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Original subtitles

JE SUIS UN MONSTRE

Bonsoir, docteur Marlowe.

Je vois que Richards a payé pour ses crimes.

Il a été exécuté publiquement ce matin.

Le monde se portera mieux sans des individus de ce genre-là.

J'ai tout lu sur l'affaire.

Richards avait le mal dans la peau.

Sans doute, mauvais depuis la naissance.

Personne ne naît mauvais.

Au contraire, je pense que les hommes naissent fondamentalement bons.

Ce sont les circonstances et la société ceux qui les rendent mauvais.

De toute façon les lois nous protègent

de ceux qui sont abandonnés le droit chemin.

- Bonsoir, Enfield. - Bonsoir, Charles.

- Bonsoir Frédéric. Lanyon. - Bonsoir.

Nous étions en train de parler du bien et du mal chez les êtres humains.

Enfield soutient que certains hommes naissent essentiellement mauvais.

Le Dr Lanyon pense que les hommes sont bons par nature,

et que c'est la société qui les corrompt.

Je me demande ce que vous en pensez mon cher compagnon.

Chaque être humain a deux facettes.

Et de plus, je pense qu'elles sont bien séparées.

Oh, vous ne pouvez pas être sérieux, Dr Marlowe.

Dr Lanyon, nous avons déjà discuté de ça, mainte fois.

Je n'aime pas vous voir pratiquer les théories de ce Dr Freud de Vienne.

Et vos théories…

Elles sont encore plus dangereuses.

Il n'était pas nécessaire de m'attendre, Poole.

Je vais aller au laboratoire pendant un moment.

- Allez-vous coucher. - Très bien, monsieur.

- Bonne nuit. - Bonne nuit monsieur.

Supposons que le Dr Marlowe est raison. Supposons que,

si c'était possible, pendant un moment,

qu'on puisse lâcher les brides,

de satisfaire nos désirs,

sans limite,

sans aucun contrôle.

Je pense que je choisirais le mal.

Eh bien, sans aucun doute, l'élément clé de la civilisation est la limite…

De ses appétits bestiaux, par l'individu lui-mème,

pour le bien de toute l'humanité.

Pour ma part... je n'en suis pas très sûr.

Avec l'âge, les appétits sont puissants.

Plus on vieillit, plus on s'aperçoit que la satisfaction de nos envies...

nous fait perdre le contrôle.

En tout cas, aucun de nous trois n'aura le dilemme de choisir.

Ainsi que, je suppose, le Dr Marlowe non plus.

- Oui. - C'est Poole, monsieur.

Mademoiselle Thomas est là, monsieur. Et elle désire vous voir d'urgence.

À cette heure de la nuit ?

Je sais, monsieur, elle a dit qu'elle devrait vous voir.

D'accord...

- Je vais la recevoir dans le salon. - Très bien, monsieur.

Je suis désolé de vous déranger si tard, mais je devais vous voir.

Que puis-je faire pour vous, mademoiselle Thomas ?

Je ne sais pas.

Je me suis senti submergé par la tristesse.

Le monde semblait...

morne...

sans espoir.

Je sentais que je ne survivrais pas à ce soir.

C'est pourquoi je suis venu vous voir.

Depuis le début, je vous avais prévenu que ma méthode…

Consiste en quelque chose de totalement nouveau.

Elle est développée à partir des découvertes

faites parle Dr Freud, il y a des années.

Sa théorie n'est pas encore complètement développée...

et son efficacité n'a pas encore été entièrement prouvée.

Mais…

Je considère qu'avec certains de mes patients ça en vaut la peine...

de prendre le risque d'essayer cette méthode.

Puis-je essayer de parler encore un peu avec vous ?

Il y a quelque chose que... je pense que je dois vous dire.

Ça pourrait être ce soir.

D'accord.

S'il vous plaît.

Ça ne marche pas. Mon esprit est vide.

Vous devez penser que je suis une idiote.

Rien ne me vient à l'esprit.

Vous n'avez pas à vous soucier de ça. Cela arrive à beaucoup de gens.

Mais ça m'arrive toujours à moi.

Vous vous attendiez à ce que je dise quelque chose...

