Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
L'HOMME SANS VISAGE
C'était un rêve super.
Le mieux de tous.
Tout y était parfait.
Ma mère était fière des insignes de son fils.
Ma demi-sur, Meg, n 'avait plus son appareil dentaire.
Mon autre demi-sur, Gloria,
avait reconnu ma supériorité intellectuelle
et me respectait en silence.
Mes beaux-pères étaient des forçats capturés à la guerre.
Et... il y avait une femme à mes côtés.
Ni trop brillante, ni trop tapageuse.
Énormément attirante.
C'est un beau rêve.
John Wayne face à Hefner et à la philosophie de Playboy.
Si on considère Hef comme un philosophe, ou John Wayne.
Mais dans mes rêves,
il y a toujours un visage que je ne vois pas...
qui m 'échappe à chaque fois.
Tout là-bas... derrière la foule.
Radio WKPJ à Boston.
21° pour ce 1er jour d'été 1968.
Un jour où il fait bon être une femme.
Mets plus fort. J'adore cette chanson.
- C'est déjà assez fort. - Allez... s'il te plaît !
- Baisse ou éteins. - J'aime cette chanson.
- De la musique de chiottes. - C'est une bonne chanson.
Maman, tu veux pas lui dire ?
- Maman, j'écoutais ! - Ne pleurniche pas,
- c'est laid. - Oui, vraiment.
- Ça déchargeait la batterie. - Tais-toi.
Ce n'est pas vrai.
- Ça ne se décharge pas comme ça. - Merci.
Quel ingénieur modèle !
Ta spécialité dépasse les avions ?
Je t'ai causé ?
Voici notre pilote, Charles Norstadt.
C'est vrai, il t'a pas causé ! Fiche-nous la paix, Gloria.
C'était un beau rêve.
- Assieds-toi et écoute... - Pourquoi tu donnes des ordres ?
Tu crois que c'est facile ? Conduire pendant...
- Bien, pas de glace cet été... - Ferme-la, Gloria !
T'as vu ? Ils ont mangé dans ma main !
- Chuck, réveille-toi ! - Quoi ?
- Tu fais encore ce drôle de truc. - Quoi ?
Une tête comme Barney Fife.
Où tu pars quand tu fais ça ?
Il s'est approché à ça de moi !
Bonjour !
Une belle journée.
Vous êtes marié ?
- Il est timide. - Tu es folle !
- C'est pour aider maman. - Elle n'a pas besoin d'aide.
Le mariage, c'est son hobby, comme... le bridge ou l'élevage de chiens.
Justement, faut que le prochain soit bien.
Plus comme mon père que celui de Gloria.
- Ou le mien ? - J'ai pas dit ça.
De toute façon,
je m'en fiche. Je vais pas rester longtemps.
- Tu as raté l'exam. - Je peux le représenter.
- Quoi ? - J'ai rien dit.
Elle te laissera jamais partir.
- Regarde... - Je lis.
Allez.
- C'est bien, non ? - Oui.
Qu'est-ce que c'est ?
Maman...
Qu'est-ce qu'il y a encore ?
- Je veux repasser l'examen de Holyfield. - Tu as eu ta chance, Charles.
J'ai le droit de le représenter fin août.
Je ne tenais pas à un internat.
- C'est l'école de mon père. - Tu vas la convaincre !
Ferme-la !
Les militaires sont fascistes, pervers.
Il peut bien recommencer.
Tu le vois le nez dans les bouquins de latin et de géométrie ?
J'ai déjà commencé.
D'accord. Si tu tiens à y passer l'été, essaie à nouveau.
Pas tout l'été !
Tu sais pourtant que tu apprends plus lentement que les autres.
Tu n'as pas à en avoir honte.
Tu es bête. Bête. Bête !
Tu comprends pas vite. Borné comme un âne.
Calme ! Assis. Couché !
Désolé.
- Quelqu'un a crevé ce pneu. - Quoi ?
Regardez... six coups de couteau.
Regardez ça.
Qui ferait un truc pareil ? C'est dingue !
- Mon Dieu ! Viens, viens ici... - Quoi ?
Là-bas !
C'est pas Viande-hachée ? McLeod ?
Il ne quitte jamais son donjon.
Arrête de le regarder. On n'est pas au cirque.
Vais-je réellement commettre le crime ?
La pièce en décidera.
Quel côté du visage montrer ?
Le plein ou le ravagé ?
La pièce en a décidé. L'Homme au 2 Visages doit frapper.
Au son des cloches qui vint troubler l'obscurité...
À table...
Attention, elle vient. Faut que je te mette dehors.
Sous le lit et... tais-toi !
- Tu ne serais pas mieux dehors ? - J'étudie.
Je ne vais pas te servir au lit. Viens.
- Charles. - Quoi ?
Sors-moi cet animal enragé de la maison. Il est dangereux.
Pourquoi ? Je ne le fais jamais rentrer.
- Je ne plaisante pas. - Son chat ? Il est dégoûtant.
Ça suffit, Gloria.
- Où vas-tu ? - Étudier.
Si tu as besoin d'aide...
Chet... Chick... Non, Chuck...
Où est Gloria ?
Elle a filé avec un type dans une Mustang.
- Quel type ? - Sais pas.
- Qui ? - Je sais pas. Un type...
- Quand ? - À l'instant.
- Attends-moi ! - Bon sang.
Je t'ai dit de m'attendre.
Tu te prends pour mon ombre ?
Ne transfère pas tes émotions sur moi.
Tais-toi. Ces trucs sont pas de ton âge.
- Gloria a raison. - Quoi ?
- Tu n'y arriveras pas tout seul. - Ferme-la !
- Et si je t'aidais ? - Tu as 10 ans !
Je suis intelligente pour mon âge.
Tu es un génie. Du genre bulldozer.
Connard ! Tu vas le rater
et tu partiras jamais, jamais, jamais !
Tu crois quoi ? Que Gloria va t'aider ?
Ne sois pas si gamin !
Norstadt !
Saute pas, t'es encore puceau !
On essaie de rattraper son retard ?
Tu sais pas que l'école est finie, papillon ?
- Merci de me l'apprendre, grosse tête ! - Boucle-la !
- Vous faites quoi ? - Son vieux nous a prêté le bateau.
- Où vous allez ? - Chez le monstre. Tu viens ?
- Tu te décides ? - Allez, viens.
Bon, d'accord.
- Monte, t'attends quoi ? - On est partis !
- Je peux venir ? - Impossible !
- Pas de nanas plates ! - Sale porc sexiste !
- Sans nichons ! - Gonfle-les !
Tu verras que ceux de ta mère !
Le monde est mal fait !
C'est vrai qu'avec les nanas,
on passe vite du chaud au froid. Mais quoi ?
Ça se visite, un coin de paradis, non ?
Sur invitation.
1er sur la liste... agent 99.
Non, il craint. Bewitched ferait l'affaire.
- Elle est mariée. - Et alors ?
Tu te taperais bien Mme Howell.
- Vous avez déjà vu le monstre ? - McLeod ?
- Personne peut l'approcher. - Je l'ai vu.
