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New York.

Il veut voir ce qu'il y a là.

Je peux lui dire ce qu'il y a là.

Je ne vois pas comment si tu n'y es jamais allé.

Eh bien, Toto, je suppose que nous ne sommes plus au Kansas.

Je ne vois pas pourquoi il veut aller à New York quand nous avons tout ici.

C'est un truc que je dois faire, papa.

As-tu pris un fer à repasser comme je te l'ai dit ?

Maman.

Sinon, tu vas te promener à New York avec des plis.

Le cousin d'Elmer Whitfield, Carlton, était normal avant d'aller à New York.

Il est revenu la tête rasée et avec un anneau dans la joue.

Maman, il y a tout un monde là-bas.

Grand, excitant.

Il y a un beau petit appartement qui m'attend.

J'ai un bon boulot.

Je veux faire un tas de fric.

Je veux vivre une belle relation avec une femme super belle.

Je ne peux pas emmener une telle femme dans un petit appartement.

- Je veux un appart au dernier étage. - Au dernier étage ?

Avec un Jacuzzi.

Je le fais pour toi autant que pour moi, maman.

Toutes ces années d'études... Elles doivent finir par rapporter.

"Les choses se corsent"

Arrière !

Bon, écoutez.

S'il y a de la vermine ou n'importe quoi de plus de deux pattes ici...

restez de votre côté de la chambre, d'accord ?

Je resterai du mien.

Je dois vous prévenir. J'ai un fer à repasser.

Tu n'écoutais pas.

Chérie, emballe tout aussi vite que tu peux.

- M. Forbush ? - Pas moi ! Deux portes plus loin.

Dans le destructeur de documents le plus vite possible.

- M. Forbush. - Oui.

Bonjour, je suis Brantley Foster du Kansas.

- Vous m'avez engagé. J'arrive. - Tu es viré, petit. Désolé.

Nous l'avions vu venir, mais nous espérions un miracle.

Le miracle n'est jamais venu.

- Qu'est-il arrivé ? - Prise de contrôle.

Quatre-vingt-dix pour cent des employés sont à la rue.

Tu es l'un des 90 %. Pas de pot !

Je comptais sur ce boulot. Qu'est-ce que je vais faire ?

Le système débrouille !

D'accord, New York...

si c'est ce que tu veux, d'accord.

- Je suis désolé, monsieur... - Foster.

Désolé, M. Foster. Il nous faut un homme d'expérience.

Comment avoir de l'expérience sans boulot pour m'en donner ?

Si on vous donne un emploi pour acquérir de l'expérience...

vous profiterez de cette expérience pour obtenir un meilleur emploi.

Cette expérience bénéficiera alors à quelqu'un d'autre.

Mais j'ai été formé pour ce genre de travail.

Donc, en un sens, j'ai déjà de l'expérience.

Ce que vous avez, c'est de l'expérience universitaire...

pas l'expérience pratique des affaires que nous cherchons.

Si vous aviez suivi notre formation au secondaire,

vous seriez qualifié.

Pourquoi suis-je allé à l'université ?

Vous vous êtes amusé, n'est-ce pas ?

Ce qui m'impressionne...

c'est l'expérience que vous avez acquise tout en étant étudiant.

Eh bien, je savais que ces années à la fac...

seraient inutiles sans expérience pratique des affaires.

"Directeur-adjoint du personnel, J. Hall Communications.

"Service des achats, Midland Furniture.

"Vice-président responsable de la production, Central Manufacturing."

Remarquable.

Vous n'allez pas me dire que j'ai trop d'expérience, non ?

Assurément pas. Vous êtes idéal pour l'emploi.

- Super ! - Excepté que...

Non. Pas d'exceptions.

Je veux cet emploi. J'en ai besoin. Je peux m'en acquitter.

Partout où je suis allé, il y avait un truc qui n'allait pas.

Trop jeune, trop vieux, trop petit, trop grand.

Quelle que soit l'exception, je peux la corriger.

Je peux être plus vieux, plus grand. Je peux être n'importe quoi.

Pouvez-vous être femme de minorité visible ?

- Maman, je m'en tire très bien. - Est-ce sale ? Est-on grossier ?

Non, la ville est super. Les gens sont vraiment gentils.

- Bien. Et ton travail ? - Travail ? Hé !

J'ai un bureau extraordinaire, une secrétaire à croquer. Tout.

On se fiche qu'elle soit mignonne. Est-elle compétente ?

- Quoi ? - Tu sais. Tape-t-elle à la machine ?

Bien sûr qu'elle tape à la machine.

Es-tu en sécurité là-bas ? T'es-tu fait voler ?

Maman, cesse de t'inquiéter. Il n'y a aucun danger.

- Mais New York est... - C'est le Kansas en plus gros.

- Quoi ? - Qu'est-ce ? Qu'y a-t-il ?

Non, maman. C'est la télé.

- Ça semble si vrai. - C'est Miami Vice.

Peux-tu baisser le volume ? C'est trop fort.

Maman, c'est cassé. Le bouton m'est resté dans la main.

Ciel. Et l'oncle Howard ? L'as-tu appelé ?

Oncle Howard ! Oui, le numéro de téléphone.

Tu n'as pas perdu le numéro, non ?

Oh, oui. Je l'ai ici.

Ça va ? Tu sembles distrait.

On vient de démolir une Ferrari.

Mais l'oncle Howard, lui as-tu téléphoné ?

Non, je n'ai pas encore eu le temps d'appeler l'oncle Howard.

Vas-tu chercher à le voir ?

Je risque de tomber sur lui au club.

Fais réparer ta télé, chéri.

Oui.

- Écoute, je dois raccrocher. D'accord ? - D'accord.

- Fais un bisou à papa. - Je n'y manquerai pas, Brantley.

- Je t'aime aussi, maman. Au revoir. - Au revoir !

Au moins, laisse-moi acheter ton billet d'avion.

Papa, je veux m'en charger moi-même.

As-tu acheté un aller et retour ?

Oui. Je n'en aurai pas besoin.

Quand je reviendrai au Kansas, j'aurai mon jet privé.

Prends ça. C'est le numéro de l'oncle Howard à New York.

J'ai un oncle à New York ?

Ma cousine Ellen a épousé le neveu de sa demi-sœur...

avant d'être mordue par ce chien et d'en mourir.

Mais il est encore de la famille et la famille, c'est la famille.

Bonjour.

Je voudrais voir M. Prescott, s'il vous plaît.

Avez-vous rendez-vous ?

J'ai tenté en vain d'en avoir un, j'ai donc pensé le surprendre.

M. Prescott n'aime pas les surprises.

- Tout le monde aime les surprises. - Pas M. Prescott.

- Vous pouvez laisser votre nom. - Brantley Foster.

- De ? - Du Kansas.

De quelle compagnie ?

À quel sujet voulez-vous voir M. Prescott ?

Je suis son neveu.

Eh bien, veuillez vous asseoir.

Je vais voir si je peux vous insérer dans son horaire.

Merci.

Donnez ma carte à l'oncle Howard.

"Chercheur d'emploi : Neveu"

Êtes-vous vraiment le neveu de M. Prescott ?

Indirectement, oui.

Vous n'avez pas un brin de cervelle entre vous, bande de crétins !

J'entrevois un déficit de 300 millions de dollars...

parce que vous n'avez pas su prévoir l'évolution du marché !

- Oncle Howard ? - Fichez le camp, tous !

Et revenez me voir avec des idées neuves qui vont marcher !

Sinon, j'accrocherai au mur vos têtes empaillées !

- Il va se taper une syncope. - Si seulement tu disais vrai !

Je vais voir s'il peut vous recevoir maintenant.

Merci.

Ce n'est sûrement pas bon pour son cœur de crier de la sorte.

Il n'a pas de cœur.

- Quoi, Maureen, quoi ? - Brantley Foster demande à vous voir.

Je ne connais pas de Brantley Foster.

- Votre neveu du Kansas. - Qui ?

- Il dit être votre neveu du Kansas. - Du Kansas ?

M. Prescott est prêt à vous recevoir.

Malin.

Alors, tu es l'un des Foster du Kansas, hein ?

Parents de la fesse gauche, s'il en est.

Écoutez, je sais...

que vous avez dit à votre secrétaire de m'expédier dans cinq minutes.

- Deux. - D'accord.

J'irai donc droit au but.

- J'ai besoin de boulot, oncle Howard. - Ici, je suis M. Prescott.

As-tu même une idée de ce que nous faisons ici ?

Oui, monsieur.

Pemrose est une multinationale composée de 27 divisions.

