All language subtitles for Kleine Teun - Le P tit Tony (1998) Franc,ais

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Original subtitles

Le p'tit Tony

Vinny, on peut avoir la paix ici ? Qu'est-ce qu'il y a ?

La fille a encore cassé des assiettes.

Qu'est-ce que tu lui as dit ?

Je ne l'ai plus vu depuis le petit-déjeuner.

Je dois aller travailler.

Oui, ne sois pas en retard.

Je serais rentré pour dîner.

Tu veux du poulet ?

Ça va durer encore longtemps ?

- Il a dit ça ? - Non, c'est moi.

- Ça va durer encore longtemps ? - Quoi ?

- Lire les sous-titres pour toi. - Allez. Je perds le fil...

- Tu pourrais prendre des cours. - Oui, en ville...

Oui.

- Brand, je le veux vraiment. - Pas en ville.

Des cours à domicile, alors. Avec un précepteur.

Pour que tu flirtes avec lui...

C'est Léna.

Elle va t'apprendre à lire.

Qu'est-ce que ça dit ?

Qu'est-ce que ça devrait dire ?

- Cou. - Oui.

C-O-U.

Répétez après moi.

Je vais aux toilettes.

STORNEBRINK ÉCRANS DE PROTECTION SOLAIRE

Alors ?

- Raconte-moi. - Quoi ?

- Comment ça s'est passé ? - Bien.

Une gamine comme ça, me faire la classe !

J'ai 45 ans, bon sang !

Tu le fais pour moi.

Brand ?

Il va faire chaud ?

C'est ce qu'ils ont dit.

Dictée.

Les animaux ont faim.

Les animaux...

...ont faim.

Point. À la ligne.

Où est Gilles le fermier ?

Point d'interrogation.

...le fermier, point d'interrogation.

À la ligne.

Il est endormi.

Un demi-kilo de rognons.

Et qui voilà ? Dans sa poussette ?

Quel trésor. Garçon ou fille ?

- Un garçon. - Tu es un garçon ?

Oui. Un grand garçon.

- Tenez. - Merci.

C'est rigolo ? Oui.

Je peux le prendre ?

Allez-y.

Salut. Tu détends tes petites jambes, hein ?

Regarde, des nouilles.

C'est de la soupe.

Extra épaisse.

Tu seras heureux à mon retour ? Je suis heureuse aujourd'hui, et toi ?

- À ton retour. - Tu n'es pas heureux maintenant ?

Non, mais j'ai encore toute la journée.

Je l'aiderai.

À quoi ?

À être heureux aujourd'hui.

Ne touche pas aux rognons.

Léna, je n'aime pas ça. Tu ne me connais pas, d'accord ?

Laisse-moi tranquille.

Je vous apprends à lire et écrire, c'est tout.

Vous attendez autre chose ?

Je peux voir un de tes seins ?

Un sein ?

Un sein.

Le gauche. Je m'imaginerai l'autre.

Paysan !

J'ai pris le mauvais sac.

Embrasse-moi et dis-moi que tu m'aimes.

Je t'aime.

- Je me sens comme un gamin. - Ça sera une belle journée. Vraiment.

On y va ?

Je dois aller aux toilettes.

Brand ?

Oui ?

- Un pneu crevé. - Un pneu crevé ?

Oui.

J'arrive.

Foutue voiture.

Vous voulez un sandwich aux rognons ?

Non, merci.

Avec du poivre et du sel. C'est délicieux.

Non, vraiment.

Vous avez de l'aspirine ?

Migraine ?

Un peu.

Ne prenez pas d'aspirine.

C'est mauvais pour l'estomac. Il faut manger.

C'est la faim, votre problème.

Je n'ai pas faim.

- Prenez un morceau de pain. - Je préfère une aspirine.

Je ne vais pas vous donner un mauvais remède.

Asseyez-vous. Je vais vous masser.

- Ça ne marche jamais avec moi. - Avec moi, ça marchera.

Je n'aime pas être touchée par des étrangers.

- Je peux vous poser une question ? - Oui.

Que veut Brand ?

Je ne discuterai pas de lui.

Vous me haïssez ?

Non.

Alors, nous devrions en parler, non ?

Pourquoi ?

- Pour évacuer cette tension entre nous. - Tension ?

- Vous savez de quoi je parle. - Il n'y a aucune tension.

Je veux juste alléger l'atmosphère.

Salope !

Sale pute hypocrite !

Ne me sous-estime pas.

Je pourrais te maudire. Mais je ne veux pas...

J'agis autrement.