- Des conneries. - Ferme-la.
Je l'ai vu sur le ferry.
Il prend le bateau comme tout le monde ?
Pas comme tout le monde. Il est resté en bas.
Le Chien de l'Enfer était avec lui.
- Son loup ? - Écoutez ! Il était à ça de moi.
- Pourquoi il irait à Boston ? - Un rendez-vous avec la Mafia.
- Un truc porno. - Quoi ?
- Il écrit du porno. - Arrête !
C'est vrai. Il reçoit des paquets d'éditeurs porno.
Un monstre comme lui ? Il écrirait quoi ?
Je sais pas... Peut-être sur son chien.
- Son chien. - Vous avez entendu ?
- Quoi ? - Écoutez.
C'était quoi ?
- La trouille ! - Cachez-vous.
- Mon doigt. - Ferme-la. C'est peut-être le monstre.
Merde !
- Attendez-moi ! - Grouille-toi.
Viens.
Démarre le bateau ! Vite !
Allez !
Je l'ai vu là-haut ! Allez !
Moins une !
- Le monstre était là-haut. - C'était un loup ?
- C'est bien un loup. - Vous l'avez vu ?
Il fixait le loup. Il a fait dans son froc.
Tu le quittais pas des yeux.
Faut y retourner.
J'ai laissé mes livres là-bas.
- Tu sais pas nager. - Mes livres ! Faut y retourner.
Tu diras qu'un chien les a mangés.
- C'était juste... - C'était un livre de quoi ? De latin ?
Merde ! On n'y retourne pas. À plus tard, Tronche de Pizza.
Si c'est un cannibale,
je lui dirai que j'ai un cancer des os.
Je ne sais plus quoi faire quand je lui vois cette expression,
cet air idiot.
Que vois-tu dans cette tache d'encre ?
Que signifie pour toi le terme "passif-agressif" ?
Il est bien le fils de son père.
Éric était mon 3e mari, le seul homme sur lequel je me suis trompée.
Très drôle, Charles. Que vois-tu vraiment ?
La vérité, c'est que tu ne t'intéresses qu'à toi.
Que vois-tu dans la tache d'encre ?
John Wayne.
Que fais-tu ici ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
Tu sais depuis combien de temps tu es ici ?
À Justin McLeod Maître de l'Académie Barrett-Débats
Désolé. C'est une drôle de petite horloge.
Drôle "ha-ha" ou étrange ?
Je suis pas sûr.
Il y a écrit que vous avez enseigné à l'Académie Barrett ?
Une bonne école ?
- Vous enseigniez quoi ? - Ton nom ?
Chuck... Chuck Norstadt.
Où habites-tu, Chuck, Chuck Norstadt ?
De l'autre côté du port.
Bois ça et va-t'en.
Super. Merci.
Viens, Mickey.
Mickey, c'est pas un nom pour votre chien.
C'est comme appeler un gorille "Bambi".
C'est à cause de Mickey Mouse ?
Et le pneu de ta mère ?
Réparé.
La nuit est claire. Tu trouveras ton chemin pour rentrer ?
- Oui. - Tu l'as trouvé pour venir.
C'est mon vélo.
Vous enseignez toujours ?
Parce que... c'est peut-être dingue,
mais si oui, j'ai besoin d'aide pour un examen.
- Pourquoi c'est dingue ? - Je sais pas.
Je vous ai jamais imaginé professeur.
Personne l'imagine. Ce qui veut pas dire que je sais quelque chose de vous.
Ce sera pas long. C'est juste pour entrer dans un internat.
Un incompris ?
Non, j'en ai assez de vivre avec trois femmes brillantes,
et moi, d'être à la traîne.
Je vois.
Donc, pas d'angoisse pré-pubertaire ?
C'était l'école de mon père...
Il était en Corée et il est mort, son avion s'est écrasé.
Un avion d'espionnage expérimental.
Je vous paierai.
Ce n'est pas dans tes moyens.
Content de vous avoir rencontré, M. McLeod.
Tête de lard.
Mon arrière-grand-père McNeil... Il a construit la maison.
Fantastique ! Regardez ces yeux de presbytérien !
Terrifiant.
Vous ne devez pas vous intéresser à ces vieilles histoires.
Elles sont un creuset d'information.
Une source pour mon livre sur l'usurpation communautaire.
Un sujet important.
Vous ai-je dit que Marcuse écrirait l'avant-propos ?
Marcuse !
- Viens, mon chéri. - Salut.
Je te présente le Professeur Hartley de Yale. Mon fils, Charles.
Appelle-moi Carl. Je n'ai pas besoin
de ces conneries post-hégéliennes pour mon ego.
Bonjour... Carl.
La pêche n'a rien donné. Elle a aspiré une boule de poils !
Bonjour, Chuck.
Va te changer, mon chéri.
Bonne nuit.
"Les armes, je chante... et l'homme
"qui le premier est venu des rives de Troie.
"Exilé par le Destin vers l'ltalie... À la rencontre de Lavinia...
"Ballotté par les assauts des vents et des combats...
"À la merci des dieux...
"et du courroux implacable de Junon."
Salut, Mickey. T'es une bête immonde.
Si j'avais un chien comme toi, je lui mettrais un sac sur la tête.
Espèce de sac à puces, ventre à asticots...
Ça va ?
Il fait beau.
Je suis là.
Je sais que vous n'avez pas beaucoup de temps...
mais je me disais
que ça vous intéresserait peut-être de faire des exercices de latin.
D'y jeter un coup d'il... dans mon sac.
Vous êtes un homme très occupé, M. McLeod,
mais ça prend quoi 2 passages de latin ?
Ou un peu de géométrie ?
Je veux un trou.
Je comprends pas.
D'1 m 50... sur 1 m 50. Ici.
Reste.
Écoutez... j'avais dit que je pouvais vous payer.
90 cm cube.
Il y a quelqu'un ?
Assieds-toi ici.
J'aimerais que tu rédiges une rédaction. Sur un sujet de ton choix.
On n'a pas ça à l'examen.
Pourquoi es-tu venu ?
- Ne réfléchis pas, réponds. Pourquoi ? - Pour avoir de l'aide. Vous le savez.
Non. Tu veux de l'aide ou pas ?
Oui, je crois. Si vous êtes professeur.
Oui, je crois... monsieur !
- Oui, je crois, monsieur. - Bien.
C'est comme ça.
À prendre ou à laisser.
Pour moi, ça n'a aucune conséquence. Compris ?
Oui.
Sauf que je me fous de ces trous de chiottes
et des rédactions à la con !
Je ne vais pas te plaindre.
Tu peux partir.
C'est vous qui êtes à plaindre ! Monstre à tête de vomi !
- Tu en veux ? - Non, merci.
D'après mes sources, c'était un professeur fou, comme Carl.
- Docteur McLeod. - Il doit sortir d'Harvard.
C'est sûr.
- Un Martini ? - Oui. Merci.
L'affaire classique d'un meurtre déguisé en suicide.
Il a retourné son geste contre lui.
Non, voyons...
Demandez au coiffeur si vous ne me croyez pas.
