je suis indispensable. C'est ce qu'elle m'a dit.
Putain de suceuse !
Quelque chose te tracasse ?
Quoi ?
Ça se voit sur ta tête.
- Tout se passe bien avec Claire, c'est ça ? - Non.
- Toujours sur la sellette ? - Une autre, Stephen, s'il te plaît.
Écoute, si tu veux un conseil...
ne fous pas tout en l'air,
ou tu finiras comme moi, par le payer.
Je t'ai vu regarder Kathleen, Colm.
Tu l'as vue là-bas, oui ?
Tel père, tel fils.
Fais gaffe.
Je t'ai apporté un verre.
- Puis-je m'asseoir ? - Comme tu veux.
Comment vas-tu ?
Pourquoi ?
Je te demande juste.
Je vois ça.
Nous avons une cérémonie de deuil demain.
C'est une messe, le truc habituel à midi.
Mais, ils citeront son nom à la fin.
Pourquoi me dis-tu ça ?
Je ne sais pas, tu pourrais venir.
Pour faire rire les gens, n'est-ce pas ?
Non.
Je ne vais pas m'emmerder, mais merci quand même.
Ça n'a rien à voir avec toi,
ce que je fais... quand.
Mais comment oses-tu ?
Celui que je connaissais...
Tiens.
Je ne devrais pas servir de canettes à cette heure.
Je sais, Stephen, tu es trop gentil.
Les gars, allez, finissez !
- Encore 3 pintes. - On ferme.
Finissez, allez.
- Bye. - À plus tard, cheerio.
Encore un petite pinte, Mac.
Tu ne peux plus continuer à boire.
Pas comme ça.
Comme avant.
Colm !
Je sais.
Ça me fait peur.
Tu pourrais voir quelqu'un.
Qui ?
Je ne sais pas, un professionnel, un conseiller.
- Je ne peux pas. - Et pourquoi ?
Ça ira mieux après-demain, hein ?
Nous allons arrêter demain,
puis, je remonterai la pente, promis.
Merci... merci.
Qui était ce jeune homme ?
Noel en a parlé.
Il a dit qu'il t'avait appelé.
Oui.
A-t-il quelque chose à voir avec Shane ?
Non.
C'est ce qu'a dit Noel.
- Qui est-il ? - Personne.
S'il te plaît.
C'est le gamin d'un autre type, c'est tout.
Il voulait que je lui montre le jardin.
Je devrais essayer de dormir, mais je n'y arrive pas.
Allonge-toi ici.
Je ne peux pas.
Pourquoi ?
C'est bien plus que ça.
Je vais aller au salon, je ne fais que t'ennuyer ici.
Tu ne m'ennuies pas.
Colm.
Je suis là.
O. K.
Si nous...
si nous disions aux gens...
ce que l'on a vraiment dans la tête, si nous nous l'avouions à nous même,
que penses-tu qu'il se passerait ?
Quoi ?
Je ne sais pas.
Nous deviendrions tous fous, je pense.
- Quoi ? - Je suis désolé.
- Tiens. - Merci.
Veux-tu que je cuisine ce soir ?
Oui, comme tu veux.
Un steak de porc.
- Shane est-il réveillé ? - Claire.
Claire !
On pourrait peut-être sortir ce soir.
- Qui ça ? - Toi et moi.
Enfin, si tu veux.
Pour aller où ?
Où tu veux.
Nous pourrions bavarder, ça fait longtemps que nous ne l'avons pas fait.
J'aimerais bien.
O. K.
Shan ?
Shan ?
Tu te caches ?
Tu as mauvaise mine.
Oui, à moitié dans le coma.
Je n'ai aucune sympathie.
Pourquoi le laissent-ils ainsi ?
- Ils ne sont presque jamais là. - Ce putain de truc va l'étrangler.
Je sais.
Quelque chose de prévu week-end ?
Non.
Moi et Lianne sortons ce soir.
Il se peut que je reste chez elle ce soir.
Est-elle gentille, Lianne ?
- Oui. - Êtes-vous de bonnes copines ?
Oui.
- Je ferais bien de prendre mon manteau. - O. K.
A-t-il dit mon nom ?
- Es-tu prêt ? - Oui.
Dis-lui que je lui pète la gueule si elle s'approche de moi.
As-tu vu mon téléphone ?
Tu as vu sa taille ?