Je t'encourage.

Voyons si tu peux avoir Brand.

Je pars.

Aguiche-le quand il écrit dans son cahier.

Montre-lui ton cul !

Léna.

Je serai gentille demain.

"Ha ha", rit Nico.

"Quelle bonne...

...blague."

Très bien. À lundi.

Léna, une minute...

Elle te plaît ?

Elle te plaît ?

Qu'est-ce que vous voulez ?

Que tu la portes.

Elle est à Keet ?

- Elle ne lui va plus. - Je ne peux pas.

Tu n'auras pas à la porter ici.

Quel intérêt si je la porte ailleurs ?

- Vous voulez me voir avec, non ? - Oui.

Rangez-la. C'est hors de question.

Porte-la à l'église.

- L'église ? - Oui.

Je n'y vais jamais. Je suis athée.

Oui, mais on ira dimanche.

Et Keet ?

Keet ne va pas à l'église !

Brand, j'aimerais.

Mais, j'ai peur.

Keet n'en saura rien.

- Un autre endroit, alors. - Non.

- Pourquoi pas ? - Impossible. L'église ou rien.

- Tiens. Dimanche, messe de 11h00. - Je ne veux pas.

S'il te plaît.

Je ne veux pas.

Mais nous avons rendez-vous.

Parfait. Nous poursuivrons lundi.

- On vient de finir. - Il fait de son mieux ?

Oui.

À dimanche.

Léna, attends.

J'ai un cadeau pour toi.

Elle te plaît ?

Tu vas lui donner cette robe ?

Oui.

C'est ma préférée !

Une vieille robe qui ne me va plus ?

- Je la regarde de temps en temps. - Quel est le problème ?

- J'ai abattu une chèvre pour ça. - Bien...

Tiens, Léna. C'est à toi.

Merci.

Tu crois que je ne sais pas ce que tu as derrière la tête ?

Non.

- Je ne suis pas d'humeur. - Mets-toi d'humeur, alors.

- Je dois partir. - Pourquoi ?

- Acheter de la peinture. - Mais c'est Pâques !

Bleeker en aura sûrement.

Brand, c'est Pâques.

- J'ai caché les œufs. - Je vais chez Bleeker d'abord.

Très Saint-Père,

Dieu tout puissant et éternel,

pour rendre justice à ta grâce,

pour ta bénédiction,

nous te remercions,

éternellement.

Car, lors du jeûne,

tu nous préserves du Démon,

tu nous guides vers toi,

tu nous rends vertueux,

et tu nous donnes...

Quelle couleur ?

Bleu.

Clair ou foncé ?

Bleu clair.

Et jaune.

Jaune foncé.

Chaud.

Très chaud.

Y a rien.

J'ai dit "très chaud".

J'ai pas dit "brûlant".

Chaud... Chaud, chaud.

Brûlant.

Brûlant.

Vraiment brûlant.

Brûlant !

Froid.

Froid.

Froid !

Ouvrez votre cahier. Dictée.

- Encore ? - Oui.

"Avez-vous payé votre souscription ?" demanda le trésorier.

Souscription ?

- "Oui", mentit Win. - Pas si vite.

Le trésorier lui jeta un regard condescendant.

Condescendant ? Ce n'est pas trop difficile ?

"Je plaisante", dit Win, en sortant son portefeuille.

Portefeuille ? Voyons, Léna !

Le trésorier soupira et fixa l'aquarelle

- kaléidoscopique sur le mur. - Kaleido... Qu'est-ce qu'il y a ?

Rien. Je fais cours.

Tu me persécutes !

Il ouvrit sa boîte en acier galvanisé...

Tu me persécutes ! Qu'est-ce qu'il y a ?

J'étais à l'église, au rendez-vous.

Keet a tout fait foirer.

Comme une idiote, j'étais à l'église !

Église. Quel drôle de mot dans cette maison.

Enfoiré de Stornebrink !

- Lui et ses blagues idiotes. - Keet, mon cœur...

Brand, chéri...

Passons une soirée agréable.

On mangera du poisson, et on regardera la télé.

On va faire tout ça. Pourquoi ne pas inviter Léna ?

Il n'y a pas assez à manger.

Le frigo est vide. Voilà pourquoi !

C'est arrangé. Keet est d'accord.

S'il te plaît !

C'est bon, Keet.

Quoi ?

Cette crème.

Ça vient d'une bouteille.

Un homme a emménagé dans cette maison.

Quelle maison ?

La maison vide.

Quel genre d'homme ?

Un homme normal.

Intelligent...