Vous vous attendiez à ce que je vous dise ce que je pense.

Et 'e n'arrive à rien vous dire. ]

Je suis désolé de vous décevoir.

Je déçois aussi mes parents.

Ils paient pour un traitement et ils espèrent que cela va m'aider.

Je sais que le résultat dépend de moi,

Mais si pouviez faire quelque chose pour m'aider ?

S'il vous plaît !

Mlle Thomas,

seriez-vous prêtes à essayer quelque chose...

dont le résultat est imprévisible, mais…

Que je crois sincèrement qu'elle serait d'une grande aide dans votre situation ?

Je suis prête à essayer n'importe quoi.

Est-ce que je vous attire ?

Oui... vous m'attirez, mademoiselle Thomas.

Je veux dire... Est-ce que vous m'aimez vraiment ?

Dites-le.

Dites-moi que vous m'aimez en tant que femme.

Êtes-vous choqué ?

Charles

mon cher et respectable docteur ?

Pouvez-vous résister...

au corps d'une femme ?

Comment j'ai pu ?

Je me sens si honteuse !

De quoi avez-vous honte ?

J'ai honte d'avoir eu ce genre de pensées.

Je ne suis pas comme ça, croyez-moi. C'est pas moi.

Au contraire.

La drogue l'a prouvé.

Elle a révélé une partie de vous

que vous refusez d'admettre. Mais qui est présente.

Elle a révélé les désirs que vous réprimez.

Parce que c'est quelque chose d'immoral.

Ce sont vos parents et la société qui vous ont

inculqué que de tels désirs sont immoraux.

Ils les désapprouvent.

Ce sont des désirs profondément humains. Les avoir n'est ni bon ni mauvais.

Admettre ses désirs...

c'est la première étape pour pouvoir les accepter.

Vous n'utiliserez plus ce médicament à nouveau sur moi, n'est-ce pas ?

Non, ce ne sera pas nécessaire.

Devrons-nous boire seuls cette nuit ?

Si j'avais été inspiré comme ça, seule une femme pourrait me distraire.

Mais connaissant le Dr Marlowe, C'est probablement un patient.

- Pas exactement. - Qu'est-ce que c'est alors ?

En fait c'est une pensée.

Le Dr Freud affirme que l'une des causes essentielles des maladies...

n'est pas d'origine... physique.

Mais le résultat des tentatives du patient

à réprimer son propre inconscient.

La part de soi que son propre inconscient refuse d'admettre.

Je travaille sur l'hypothèse que l'on peut accélérer un tel processus..

Par l'usage d'une drogue, bien sûr inoffensive pour le patient,

qui fasse tomber les barrières de l'inconscient.

Est-ce que vous essayez de nous dire que vous avez découvert cette drogue ?

Je n'en suis pas totalement sûr.

J'ai expérimenté la drogue sur certains animaux dans le laboratoire.

Certains qui étaient agressifs avaient soudain

peur et ils se blottissaient dans leurs cages.

Ils avaient peur des autres animaux et de tout ce qui les entourait.

Si je ne les avais pas soignés avec un antidote,

ils seraient probablement morts de faim.

D'autres, d'une nature très douce, sont devenus violents, agressifs et féroces.

Et il a été impossible de prévoir...

la réaction qu'aurait chacun des animaux.

La drogue ne se limite donc pas à briser les barrières de l'inconscient...

elle a un tout autre effet ?

Oui.

Quoi ?

Je ne sais pas.

L'avez-vous essayé sur vos patients ?

- Oui ? - C'est Poole, monsieur.

M. Deane est arrivé pour son rendez-vous.

Faites-le monter, s'il vous plaît.

Je ne sais pas pourquoi je viens vous voir.

Peut-être parce que pas un autre médecin n'admettra...

jamais que toutes vos douleurs n'ont pas de cause physique.

Vous avez une vie aisée et facile.

Toute la journée a passé écouter ce que les gens vous disent.

Moi je prends des décisions, des risques,

j'organise, je donne des ordres.

C'est très dur et il faut être dur pour le faire.

Alors, quand allez-vous faire quelque chose ?