Ses produits vont de la pâtée de chien aux systèmes de missiles téléguidés.

Il y a 30 000 personnes qui travaillent dans cet immeuble.

Leur feuille de paye est plus élevée que le produit national brut...

de la moitié des nations du Marché commun.

Nous avons emprunté davantage que le Mexique l'an dernier.

C'est une grande société, oncle...

M. Prescott. C'est ce qui m'attire.

Que peux-tu faire pour nous, Brantley ? Quelle expérience as-tu ?

Pratiquement aucune.

Mais je crois en moi.

Ça compte, non ? Je sais que je peux tout faire si j'en ai l'occasion.

Rappelez-vous quand vous aviez mon âge.

Rappelez-vous ce que ça a été de trouver ce premier emploi.

Rappelez-vous que vous le vouliez tellement...

que vous n'arriviez pas à dormir la veille de l'entrevue.

Rappelez-vous comme vous étiez démoli quand on vous demandait...

"Quel genre d'expérience avez-vous ?"

Vous vouliez brandir le poing et dire...

"Je peux faire n'importe quoi si on m'en donne l'occasion."

On vous attend à la salle de conférence, M. Prescott.

Appelez Bates au personnel. Dites-lui que j'envoie quelqu'un.

Eh bien, tu as le pied dans la porte, mon garçon.

Ce que tu en feras, il n'en tient qu'à toi.

Félicitations. Il a vraiment dû s'enticher de vous.

Merci. C'est un homme chaleureux.

Vous permettez ?

Tu ne peux pas entrer ici, crétin. Mets ton courrier dans la boîte.

Je travaille ici. Premier jour.

Qu'attends-tu, une invitation ? Arrive. Arrive.

Brantley, hein ? Quelqu'un t'a donné ce nom ?

Un dégueulis d'université ! Ma journée est remplie.

- De rien, je vous en prie ! - Melrose, viens ici !

Écoute ce qu'il dit, et fais ce qu'il fait.

Ne me dérange pas. N'utilise pas le tampon pour ton courrier personnel.

Enlève cette cravate à la con. On dirait que tu as tué ton canapé.

- Tu as des questions ? - Oui. Quel est votre nom ?

- Appelle-moi Dieu. - Il y a un problème ? Je suis là.

Montre la routine à ce dégueulis d'université et garde-le loin de moi.

Il s'appelle Brantley.

D'accord, mon gars. Suis-moi.

Bon, fais ce que je te dis et tout ira bien.

Deux fois par jour, tu distribues et tu ramasses le courrier.

Je peux le faire en 30 minutes. Rattigan croit que j'y mets 2 heures.

Quel est ce service ? Que fait-on ici ?

Qui sait ? C'est un zoo ici. Personne ne sait ce que fait l'autre.

Peut-on avoir une promotion du service du courrier ?

On ne peut même pas en être libéré sur parole. Excuse-moi, chère.

Bonjour.

- Négatif. - Quoi ?

- Bonjour. - Écoute, pas les costards.

- Qu'est-ce que vous voulez dire ? - Excusez-moi, monsieur.

- Bonjour. - Pas les costards, je te dis.

Tu ne parles pas aux costards sauf s'ils t'adressent la parole.

C'est ridicule.

C'est une personne et moi aussi. Je ne peux pas dire bonjour ?

Ce n'est pas une personne. C'est un costard.

Tu es du courrier. Pas de familiarités.

Nous entrons en zone sensible.

Le type de ce bureau vient d'être viré.

On le savait depuis vendredi. Lui l'a su juste aujourd'hui.

Sans blague. Est-ce que son poste est libre ?

Non, coupures budgétaires. Son poste a été aboli.

Deux douzaines de costards ont été virés.

Pas de familiarités. Arrive.

D'accord, les jaunes vont aux achats.

Les blancs sont des costards qui se parlent entre eux.

Tu es censé les distribuer, pas les lire.

Il y a des trucs qui n'ont pas de sens.

Deux services envoient...

des demandes d'achat pour un troisième.

- Quelle sorte de système est-ce ? - C'est le système des costards.

Quelque chose se passe quand un homme met une cravate.

Elle empêche l'oxygène de monter au cerveau.

Es-tu fou ? Tu n'es pas censé sortir les notes de service.

Je ne comprends pas l'ordre hiérarchique dans cette société.

Les titres sont là, mais leurs buts et leurs attributions sont mêlés...

- Regardez. Service des achats. - Quoi ?

C'est ridicule. Deux personnes font le même boulot en pratique.

Ni l'une ni l'autre ne le fait comme il faut.

Je soulèverai la question à l'assemblée annuelle.

- Veux-tu ranger ces trucs ? - Holà, Melrose.

Bonjour. Nous recevons un tas de demandes au service du courrier...

au sujet des actionnaires, de l'actif, des dépenses.

- Tout ce que vous pouvez nous donner. - Vous rigolez ?

Si vous voulez de la documentation, prenez-la.

- Prenez tout ce qui vous chante. - Merci infiniment.

C'est la femme la plus belle que j'aie vue de ma vie.

C'est une Rolls-Royce, mais c'est aussi un costard.

Comment est-elle ? Qu'est-ce que vous savez d'elle ?

J'en sais assez pour ne pas frayer avec les costards.

- Même s'ils ont ses échasses. - Vous en savez davantage, allez.

Elle s'appelle Christy Wills.

Elle est censée être un génie de la finance.

Harvard et tout le reste.

Laisse tomber.

Non. C'est le problème du service des transports.

Non, nous n'avons pas de chauffeurs pour les femmes des dirigeants.

Nous sommes une messagerie.

Je me fiche que les autres chauffeurs soient occupés.

Oui, eh bien, la même chose pour toi, chérie.

Hé, Dartmouth, viens ici.

La femme d'un cadre supérieur veut se faire conduire à Litchfield.

- Trouve une caisse et conduis-la. - Où est Litchfield ?

Tu trouveras. Suis l'odeur du fric.

Excusez-moi, madame. Je ne sais pas très bien...

Tourne la clé, démarre la voiture, passe en première et accélère.

N'importe quel con peut faire ça, même mon mari.

Excusez-moi, madame.

- Je sais que je ne dois pas... - Alors, ne le fais pas.

Vous paraissez ennuyée. Puis-je faire quelque chose ?

Je ne sais pas. Ma cuisinière a quitté ce matin.

Mon psy est en vacances. Ma Mercedes est cassée.

J'ai fendu un ongle et mon mari baise une fille de son bureau.

Qu'est-ce que tu as en tête ?

Du chewing-gum ?

C'est le troisième week-end qu'il ne vient pas à la campagne.

Non, je ne sais pas. Le connaissant, c'est sans doute une tarée...

du pool de sténos.

La dernière avec qui je l'ai surpris était si évaporée...

qu'elle pensait que la dictée était un truc sadomaso.

Tu connais mon mari ?

Désolé. Je ne vous entends pas.

Qu'importe !

- Je n'ai rien entendu. - Je devrais te rappeler.

Je suis si furieuse que j'en bave.

Il paraît deux fois mieux que le jour de notre mariage.

Et j'ai l'air deux fois plus vieux.

Vous n'êtes pas sérieuse ?

J'espère qu'à son âge, je pourrai me réveiller le matin...

et trouver une femme aussi belle que vous à mes côtés.

Merci.

"Serrure"

Tourne ici.

S'il te plaît.

- Prends ces sacs. Charles. - Puis-je vous aider, monsieur ?

Qu'est-ce que tu bois ?

Je ne peux pas vraiment. Je dois retourner.

Dieu, ce que je déteste la campagne.

Oui, je vois comme vous pouvez être vraiment malheureuse ici.

Qui peut supporter autant d'arbres ?

Ils aspirent tout l'oxygène.

Non, en fait, les arbres produisent de l'oxygène.

Qui es-tu ? M. Génie ?

Comment t'appelles-tu ?

- Brantley. - Non, je veux savoir ton prénom.

C'est mon prénom : Brantley.

Eh bien, Brantley, je ne sais pas ce que tu cherches chez Pemrose...

mais je te dirai ce que tu ne veux pas devenir.

Tu ne veux surtout pas devenir femme de cadre supérieur.

Je m'assurerai de l'éviter.

Remets ça.

Merci.

J'ai couru 12 000 kilomètres sur ce court de tennis...

après une petite balle jaune avec une énorme raquette.

Est-ce que mes jambes te semblent grosses ?

Non.

J'ai nagé d'ici à la lune dans cette piscine.

Vois-tu une seule partie de mon corps qui n'est pas ferme ?

Le tennis, la natation, l'aérobic, le jogging, les massages...