Avec une jolie voix.

- Une voix de radio. - Intelligent ?

- Il va passer demain. - Non, il ne passera pas.

Je ne veux pas voir ce séducteur ici !

Alors, il ne viendra pas.

- Je m'en vais. - Le repas n'est pas fini.

Tu veux être ma putain ?

Que tout soit clair ?

Je te paierai.

- Qu'est-ce que tu lui as raconté ? - Rien.

Pourquoi elle pleure ?

Aucune idée.

Elle s'est juste mise à pleurer ?

- Elle vient de la ville. - Alors ?

Ils pleurent plus facilement.

Je dois agir comme ça. Comprends-moi...

Vous pouvez pas parler ?

Tu as essayé la robe ?

Pas à moi. Ensemble !

JE T'AIME

Je me sens mieux.

Café et gâteau. Et aucune rancœur.

Je me fais des idées.

Brand est un abruti.

Ça ne vient pas de Brand. C'est chez moi.

- Qu'est-ce qui ne va pas ? - Ne parlons pas de ça !

Léna est une enseignante. Respectons sa vie privée.

Ne sois pas idiot. Je m'intéresse à Léna.

Pas quand je suis là.

Léna m'apprend à lire. Tu n'as pas à en savoir plus !

Tu l'as invitée à dîner. J'en profite.

C'est pas ce que tu disais dans la cuisine.

Il faut bien faire la conversation à nos invités.

Oui, sur le temps qu'il fait.

Mais elle pleure... Elle a des soucis domestiques.

Je dois juste l'ignorer ?

- Léna, finis ton café et pars. - Reste là.

Elle peut rester ici toute la journée.

- Elle peut cuisiner. - Quoi ?

- Tu m'as entendu. - Non, pas question.

- Tu sais cuisiner ? - Jamais !

Tu n'as rien à dire. Je travaille, toi, non.

- Qu'est-ce que tu manigances ? - Penses-y, Léna.

Tu as Stornebrink. Léna est pour moi, salope !

Tu vas te mettre où ?

Près du Z.

Salut !

Je faisais un tour.

Tu pêches quoi ?

Du poisson.

Je suis crevée.

À demain.

Un rendez-vous secret ?

Je passais juste par là.

- J'ai acheté des rouleaux. Ça te dit ? - Non, merci.

- Avec du pâté ! - Non, merci.

Un pour la route ?

T'aimerais la baiser, hein ?

Mais tu n'as pas le cran.

Pourquoi ça ?

Ferme-la.

Je sais ce que tu chuchotes à son oreille.

Je ne veux pas en parler.

- Un homme normal l'aurait déjà fait. - Ferme-la !

Je ne veux pas en parler !

Tu es fâché ?

Je chie !

Je ne veux pas en parler. L'idée ne devrait pas te plaire.

Tu devrais être content de mon accord.

- Je suis très content. - Je te laisse libre, crétin !

Tu crois que je vais me laisser influencer ? Grosse vache !

Brand, chéri.

Viens.

- Près de moi. - Avec la merde au cul ?

Je peux la lécher, si ça t'excite.

Garde tes minauderies.

Ça me laisse froid.

Essuie juste ton cul et viens là.

Et maintenant ?

Tu es amoureux de Léna.

Non...

Mais si Brand. Tu la veux !

C'est sans espoir.

Je ne veux pas...

Je t'aime !

Prends-la. Baise-la.

Libère-toi.

À quoi tu joues ?

Engueule-moi ! Sois jalouse !

Je suis jalouse !

Mais je veux un homme avec une seule femme en tête.

Keet.

Cette conversation n'a pas lieu d'être. Il est tard.

Léna ne m'attire pas.

- Où tu vas ? - Au nain.

Arrête, Keet. Elle ne veut pas de moi.

Je suis marié !

Tu es mon frère.

Ton frère ?

Si tu as envie, tu es mon frère. Tu comprends ?

- Elle n'hésitera plus. - Je suis ton mari !

Si une telle chose arrivait, ça serait un adultère.

Si tu as envie de Léna, deviens mon frère.

Tu veux te débarrasser de moi ?

C'est cet homme dans la maison vide, avec son intelligence...

et sa voix de radio.

Ne rends pas les choses si difficiles !

Tu es mon frère.

Tu viens ?

Sur la pente.

La pente.

Bob...

...veut aussi aller sur la pente.

Bob...

... veut aussi aller sur la pente.

Tu aimes Keet ?

Oui.

Qu'est-ce que tu veux, alors ?

Un sein.

Un sein.