Pourquoi pensez-vous que je vous paye ? C'est pour avoir des résultats !

- Vous ne croyez pas que vous en aurez ? - Non je n'y crois pas.

M. Deane,

Il y a un moyen d'obtenir des résultats.

Non, non, pas encore.

Non, ne me blessez plus.

Ne me faites pas de mal. Je m'excuse. J'ai pas fait exprès.

Je sais bien qu'il ne veut que mon bien.

Je serai un bon garçon.

Je vous promets que je serai un bon garçon.

Marlowe,

Venez avec nous.

Un double whisky pour notre ami.

Il semble en avoir besoin.

C'est cette drogue, dont je vous ai parlé.

Je suis convaincu de sa valeur thérapeutique, mais…

Elle transforme certains en anges,

d'autres en faibles,

et d'autres en enfants.

Est-ce qu'elle a le même effet sur une personne

la deuxième fois qu'elle est administrée ?

Je ne sais pas… je peux difficilement

continuer à faire des expériences sur mes patients.

Mais je...

Je vais le découvrir.

PREMIÈRE EXPÉRIENCE

Il est arrivé récemment quelque chose qui m'a tellement dérangé...

que j'ai ressenti le besoin de venir vous voir.

J'exerce comme un guérisseur de l'esprit…

Et maintenant je commence à découvrir des choses

dont je ne soupçonnais même pas l'existence...

Des choses difficiles à croire.

- Quelle chose ? - Le dénominateur commun…

Entre les drogues que je donne à mes patients

et celle pour les animaux de laboratoire.

Si le résultat n'avait pas été...

complètement différent à chaque fois, j'aurai compris.

Mais c'est pareil chaque fois.

Ou... presque.

- Et ils s'adaptent. - À quoi s'adaptent-ils ?

Aux théories que j'ai appliquées à mes patients.

Les théories de Dr Freud.

Quels sont les trois éléments du psychisme de l'homme selon lui ?

En premier…

l'énergie primitive, le Il, comme il l'appelle.

Notre partie inconsciente, amorale, sans restrictions.

Après, le moi.

Conscient

logique...

et réaliste.

Et en dernier, le...

Surmoi !

La morale,

critique,

ce qui forme le sentiment de culpabilité.

Supposons maintenant que la drogue supprime

toutes ces parties de la personnalité sauf une.

Si on supprime la partie primitive...

Seul le sûr moi reste. Docile, inoffensif,

peureux, bien éduqué.

Une personne incapable d'agir.

Et si nous supprimons le sûr moi ?

Alors il sera privé de conscience, de sentiment de culpabilité, de honte.

Il donnera libre cours à ses impulsions bestiales,

à ses passions refoulées, à ses désirs les plus secrets.

Ce serait l'être humain le plus dangereux de la terre.

Un monstre.

Vous pouvez pas faire attention !

Je veux une chambre.

Revenez demain.

Je veux une chambre...

maintenant.

Pour combien de temps ?

Pour une nuit.

Pour une semaine...

pour…

Plus longtemps.

C'est quatre shillings par semaine. On paye d'avance.

Un mois d'avance.

Tiens c'est étrange.

C'est un article sur une série de crimes mystérieux commis à Soho.

Des vols étranges...

dont le but n'est pas de voler,

mais la destruction...

et des agressions sans aucun mobile apparent.

Des crimes,

comme la police a pu le vérifier,

commis uniquement…

Pour la joie de les commettre.

Ça n'existe pas de tels délits.

Il y a quelques jours j'ai eu une expérience

que je définirais comme un crime...

gratuit.

C'est arrivé ici.

Il y a trois nuits.

C'est une histoire avec une fin très étrange.

Vraiment ?

Je revenais de...

oh, d'un endroit qui est au bout du monde.

Très tôt, un sombre matin d'hiver tôt.

Les rues étaient aussi silencieuses qu'une tombe.

Toutes les rues étaient désertes. Les gens dormaient encore.

Puis, tout à coup.

J'ai aperçu deux ombres.

La première était celle d'un homme...

qui venait de cette direction.

L'autre c'était une fille, d'environ six ou sept ans,

qui arrivait en courant...

elle sortait de cette église.

