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Au cœur de la Forêt des Rêves Bleus,
un jeune garçon du nom de Jean-Christophe
rencontra de jeunes créatures des plus étranges.
Des êtres hybrides,
que d'autres auraient considérés comme des abominations.
Les créatures se présentèrent comme
Maître Hibou, Coco Lapin,
Bourriquet, Porcinet,
sans oublier, bien sûr, Winnie l'Ourson.
L'enfant naïf qu'il était ne tint pas compte du danger
et il se lia d'amitié avec eux.
Il leur apportait à manger,
et chaque jour passé ensemble renforçait leur camaraderie.
Les jours et les années passèrent,
et avec les années vint la maturité.
Jean-Christophe dut se résoudre, avec douleur,
à quitter ses amis pour partir à l'université
et devenir médecin.
Ils allaient devoir réapprendre à se débrouiller seuls.
L'hiver s'installa.
Les nuits étaient glaciales,
la terre stérile n'offrait rien à se mettre sous la dent.
Par une nuit fatidique,
la famine devenant insupportable,
Winnie décida que, pour survivre,
le groupe devait se nourrir de l'un de leurs chers amis.
Ainsi,
Bourriquet ne fut plus.
Le traumatisme de cette nuit hanta leurs esprits.
Ils devinrent sauvages
et développèrent une haine sans nom contre toute chose humaine,
tout particulièrement contre Jean-Christophe
qui les avait abandonnés.
Ils passèrent un pacte.
Ils renoncèrent à leur humanité
et retournèrent à leur bestialité originelle,
jurant de ne plus jamais parler.
CINQ ANS PLUS TARD
Nous y voilà.
Je t'avais bien dit qu'on était pas loin.
Viens. Je reconnais le chemin.
Tu as déjà dit ça il y a deux heures.
On y est presque, je te le promets.
- D'accord, encore une heure. - Une heure.
- Et après on fait demi-tour. - D'accord.
Tu sais, tu es la première personne que j'emmène ici.
Je suis si spéciale à tes yeux ?
Si tu es spéciale ?
Évidemment. Car bientôt,
nous serons Jean-Christophe et Mary Robin.
Alors je ne veux pas de secret entre nous.
Ni que tu me prennes pour un fou.
Je ne te prends pas pour un fou.
Allez, viens.
FORÊT DES RÊVES BLEUS
Tu crois que j'ai inventé ces histoires ?
Non, je ne crois pas que tu aies tout inventé.
Alors tu me crois ?
- Tu penses qu'ils existent ? - C'est pas ce que j'ai dit.
Écoute,
Je crois que tu étais très jeune,
que ton imagination s'est emballée.
Et qu'avec les années, tu t'es persuadé que c'était réel.
Ils existent, Mary.
Je n'aurais pas pu inventer tout ça.
Tu n'as pas à en avoir honte.
Des tas d'enfants ont des amis imaginaires.
Ils ne sont pas imaginaires, Mary.
Cette grande imagination,
elle t'a permis de réussir.
Ne la renie pas comme ça.
Pourquoi on est là, alors ?
Pourquoi on est là, si tu ne me crois pas ?
Chris...
Je ne pense pas qu'on les trouvera.
Mais je suis là pour te soutenir.
Allez viens, il commence à se faire tard.
Winnie, Porcinet,
Bourriquet. Toute la bande.
On a été amis pendant des années,
ils sont là.
Je sais, tu m'as raconté les histoires des milliers de fois.
Que tu te glissais dans la cuisine pour leur ramener de la nourriture,
Que vous avez joué et parlé tous ensemble pendant des heures.
Oui.
Ce petit ours jaune,
ce bébé cochon,
que personne, Chris, même pas toi,
n'a vus depuis.
Tu as peut-être raison.
Je sais. Je sais que c'est difficile à admettre,
mais c'est pour ça que je suis venue.
Tu sais, d'une certaine façon, ils existent en toi.
Winnie !
C'est eux ! Ils sont là !
