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Original subtitles

â™Ș It had to be you

COMMENT ON S'EST RENCONTREÉS

â™Ș It had to be you

â™Ș I wandered around, and finally found â™Ș

â™Ș The somebody who

â™Ș Could make me be true

â™Ș Or could make me be blue

â™Ș And even be glad just to be sad â™Ș

â™Ș Thinking of you

â™Ș Some others I've seen

â™Ș Might never be mean

â™Ș Might never be cross, or try to be boss â™Ș

â™Ș But they wouldn't do

â™Ș To make me be true

â™Ș Or to make me be blue

â™Ș And even be glad just to be sad â™Ș

â™Ș Thinking of you

â™Ș For nobody else gave me a thrill â™Ș

â™Ș With all your faults, I love you still â™Ș

â™Ș It had to be you Wonderful you â™Ș

â™Ș It had to be you

â™Ș It had to be you

â™Ș I wandered around, and I finally found â™Ș

â™Ș The somebody who

â™Ș For nobody else gave me a thrill â™Ș

â™Ș With all your faults, I love you still â™Ș

â™Ș It had to be you

â™Ș Wonderful you

â™Ș It had to be you

â™Ș It had to be you â™Ș

Oui, je trouve aussi.

CÇa a l'air vraiment dĂ©licieux.

T'en veux un ?

Bon appétit.

- Hé. - Hé. Je pourrais avoir un jus de cranberry avec des glaçons ?

Et de la vodka.

Juste une lichette. - Bien sûr.

En fait, non. Non. Euh... pas de jus de cranberry.

De la vodka, avec des glaçons.

C'est mon dernier mot. Merci.

Je vous apporte ça.

Sympa votre façon d'arriver en retard.

Ouais. C'est ma spécialité.

Je m'appelle Will.

Jane.

Et donc...

t'es un invité de Sarah ou, euh...

Merde...

Max ? Le marié.

- Il s'appelle Matt. - Matt.

J'ai peut-ĂȘtre ratĂ© la cĂ©rĂ©monie,

mais moi au moins je connais le nom des mariés.

Touché.

Alors, dis-moi,

comment vous vous ĂȘtes connus ?

On jouait dans le mĂȘme groupe.

Oh, un groupe ?

- Ouais. - Je vois. Donc t'es...

- Inapte en société ? - J'allais plutÎt dire musicien.

Oh, non, tu dis ça parce que tu nous as pas encore écoutés.

- Tu joues de quoi ? - Euh, eh bien je joue de la batterie.

- De la batterie. OK. - Oui. Oui.

Attends. S'il te plaĂźt, dis-moi que t'es pas un de ces batteurs

qui chantent en jouant.

T'en es un. - J'en suis un. Oui. Oui.

Et toi ? - Oh, non, je joue pas d'instrument.

Non, je voulais parler de pourquoi tu es lĂ  ?

Ah, OK. Je suis allée à l'école avec Sarah, mais...

je l'ai pas revue depuis que j'ai quitté la ville.

Euh... il est mort ?

Ce chat... est mort. On dirait qu'il est mort.

Je suis pas vraiment une experte en symbolisme,

mais quand on trouve un chat raide mort Ă  un mariage,

ça doit pas ĂȘtre un trĂšs bon prĂ©sage.

Non.

Tu sais, dĂšs que je t'ai vu tout Ă  l'heure,

j'ai tout de suite pensé qu'on devrait faire l'amour dans le vestiaire.

Ah ouais ?

Mais j'ai quelques verres dans le nez,

donc je dois pas avoir...

les idées trÚs claires.

Ouais, mais tu sais, euh...

avoir les idées claires, c'est un peu surfait.

CÇa finirait pas bien.

Mais ça commencerait bien ?

On est actuellement et littéralement face à un chat mort,

je pense pas que ça soit un bon signe.

Ouais.

Pas maintenant.

Et cette robe de merde...

- HĂ©, tourne-toi. - OK.

C'est quoi ce noeud ?

- Comment il est... - OK, attends. Tu peux...

Tu sais quoi ? Oublie ça.

Eh merde...

Attends, attends.

Quoi ?

C'est pas une bonne idée.

- Comment ça ? - Va pas croire que j'en n'ai pas envie,

parce que je suis grave Ă  fond sur toi,

mais je me sens pas Ă  l'aise, l.

Oui, c'est un vestiaire de club de plage.

Tu crois pas qu'on devrait juste parler un peu ?

Parler ?

Oui. Parler.

Tu peux me laisser passer ? Merci.

Y a un problĂšme ici ?

Eh bien...

on était sur le point de baiser,

mais je crois bien que... il a changé d'avis.

C'est...

C'est pas ce qui s'est passé.

Bon...

HĂ©. Laisse-moi au moins t'expliquer.

- C'est vraiment pas la peine. - C'est que c'est...

c'est compliqué.

Tu vois, je crois que c'est plutĂŽt trĂšs simple.

Jane, enfin, ne pars pas.

EÉcoute, je viens de crier à toutes les personnes qui ont pu entendre

qu'on allait faire l'amour sur leurs manteaux,

alors non, il n'est pas question que j'y retourne.

C'est ce que t'as dit. Mais t'as aussi... un peu bu.

Tu devrais peut-ĂȘtre pas conduire.

Tu vas ouĂč ?

Marcher.

HĂ©.

Laisse-moi te payer un café.

Non, merci.

On est Ă  des kilomĂštres de tout.

Je veux pas que tu te fasses dévorer par les coyotes.

T'es sûre de vouloir marcher ?

Tu veux pas te mettre devant ?

Non. Je crois que je vais...

je vais ĂȘtre malade.

On peut rester lĂ  encore quelques minutes ?

Bien sûr. Oui.

T'as oublié ton cadeau.

Euh...

C'est...

Du coup, euh...

je suis photographe publicitaire.

Pour faire court, je prends essentiellement

des photos de machines à café ou encore...

Je t'en prie, on peut s'arrĂȘter lĂ  ?

S'arrĂȘter de quoi ?

De parler de nos vies.

Ouais. Pas besoin de parler.

On peut aussi bien rester...

dans une voiture garée dans le silence le plus complet.

C'est pas si mal.

Le silence...

Le silence. Je pourrais me taire.

Vu qu'on a pas besoin de parler.

OK, OK, j'ai compris. qu'on en finisse avec cette histoire.

Alors, je suis une écrivaine en freelance,

et en ce moment, je fais des recherches pour un article sur un meurtre

qui a eu lieu dans les Hamptons, et c'est pour ça que je suis à Sag Harbor.

J'ai l'impression qu'il y a un article

qui parle d'un meurtre dans les Hamptons une fois par mois.

Apparemment, ce que les riches préfÚrent faire pour s'amuser dans les Hamptons,

c'est de s'assassiner les uns les autres.

Euh...

et sinon...

je suis fille unique

et je viens d'une famille catholique trĂšs stricte, ce qui...

explique mon penchant Ă  coucher avec des hommes pendant les mariages.

Donc ça arrive souvent ?

Et j'ai trois petits garçons que j'aime plus que tout.

Attends. Quoi ?

Je me fous de ta gueule.

Oh. Sauf pour ce qui est de l'écrivaine

et de la famille catho.

T'as vu ? On est en train d'avoir un vrai échange.

C'était pas si difficile.

EÉcoute, je pourrais continuer à te poser des questions sur ta vie,

mais je pense sérieusement que la seule chose qu'on a en commun,

c'est cette expérience sexuelle tout à fait humiliante. - Oh, ça, c'est rien.

Tu veux connaßtre mon expérience sexuelle la plus humiliante ?

- Non. - CÇa pourrait te rassurer.

Permets-moi de douter.

C'était avec une fille, Jodi Dunne.

- Quand j'étais au lycée. - J'en ai rien à faire...

C'est la premiÚre fois qu'on m'a taillé une pipe.

Tu vas continuer malgré tout ce que je te dis, c'est ça ?

Et j'ai... joui dans mon oeil.

Attends. Quoi ?

J'ai éjaculé dans mon propre globe oculaire.

OK. Continue.

Un soir, Jodi et moi on est allés dans les bois.

J'avais aucune idée de ce que je faisais.

Attends...

Jodi, ralentis...

Ralentis.

Dans le milieu du porno, cette pratique est connue sous le nom d'oeil du pirate.

- Oh, mon Dieu.

C'est Jodi qui m'a fait découvrir mon propre amour pour la photographie.

T'es trop belle.

Elle vivait à huit kilomÚtres, mais c'était comme une autre planÚte.

Mets la tĂȘte plus comme ça.

Quand mes parents se disputaient,

c'était plutÎt du passif-agressif.

Mais ses parents Ă  elle, ils s'engueulaient.

Euh... tu veux pas qu'on aille faire un tour ?

Euh... j'ai l'habitude. Enfoiré !

- T'es sûre ? - Oui.