Tout et n'importe quoi pour garder la forme.

Pas qu'il l'ait remarqué.

Alors, Brantley, sais-tu pourquoi je garde la forme ?

- On fait une trempette ? - Non, attendez !

Êtes-vous sérieuse ? Écoutez...

Je dois retourner. C'est certes tentant, mais j'ai un boulot.

- Ce n'est pas une très bonne idée. - Transports, s'il vous plaît.

Oui. Le jeune homme du courrier qui m'a ramenée à la maison ?

Il restera ici pour faire un peu de travail dans le jardin.

Assurez-vous que sa carte de temps soit poinçonnée comme d'ordinaire.

Merci.

Aide-moi à enlever ça, chéri.

- C'était super. - Merci. Je nage 8 km par jour.

- C'est censé affermir mes fesses. - Oui, c'est efficace.

Juste comme je pensais que c'était sûr de retourner dans l'eau.

- Vous êtes sûre que c'est sage ? - Ça va. Je connais le proprio.

Le dernier hors de...

- Vous êtes sûre qu'il ne rentre pas ? - Qui sait ?

Il peut rentrer à tout instant...

ou dans plusieurs heures.

Oh, mon Dieu !

Je verrai à ce que mon mari s'occupe de toi.

Je crois que nous avons assez bien réussi sans lui.

Je veux dire, dans la société.

Non.

Non, merci.

Non, j'arriverai au sommet par mes propres efforts.

Dieu, tu es adorable.

Je pourrais passer une semaine dans ces yeux doux sans rides.

- Puis-je faire une remarque ? - Tout sauf les cuisses.

On vous a roulée quand on vous a dit que vous deviez rester à 21 ans.

C'est de la foutaise ! Vous êtes sensationnelle.

La seule chose qui cloche chez vous, c'est que votre mari est con.

Vous êtes belle. Vous êtes intelligente.

Vous êtes sensuelle.

Redis-le !

- Quel bout ? - Tout !

Oh, non !

- Quoi ? Qu'y a-t-il ? - C'est le con.

Mon mari.

- Mon oncle. - Ton quoi ?

- Oh, ciel ! Tu es donc... - Tante Vera ?

Qu'est-ce que maman dira ?

- J'ai déshonoré la famille. - Je n'en dirais pas autant !

Ce n'est pas drôle ! D'accord ? Ce n'est pas un bon moment pour moi.

Détends-toi. Qui le saura ?

Je suis à la maison !

Il le saura. Voilà qui le saura.

Ne t'inquiète pas ! Il ne te virera pas.

Je n'en tirerai sûrement pas une augmentation de salaire.

Pourquoi la voiture de la société est-elle devant la maison ?

Elle est cassée, chéri. Le chauffeur a dû prendre le train pour rentrer.

Non, chéri. Il est ici et n'arrive pas à fermer sa braguette.

- Vous n'arrêtez donc jamais ? - Non !

Comment vais-je rentrer ?

Peut-être devrons-nous te garder et t'adopter.

Très drôle, Vera.

Merde.

Je vous en prie, Seigneur, tirez-moi de ce pétrin.

J'irai prêcher dans le monde entier de ne pas baiser la femme du patron.

- Qu'est-ce que tu fais ici ? - Je me sens amoureuse.

Qu'y a-t-il pour dîner ?

Oh, Howard ! Tu es vraiment doué pour la séduction.

Va-t'en !

Couché ! Couché !

Tu as l'air d'un mort ambulant. Qu'est-ce qui t'est arrivé ?

Un clébard de 100 kg avec une gueule de lion m'a collé au cul.

Et c'est la meilleure chose qui m'est arrivée hier soir.

- Quelle a été la pire ? - J'ai baisé.

Tu ne me sembles pas avoir le bon ordre de priorité.

Retenez l'ascenseur. Bonjour.

Bonjour.

Nous entrons en zone sensible.

Le type de ce bureau vient d'être viré.

On le savait depuis vendredi. Lui, il l'a su juste aujourd'hui.

Je verrai à ce que mon mari s'occupe de toi.

Non, merci.

Non.

Non, je veux arriver au sommet par mes propres efforts.

- Bonjour. - Tucker, où diable étais-tu ?

Nous avons un problème de distribution dans le Midwest.

Qu'est-ce que tu vas faire ?

Quel est le problème ?

Nos actions ont encore baissé d'un quart de point ce matin.

De qui est-ce la faute, Thomas ?

De personne, monsieur. C'est un recul provisoire du marché.

- De qui est-ce la faute, Thomas ? - C'est la faute de Davis, monsieur.

Son service traîne la patte.

- Que dis-tu pour ta défense ? - J'ai des ennuis à la maison.

Ma femme a écrasé le chien des enfants avec sa voiture...

et nous avons dû racheter un chien.

Puis, le nouveau chien a bouffé le rapport auquel je travaillais.

Me dis-tu que ton chien a bouffé le boulot que tu as emporté chez toi ?

En un sens, oui, monsieur.

Ce n'est pas l'école primaire, Davis ! Va à la queue du groupe.

- Considère-toi en période d'avis. - Oui, monsieur.

Vérifiez votre pouls. Assurez-vous de vous exercer au niveau optimal.

Je dépasse légèrement mon niveau. Je ferais mieux de ne plus courir.

- Je le dépasse aussi. - Ça m'est égal. Courez !

Personne ne veut autoriser les deux camions additionnels !

Tucker, qu'est-ce que tu vas faire ?

D'accord, écoute. Combien coûte un wagon de marchandises ?

Le bilan des transferts indique que quelqu'un...

est en train de mettre la main sur un gros bloc d'actions.

- Qu'en penses-tu, Thomas ? - Je pense que c'est encourageant.

- Tu crois, n'est-ce pas ? - Oui, monsieur.

Quand le cours des actions chute et que quelqu'un en achète un tas...

C'est que le prix des actions est sur le point de remonter.

Ça veut dire que la société est mûre pour une prise de contrôle !

- C'est ce que je voulais dire ! - Une prise de contrôle non désirée ?

Oui. J'ai peur que c'est ce qui nous attend.

Je veux que chacun de vous passe son service au crible...

et voie où comprimer.

Comprimez ! Comprimez à l'os !

Nous devons hausser le capital pour faire apprécier les actions.

Hausser ! Hausser jusqu'à la lune !

Tu vas mettre cela par écrit ?

Oui.

Dis à la société de camionnage qu'on doit servir nos clients.

Si elle n'est pas prête à nous aider, nous trouverons de l'aide ailleurs.

Eh bien, très bien !

Voilà ce qu'il faut, des décisions musclées ! Je te reviens.

D'accord. Au revoir.

Oui !

Je veux ce rapport avant la fin de la journée, Art...

ou ça ira mal pour toi !

Je ne sais pas. M. Prescott ?

Je suis désolé du retard, mais ça vient d'arriver.

Il est à peu près temps !

- Ce ne sont pas les toilettes. - Non.

Les urinoirs ne me plaisaient pas. On les a retirés la semaine dernière.

Un gobelet ferait l'affaire ?

Quoi ?

Désolée. Je suis l'une des rares femmes cadres chez Pemrose.

Des fois, j'en ai soupé des toilettes des hommes.

Désolé.

Dites, c'est un beau bureau.

Joli mobilier. Il va avec vos cheveux.

Merci. J'aime votre complet. Il va bien avec votre nez.

Eh bien !

Cette conversation est mal partie.

Merci. Il y a déjà assez de bavardage dans le monde. Bonjour.

Cela voulait dire "au revoir".

J'ai à faire.

Désolé. J'ai aussi beaucoup à faire.

Bonjour.

Joli travail de séduction.

D'accord, Foster. Fonce !

Allô. Ici Carlton Whitfield, au 4319.

J'attends encore la secrétaire que j'ai demandée la semaine dernière.

Je comprends que vous êtes occupé...

mais je tape mes lettres et je prends mes appels...

et ça devient insupportable.

Vide ?

Eh bien, j'y suis depuis une semaine, mon nom est affiché sur la porte...

mon bureau est rempli et le rebord de ma fenêtre est orné d'un géranium.

Ce que je n'ai pas, c'est une secrétaire.

D'accord, écoutez-moi.

Je demande au personnel d'envoyer un garçon avec les demandes.

Envoyez-moi une secrétaire, d'accord ? Merci infiniment.

J'ai une note ici. La grosse légume du 4319 veut une secrétaire, pronto !

J'ai ici une note qui me brûle les doigts.

Le nouveau costard du 4319 veut sa papeterie personnalisée.

- C'est un type pressé. - Qui ?