Tous les deux se sont heurtait dans l'obscurité...

à cet endroit.

C'est alors qu'il est arrivé quelque chose d'horrible.

La fille étant tombée,

l'homme a piétiné brutalement son corps...

- et il l'a laissé par terre. - Mon Dieu !

Naturellement, je suis allé après lui.

J'ai rattrapé le monsieur et je l'ai fait revenir

à l'endroit de l'incident, où il y avait...

une petite foule qui entourait l'enfant blessé.

Nous avons convenu qu'il indemnise de 100 livres la famille de la fille.

Pour les frais médicaux notamment.

Ensuite, il a fallu aller chercher l'argent…

Nous l'avons naturellement suivi

jusqu'à une porte crasseuse dérobée...

situé dans cette même rue.

Il a sorti rapidement la clé,

Il est entré et, en un instant, il est revenu avec…

Dix livres d'or…

Et un chèque pour compléter le reste,

payable au porteur.

J'étais curieux de voir comment tout ça se terminerait,

surtout pour quelque chose que je vous dirai ensuite.

Nous sommes allés à la maison de la famille

de la fille et nous avons attendu le matin.

Puis nous sommes allés à la banque et le

père de l'enfant a endossé le chèque…

Il a était payé sans problèmes. J'ai été stupéfait.

Pourquoi ?

Parce que la signature sur le chèque…

C'était celle d'une connaissance et ami...

le Dr Charles Marlowe.

Quel était le nom de l'homme qui a piétiné la fille ?

Blake. Edward Blake.

Ça vous dit quelque chose ?

- Savez-vous où habite Marlowe ? - Non.

Là-bas.

Mais ça c'est la porte crasseuse dont je vous parlais !

Oui, et je pense qu'elle conduit à la maison de Marlowe.

Et ce M. Blake...

De toute évidence, c'est un maître chanteur.

Sinon pourquoi Marlowe lui donnerait-il de l'argent ?

Ne devrions-nous pas prévenir la police ?

Non, il est clair que c'est ce que Marlowe

veut éviter. Sinon, il l'aurait fait lui-même.

Non, pas la police.

Le Dr Lanyon.

Marlowe et moi…

Ne nous sommes pas parlé depuis des semaines.

Vous ne vous parlez plus ?

Mais vous vous entendiez bien et il a beaucoup d'admiration pour vous !

Vous n'êtes pas seulement son mentor, mais aussi son ami.

Oui nous l'étions. Mais nous avons eu des discussions...

Pas une, mais plusieurs.

- Puis-je vous demander...? - Je veux dire cette folie...

auquel il continue de consacrer son temps.

Cette drogue…

Il pense qu'elle peut transformer une personne foncièrement gentille,

selon la conception actuelle du bien,

en quelqu'un complètement mauvais.

Avez-vous déjà entendu parler d'une de ces connaissances,

un homme nommé Edward Blake ?

Je crois que non.

- Pourquoi demandez-vous ? - Rien, ce n'est pas grave.

Je suis un homme curieux.

NEUVIÈME EXPÉRIENCE SUR M. X

Dans le cas où je disparais ou m'absenterais sans justification...

pour une période supérieure à trois mois...

tous mes biens iront entre les mains de mon ami et bienfaiteur...

Edward Blake, domicilié au Numéro 6 de Fleet Chambers, Londres.

Calmez-vous, hein ?

- Le Dr Marlowe est à la maison ? - Je vais vérifier, M. Utterson.

- Veuillez entrer, monsieur. - Merci.

Voulez-vous attendre près du feu ou

préférez-vous dans la salle à manger ?

- Je vais attendre ici. - Bien monsieur.

Je suis désolé, monsieur mais le Dr Marlowe est sorti.

- Poole... - Oui monsieur.

Existe-HI une autre porte d'accès au laboratoire du Dr Marlowe ?

Oui monsieur celle qui donne accès au jardin.

Et y a-t-il une autre entrée dans le jardin ?

Oui monsieur il y a une porte de service qui donne sur la rue.

J'ai vu un homme entrer par cette porte tout à l'heure.

Eh bien, M. Utterson, ça devait être M. Blake.