Approche-toi.

Je peux avoir un verre d'eau ?

- Tu veux un verre de lait ? - Juste de l'eau.

- Il me reste de la crème. - Non, merci. J'ai soif.

- Juste de l'eau. - Du petit-lait ?

- Bon pour les intestins. - C'est faux.

- Tu veux quoi ? - De l'eau.

Tu as réfléchi à ma proposition ?

Oui.

Et ?

J'hésite.

Ça me plairait beaucoup. Et à mon frère aussi.

Brand est mon frère.

Frère ?

C'était un jeu.

De quel jeu tu parles ?

Nous faire passer pour un couple.

Mais pourquoi ?

C'était l'idée de Brand.

Quoi ?

Au début, tu te rappelles ?

Tu as dit : "une jeune fille sera gênée, seule avec un célibataire".

Alors, j'ai dit : "Jouons au couple marié. Pour blaguer."

On s'est bien amusés.

Je trouve ça bizarre.

Un jeu !

Un jeu si bien joué ?

Bien joué ?

Brand m'a raconté des choses intimes sur toi.

Comme un mari parle de sa femme.

Ça faisait partie du jeu.

Et maintenant ?

Et bien, ça change tout, non ?

Ça change tout ?

Dans votre relation. Tout devient clair. Comme du cristal.

Ça n'a rien d'évident !

D'abord, vous êtes un couple, et d'un coup, vous voilà frère et sœur.

Pourquoi tu compliques ?

Vois-nous comme... des enfants. Et tout devient clair.

Le mieux est de tout reprendre à zéro.

Tu es Léna, voici Brand,

et je suis sa petite sœur.

Sandwich ?

Je vais t'en faire un bon.

- Pas de rognons. - Pas de rognons.

- Et pas de pâté non plus. - Pas de pâté non plus.

Le sandwich devra attendre.

Au revoir, Keet. C'est l'heure de ma leçon.

- Et je vais où ? - Faire les courses.

- C'est ton boulot. - On recommence tout à zéro.

On recommence tout à zéro. N'est-ce pas ?

Pas totalement à zéro !

Ce qui veut dire ?

Tu dois te rappeler certaines choses.

Comme quoi ?

Le sein. Celui que j'ai vu.

J'ai oublié.

Montre-moi l'autre.

Je ne veux pas de toi, Brand. Je ne veux pas.

- Nous sommes allés si loin ! - Je n'ai rien à rajouter.

Bon sang, Léna. Ne me tourmente pas.

- Je ne peux pas reculer. - Dis que tu m'aimes, alors.

Tu penses pouvoir me prendre juste comme ça ?

Maintenant, tout est clair entre nous, non ?

Je t'aime.

Je suis ton âme sœur.

- Keet approuve. Elle le veut. - Keet veut quoi ?

- Elle veut notre bonheur. - Elle veut quoi, Brand ?

Keet n'est pas importante.

Il y a une caravane ici.

On peut baiser là.

Non !

Tu ne veux pas de moi ?

Qu'est-ce que tu veux, Léna ? Des cadeaux, des bijoux ?

- Je dois partir. - Pourquoi ?

J'ai rendez-vous. Je vais boire une bière en ville.

- Avec qui ? - Des amis.

Des jeunes types avec qui on peut rire.

Dis-moi que je vais trop vite. Que tu as besoin de temps...

- Que tout s'arrangera. - Je dois vraiment partir.

Tu veux de moi ou pas ?

Contrôle-toi.

Je veux plus de toi, salope !

"I" avant "E", sauf après "C".

Bien...

Je n'ai pas l'esprit aux règles.

"I" avant "E" est une règle utile.

Tu es sans pitié.

Pourquoi ?

Pourquoi tu portes cette robe après le fiasco d'hier ?

- C'est juste... - Tu faisais ça au lycée ?

- Faisais quoi ? - Tu ressembles à mon père.

Tu m'emmènes à la foire, mais tu ne m'offres rien.

Le petit Brand lorgne, rien de plus.

Il fait beau.

Si on sortait ?

- Et ensuite ? - Une promenade.

Et ensuite, tu me montreras ta chatte.

Regarde, Brand, ma chatte ! Non, ne touche pas.

Brand ne touche pas. Il lorgne !

On peut aussi faire un tour au café et prendre une crêpe.

Je préfère "I" avant "E".

À propos d'hier...

Me jeter au sol ? La bière, les types jeunes ?

Tu t'es bien amusée ?

Oui, je me suis amusée.

Ça n'a plus d'importance, Léna.