- D'accord. - Viens lĂ .

Et qu'est-ce qui lui est arrivé ?

Je croyais que ça t'intéressait pas ?

Oh, dĂ©solĂ©e, ça te gĂȘne d'en parler ?

Alors que je viens de te raconter que je me suis éjaculé dans l'oeil ?

Et alors ? T'as aussi éjaculé dans ses yeux ?

Me dis pas que tu l'as rendue aveugle ?

C'est pas si loin que ça.

Je sais.

Je suis contente que tu y ailles.

Parce que si t'étais resté ici avec moi,

t'aurais fini par travailler dans le centre commercial toute ta vie.

Non, c'est pas du tout ça. Hé...

C'est pas comme si on se séparait.

Et puis je pourrais venir te voir à Noeël.

CÇa te va ? - Tu vas finir par m'oublier.

Non...

Impossible.

Et t'as fini par l'oublier ?

Non. Malheureusement.

AprĂšs mon dernier examen du semestre,

j'ai pris ma voiture pour aller chez elle et la surprendre,

mais ça s'est pas trÚs bien passé.

Waouh. TrÚs impressionnant cette façon de rompre avec quelqu'un.

CÇa m'a anĂ©anti.

On est tous passés par là.

Oui, mais...

c'était notre coin à nous.

Sérieux ? Votre coin c'était le siÚge avant d'une voiture dans l'allée de sa maison ?

Allez, viens.

Attends. J'ai une question.

Et toi, tu l'as trompée ?

Non.

Non.

C'était pas comme si j'allais la demander en mariage.

Et alors ? Tu voulais une fille avec qui tu pouvais coucher quand tu rentrais chez toi ?

- Bien sûr, j'avais 18 ans. - Elle aussi.

Ils ont intĂ©rĂȘt Ă  avoir de bonnes tartes.

Tu vas manger ça ?

Non, non, non. Tu peux tout prendre.

CÇa faisait si longtemps que j'avais pas pensĂ© Ă  Jodi, Ă  l'Ă©poque j'Ă©tais comme...

comme une autre personne.

Un premier chagrin d'amour, ça s'oublie pas.

CÇa, c'est sĂ»r.

C'était quoi, le tien ?

Non. Non. T'as pas besoin de savoir, tu peux me croire.

Tu sais quoi ?

Je veux récupérer ma tarte.

- Quoi ? - Ouais.

J'ai faim et j'ai trĂšs envie d'une tarte.

- T'es en train d'annuler ta promesse ? - Je te propose un échange.

Je te donne cette part, si tu me racontes ton premier chagrin d'amour.

Vous désirez une autre part de tarte ?

Non, non. Je pense qu'on...

on en a assez.

Il conduisait une...

vieille Mustang 68 rouge.

OK, tu veux que je continue ou...

Tu veux cette tarte ?

Oh.

Je crois que j'ai compris. - Non.

Détends-toi. Détends-toi et ça va rouler.

Tout ce que t'as à faire, c'est appuyer sur l'accélérateur et débrayer.

OK.

N'aie pas peur.

Wouhou !

Attends, elle croit que je sors avec lui

parce que j'ai une faible estime de moi ?

Pitié. Je crois pas, non.

Comment Soeur Rose peut savoir ça ?

C'est une nonne. - Oui. C'est ce que je dis.

Et du coup, c'est qui ce type ?

Il va à quelle école ?

Je sais pas trop.

OK, on va essayer avec une question plus facile.

Il s'appelle comment ?

Michael.

Et son nom de famille ?

Hanrahan.

Pourquoi ?

Hanrahan...

Euh...

Et t'habites ouĂč ?

C'est juste que...

je pense au jour ouĂč...

ouĂč je devrai rencontrer ta famille.

Woah. Sympa la tenue.

Donc c'est lui ton premier ?

Oui.

Il m'a aussi initiée aux graffitis et aux vols mineurs.

Woah ! Aux vols mineurs ? C'est un vrai mec lui.

Oui.

C'était... une grande histoire d'amour entre adolescents,

mais en mĂȘme temps, une sĂ©rie de petits dĂ©lits.

Alors...

qu'est-ce qu'il cachait ?

Un jour, il était censé venir me chercher à l'école,

mais... il est jamais venu.

Du coup, je suis allée chez lui,

et j'ai demandé à sa mÚre s'il était là.

Sa maladie dure depuis quand ?

Je me...

je me souviens pas de l'avoir vu un jour sans cette maladie.

Alors...

Quand j'aurai...

fini de manger avec ma mĂšre, je pourrai venir te chercher.

Attends.

T'en es vraiment certain ?

Oui.

Euh, d'accord, mais c'est que...

tu penses pas qu'on devrait...

genre parler, ou je sais pas ?

De quoi tu veux parler ?

Pendant tout le temps qu'on était ensemble, ton pÚre...

était en train de mourir et tu m'en as pas parlé.

Michael, je suis sincÚrement désolée,

je peux pas imaginer ce que tu traverses...

Jane, c'est... ça va. Je t'assure que ça va.

CÇa va, je vais bien.

AÀ bientît, Jane.

Michael ?

Et donc il a rompu avec toi.

Je sais pas trop si on peut dire qu'on est sortis ensemble.

Peut-ĂȘtre qu'il voulait juste t'Ă©loigner de toutes les merdes qui se passaient dans sa vie.

Oui, ou alors il voulait juste s'envoyer en l'air.

En mĂȘme temps, coucher avec toi,

c'Ă©tait peut-ĂȘtre la seule chose positive dans sa vie.

CÇa... Ca doit ĂȘtre vraiment gĂ©nial.

C'est vraiment génial.

CÇa, j'en doute pas.

C'est dommage que t'aies gùché ta seule chance

d'en faire l'expĂ©rience par toi-mĂȘme.

Quel gĂąchis.

J'ai beaucoup trop mangé.

Et en plus, je suis sobre. Et trÚs fatiguée.

Attends. On sort d'ici.

J'ai une idée.

Euh... d'accord.

CÇa, c'est pour toi, Michael Hanrahan !

C'est pour toi, Jodi Dunne !

Oh, bordel de merde !

On va ici.

sera sévÚrement punie par la loi. >»

C'est trop facile.

Viens.

EÉlĂ©gant.

On est des criminels !

C'est cool ici.

Oh ! HĂ© ! Approchez, approchez !

Approchez ! On va regarder si vous ĂȘtes assez grande pour ce manĂšge.

Ah, jeune fille, il va falloir enlever vos chaussures.

- D'accord. - TrĂšs bien, alors...

- Ah merde. - Ah mince ! Peut-ĂȘtre un peu plus tard.

Oh, et puis de toute façon, j'avais pas envie de monter dans le Rockin Tug, donc bon...

Oh. En plus, je trouve pas que cette attraction convienne Ă  des enfants.

Oh ! Allons lĂ -bas.

Viens.

Ouh !

C'est vraiment magnifique.

Oh que oui.

Mais on va se faire arrĂȘter.

Oh, ce parc est complĂštement hors service.

Personne viendra nous chercher, je te le promets.

Tu promets ?

Oui.

Bonjour !

- HĂ© ! - Bonjour, monsieur l'agent.

Vous ĂȘtes conscients que vous ĂȘtes sur une propriĂ©tĂ© privĂ©e ?

Euh... oui. En fait...

on a perdu notre voiture, on l'a cherchée partout, et on s'est dit :

sur le point le plus élevé

pour essayer de la retrouver >», et...

C'est moi. Je l'ai mis au défi de venir ici.

Je devrais appeler les flics.

Pour qu'ils vous arrĂȘtent pour violation de propriĂ©tĂ© privĂ©e.

- Oh, super. Super. - On descend tout de suite ! Allez.

Wouh !

Merci pour la balade, Carl.

C'était sympa.

T'es une légende.

T'as prévu une autre effraction

ou tu veux qu'on dévalise un magasin d'alcool ou de je ne sais quoi ?

Non. Je suis du genre Ă  me rendre compte de mes erreurs.

Je vais filer droit Ă  partir de maintenant.

Jane, parle-moi un peu de ton passé mouvementé, je veux tout savoir.

Je crois pas qu'on ait assez de temps pour ça.

J'ai rien de prévu. Je commence.

C'est comme ça que tu dragues les femmes ?

Je l'avais encore jamais fait, mais ça a l'air de marcher.

Non, pour de vrai, j'ai trop de choses dans ma mémoire,

il faut que je la vide un peu.

Ouais. Je te comprends.

Et puis merde, vidons notre sac. OK ?

Parlons de ceux qu'on a aimés ou essayé d'aimer.

Non. C'est... c'est sans doute l'idée la plus désastreuse que j'ai pu entendre.

Mais qu'est-ce qu'on a Ă  perdre ?

AprĂšs ce soir, on ne se reverra plus.

C'est vrai. T'as certainement raison de dire ça.

