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MUNICH - ALLEMAGNE DE L'OUEST
- Professeur Bower ? - Oui.
Il y a un appel pour vous dans la cabine.
Un moment s'il vous pla�t.
- Bonjour Bill. - Salut.
Depuis combien de temps on s'est pas vus ?
Je suis d�sol� de te faire jouer aux flics et aux voleurs.
Qu'en est-il de cet appel t�l�phonique ?
Je pense qu'il est important que l'on ne nous voie pas parler ensemble.
Allons nous asseoir.
J'ai essay� de te joindre � Paris, mais tu es trop rapide, m�me pour la CIA.
- La CIA me cherche ? - Assis-toi.
- Eh bien, voyons... - Quoi ?
Un physicien russe que tu connais a quitt� Kiev pour l'Allemagne de l'Ouest.
Il dispose d'une information tr�s importante
qu'il est pr�t � vendre � l'Ouest.
- Qui c'est ? - Groshenko.
- Groshenko. - C'est �a.
L'homme que tu as aid� � traduire les documents.
Il poss�de un microfilm des derniers tests spatiaux russes.
C'est le genre d'information qui peut
d�terminer qui atteindra la Lune en premier.
Sais-tu ce qui m'int�resse ?
En vacances, j'ai besoin d'un peu de soleil.
On doit envoyer quelqu'un en Allemagne de l'Est imm�diatement.
Tu dois obtenir ces informations d�s que possible.
Et qu'est-ce que cela a � voir avec moi ?
Groshenko dit que le seul � qui il donnera cette information c'est toi.
Nous savons que tu vas � Leipzig.
La CIA ne se repose pas sur ses lauriers, hein ?
Ce n'�tait pas difficile � comprendre.
Il se trouve qu'on sait �galement que tu pr�vois
de visiter l'universit� Karl Marx et le mus�e de Dresde.
Oui, et je ne visiterai rien d'autre.
Et comme tu es un expert en art et un physicien,
ce serait une bonne couverture.
Oublie.
Tu dois le faire.
Que signifie ce "Tu dois le faire" ?
- Tu dois le faire. - Parce que ?
Je ne sais pas.
En tant que physicien,
tes recherches ont toujours �t� soutenues par le gouvernement.
Maintenant, supposons que dans mon prochain rapport je mentionne que.
Tu as refus� de nous aider.
Non pas de faire l'espion.
Tu as simplement refus� de nous aider.
Ils ne te donneraient plus jamais une autre subvention pour tes recherches.
Tu me fais du chantage.
Je ne pourrais plus obtenir de subventions.
Adams, pourquoi n'essayez-vous pas de le faire sortir
de l'Allemagne de l'Est et de l'emmener en Occident ?
Non, non, nous ne voulons pas qu'il se r�fugie ici.
Cela causerait trop de difficult�s.
On n'est pas int�ress�s par Groshenko,
seulement par les informations dont il dispose.
Nous pr�f�rons qu'il reste o� il est,
et qu'il fasse partie de la minorit� insatisfaite.
Ce n'est pas...
digne ce que tu me demandes.
Non.
S'ils t'attrapent, ils t'accuseront probablement d'espionnage.
Tu seras seul.
En tant qu'un des meilleurs physiciens
du pays, ils ne te tueront probablement pas.
Ils pourraient, mais j'en doute.
Mais ils peuvent essayer de te corrompre.
Essayez de te d�truire.
Il n'y a pas de gloire � gagner.
Pas de r�compense.
Ni danger.
Jim, s'il y avait une autre personne qui pourrait
faire ce travail, je ne serais pas venu te voir.
Mais il n'y en a pas.
Lorsque tu arriveras � Leipzig,
tu iras voir le Dr Saltzer, mais ne t'y rends pas directement.
Tu dois commencer � �tre tr�s prudent.
HOS, FRONTI�RE DE L'ALLEMAGNE DE L'EST.
Amenez-vous des armes ou des objets en Allemagne de l'Est ?
Non.
- Allez au bureau de contr�le des visas. - Merci.
Votre passeport, s'il vous pla�t.
- O� allez-vous ? - � Leipzig.
- Pour combien de temps ? - Quelques jours.
Le professeur Bower est arriv�.
James Bower, arriv� � 21h00.
Continue son voyage � Leipzig, h�tel Astoria.
Num�ro 112.
- Merci. - De rien.
Bon voyage.
- Merci, bon voyage. - Merci.
Halte !
Qu'y a-t-il derri�re ?
Ce sont des journaux.
Les avez-vous d�clar�s aux agents des douanes ?
Non.
- Avez-vous toujours besoin d'eux ? - Non.
Vous voulez les garder ?
Oui.
Merci.
Leipzig.
Eh bien, comment...?
Je parle votre langue.
- Bonjour. - Bonjour.
Je voudrais une bo�te de Carbason.
Je ne peux pas vous en vendre si vous n'avez pas l'ordonnance.
Connaissez-vous un m�decin pour en avoir une ?
Oui, mais les m�decins ne consultent pas avant 11h30.
- O� r�sidez-vous ? - � l'h�tel Astoria.
Docteur Machen,
docteur Hansen,
docteur Hauser ou docteur Saltzer. Tous sont tr�s proches.
Docteur Hau...
- Quel �tait l'autre nom ? - Docteur Saltzer.
Saltzer, je peux le prononcer.
Quelle est l'adresse ?
Rue Karl Marx, 138.
- Merci, 138 ? - Oui.
Bien.
Passez-moi le vieux.
Madeleine, apporte-nous le th� quand il sera pr�t.
Merci
Cher Dr Saltzer, vous n'avez pas �t� sinc�re avec le bon Dr Groshenko.
Mais...
du lait ?
S'il vous pla�t.
Sucre ?
Oui.
J'ai �t� totalement honn�te avec vous.
Oh, �a oui.
Tr�s sinc�re.
Un peu de th� ?
Croyez-moi, je n'aime pas forcer quelqu'un � parler.
Retirer un �il est tr�s d�sagr�able.