- Jean-Christophe ! - Winnie !
- Jean-Christophe, c'est dangereux ! - C'est ici.
Ça y est, Mary. On les a trouvés !
Jean-Christophe, on peut pas aller par-là !
C'est ici Mary, mais...
Ça a changé.
- C'est pas possible. - Tout est tellement différent.
Il doit y avoir une erreur.
Winnie.
Que s'est-il passé, pendant toutes ces années ?
Jean-Christophe, il faut qu'on parte. Maintenant.
- Mary. - On devrait pas être là.
Je dois savoir ce qui s'est passé, d'accord ?
Viens,
s'il te plaît.
Écoute, on n'est pas en danger. Je les connais. D'accord ?
Regarde-moi. Je suis là pour te protéger.
Ça va aller, d'accord ?
- D'accord ? - J'aime pas ça.
Tout va bien se passer. Je te le promets.
Ça ira mieux quand tu les auras rencontrés. Viens.
BOURRIQUET, REPOSE EN PAIX.
C'est notre maison, Mary.
C'est ici qu'on venait souvent jouer.
C'est plus grand que dans mon souvenir.
Winnie ?
Porcinet ?
Jean-Christophe,
c'est toi ?
Oui.
Mais pourquoi du sang ?
Pourquoi ils feraient ça ?
Je ne sais pas.
Mais on n'est pas en sécurité.
On rentre à la maison.
Il faut qu'on se cache.
On doit se cacher ! Cache-toi !
Chris, cache-toi !
Cache-toi, cache-toi !
Porcinet ! Porcinet, arrête !
Chris !
Porcinet, arrête ! S'il te plaît !
Pitié, Porcinet ! Arrête !
Pitié, Porcinet ! Arrête !
Arrête, je t'en supplie ! Pitié, Mary !
Porcinet !
Mary.
Winnie, aide-moi, je t'en supplie.
Porcinet est devenu fou.
Il vient de tuer ma femme ! Pitié !
Winnie.
Pourquoi tu fais ça, Winnie ?
On était amis. Pourquoi tu fais ça ? Je t'en prie.
Porcinet, je suis désolé. Je savais pas que ça allait se passer comme ça.
Je pensais que vous vous en sortiriez sans moi.
Pourquoi vous faites ça ? On était amis.
Pourquoi ? Arrêtez.
Pitié, je vous en supplie.
Je serais pas parti. Je vous le jure.
On a tellement joué ensemble.
Souviens-toi, quand on jouait ensemble enfants, Winnie.
Mais pourquoi vous faites ça ?
Je vous jure, si j'avais su, je serais jamais parti.
Winnie, tu te souviens quand on jouait ensemble, petits ?
Arrêtez.
Arrêtez.
Non !
Les disparitions continuent autour de Croydon.
Encore une disparition dans les bois, aujourd'hui.
On a retrouvé un corps mutilé.
Surnommé « Bigfoot » par les habitants alentours.
Les Rêves Bleus se transforment en cauchemar.
On a retrouvé un corps mutilé.
LES RÊVES BLEUS SE TRANSFORMENT EN CAUCHEMAR
Encore une disparition, dans les bois.
Ne vous aventurez pas dans les bois aujourd'hui.
On a découvert un corps mutilé.
Ne vous aventurez pas dans les bois aujourd'hui.
De nouveaux meurtres dans la Forêt des Rêves Bleus.
Les Rêves Bleus se transforment en cauchemar.
LE « BIGFOOT » DE LA FORÊT D'ASHDOWN
C'est que...
Je sais pas trop comment l'expliquer.
Bon. Êtes-vous contente d'être venue me voir aujourd'hui ?
Oui.
Pourquoi ça ?
Je ne veux pas continuer à vivre comme ça.
Partout où je vais, je regarde par-dessus mon épaule,
et je me sens...
nerveuse.
Vous savez...
Au moindre bruit,
mon cœur s'emballe.