Je ne sais pas. Son nom est sur la note.

Il veut une plaque pour sa porte et il la veut avant midi. Ça va ?

Souriez.

- Tu es en retard. - J'ai déjà fait ma ronde.

Tu n'as pas poinçonné.

J'étais impatient de commencer. Ce que j'adore mon travail !

Poinçonne, porte ceci au personnel et attends la réponse.

D'accord.

Je suis Jean, votre secrétaire.

Je suis à poil.

Je vois.

J'avais chaud.

Il fait plus frais maintenant. Je vais me rhabiller.

Oui, monsieur. Je vais installer mes choses.

Super, Jean. Bonne idée.

Jean ? J'ai des notes ici.

J'ai aussi des organigrammes, des graphiques, des bandes sonores.

Tout est classé par service. Pouvez-vous lire mon écriture ?

- Tant bien que mal. - Faites de votre mieux.

J'ai besoin de tableaux d'affichage, de crayons et punaises de couleur...

d'une équerre, d'une table à dessin, de crayons et de déjeuner. Chinois ?

- Hé, 4319 ? - Oui.

Super.

- Bonjour. - Bonjour.

- Bonjour. - Bonjour.

Re bonjour. Le monde est petit.

Bonjour.

Vous avez une raison de rester debout ?

Oui, je m'imprègne de l'atmosphère.

Le salon de la direction, hein ?

- Vous avez envie de vous prélasser ? - Non, j'ai à faire.

Ron, avez-vous ces chiffres sur les frais de transfert et d'assurance ?

Pas encore. Terrible retard à Chicago.

- Merde ! J'en ai vraiment besoin ! - Blâmez Chicago.

- Peut-être puis-je aider. - Je vous demande pardon ?

Les frais de transfert et d'assurance de quoi ?

Le temps de vous l'expliquer, je les aurai trouvés moi-même.

Ron. Gros imbécile.

Écoutez. Pourquoi ne pas me l'expliquer au déjeuner ?

- J'aurai la réponse au dessert. - Je ne déjeune pas.

Recommençons à zéro ? Carlton Whitfield. Et vous ?

Ennuyée. Merde.

Vous savez, j'essaie simplement d'être aimable.

Le temps est mal choisi. Je comptais sur ces chiffres.

- Christy Wills. Enchantée. - Bien.

Terrible nouvelle. Terrible !

Salle de conférence, tout le monde. Allez. Que ça saute !

- Vous ne déjeunez pas. Vous dînez ? - À l'occasion.

- Ce soir ? - Je suis prise.

- Demain soir ? - Prise.

D'accord, ne me suppliez pas. C'est embarrassant.

Qui êtes-vous ?

Carlton Whitfield. Nouvel employé.

Je n'ai pas eu de note à ce sujet.

Vous en aurez une.

D'accord. Pourvu que j'en aie une.

C'est la catastrophe ! Nous sommes la cible d'une prise de contrôle.

Donald Davenport a déposé un 13-D.

Un 13-D ?

Il a acquis cinq pour cent des actions...

et c'est nettement le début d'une O.P.A. contre la société.

Nous savons le résultat de la dernière prise de contrôle de Davenport.

Tout le monde a été viré !

M. Prescott a fait savoir ce qu'il attend de nous.

Nous devons réduire les dépenses dans tous les services.

Nous devons enrayer les dettes dans le moindre recoin...

parce que la société a besoin d'espèces pour se défendre.

Qui veut tirer le premier ?

Fermez Toledo.

Si nous fermons nos centres de distribution...

à Toledo, Joplin, Jacksonville...

nous effacerons toutes nos dettes des livres.

Whitfield, vous n'avez pas à lever la main. Parlez.

Merci.

Je sais que je suis nouveau ici et tout le reste.

À première vue, ces compressions ont l'air d'une bonne idée...

"L'air d'une bonne idée" ?

Mais ce serait une grave erreur de fermer les centres de distribution.

Il arrive que ces fermetures sont ce que veut M. Prescott.

Eh bien, M. Prescott n'a donc pas vraiment réfléchi aux conséquences.

Je lui dirai ce que vous avez dit.

Bien. Fermer ces centres...

exercera une forte pression sur les disponibilités de la société.

À long terme, la valeur innée de la société en souffrira.

La valeur innée ? Qu'est-ce qu'il raconte ?

Davidson m'appuiera là-dessus. Davidson ?

Je suis Proctor. C'est lui, Davidson.

Eh bien, merde, Davidson, dites-le-lui !

Vous avez envoyé une note à M. Thomas expliquant ce dont je parle.

Comment savez-vous que j'ai écrit cette note ?

Comment sais-je que vous avez écrit cette note ?

Qui d'autre aurait pu écrire cette note, Davidson ?

Cette note est fameuse.

Cette note est un chef-d'œuvre.

Claire, concise, pertinente. Je n'en ai jamais lu de meilleure !

Ce n'était même pas une note. C'était de la littérature.

- Eh bien, merci. - De rien.

Après cette dissertation, pouvez-vous dire où vous voulez en venir ?

- Où ? Nous devons être audacieux. - C'est ce que je dis.

Nous devons bâtir, nous étendre.

L'expansion est le seul moyen de remédier à la situation.

Nous devons renforcer cette société au point...

que Davenport ne trouve personne pour lui vendre des actions.

Elles seront trop précieuses. C'est nous qui l'achèterons !

- Quel âge avez-vous, monsieur... - Whitfield.

- Oui. - Vingt-quatre ans.

Je pense que vous devriez vous taire au moins jusqu'à 25 ans.

L'âge de Whitfield ne devrait pas être en question ici.

Personne ne s'intéresse à votre opinion, Davis.

Nous devons bloquer cette prise de contrôle.

Je suis trop vieux pour chercher un autre emploi.

Personne de sensé ne m'embaucherait.

Ce meeting ne mène nulle part !

Nous nous en tiendrons aux instructions de M. Prescott !

Nous devons faire des compressions !

Le meeting est levé.

Vous ramasserez les manteaux. En voilà un, sauf qu'il est petit.

Hé ! Harvard ! Où diable étais-tu ?

Au personnel. Vous avez dit d'attendre la réponse. Ce qu'ils sont lents !

Il se passe quelque chose ici, Foster.

Je vais te talonner comme un aigle. Tu entends ? Comme un aigle.

Les autres risquent d'être jaloux. Désolé !

C'était pas mal réussi ce soir.

Oh, mon Dieu ! Qu'est-ce que vous faites ici ?

Chéri, je t'ai entendu m'appeler par télépathie, mon sixième sens,

et, bien sûr, je me suis empressée de venir.

- J'aurais utilisé le téléphone. - La télépathie est plus fiable.

Tu me laisses entrer ?

Oui. Désolé.

Juste une minute.

Papa vivait dans ce genre de réduit avant de fonder la société Pemrose.

Tante Vera...

j'ai eu une dure journée et je dois vraiment dormir.

Brantley, tu es un jeune homme.

Les jeunes ont beaucoup d'énergie.

Écoutez.

- Nous avons un problème. - Lequel ?

Votre mari est mon patron.

Oh, lui. Nous ne le lui dirons pas.

D'ailleurs, Howard travaille tard ce soir.

Sur qui, je n'en ai pas idée.

Tu es vraiment ravissante ce soir, Christy.

Merci. Maintenant nous devons parler d'affaires.

Penses-tu qu'il y a des chambres à l'étage de ce restaurant ?

Howard, je t'en prie !

Je suis un peu gênée de ce qui s'est passé entre nous.

Tu es marié.

- Je ne suis pas marié. - Tu es marié !

Eh bien, oui, je le suis, mais nous avons une entente.

- Je suis amoureux de toi. - J'en doute.

Alors, j'ai envie de toi. Ça vaut bien quelque chose.

Pour toi, peut-être. Bon, parlons affaires.

J'ai insisté sur des compressions au meeting d'aujourd'hui...

mais une opinion divergente a été exprimée par Carlton Whitfield.

Qui est Carlton Whitfield ? Je n'ai pas embauché de Carlton Whitfield.

Quelqu'un l'a embauché.

- Oh, mon Dieu ! Donald Davenport. - Quoi ?

Il peut être un espion de Davenport, venu recueillir des renseignements.

C'est son genre. Je veux que tu aies ce Whitfield à l'œil.

Vois ce qu'il mijote.

- Tu veux que je l'espionne ? - Je ne veux pas que tu l'espionnes.

Je veux que tu te fasses amie avec lui...

que tu fouilles dans ses papiers et que tu me dises ce que tu trouves.

C'est de l'espionnage, Howard.