OK, donc ça me gĂȘne pas de te raconter d'autres de mes humiliations romantiques.

OK, je te promets de ne pas rire.

Je te connais déjà assez pour savoir que c'est un mensonge.

Je te promets de ne pas trop rire.

Et donc ?

J'ai rencontré une fille pendant ma derniÚre année de fac.

Enfin, plutĂŽt une femme.

HĂ© !

Vous...

Tu sais ouĂč se trouve la gare ?

Pardon ?

- Le train. - Oh.

- Oui. - Euh...

oui.

C'est Ă  dix minutes par l.

Vous...

On dirait pas que vous cherchiez la gare.

Non, j'étais là pour aller voir mon cousin.

Tu t'appelles comment ? - Will.

Salut. - Will. Salut.

Je m'appelle Eve.

- Salut. - Will, tu m'accompagnes jusqu'Ă  la gare ?

D'accord.

Oh. Je...

j'aimerais vraiment, mais...

mais j'ai un cours qui commence dans quelques minutes, alors...

Oh...

Non, t'as pas cours. Tu viens.

Quoi ?

OK.

Je vais jouir. Je vais jouir.

Je vais jouir. - Moi aussi.

Oh, putain !

Oh, mon Dieu...

Ce... c'était...

Y a pas de quoi.

Oh, mon Dieu...

Oh, arrĂȘte.

C'est vrai que c'est arrivĂ© ou tu l'as juste rĂȘvĂ© ?

Je sais.

Elle est vraiment sexy.

Je sais.

Je savais pas que t'étais photographe.

Oh.

On n'a pas vraiment...

on n'a pas parlé avant ça.

Non, je suis pas photographe, juste...

je prends quelques photos.

Je sais pas encore ce que je veux faire.

T'as une bonne base pour le savoir.

Habille-toi. Et prépare un sac. On va y aller.

Quoi ? On va ouĂč ?

Tu m'as montré ta chambre.

Et maintenant, je vais te montrer la mienne.

Salut !

Salut, Eve !

Voici Justine. C'est ma colocataire.

- Salut. - Voici Will.

Je l'ai trouvé sur le campus de la fac de Courtney.

Oh, dans les études supérieures.

Bienvenue dans les études inférieures.

On m'a dit de ne jamais arriver les mains vides Ă  une fĂȘte,

enfin, c'est ma mĂšre qui me l'a dit, alors...

Oh. Ta mĂšre est une femme formidable, Will. Ne l'oublie jamais.

Laisse-lui un peu d'air.

Je dois me changer.

Oh, désolée. - Tiens.

- Oh, mais c'est Eve. - Merci.

C'est pas déjà l'heure de dormir pour ton ami ?

Je te présente Will. Il est de passage pour le week-end.

Et tu fais quoi dans la vie ?

Hésite pas à inventer, personne ne fait ce qu'il est venu faire à New York.

Et qu'est-ce que t'es venu faire Ă  New York, Noah ?

Euh... je ne me souviens plus pourquoi je suis venu Ă  New York,

Ă  part pour coucher avec toi, Eve.

Pourquoi t'es lĂ , gamin ?

Pour coucher avec Eve.

Bien trouvé, jeune homme.

OK. Attends, attends.

Sois plus doux, je vais aller nulle part. - Désolé.

Je pense pas que je vais prendre le dernier train ce soir.

T'as consommé quoi exactement ?

Justine m'a donné des pilules bleues

et ensuite des pilules violettes.

Elle t'a donné des pilules bleues et violettes ?

- Bleues et violettes. - Attends, vraiment ?

- Oui, pourquoi ? - Et t'en as pris combien ?

Je sais pas, genre trois ou quatre ?

- Trois ou quatre ? - Oui.

- Faut appeler une ambulance. - Faut appeler une ambulance ?

C'est quoi le numéro ?

Pour euh...

Le 9-1-1?

Quoi ?

AllĂŽ ? C'est bien l'ambulance ?

J'ai une grosse urgence !

T'es qu'une sale petite farceuse, toi !

J'aime bien cette fille.

Oui, moi aussi. J'ai presque vécu avec elle à New York,

je reprenais le train que quand j'avais des exams.

Donc... tu as abandonné la fac sans avoir à vraiment l'abandonner.

J'ai fait le strict minimum d'efforts, oui.

Hum.

Je crois que je commence à voir un certain schéma.

Et c'était vraiment incroyable,

j'adorerais recommencer.

Je pensais que ce genre de chose me plairait.

Tu vois, je te l'avais dit, tu devrais essayer plus souvent.

- Oui. - Génial.

- Elle veut te baiser. - Quoi ?

Non, elle veut pas me... - Si t'allais lui parler ?

Tu pourrais la ramener chez elle en trois minutes.

Tu veux que je la ramĂšne chez elle ?

Je disais juste que tu pouvais si tu le voulais.

Et si je veux pas ?

Alors, tu vas me ramener chez moi.

Allez, viens.

On va ouĂč ?

- On va filer à l'anglaise. - CÇa veut dire quoi, filer à l'anglaise ?

C'est quand tu... tu t'en vas sans prévenir.

OK, du coup tu as réussi le test.

Et maintenant que j'y réfléchis...

j'ai passé beaucoup de tests.

Va falloir attendre un mois avant que je puisse revenir te voir.

Pourquoi tu retournes Ă  la fac ?

Parce que... je dois passer mon diplĂŽme.

Pour de vrai ? Pourquoi ?

Je sais pas. Mais...

mes parents pĂšteraient vraiment un plomb.

Oh, c'est pas vrai.

On s'en fiche de ce que pensent tes parents.

Tu vas me manquer.

HĂ©.

Je peux te demander quelque chose ?

Quoi ?

Pourquoi est-ce que tu... tu sors avec moi ?

Tu es irrésistible.

Non, s'il te plaßt, je suis sérieux. Je suis vraiment sérieux.

Dis-moi, dis-moi pourquoi, pourquoi tu veux sortir avec moi ?

Parce que tous les hommes avec lesquels je suis sortie étaient fermés d'esprit.

Et...

ils passaient leur vie avec les bras croisés.

Alors que toi...

tu as toujours eu les bras ouverts.

Et ça, c'est...

merveilleux.

Qui tomberait pas amoureuse de ça ?

Tu m'aimes ?

Oui.

Tu files Ă  l'anglaise ?

Tu l'as revue aprÚs ça ?

Je l'ai appelée plusieurs fois,

mais elle m'a jamais répondu.

Je peux pas trop lui en vouloir.

Elle aurait dĂ» s'en douter.

Sortir avec un étudiant...

Je parie qu'elle n'a pas pu dire t'aime >» pendant un certain temps aprÚs ça.

Tu étais trop jeune.

Tu connaissais pas d'autre façon de partir.

C'est juste... que j'aurais aimé y mettre fin plus élégamment.

Oui, mais elle en avait marre de sortir avec des hommes brisés

qui faisaient que de la briser, alors elle a cru...

qu'un garçon au regard ingénu ne lui ferait pas de mal,

mais c'est ceux qui ont l'air incapables de nous faire du mal

qui nous font le plus souffrir.

Tu as appris ça ouĂč ?

J'ai appris tout ça d'une tout autre histoire.

- Entrez. - Bonjour.

Professeur Fielding ? - S'il vous plaĂźt, ne m'appelez pas professeur,

ça me donne l'impression que je suis censé professer quelque chose.

Je m'appelle Wallace.

Oui, je sais, bonjour.

Je m'appelle Jane.

Enchanté, Jane.

Tu sais quoi ? Je devrais...

Je crois que je ferais mieux de m'en aller.

Tu... Qu'est-ce qu'il y a ?

Rien, c'est juste que...

J'ai du boulot Ă  finir. Et puis je veux commencer tĂŽt demain, alors...

J'ai passé un trÚs bon aprÚs-midi.

- Ouais. - Je suis sincĂšre.

Je le pense aussi.

Je suis triste que tu partes.

Oui. Moi aussi.

Est-ce que tu veux mon numéro ?

Oui, je veux bien.

CÇa me ferait tres plaisir d'avoir ton numĂ©ro.

- Et... - Tiens.

tu peux m'appeler quand tu veux,

si t'as envie d'une tarte, d'une effraction,

ou si tu veux écouter d'autres histoires embarrassantes sur ma vie amoureuse,

j'en ai encore plein en stock.

Sait-on jamais. Je pourrais te prendre au mot.

CÇa me va.

Oh, c'est pas vrai, c'est toi le mec du vestiaire aux manteaux.

Ah...

- C'était hilarant. - Attends, c'est sérieux ?

J'ai assisté à tellement de mariages cette année que je commence...

à tous les mélanger.

Mais je suis pas prĂȘte d'oublier celui-lĂ .

Je suis ravi de te rendre ce service.

Tu mérites un verre.

Oh oui.

Je peux t'offrir un verre ?

C'est un open bar.

OK.