Avoir conscience des conséquences sur votre vie,
et vouloir travailler là-dessus, est un grand pas.
Vous faites des progrès à chaque séance.
Maria, je suis là pour vous aider à surmonter ça.
C'est que...
Je n'ai pas l'impression d'avoir vraiment avancé.
Vous n'êtes pas au même point qu'il y a quelques mois.
Non.
Je sais.
Mais j'ai du mal à m'adapter.
Quand je suis au travail, ou perdue dans la foule,
je ne peux pas m'empêcher de penser qu'il est peut-être là.
Et si vous partiez en week-end ?
Allez dans un endroit calme. Loin de ce monde en ébullition.
Un endroit où vous vous sentirez en sécurité.
Où vous pourriez penser à autre chose.
Je pense que ça pourrait vous faire du bien.
Oui.
Peut-être.
Deux heures ?
T'es sérieuse, Tina ?
Je sais, désolée, j'arrive. C'est juste que...
Bon, installez-vous.
Ouvrez du vin, commencez la soirée. J'arrive dès que possible.
- T'es tellement à l'ouest. - Écoute, écoute.
T'as entendu ? C'est la porte qui se ferme.
- Je me mets en route, j'arrive. - Très bien, lâcheuse.
À tout à l'heure.
Bonjour ?
Bonjour ?
Bonjour ?
Il y a quelqu'un ?
Je crois qu'il y a personne !
- Une minute, j'arrive. - Bonjour.
Comment allez-vous, jeune fille ?
- Désolé, j'entendais pas de derrière. - C'est rien. Je voulais vous demander.
Les pompes dehors, elles fonctionnent ?
Ces vieilles machines ? Vous les avez vues ?
Elles ont lâché y'a des années.
Si vous cherchez de l'essence, c'est trois kilomètres plus haut.
OK.
C'est tout ce que je peux faire pour vous ?
Maria, on y va ! Viens !
- Vous êtes attendue. - Ouais.
Désolée, elles ne sont pas très patientes.
Oh, je suis désolée !
Oh ma puce, ne sois pas bête. C'est de ma faute.
- Et voilà. - Comme t'es mignonne.
Encore navrée.
- Bon, au revoir. - Au revoir.
Au revoir.
J'ai tellement mal aux pieds.
Un seul insecte, Zoe, et tu me ramènes chez moi.
- Ils vont pas te manger, Lara. - M'en fous, c'est dégueu.
T'es sérieuse ?
Cet endroit est plutôt sympa.
T'as pas parlé d'une piscine ?
- Et d'un barbecue. - Trop bien.
La piscine m'appartient désormais.
Mais bien sûr.
- Ça va être génial. - Ouais.
Allez les filles, on va visiter.
- C'est super joli ! - Mais oui !
- Oh mon dieu, c'est trop mignon ! - Waouh !
C'est énorme !
Tu dois pas le dire souvent, Jess.
Bon les filles, vous vous souvenez de notre accord ?
C'était sérieux ?
Bien sûr, on est là pour être ensemble.
- Si tu le dis. - Vous verrez.
Se déconnecter, faire un avec la nature.
Arrêter de passer la journée sur Instagram.
- Lara. - C'est mort, Jess.
Oh que si.
Allez !
Tu l'oublieras vite.
- Lara. - OK, très bien. Voilà.
- Elle l'a fait ! - M'en fous.
Elle va clairement pas l'oublier une seconde.
J'en ai pas besoin.
Bref.
Je vais m'installer. Prems sur la meilleure chambre.
OK.
Je t'avais dit que Tina viendrait pas.
Elle se fait désirer, comme toujours.
Votre correspondant n'est pas disponible.
Veuillez laisser un message après le bip.
Coucou, c'est moi. Tu peux me rappeler rapidement ?
J'ai aucune idée d'où aller.
Vous êtes bien dans la Forêt des Rêves Bleus ?
Mon GPS me dit de faire demi-tour,
et j'ai aucun sens de l'orientation.