De plus, c'est tr�s douloureux.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
J'ai eu une infection intestinale. J'ai besoin d'une ordonnance du m�decin.
Dans ce cas, vous devrez revenir. Le m�decin n'est pas l� aujourd'hui.
Eh bien, je peux revenir quand dites-moi ?
- Vous voulez un rendez-vous ? - Oui.
- Demain � 18h15. Est-ce que �a ira ? - Naturellement, oui.
Quel est votre nom ?
Bower, professeur James Bower.
O� r�sidez-vous ?
H�tel Astoria.
C'est dommage que vous ne soyez pas le Dr Saltzer.
D�sol�e, je suis Frieda Hoffmann, son infirmi�re.
Est-ce que �a vous d�range si je vous fais quelques examens ?
Cela ferait gagner du temps au m�decin demain.
Non, bien s�r.
Venez avec moi.
Pensez-vous que le docteur puisse revenir plus tard ?
J'en doute. Il est � une r�union officielle.
On sait quand il part, mais pas quand il rentre.
Avez-vous pass� une bonne journ�e, professeur ?
Tr�s bien, oui.
Pouvez-vous r�server une chambre pour moi � Dresde ?
Naturellement.
Bien.
Il n'y a pas de courrier.
Il y a un message de M. Heinzmann.
Le nouveau conseiller en relations publiques de la ville.
Il aimerait vous souhaiter la bienvenue � Leipzig.
Son bureau est dans cet h�tel. � la 511.
Eh bien...
voulez-vous faire porter �a dans ma chambre ?
- Tr�s bien. - Merci.
Le professeur Bower.
Bonjour.
Professeur Bower...
c'est un r�el plaisir de vous rencontrer.
En fait, pour la ville de Leipzig, c'est un honneur de vous avoir ici.
Merci beaucoup.
Veuillez vous asseoir.
Mettez-vous � l'aise.
Je pense...
que ce n'est pas votre premi�re visite.
Non, je suis venu ici plusieurs fois.
Mais je n'ai jamais eu � rencontrer un agent de relations publiques.
Est-ce une occasion sp�ciale ?
Avec quelqu'un de votre cat�gorie oui,
mais je suis d�sol� que vous ne soyez pas bien.
Je suis tr�s bien.
Aujourd'hui, vous �tes all� voir un m�decin.
Dans les relations publiques, vous avez acc�s � beaucoup d'informations.
Vous avez tr�s bien choisi le m�decin.
Le Dr Saltzer a une excellente r�putation.
Et je suis s�r que s'il avait �t� l�, il aurait pris soin de vous.
Je suis heureux de le savoir.
Il m'a �t� recommand� par une pharmacienne.
Je comprends.
Vous...
n'�tes pas des relations publiques, hein ?
Je suis l� pour rendre votre s�jour � Leipzig aussi agr�able que possible.
Je dirais que vous �tes un repr�sentant de la s�curit� de l'�tat.
Comme vous l'appeliez avant.
Vous �tes tr�s perspicace et tr�s astucieux.
Si perspicace que nous pouvons supposer que vous �tes un espion.
Je ne pense pas que vous puissiez songer � une telle chose.
- Je ne veux pas vous g�ner. - Pas de souci...
Essayons de nous comprendre.
Vous �tes un espion.
Un espion amateur.
Je suis aussi un chercheur amateur.
Je ne suis pas un repr�sentant de la s�curit� d'�tat.
Et au fait, �a s'appelle toujours comme �a.
Je suis un scientifique � ma mani�re.
Je travaille dans plusieurs commissions.
Je suis docteur en physique.
Donc, je connais votre travail.
Et mon p�re
�tait aussi un scientifique.
Bien s�r, Frank Heinzmann.
J'ai travaill� avec Klaus Fuks.
A-t-il eu une influence sur votre travail ?
Bien s�r, oui.
Ses travaux sur la m�canique quantique
ont eu beaucoup d'influence sur les scientifiques du moment.
Toute votre vie a �t� vou�e la science, non ?
Je crois.
Je n'ai pas beaucoup de temps pour d'autres choses.
Comme mon p�re, sans vie priv�e et sans temps pour votre famille.
Vous �tes un homme c�l�bre, qui a r�ussi,
c'est enviable.
Dites-moi, professeur, que savez-vous de Vladimir Groshenko ?
Groshenko...
Vladimir Groshenko.
47 ans, physicien.
N� � Vladivostok, en Russie.
Auteur de cinq livres.
Traduit par l'honorable James Bower.
Allez, je n'ai pas l'intention de jouer au chat et � la souris avec vous.
Cette affaire pourrait devenir grave.
Pour l'instant, ce n'est pas le cas. Dites-moi juste o� est Groshenko.
Ensuite, vous continuez vos vacances et je retourne � mon travail.
Je suis venu en Allemagne de l'Est
pour voir les travaux de restauration effectu�s au mus�e de Dresde.
Vous �tes un homme t�tu, hein ?
- Puis-je partir ? - Oui, bien s�r.
Mais je sugg�re que demain vous me fassiez
le plaisir d'une autre discussion.
Et avec le temps, professeur, vous me direz o� est Groshenko.
Avec le temps, M. Heinzmann vous me direz pourquoi je saurais o� il est.
18e si�cle ?
Oui, allemand du dix-huiti�me si�cle.
Et ici,
vous pouvez voir un faux Greco.
Il y avait un autre tableau en dessous.
Nous avons laiss� la t�te.
On voit en le passant aux rayons X la figure enti�re.
Cependant, la t�te a �t� laiss�e sur l'original.
Et ce tableau que vous voyez ici
c'est le m�me cas.
Nous avons laiss� les yeux et les deux mains.
Maintenant je vais vous en montrer un autre.
C'est un tissu de basalte tr�s endommag�.
- C'est tout que je peux dire. - Merci.
Le directeur vous recevra demain.
Bien.
C'est un homme chanceux de pouvoir contempler ces tableaux tous les jours.
Aimez-vous Tiepolo, professeur ?
En fait, je ne pensais pas sp�cialement � Tiepolo.