- Ce n'est pas ce qu'il m'a dit. - Vous vous êtes fait couper les cheveux ?
Il n'a pas tué sa femme mais son petit copain.
Je me demande s'il sait à quoi sert la chirurgie plastique.
Ou c'est trop cher pour lui.
Quelqu'un m'a dit... je n'y crois pas
mais on m'a dit qu'il était un des Kennedy.
Les Kennedy... Il est vrai qu'il y a un air de famille.
Ce n'est pas ce que je voulais dire.
Entendre ça de ta bouche !
Becky... Combien d'années que McLeod est ici ?
Six... sept.
Sept ans et tous les étés, on parle de lui.
Alors ?
Alors, j'irai frapper chez lui
et je percerai ce mystère.
Ça n'aura plus rien d'amusant.
Comment va notre écolier ?
Tu vas le réussir cet examen ?
Ne parle pas de ça.
Je ne supporte pas l'idée de le voir en petit aviateur au crâne rasé.
Tu apprécies pourtant de planer.
Le ramassage des ordures aussi.
Il ne sera pas éboueur pour autant.
Toute cette histoire d'aviation
n'est qu'une lubie passagère.
Quand il comprendra la politique menée au Vietnam...
Faut-il en reparler ?
Non, Todd. Je m'adresse à Kitty.
En plus, je suis trop saoul.
Il est trop jeune pour être appelé.
En fait, je ne vois rien de mieux à faire dans la vie
que de bombarder au napalm.
- Vas-tu laisser... - La télévision.
J'ai trop bu. Et toi, ton excuse ?
- Tu vas épouser Boule de... - Carl ?
Je ne sais pas. Qu'en dis-tu ? Je devrais ?
Ta mère ne t'est pas d'un grand secours.
Je ne suis pas taillée pour encaisser les coups de la maternité.
Je ne m'attendais pas à avoir 3 enfants.
Encore moins de 3 pères différents.
- Dis-moi... - Oui.
Tu ne te mettras pas en colère ?
Pourquoi Gloria me hait ?
Elle ne te hait pas.
Parce que tu es né.
- J'y suis pour rien. - Mais elle ne le savait pas.
À 4 ans, ce qu'elle comprenait c'est qu'elle avait
un rival auprès de ton père.
Elle détestait mon père.
Elle a toujours dit que c'était un connard.
Toi aussi.
Je ne le pensais pas. Je n'ai jamais su comment...
Bonjour, tout le monde.
- On l'a connu autrement. - Qui ça ? De qui vous parlez ?
- Du père de Charles. - Ah oui ?
BIBLIOTHÈQUE
C'est ce que vous vouliez ?
"Pourquoi Changer le Système..."
Point d'exclamation. "Par Charles E. Norstadt."
Je m'étonne que tu réfléchisses à des questions aussi graves.
J'ai fait ce que vous demandiez.
Vous tenez parole ou pas ?
Très bien. Je voudrais un trou.
90 cm de large, 90 cm de profondeur.
Pourquoi pas en triangle ?
60 cm sur 60 cm sur 90 cm
- sur 1 m 50. Près du paddock, à gauche. - Si vous avez besoin d'un trou,
- embauchez un ouvrier. - Je n'en ai pas besoin.
Ton sujet m'intéresse.
Pourquoi l'avoir choisi ?
C'est sur comment on peut changer les choses.
Quelles choses ? Assieds-toi.
- Quelles choses ? - Le gouvernement...
Et que changerais-tu dans le gouvernement ?
Moi ?
- Beaucoup de choses. - Comme quoi ?
Comme...
Comme l'orthographe du mot ?
Quoi ?
En lisant ta rédaction,
on voit que tu espères changer l'orthographe de gouvernement,
de démocratie et de Richard Milltown Nixon.
Je ne suis pas fort en orthographe.
Si tu veux faire du plagiat,
aie au moins la courtoisie...
- Quoi ? - Non ! Qui a écrit ça ?
Qui ?
Bill Garfield.
- Jamais entendu parler. - Il est à Columbia.
Tu vises haut pour tricher.
- Je ne triche pas. - Si.
- Je déteste écrire. C'est con ! - "À prendre ou à laisser."
C'est comme perdre son temps à creuser ces trous à merde !
Tu l'auras ta rédaction à la con !
"Pourquoi Spiderman est plus con que Silver Surfer.
"Point d'exclamation." Très bien.
- Vous êtes content ? Je peux partir ? - Tu t'es invité.
Ce soir... trouve-moi 10 synonymes
de "con".
Merde !
Et l'équivalent en latin de tes autres expressions favorites.
Faut que je parte.
Je t'ai suivi ce matin.
Tu parles, je te tue !
Je dirai rien à personne.
Je dirai rien à personne si...
Si quoi ?
Si tu me dis tout sur lui, et ce que tu fais là-bas.
Jure-le, par Thor.
- J'ai trouvé quelqu'un pour m'aider. - Le monstre est prof ? Non !
- Si, c'est un vrai. - Qu'est-ce qu'il t'apprend ?
- Il me fait creuser des trous. - Menteur ! Tu fais que mentir.
Je le dirai à maman. T'iras plus.
- Elle dit qu'il est fou. - Tu la boucles, vu ?
Laisse-moi, détraqué !
Tu l'aimes bien ? Il t'aime bien ?
Il hait tout le monde. T'as vu sa tête ?
Des fois, j'ai envie de vomir rien qu'en le regardant.
Laisse-moi t'accompagner ! Chuck, s'il te plaît !
REBOUCHE LES TROUS
Sale dingue !
Il y a quelqu'un ?
M. McLeod ?
Monsieur ?
Tête de vomi, vous êtes là ?
Non.
Du porno !
Doucement.
Couche-toi.
Je reviens tout de suite. D'accord ?
Vous êtes revenu ?
J'ai fait un tour après les trous.
- Que lui est-il arrivé ? - Un porc-épic.
Excrementum...
- Stultus puer. - Qu'est-ce que ça veut dire ?
Le petit sot... creuse un trou de 90 cm.
Si on considère qu'il a creusé son cube correctement,
quel sera le volume s'il le remplit à moitié ?
Maintenant... le petit sot veut tracer une droite passant au centre d'un cercle.
Comment trouve-t-il ce centre ?
Pense, Norstadt. Raisonne.
Non. Écris.
Dessine un cercle. 3 points A, B, C.
Dessine une droite A-B.
Coupe-la en deux parties égales au point D
et dessine une droite D-C à angle droit avec A-B.
- Tu me suis, Norstadt ? - Oui, monsieur.
Dessine la droite A-C, coupe A-C
et tu obtiens le centre du cercle.
Bien.
L'axiome d'Euclide. Le fameux axiome.
Dans un triangle rectangle...
Regarde bien ! Quand tu auras fini, on continuera.
Ça y est ?
Bien.
Dans un triangle rectangle, le carré
de la longueur de l'hypoténuse est égal à... ?
Égal à quoi ?
Est égal à la somme des carrés des deux autres côtés.
Merci.
UN AUTO-STOPPEUR FRÔLE LA MORT
Enlève la moustache. Éclaircis les cheveux.