Je peux t'offrir un verre gratuit ?

Il faut que j'y aille.

Euh... bien sûr.

â™Ș Don't leave anything

â™Ș I can't take the memories

â™Ș And all the pain that it would bring â™Ș

â™Ș If you leave me

â™Ș Please don't get my heart

NUMEÉRO INCONNU ENTRANT

AllĂŽ ?

Salut.

J'étais justement en train de faire une playlist

comme un gosse de quatriĂšme qui a eu un crush.

C'est trop adorable.

Ouais. C'est plutĂŽt mignon.

Bon. Quand j'étais à l'université,

j'ai... j'ai rencontré un mec, un certain Elton.

C'était ma derniÚre année,

et j'avais perdu espoir de rencontrer quelqu'un de vraiment intéressant.

LA MAISON DE DUBLIN RESTAURANT ET PUB

Qui voilĂ  !

- HĂ©. - HĂ©, salut !

- Comment ça va ? - CÇa va nickel et toi ?

CÇa va, je te sers quoi ?

Je veux bien comme, euh...

Une seconde.

Salut.

Salut.

Comme ça, ça sort en semaine ?

Oui, parce que... parce que tout le monde sort le jeudi soir,

du coup...

Ouais.

On dirait bien.

Et donc ?

Tu vas Ă  cette fac ?

Pour l'instant.

Je peux t'offrir un verre ?

- D'accord. - Cool.

André, tu pourrais me faire comme d'habitude ? Et...

Oh. Euh...

Euh, une vodka cranberry, s'il vous plaĂźt.

T'as ta carte d'identité ?

Hum-hum. Oui. Oui, je...

je dois l'avoir... quelque part. - Je l'ai vue tout Ă  l'heure.

Elle l'a bien. - Je vais la trouver.

Oh ! C'est vrai. C'est moi qui l'ai. Tiens.

OK...

Dire que je l'avais depuis tout ce temps.

Waouh.

Tu serais pas parfaite ?

Ouh, Elton.

Ouais.

Je suis tombée raide dingue amoureuse de lui.

C'est de ça que s'est inspiré Hardy pour écrire ce roman.

Alors, qui peut me rappeler ce dont nous avons discuté mercredi ?

Nous nous sommes concentrés sur la nature de l'attitude de Hardy

à l'égard la virginité de Tess. Qu'est-ce que tu fais ?

Comment ce livre a-t-il remis en question la morale sexuelle de l'époque victorienne ?

Hardy avait une attitude qui allait Ă  l'encontre

du rĂŽle que l'on attendait des femmes Ă  cette...

Oh, oui, désolé, je...

je suis désolé d'arriver en retard, mais je me posais une question.

Euh... je me demandais quel était le rapport

avec l'existentialisme de Kierkigaard,

et plus particuliĂšrement avec sa croyance

que le silence de Dieu est en fait Dieu ?

Kierkegaard. Mais qui ĂȘtes-vous ?

Et vous faites partie de cette classe ?

Euh... eh bien... pas selon Kierkigaard.

Enfin bref, si vous voulez bien m'excuser, professeur,

si vous en ĂȘtes vraiment un... - Quoi ?

j'ai besoin de cette jeune femme pour une expérience de...

transcendantalisme.

Suis-moi. Et Ă  tout le monde, au revoir et bonne chance !

Ce cours est... ennuyeux.

Je suis sincÚrement désolé.

T'es sérieux ? C'était quoi ça ?

Oh, mon Dieu. CÇa fait du bien.

On est espionnés par tout le monde.

Ah oui ? Et pourquoi ils feraient ça ?

Visiblement, ils veulent connaßtre le secret de l'amour éternel.

Hum...

- Quoi ? - Oui, euh...

LĂ -bas.

T'as vu ce type ?

Il nous prend en photo pour les envoyer Ă  son contact russe.

Qu'est-ce que le gouvernement russe va faire des infos sur l'amour éternel ?

Lancer une campagne de désinformation ?

Je suis trÚs sérieux, Jane.

Et rien de tout ça n'a déclenché la sonnette d'alarme ?

Tu vois, je suis complĂštement sourde

quand il s'agit d'entendre la sonnette d'alarme.

HĂ© !

Non.

Je suis lĂ -haut !

Oh, c'est pas vrai, Elton !

Qu'est-ce que tu fabriques lĂ -haut ?

Je voulais proclamer mon amour pour toi

depuis le plus haut des sommets du campus !

D'accord, mais t'es sûr...

que c'est pas parce que tu planes que tu te retrouves lĂ -haut ?

Absolument pas ! Regarde-moi, zéro drogue !

Elton, s'il te plaĂźt, descend de lĂ .

Tu vas avoir des problĂšmes.

Des problĂšmes ? - Qu'est-ce qui se passe ?

C'est toi le problĂšme dans lequel je suis !

C'est toi le problĂšme dont je sortirai jamais !

Allez, gamin, descends du toit !

C'est ton copain ? Il est ivre ?

Non. Non, non, non ! Ne lui parle pas, Jane.

EÉcoute, il essaie juste de t'aider, il essaie...

Je n'ai pas besoin d'aide !

Elton, s'il te plaĂźt...

Elton...

C'Ă©tait censĂ© ĂȘtre romantique.

Oh, mon Dieu.

Et donc tu l'as jamais revu ?

T'as manqué le mémo sur les vendredis à la cool.

Tu devais ĂȘtre trĂšs gĂȘnĂ©e.

EÉcoute, avant que tu dises quoi que ce soit, je tiens à m'excuser...

pour, euh...

mon petit tour sur le toit.

Non. Tu n'as pas besoin de t'excuser.

Non.

Comme tu dois le savoir, ma mĂšre en a trop fait...

et a décidé que j'avais besoin de vacances.

Je... Je suis contente que tu puisses faire une pause.

Tu sais, dans quelques semaines,

si je fais pas trop le malin,

je pourrai quitter cet endroit.

Mais tu devrais pas...

précipiter les choses. Hein ?

On pourrait passer l'été à Paris.

Et si...

Et si on y allait étape par étape, tu ne penses pas ?

Attends...

c'est de la pitié ?

Quoi ? Non. Non, c'est pas de la pitié.

Pourquoi t'es venue ici ?

Pour te voir, parce que je veux t'aider Ă  aller mieux.

- AÀ aller mieux, euh... - Oui.

Comment ça aller mieux ? CÇa veut dire quoi ?

Je peux t'aider Ă  prendre soin de toi.

- C'est pas vrai... - Je...

- Je peux prendre soin de moi. - Non. S'il te plaĂźt. Elton. Elton.

Je suis désolée, c'est pas...

C'est pas ce que je voulais dire, d'accord ? Je suis désolée.

Elton.

Je suis désolé, Jane.

C'était pas sympa de ma part.

Pourquoi on...

on commencerait pas Ă  planifier notre voyage Ă  Paris ?

Ah, c'est la Ville LumiĂšre.

Mais j'ai vu qu'il y avait aussi...

beaucoup de restaus qui servaient des escargots.

On devrait rester dans le Marais.

J'ai entendu dire que dans le quatriĂšme arrondissement

c'était plus simple et que les restaus sont sympas.

J'ai pas supporté de le laisser comme ça, mais...

j'étais si jeune.

Je savais pas quoi faire.

- CÇa a vraiment dĂ» ĂȘtre difficile. - Ouais.

J'ai eu cette impression que si je ne partais pas, j'allais...

juste... ĂȘtre emportĂ©e avec lui.

HĂ©, ouĂč est-ce que t'es, lĂ  ?

Sur une plage.

C'est pas trop loin. Enfin, je crois.

Si je t'envoie ma localisation, tu viens me chercher ?

Oui.

Salut.

Salut.

Tu sais, ma mÚre a été en dépression presque toute mon enfance.

Elle est restée dans son lit pendant presque une année.

Et mon pÚre essayait de faire comme si tout était normal.

Mais on était...

consumés par sa tristesse.

De mon cÎté, j'essayais de tout faire pour rentrer chez moi le moins possible.

Et puis...

mon pĂšre a fait pareil.

Ils se sont séparés ?

Oui.

Oui, les miens aussi.

J'avais trois ans quand c'est arrivé.

Hum.

Je crois bien que c'est mon premier souvenir.

Je me souviens trÚs bien que j'étais...

j'étais assise en haut des escaliers

et que je regardais toutes les valises de mon pÚre qu'il avait posées...

devant la porte d'entrée.

Ouais.

- C'est n'importe quoi. - Ouais.

Un peu comme nous deux, j'ai envie de te dire.

On se remet jamais vraiment de ce merdier.

Tu sais quoi ?

Quoi ?

Je meurs de faim.

SĂ©rieux ? CÇa t'arrive de pas avoir faim ?

- Je meurs toujours de faim. - T'es toujours affamée.

- On y va ? - Rien de tel que le souvenir d'un bon trauma d'enfance

pour ouvrir l'appétit.