- Au revoir. - Au revoir.
- On se verra demain ? - Oui.
Au revoir.
Vous �tes en avance pour votre rendez-vous.
Je pensais que c'�tait plus t�t.
Oui.
- Est-il ici aujourd'hui ? - Oui, un moment.
- Le professeur Bower est l�. - Faites-le entrer.
Le m�decin va vous recevoir maintenant.
Merci.
Entrez.
Bonjour, professeur Bower.
Frieda, apportez l'analyse du professeur Bower.
Asseyez-vous s'il vous pla�t.
Merci.
Je vois que vous avez besoin d'une ordonnance.
Oui, pour du Carbason.
Oui.
Les analyses sont bonnes.
Vous avez besoin d'un peu de repos.
Avez-vous beaucoup voyag� ces derniers temps ?
Oui, pas mal.
Cela explique tout.
Ne parlez pas.
Il y a probablement des micros dans la pi�ce.
Ils m'ont arr�t� hier.
Cela m'est plus difficile de rencontrer Groshenko.
Nous ne devrons pas nous revoir.
Veuillez contacter mon infirmi�re si besoin.
Nous �changerons � travers elle.
Est-ce le mieux que vous pouvez faire ?
Il y a toujours des interf�rences.
Ils sont tr�s silencieux. Il va s�rement lui donner le microfilm.
Y a-t-il d'autres personnes dans le cabinet ?
Oui, Ingrid Weiss et Frieda Hoffman, des infirmi�res.
Mais elles sont s�rement impliqu�es aussi.
Et les patients ?
Tous les patients sont �galement impliqu�s.
Major, vous avez une maladie,
que je nommerai une infection de l'espionnite.
Je ne suis pas aussi instruit que vous.
Je n'ai pas eu la chance d'�tre le fils d'un grand scientifique !
Mais je connais mon m�tier, je suis un bon officier !
Calmez-vous, vous allez manquer quelque chose d'important peut-�tre.
S'il vous pla�t, je laisse ceci pour lui remettre avec les cl�s.
La 138, s'il vous pla�t.
Professeur Bower, je suis d�sol�.
Mais votre chambre a �t� donn�e
� une autre personne venue au congr�s des opticiens.
Nous devons vous d�placer au deuxi�me �tage, � la chambre 234.
C'est pas grave, tant que j'ai une salle de bain.
Oui monsieur.
M'avez-vous trouv� une chambre � Dresde ?
Oui, monsieur, au Planetarium Hotel.
Veuillez emmener le professeur � la chambre 234.
- Merci. - De rien.
Attendez.
All� ?
Service des chambres.
Passez-moi tout de suite la r�ception.
Service des chambres.
Je peux vous aider ?
Je n'ai pas faim.
Pouvez-vous me passer la r�ception ?
Je suis d�sol�e, monsieur, il n'y a personne � la r�ception.
Voulez-vous laisser un message ?
Oui...
ramenez ma cl� tout de suite.
Je dirai au concierge d'appeler d�s son arriv�e, monsieur.
Voulez-vous que je vous serve un repas en attendant ?
Non.
Trouvez le concierge et envoyez-le rapidement, s'il vous pla�t.
Rien de plus.
Professeur Bower.
Professeur Bower.
Nous sommes pr�ts pour votre rendez-vous.
Professeur Bower.
Professeur Bower.
Nous sommes pr�ts pour votre rendez-vous, professeur Bower.
Bower, Bower, Bower.
Nous sommes pr�ts pour votre rendez-vous, professeur Bower.
Professeur Bower. Professeur Bower.
Ne vous inqui�tez pas, ce n'est rien.
Ce n'est qu'un effet psychotrope du traitement.
Vous n'avez rien craindre.
Avez-vous du feu ?
Je vais vous donner un conseil.
Essayez de ne pas approcher le rayon d'argent.
Il peut...
causer de s�rieux dommages...
au cerveau.
Avez-vous du feu ?
Avez-vous de l'argent ?
Il y a une tendance � croire que tous les Russes
qui passent � l'Ouest sont des h�ros,
et que tous les Am�ricains qui viennent en Orient sont des tra�tres.
G�n�ralement, ceux qui vont en Occident d�couvrent
le moyen de r�soudre leurs probl�mes personnels.
Une alternative entre...
suicide et neurasth�nie.
Je ne vais pas devenir schizophr�ne.
Du moins pas aujourd'hui.
Pas ce soir.
En tout cas, je peux...
je peux distinguer...
ce qui est r�el...
et l'irr�el.
Jusqu'� maintenant.
La chambre est utilis�e pour
couper les gens de la r�alit� et les rendre plus mall�ables.
C'est navrant...
en outre, que vous ne puissiez rien obtenir avec Bower.
Oh, tu ne comprends pas, Peter.
En contr�lant ce qui se passe dans cette pi�ce,
on peut amener quiconque � douter de ses sens.
Certains cas prennent plus de temps que d'autres, parfois des mois.
Des mois ! Inutile avec Bower.
Pourquoi ?
Pas avec Bower...
il ne s'effondrera pas.
Il n'a pas le microfilm sur lui, ni dans sa chambre.
Cela d�montre qu'il n'a pas encore contact� Groshenko.
Et cette pi�ce n'est pas le moyen d'obtenir le microfilm.
Vous n'aimez pas comment la police g�re ce dossier ?
Pas du tout.
Que proposez-vous ?
Si vous m'avez fait venir ici pour obtenir le microfilm,
laissez-moi-le faire � ma fa�on.
Vous donner carte blanche ?
Oui.
Bower et moi avons beaucoup en commun.
Il y a une affinit� de caract�res en plus de notre pass� scientifique.
Je pense que je pourrais l'obtenir.
Beaucoup en commun,
affinit� des personnages.
Tu aimes toujours l'Occident, hein, Peter ?
D'une certaine fa�on, oui.
Je pense qu'une rencontre entre cerveaux est bonne.
En fait, on vient de prendre des dispositions
pour rencontrer les Am�ricains.
