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Commandant, je crois qu'on a l� un souci de garantie.
P�ricl�s, ici contr�le.
Bien re�u. On contacte tout de suite Cyrus.
Qu'est-ce que tu veux qu'on fasse, Bill ?
Y a rien � faire, il est grill�, ce truc.
2 minutes, je vais v�rifier les circuits.
Ici contr�le. C'est pas la peine. Les �crans confirment
qu'aucun circuit de l'unit� n'est op�rationnel.
De toute fa�on, elle a fait son temps.
Y a plus rien � faire.
On a suffisamment de pr�l�vements pour proc�der aux �valuations.
Vous allez pouvoir rentrer.
Vous avez entendu ?
On rentre � la maison.
Bravo, Messieurs.
On emballe tout et on rentre.
Vous en faites pas, Bill, vous allez repartir.
Je ne laisserai pas un souvenir imp�rissable dans l'histoire de l'exploration spatiale.
J'aurai pas creus� de mine sur la Lune.
Adieu, Luna. Bonjour, Laguna.
4 jours,
7 heures,
34 minutes
et 12, 11, 10...
- On a compris, Dalton. - Oui.
Vous �tes comme les autres.
Pas besoin de retrouver l'apesanteur, comme moi.
Essayez de maintenir une relation dans des conditions pareilles,
ou de parler d'amour en orbite.
Pourquoi je le ferais ?
Quitte � jeter l'ancre, je serais all� dans la marine.
J'esp�re qu'on passera plus de temps sur la terre ferme avant de repartir.
Ce sera peut-�tre long.
Rien ne dit qu'ils vont valider ce genre de mission.
- Hein ? - Pour qu'ils poursuivent
les programmes de forage, nos premiers r�sultats devront avoir
pour effet de leur d�crocher la Lune.
Aucune mission spatiale ne me donne envie de rire.
Et vous vous projetez sur un truc qui n'arrivera peut-�tre jamais.
J'ai une maison � payer et des cr�dits.
Vous pourrez vous rabattre sur les excursions priv�es.
C'est �a, l'avenir, hein, Commandant ?
Oui, mais ce sera sans moi.
Si jamais le m�tier se r�sume
� des allers-retours vers la Lune pour des agences de tourisme...
je passerai au l�cher de pesticides.
Ah ouais ? Ils ont un petit c�t� sexy,
ceux qui volent au-dessus des cultures.
En voie d'extinction, para�t-il, mais sexy.
Ils ont encore un r�le productif pourtant.
C'est �a. Pour les conf�rences scolaires au mus�e de l'aviation.
S'il n'y avait pas de pilote pour survoler les cultures...
il y aurait un trou b�ant dans cette pomme.
Plus grand que celui que vous avez dans la t�te.
Je maintiens ce que j'ai dit.
Vous, un biplan, les cultures du Nebraska,
vous �tes fait pour aller ensemble.
Vous rirez moins quand vous servirez des plateaux-repas
aux passagers du premier bus vers la Lune.
R�veillez-moi quand on rentrera dans l'atmosph�re.
N'importe laquelle.
Vous avez perdu votre livre.
Dave ?
O� sont-ils pass�s ?
Fuite, panneau principal.
Qui est de surveillance ?
H�, coupez la sir�ne !
Il doit y avoir de la poussi�re ou un corps �tranger dans le d�tecteur du sas.
Y a quelqu'un ? Vous me recevez ?
Liz !
H�, t'as vu l'heure qu'il est ? O� est-ce que tu vas ?
� un rendez-vous important. � plus tard.
Il est l�, Amanda.
L� o� tu l'avais rep�r� il y a deux ans.
Il vient te dire bonjour.
Alors, � toi, je dis bonjour,
et � elle adieu.
C'est ce qu'elle m'avait demand�.
Envole-toi, mon ange.
Quand on creuse un trou, on remonte dans le temps.
Il y a quelques centaines d'ann�es, ici, il y avait une baie.
Un peu plus loin,
une crique remplie de grenouilles de saumons et de sapins douglas.
Aujourd'hui, la crique a disparu.
Compl�tement recouverte, comme les Indiens qui vivaient ici.
Y en a plus de 5000 diss�min�s partout dans le sol.
Pour l'instant, nous en avons retrouv� deux.
Dans une couche sup�rieure, on trouve les ossements des pionniers
qui ont extermin� les Indiens ou les ont laiss� mourir.
Mais eux-m�mes ont �t� ensevelis par les commer�ants
et par les chercheurs d'or.
Et ce bateau, qu'on sort de terre...
Je te parie que dans 2 min, y en a un qui va chialer.