â™Ș If you keep leaving me

â™Ș I'll keep loving you

â™Ș If you keep hurting me

â™Ș I'll keep wanting you

â™Ș Sure as the sky is blue

â™Ș Through all you put me through â™Ș

VOLUME

â™Ș If you keep leaving me â™Ș

C'est une chanson de la playlist que j'ai faite pour toi.

J'aime bien.

Oh ! LĂ -bas, ça a l'air d'ĂȘtre ouvert.

â™Ș You think by now I would learn â™Ș

â™Ș To stay away from far

â™Ș When I'm getting burned

Eh merde. C'est fermé. - Depuis quand tu écoutes ce que disent les panneaux ?

Regarde, c'est comme ça qu'on joue de ses charmes pour entrer.

FERMEÉ pour soirĂ©e privĂ©e

â™Ș If you keep leaving me â™Ș

Eh bien, on dirait que c'est trÚs animé.

Oh, oui. Grosse soirée.

JOYEUX ANNIVERSAIRE

- Je mange pas de ce buffet, je sais pas comment faire. - Quoi ?

Les sushis finissent ensevelis sous les cĂŽtes de porc, ça n'a ni queue ni tĂȘte.

Comment on peut ne pas savoir manger à un buffet ? CÇa veut rien dire.

Tu vois, l'avantage d'un buffet, c'est que tu peux te resservir a volonté.

- On peut faire ça ? - Oui, y a pas vraiment de rÚgles.

- On peut prendre deux assiettes ? - HĂ©, vous !

- Oui ? - Vous ĂȘtes qui ?

Vous ĂȘtes de la famille ?

J'ai des enfants dont je connais pas l'existence ?

Oh, Eddie enfin ! Regarde le visage de ces deux jeunes gens !

Ils sont tout beaux.

Mais vous ĂȘtes qui ?

- Euh... - On est...

- on est... - euh...

un couple qui tape l'incruste.

- Tape l'incruste ? - Oui.

J'adore ! On va pouvoir commencer la fĂȘte, Olivia !

Si tu veux taper l'incruste Ă  notre fĂȘte d'anniversaire, mon beau jeune homme...

- Qui, moi ? - Oui, toi.

Va falloir danser avec moi.

D'accord, mais il faut que vous m'appreniez, j'ai deux pieds gauches.

Par ici, monsieur.

J'espĂšre que ton homme n'a pas les mains trop baladeuses, hein ?

Oh si on en croit les récents évÚnements,

vous n'avez vraiment rien Ă  craindre de lui.

C'est ta femme ?

Non.

On vient de se rencontrer.

- Non ! - Si.

- CÇa fait quarante balais. - Woah !

Je mérite une médaille.

En fait, non, je mérite un trophée !

Et elle en mérite un aussi.

Quand j'entrainais les poussins,

les mÎmes recevaient des trophées pour ne pas avoir abandonné.

Alors, c'est ce que vous ĂȘtes en train de fĂȘter ce soir ?

De pas avoir abandonné ?

De pas avoir abandonné, c'est exactement ça !

Alors, est-ce que vous avez des conseils sur le mariage ?

Euh... des salles de bains séparées.

Hum. C'est votre secret ?

Oh, ça aide bien.

Rien qu'un peu.

- Merci beaucoup. - Et... merci Ă  vous.

C'était sympa.

Maintenant, on devrait aller les rejoindre.

- Merci beaucoup. - C'était cool.

CÇa vous dĂ©range pas si je vous l'emprunte ?

Si ça me dérange ? Bien sûr que ça me dérange !

Mais je survivrai.

Je survivrai. - Merci.

M'accorderais-tu cette danse ?

Avec plaisir.

â™Ș There's a somebody I'm longin' to see â™Ș

â™Ș I hope that he turns out to be â™Ș

â™Ș Someone who'll watch over me â™Ș

â™Ș I'm a little lamb who's lost in the wood â™Ș

J'ai vraiment cru qu'Eddie te lĂącherait pas.

Se taper l'incruste !

Tu l'imites presque bien.

Tu parles, c'est n'importe quoi.

Et donc...

maintenant, quoi ?

T'as une chambre d'hĂŽtel ?

J'ai une chambre de motel.

Hum.

Il est plutĂŽt cool leur motel.

Ils ont une piscine.

Avec un tas de feuilles mortes dedans.

Et ils ont un distributeur qui vend des peignes,

si jamais tu as besoin d'un peigne.

Je cherchais justement un bon peigne, du coup...

EÉcoute,

avant qu'on aille plus loin...

Qui a dit qu'on irait plus loin ?

Personne.

Quoi ?

Est-ce que tu as une copine, Will ?

Et pour que ce soit clair,

par copine, j'entends quelqu'un avec qui tu as une vraie relation et qui...

pourrait venir dans la conversation.

J'ai eu trop de copines ces derniÚres années.

Mais...

Mais en réalité, elles étaient toutes un peu pareilles.

Je crois que c'est vous le photographe ?

Oui, mes condoléances.

C'est une amie Ă  vous ?

Elle ? Non, c'est ma... ma dentiste.

Je plaisante, je connais aucune de ces personnes.

C'est des moments qui m'ont frappé,

que j'ai pris en photos et accrochés au mur.

Eh bien... l'autodérision, ça marche bien.

Santé.

Attendez, c'est le bar qui se trouve Ă  Greenpoint.

- Oui, oui, avec le ping-pong. - J'adore le ping-pong.

Quoi ? Vous cherchez Ă  perdre ?

- Vous savez comment y aller ? - Je suis sûr de le trouver.

Bons baisers de Russie est le meilleur film de James Bond.

J'aimerais bien le voir un jour.

Ah oui ? Je l'ai chez moi, on pourrais le regarder.

Quand ?

Je vérifie quand je suis libre.

Que diriez-vous de... maintenant ?

CÇa me va.

C'est vraiment pas beau Ă  voir.

Je suis pas fier de cette période.

Vraiment ?

MĂȘme pas un tout petit peu ?

Plus maintenant.

T'es sûr que tu veux pas que je vienne avec toi ?

Oui, c'est une soirĂ©e pour fĂȘter les fiançailles d'un mec

avec qui je jouais dans un groupe.

Mais j'aimerais bien en savoir un peu plus sur ton passé.

Je vais connaĂźtre personne.

Mais si je viens, tu me connaĂźtras.

- Non, non. - Allez...

Désolé.

- Qu'est-ce qu'on fait la ? - Comment ça ?

Eh bien, ça se voit que tu ne veux plus ĂȘtre avec moi, du coup...

Non, sois pas si parano s'il te plaĂźt,

je t'enverrai un message quand je serai rentré.

Hé, hé.

Je te promets de t'envoyer un message dĂšs que je pars.

Je vais devoir tout faire pour toi ?

Je comprends pas.

En fait, Je m'en vais.

Et donc je suis célibataire depuis un an.

Et je sais que ça n'en a pas l'air,

mais j'ai vraiment essayé de me reprendre en main.

EÉcoute, c'est pas comme si j'avais pas moi aussi mon lot de complications.

Laisse-moi deviner. T'es mariée.

Presque.

Attends, presque ? Je rigolais.

On m'a organisé un rendez-vous avec un avocat nommé Mark.

Je déteste les rendez-vous arrangés.

Et je croyais détester les avocats.

Jane ?

- Salut. - Salut, je m'appelle Mark.

Désolé du retard.

Oh, c'est rien. Oh, euh...

je savais pas qu'on allait dans un endroit... habillé,

sinon j'aurais... - Oh, non, je rentre du travail.

- Oh. - Oui. Tu es ravissante.

- Merci. - On y va ?

Oui.

- OK. Maman c'est Kit et papa c'est JerĂŽme. - Oui, oui.

Ils ont tendance Ă  porter les mĂȘmes pulls irlandais en laine,

alors parfois c'est difficile de les différencier.

Ils ont aussi un tapis irlandais en laine,

alors on a aussi du mal à les différencier.

Ah. Tu ne fais qu'inventer, lĂ .

Non. Non. Une fois, j'ai passé toute une nuit à parler mon pÚre

de la différence entre les milles marins et les milles normaux,

avant de me rendre compte que je parlais au tapis.

Et Todd c'est ton frĂšre.

Todd... - Oui.

- OK. - Il est notre fierté et notre joie.

Renvoyé de trois écoles pour des drogues que personne connait.

- Oh. - Parfois je me demande comment il les trouve.

Peut-ĂȘtre qu'il y a... un bulletin d'information spĂ©cial pour les tarĂ©s.

Je crois que je reçois cette newsletter.

Plus maintenant en tout cas.

PrĂȘte ?

- Oui. - Allez.

- Qui veut de la sangria-? - La voilĂ .

Oh, woah...

- Merci, maman. - Ah.

C'est ma recette spéciale.

Sers-toi. - Merci.