Elle est en bonne forme, c'est sûr.
Shane !
Je pars maintenant, si tu veux venir avec moi, on passera chercher grand-mère.
J'irai avec maman, O. K. ?
Je pense que tu devrais essayer.
Elle était très contente.
Non, c'est un cheval, celle-là !
- Oh, mon Dieu ! - Mets une cravate, s'il te plaît.
- Mais oui ! - Shane !
Je ne suis pas sourd, bordel !
C'est ton père ?
Mon sac.
Mes clés sont dedans.
Je crois qu'elles y sont.
- Où sont-elles ? - Je ne sais pas, maman.
Je perds la tête.
Ici.
Elles sont là.
Ai-je l'air présentable ?
- Je ne sais plus. - Tu es parfaite.
- Nous déjeunerons quelque part après si tu veux. - Ah oui ?
Oui. Soupe et sandwich, O. K. ?
Es-tu prête ?
Maman ?
Je sais.
Vous vous voyez ? Kathleen.
Oui, elle est à plaindre.
Elle en a rien à foutre !
- J'accompagne maman à l'intérieur. - Très bien.
Nous n'entrons pas ?
- Si, dans une seconde. - Tu y vas ?
J'arrive dans une seconde.
Bien.
Et notre frère Sosthène.
À l'Église de Dieu qui est à Corinthe,
à ceux qui sont sanctifiés en Jésus-Christ,
appelés à être saints avec tous ceux qui, en tout lieu
invoquent le nom de notre Seigneur Jésus-Christ.
Tant leur Seigneur que le nôtre.
Louange à toi et reçois la paix de Dieu
notre Père et Seigneur Jésus-Christ.
Je rends grâce à Dieu.
Éternellement à toi
par la grâce de Dieu qui t'a été donnée
en Jésus-Christ,
afin que tu sois bonifié en lui
de toute parole et tout savoir.
De même que le témoignage rendu au Christ a été conforté parmi vous.
Jameson, s'il te plaît.
Veux-tu un verre ?
Nous irons après. Un autre jus d'orange ?
Oui ? Bien.
Un autre jus d'orange, s'il te plaît.
Ça va ?
C'est fini pour lui.
Ramènes-tu maman à la maison ?
Oui.
Elle pourra venir nous voir demain.
Au fait, tu as l'air épuisé.
Merci.
- Tu as fait de ton mieux pour lui, Colm. - La plus grande déception de ma vie.
- C'est dans ta tête. - N'est-ce pas ?
C'est moi qui offre.
Avec quoi ?
- J'ai de l'argent. - L'a-t-il sorti de ton sac, Claire ?
- C'est bon, tu peux payer la tienne ! - Regarde ce que tu as élevé, Colm !
- C'est la bouche sur celui-là. - Il est la faute de sa mère.
Je vais prendre quelque chose.
C'est trop tard maintenant.
Prends un cocktail, Caroline.
Jésus, ça a duré des plombes !
- Et que... - L'évangile ?
Je ne l'avais jamais entendu...
- Tu as entendu ce que j'ai dit. - Qu'as-tu dit ?
Je dois voir un ami après, je ne bois pas.
Elle a un petit ami !
- Oui, on se voit pour un café. - Shane.
- C'est juste un ami ! - Laisse-la tranquille.
Regarde comme elle rougit !
- Shane, Shane ! - Je la taquine juste.
Fous-lui la paix.
Ça va, maman ?
O. K. ?
Prends soin de toi, Myriam.
Je vais rester un peu. Je rentrerai après.
On sort toujours ce soir ?
Oui.
C'est bon, maman ?
Je pense que les gens des dockers auraient pu le faire.
Qui ?
Ses copains ou je ne sais qui.
À l'église.
Ils sont venus à l'enterrement, n'est-ce pas ?
Tu n'es pas obligé de rester.
C'est bon.
Je m'attends toujours à entendre sa voix.
Sa présence dans cette maison.
Il ne t'a pas facilité la tâche, je sais.
J'en suis désolée.
D'aucun de nous.
Je suis rentrée à présent.
Je vais regarder la télé.
File.
Bien.
Pourquoi es-tu ici, putain ?
- Quoi ? - Tu débarques comme ça !
Je sais.
Entre.
Assieds-toi.
Vis-tu ici ?
- Pourquoi ? - C'est pas facile, non ?
C'est mieux que rien.