J'ai oubli�. C'est ta m�re ou ton p�re qui �tait un troll ?
...La plupart d'entre eux n'en a jamais trouv�.
En fait, certaines statistiques disent
que lors de la ru�e vers l'or, un homme sur cinq ayant d�barqu� ici
est mort dans les six mois qui ont suivi.
Tout au sommet, on voit les d�combres
d'un grand s�isme qui a d�truit la moiti� de la ville au d�but du si�cle.
Tout �a fait l'histoire du monde.
Toutes les civilisations ont disparu
et sont devenues de simples couches de s�diments.
Il en sera de m�me pour vous, et on vous oubliera,
� moins que quelqu'un comme moi d�terre vos ossements.
Des questions ?
�a veut dire qu'il y a plein de morts dans le sol de la ville ?
- Oui, et y a des sites cach�s... - C'est l'heure, il faut rentrer.
Dites merci au professeur Walker.
Merci, Monsieur.
De rien, au revoir, les enfants.
C'�tait peut-�tre un peu trop pour des enfants, non ?
Quel que soit leur �ge, ils peuvent savoir ce qui les attend.
Oh, j'aime pas �a, pas du tout.
- Bonjour. - Bonjour.
Ne me dites rien.
Vous �tes une exterminatrice de bestioles.
C'est pour l'inspection.
- Enchant�. Je vous en prie. - Merci.
Comment une fille aussi s�duisante
peut-elle faire un truc aussi d�go�tant ?
C'est pas d�go�tant, les insectes.
Je ne vois pas ce qu'ils nous apportent.
Sans les insectes, la vie humaine serait an�antie.
En un mois, � peu pr�s.
Ah, c'est vrai, �a ?
Eh oui.
Leurs soci�t�s sont parfaitement ordonn�es,
et ils n'en ont pas chang� depuis que l'homo sapiens est apparu.
Il n'y a pas de crimes, de discrimination ou de harc�lement,
et aucun probl�me d'ordre social.
Tout le monde travaille � l'am�lioration de la soci�t�
qui assure un certain bien-�tre � tous ses membres.
Rendre notre monde inhabitable repr�sente peu pour eux.
Ce n'est pas dans une �cole pour exterminateurs
que vous avez appris tout �a ?
Je suis en 3e ann�e de doctorat en entomologie.
Et vous les tuez quand m�me ? C'est une relation ambigu�.
Je travaille pour payer mes cours et pr�parer ma th�se,
et quand j'aurai termin� mon doctorat...
Vous quitterez votre uniforme ?
Je finirai mon livre.
Les insectes ont beaucoup � apprendre aux humains
sur leur mode de vie reposant sur l'entente et la coop�ration.
Bonne nouvelle : vous n'�tes pas envahi.
Je peux vous offrir un verre ?
Non.
C'est gentil, j'ai d�j� ce qu'il faut � la maison.
C'est parfait.
C'est la bonne taille.
Il te va impeccable.
Oui...
Magnifique.
Et y en a qui critiquent les petits bonnets.
Franchement, c'est n'importe quoi.
Oui.
Au secours !
Au secours !
� l'aide !
Au secours !
Sortez-moi de l� !
Au secours !
Non ! Non !
Sortez-moi de l� ! Non !
G. I. L. L. I. S. Pr�nom : Jonathan.
25 ans, mince, les cheveux bruns.
Il portait quoi ?
Je l'ai seulement aper�u quand il tombait.
Tombait ? Y avait un vide alors ?
J'ai vu un bateau de 25 m�tres s'enfoncer dans le sol.
Y a une crique, l�-bas, quelque part.
Elle a disparu y a une dizaine d'ann�es.
Enterr�e, elle peut toujours �tre active.
Il y a aussi un canal. Du moins, il y avait un canal.
Attention, l�-bas !
Je pourrai pas enlever la poussi�re des plaies ouvertes.
Il va falloir vous transporter � l'h�pital.
Non, je vais me transporter moi-m�me.
Restez ici au cas o� Jonathan r�appara�trait.
- Et pour votre jambe ? - Je vous remercie beaucoup.
- Et votre jambe ? - Merci.
S'il vous pla�t, une d�claration, s'il vous pla�t.
Faites-les d�gager.
La population de cette ville a le droit de savoir ce qui s'est pass�.
S'il vous pla�t, d�gagez le secteur.
On a le droit d'�tre ici !
Vos droits seront totalement respect�s
tant que vous ne g�nerez pas les op�rations de secours.
Y a du monde ici.
Allez, continuez.
Qu'est-ce que c'est que �a ?
Lloyd Walker ?
Oui, qu'est-ce que vous voulez ?