- Je t'en prie. - J'en ai.

Oh, oui, c'est vrai.

Bon, eh bien, OK...

CÇa a l'air bon.

Je suis allée à une colonie de vacances prÚs d'ici quand j'étais petite.

- Ah. - Et je me souviens d'un soir, j'étais...

j'étais vraiment bourrée et j'ai trébuché et je suis...

je suis tombée dans un ravin.

Euh... et je suis restée dans ce ravin toute la nuit.

C'était... assez dingue.

Les autres t'ont pas aidée à sortir de l ?

Oh, non. Non. Ils se sont enfuis et ils m'ont laissée là.

Oh.

C'est vraiment terrible

que quelqu'un puisse faire ce genre de chose.

J'espÚre qu'ils ont été poursuivis par la loi comme il se doit.

Todd était sarcastique.

C'est l'un de ses... nombreux charmes.

Et donc, Jane,

Mark nous a dit que tu es journaliste.

- Hum-hum. - OuĂč est-ce que tu travailles ?

Je suis... freelance.

- Oh. - Ouh.

Je pourrais jamais faire ça.

C'est trop stressant.

Oui.

En fait, j'aime bien le fait de ne pas savoir

d'ouĂč viendra mon prochain travail.

CÇa m'oblige à pas me relñcher.

Et ça veut dire que personne ne peut m'enchaßner à vie.

Bien. Je crois qu'il est temps de leur dire pourquoi tu es ici, non ?

- D'accord. - TrĂšs bien.

Euh... Jane et moi sommes fiancés.

Attends. Tu étais fiancée ?

Oh !

Oui. On est trĂšs heureux.

- Oui. - Je ne m'y attendais pas.

- C'était quand ça ? - Il y a trois mois.

Woah.

Ouais.

J'aurais pas imaginé que tu serais avec un type comme...

Comment il s'appelle ?

- Mark. - Mark, oui.

Enfin, j'aurais pas imaginé que tu te fiancerais avec un mec comme ça.

OK, et selon toi, avec quel genre de mec je me serais fiancée ?

Je sais pas, un mec un peu cynique,

avec un air sombre et un peu menaçant...

et avec un tatouage dans le cou.

C'est... C'est incroyablement insultant.

Mais je vois ce que tu veux dire.

Et qu'est-ce qui rendait ce monsieur vieux jeu si spécial ?

Je pense que j'en avais juste marre des drames, tu vois ?

Hum-hum.

J'Ă©tais prĂȘte Ă  accepter le marchĂ©.

Quel marché ?

Celui de choisir de restreindre mon niveau de plaisir et de douleur

et de m'engager Ă  respecter certaines vertus pour avoir un certain bonheur

pour avoir une vie Ă  peu prĂšs stable.

Je vois.

J'avais faux, au final.

Nos fiançailles ont duré...

13 jours.

HĂ©, Todd.

- HĂ©. - Si tu veux voir Mark, il est...

au softball jusqu'Ă  13 h 30. - Je sais.

En fait, euh...

c'est toi que je veux voir.

Oh.

Euh, est-ce que tout va bien ?

Oui. Euh...

je peux entrer ?

Oui, bien sûr. Entre.

Je crois bien que c'est le seul cocktail que je sais Ă  peu prĂšs bien faire.

En gros, ça a le goût de chocolat.

Je suis amoureux de toi.

Il fallait que je te le dise.

Parfois dans la journée, je me demande ce que tu fais.

Enfin, tout le temps.

Merci. C'est... C'est vraiment flatteur.

Je suis pas aussi taré que Mark le prétend.

Je sais pas trop... vivre dans le déni, tu sais.

C'est parce que tu es jeune. Tu as encore le temps.

Je suis sérieux.

J'arrĂȘte pas de penser Ă  toi.

Eh bien, tu devrais essayer d'arrĂȘter.

Parce que je vais épouser ton frÚre.

Tu es la plus belle femme que j'ai jamais vue.

Et Mark ?

Il est chiant Ă  mourir.

Tu l'aimes pas.

Je le sais.

Tu le sais.

Vraiment ? Tu te résignes.

Tu vas le regretter.

Todd, t'es en premiÚre année à la fac,

c'est un simple coup de coeur.

CÇa va te passer dans un mois ou deux. Je te le promets.

Tu devrais essayer de lui demander

de te montrer ouĂč se trouve un de tes grains beautĂ© n'importe ouĂč sur ton corps.

Demande-lui s'il a réussi à en mémoriser un.

Moi, oui.

Tu devrais t'en aller.

LA BRASSERIE ROBINSON

Bonsoir.

Je peux vous aider, madame ?

HĂ©.

Tout va bien ?

Il faut que je te dise quelque chose.

D'accord.

Mais avant je veux que tu saches

que tu n'es pas obligée de me dire quelque chose

que tu ne veux pas me dire.

Mais je pensais que le but du mariage c'était...

tu sais, de... de tout se dire l'un Ă  l'autre,

de ne pas garder ses secrets.

Les gens auront toujours des secrets.

Et c'est une bonne chose. Hein ?

Un peu de mystĂšre est une bonne chose, non ?

Je viens de coucher avec ton frĂšre.

Tu as couché avec son frÚre ?

Faudra pas que tu rencontres ma famille.

Mais... c'est impressionnant.

Pourquoi torpiller quelque chose quand tu peux...

l'atomiser Ă  la place ?

Ouais. Et mon...

dĂ©goĂ»t de moi-mĂȘme a atteint des sommets avec cette histoire.

Je pense que c'est pour ça que j'ai été aussi agressive au mariage aujourd'hui.

Je pensais que c'était parce que j'étais trop beau et trop charmant.

Non. CÇa...

CÇa aurait pu ĂȘtre n'importe qui.

Je vois.

MOTEL LEONARDO COMPLET

Et maintenant ?

Eh bien, qu'est-ce qu'on fait quand on s'est déjà tout dit

et qu'on ne s'est pas enfui en courant ?

â™Ș Said I never believed in the mates of soul â™Ș

â™Ș So I never once claimed that I know â™Ș

â™Ș That you're the only

â™Ș Only one for me

Merde...

Tu m'en voudras pas si notre premiĂšre fois c'est dans un motel pourri ?

C'est mieux qu'un vestiaire Ă  manteaux.

â™Ș There's an army out there â™Ș

Attends.

Tu te fous de moi ?

Non, je suis sérieuse.

Attends. - Tout va bien ?

Oui.

Si tu veux qu'on le fasse, je dois te parler de quelqu'un d'autre.

- D'accord. - C'était lui que j'essayais de te parler tout à l'heure.

Il s'appelait Wallace Fielding.

On s'est rencontrés quand j'étais en train de terminer mon master.

Entrez.

HĂ©, professeur Fielding ?

S'il vous plaĂźt, ne m'appelez pas professeur,

ça me donne l'impression que je suis censé professer quelque chose.

Je m'appelle Wallace.

Oui, je sais, bonjour.

Je m'appelle Jane.

Enchanté, Jane.

Enchantée.

Woah.

AÀ l'aube de la forĂȘt...

ce livre a changé ma vie et il fallait que je vous dise que...

- Vous avez pas lu ça ? - Si et plusieurs fois.

- Je suis désolé. - Non.

En fait, je me demandais si vous aviez une seconde

pour en discuter, sauf si c'est pas le bon moment ?

Euh, c'est que...

c'est le moment idéal parce que j'ai pas trÚs envie

de corriger ces copies pour le moment.

- Génial. - J'aimerais beaucoup qu'on discute.

Alors, c'est parfait.

Je vous remercie...

de prendre le temps de discuter avec moi,

alors que vous devez ĂȘtre trĂšs occupĂ©.

Occupé, oui.

Mais avec quoi ?

J'ai accepté ce travail parce que j'avais besoin d'un salaire fixe,

ce qui me permettrait d'écrire en paix,

mais je l'utilise plus comme une excuse pour ne pas écrire du tout.

Du coup, qu'est-ce que vous faites ?

Tu veux vraiment le savoir ?

Oui. Allez-y.

Je passe mon temps devant... la télé-réalité,

Comme l'Ă©mission avec les pĂȘcheur de crabes en Alaska.

HonnĂȘtement, c'est passionnant.

On est... arrivés chez moi. - Ah.

Woah, c'est joli.

Oui.

J'ai oublié comment il faut faire.

Comment...

Comment il faut faire quoi ?

Comment je dois t'inviter Ă  entrer.

Je pourrais t'offrir un verre, mais j'ai arrĂȘtĂ© de boire.

Ou je pourrais te demander si tu veux voir mes gravures,

mais je ne grave plus. Tu... sais graver ?

Non, malheureusement, je sais pas.

J'aimerais bien visiter.

Vraiment ?

Oui.

C'est, euh...

c'est un peu spartiate, je sais.

Mais je dois faire attention.

Avec Internet, c'est beaucoup trop facile d'acheter des trucs

pour un ermite comme moi.