Rappelle-moi vite, j'ai aucune idée d'où je suis.
FORÊT DES RÊVES BLEUS
À l'aide ! Me faites pas de mal !
Pitié ! Non !
Arrêtez, pitié !
Me faites pas de mal, pitié !
Quand est-ce que t'as fait tout ça ?
J'ai fait la demande avant notre arrivée.
T'inquiète, ça m'a pas coûté grand chose.
T'aimes pas ?
C'est juste un peu rapide.
Je vois.
Non, j'apprécie, vraiment.
Je sais que tu fais tout pour que ça se passe bien.
Tu es sûre d'être prête ?
Oui, ça va.
Ma psy m'a dit que ça me ferait du bien.
D'accord.
Au début j'avais la sensation
que des trucs changeaient de place.
Une chaise de jardin près de ma fenêtre, par exemple.
Ou des traces de pas dans l'herbe.
C'est quoi ce délire ? J'ai jamais su cette histoire.
Je me suis dit que c'était rien. Que c'était juste dans ma tête.
Et puis une nuit...
Je m'étais levée pour boire,
et en retournant dans ma chambre,
j'ai entendu un bruit.
J'ai jeté un œil entre les rideaux,
et j'ai vu des yeux qui me regardaient.
Et quand j'ai crié, il est parti en courant.
Ça me donne envie de vomir.
J'en ai parlé à la police et ils ne pouvaient rien faire.
Pendant un mois, il ne s'est rien passé.
Et puis, j'ai recommencé à sentir ce malaise, dehors.
La sensation d'être observée.
Des appels anonymes.
Et puis une nuit...
Je dormais dans ma chambre.
J'étais seule.
Il devait être environ trois heures du matin.
Et j'ai entendu un bruit, dans la chambre.
Il était entré,
et essayait de me déshabiller.
- Ça m'aurait fait péter un plomb. - Lara !
Ils ont trouvé des centaines de photos de moi dans son ordinateur.
Je pouvais pas y croire.
Je vous ai rien dit parce que c'était à elle d'en parler.
Je commence à aller mieux, maintenant.
Je t'en supplie.
S'il te plaît... Arrête.
C'est pas toi...
Tu n'es pas celui dont je me souviens.
Je n'avais pas le choix de partir.
Personne ne t'aurait compris, Winnie. Pas comme moi je te comprenais.
Je t'en prie, tu dois me croire.
Imagine ce qui se serait passé si...
Je t'aimais, Winnie.
Je suis tellement désolé.
Tu m'as manqué, Winnie. Sacré petit ours !
Tu es le meilleur ours de toute la terre.
Rien ne pourra nous séparer.
Je ne te quitterai jamais. Jamais. Je te le promets.
On vieillira ensemble. Ensemble pour toujours.
Tu es le meilleur ours de toute la terre.
Je serai toujours avec toi.
Winnie.
Winnie, non. Je t'en supplie.
Non, Winnie !
Non !
Oh mon dieu.
Oh mon dieu.
Mary.
Mary !
Horrible.
Naze.
Sûrement pas.
Oh putain.
C'est quoi ce bordel ?
Y'a quelqu'un ?
Qui est là ?
C'est toi le pervers qui harcèle Maria ?
Et puis merde, tu vas pas gâcher mes vacances. Espèce de taré.
Maria ?
Maria ?
Maria ?
Maria !
Détachez-moi ! S'il vous plaît !
À l'aide !
Détachez...
Pitié !
Pourquoi vous faites ça ?
Pitié, laissez-moi partir.
Je vous en supplie, arrêtez.
Maria !
T'as entendu ?
C'était Lara ?
- Elle a crié ? - Je crois.
- Il doit y avoir un problème. - Viens !
- On aurait dit un cri. - Peut-être que Tina est arrivée.
Non, c'était pas la voix de Tina.
- On va voir ce qui se passe ? - Oui, viens.
C'est quoi cette voiture ?
J'ai un mauvais pressentiment, Maria.