McLeod ?
Ils n'auraient pas dû préciser : "l'homme n'a pas de visage" ?
- Ils ne révèlent pas tout. - Vous êtes incroyable.
Il y a 8 jours, c'était avec Fidel Castro.
- Enlevez la barbe. - Ça vous va, Wayne ?
Très bien, Gus.
Dites ce que vous voulez...
Pour vivre comme ça, il faut avoir un lourd passé.
Quand bien même...
il n'a embêté personne jusqu'à présent.
Il pourrait ?
Une autre fois.
"J'ai été en proie à d'étranges passions
"Je ferai l'aveu À l'oreille de ma bien-aimée
"De ce qui m'est arrivé
"Quand vers elle, Fraîche comme une rose en juin,
"Je me mettrai en chemin..."
Ne le massacre pas complètement.
Je déteste la poésie. C'est toujours l'amour ceci, l'amour cela.
C'est ennuyeux, ronflant, étouffant...
C'est la poésie que tu n'aimes pas ou le mot "amour" ?
Tous les poèmes ne parlent pas d'amour.
Exemple... "Ode à mon Poisson rouge".
"Ô, Toi qui vis dans l'eau !"
- C'est tout ? - C'est tout.
Quel type d'avion pilotait ton père ?
Un U-2.
Page 157. Emmène-le.
Prends-le. Il n'y a que 20 lignes. Tu y arriveras.
Bonjour.
Tu connais mon petit frère.
- Je crois. - T'étais pas dans les Flinstones ?
- Quoi ? - Tu sais... Fred, Dino ?
Tu sais : "Yabba dabba do."
Elle est amusante. Excellente... Il est drôle.
- Mangeons. - Assieds-toi. Je regarde ce qu'il y a.
C'est quoi, ça ?
Arrête.
T'as quoi dans ton sandwich ?
- Tu veux lui donner mon sandwich ? - Du calme.
- Des poèmes ? - Laisse ça !
- Sale môme ! Tu l'as fait exprès ! - Gloria... doucement.
Ferme-la, Douglas ! Descends, froussard ! Qu'est-ce que tu mijotes ?
- Un idiot comme toi ne lit pas de poésie. - C'est juste un peu de lait.
"J'ai dépassé en glissant les confins de la terre.
"J'ai dansé dans les airs sur des ailes argentées.
"J'ai grimpé vers le soleil
"et j'ai atteint la couche enivrante des nuages éclatants.
"J'ai fait des centaines de choses qui dépassent vos rêves.
"J'ai viré, me suis élancé, me suis balancé.
"Enfin, libre, silencieux, j'ai foulé
"le sanctuaire impénétrable de l'espace.
"J'ai tendu la main et j'ai touché le visage de Dieu."
Tu as l'air décidé.
- Je n'en avais pas besoin aujourd'hui. - Ça m'a plu.
- Je voulais vous le rendre. - Pourquoi ?
- Je vous ai parlé de Gloria... - Ta sur ?
- Ma demi-sur. - Qu'a-t-elle encore fait ?
- Alors ? J'ai un uf sur le feu. - Elle a vu le livre !
Elle va fouiner partout pour savoir ce que je fais.
Je ne te suis pas.
Tu n'as pas dit à ta mère que tu venais.
C'est ça ?
Pourquoi, bon sang ?
- Elle m'aurait pas laissé. - Alors, ne viens pas.
Non, il le faut. Encore un peu.
Elle te laisse te présenter,
elle n'est donc plus tout à fait opposée à ton idée.
C'est à cause de vous.
Voilà pourquoi. Les gens ont peur de ce qu'ils ne connaissent pas.
Je n'oublierai pas de le noter.
Je voulais dire...
- À quoi tu joues ? - À rien. Personne n'a à le savoir !
Tu veux réussir cet examen ?
Bien.
Alors, commence par te montrer responsable.
Parle-lui, Norstadt. Convaincs-la.
Convaincs-moi.
J'en croyais pas mes yeux !
Attaquée, chez moi !
Je n'exagère rien.
Pourquoi le materner ? Le psychiatre te l'a dit.
- Avec le père qu'il avait... - Je sais, j'étais là.
Alors, sois plus patiente.
Il n'est pas le seul à faire des cauchemars.
Ce n'est pas pareil.
- Qu'est-ce que tu fais ? - Je viens de rentrer.
- Tu veux quelque chose ? - Non.
Il nous a entendues ?
Je sais pas.
Bonjour.
Qu'est-ce que tu fais ?
Ma mère a dit que je devais me rendre utile
si je voulais continuer à venir.
Pas de problèmes. Je le ferai tous les matins si vous voulez.
- Qu'est-ce que c'est ? - Notre numéro.
- Pour l'appeler si je vous embête. - Je n'ai pas le téléphone.
C'est pas grave, vous pouvez lui écrire.
Un service en vaut bien un autre !
Tu ne le fais pas dans le bon sens.
Vers le bas. De grands coups.
Comme ça ?
LE MARCHAND DE VENISE de Shakespeare
"Vous êtes, croyez-moi, étrangement changé.
"Je tiens le monde uniquement pour ce qu'il est.
"Mon cher Gratiano. Un théâtre..."
Tu ne lis pas une recette.
- Pourquoi le lire à haute voix ? - Parce que c'est du théâtre.
Et tu es un acteur.
"Je tiens le monde uniquement pour ce qu'il est, Gratiano.
"Un théâtre où chaque homme a son rôle à jouer,
"Et le mien est un rôle triste."
"...et quelle est sa raison ? Je suis un Juif.
"Un Juif n'a-t-il pas des yeux,
"un Juif n'a-t-il pas des mains,
"des organes, des proportions,
"des sens, des sentiments, des passions ?
"N'est-il pas nourri de la même nourriture,
"blessé des mêmes armes,
"sujet aux mêmes maladies, guéri par les mêmes moyens,
"réchauffé et refroidi par le même hiver et le même été qu'un chrétien ?
"Si vous nous piquez, ne saignons-nous pas ?
"Est-ce que nous ne rions pas ?
"Si vous nous empoisonnez, ne mourons-nous pas ?
"Et si vous nous outragez,
"ne nous vengerons-nous pas ?"
"Je jure ici
"qu'il n'est en le pouvoir d'aucune langue humaine de m'ébranler,
"et je m'en tiens à mon billet."
"Je supplie instamment la cour de prononcer son jugement."
"Eh bien donc, le voici :
"Il faut, à son couteau, préparer votre sein."
Non !
Oui !
"Oui, 'sa poitrine;'
"ainsi dit le billet, n'est-ce pas, noble juge ?
"'Et tout près de son cur;' ce sont les termes mêmes."
- C'est encore à moi ? - Non, à moi. Mais il est tard.
- On continuera demain. - On a commencé, on finit.
Demain.
Et après-demain. Et après-après-demain,
fripouille.
- Coucou ! - Ton repas t'attend.
Je n'ai pas faim.
- Tu connais Shakespeare ? - Si je le connais ?
J'ai joué Ophélie à Radcliffe.
Comment finit "Le Marchand de Venise" ?