- Le connaissez-vous ? - Oui monsieur. M. Blake a une clé.

Votre maître semble avoir beaucoup de confiance en lui.

C'est vrai, monsieur.

Nous avons ordre de lui obéir.

Il m'a dit que tout le monde dans la maison devait obéir à ce Blake.

- Vraiment ? - Ce maître chanteur va trop loin.

Il doit y en avoir un moyen d'aider Marlowe.

C'est obligé.

Bonne nuit.

M. Blake...

Je suis venu vous Voir, Charles, pour parler de votre testament.

Vous êtes en train de me considérer comme un de vos clients imprudents.

Je n'ai jamais vu un homme d'aussi inquiet que vous pour un testament.

Merci.

Sauf peut-être ce pédant et limité de Lanyon...

qui traite mes recherches de "stupidités scientifiques."

Mais je peux vous assurer que je savais ce que je faisais quand je l'ai rédigé.

Je n'ai jamais approuvé ce testament. Et je vous le répète.

Vous ne comprenez pas ma situation, Frederick.

Vous ne la comprenez pas du tout !

C'est très particulier.

Si particulier, en fait, que si ça peut vous rassurer...

je peux me débarrasser de ce M. Blake sans difficulté.

Eh bien, pour votre bien, je vous en prie, débarrassez-vous de lui immédiatement.

Vous avez mené une belle vie jusqu'à maintenant, vous

n'avez pas besoin de vous acoquiner avec cet individu.

Une belle vie ?

Est-ce que vous connaissiez bien mon père ?

Je l'ai presque pas connu. Même si c'était l'ami de mon père.

Comme tous les médecins à la mode, mon...

père portait une canne dont la pomme étai ! dorée.

Il l'a utilisé pour…

Autre chose que pour…

Pour marcher.

Votre ami, Blake... Est-ce qu'il perle une canne semblable ?

Mon ami Blake...

a découvert les plaisirs que le monde qualifierait de pervers.

Il fait ce qu'il veut, sans limites, sans remords, sans punition.

Ou plutôt avec une seule punition…

Le visage du mal est…

Très laid à voir.

Et plus les plaisirs grandissent...

plus ce visage devient...

plus laid encore.

Genève.

Un autre pour elle.

Je ne laisse pas tout le monde m'offrir un verre, tu sais ?

Oh bien sûr, la vie est très dur en ce moment.

Trésor, ça ne pourrait pas être pire !

C'est mon mal de tête.

Ça fait très mal.

Avant je travaillais.

Et je gagnais bien ma vie.

Essaye de travailler seize heures par jour.

Harriet le fait toujours.

C'est ma sœur.

Elle se fiche que je reçoive des visiteurs.

Tant qu'ils ne font pas beaucoup de bruit.

Mais toi t'es un gentilhomme et tu vas être silencieux, hein ?

Hé, Annie.

Je croyais que tu passerais la nuit avec moi.

La dame est avec moi.

- Ah ouais, tu crois ça ? - Oui.

Qu'est-ce que j'allai faire avec un gars aussi moche que toi ?

Oh, c'est toi !

C'est bon !

C'est bon !

Alors,

Qu'est-ce que tu attends ?

Excusez-moi. Laissez passer.

Meurtre !

Meurtre sur les quais ! Lisez tous les détails !

Meurtre sur les quais ! Lisez tous les détails ! Horrible assassinat !

Lisez tous les détails du meurtre sur les quais !

Meurtre sur les quais ! Lisez tous les détails !

Lisez tous les détails !

- Je dois voir le Dr Marlowe. - Je suis désolé… mais… monsieur...

Il est au labo, monsieur. Il a ordonné de ne pas être dérangé.

Dites-lui qu'il s'agit de M. Edward Blake.

Avez-vous entendu les nouvelles ?

J'ai entendu les cris des vendeurs de journaux de la salle à manger.

Pauvre fille.

J'ai toutes les raisons de croire que l'assassin est Edward Blake.

Pourquoi ?

La canne à poignée dorée trouvée à côté du corps...

c'est la même que celle que portait Blake la nuit où je l'ai vu.

Il y a beaucoup de cannes similaires.