Vous devez quand mĂȘme sortir parfois, non ?

Comme pour les tournées promotionnelles ? - Je fais les tournées.

Et une fois que je suis rentré, je ne veux plus sortir pendant plusieurs années.

J'allais beaucoup aux réunions des alcooliques anonymes,

jusqu'Ă  ce que je ne supporte plus

d'écouter les autres partager leurs sentiments.

Les autres interactions humaines me donnent envie de boire.

Vous pensez pas que c'est important de voir le monde ?

D'essayer de nouvelles choses ?

J'ai besoin de faire des pauses dans mes expériences.

Sinon, je n'arriverai plus Ă  voir quoi que ce soit clairement.

Et donc, pas de place pour de nouvelles expériences ?

Enfin, ça veut pas dire que je pourrais pas faire une exception,

ici et lĂ .

Et si tu emménageais avec moi ?

Tu plaisantes, hein ?

Je suis sérieux.

Je veux que tu vives avec moi.

Il te faut un toit sur la tĂȘte.

Oui, mais on devrait pas commencer par sortir ensemble pendant plus d'une semaine ?

CÇa fait des annĂ©es que je suis pas sorti avec quelqu'un.

J'ai jamais compris l'intĂ©rĂȘt.

Tu vois, sois je suis Ă  fond, soit je le suis pas.

T'en penses quoi ?

- D'accord. - Oui ?

Oui.

Et ça a suffi.

J'ai emménagé.

C'est trop tard pour faire demi-tour et rentrer ?

Tu vas pas abandonner maintenant ?

HĂ© ! Professeur Fielding. Comment vous allez ?

HĂ©...

- Salut. - Bonsoir.

Salut.

Je sais que, que j'ai promis

qu'on irait à cette soirée, mais je...

je vais devoir briser cette promesse. - Oh, allez.

CÇa va ĂȘtre sympa, tout le monde t'apprĂ©cie.

Mais moi, j'aime que toi.

D'accord, bon.

Je veux pas aller à une soirée sans toi.

Alors, on rentre. Allez, viens. - Non, non, vas-y.

Tu peux y aller sans moi. CÇa fait des mois que t'as pas fait de soirĂ©e.

- Tu es sûr ? - Oui.

CÇa va aller.

Je vais travailler.

D'accord.

- CÇa va aller. - OK.

AÀ tout à l'heure. Merci. - AÀ tout à l'heure.

- HĂ©. - Hum ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

Viens.

- HĂ©.

HĂ©.

Tu veux parler de ce qui s'est passé ?

Euh...

il faut croire que pendant que t'étais à ta soirée,

j'ai fait la mienne un peu de mon cÎté.

Je comprends pas.

Parce que tu m'as dit que je pouvais y aller.

Tu m'as dit que je pouvais y aller. - C'est pas de ta faute.

Tu aurais dĂ» me laisser rentrer avec toi

et c'est ce que je voulais faire avant que tu, tu me...

HĂ©. Tu sais quoi ? Je me disais...

qu'on devrait peut-ĂȘtre se marier ?

- Quoi ? - Oui.

J'aimerais t'épouser, enfin, si, si tu le veux. Est-ce que tu veux ?

Attends. HĂ©. On va d'abord se concentrer sur ton problĂšme, OK ?

Tout ce que je sais, c'est que je serais un imbécile si j'essayais pas de te garder.

Woah.

Toi aussi tu files Ă  l'anglaise.

Oui.

Si c'était une discipline olympique,

je collectionnerais les médailles d'or.

Est-ce que tu l'as revu ?

Je m'en suis tellement voulu.

Et mĂȘme encore aujourd'hui.

J'ai pas réussi à sortir avec qui que ce soit aprÚs ça.

Et puis je me suis retrouvée fiancée à Mark Foreworth,

et là aussi, j'ai bien merdé.

Alors, si tu cherches quelqu'un pour te sauver,

je suis clairement pas la bonne personne.

J'ai pas besoin que tu me sauves.

Oh, je suis tellement nulle.

HĂ©...

c'est pas toi la plus nulle dans cette chambre.

C'est pas la peine d'essayer de me rassurer, tu sais.

C'est pas ce que je fais.

Je dois te parler d'Audrey.

Je peux avoir une vodka soda, s'il vous plaĂźt ?

Salut. Tu vas jamais me croire,

mais je voulais porter exactement la mĂȘme tenue que toi.

- Une robe, ça t'irait bien. - Tu crois ça ?

- Hum-hum. - Moi je crois surtout

que ça m'irait pas aussi bien qu'à toi.

Ah...

Et donc, qu'est-ce qui t'amĂšne ici ce soir ?

Euh, on m'a engagé pour prendre des photos d'un petit groupe.

Ouais. Et toi ?

Je suis la chanteuse du petit groupe.

Ouh. Merde.

Tu m'as quand mĂȘme un peu piĂ©gĂ©.

Oui, peut-ĂȘtre un peu.

Prends mon bon profil.

Bonsoir tout le monde.

Merci d'ĂȘtre venu ce soir.

Je vais vous chanter un de mes classiques préférés.

â™Ș It had to be you

â™Ș I wandered around, and I finally found â™Ș

â™Ș The somebody who

â™Ș Could make me be true

â™Ș Could make me be blue

â™Ș And even be glad, just to be sad â™Ș

â™Ș Thinking of you

CÇa te dĂ©range si je bouge cette lampe ?

Non, tu peux bouger ce que tu veux.

T'en es sûr ? Je veux pas chambouler tout ton espace.

Oui, c'est juste des meubles que j'ai pris dans la rue,

tu peux mettre ce que tu veux ouĂč tu veux, bĂ©bĂ©.

Je veux juste faire les choses comme il faut.

Bien sûr.

Et j'ai pas envie de passer ma vie

Ă  attendre que quelque chose m'arrive.

Oui. Mais tu sais ?

J'aimerais bien ĂȘtre un quelque chose qui t'arrive,

et maintenant.

â™Ș For nobody else gave me a thrill â™Ș

â™Ș With all your faults, I love you still â™Ș

â™Ș It had to be you, wonderful you â™Ș

â™Ș It had to be you

â™Ș It had to be you

â™Ș It had to be you

â™Ș It had to be you

â™Ș For nobody else gave me a thrill â™Ș

â™Ș With all your faults, I love you still â™Ș

â™Ș It had to be yo, wonderful you â™Ș

â™Ș It had to be you â™Ș

Ton coeur bat tellement vite.

Je sais.

C'est différent.

Oui, c'est différent.

Salut.

J'ai interrompu ton histoire. Oui, c'était trÚs malpoli.

Je reviens.

D'accord.

JE T'AIME

C'est qui Juliette ?

C'est... la suite de l'histoire.

Hé. Désolé pour le retard.

Mais le train, tu sais.

C'est rien. Tiens, tes clefs.

- Oui, oui. - VoilĂ .

J'ai tout déménagé.

Woah.

C'était rapide.

Euh...

Alors, ouĂč...

Qu'est-ce que tu vas faire ?

Tu vas aller ouĂč ? - Chez moi.

Je retourne vivre chez mes parents.

Quoi ?

Pourquoi tu veux faire ça ?

Je suis enceinte, Will.

J'en ai déjà discuté avec eux et ils vont m'aider.

Attends, tu...

tu leur as dit et tu m'as rien dit ?

Tu te fiches de moi ?

C'est toi qui as rompu avec moi.

Oui, parce que je...

j'ai besoin de temps pour comprendre certaines choses, je...

Will, je sais que tu... tu n'Ă©tais pas prĂȘt.

Et je suppose que t'es pas prĂȘt pour ça, hein ?

Donc en fait, j'ai pas mon mot Ă  dire ?

Tu veux vraiment un enfant ?

C'est bien ce que je pensais.

Alors, Juliette, c'est ma fille.

Elle a quel Ăąge ?

Elle va avoir cinq ans la semaine prochaine.

Tu vas faire quelque chose ?

Pour son anniversaire ?

Euh...

je sais pas. J'ai pas encore décidé.

Qu'est-ce que tu...

Tu fais quoi ? Pourquoi tu t'habilles ?

J'ai...

je dois vraiment rentrer.

Il est 6 h du matin.

Oui, mais comme je t'ai dit, j'ai un article Ă  rendre, alors...

Attends, tu... t'es en colĂšre parce que j'ai une fille ?

Non.

Je suis désolée. C'était un plaisir de te rencontrer.

OuĂč est-ce que tu vas ?

Je vais d'abord retourner Ă  ma voiture.

Je vais prendre un taxi.

Non, non. Si tu veux partir, je peux te conduire Ă  ta voiture.

Il vaut mieux se dire au revoir maintenant.

Désolé, mais est-ce que tu peux m'expliquer

pourquoi est-ce que tu t'enfuis comme ça d'un coup ?

Tu veux vraiment connaĂźtre la raison ?