QUELQUE PART DANS LA ZONE OUEST
O� est la r�union ?
� Varsovie.
Les Russes veulent apparemment nous r�v�ler des choses
et �changer certaines informations scientifiques.
Peut-�tre qu'� Varsovie, on re�oit ce qu'on a envoy�
chercher � Bower en Allemagne de l'Est.
On devrait le sortir de l� ?
Non, pas encore, la r�union peut ne pas r�ussir.
En tout cas, qui sait ce que Groshenko a � dire.
Mais Bower voyage avec un visa officiel.
C'est une personne importante, ils n'oseront rien lui faire.
Ce qui m'inqui�te, c'est pourquoi Orlovsky
est all� � Leipzig, il ne va nulle part sans une bonne raison.
Et Groshenko n'est pas une bonne raison.
Peter, � partir de maintenant je vais vous surveiller de pr�s.
Je vais essayer de ne pas vous d�cevoir.
Rien de ce que vous ferez ne peut me d�cevoir.
Rien.
Merci.
Professeur Bower,
M. Heinzmann...
veut vous voir.
Quoi ?
M. Heinzmann veut vous voir.
Oh, b�nis soit-il.
O� ?
O� est ma cravate ?
O� est ma cravate ?
Ici.
OK, allez.
Comment allez-vous ce matin ?
�tiez-vous...
l'organisateur des divertissements que je...?
Je vois que vous avez conserv� votre sens de l'humour.
Je ne suis pas trop s�r de cela.
Je ne suis pas responsable de �a.
Voulez-vous vous rafra�chir ?
Vos affaires sont dans la salle de bain.
Quand vous serez pr�ts,
nous mangerons.
Je vais manger d'abord si vous permettez.
Tr�s bien.
Un peu de vodka.
Oui.
Qu'est-ce qu'ils esp�raient obtenir en me gardant dans cette pi�ce ?
Il �tait pr�vu que vous vous effondreriez
et les conduiriez � Groshenko.
Oui, c'est �a.
Maintenant, ils doivent revoir leurs m�thodes,
avec un homme de votre cat�gorie.
Pourquoi dire eux et pas nous ?
C'est eux, qui vous ont mis l�.
Oh, je comprends et vous m'en avez tir�.
Professeur, c'est vous qui avez commenc� et pas moi.
Si vous n'aviez pas corrig� les livres de Groshenko,
ils ne vous auraient pas envoy� ici.
Personne ne m'a envoy�.
Professeur, que diriez-vous ?
Si je vous disais...
que Groshenko est mort ?
Il est mort.
Ils lui ont tir� dessus alors qu'il tentait de s'�chapper.
Bon...
je suppose que l'affaire est close.
Votre travail est termin�.
Non,
il a �t� abattu apr�s avoir remis le microfilm � son contact.
Mais votre travail est termin�.
Votre gouvernement ne vous utilisera pas
comme gar�on de courses. Un agent livrera le microfilm.
Il est �vident qu'ils vous ont envoy� ici
parce que Groshenko voulait vous parler.
Donc, vous �tes...
libre de partir.
Vous pouvez partir d�s aujourd'hui si vous le voulez.
Non...
j'ai encore quelques jours � rester � Leipzig.
Apr�s l'exp�rience de la nuit derni�re, vous resteriez parmi nous.
Je ne suis pas venu ici,
pour go�ter au charme de la chambre 234.
Entrez.
Merci.
C'est �trange...
votre visa a expir�.
Expir� ? J'ai un visa pour quinze jours.
Trois jours.
Je l'ai vu moi-m�me.
Qu'est-ce que c'est...
quelqu'un a falsifi� ce visa.
Je ne sais pas, regardez, vous.
Je ne comprends pas.
Erika.
Je peux partir et puis je ne peux plus. Qu'est-ce que �a veut dire ?
Ne vous inqui�tez pas Je vais arranger �a.
Erika.
Dites que...
le professeur Bower est libre de se d�placer dans toute la ville.
Qu'il soit trait� comme mon invit�,
le droit de faire des conf�rences, m�me en dehors de la R�publique,
rien de plus.
Est-ce que �a vous convainc, professeur ?
Me convaincre ?
- Groshenko est mort ? - Oui.
Qu'est-ce qui se passe ici ?
Qui a ordonn� cela ?
N'as-tu pas de mani�res ?
Pourquoi vous a-t-on �t� form� ?
Pardon.
Dehors !
Le professeur Orlovski.
Un moment s'il vous pla�t.
Je pensais que vous alliez me laisser traiter �a � ma fa�on.
� cause de cette mesure ?
Oui.
C'est une mesure de pr�caution.
Bien que nous n'ayons pas le microfilm,
on veut garder le Pr Bower dans ce pays l�galement.
Mais comment cela vous affecte-t-il ?
Je lui ai dit que j'arrangerais �a.
C'est ce que je pensais que vous feriez.
Que voulez-vous dire ? Qu'attendez-vous de moi ?
Peter, avez-vous une id�e de la raison pour laquelle
vous avez �t� choisi pour mener � bien cette mission ?
Bien s�r, pour prot�ger Groshenko et Bower
de la police et obtenir le microfilm sans incident.
Non.
�coutez.
Nous savions...
que Groshenko venait � Leipzig, oui ?
Nous savions aussi qu'il insisterait pour y rencontrer le Pr Bower.
Eh bien,
pourquoi pensez-vous qu'on a rendu la chose aussi facile
et l'avons laiss� aller si loin ?
On veut qu'il attire le Pr Bower en Allemagne de l'Est
et le place dans une position vuln�rable.
Vous voulez dire que vous auriez pu arr�ter Groshenko � Kiev ?
Bien s�r.
Alors, il n'�tait pas n�cessaire de le tuer.
Disons que Groshenko a dur� aussi longtemps que n�cessaire.
Il a dur� aussi longtemps que n�cessaire.
Quel genre de mission est-ce ?
Pierre...
vous avez �t� choisi pour cette mission
parmi tous les candidats,
parce que vous �tiez
le plus susceptible de devenir ami avec le professeur Bower.