Écoute, tu dois cesser d'être aussi innocente.

La vie est dure et laide et seuls les forts survivent.

On ne te l'a pas enseigné à Harvard ?

- Qu'est-ce que tu as là ? - Mon déjeuner.

Ton déjeuner ? Dans une serviette ?

Oui. Je n'avais plus de sacs de papier brun.

Est-ce que l'un de vous a des lacets ?

J'avais une de ces nanas hier soir, tu ne le croirais pas.

"Ta-Na" est extraordinaire. Fantastique. Où est-il passé ?

- J'entre. Excusez-moi. - Doucement.

Désolé.

- Quel cauchemar ! - Encore coincé ?

- Oui, mais ça va. Je suis bien. - Ça va ?

- Ça va ? - Ne vous inquiétez pas. Merci.

Jean, transcrivez ces notes. J'en ai besoin tout de suite.

Faites des copies de ceci, des copies de ceci.

- Avez-vous ce que j'ai demandé ? - Oui, monsieur.

Bien. Je serai de retour plus tard.

- Messieurs. - Bonjour.

- Ascenseur de merde ! - Il est encore coincé ?

L'ascenseur est encore coincé ?

J'en ai marre des ascenseurs qui sont toujours bloqués.

Bonjour, Jean. Vous voulez porter ce pantalon chez le teinturier ?

Voici des notes que j'ai trouvées dans le bureau de Whitfield.

Si tu en veux davantage, tu peux le dégoter toi-même.

Crois-tu qu'il travaille pour Davenport ?

Je n'en ai aucune idée. C'est fini l'espionnage pour moi.

Nous avons assez attendu Whitfield. Commençons.

Davis a préparé une analyse sans doute totalement incompétente...

mais laissons-le en faire lecture avant de la critiquer.

Bien. Je ne la lirai pas. Est-ce que ça fait votre affaire ?

Tu as une mauvaise attitude et je le dirai à M. Prescott.

Y a-t-il quelqu'un d'autre qui veut parler ?

Bonjour. Désolé du retard.

Désolé. Bonjour, tout le monde.

Tenue sport aujourd'hui, Whitfield ?

Oui, le pantalon, oui.

Nouvelle ligne de produits. J'en fais l'essai. Pas mal.

- Bon tissu. - Bonne idée.

- Christy, tu as quelque chose à dire. - Oui.

J'ai noté d'autres compressions possibles dans les États du centre.

Permettez que je les distribue.

Pourquoi ne peux-tu être davantage comme elle, Davis ?

M. Prescott ! Quelle surprise !

Art, je n'ai pas reçu le rapport détaillé sur les compressions...

et j'ai pensé assister à la réunion pour voir quel est le problème.

Il n'y a pas de problème. Non, monsieur. Tout va bien.

Whitfield a relevé quelques difficultés...

mais nous sommes en train de les aplanir.

Ça ne vous dérange pas si je reste quelques minutes, non ?

Oui, monsieur.

- Lequel d'entre vous est Whitfield ? - Oh, mon Dieu !

Saignement de nez ! C'est trop sec ! Ça m'arrive toujours !

Oh, ciel ! Je vous épargne la vue du sang.

Qui est-il ?

Le nouveau, Whitfield.

Désolé.

J'avais besoin de papeterie.

Eh bien, poursuivons.

Un peu de ceci, et...

Oh, mon Dieu !

Vous êtes de la réception, n'est-ce pas ?

Vous êtes un drogué du travail.

Oui, eh bien...

j'ai un tas de boulot.

- Que faites-vous ici si tard ? - Je suis aussi droguée de travail.

Super. Nous avons donc un point en commun ?

Qu'est-ce que tout ça ?

L'essentiel d'une idée qui vous déplaît : l'expansion dans le Midwest.

Elle ne me déplaît pas. Je la trouve risquée.

En plus, M. Prescott n'en veut pas.

On perdrait du temps à la poursuivre.

Mais si c'est valable, comment ce peut être une perte de temps ?

Il n'y a ni vrai ni faux. Il n'y a que des opinions.

Dans certains États, on peut vous arrêter pour ce genre de déclaration.

D'accord. Convainquez-moi.

Convainquez-moi que votre opinion est la bonne.

D'accord.

Regardez ceci. Et ceci.

Et, oui.

Examinez ceci.

Pourquoi persistez-vous à dire le contraire de ce que je dis ?

- Ce que vous dites est stupide. - Regardez ces chiffres.

Ils démontrent que l'élimination des salaires...

créerait une caisse spéciale pour la défense de la Pemrose.

- Vous ne le voyez pas ? - Non, et je vous dis pourquoi.

La fermeture de ces usines sèmera la panique sur le marché.

- Ce n'est pas sûr. - Si, c'est sûr.

Fermez les centres, mettez des milliers de gens en chômage.

Vous passerez tous vos profits en prestations de chômage...

en indemnités et actions en justice.

Ça va ?

- Mon taux de glycémie tombe. - Quoi ?

Je me suis mise à divaguer en vous écoutant.

Il faut que je mange. Vous voulez aller manger ?

- Oui, je vous offre à dîner. - Non, non, non. On partage.

Redites-moi encore quelle est votre solution à cette crise.

- On ne coupe pas. On s'agrandit. - Je suis d'accord.

L'expansion est une réaction positive à l'univers.

Alors que la compression, le recul ou la stagnation...

Ce sont des forces négatives.

J'étais très négative autrefois et j'ai pris ce cours de personnalité.

Ma vie a complètement changé.

Bonjour. Je m'appelle Sheila.

Vous faites un beau couple. Depuis quand sortez-vous ensemble ?

- Environ 20 minutes. - Première sortie, hein ? Bonne chance.

Non, nous sommes collègues.

Collègues ! À quoi ça sert ?

Vous devriez sortir ensemble. Vous faites un beau couple.

Vous êtes prêts à commander ?

- Nous voudrions voir le menu. - Le menu ! Je suis désolée.

J'étudie l'art dramatique. Je suis meilleure comédienne que serveuse.

La concentration, c'est mon problème. Je reviens à l'instant.

Eh bien, Sheila est en faveur de l'expansion.

Elle devrait venir à notre meeting. Elle plairait bien à Art Thomas.

Sheila pense aussi qu'on devrait sortir ensemble.

- Oui, eh bien, Sheila est cinglée. - J'ai entendu cela.

Vous devriez vous efforcer d'être plus positive dans la vie...

ou vous finirez par être misérable.

Elle m'a entendue.

Je m'amuse beaucoup. Et vous ?

Oui, beaucoup.

C'est agréable de marcher.

Je veux dire, je ne veux rien insinuer.

Au sujet de votre plan d'expansion, j'ai fait des vérifications.

Nous aurions des crédits d'impôt si nous bâtissions dans le Midwest.

Vous avez vérifié ? Aujourd'hui ?

C'est super.

Les autorités en place semblent vouloir des compressions, mais...

J'essaie de rester ouverte à vos idées... d'affaires.

C'est super.

Donc, vous êtes ouverte à mes idées d'affaires.

Et mes idées pour après le travail ?

Pas trop vite. Hier encore, je vous trouvais odieux.

Vous savez, beaucoup de gens commencent de cette façon.

- Ils finissent par s'épouser. - Ne retenez pas votre souffle.

Allez.

Écoutez, je pense que vous êtes secrètement folle de moi.

Vous vous sentiriez mieux si vous l'admettiez.

Allez. Vous m'aimerez bien. Je suis un goût qu'on acquiert.

Mon père a insisté pour m'acheter ceci.

Un billet aller et retour pour le Kansas.

J'ai failli m'en servir deux ou trois fois.

Mais maintenant, c'est un symbole.

Le jour où je l'utiliserai...

c'est le jour où New York m'aura vaincu.

Vous savez, je viens de remarquer quelque chose.

- Vous êtes un peu tordue. - Merci.

- On vous l'a déjà dit ? - Vous êtes le premier.

Je me demandais comment...

vous pouvez être si incroyablement belle...

et si tordue ?

Quand deux personnes s'engagent dans un projet...

elles risquent de développer des liens affectifs.

Ce serait mal.

Elles confondent l'intensité de leur engagement au projet...

et la méprennent pour une relation.

- Êtes-vous psy ? - Ça m'est arrivé.

En fait, ça m'arrive encore, je suppose.

Et puis le projet se termine...

et les deux personnes constatent qu'elles n'ont rien à se dire.

D'accord, c'est réglé alors.

Nous n'aurons pas de liens affectifs pour la durée de ce projet.

D'accord.

Qui est-il alors ?

Qui ?

Qui ? Mon rival.