Oui, je suppose.
Tu portes un costume ?
Oui, j'étais à la messe.
Je n'avais pas le courage de rentrer chez moi, alors, je me suis retrouvé ici.
Pourquoi ?
Je ne sais pas.
Il n'y a pas de mensonges entre nous, je crois.
Non ?
Pas vraiment.
Ce dernier mois,
je ne sais pas, mais ça a été dur.
Pourquoi ?
J'ai perdu mon père, tu vois. Il est mort.
Je suis désolé.
Tu n'as pas à l'être, ce n'était qu'un con.
Il ne me manque pas.
Je pense à lui, mais il ne me manque pas.
Il n'a rien fait pour moi de toute façon.
C'est un peu compliqué.
De quoi est-il mort ?
Le cœur.
Il s'est effondré devant moi.
Je n'ai pas pu le ranimer, j'ai essayé.
Je me suis senti impuissant, putain.
Ça me travaille, c'est sûr. J'y pense.
Veux-tu du thé ?
Oui, s'il te plaît.
Je ne suis plus moi-même depuis, tu vois ?
Ma femme ne sait pas ce qui se passe.
Elle pense que j'ai besoin d'aide. Un conseiller ou je ne sais quoi.
Je pense que je perds la tête.
De quoi s'inquiéter.
Ton père est-il vivant ?
Oui.
- Est-ce qu'il t'aide ? - Quoi ?
Est-ce qu'il t'aide ?
Pourquoi ?
Il devrait.
Il habite à Cherry Orchard.
Ce n'est pas une excuse.
Il a une autre famille maintenant.
Tu ne le vois jamais ?
Tu es un sale fouineur, toi !
Oui, je sais.
Je le vois parfois en ville.
On va boire un coup.
C'est un sacré coureur.
Toujours en train de renifler le cul des femmes.
Il est parti quand ma sœur et moi étions petits.
Il nous a laissé avec ma mère.
C'est une putain de folle,
je ne pense pas qu'il aurait dû faire cela. C'est tout.
Mais c'est un sacré rigolo.
O. K.
Bois-ça et vas-y.
Oui.
Nous détestons tous nos pères, n'est-ce pas ?
Je ne sais pas.
Je pense.
C'est normal.
Mon père était quelqu'un de rigide.
Il terrorisait tout le monde à la maison
et il détruisait les gens.
Mais je ne suis pas en colère contre lui.
Non ?
Non.
Je veux dire que,
je n'ai jamais aimé ce salaud, c'est sûr, quand je pense à lui.
À la fin, ce n'était qu'un tas de putains de mensonges.
N'est-ce pas difficile ?
Je ne sais pas.
C'est horrible.
Je déteste ça et ça me fait peur.
Je ne veux pas être comme lui.
Je ne veux pas partir et que les gens
me voient différemment ensuite.
Je veux être franc, avoir une vraie vie,
je veux être un type bien.
Attends.
Oh, ma chérie à moi.
Papa est là.
Ne t'inquiète pas, papa est là.
C'est Chloe ?
Oui.
Je croyais que tu ne l'avais jamais vue.
Non.
Ma copine l'a laissée pour quelques heures.
Elle doit se sentir coupable.
C'est ça, c'est ça.
Je n'aurais pas dû venir, je suis désolé.
Je suis désolé.
Je vais y aller.
C'est ça, c'est ça.
Elle est adorable.
C'est de Killian dont il parle.
- Vraiment bizarre. - Quoi ?
C'est un garçon émotif. Shane le déteste.
Il finira par faire un massacre. C'est sûr.
- C'est scandaleux. - Shane !
Dans le couloir de l'école.
- Bam, bam, bam ! - Arrête avec ça !
- Quoi ? - Sois gentil.
Mais, je suis gentil, putain.
Je vais changer de costume et me préparer.
Je suis prête.
Juste un peu de maquillage à mettre.
Où allez-vous ?
Je ne sais pas, peu importe. Aux dockers, peut-être ?
Habillée comme ça ?
Ça ne me dérange pas, les dockers sont immenses.
Ça devrait être calme ce soir.
Tu pourras jouer aux fléchettes.
Bon Dieu.
J'attends Valérie.
J'y reste quelques jours, ça te laissera le temps.
Le temps pour quoi ?
Je ne sais pas.
À toi de me le dire.