Pourquoi ?
Est-ce qu'on lui arrache le cur ?
Sans doute. Il y a un mort.
Il y en a toujours dans Shakespeare.
Tu as dit que tu le connaissais !
J'ai étudié ces pièces il y a des années.
- C'est si important que ça ? - Non.
Il se drogue ?
Laisse le cheval.
Voyons si le bonhomme se fait arracher le cur.
- "Reconnaissez-vous le billet ?" - "Oui, sans conteste."
"Alors le Juif devra montrer de la clémence."
"Dites-moi qui peut me forcer à le devoir ?"
"La clémence de soi ne vient pas par contrainte;
"Elle tombe du ciel comme la douce pluie
"Sur ce qu'elle domine;
"et son double bienfait.
"Bénit celui qui donne et celui qui reçoit."
"Elle a son trône dans le cur même des rois,
"c'est l'attribut de Dieu lui-même.
"La puissance terrestre et le pouvoir de Dieu sont les plus semblables
"Quand la clémence avec douceur tempère la justice."
- Qu'est-ce qu'elle voulait ? - Des cookies.
- Des cookies et du riz. - Oui.
Ils sont là-bas.
Lesquels ?
- Ceux-là. Il y a combien de sortes ? - Au chocolat ?
- Oui. - D'accord.
- Elle a dit combien ? - Goûtons ceux-là.
Oui.
- Non. Ils vont me faire grossir. - Tu n'es pas grosse.
- Je veux rentrer dans ma robe. - Un rendez-vous.
- Je dois prendre de la crème solaire. - Oui.
- Salut, Chuck. - Je suis désolé.
- Pourquoi ? - Pour rien.
- Monsieur ? - Oui ?
Vous vous êtes déjà demandé
pourquoi les hommes et les femmes s'attiraient ?
C'est ce qu'on appelle le sexe
et ce n'est pas à ton examen.
C'est pas ce que je veux dire.
Pourquoi est-ce que c'est aussi difficile ?
Pourquoi ils restent pas ensemble ? Pourquoi ils s'attirent plus ?
Tu sais.
Je n'ai pas de conseils à donner à celui qui se languit d'amour.
Vous étiez marié ?
Oui, je l'ai été. Il y a longtemps.
Ce n'est pas pour autant que je détiens une réponse
à ta question.
Tu veux une réponse courte ou une réponse longue ?
- Courte. - Bien.
C'est un problème d'eau.
D'eau ?
Les femmes en ont en moyenne 5% de plus que les hommes
et leur centre de gravité est différent.
Si tu ne me crois pas, lis Newton. C'est dedans.
Si on les drainait ?
Sérieusement.
Je crois qu'elles attendent de nous qu'on ingurgite plus de liquides.
Quoi encore ?
Je me demandais si...
si c'est vrai que vous écrivez du porno.
C'est le bruit qui court ?
Viens, je vais te montrer ce que je fais pour vivre.
Ici.
Voilà.
Donner des cours ne paie plus.
Tu as peut-être vu ceux-là.
C'est de vous ?
J'ai vu celui-ci. Sans déconner !
Les femmes de Barbe Bleue ont déserté le château...
Revenons-en à la Gaule de César.
Comment c'est arrivé ?
À la guerre ?
J'aurais pas dû demander.
Ce n'est rien. Tout le monde finit par le faire.
- Un accident de voiture. - Terrible.
Comme tu dis.
Pas seulement pour ça...
Un jeune garçon est mort brûlé dans cet accident.
On mettra les bouchées doubles demain, ok ? 8 h 30 précises.
Double six ! Gros Julius est battu !
Il dépose les armes.
Vercingétorix entre dans Alésia. J'ai gagné !
Souviens-toi pour l'examen que c'est César qui gagne.
Puits de science.
Tu veux être romain ou gaulois, cette fois ?
Monsieur.
C'est un sale truc qui vous est arrivé.
Beaucoup de gens meurent dans des accidents.
C'est pas votre faute.
Non, écoutez.
Et puis, ça change rien. Ça change rien pour moi.
Regardez qui vient.
C'est qui, gros lard ?
Bonjour.
T'es pas tout seul, fais-la passer.
Et alors ?
Ça avance, les cours ?
Le monstre va bien ?
Il se maintient pour de la viande hachée.
Comment vous savez ?
J'ai pincé ta sur jusqu'à ce qu'elle hurle.
Connards !
Le répétez pas.
- Pourquoi ? - Parce que !
Pas avant l'examen.
Tu vas flipper dans cette école.
- Je m'en fiche. Je veux m'en aller. - Et son visage ?
- Il t'a dit comment il a grillé ? - S'il te plaît.
Accident de voiture.
- Il a été défiguré et un gosse est mort. - Le monstre a tué un gosse !
Eh ben, merde !
Écoutez, gardez ces trucs sur McLeod pour vous.
À qui je le raconterais ?
Ses copines me fuient et je connais personne.
C'est vrai.
Bonjour, Charles.
Tu peux descendre ?
Tu ne m'entends pas ?
Je te dis de descendre !
À qui tu as parlé, petit saligaud ?
À qui ?
Descends, je te dis ! Tu serais sourd et stupide ?
Qui est là ? Qui c'est ?
Tu descends ou je monte te chercher ?
Il est 3 h du matin.
À qui tu as parlé, petit saligaud ?
Tu sais ce que tu as fait ?
Vous gênez pas !
Qu'est-ce qui se passe ?
- Charles... - On a une grande nouvelle.
Vas-y, dis-lui.
J'épouse ta mère.
Tu ne dis rien ?
Tu es grande mais bête !
Gloria, va t'habiller !
Je suis chez moi.
- T'es au courant ? - Je l'ai appris hier.
Ton enthousiasme me saute à la figure.
- Bienvenue dans la famille. - Merci, Meg.
Attention, elle mord.
- Parle pour toi ! - Connard !
La ferme, Gloria !
- Vous devriez être heureux. - Heureux !
On va avec toi dans le Connecticut ?
Bien sûr, et... ce week-end,
on part chercher une maison.
Tu viens avec nous.
Tu veux venir aussi ?
Et moi ? On ne me demande pas mon avis ?
Bien sûr que si. Viens.
Impossible, je vais chez papa. Tu te souviens ?
Comme par hasard !
Je ne peux pas, je prépare mon examen
et j'ai mon chat à nourrir.
- Charles. - Je ne prends pas...
- C'est vrai, tu ne prends pas de lait ! - Ça va.
Ton chat a un goût fétichiste pour mes sous-vêtements.
Chacun son goût !
Il est malade ! Faut le faire piquer.
C'est toi qu'il faut piquer.
Touche-le, je te tue.
Je mange ! Gros dégoûtants !
Ne tape pas ta sur !
Inquiétant, vu son hérédité !
Ça suffit !
- Bon sang. - C'est lui qui a commencé.
Assez !
Je me tire d'ici !
Mon Dieu !
Ce n'est rien... ce n'est rien.
Bonjour.
Je suis en retard.
Ça ne fait rien.
Je voulais te parler. Au sujet d'hier.
Je ne sais plus très bien m'y prendre avec les gens.