Mais il n'y a pas beaucoup d'hommes capables de commettre un tel meurtre.

Tout homme est capable de commettre des crimes !

Charles !

Pourvu qu'il renie ses valeurs morales...

ou qu'il rejette sa conscience.

Vous avez changé d'avis depuis notre dernière conversation.

J'ai…

Changé d'avis.

Et puis quand à... Edward Blake...

J'en ai fini avec lui.

Je vous donne ma parole que…

Je ne le reverrai plus jamais.

Et comment en êtes-vous sûr ?

Oh j'en suis...

absolument sûr.

Ce matin, j'ai reçu une lettre de lui.

Il me remercie pour tout ce que j'ai fait pour lui et...

me communique son intention de quitter le pays...

pour toujours.

Avez-vous encore l'enveloppe ?

Je l'ai brûlé après avoir lu la lettre.

Il n'y avait pas de tampon qui aurait permis de connaître son origine.

Elle a été apportée par un messager.

Si vous voulez, vous pouvez aller renseigner la police.

Était-ce Blake qui vous a dicté le contenu de votre testament ?

Je le savais.

Il voulait vous tuer.

Vous avez eu la chance de vous en débarrasser.

Au contraire, j'ai eu une...

preuve de ses intentions.

J'ai eu une leçon.

Charles…

Au revoir, Charles.

- Dites-moi, Poole... - Oui monsieur.

Aujourd'hui, un messager vous a délivré une lettre ?

Pouvez-vous décrire le messager ?

Une lettre, monsieur ?

Aucune lettre n'a été livrée par messager aujourd'hui, monsieur.

Aucune n'est arrivée, même pas par courrier.

Il n'y avait que de la publicité.

Très similaire.

Est-ce que le Dr Marlowe est à la maison ?

Non-monsieur. Il est parti il y a une demi-heure.

- Savez-vous où est-il allé ? - Non-monsieur.

- Je l'attendrai. - Très bien, monsieur.

- Poole. - Oui monsieur.

- Je ne peux plus attendre. - Très bien, monsieur.

Quand le Dr Marlowe reviendra, dites-lui que je veux le voir.

Dites-lui qu'il peut venir me voir à tout moment.

Oui monsieur.

Et si M. Blake se présentait ici, fermez la porte et appelez la police.

- Oui monsieur. Au revoir Monsieur. - Au revoir.

Qui est là.

“Au nom de l'amitié qui nous a unis…

Il faut que vous m'aidiez."

Je viens de recevoir cette lettre du Dr Marlowe.

Il me demande de chercher certaines choses dans son laboratoire.

Voulez-vous m'y emmener je vous prie ?

- Où est le Dr Marlowe ? - Je l'ignore.

Dans sa lettre, il écrit qu'il va venir me voir…

Après que j'ai obtenu le matériel.

- Voulez-vous me suivre, monsieur ? - Merci.

Qui êtes-vous ?

Où est le Dr Marlowe ?

Que lui est-il arrivé ?

Pour l'amour de Dieu, laissez-moi sortir !

Je vous en prie.

Si vous essayez de sortir…

J'essayerai de vous arrêter.

Nous nous battrons...

et cette bouteille,

à laquelle vous tenez beaucoup,

elle pourrait se casser facilement.

Dites-moi…

Où est…

le Dr Marlowe ?

Très bien.

Je vous ai prié de me laisser sortir en paix.

Mais vous avez refusé.

Tout comme vous avez refusé de croire…

le Dr Marlowe.

Alors...

regardez !

Mon Dieu !

Mon Dieu !

- Monsieur. - Oui.

M. Utterson vous a attendu cet après-midi.

Et le Dr Lanyon est venu ici.

- Il avait une lettre qui... - Est-ce qu'il vous l'a donné ?

- Oui monsieur. - Alors brûlez là !

Quand à monsieur Utterson, je ne veux pas le voir.

Dis-lui que je suis toujours dehors,

je ne veux pas le voir. Je descends au laboratoire.

Je ne veux pas être dérangé.

Personne ne m'a soupçonné.

Sauf...

peut-être...

UTTERSON.

Utterson.

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