Pour moi, tu n'es qu'une lubie.

Comme toutes les autres.

Deux nichons...

Généreuse Léna.

Je suis ta femme, Brand.

Dis-moi que ces jeunes types t'ennuient à mort.

Ces jeunes types m'ennuient à mort...

Bisou.

- Brand, tu viens ? - Il arrive bientôt.

Le castor n'autorise aucun intrus sur son territoire.

Seule la femelle, durant la saison des amours...

- Pourquoi tu me regardes comme ça ? - Comment ?

Comme un caniche. Tu me regardes comme ça.

J'ai l'impression d'en être un. Obligé d'aller à la saillie !

- Pauvre garçon. - Je vais tomber amoureux de Léna.

Menteur. Tu l'aimes déjà !

Arrête-moi, alors.

Non... Ton amour est tout frais. Je veux qu'il pourrisse.

Tu viens ?

Qu'est-ce que tu as dit ?

Écœurant !

Ça ne durera pas longtemps, chérie.

- Je t'aime. - Oui. Vas-y.

Un peu de silence !

Sœurette veut dormir !

Léna cuisine aujourd'hui.

Mon plat favori.

Quoi ?

Des saucisses de cheval.

Je n'aime pas le cheval.

Tu n'en sais rien. Tu n'en as jamais mangé.

Je ne mange pas de cheval.

Léna a bien mangé ton pâté.

- Il n'y a pas de cheval dedans ! - Tu essaieras.

Non.

Si.

Non.

Si.

Tu veux que je raconte des choses ?

Non.

Quelles choses ?

- Sur le passé. - Tu ne sais rien.

Je sais tout sur le passé.

Tu ne sais rien. Tu étais en pension.

- En pension ? - Oui.

Je rentrais pour les week-ends.

Mais je n'étais pas là.

Pourquoi ?

Je restais avec mes amis.

De quels amis tu parles ?

Très bien.

Keet te parle du passé.

Moi, je rentre.

- On doit lui demander un truc. - Rien ne presse.

Non, maintenant.

- Ça peut attendre. - Ce genre de question n'attend pas.

- Tu veux me demander quelque chose ? - Oui.

Nous ne devrions pas dormir dans le petit lit.

- Pourquoi pas ? - Bien, nous sommes deux.

Tu as ce grand lit pour toi toute seule. Ce n'est pas juste.

Tu me relègues dans la chambre d'ami ?

Si tu veux le voir comme ça...

- Je dois répondre tout de suite ? - Oui.

Non.

Je t'avais bien dit !

Pourquoi tu demandes, alors ?

Je suis pas d'accord. C'est la maison de Brand, pas la tienne.

Ferme-la ! Tu es une invitée.

Pour les questions, demande à Brand.

Je vais chier dans tes WC. Je peux ?

Quoi ?

Rejoins-moi.

Tu as fait de moi ton frère. Tu seras ma femme si je veux.

Quoi ?

Tu es sourde ?

J'appelle Brand !

- Ça ne peut pas attendre ? - Non.

- On veut dormir. - Moi aussi.

- Avec mon frère. - Keet, nous formons un couple.

Tu n'es pas qu'une sœur. Tu es une femme aussi.

Il y a un homme pour toi. Quelque part.

Ne me parle pas comme ça. Brand !

Non.

Viens là !

Brand n'est pas ton esclave.

Je compte encore, ici.

Non !

Bonne nuit.

- Quoi ? - S'il te plaît, rejoins-moi.

- Je suis ta femme. - Allons...

J'ai partagé ton lit pendant 20 ans. C'est fini maintenant, je sais...

Je t'en supplie. Juste une nuit.

Je t'en prie, Keet.

- J'ai envie de toi ! - C'est impossible.

Je le veux.

Je peux ?

Tu oses !

- Keet se sent seule. - Tu oses !

Va au diable, sorcière !

- Où tu vas ? - Loin.

T'essaies même pas de m'arrêter. Minable !

Tu m'aimes encore ?

Quel genre de personne je suis ?

- Tu m'aimes encore ? - J'aime Léna presque plus.

Presque ! Et ça restera comme ça.

Non, Keet, elle va gagner. Où tu veux en venir, bon sang ?

Je veux un enfant.

- Un enfant ? - Oui.

De toi et Léna.

Je savais que ça cachait quelque chose. Un enfant !

- Oui, un enfant. - Idiote !

Un enfant bien à nous.

Pas question !

- On a eu une vision. - Tu as eu une vision !

Des tonnes de visions !

On devait vivre dans les montagnes. On n'en a jamais vu une.