J'ai dû oublier.
Tu peux comprendre ça ?
Ça change rien.
- Vraiment ? - Ça changerait quoi ?
Bon... on s'y met ?
D'accord.
À toi, Dougie.
L-l-T... Lit.
Six. Très bien. Excellent.
Le mot compte triple.
La lettre compte double sur le M. 48 points.
T'as entendu la dernière sur le M-O-N-S-T-R-E ?
- Ne l'appelle pas comme ça. - Pardon... L'ermite défiguré, pervers.
Quoi ?
On dit qu'il a tué un gosse.
La mère de Rob l'a dit.
- Évidemment, elle le prend pour JFK ! - Maman, tu devrais savoir...
Pagaille.
- Qui gagne ? - Moi, je crois.
Tu ne vas pas aller chez les Lansing avec un carton de flageolets.
Que dis-tu de ça ? Tu n'aimes pas ça ?
J'aime les flageolets.
- Désolée, Mme Cameron. - Prenez votre temps.
On ferme plus tard le jeudi pour M. McLeod.
C'est gentil à vous.
Quoi ?
Faut que je fasse pipi.
Attends d'être rentré.
Je vais m'en faire péter la vessie.
En bas, à gauche.
Qu'est-ce...
Bonsoir.
- Votre commande est presque prête. - Merci.
- Voilà. Tout y est. Merci. - Merci.
- J'apprécie vraiment. - Oui.
- Au revoir. - Au revoir.
- Soyez prudents. - Appelez-nous en arrivant.
Écartez-vous de la voiture.
- Au revoir. - Au revoir.
- Tu veux une bière ? - Une bière ?
Oui.
Certains professeurs enseignaient si bien à leurs élèves...
Non, "avec un si grand art".
- Que... - C'est du latin, pas du swahili.
On l'a déjà travaillé. Qu'est-ce qui t'arrive ?
Bonjour.
- Du gibier ? - On en trouve.
Bien...
Vous regardez quoi ?
- Vous regardez quoi ? - Norstadt, viens. Allez...
Trous du cul !
Crache ce que tu as à dire.
J'ai raconté votre accident et comment le gosse est mort.
- Tout le monde sait. - Pourquoi ?
C'était...
J'étais... J'étais furieux.
Tu ne fais pas de quartiers.
On est avec toi ou contre toi. Ça passe ou ça casse.
Pardon. Je vous ai trahi,
donné un coup de couteau dans le dos. Je sais même pas pourquoi.
On ne joue pas à "Jules César".
- Quoi ? - Et tu, Chuckus ?
Ça ne m'empêchera pas de vivre.
Vous ne m'en voulez pas ?
Non... je ne t'en veux pas. Viens.
À votre avis, je suis fou ?
Comme ces gosses qui vont trop loin
et qui après accusent le voisin ?
- Pourquoi ? - Je ne sais pas.
Le psy à l'école pensait que j'étais tordu.
Tu l'intéressais.
Des fois, je décroche. Quand je me sens pas bien.
Quand je pense au passé. À ma mère... à mon père.
Je sais pas comment il est mort.
Quand ils se sont séparés, j'avais 4 ans
et l'histoire de l'avion d'espionnage,
je l'ai inventée pour vous impressionner.
Pour que je t'aide ?
Ne t'inquiète pas, tu n'es pas fou.
Tu es perspicace.
On passe trop de temps à penser au passé.
Le passé est passé.
Les autres me bombarderaient de questions.
"Pourquoi fou ? Tu as mal à la tête ?"
Vous, jamais.
Une habitude. J'aime l'intimité.
Et vivre seul ?
Je m'y suis fait.
Comment ça ?
Ici, je suis devenu une sorte de lutin de légende.
- On devrait me payer. - Vous n'êtes pas un lutin.
J'en suis un.
C'est mon lot. Mon rôle.
- Tu le veux ? - Gardez-le.
À propos...
tu as un examen blanc, demain.
Je n'ai pas révisé !
Je vais te faire la peau.
Tu es faible.
Rien ne fera jamais de toi un homme ?
Tu as l'estomac ulcéré d'une poule mouillée.
Pendant 14 ans, j'ai eu peur mais ça va changer.
C'est fini.
Pose ton stylo, c'est fini. Allez, pose ton stylo.
Bien.
- Vous le corrigez pas ? - Ce soir.
- Allez. - Tu es trop excité.
J'ai pas su le N°3,
on l'a pas fait.
- Rentre chez toi. - Non.
Patience.
Merci bien.
- Je la goûterai, ce soir. - Bien.
Tu t'es baladé dans les bois récemment ?
Je n'y étais pas.
Par là, on va chez M. McLeod ?
Je n'y étais pas. Je suis très pressé.
Bizarre.
Alors ?
- Vous allez me dire ? - Monte.
Vous me dites ou je vous tue ?
84%.
84%. C'est génial. 84% !
Je suis un génie. Je suis un génie maintenant !
Un génie !
Ce n'est qu'un examen blanc. Ne fanfaronne pas.
Je suis une lumière.
Je suis Einstein !
Pourquoi on ne travaille pas si je suis idiot ?
C'est le jour de la carotte.
Attache ta ceinture !
- Un hydravion ! - Non, une carotte.
- Vous plaisantez ? - Qu'est-ce que tu attends ?
- Décolle ! Vas-y. - D'accord.
Te voilà baptisé cette fois.
- Tu peux tenir le manche ? - Vraiment ?
Il est à toi, petit.
Vous avez vu le piqué ?
On fonçait à combien, selon vous ? 160, 200 ?
- Au moins... - Non, on faisait du 265.
John a dit qu'on prenait bien les courants.
Que c'était pas un avion de plaisance.
Il a déjà piloté un Starfighter.
- Moi aussi. - Un Starfighter... Incroyable !
La poussée que ça doit avoir !
Là, c'était rien. Et les instruments...
faut les voir sur ce coucou !
Mais sur un jet ! Il doit y en avoir 10 fois plus. Au moins.
Tu m'as pris une seconde pour Brigitte Bardot ?
Non.
Je pensais... c'est bizarre.
- Quoi ? - Je vois plus vos cicatrices.
Je peux à peine dire qu'elles sont là.
Et vous ?
C'est différent pour moi.
Vous avez essayé de vous faire opérer ?
J'y ai pensé, mais...
ça ne semblait pas possible.
Ma sur voulait savoir si notre mère vous intéresserait.
Elle me mettrait au grenier. Elle cuisine bien ?
Pas du tout, mais... elle est superbe.
On échapperait à Boule de Poils.
Le numéro 5 ?
- Il doit pas être mal. - Quoi ?
Je peux attendre et te déposer chez les Lansing.
Non, je dois d'abord nourrir le chat et les appeler après.
- D'accord. - Bien.
Merci beaucoup.
Tu as faim, Mac ?
Je suis en retard.
Descends. Viens...
Tu avais faim.
- Vous faites quoi ? - Sors !
- T'as entendu ? - Qu'est-ce que tu fais ?
Quelle journée !
Une journée parfaite. T'es cuite, Mlle Je-sais-tout.