Je vous observe tous les deux depuis longtemps.
Vous � Kiev et avant �a,
et Bower depuis que je suis �tudiant
au MIT.
Vous voulez que Bower d�serte, non ?
Et que ce soit moi qui tente...?
Oubliez.
Bower ne d�sertera jamais, jamais.
Je veux juste que vous deveniez son ami.
Pour quel genre d'homme me prenez-vous ?
Me demander de faire un travail si avilissant.
Devenir ami avec un homme et le trahir ensuite.
Pr�f�reriez-vous trahir votre pays ?
Trahir votre estime.
Arr�tez ces absurdit�s, vous savez quelle est mon opinion.
Je vous ai promis ce microfilm
et c'est tout.
Cette nouvelle demande est d�plac�e.
Je ne vous demande pas de le faire, Peter.
Je n'attends pas non plus votre r�ponse.
Pr�f�reriez-vous
passer le reste de votre vie en tant que superviseur
d'une usine �lectrique ?
Un homme de votre cat�gorie, non.
Vous avez des opportunit�s, Peter.
Votre avenir en tant que chercheur scientifique peut devenir r�alit�.
C'est une chose terrible, que vous me demandez.
Vous le ferez, Peter.
Eh bien, je ne peux pas y penser autrement.
Aujourd'hui, vous �tes un scientifique
gr�ce � moi,
et � l'�tat qui vous a �duqu� vous,
et votre p�re.
Il n'y aura pas de discussions.
Vous ferez ce que l'on attend de vous,
et vous allez bien le faire.
Alors,
alors vous aurez votre r�compense.
All�,
Mlle Hoffman.
C'est le professeur Bower.
Bonjour, professeur.
Comment allez-vous ?
Bien,
bien qu'un peu seul.
Voulez-vous aller � un concert ce soir ?
Vous voulez m'adopter ?
J'aimerais.
Tr�s bien, nous nous retrouverons � l'entr�e de l'op�ra � 20h15.
Je peux arriver un peu en retard, j'ai beaucoup de choses � faire.
C'est bien, je vous attendrai.
� ce soir.
Professeur Bower.
Bonsoir.
Quelle surprise de vous retrouver ici.
Mlle Hoffman.
�a va ?
- Vous vous connaissez d�j� ? - Non.
Toute personne � ma place reconna�trait
une collaboratrice du Dr Saltzer.
Pouvez-vous me faire l'honneur de d�ner avec moi ce soir ?
On ne peut pas, peut-�tre une autre fois.
D�sol�.
Bonsoir.
- Mlle Hoffman. - Bonsoir.
Voulez-vous manger quelque chose ?
Oui, mais tous les restaurants sont ferm�s.
J'ai du goulash � la maison.
Nous sommes arriv�s.
C'est tr�s beau.
C'est petit.
Mais confortable.
C'est le professeur Bower.
Violetta et Heidi
Comment allez-vous ?
Le goulash est pr�t.
Vous le trouverez dans le four.
Merci, tr�s gentil.
- Bonne nuit. - Bonne nuit.
Nous partageons l'appartement.
De la bi�re ou du vin ?
Bi�re.
Mon frigo.
O� ai-je mis le d�capsuleur ?
Je l'ai trouv�.
Merci.
Il fait froid � l'int�rieur.
Vous avez froid ?
Non.
La police,
ils montent.
Ils nous ont suivis.
Ils ne savent rien, sauf qu'on est deux personnes qui veulent �tre seules.
Oui.
Enlevez votre veste, tout, rapidement.
Vite
Le Pr Bower est-il ici ?
Oui.
D�sol� de vous d�ranger � cette heure de la nuit, professeur.
Mais,
M. Heinzmann...
veut vous voir imm�diatement.
Je vais y aller imm�diatement.
Maintenant ?
Oui maintenant.
Professeur, vous feriez mieux de mettre vos chaussures.
Il fait froid dehors.
O� sommes-nous ?
Bonne nuit.
Pourquoi m'ont-ils amen� ici ?
Asseyez-vous.
Pourquoi suis-je ici ?
Merci Major, c'est tout pour ce soir.
Voulez-vous du caf�, du brandy ou autre chose ?
Pourquoi m'avoir arr�t� � cette heure de la nuit ?
Mlle Hoffman, est une femme attirante, non ?
La trouvez-vous attirante ?
Vous voulez parler de Frieda Hoffman ?
Aujourd'hui, vous m'avez dit que je pouvais circuler librement en ville.
Est-ce que l'appartement de Frieda Hoffman est hors limites ?
Frieda Hoffman est libre de se divertir avec qui elle veut.
Qu'elle vous ait choisi,
cela semble trop parfait.
Je suis heureux.
Vous m'avez amen� ici ?
Pourquoi ?
- Vous poser une question. - Laquelle ?
Dites-moi, professeur,
qu'est-ce que fait qu'un homme,
qui fait une chose, qu'il ne devrait pas faire ?
Qu'est-ce qui vous fait devenir un jouet et vous fait faire des choses
qui vont � l'encontre de vos principes moraux ?
Dites-moi...
Professeur, dites-moi pourquoi vous vous �tes engag� ?
Pourquoi avez-vous accept� d'�tre utilis� ?
Oui, pourquoi je l'aurais fait ?
Quelque chose de plus ?
Rien de plus.
Bien.
Heinzmann est probablement impliqu� dans quelque chose
qu'il ne peut pas contr�ler.
Comme moi.
Faut-il parler de Heinzmann ?
Non.
Puis-je voir le Dr Saltzer ?
Ce soir � 20h30.
Bien.
Vous vous rencontrerez dans une synagogue.
- Une synagogue ? - Oui.
Ingrid va vous amener,
car ils me surveillent en permanence.
Que ferez-vous le reste de la journ�e ?
Le dimanche, c'est un jour de repos m�me en Allemagne de l'Est.
Alors, nous pourrons le passer ensemble.
- Bonsoir. - Salut.
- Bonsoir. - Salut.
- Salut. - Salut.
- Salut. - Salut.