Juste un type.

D'accord, pourquoi ne pas appeler ce type ?

Dites-lui que vous en avez rencontré un autre et que tout est fini.

- Je ne peux pas l'appeler. - Pourquoi pas ?

Sa femme pourrait répondre au téléphone.

- Grosse erreur. - Oui, eh bien, n'en parlons pas.

- J'ai fait des trucs stupides... - Je ne suis pas étonnée.

- mais je n'ai jamais... - Jamais ?

eu de liaison avec un homme marié.

Il était plus ou moins séparé au début de notre relation.

Oui, eh bien, ça s'est révélé être un mensonge.

Toute l'affaire a été une erreur.

Mais on apprend et on passe à autre chose...

C'était pas mal.

Merci.

Peux-tu le refaire aussi bien ?

Je peux essayer.

- Où étais-tu tout le week-end ? - Tu peux au moins me dire bonjour.

Je suis furieux !

Je veux savoir pourquoi tu ne répondais pas au téléphone.

Je te dois beaucoup, Howard.

Je serai toujours reconnaissante de la chance que tu m'as donnée...

et de ce que j'ai appris ici.

Qu'est-ce qu'il y a ? Où veux-tu en venir ?

Je veux travailler avec toi.

Je te respecte plus que tu ne crois, mais...

je ne peux plus avoir de relation avec toi en dehors du bureau.

Allô ?

Je cherche les frais de transport de Toledo à compter de septembre...

Je vous rappellerai.

Écoute, je n'exercerai pas de pressions sur toi.

Je veux que tu réfléchisses...

et que tu fasses ce qui vaut le mieux.

Merci.

Je trouve que ça tombe à un moment un peu ironique, cependant.

J'allais te dire hier soir...

que Vera et moi nous sommes entendus sur un divorce.

J'aurais souhaité qu'on s'entende plus tôt.

Ainsi, toi et moi aurions peut-être eu une chance.

Ceci est arrivé ce matin par porteur spécial.

Davenport a convoqué une réunion d'urgence...

du conseil d'administration pour lundi matin...

et il offre de prendre le contrôle de la société.

J'invite le personnel clé à passer le week-end chez moi à Litchfield.

J'aimerais que tu y sois aussi.

Bien sûr que j'y serai.

Une autre question personnelle.

Juste par curiosité, avec qui étais-tu hier soir ?

Whitfield. Carlton Whitfield.

Purement pour parler affaires. Il a des idées brillantes.

Je suis impatient de les entendre. Je dois lui parler aujourd'hui.

Ces notes du bureau de Whitfield, j'aimerais bien les récupérer.

Bien sûr. Je te les fais porter.

Attention. Merci.

Qu'est-ce qui te presse ? Que se passe-t-il ?

J'ai une livraison spéciale marquée "urgente".

Je te surveille, Foster.

Rappelle-toi, à tout instant...

Dieu te surveille.

Excusez-moi, je suis reporter du Times et j'ai observé...

que vous avez l'air d'une femme qui a récemment fait l'amour.

- Pas ici. - Vous n'avez pas fait l'amour ici.

Était-ce dans l'État de New York, car nous laissons en général...

le Philadelphia Gazette couvrir la Pennsylvanie.

Qu'y a-t-il ? Tu sembles troublée.

Je déteste les hommes.

Eh bien, je suis content de ne pas en être.

Écoute, je dois t'expliquer quelque chose.

J'ai aussi à te parler. J'ai fait un truc que je regrette.

D'accord, écoute.

- Ce week-end ? - Je ne peux pas.

- J'ai des choses à régler. - Bien !

- Je m'en occupe. - Passe un bon week-end. À lundi.

Excusez-moi, mademoiselle. Désolé. Pardonnez-moi !

Tu ne m'as pas vu. Je n'étais pas ici.

- Où est-il ? Où est-il allé ? - Je ne l'ai pas vu. Pas ici.

Tu es encore ici ?

Tu es ravissante.

Fin du deuxième tour de piste, tu as encore une bonne avance.

Pardonnez-moi encore.

- Bonjour, chef. - Merde !

Au revoir, chef.

- Bonjour. - Que fais-tu ici ?

Je cherche Whitfield. J'ai un message pour lui.

Pourquoi es-tu en costume ?

- À cause des funérailles. - Les funérailles de qui ?

Un ami. Il est mort. On l'a enterré.

Qu'est-ce que tout ça ?

Les rapports de rendement de la région du Midwest, je suppose.

Où est Whitfield ?

Il n'est pas ici ?

- As-tu déjà vu Whitfield ? - Oui, monsieur.

Oui, un tas de fois.

Je distribue le courrier ici. C'est un type super.

Comment obtient-il tous ces renseignements ?

Ils sont publiés dans les rapports trimestriels d'inventaire...

probablement.

- Porte ceci à mon bureau. - Oui, monsieur.

- Vous ne venez pas ? - J'y serai dans une minute.

Une question : que diable fais-tu ?

- Une dépression nerveuse. - Pas étonnant.

Écoute, rien de bon ne peut en sortir. Si tu te fais prendre, tu es viré.

Si tu ne te fais pas prendre, tu deviens costard comme eux.

- Tu ne peux en sortir gagnant. - J'ai une demi-longueur d'avance.

J'entends chanter quand je te vois

Tante Vera, bonjour. Ça va ?

Je suis d'humeur à l'amour

Parce que tu es près de moi

Un pot-pourri. C'est charmant.

Pourquoi chantez-vous un pot-pourri ?

Je n'ai pas de plaisir au champagne

- L'alcool ne m'excite pas du tout - Je vous en prie, ne chantez plus.

Oh, mon Dieu !

Je n'ai pas chanté depuis des années. Tu vois ce que tu me fais ?

Il va bientôt arriver.

Il sera ici d'un instant à l'autre. Pourquoi faites-vous cela ?

- Je te mangerai pour déjeuner. - Un jambon fromage plutôt ?

Regarde cette jolie petite pomme d'Adam.

Écoutez. Il y a du changement depuis notre dernière rencontre.

Oui, joli complet, Brantley.

Écoutez, ce que je veux dire. Oh, merde !

- Je ne suis plus libre. - Tu vas me charger ?

Tu deviens pas mal cynique. Ta mère est-elle au courant ?

- Non, je ne suis pas disponible ! - Bien, tu ne me chargeras rien.

Ne t'en fais pas. Je ne veux pas t'épouser. Je suis déjà mariée.

- Je veux juste faire l'amour. - L'amour.

Je ne parle pas d'amour comme deux vierges dans les giroflées.

Rien d'aussi froid. Je suis une femme pratique. Tu dois être pratique aussi.

Si tu m'y laisses, je peux te guider dans les eaux infestées de requins...

de cette société stupide tout comme j'ai guidé Howard.

Écoutez, je vous aime bien. Vraiment. Mais je dois vous dire.

Je suis sérieusement amoureux d'une femme qui n'est pas ma tante.

- Je te pardonne, Brantley. - Écoutez !

- Il y a une femme dans ma vie ! - Je pige. Ça m'est égal.

Il y a aussi un homme dans ma vie.

Nous devrions peut-être présenter ta petite amie à mon mari.

Écoutez, je ne veux pas être violent mais je le serai s'il le faut.

Merde, Vera ! Je vais me faire virer. Donnez-moi une chance.

Ne te plains pas, Brantley. La vie est trop courte.

Tu te réveilleras à 25 ans en te demandant où elle est allée.

- Qu'est-ce que c'est que ça ? - Il a perdu connaissance.

Perdu connaissance ?

- D'un coup. - Il a heurté sa tête.

- Presque évanoui. Assommé. - Il a heurté sa tête sur quoi ?

- Le sol. - Le plafond.

- Lequel ? - Les deux.

- Ni l'un ni l'autre. - Qu'est-il arrivé au juste ?

Oncle Howard, c'était comme ceci.

Je suis entré dans votre bureau...

et j'ai vu cette femme ravissante...

que je n'avais jamais vue de ma vie.

Imaginez ma surprise d'apprendre que c'était tante Vera.

Il était si excité que sa tension a fait un bond.

Il est tombé et sa tête a heurté le sol.

Complètement assommé. J'ai rampé jusqu'au canapé.

- J'ai couru à son secours. - Et vous êtes entré.

Tu aurais dû me dire que notre neveu travaille chez nous.

Notre neveu travaille chez nous.

J'ai un million de choses à faire aujourd'hui.

- Qu'est-ce qui t'amène ? - Le déjeuner.

- Nous devions déjeuner. - J'ai déjà déjeuné.