Pourquoi la portière est ouverte ?
J'en sais rien.
Viens.
- Attends, Jess. - Tout va bien.
C'est quoi ça ?
Maria, viens !
Il faut se mettre à l'abri !
- Maria ! - C'est Lara !
Il faut qu'on parte !
Il y a...
Zoe et...
DÉGAGEZ
Lara est morte.
Quoi ?
Il y a quelqu'un dehors.
On ne sait pas qui c'est,
mais il a sûrement écrit ça.
Putain, et on fait quoi maintenant ?
La porte était ouverte. Il est peut-être à l'intérieur !
Ça a été écrit de dehors.
On reste groupées et on cherche une arme.
Allez. Il faut appeler la police.
Zoe, j'ai peur.
Moi aussi j'ai peur Alice, moi aussi.
C'était quoi ?
Je sais pas.
Vous avez vu son visage ?
Ça avait pas l'air humain.
Zoe, j'ai vraiment très peur.
Il essaye de rentrer.
Il faut rester calme, d'accord ?
On doit trouver quelque chose pour nous défendre.
La cuisine. Viens, vite !
J'ai peur.
On va s'en sortir, d'accord ?
Pourquoi il me laisse pas tranquille ?
Il me suit partout où je vais.
Je suis là.
Tu n'es pas seule, d'accord ?
Maria, ça va ?
Ça va. Elle a fait une crise d'angoisse.
Maria, il faut que tu te reprennes.
C'est pas ton harceleur qui est dehors.
Mais il essaye de rentrer dans la maison.
Allez.
Lara.
Elle est allée au jacuzzi par la porte de derrière ?
Oui, tout à l'heure.
- Oh mon dieu, tu crois qu'elle... - Merde !
Je parie qu'elle a laissé la porte ouverte.
Cette chose est devant la maison.
- Je vais aller fermer la porte. - Non, tu peux pas.
- On peut pas le laisser rentrer. - Zoe, arrête.
- J'ai un pistolet ! En haut, vite ! - Un pistolet ?
Oui. Dans la chambre, à l'étage.
- Viens ! - Un pistolet !
Où est-ce que je l'ai mis ?
Il faut qu'on retrouve les filles. Dépêche !
- Allez ! - Putain, je l'ai mis où ?
- Vite ! - Il y a une lampe, ça peut servir.
C'est bon, je l'ai !
- Prends ça. - OK.
OK.
Il est entré.
Alice et Zoe, tu penses qu'elles sont où ?
Elles doivent être cachées.
Fais le moins de bruit possible.
Il faut qu'on ferme la porte.
On s'occupe de la porte, et on retourne avec les filles.
Alice.
Je t'aime.
Je t'aime aussi.
Merde.
Tu penses qu'il est rentré ?
Si je te le dis, tu cours par cette porte aussi vite que tu peux.
Zoe, je viens avec toi. Me laisse pas.
T'approche pas d'elle !
T'approche pas ! Qu'est-ce que tu fais ?
La touche pas, espèce de psychopathe !
C'était Zoe ?
Je crois.
Viens.
Non, Zoe ! Non !
Non !
Maria !
Ils ont Alice. Regarde !
Attention, chut.
Je crois pas qu'ils nous aient vues.
Je devrais tirer, non ?
Alice est tout près, tu pourrais la toucher.
Pour l'instant on les suit.
On trouvera une occasion bientôt, Maria.
Alice.
Alice !
Zoe ?
Où est Zoe ?
Zoe ? Je suis où ?
Calme-toi. Il faut pas que... Tout va bien.
Ces monstres !
On va te sortir de là. T'es blessée ?
Ils l'ont tuée.
Ils ont tué Zoe.
On peut pas rester là, Alice.
Ils peuvent revenir à tout moment.
Oui, d'accord.
Voilà, c'est bien.
Venez.
Faut y aller.
Putain mais c'était quoi ça ?