Regardons ici.
- Bonsoir. - Bonsoir.
- Bonsoir. - Bonsoir.
Allez, Tommy, on doit partir.
- Au revoir. - Au revoir.
� qui est cette veste ?
Elle m'a �t� donn�e par un pr�tre hongrois.
Qu'est-ce que tu lis ?
Laisse-moi voir.
Non.
C'est r�v�lateur de savoir ce qu'on aime lire.
Scandaleux !
Tu vas finir au goulag.
Maintenant je sais tout de toi.
Qu'est-ce que je peux y faire ?
Il n'y a plus de myst�re.
Je me sens nue.
C'est pas grave. Plut�t formidable.
Et qu'est-ce que tu lis ?
Qu'est-ce que je lis ?
Des livres.
Einstein,
Schopenhauer,
ce genre de b�tises.
Dosto�evski.
Oui, Dosto�evski.
- Kafka. - Bien s�r.
Vous �tes trop s�rieux, M. Bower.
Nous avons tous des d�fauts.
Oui.
- Tout le monde. - Dans sa globalit�.
J'ai envie de pleurer.
Je ne vais pas t'arr�ter.
Et rire.
Donne-moi quelques secondes et descends l'interrupteur.
Compte trente.
Cela me donnera du temps.
Et remets-le.
Je reviens vite.
Enfin.
Professeur Bower,
voici le microfilm, dans le crayon.
Je suis d�sol�, mais nous ne pouvions pas vous le donner avant.
Ils ont tu� Groshenko, n'est-ce pas ?
Oui...
mais je l'ai vu peu de temps avant.
Nous ne devrions pas rester ici.
Ils peuvent d�couvrir que vous n'�tes plus avec Frieda.
- On se reverra. - S�rement.
Ingrid et moi sortirons par-derri�re.
- Adieu, professeur. - Adieu.
Merci.
Bonne chance.
C'est �trange de vous voir ici.
Je dirais la m�me chose.
Je ne savais pas que vous �tiez juif.
Mon p�re l'�tait, vous ne le saviez pas ?
Mais je ne savais pas non plus que vous �tiez juif.
Vous ne me l'avez pas demand�.
Est-ce la seule raison pour laquelle vous �tes venu ici ?
Bonsoir, M. Heinzmann.
Le docteur Saltzer va bien ?
Oui, �a va.
Pourquoi Heinzmann n'a-t-il rien fait ?
Il ne voulait qu'on sache qu'il �tait juif.
Tu sais,
les communistes sont durs.
et sont...
fondamentalement antis�mite.
C'est peut-�tre la premi�re fois
que quelqu'un est sauv� en Allemagne de l'Est
sous pr�texte qu'il est juif.
- Vous �tes Frieda Hoffman ? - Oui.
- Avez-vous vu le Dr Saltzer ? - Non, pas aujourd'hui.
- S'il vous pla�t, venez avec moi. - Pourquoi ?
Allons-y s'il vous pla�t.
Continuez.
Mlle Hoffman !
L�chez-moi !
Mlle Hoffman !
Qui est le responsable ?
- O� est Saltzer ? - Laisse-moi parler.
Je veux vous voir dans mon bureau de suite,
pour vous poser quelques questions.
Il est mort.
Apportez ces affaires et faites ce qu'il faut.
Allez, on va parler, Peter.
Qu'est-ce qui se passe ?
Le Dr Saltzer est mort.
Appelle Tommy.
Pourquoi Tommy ?
Appelle Tommy.
Bonjour.
Bonjour.
Excusez-moi,
j'essaie de trouver...
un marteau, voyez-vous.
Un quoi ?
Un marteau.
Asseyez-vous.
Vous �tes venu parce que vous pensez toujours que je suis un espion.
Et ensuite ?
Vous �tes venu pour �a ?
Eh bien,
c'est inutile.
On n'aurait pas donn� cinq centimes � Groshenko.
Il y a trois ans, cela aurait peut-�tre valu la peine.
Et maintenant,
vous pensez pouvoir me rendre mon passeport ?
Est-ce que vous vous rendez compte
qu'en me donnant cela, vous pourriez �tre mis en prison ?
L'accusation serait...
L'espionnage.
Et vous serez accus� de quelque chose aussi.
Le meurtre d'un de vos scientifiques ?
Je n'ai tu� personne.
Je pensais que vous aviez d�j� compris que je n'�tais pas un policier.
Merde, Heinzmann,
vous saviez pour le travail de Groshenko,
vous saviez qu'ils allaient le tuer !
Groshenko n'�tait rien.
�tait rien ?
C'�tait un homme m�diocre.
Peut-�tre que vous oubliez que j'ai traduit ses �uvres.
Ses travaux ont �t� �crits pour lui
par une �quipe d'hommes de l'Universit� de Kiev.
Groshenko �tait un opportuniste.
Il a profit� de la situation, comme vous en traduisant ses �uvres,
pour arriver au sommet.
Ce n'�tait pas un homme honn�te.
�tiez-vous � Kiev ?
Oui.
Et vous l'avez aid� � �crire ses livres ?
Oui.
Voyez professeur,
la belle vie en Russie
�tait sur le point de se terminer pour M. Groshenko.
Il l'avait bien compris.
C'est pourquoi il a microfilm� toutes ces informations
pour les vendre � l'Ouest.
Il allait exploiter l'Occident
de la m�me mani�re qu'il avait exploit� son pays.
Je dois admettre
qu'il devient un personnage sans int�r�t.
Et maintenant vous et moi
nous sommes importants.
Vous et moi ?
Nous avons fait Groshenko.
En tant qu'�tudiant, j'ai fait la majeure partie
de son travail et vous avez traduit mon travail,
pour lui faire avoir l'estime
de toute la communaut� scientifique.
C'est un lien entre nous.
Ils n'�taient pas int�ress�s par le microfilm, hein ?
Ils �taient int�ress�s par autre chose.
Moi.
Ce n'est pas vrai ?
Professeur, vous avez �crit
un article publi� dans Humanities,
La science �tait apolitique.
et que les scientifiques
n'�taient pas des nationalistes.