On devait ouvrir un Luna Park. On a tout juste une balançoire.

- Illusions. - Un enfant n'est pas une illusion.

Léna ne veut pas d'enfant.

Viens là.

Brand, viens là.

On se fera une scène demain.

Exige le grand lit.

Humilie-moi.

Montre à Léna qui est le patron.

Je connais son genre.

Elle veut être fécondée...

D'autorité.

Bon sang, Léna !

Aide-moi.

Allons, Léna.

- C'est fini. - Non, ça ne l'est pas.

Tu es sous la coupe de ta sœur.

Tu es une nouvelle femme et Keet, une ancienne.

Femme ?

Une sœur, mais aussi une femme.

Oui ?

Tu ne comprends pas ?

Non !

Tes façons me sont étrangères.

Pourquoi un frère dormirait avec sa sœur ?

C'est comme un vieux rite indien.

Vois-nous comme des enfants, comme des Indiens...

Je suis pas anthropologue !

Tu m'aimes ?

Oui, mais je pars.

- Mais pourquoi ? - Je n'obtiens pas ce que je veux.

Tu veux quoi ?

Je veux le grand lit.

Et je veux que Keet soit polie avec moi.

Tu veux me garder ?

Oui.

Alors, je serai la dame de la maison.

Keet prend l'autre chambre.

Nous aurons du cheval pour dîner,

et Keet en mangera aussi.

- Qu'est-ce que tu fais ? - Je prépare l'agneau. Pour le dîner.

- Ce n'est pas la peine. - Pourquoi ?

Remets l'agneau au freezer. On va manger autre chose.

Quoi ?

Des saucisses de cheval.

Mange ce que tu veux, je mangerai de l'agneau.

Tu mangeras aussi des saucisses de cheval.

Vous êtes des connards. Tous les deux !

Léna et moi, nous prenons le grand lit.

Tu l'as encore manipulé, salope.

Et tu dormiras dans l'autre chambre, définitivement !

Et des mots comme "connard" ou "salope" ne sont plus tolérés. Surtout pour Léna.

- Tu m'interdis des mots ? - Oui.

D'autres mots me sont interdits ?

Il y a d'autres mots que tu ne veux plus entendre ?

Sorcière et pâté.

Sorcière et pâté.

Connard, salope, sorcière, pâté. Connard, salope, sorcière, pâté.

- Connard, salope... - À genoux !

- Connard, salope... - Tu vois cette fille ? C'est Léna.

La femme de ma vie. Tu as vu comme elle est belle ?

- À côté d'elle, tu n'es rien ! - Stop !

- Excuse-toi auprès de Léna. - Pourquoi ?

- Pour ton attitude hostile. - Lâche-moi et ferme-la !

- Dis : "Je suis désolée". - Brand, ça suffit !

- Je vais te frapper ! Dis-le. - Arrête ça, Brand !

- Dis-le, grosse vache ! - Arrête !

Nous devons rester normaux.

Normaux ? Oui, je t'en prie !

Jolie scène, hein ?

Mon père appelait la viande de cheval : viande de malheur.

Je suis enceinte.

Depuis un bon moment.

Bon sang, Léna !

Un petit bébé...

Ça te fait plaisir ?

Bon sang, Keet !

Tu vas être tante.

Marraine.

Embrasse ta belle-sœur.

- Ça va être un garçon. - Vraiment ?

- Oui. Je peux choisir le prénom ? - C'est bizarre.

- Keet a mangé du cheval. - Et alors ?

Elle a fait un geste.

Tony.

Tony ?

Oui, Tony.

Tony.

Le p'tit Tony... Ça sera son nom.

C'est qui ce beau garçon ?

Oui, c'est qui...

Chéri ?

Oui ?

- Tu peux me faire une faveur ? - Bien sûr.

La balançoire derrière la grange, tu peux la réparer pour Tony ?

Bien sûr.

Qu'est-ce que nous avons là ?

Regarde, des cow-boys...

C'est quoi ?

C'est quoi ?

C'est un trou pour espionner. Pour regarder les grandes personnes.

Regarde ça !

Mais qui voilà ?

Une main chatouilleuse ?

Tu es mon amour, pas vrai ?

- C'est l'heure du biberon. - Allons nous balader.

C'est l'heure du biberon !

Qu'avons-nous là ?

C'est un nain.

Il vit dans le jardin.

Que fait-il ? Il pêche.

Oui, regarde...

Voilà le petit poisson...

C'est l'heure du biberon.

Et qui voilà ?

C'est papa.