- Tu ne sembles pas comprendre... - Je comprends, Howard.

Tu permets que je déjeune avec Brantley pour mieux le connaître ?

- Très bien. - Impossible. Je vais aux funérailles.

Tu m'as dit que tu y étais allé.

Dans mon chagrin, j'ai oublié.

Pourquoi ne pas inviter Brantley à la fête à la maison ce week-end ?

Il est de la famille après tout.

Oui, tu sais, c'est peut-être une très bonne idée.

Non, je pense que je ne serais pas à ma place, tante Vera.

Mais tu serais à ta place, Brantley.

Je veillerai à ce qu'il s'amuse.

D'accord. C'est réglé. Puis-je travailler maintenant ?

Ce sera gentil d'avoir un compagnon pour le week-end.

- Vous vouliez me voir, monsieur ? - Oh, oui, Brantley.

Je veux que tu saches que je t'ai observé de très près ces jours-ci.

- Vraiment ? - Je sais tout ce que tu mijotes.

- Vraiment ? - Tout.

Monsieur, je peux l'expliquer. Je ne savais pas qui c'était...

Je sais, par exemple, que tu as travaillé fort au courrier.

Tu as gardé l'œil ouvert et tu t'es tenu à carreau.

Tu as évité les ennuis.

Je t'en récompenserai un de ces jours.

Mais d'abord, j'ai une faveur à te demander.

N'importe quoi, monsieur.

Nous en parlerons en nous entraînant.

Tu aimes suer, n'est-ce pas, Brantley ?

Ta tante Vera semble s'être entichée de toi.

- Je n'avais pas remarqué. - C'est évident.

Je pense qu'elle aimerait te connaître beaucoup mieux.

Je veux encourager cela.

J'aimerais que tu passes beaucoup de temps avec tante Vera...

à la fête ce week-end.

Les types comme nous ne peuvent se confiner à une femme, Brantley.

Nous avons besoin de variété pour rester jeunes, alertes, compétitifs.

Tu piges ? Bien sûr que si. Nous sommes des hommes du monde.

Un problème a surgi.

- J'ai une amie, une compagne... - Une fille.

Elle a la bougeotte depuis quelque temps.

Elle veut que je laisse ma femme.

Je ne laisserai pas ma femme ni pour elle ni pour personne.

J'ai besoin d'un peu de temps pour reprendre la situation en main.

- Tu comprends ? - Pas complètement.

Eh bien, je l'invite à la fête ce week-end...

et nous passerons un peu de temps ensemble.

C'est pourquoi j'ai besoin de toi pour occuper ta tante Vera...

autant que possible.

- Tu vois le tableau ? - Oui, grand écran.

- Mais j'ai des plans ce week-end. - Je n'oublierai pas cette faveur.

- Non, vous ne comprenez pas. - Super. C'est réglé alors.

J'ai de grandes choses en vue pour toi, Brantley.

Tu sembles être un jeune homme avec des ambitions. Maintiens le cap.

Connard.

C'est beau.

Excusez-moi. Brantley, chéri, je craignais que tu ne viennes pas.

Je vais te présenter aux hommes les plus puissants de New York.

Si tu peux leur faire ce que tu m'as fait...

- Je ne peux pas faire cela. - Je veux dire les étonner, chéri.

Tu es irrésistible quand tu te mets à faire du charme.

- Bonjour, Whitfield. - Whitfield ?

Oui, c'est mon deuxième prénom. Brantley Whitfield...

- Salut, Carlton. - Carlton Foster.

- Tu portes tous ces noms ? - Oui, j'en ai un tas.

Mes parents ne se décidaient pas. Mon monogramme est un test optique.

Tu me surprends toujours, Brantley. C'est ce que tu as de plus séduisant.

Promets-moi de ne jamais cesser.

- Je le promets. - Bien. Alors...

Roland Owens, banque First Federal. Très riche. Commençons par lui.

Il a fait son argent à l'ancienne mode.

Il en a hérité.

Tu vois celui qui joue au tennis avec l'attache au coude...

la sangle au genou et le gant ?

Vernon S. Fletcher, l'homme de fer de Wall Street.

Si tu lui plais, tu peux avoir carte blanche, et tu lui plairas.

Qui est le grand avec toutes les filles ?

Bon œil, Brantley. Harley McMasters, First Multinational.

Divorcé. Elles veulent toutes être Mme First Multinational.

Écoutez, ne dites à personne que je suis au service du courrier.

Fais-moi confiance, Brantley.

J'ai donné à Howard la clé des toilettes de la haute direction.

Je peux faire de même pour toi.

Voici les notes de Whitfield.

- Impressionnant. - Merci.

C'est censé être une rencontre d'affaires, tu te souviens ?

Chérie, comment puis-je avoir le cœur aux affaires ?

Howard, lâche-moi !

Qu'est-ce que tu fais ici ?

Est-ce que Carlton Whitfield raterait une fête ?

- Je suis contente que tu y sois. - Moi aussi.

Vite !

Arrête ! Pas ici !

Tu devrais avoir honte.

Attends. Je dois rentrer ma chemise. Vas-y d'abord. Toi d'abord.

- De quoi ai-je l'air ? - Viens. Viens.

Eh bien, j'ai jeté un coup d'œil à ce rapport préliminaire...

et je suis persuadé que les coupures sont notre meilleure défense.

Merci, monsieur. Nous avons tenté de frapper fort et profond.

- Oui. C'est du travail bien fait. - Merci, monsieur.

Je pense que Whitfield a raison et que ce rapport est erroné.

- As-tu vu Christy ? - Non, monsieur. Pas depuis un moment.

- As-tu vu Christy ? - Désolé. Non, je ne l'ai pas vue.

- Jack. - Oui, Howard.

As-tu vu Christy Wills ?

Elle parle avec Whitfield.

Non ? Allez. C'est mon meilleur, je t'assure.

C'est mon meilleur.

Tu veux nous excuser pour une minute, Christy ?

Brantley, savais-tu que Whitfield est ici ?

Oui, je pense qu'il était ici tout à l'heure, mais il a quitté.

Non. Quelqu'un l'a vu il y a un instant parlant avec Christy.

J'ai mes raisons.

Je veux que tu restes près de Christy...

et que tu gardes Whitfield à distance d'elle.

Peux-tu faire cela pour moi ?

Hé, je suis votre homme.

Bien. Je savais que je pouvais compter sur toi.

De quoi s'agissait-il ?

Eh bien, il veut que je te suive pas à pas.

- C'est ce qu'il t'a dit ? - Oui.

Je ne sais pas. Je suppose qu'il croit que nous faisons un bon couple.

Dors-tu ?

Chéri ?

Chérie, c'est Howard.

- Va-t'en ! - Faisons-en une nuit mémorable.

Chérie, je sais que tu es fâchée contre moi...

mais pense à ce que nous avons signifié l'un pour l'autre.

Je veux t'épouser, Christy.

Ne sois pas ainsi, chérie.

Qu'en dis-tu ? Veux-tu m'épouser ?

Non, mais j'aimerais vous casser la gueule !

Attends que je...

Qui est-ce ?

Oh, mon Dieu !

Oh, mon Dieu !

La révolution sexuelle est terminée. Tout le monde debout.

Qu'est-ce que tu fais dans le lit de Christy, Brantley ?

- Je te parle, Howard. - Qui est Brantley ?

Brantley est celui qui vient de trouver ses notes volées dans ton sac.

Ce sont celles de Whitfield. Elles ne sont pas volées. Il me les a données.

C'est pourquoi vous avez sauté dans son lit et demandé sa main.

Qu'est-ce que tu racontes ? J'étais dans le lit avec toi.

N'importe quoi !

Tu pensais être au lit avec elle.

Un instant. Quand je suis entrée, il était au lit avec Whitfield.

Whitfield ? Il n'était même pas ici.

- Es-tu aveugle ? Qui est-ce ? - C'est Brantley.

Donc, c'est la sotte avec qui tu baisais au bureau ?

- Qui appelez-vous sotte ? - Qui se sent morveuse...

Qu'est-ce que ça veut dire ?

Pourquoi ne les as-tu pas demandées ? Je te les aurais données.

J'allais t'en parler. C'est arrivé avant que je te connaisse vraiment.

Donc, quand nous avons fait l'amour, c'était un truc à la James Bond ?

- Non ! - Tu as couché avec Brantley ?

T'en fais pas, Howard. Elle en a sans doute fait des microfilms.

Que faisais-tu au lit avec mon neveu ?

- Whitfield est votre neveu ? - C'est Brantley Foster.

Il travaille au service du courrier.

Au service du courrier ? Tu n'es donc pas cadre ?