Jessica, il y a quelqu'un d'autre. On peut pas partir comme ça.
On peut pas laisser quelqu'un à ces monstres.
Maria, il faut qu'on se tire d'ici.
Attends, tu fais quoi ?
Ils peuvent débarquer à tout instant. Il faut y aller, maintenant.
Aide-moi. Je t'en supplie, il faut que tu m'aides.
Pitié, on a pas beaucoup de temps.
- Pitié. - D'accord.
Vous m'aidez ou quoi ?
Grouillez-vous, restez pas plantées là !
Ça va ?
À l'aide !
Y'en a d'autres ?
Y'a d'autres gens ?
Juste une, c'est la seule. Ils l'ont amenée ce matin.
Allez l'aider ! Allez-y ! Je vais m'en sortir !
- Mais... - On a pas le temps ! Vite !
Tu nous rejoins, d'accord ?
Oh mon dieu.
La pauvre.
Ils lui ont fait quoi ?
S'il vous plaît.
Aidez-moi, pitié. Aidez-moi.
Qu'est-ce qui vous est arrivé ?
C'est Winnie et Porcinet.
Quoi ? Je comprends pas. C'est quoi Winnie et Porcinet ?
C'est comme ça qu'ils s'appellent entre eux.
Ces créatures défigurées.
À moitié cochon, à moitié ours.
Ils grommellent...
des espèces de mots bizarres.
Qu'est-ce qu'ils vous ont fait ?
Porcinet,
il vient me torturer, quand ça lui prend.
Vous leur avez parlé ?
À chaque fois que j'essaie,
Porcinet recommence à me frapper.
J'ai peur de parler.
Pitié !
Je vous en supplie, détachez-moi !
Tout va bien. On est là.
On y va.
- C'est bon. - Vite, on se dépêche.
Qu'est-ce qu'ils m'ont fait ?
Calmez-vous, pitié !
Arrêtez !
Ils vont vous entendre !
Pas de bruit, calmez-vous. On doit partir, vite !
Qu'ils viennent.
Je ne partirai pas d'ici tant qu'il ne sera pas mort.
Porcinet ?
Où es-tu ?
Porcinet.
Où es-tu ?
Je vais m'occuper de toi.
Viens me trouver.
- Elle est tarée. - Il va venir.
Il va l'entendre.
Te voilà, Porcinet.
Pourquoi moi ?
Tout ça c'est de ta faute.
Tu as fait de moi un monstre.
Tu vas payer
pour ce que tu m'as fait !
Ça tire pas.
- Quoi... - Merde.
Je veux pas entendre ses cris !
Alice, vite !
- Recule ! - Oh mon dieu !
Oh mon dieu !
- Alice ! Où est Alice ? - Je sais pas. Alice !
Il faut qu'on la retrouve.
Alice !
T'approche pas !
Oh mon dieu ! Ça s'est éteint !
- Cours ! - Il se rapproche ?
Je peux pas regarder !
Vite, vite !
Cours !
Cours !
C'est ça.
Réveille-toi, connard !
Tu vas payer pour ce que t'as fait, espèce de psychopathe.
Tu sais mieux que personne que ces chaînes sont solides.
Tu n'iras nulle part.
Putain de merde.
Tu crois qu'il nous a vues ?
Qu'est-ce qu'il fait ?
Ça c'est pour la pauvre femme que tu as torturée.
Et ça...
C'est pour ce que t'as fait à Lara.
Et ça...
C'est pour ce que t'as fait à Zoe.
On aurait dit Porcinet.
Alice.
Al !
Dépêche !
Maria, j'en peux plus.
On a pas le temps !
Allez !
Merde, il arrive ! Allez !
Il arrive, il arrive !
Maria !
Attendez ! Attendez !
Arrêtez ! Aidez-nous. Pitié, arrêtez-vous !
Pitié, à l'aide ! Faut qu'on parte !
De quoi vous parlez ?
Qu'est-ce qui vous arrive ?
Il nous suit, il va nous tuer !