Gentil papa.

Et qui voilà ? Léna.

Léna ?

Maman !

Tu lui as dit ?

Quoi ?

Que nous cherchions une maison.

Non.

- Nous cherchons une maison. - En ville.

Il y a un acheteur avant nous, mais il ne semble pas fixé.

Le p'tit Tony devra grandir en ville ?

Oui, pourquoi pas ?

Tony ne fera pas la différence entre une vache et un cheval ?

Il ira à l'école.

Il y a de l'espace ici.

De l'air pur, une balançoire...

Il y a des parcs en ville.

Et des violeurs d'enfants.

Des violeurs d'enfants ?

N'importe quoi !

Keet ne sait rien de la ville... En ville règnent la panique et la peur !

Comme si c'était sûr, ici !

C'est à dire ?

L'homme dans la maison vide, je lui confierais pas Tony.

- N'importe quoi. - Je suis d'accord avec Léna.

Cet homme me paraît louche.

Il cache un truc.

- Intuition. - Tu n'en as aucune. Et elle non plus !

- Et Keet en a, je suppose ? - Ne dis pas "Keet", dis "tu" !

- Tu ! - Arrêtez !

Le p'tit Tony va grandir comme ça ? Entre deux sorcières ?

Alors, tu déménages en ville ?

Oui.

Oui.

Mais rien ne presse, Léna.

Pour moi, si.

Qu'est-ce que tu vas faire ?

Une soupe.

- Pour éviter la dépression. - Pas à l'oignon !

L'homme de la maison vide s'en va.

Il part ?

Il émigre.

En Australie.

Laisse-moi.

Ça se passe bien ?

Salut, petit.

Ça va bien ?

Tu as faim ?

Viens là...

Viens là, mon cœur.

Oui ?

- Léna rentre à quelle heure ? - Il est quelle heure ?

12h30

Vers 15h00.

C'est bon, pas vrai ?

Qu'est-ce que tu fais ?

C'est pas évident ? Je lui donne le sein.

Petit affamé !

Tu peux pas faire ça !

Je suis en train de le faire !

Mon Dieu !

- Donne-moi ce bébé. - Il avait faim.

Comment oses-tu !

Il avait faim !

Alors, donne-lui le biberon.

C'est du toc.

Ton nichon, c'est du toc !

Laissez le p'tit Tony sucer un sein vide...

Le sein vide d'une femme bizarre.

Je ne suis pas bizarre, pour Tony.

Tu n'as pas de lait !

Si, j'ai du lait.

Tu es une mère imparfaite. Je t'aide !

Brand, soutiens-moi.

Keet, arrête.

J'ai du lait, Léna.

Tu étais au courant ?

Non.

Tu restes juste planté là !

Ta folle de sœur donne le sein à notre bébé et tu n'es pas choqué ?

Mais si.

Quand le p'tit Tony se retrouve étouffé par un gros sein de vache ?

Si !

Dis-le.

Dis ce que tu penses.

Je ne dirai ni ne penserai rien de plus.

Penses-tu que Keet peut donner le sein à notre bébé ? Oui ou non ?

Oui ou non ?

Vois Keet comme une nourrice. Pleine de bonnes intentions.

Tu n'en veux pas ? Bien, elle ne le fera plus.

- Problème réglé. - Tu as entendu ?

Problème réglé.

Tu sais comment je vois Keet ?

Comme une truie malade.

Moi, je te vois même pas.

Je te sens...

- Parce que tu pues ! - Oui.

À cause de toi. Tout pue, à cause de toi !

Comment oses-tu me parler sur ce ton, espèce de chienne !

Des nouvelles de la maison, Léna ?

Des nouvelles de la maison ?

Tu veux bien répondre à Keet ?

Non.

La paix. Je veux la paix. C'est trop demander ?

Et la paix, c'est quoi ?

Répondre poliment, rien de plus.

Je suis malade.

- Il ne s'est pas encore décidé. - On va l'acheter. Il dira non.

- Ou oui. - On va acheter cette maison !

Sinon, on en trouvera une autre.

Tu en veux un peu ?

Ce n'est pas bon pour lui.

C'est du porridge !

Avec du son.

Et alors ?

C'est indigeste.

- Jamais entendu ça ! - Moi non plus.

Moi, si.

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Je sais pas.

J'ai mal à l'estomac.

- Il y a quoi dans le porridge ? - Pardon ?

D'après toi ? Du poison !

Pauvre folle ! Tu l'as rendue malade !

Malade ? Je compte pas m'arrêter là !

Qu'est-ce que tu manigances ?