Oui. C'est quoi la seule chose que je t'ai demandée avant qu'on couche ensemble ?

Tu m'as demandé si j'avais une copine.

Non, je t'ai demandé si tu avais une relation

qui risquait de débarquer dans la conversation.

Et tu t'es pas dit que j'aurais aimé savoir que t'avais une fille ?

Eh bien, j'ai pas... j'ai pas compris ça comme ça.

- Ouais. CÇa aurait jamais marchĂ©. - Attends, quoi ?

Comment ça ? Qu'est-ce que j'ai dit pour que tu penses ça ?

CÇa se rĂ©sume pas Ă  une chose que t'as dite, c'est un tout.

Tout ce que t'as dit.

Mais en quoi c'est différent

de toutes les histoire que tu m'as racontées ?

Parce que tu as parfaitement montré

que tu es une personne sur qui on ne peut pas compter.

- Sérieusement ? - Oui, quand les choses deviennent trop sérieuses,

trop vraies, tu t'enfuis.

Oui et t'as fui avec tous les mecs avec qui tu es sortie.

Oui, parce que je peux pas m'empĂȘcher de tomber sur des mecs paumĂ©s comme toi.

Alors, oui ! Je fuis tant que je le peux.

Salut, Will.

Salut. CÇa va ? Elle est debout ?

Oui, je lui préparais ses affaires.

Attends une seconde.

Bonjour, papa.

Hé, ma chérie, comment tu vas ? Bonjour.

Tu vas venir me voir aujourd'hui ?

Venir te voir aujourd'hui ? Non. Non, je peux pas aujourd'hui.

Mais tu vas venir Ă  ma fĂȘte d'anniversaire ?

Bien sûr que je viendrai, je manquerais ça pour rien au monde.

D'accord.

- Oui. - C'est une fĂȘte peinture.

Tu fais une fĂȘte peinture ?

Ta mÚre m'avait pas dit ça.

Et... qu'est-ce que tu vas peindre ?

Euh... une tortue.

Tu vas peindre une tortue ?

CÇa va ĂȘtre super.

Tiens, et si je peignais la tĂȘte,

et toi tu pourrais peindre la carapace.

D'accord.

Tu m'as acheté un cadeau ?

Oui, je t'ai acheté un cadeau,

mais je peux pas te dire ce que c'est.

Oh, allez, s'il te plaĂźt !

TrĂšs bien, tu veux vraiment savoir ?

Oui !

Je t'ai acheté la poupée Molly que tu voulais.

Sally, pas Molly.

- Oh merde... - Papa !

Tu dois mettre deux piĂšces pour le gros mot.

Désolé, désolé. Je voulais pas dire ça.

Désolé, mais je...

je vais te trouver un cadeau que tu veux. Désolé.

C'est pas grave.

Tu me manques tellement, petit coeur.

Tu me manques vraiment beaucoup.

Et comment ça se passe à l'école ?

Tu as appris quelque chose de cool ?

Euh...

tu savais que le monde entier était sous l'eau avant ?

Oh, non, ça, je le savais pas.

Juliette, le petit-dĂ©jeuner est prĂȘt !

Je dois y aller.

Attends, attends, attends. Attends...

chérie, avant que tu partes tu voudrais...

tu voudrais pas qu'on fasse notre truc vite fait ?

D'accord, papa.

OK.

Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime.

Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime.

Super.

Passe une bonne journée à l'école,

tu me manques fort, mon coeur.

Tu me manques aussi. Au revoir, papa.

Au revoir, ma chérie, je t'aime.

La nuit a été longue ?

Oui.

Vous voulez en parler ?

Oh non, par pitié, non.

Non, j'ai déjà beaucoup trop parlé.

Vous pourriez vous arrĂȘter ?

Euh...

j'ai besoin...

de... réfléchir.

Je vais vous donner un bon pourboire.

Vous vous sentez bien ?

Oui.

Euh...

pensez pas que je suis folle,

ou...

ou peut-ĂȘtre que je le suis,

mais est-ce que vous pourriez me déposer

lĂ  ouĂč vous m'avez prise en charge ?

J'ai encore quelque chose Ă  faire.

En fait, aprÚs réflexion,

est-ce que vous pourriez simplement suivre cette voiture ?

OK. Oui.

C'est ce genre de nuit.

Oui, vous avez pas idée.

Tu savais que le monde entier était sous l'eau autrefois ?

- Quoi ? - Oui.

C'est ce que vient de me dire ma fille.

Et je...

je parle...

je parle pas assez d'elle.

J'aurais peut-ĂȘtre dĂ»...

commencer par en parler parce que je cherchais un moment pour parler d'elle.

Mais elle est formidable.

Je pense que tu l'adorerais.

Elle me fait un peu penser Ă  toi maintenant que j'y pense.

Par exemple, elle chante Ă  tue-tĂȘte quand elle prend son bain

et elle se fiche de savoir si c'est faux ou pas.

Elle me pose toujours des questions incroyablement créatives,

du genre : quoi elles sont faites les fleurs ? >»

Et si je lui raconte une histoire et qu'elle aime pas la fin,

elle invente sa propre fin.

Et moi je suis...

je suis pas assez présent pour lui lire ces histoires.

Mais elle...

elle va faire une fĂȘte peinture la semaine prochaine.

Et je vais y aller.

Et rien ne pourra m'empĂȘcher d'y aller,

parce que je vais ĂȘtre tout ce dont elle a besoin ce jour-lĂ .

Je serai présent et je vais l'aimer de tout mon coeur,

comme elle m'aime elle.

Parce qu'elle... elle le mérite.

Jane, je suis nul.

Et j'ai pas réponse à tout, et j'attends pas ça de toi.

Mais depuis qu'on s'est rencontrés

et qu'on a commencé à parler, j'ai...

je me dis que toi et moi on pourrait peut-ĂȘtre...

surmonter tout ça.

Ensemble.

Merci.

Merci de m'avoir dit tout ça.

Elle a l'air formidable.

Tu vois, j'appréhendais vraiment de venir à ce mariage.

Jusqu'Ă  ce que je te vois et...

et que tu te mettes Ă  parler.

Et plus tu parlais, plus je voulais t'écouter.

Pour moi, c'était pas que des mots,

mais aussi ta façon de voir, et...

de te souvenir et de penser.

Et je me suis rendu compte que j'avais aussi beaucoup Ă  partager avec toi.

Et d'habitude je me sens si seule perdue dans mes souvenirs,

mais c'était différent avec toi,

c'est comme si t'étais là.

Et tout ça c'est dingue, parce qu'on vient tout juste de se rencontrer.

CÇa nous a surpris tous les deux,

mais je veux pas que notre conversation se termine.

Et oui, j'ai peur.

Je l'avoue, j'ai sincÚrement peur d'échouer à nouveau.

Mais je refuse de croire qu'on soit tous les deux des cas désespérés.

Mais...

j'en sais rien.

Il faut peut-ĂȘtre le faire, ce saut dans le vide.

Oui et c'est un sacré saut dans le vide.

On n'est pas obligés de se promettre de passer notre vie ensemble,

ni mĂȘme de passer cette journĂ©e.

Continuons de parler.

D'accord ? J'adore te parler.

Alors, parlons, parlons jusqu'Ă  ce qu'on n'ait plus rien Ă  se dire.

D'accord.

Raconte-moi une histoire.

â™Ș One of these days

â™Ș My ship will come in

â™Ș Then I won'’t â™Ș

â™Ș Have to work anymore

â™Ș I can take some time

â™Ș To find out where I'’m going â™Ș

â™Ș And where I'’ve been â™Ș

â™Ș One of these days

â™Ș My ship will come in

â™Ș One of these nights

â™Ș True love will arrive

â™Ș Then I'’ll know â™Ș

â™Ș What all the heartache'’s been for â™Ș

â™Ș I can lay to rest The years of loneliness â™Ș

â™Ș Take a breath And down I'’ll dive â™Ș

â™Ș One of these nights

â™Ș True love will arrive

â™Ș Some early morning

â™Ș I'’ll wake up lost and alone â™Ș

â™Ș Just wanting you so

â™Ș But even knowing you'’re gone â™Ș

â™Ș I'’ll still keep holding on â™Ș

â™Ș One of these days

â™Ș My stars will align

â™Ș Then I'’ll go â™Ș

â™Ș To some sunny shore

â™Ș Where my troubles seem Like a distant dream â™Ș

â™Ș Oh ! for the sweet life how I pine â™Ș

â™Ș One of these days

â™Ș My stars will align

â™Ș When I look back now

â™Ș It'’s all blurred somehow â™Ș

â™Ș And the future'’s still so dim â™Ș

â™Ș But I know One of these days â™Ș

â™Ș My ship will come in

â™Ș But I know I know I know

â™Ș One of these days

â™Ș My ship will come in â™Ș

Sous-titrage: difuze

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