Laissez-moi y voir clair. Brantley est Whitfield ?

Exact.

Brantley est Whitfield. Whitfield est Brantley.

Et Christy est la sotte.

Eh bien, maintenant que nous avons fait l'appel...

je vais aller téléphoner à mon avocat.

Attends. Christy n'est pas la sotte que je baisais au bureau.

On ferait mieux de cesser de me traiter de "sotte".

C'était une autre sotte.

Très bien. Combien de sottes y a-t-il eu à ton avis ?

J'ai fait erreur. Il n'y a pas eu de sottes du tout.

- Sauf Christy. - Exact. Non !

Avec combien d'hommes as-tu couché pour te rendre au plus haut échelon ?

C'était un vase très dispendieux, garce.

La ferme ! Écoute. Ce que j'ai fait est mon affaire, pas la tienne.

Non, tu veux dire que c'était l'affaire de la société.

Justement, et ce n'était rien d'autre : des affaires.

Laisse-moi te dire une chose, ma chérie.

Tu fais bien ton boulot.

Vous voulez dire que je travaillais pour un type du service du courrier ?

- Vous n'êtes pas cadre ? - Il est trop bon pour être cadre.

- Déçue ? - Oui !

Je m'amusais dans ce boulot.

Vous aviez toute cette énergie et toutes ces folles idées.

Et vous passiez votre temps à enlever votre pantalon.

Je ne veux pas que vous partiez.

Tenez.

Un petit truc en souvenir de moi.

- Merci. - Pourquoi as-tu l'air si triste ?

Je ne sais pas. Je pensais que ça marcherait mieux, tu sais ?

Le boulot ou la fille ?

Le boulot. Au diable la fille.

Oui. Tu es vraiment convaincant.

Prends-le comme ceci, vieux.

Pour un temps, tu as respiré l'air des grosses légumes.

Tu as eu une belle vue de Manhattan et une bonne salle à manger.

Tu as fait plus en deux mois que la plupart en une vie.

Oui, ça me manquera.

Le boulot ou la fille ?

- Tu retournes au Kansas ? - Non, je ne retourne pas au Kansas.

Je suis venu à New York pour réussir.

On me dit qu'il y a une ouverture au service du courrier.

Tu as beau parler. Tu es aussi chômeuse que moi.

Pas pour longtemps. J'ai des contacts partout en ville.

- Il y a toujours un Prescott. - Coup bas, Foster. Salaud.

- Je ne dis que ce que je vois. - Oui, tu es parfait, n'est-ce pas ?

- Je n'ai pas couché avec le patron. - Non, tu as couché avec sa femme.

Elle m'a séduit.

Il m'a séduite. Quelle est la différence ?

Je n'ai pas pu l'éviter. Tu l'as fait volontiers.

- Je vois. Tu étais enchaîné. - Je vais te dire la différence.

- Je te croyais gentil. - Je suis gentil !

Tu es un rat !

Tu m'as menti, trompée, et agi en juge et jury...

dans une situation dont tu ne savais rien.

- Je sais que tu m'espionnais. - Je ne t'espionnais pas !

- Et je ne t'espionnerai plus ! - Non, parce que si je te vois...

Désolé. L'ascenseur est plein.

- Nous ne réussirons jamais. - Comment le sais-tu ?

Je suis un garçon du courrier qui est passé cadre supérieur.

Me diras-tu que je ne peux pas le réussir ?

Mais tu n'as pas réussi.

Presque. Nous pouvons réussir.

- J'ai besoin de votre aide. - Un truc pour lequel je serais viré ?

- Absolument. - Ça me plaît.

Jean, trouvez le numéro de téléphone de Harley McMasters.

Et faites venir à manger. Chinois, ça te plairait ?

M. Davenport, nous comprenons que vous voudrez de vos gens...

aux postes intermédiaires à la société Pemrose.

Naturellement.

Ce qui nous inquiète, ce sont les cadres supérieurs.

- La plupart devront quitter. - Oh, non.

Je vois.

Mais une poignée d'entre eux...

qui nous ont bien servis...

comme vous-même, bien sûr...

resteront aussi longtemps qu'ils le voudront.

Eh bien, je ne vois rien alors qui fasse obstacle...

à la fusion immédiate de nos deux sociétés.

Est-ce le lieu ? Ce l'est ! Super. Désolés d'être en retard.

- Débarrasse-nous-en. - Désolé. C'est un meeting privé.

- Je dois vous demander de partir. - Tenez ceci. Merci infiniment.

- Appelle le service de sécurité. - Howard, détends-toi. Écoute.

Au nom du personnel du service du courrier...

du pool des secrétaires et des cadres féminins de Pemrose...

nous voulons entériner cette petite fusion.

- Qui diable sont ces gens ? - Est-ce Don ? Donny !

Ça va ? Tu permets que je me lève ? Je réfléchis mieux en marchant.

Je dois te dire, Don...

d'abord, l'idée de cette fusion me rendait nerveux...

comme un chat à longue queue parmi des fauteuils à bascule.

Puis, j'ai compris que je me trompais.

La combinaison de nos produits et de vos services de distribution...

pourrait propulser la Pemrose au sommet du marché.

Content que vous approuviez...

qui que vous soyez.

Maintenant fichez le camp que nous puissions finir le boulot.

Je ne peux pas, Don.

Tu vois, le problème ici, c'est la direction.

Les choses allaient déjà mal quand Howard menait la société.

- Maintenant il faut traiter avec toi. - Chasse-les d'ici, maintenant.

Il ne peut pas, Don. Tu vois, Brantley a fait des arrangements...

pour acquérir cinq pour cent des actions...

de ta société, Davenport Enterprises, ce matin.

- Nous te rachetons. - Quoi ?

Entrez !

C'est exact !

Nous avons lancé une O.P.A. de Davenport Enterprises...

pour prendre le contrôle de la société Pemrose.

- Par ici, M. McMasters. - Messieurs, bonjour.

Ce sont mes conseillers financiers.

Ils ont consenti à m'avancer les fonds pour financer cette prise de contrôle.

Sûrement, tu n'investiras pas dans ce plan de fou...

imaginé par un gamin préposé au service du courrier.

Pas au début, Howie, mais j'avais un atout en réserve :

un gros actionnaire de la société avec le bras long qu'il me fallait.

Don, je veux te présenter...

la nouvelle présidente du conseil de la Pemrose...

et la fille du fondateur...

Vera Prescott.

Bonjour, mesdames et messieurs.

Brantley et moi sommes de très vieux amis...

et quand il m'a parlé de ses projets pour la société...

j'ai vite compris qu'il était l'homme de la situation.

Je pense que nous comprenons tous tes vrais motifs, Vera.

J'avoue...

avoir eu un faible pour Brantley au départ...

mais comme tu m'as toujours dit, Howard...

l'amour est l'amour...

et les affaires sont les affaires.

Tu as conduit la société de papa au bord de la faillite, Howard...

et je crois que ces gens peuvent la remettre sur le bon pied.

Maintenant debout, Howard, quitte ce fauteuil.

Ne sois pas ridicule. Je ne démissionnerai pas.

Tu n'auras pas à le faire, Howard. Tu es viré.

Quoi ?

- Vera, tu ne peux pas ! - Si, je peux.

Vous voyez, M. Davenport...

depuis cet après-midi, je détiens 50,1 % des actions avec droit de vote.

Toi aussi, Art. Tu es viré.

Brantley, Christy, Jean, Melrose.

Messieurs, juste à temps.

M. Prescott et son adjoint gênent un meeting très important.

Voulez-vous les escorter hors de l'immeuble ?

Vera ! Pourquoi tant d'hostilité ?

Je ne comprends pas. Comment es-tu...

Tu veux présider le meeting, Brantley ?

- Qu'ai-je fait pour mériter cela ? - Excusez-moi.

Sentez-vous libres de le faire entre vous si vous voulez.

- Es-tu déjà allée au Kansas ? - Non. Qu'y a-t-il au Kansas ?

Eh bien, je pensais prendre le jet privé de la Pemrose...

et rendre visite aux parents.

Ils voudront te rencontrer.

Pourquoi ne t'ai-je pas rencontré avant ?

Chérie, tu n'as pas assez fréquenté le service du courrier.

Le service du courrier. C'est un son qui me plaît.

Charlie, nous avons le même problème à l'ascenseur numéro trois.

Je ne peux pas le croire.

Cet ascenseur est encore coincé.

- Où vais-je, monsieur ? - À l'opéra, Rattigan.

Oui, monsieur.

Adaptation : Adam Molho, Deluxe

French

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