- Je reprends nos vies en main. - Oh, c'est comme ça ?

- Léna gène, tuons-la ! - C'est la seule solution.

- Salope ! - Léna n'est rien.

Une créature inutile. C'est bien ce qu'elle est, non ?

Et tu sais qui je suis ? Brand. Le mari de Léna.

- Où tu vas ? - Voir Léna. Je l'aime, Keet.

Mets-toi bien ça dans ta tête bornée !

Je suis celle que tu aimes.

Tu l'as oublié pendant un moment, mais c'est fini.

Je t'ai aimée, mais tu es devenue mauvaise.

Tu es possédée, Keet !

Léna n'est rien. C'est Tony qui compte.

Le p'tit Tony ne lui appartient pas. Il est à nous. C'était le plan.

N'aie pas peur.

Contrôle-toi, pour une fois.

Je me charge de tout.

Regarde et ne pense rien.

Et comment je fais pour ne pas penser ?

Je redeviendrai l'ancienne Keet.

Ta chérie.

Je t'aime, Brand.

Tu es mon bien-aimé.

Comment Léna va mourir ?

Lentement ?

En souffrant ?

Bon sang Keet, c'est atroce !

Viens jeter un coup d'œil.

Tony est si mignon.

On arrive.

Ne pense à rien.

Il y a un camion de déménagement chez le voisin.

Tu ne veux pas dire au revoir ?

Non.

Pourquoi ça, Keet ?

Parce que.

Et si elle était pour nous, cette maison vide ?

Non, ça n'irait pas.

Pourquoi ?

On en parlera quand tu iras mieux.

C'est quoi ?

- Du bouillon, pour Léna. - Non.

- Elle doit manger. - Je m'en occupe.

Complique donc les choses !

Léna, ma belle.

Je suis si malade.

Tu dois manger. Tu iras mieux demain.

Un biscuit avec de la margarine.

C'est dégoûtant.

Bien sûr. C'est périmé.

Je te prépare autre chose.

Je prépare autre chose.

Tu ne connais rien à la cuisine !

Tu peux sortir une sardine de sa boîte, c'est tout.

Tu veux du pain grillé ?

Quelque chose de chaud.

Il reste du chou.

Non.

- Je peux le réchauffer. - Non.

Du hareng ?

Non.

Avec une omelette de riz ?

- Je suis allergique au riz ! - J'ai de belles pommes.

- Une pomme comment ? - Râpée.

- Avec quoi d'autre ? - De la cannelle.

Je ne veux pas, Keet. Je ne veux pas !

Une pomme n'est pas chaude, si ?

Une saucisse de cheval ? Il y en a une au frigo.

Je l'ai jetée. Elle était moisie.

Qu'est-ce qui te plairait ?

Tu n'as qu'à décider ce qui est bon pour moi.

- Tu es sûre d'avoir faim ? - Du porridge. C'est le mieux.

- Le mieux ? Tu n'es pas docteur ! - Qu'est-ce qu'il y a ?

Tu ne veux pas la laisser manger ?

Où tu veux en venir ? La fièvre t'excite ?

- Empoisonneuse ! - Reste calme.

Tu paniques. C'est bien ton genre.

Tu ne supportes pas la maladie.

Va-t'en !

Va dehors. Répare la balançoire.

Tu veux bien la réparer, Brand ?

Oui, mais plus tard.

Alors, agis comme un homme avec sa femme malade.

Va et assieds-toi sur le lit. Embrasse-lui le front.

Prends soin d'elle.

Regarde-moi.

Si tu as un doute, c'est justifié.

Un doute ?

Si tu as un doute, c'est justifié. Je te l'aurai dit.

Qu'est-ce que ça signifie ?

Je te l'aurai dit.

Je n'en veux pas.

C'est bon pour toi.

Brand, je suis si malade...

Tu dois manger.

Non, Keet !

- Mange ! Ne me défie pas ! - Quoi ?

Mange. C'est pour ton bien.

- Brand, aide-moi ! - Avale, bon sang !

- Brand, au secours ! - C'est mon mari, Léna.

Tu n'as pas de mari. Tu ne comptes pas.

Où est Tony ?

Tony n'existe pas.

Brand, où est Tony ?

Tony est en sécurité.

Tony n'est pas à toi.

Brand, aide-moi !

Brand, aide-moi !

Brand, vite. Elle se débat !

Où est Tony ?

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http://www.imdb.com/title/tt0155810 Kleine Teun - Le P'tit Tony (1998) Français.srt FPS: 25.000

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