Qu'ils ne devraient pas l'�tre.
Alors vous ne devriez pas �tre nationaliste.
Professeur, le futur est ici.
Je veux mon passeport.
Installations, fonds, la libert� de faire ce que vous voulez.
Nous pourrions travailler ensemble.
Je n'ai pas l'intention de me laisser manipuler.
Professeur, je ne veux pas vous manipuler.
On a tous les deux �t� manipul�s par nos gouvernements,
ce sont eux les manipulateurs.
Et nous allons les manipuler aussi.
Aujourd'hui, en ce moment,
des repr�sentants de votre gouvernement
et des repr�sentants de l'Union sovi�tique,
Se r�unissent � Varsovie.
Ils prennent de la...
Vodka, se racontent des histoires
et partagent des secrets.
Et �changer
des informations scientifiques qui ont plus de valeur que cela.
Nous avons �t� utilis�s
pour rien.
Pour une b�tise.
Bon,
tout est fini.
Vous avez le microfilm.
Pourquoi ne me donnez-vous pas mon passeport ?
Si vous restiez et travailliez ici, vous pourriez...
obtenir bien plus que cela.
Vous n'�tes pas un patriote.
Ce ne peut pas �tre la raison.
Je veux juste mon passeport.
Je l'ai ici.
Merci.
Une chose,
ils ont accord� le visa
pour demain, s'il vous pla�t, n'essayez pas de partir avant.
Je pense que ce serait mieux que je vous accompagne � Berlin,
pour vous faire traverser la fronti�re.
Ce serait mieux.
Je vous appellerai demain.
Tr�s bien.
R�vez � moi, vous attendant � la fronti�re.
Je pense que nous nous sommes connus dans de mauvaises circonstances.
Adieu.
� bient�t.
Jim, je sais que c'est dangereux pour nous deux, mais
si tu ne pars pas ce soir
tu ne partiras jamais.
Je pense qu'il serait pr�f�rable
de renoncer � l'id�e de partir ill�galement.
Le Dr Saltzer a �t� abattu dans la rue ce matin.
Et Heinzmann �tait pr�sent.
Il y a eu d'abord Groshenko, puis Saltzer.
Tu ne peux pas faire confiance � Heinzmann.
Et pourquoi Heinzmann m'a-t-il rendu mon passeport ?
Et pourquoi l'ont-ils accord� pour demain ?
Pourquoi ?
Qu'est-ce que �a change pour eux ?
Sinon qu'ils pensent t'arr�ter ce soir.
Ils auraient pu m'arr�ter cet apr�s-midi, quand ils le voulaient.
Oh, Jim, supposons que Heinzmann veuille �tre ton ami.
Il ne dirige pas les choses.
Quelqu'un au-dessus pourrait tout changer.
Ce matin il n'�tait pas seul. Il y avait un Russe avec lui.
Il lui a dit tout ce qu'il devait faire.
Un Russe.
Tommy, peux-tu me rendre un service ?
Bien s�r.
Viens dans 10 minutes.
Dix minutes, j'ai beaucoup � faire.
On a une heure de route...
jusqu'au poste de contr�le de Kohgen.
Ensuite, tu vas te cacher dans le coffre.
Tout ira bien.
Et que se passera-t-il
� ton retour ?
Si tu r�ussis,
je reviendrai quand m�me.
Votre passeport, s'il vous pla�t.
Il appartient � un homme.
Oui, c'est pour un ami.
Il devait livrer le g�teau au commandant de Magdebourg.
Venez au poste de contr�le.
Par ici.
Bonsoir.
Bonsoir.
Qu'y a-t-il camarade ?
Elle conduit avec le passe d'un ami.
Est-ce qu'elle est seule ?
Oui.
Il vaut mieux appeler le central.
Que contient la bo�te ?
Regardez vous-m�me, camarade.
Pour le commandant de la Division D.A.47.
Le commandant vit bien, non ?
Poste de garde 20.7.A.
Il y a une jeune fille qui dit qu'elle doit livrer un g�teau
au commandant de Magdebourg.
Commandant Esbeln ?
Oui.
De Leipzig ?
Elle voyage avec le passe d'un de ses amis.
Oui monsieur. Merci monsieur.
Tout en ordre ?
Oui, je vais v�rifier le coffre.
Allez, le commandant attend son g�teau.
Il n'y a rien � l'int�rieur.
C'est bon.
Merci.
Bower et la fille sont partis.
Parti ? O� ?
O� ? Ils ont fui,
gr�ce � ton z�le brillant dans cette situation,
on va avoir maintenant un scientifique,
tu� � la fronti�re !
Nul !
On doit les arr�ter.
Les arr�ter ? Tu partiras d'ici l�galement. Demande � tes chefs.
Si tu essaies de traverser la fronti�re, tu es un homme mort.
Merci beaucoup, Peter.
Donnez-moi une carte.
Un moment, donnez-moi la carte de Magdebourg.
Ont-ils laiss� des indices ?
Quelqu'un qui correspond � la description de Frieda Hoffman
est pass� � un contr�le de la police.
En direction de la rivi�re.
Oui.
Il va o� ?
- Bonjour, M. Ritter. - Bonjour.
Frieda, vous ne pouvez pas rester ici.
Vous devez rentrer avant l'expiration de votre passe.
Oui je le sais.
Tout va bien.
Je dois y aller.
Pars.
Salut.
On est � quelle distance de la fronti�re ?
� environ cinquante kilom�tres par l'autoroute.
Il y a �a.
Mais vous ne pouvez pas le prendre, c'est trop risqu�.
C'est pr�f�rable de vous changer avant que les ouvriers n'arrivent.
Essayez l'un d'entre eux.
Ensuite, vous boirez une soupe.
Quand pourrais-je partir d'ici ?
Seulement la nuit.
Aujourd'hui ou demain.
Regardez, c'est plein de soldats.
- C'est tr�s bien. - Merci.
Ouais.
Allons-y.
Asseyez-vous.