- Douglas ! - Attends ! Tu vas la boucler ?
Bon sang, viens ici. Vas-tu te taire ?
Tu pourrais me tuer que je le dirais quand même à maman.
Tu ne diras rien du tout ! Tu m'entends ?
Cause toujours !
Non, Mac !
Salopard !
Lâche-moi ! Il est blessé.
Arrête, tu es cinglé !
Cinglé, comme son père.
La ferme, grosse vache !
- Gloria. - Il faut qu'il sache.
Ton père était un alcoolique. Il s'est tué dans un asile psychiatrique.
- Tu finiras pareil ! - Menteuse ! Je vais t'exploser la tête !
Si tu ne me crois pas, ouvre le tiroir de la commode.
- Menteuse ! Je te tuerai ! - Tu te calmes ?
Je te laisse si tu te calmes.
L'écoute pas, elle te fait marcher.
INSTITUT PSYCHIATRIQUE DE CHICAGO
À votre service, Dr Stanford Gilbert
M. McLeod !
Qu'est-ce qu'il y a ?
Qu'y a-t-il ?
Ils étaient au lit et...
il a blessé Mac et elle a dit...
Prends ton temps.
Elle a dit... Vous savez pourquoi j'ai pas de père ?
Parce qu'il m'a abandonné pour être alcoolique,
un putain d'alcoolique fou à lier !
Il s'est tué dans un asile psychiatrique.
Assieds-toi.
- Bonjour. - Bonjour, chef.
- Stark. - Chef Stark.
- Je peux entrer ? - Je vous en prie.
Je cherche le fils Norstadt.
- Il n'est pas ici ? - Si, il est là.
Je suis soulagé.
Les Lansing étaient dans tous leurs états.
Il y a eu un mélodrame familial la nuit dernière.
Il était bouleversé en arrivant.
Je n'ai pas le téléphone, sinon j'aurais appelé.
Le fils Lansing dit que vous lui donnez des cours.
- C'est exact. - Parfait...
- Je peux le voir ? - Il dort mais...
- Où ? - En haut,
mais je vais...
Je monte jeter un coup d'il voir comment il va.
Que se passe-t-il ?
Il faut rentrer à la maison.
Ce n'est rien. Tu n'as pas à t'inquiéter.
Tu leur as fait une belle peur.
Je n'irai pas ! Je reste ici !
Ta mère est inquiète. Elle est en route.
Je m'en fiche. Je reste ici.
Mets tes vêtements et on y va.
- Non ! - Charles.
Je veux que tu t'habilles et que tu suives le chef Stark.
- Quoi ? - Il le faut.
Tout ira bien. Va.
Pourquoi tu m'as menti l'autre jour ?
Je sais pas.
Tu l'aimes bien ton professeur.
C'est mon meilleur ami.
Je te demande pardon. Pardon !
C'est pour ça que tu as divorcé ?
Parce qu'il était fou ?
Gloria a dit ça par méchanceté. Par pure méchanceté.
Ton père n'était pas...
Ton père était un homme merveilleux.
Il avait des problèmes et quand il buvait,
on ne pouvait plus rien.
Il nous battait ?
Mon pauvre petit.
Mon pauvre Charlie.
Comme tout ça est difficile pour toi.
Je pensais que c'était de ta faute.
Je sais, mon bébé, je sais.
Ça ne fait rien.
Pourquoi n'as-tu pas dit que tu allais chez M. McLeod ?
Je voulais le faire, mais... tu n'aurais pas voulu.
Tu m'en veux ?
Non, Charles.
Il me donne des cours. Mais c'est aussi mon ami.
Je peux tout lui dire.
La nuit dernière, est-ce qu'il...
ou à un autre moment, est-ce qu'il... t'a touché ?
Bien sûr.
- Comment t'a-t-il touché ? - Pourquoi tu me demandes ça ?
Je t'ai dit qu'il était mon ami.
Je veux savoir !
Chef Stark m'a dit quelque chose sur ton ami.
Un garçon a été tué dans un accident.
Il me l'a dit, et après ?
Il a fait 3 ans de prison.
Le garçon était un de ses élèves.
Il était dans la voiture de M. McLeod et ils...
il abusait de lui. Tu comprends ce que ça signifie ?
Tu veux pas que j'aime quelqu'un d'autre.
Alors tu le hais.
Tu le hais !
J'essaie de te protéger.
Tu mens ! Laisse-moi !
Je ne veux pas te voir !
- Pardon. Je ne sais pas quoi... - Toi !
- Bonsoir, Mme Palin, je suis... - Je sais qui vous êtes.
Qu'est-ce que vous voulez ?
Prendre des nouvelles et expliquer...
- Ce que vous lui avez fait ? - Je ne lui ai rien fait.
Quoi ? Vous croyez que je vais vous croire ?
Vous devriez être enfermé.
- Ce n'est pas raisonnable... - Quoi ? Vous voulez savoir ?
C'est raisonnable ce que vous faites à mes gosses !
Foutez le camp !
"Accident mortel à l'Académie Barrett"
"Le Professeur est accusé de la mort de son élève"
Docteur...
Mme Palin, Chuck, Docteur Talbot.
Il est venu de Bangor pour vous voir.
Bonjour, Charles. Appelle-moi Lionel.
John Wayne.
- Qu'est-ce que ça te fait ? - Comment cela ?
Ça te fait du bien de voir John Wayne
ou ça te met... mal à l'aise ?
Pourquoi ça devrait me faire quelque chose ?
Tu l'ignores.
On ne cache pas les choses qui font du mal.
Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse.
Essayons autre chose.
L'affaire est délicate, M. McLeod. La mère est affolée.
Avez-vous parlé à Charles ?
- Oui. - Pourquoi me convoquer ?
Que vous a-t-il dit ? Que lui avez-vous dit ?
Vous l'apprendrez en répondant à notre convocation.
- Un procès ? - Non,
une rencontre informelle. Nous voulons réunir les faits.
Pas besoin d'avocat.
Je vous conseillerais
de ne pas essayer de le revoir.
Du moins, pas avant la réunion.
Vous me suivez ?
Je suis venu ici pour fuir vos réunions.
Ça fait 7 ans que je vis seul et en paix.
Il aurait peut-être mieux valu
que ça continue.
Tu m'as promis !
Tu veux présenter cet examen après ce qui s'est passé ?
Il s'est rien passé. Pourquoi tu me crois pas ?
Je ne décide rien. C'est à la justice d'en décider.
S'il y a une décision à prendre.
Je peux pas vivre ici. Je peux pas !
Il y a de bonnes écoles dans le Connecticut.
Je m'enfuirai !
Ne sois pas ridicule.
Je vais parler à Gloria.
C'est pas avec Gloria que je peux pas vivre.
- Pardon. - Fais comme tu veux.
ÉPICERIE CHEZ CAMERON
Nous sommes trop vieux pour rester ouverts si tard.
Revenez dans la journée.
On est désolés.
Porte ça à la voiture
et donne-le à Carl.
Bonne chance.
Merci.
Doucement. C'est bon.
Attention, c'est fragile.
C'est bon.