Il a tué nos amies !
- Qui ? - Winnie ! Faut y aller, maintenant !
Winnie ? Vous avez fumé, les filles ?
Vous écoutez pas ! Il faut partir maintenant !
- Pitié ! - Non !
Non, petite, il faut que tu te calmes.
Ça n'a aucun sens !
Logan.
Regarde.
C'est quoi ce truc ?
- Qu'est-ce... - Non ! C'est lui ! Il arrive !
Montez dans la voiture ! Allez ! Vite !
C'est pas humain, Logan.
Ça a pas l'air d'un ours non plus.
Un espèce de taré qui s'en prend aux filles, hein ?
Colt, Tucker. On s'équipe.
Sa tête me revient pas.
C'est lui qui vous pourchassait ?
Non, vous comprenez pas.
- Non, courez ! - Prêts, les gars ?
Vous approchez pas de lui !
Ça va, mon garçon ?
On t'a pas appris les bonnes manières ?
- Elles sont terrifiées, Logan. - J'ai vu.
Il leur a fait quoi, ce taré ?
Eh ! Toi ! Tu leur as fait quoi aux filles, hein ?
Est-ce que ce gros tas est aussi bête qu'il en a l'air ?
Tu ferais mieux de parler tant qu'on te laisse le faire.
Tu piges ?
T'aimes bien t'en prendre aux demoiselles ? Grand malade !
C'est pas ton jour de chance, mon grand.
Tu te prends pour un dur, putain de pervers !
Pas bavard, hein ?
J'imagine que c'est l'heure de te faire ouvrir ta sale gueule !
T'es costaud.
Je te l'accorde.
Mais tu vas pas être debout longtemps.
On va te mettre une raclée !
Prêts, les gars ?
Oh putain.
Oh mon dieu !
Putain de merde !
Non ! Oh mon dieu !
Allez, démarre !
Putain.
Il est où ?
Je le vois pas.
- Merde, il s'est accroché ! - Fais-le tomber !
Il a grimpé sur la plateforme !
Jess, je fais quoi ?
Il est encore là ?
- Fais-le tomber ! - Mais comment ?
Fais-le tomber !
Non, non. Non !
Oh mon dieu ! Non !
Allez, démarre ! Putain !
Casse-toi !
Dégage !
Non !
Jessie ! Oh mon dieu !
Non. Non !
Non ! Non !
Va te faire foutre !
Eh ! Ça va ?
Tout va bien, calme-toi. Tout va bien.
Regarde-moi. Tout va bien, d'accord ? C'est fini.
Tu t'appelles Maria, c'est ça ? Tu peux marcher ?
Oui ? D'accord. Appuie-toi sur moi.
- Oh mon dieu ! - Debout ! Debout ! Faut y aller !
Ma jambe !
- Oh mon dieu, ça fait mal ! - Viens ! Allez !
Non ! Fais-le partir !
Non.
Non ! Dégage !
Non, Winnie. Winnie ! Arrête. Pitié.
Non ! S'il te plaît, Winnie !
Pourquoi tu fais ça ?
Pitié ! Pourquoi tu fais ça ?
Pourquoi t'arrêtes pas ?
C'est moi que tu veux ! Laisse-la tranquille !
T'as fait assez de mal comme ça, Winnie.
Pitié !
Tu te rappelles comment c'était avant, hein ?
Tu peux arrêter.
Tu as encore du bon en toi, Winnie.
Tu peux arrêter. Je sais que je t'ai fait du mal.
Laisse-la partir, je t'en supplie.
Je reste. Je reste, prends-moi à sa place. Je t'en prie !
Non ! Fais pas ça, il te tuera !
Tu m'as sauvé.
Maintenant c'est mon tour.
Fais-moi confiance.
Winnie.
Laisse-la partir.
Je resterai avec toi pour toujours. Prends-moi à sa place.
Tu es parti.
Non !
Cours.
Sous-titres : Suzanne Renaudier
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