Je ne peux pas restée plantée là à contempler cela.
En attendant.
- Claire. - Tu me considères comme une idiote !
Je veux t'aider et tu me repousses !
Je t'aiderais si tu me laissais faire ! Parle-moi !
Cela me fait peur.
Je suis désolé.
Où es-tu allé, qu'as-tu fait ? J'étais déboussolée !
Regarde-moi !
Tu ne peux même pas.
Tu ne peux plus.
Je suis malade.
Jésus-Christ !
Elle était inquiète.
Je pris la voiture à ta recherche.
Pourquoi ?
Peur que tu aies fait quelque chose.
Quelque chose comme quoi ?
Je ne sais pas, putain.
Que tu te sois fait du mal.
Non.
Non.
Non.
- Non ? - Non.
Mes mains tremblent.
Je ne peux pas les arrêter.
Montre-moi.
- Elles sont toutes moites. - Vraiment ?
Oui.
Je suis allé me balader, c'est tout.
Je me sens perdu.
Où es-tu allé ?
Je ne me souviens plus. Dollymount, je crois.
Je suis désolé.
O. K. ? Je suis désolé.
Kerry est partie ?
Shane.
Shane, je te parle.
- Shane. - Je me fous de ce que tu dis.
Quoi ?
Tu es un putain d'égoïste.
Ouais, je sais. Shane, je suis désolé.
Shane, pouvons-nous parler s'il te plaît ?
Pourquoi ?
Je ne veux pas importuner les gens. Je suis désolé.
Alors, pourquoi es-tu toujours aussi con ?
J'étais à la ramasse, n'est-ce pas ?
- Shane. - Bordel de merde !
Shane, écoute.
Écoute, putain !
Tu ne me connais même pas !
Tu me juges sans me connaître !
N'est-ce pas désastreux ? Tu ne crois pas ?
- Jésus-Christ ! - Shane !
Va te faire foutre.
D'accord, bien, je vais te dire une chose.
Je vais te dire ceci, tu pourras alors me détester comme il se doit. O. K. ?
- Quoi ? - J'ai rencontré un type, un jeune homme,
du même âge que toi, 18 ou 19 ans.
- Et ? - Je le paie.
Je le paie.
On discute et il me baise.
Il me baise dans ma voiture.
Une fois dans un B&B.
Il me baise.
Et je l'aime. Oui, plus que je ne t'aime, putain.
C'est la vérité.
- Putain ! - Shane !
Va te faire foutre !
Ça va ?
Oui.
C'est rien.
J'étais en train de réfléchir.
À quoi ?
- Rien. - Non ?
À nous, j'y pensais comme ça.
La première fois que je t'ai vu,
notre première rencontre dans ces toilettes, te souviens-tu ?
Tu t'en souviens ?
J'avais peur de toi.
Oui ?
Mon cœur battait la chamade.
C'est différent à présent, non ?
Sommes-nous amis ?
Mon fils m'a giflé.
- Oui. - Pourquoi ?
Parce que je suis un putain de trou du cul, sans doute.
- Que s'est-il passé ? - Rien, nous nous sommes disputés.
Et bien pire. Mais ça va.
Enfin, je pense, je l'espère, en tout cas.
Je te déballe tout ça.
- Tu es courageux. - Ma putain de gueule.
Lorsque je me suis réveillé ce matin, complètement mourant, mon fils était là.
Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai pensé que je ne m'en sortirais pas
si je ne le faisais pas.
Faire quoi ?
Lui dire.
Lui dire quoi ?
Cette situation.
Ce que nous avons fait, ce que nous faisons.
Baiser, tout ça.
Je voulais qu'il sache qui je suis. Il le fallait pour qu'il me déteste.
Pour en finir.
Je lui ai dit que je t'aimais.
Je lui ai dit que je t'aimais plus que lui.
- Jésus-Christ. - Je sais.
- Lui dire que je tenais à toi. - Tu n'aurais pas dû.
Désolé.
J'aime ma petite amie.
Ma fille.
- J'essaie, en tout cas. - Ouais.
C'est juste ça, tu sais ?
Ce n'est pas pour de vrai.
C'est pour l'argent.
- O. K. ? - Ouais.
Je me suis libéré de mon fardeau, n'est-ce pas ?
On peut continuer, si tu veux.
- Je te paierai quand même, mais pas de sexe. - Non, c'est bon.
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