Mets d'abord celles de Gloria et de maman.
- La mienne en dernier à portée de main. - À portée de main.
Maman !
Attention !
Attention !
Merde !
Connard !
Je n'ai pas le droit de te parler.
- Tu dois partir. - Non !
- Je veux savoir. - Tu veux toujours tout savoir.
Savoir la vérité.
Sur quoi en particulier ? La vie, la religion ?
Votre séjour en prison.
J'ai été accusé d'homicide involontaire.
Tu peux vérifier.
C'est vrai ?
Le garçon qui est mort, vous l'avez molesté ?
À ton avis ?
Arrêtez de jouer au prof ! Dites-moi !
Je crois que tu t'es déjà fait une opinion.
J'ai dû tomber de ton piédestal.
Ça passe ou ça casse...
Je sais pas, je comprends pas.
Tu es paresseux. Je ne pourrais rien t'apprendre.
- Dites-moi ! - Ai-je abusé de toi ?
Ai-je posé une main sur toi autrement que par amitié ?
Réfléchis, raisonne. Le pourrais-je ?
Tu m'imagines faire ça ?
Et dans le passé, qu'est-ce que tu vois ?
- Dites-moi et je vous croirai. - Non... monsieur !
Après tous les efforts de cet été, tu ne tricheras pas.
Pardon. Je ne savais plus.
Ce n'est rien.
Tu n'y es pour rien.
Tu es un bon élève.
Un très bon élève.
Pars, maintenant.
Au revoir.
Messieurs, nous sommes prêts.
Bonne chance.
Il vous reste 5 mn pour la première partie.
5 mn.
Posez vos crayons.
Dans la deuxième partie, vous traduirez un passage
de Cicéron sur la valeur et la nature de l'amitié.
Prêts ?
Commencez.
M. McLeod... Je vous présente
Mlle Fletcher de l'Aide à l'Enfance,
le Docteur Talbot, le Juge Sinclair
et M. McDowell du bureau de la magistrature fédérale.
Votre avocat n'est pas avec vous ?
On m'a dit que cette rencontre était informelle.
- N'est-ce pas ? - Tout à fait exact.
William, si vous commenciez ?
Pourquoi ne pas vous être assuré
de l'accord de sa mère ?
Si j'avais...
Vous n'avez jamais enseigné.
Enseigné ? Non.
Il est impossible d'enseigner sans confiance.
Je ne vous suis pas.
Si je vous apprends, à vous, futur avocat, à dire la vérité,
je ne peux pas à la fois vous faire confiance et courir au tribunal
voir si vous mentez.
À moins d'être sûr que vous mentez.
Parlez-nous de Patrick Scott.
Que voulez-vous savoir ?
Ce qui est approprié.
Rien.
Faites-moi plaisir.
Patrick était un élève hors pair.
Il aurait pu faire, être n'importe quoi.
Il était aussi très instable.
Une famille désunie... culpabilité, violence.
- Comme Charles. - Oui.
Lui aussi avait eu du fil à retordre.
J'étais le seul adulte avec lequel il pouvait communiquer.
Il a fait une fixation sur moi, dont je ne savais que faire.
J'avais 26 ans, je manquais d'expérience.
Quand j'ai mis les choses à plat, sur la route de Boston,
j'ai été trop direct, trop dur.
Il est devenu enragé, désespéré.
Il a voulu se jeter de la voiture.
Cela n'a pas été établi au procès.
Vous m'avez demandé ce que je savais.
Pas ce que le procès a cru établir.
Vous avez été congédié ?
J'ai perdu mon poste.
Alors pourquoi, 10 ans plus tard, redonner des cours ?
Une seconde chance ?
Charles avait besoin de mon aide et... moi de la sienne.
Quel genre d'aide ?
Je suis professeur, Docteur Talbot.
Je le demeure.
Je ne comprends pas. Vous avez été expulsé de la profession.
Je ne parle pas d'un bout de papier.
Je parle d'un moment de répit.
Pour prouver ma compétence et ma sincérité.
Avez-vous réussi ?
Charles est un bon élève.
Vous l'aimez beaucoup ?
Je l'aime beaucoup.
Autant que Patrick Scott ?
Non, Docteur. Beaucoup plus. Est-ce là mon crime ?
- Est-ce de cela qu'on m'accuse ? - On ne vous accuse de rien.
Nous voulons connaître la vérité.
- Si vous le pouviez ! - Pardon ?
Vous ne vous intéressez qu'au faux semblant.
Vous n'avez aucune compréhension
du lien d'amitié qui m'attachait à Charles Norstadt.
- Éclairez-nous. - Je ne peux pas.
Tragiquement, je ne sais pas pourquoi.
Est-ce ceci ? Ceci, que vous voyez ?
Ça n'a rien d'inhumain.
Mais si c'est tout ce que vous voyez... vous ne me voyez pas.
Vous ne pouvez pas me voir.
Si on faisait une pause ?
Après m'avoir condamné, qu'arrivera-t-il à Charles ?
- Personne ne vous... - Devra-t-il témoigner ?
- Ce n'est pas... - Va-t-on lui faire passer des tests ?
Ça suffit !
Il sera convoqué pour information.
Cela va sans dire.
Vos insinuations d'une pseudo-violation du droit
sont outrageantes.
Suis-je clair ?
Veuillez m'excuser.
Je suis prêt à coopérer,
quelle que soit l'issue que vous ménagerez,
avec équité et discrétion.
Merci.
- M. Edwards. - Ici. Merci, monsieur.
- M. Walker. - Oui.
Des cookies de votre mère.
- M. Smith-Baker. - Oui. Ici.
- M. LaBlonde. - Merci.
- M. Norstadt. - Oui.
Vérifiez l'adresse.
M. Libby. Libby Flageolet.
- Cody. - Oui.
N'HABITE PLUS À L'ADRESSE INDIQUÉE
Monte.
"Bonjour, Norstadt.
"Désolé, mais je n'ai pas le droit de te voir.
"Je n'ai pas le droit de te parler. Je n'ai pas le droit de t'écrire.
"Ce sont mes concessions, et leurs conditions,
"ce qu'un bon professeur appellerait
"une leçon sur les indulgences de l'injustice.
"Mais il n'y a pas de quoi s'en affliger :
"tu connais la vérité.
"Tu es capable de dépasser un rôle.
"Même un rôle triste.
"Tu m'as appris ça.
"Tu m'as donné ce que je croyais ne jamais retrouver.
"Un cadeau de confiance et d'affection.
"Rien ne pourra me le reprendre.
"Le meilleur est encore à venir.
"Va jusqu'au bout.
"Pour toujours, ton professeur... Justin McLeod."
...à force de persévérance.
Félicitations. Vous avez atteint le but fixé
il y a 4 ans.
La classe de 1972... rompez.
Tout était parfait...
- Je suis si fière de toi. - Merci.
- Ta mère et moi sommes contents. - Merci, monsieur.
Tu es superbe.
- On se retrouve au dîner. - À 8 h.
À tout à l'heure.
Mais maintenant, il y a toujours un visage...
tout là-bas, derrière la foule.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.