Dites-moi.
Qui sont ces gens ?
Ils travaillent dans une ferme, de l'autre c�t� de la rivi�re.
Ne pourrais-je pas aller avec eux ?
Vous seriez en danger
car il y a un poste de contr�le de l'autre c�t�.
Pr�s d'Elbe ?
Oui.
Mais si vous allez avec eux,
rappelez-vous
qu'il y a un petit canal et une �cluse.
Lorsque vous y arrivez,
continuez en aval, environ soixante kilom�tres,
et ce sera � la fronti�re.
Voulez-vous prendre le risque ?
Oui.
D'accord,
prenez mon v�lo.
Mais ne partez pas avant leur d�part.
- Salut. - Bonjour Hans.
- Que fais-tu ici ? - On cherche un agent am�ricain.
Un Am�ricain ?
Tu veux une bi�re ?
�a m'irait bien.
Tu penses vraiment qu'il y a un Am�ricain par ici ?
Je le pense.
Ce sera probablement comme la derni�re fois.
Il y a deux ans, tu n'�tais pas encore l�. Il y avait Walter.
Eh bien, l'alarme a retenti.
"Agent ennemi traversant la rivi�re."
Ils avaient tu� un cochon.
Il �tait tomb� dans la rivi�re et avait d�clench� l'alarme.
H�, les gosses, sortez votre chien d'ici.
M. Heinzmann ?
Oui.
On vous attendait.
Avez-vous des nouvelles de l'Am�ricain ?
Quelqu'un a vol� un bateau.
- Un bateau ? - Oui monsieur.
Si on prend un bateau, combien de temps faut-il
pour arriver � la fronti�re avec le courant ?
Si le courant est en votre faveur, cela prendra environ deux heures.
- Peut-on le rejoindre en voiture ? - �a prendrait une demi-heure.
Eh bien, montrez-moi le chemin.
Quoi ?
Il y a une demi-heure ?
Cela peut �tre lui.
Vous �tes M. Heinzmann ?
Oui, pourquoi ?
J'esp�re qu'il n'est pas votre ami.
Que se passe-t-il ?
Quelqu'un a vol� un bateau, trente kilom�tres plus bas.
Je vous rappelle.
Il va au champ de mines, nous devons l'arr�ter.
La rivi�re est pleine de mines ?
Oui, toute la rive gauche.
�clairez la rivi�re avec les projecteurs.
Ne tirez pas !
- Vous �tes devenu fou ? - Je leur interdis de tirer !
Qui a dit que vous pouviez donner des ordres ?
Ils feront exactement ce que je dis.
�coutez, Bower,
c'est moi Heinzmann.
La rivi�re que vous traversez est min�e.
La rive gauche est totalement min�e.
Tourner � droite, Bower.
Croyez-moi, s'il vous pla�t. Venez ici.
Les mines !
Bower, les mines !
Quittez le bateau, sautez !
Rapprochez-vous.
Allez, monte.
Allons-y.
S'il te pla�t,
assieds-toi.
Peter, je ne peux pas te dire � quel point
je suis heureux que tu lui aies sauv� la vie.
Je n'aurais pas non plus planifi� une meilleure fin
pour le voyage du professeur Bower.
Frieda se faisait du souci pour lui,
l'a rendu irresponsable et il s'est enfui.
Son inqui�tude lui a fait traverser la fronti�re.
J'en suis s�r.
Peter,
Peter, je vais t'envoyer...
en Am�rique.
L'Am�rique ?
Oui, l'Am�rique.
Vous plaisantez.
Malheureusement pour toi, Peter,
nous n'en avons pas fini avec le professeur Bower.
Pas encore.
Je ne comprends pas.
Peter,
ton...
amiti� avec le Pr Bower pour lui avoir sauv� la vie,
va nous profiter.
Bien.
Mon plan est tr�s simple.
Tu iras en Am�rique dans quelques semaines.
Le temps pour tes blessures de gu�rir.
Des blessures ?
Peter, tu vas devenir un h�ros.
Un homme qui peut faire tout ce qu'il veut.
Tu iras en Am�rique, tu entreras en contact avec le professeur Bower.
Et il te dira tout ce que nous voulons savoir.
Je vois.
Bien s�r.
Tu lui as sauv� la vie, non ?
Tu l'as aid� pendant qu'il �tait ici.
Vous �tes amis.
Il te dira.
Il t'apprendra...
et t'apportera tout.
Jamais.
Oh oui, �a ira.
Parce que tu auras la preuve
que tu as d�sert� de l'Est,
pour �tre avec lui et travailler avec lui.
Viens avec moi.
Tu arriveras
couvert de blessures par balle
que tu auras re�u en fuyant vers l'Ouest.
Professeur...
En utilisant des m�thodes scientifiques,
on va te tirer dessus sans te faire de mal.
Donc, tu para�tras au Pr Bower
comme Peter Heinzman le d�serteur.
QUELQUE PART EN ALLEMAGNE DE L'OUEST
Sa nomination devant le consulat am�ricain a �t� report�e � 11h30.
Je vais vous d�poser � la station de taxis.
Merci.
Ce sera le d�but de plusieurs mois d'enqu�tes
et de clarifications, vous devez le comprendre.
La seule pr�cision que j'ai re�ue,
c'est que je peux enseigner l'allemand dans une �cole du Midwest.
Ne t'inqui�te pas, de bons cerveaux sont toujours n�cessaires.
Tu obtiendras les permis.
Pensez-vous que j'aurais assez de permis pour faire de la recherche ?
D'abord, on vous ram�ne en Am�rique et ensuite nous nous en occuperons.
On se voit cet apr�s-midi ?
� 19h30.
Encore merci.
� bient�t.
Restez � l'�cart s'il vous pla�t.
Ne le bougez pas !
Ne le bougez pas !
Doucement.
Peut-�tre...
que c'est mieux comme �a.
Qu'entendait-il par "peut-�tre que c'est mieux comme �a" ?
En m�moire des victimes de la guerre.
Traduction ???? Scindage et corrections zundertaker
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