- Vous dire vos quatre v�rit�s. - Et vous �tes ?
La tante d'un enfant que vous avez effray�.
Il faisait la sortie scolaire ?
Oui.
Il est gentil. Il travaille bien. Il �tait content de voir le site.
Il aime l'arch�ologie.
Je m'int�resse � l'entomologie. Je suis ravie qu'il aime les sciences.
Je lui ai dit que c'�tait un beau m�tier.
Et que si jamais
il devenait un scientifique, il aurait des amis partout,
car les scientifiques forment une belle communaut�.
C'est pour me dire �a que vous �tes venue ici ?
�videmment que c'est pour �a !
Il voulait �tre arch�ologue, mais c'est fini.
Parce que, je cite : "C'est des gens tr�s m�chants, et ils me font peur."
Je pense que vous lui devez une explication.
J'ai d�crit pr�cis�ment ce qu'il y a sous nos pieds.
Pardon de l'avoir contrari�. Il ne l'aurait pas �t�
si vous ne l'aviez pas abreuv� de th�ories.
Pr�cis�ment ?
L'arch�ologie, c'est creuser dans le pass�, pas refaire le monde.
J'ai compris. Je vois que monsieur a des �ill�res.
Vous allez mettre des b�tons dans les roues de tout le monde.
C'est comme �a.
�a ne changera pas.
Attendez...
Si vous ne voyez pas bouger le monde,
c'est que vous avez la t�te dans le sol.
- Professeur ! - Oui ?
D�p�chez-vous !
Monsieur, les �tudiants doivent commencer.
Ils doivent faire le site.
- Ils ont retrouv� Jonathan ? - Non.
- Excusez-moi. - Attendez, Monsieur !
C'est mon site !
C'est de la folie. Qui a d�cid� de faire �a ?
C'est moi. Mesures de s�curit�.
Comment �a ? Et celle de mon stagiaire ?
Malheureusement, je pense qu'il est tard pour �a. Qui �tes-vous ?
LLoyd Walker, je suis arch�ologue, c'est mon site.
�a ne l'est plus.
Ce malheureux qui est en dessous �tait mon assistant.
- Il ne pouvait pas survivre. - Donc, vous le b�tonnez.
Le mieux � faire, c'est de tout s�curiser.
Pour que d'autres vies ne soient pas g�ch�es. On a commenc�.
Dites-leur d'arr�ter !
Ils ont fini.
Vous n'avez plus autorit� ici, Monsieur Walker.
Commissaire Korshaft ?
On est en droit d'attendre qu'un homme � votre poste
montre de la compassion envers un citoyen.
Mademoiselle Quinlan, �a ne rel�ve pas de votre juridiction.
Je n'appr�cie pas qu'une subalterne me conseille.
Monsieur Walker, je vous prie d'enlever vos affaires personnelles.
Veuillez m'excuser...
Un peu brut, ce policier, hein ?
Ce n'est pas le mot que j'emploierais.
C'est vrai.
Un commissaire est parfois trop z�l�.
Qu'est-ce que vous y connaissez en commissaires ?
On travaille ensemble, si on veut.
Liz Quinlan.
Cabinet du maire.
J'ai pour mission d'�tablir la liaison avec la police,
y compris le bureau du commissaire.
�a doit pas �tre triste.
C'est assez anim�. Joli chantier.
Euh, oui.
C'�tait un bureau. Il a �volu� en chantier int�ressant,
mais j'ai bien peur que tout �a soit fini.
Je suis d�sol�e pour votre ami.
Ce n'�tait pas mon ami. Il �tait tr�s �nervant.
Il est certainement mort, mais...
ils auraient pu attendre que les secouristes aient fini.
Nos soci�t�s tourneraient mieux si on faisait comme si chacun comptait.
Oui.
Mais, qu'est-ce que vous faites exactement ?
Je suis un gardien des cit�s englouties, comme celle-ci.
Chaque fois que quelqu�un d�couvre des choses
qui ont une valeur historique, on appelle un professionnel pour...
- Les mettre � jour. - Vous avez trouv� des s�pultures ?
Presque.
Beaucoup de choses ne vont pas bien.
L'immobilier,
les retards de construction.
Si vous avez quelque chose � dire, allez-y.
Disons que depuis le bureau que j'occupe � la mairie,
je vois des choses et tout n'est pas normal.
Vous parlez du commissaire Korshaft ?
Je ne parle de personne.
�coutez...
Voici mon num�ro de t�l�phone et mon adresse.
Si jamais quelque chose ne vous para�t pas normal, appelez-moi.
Soyez prudent.
- Euh, Liz ? - Oui ?
Mon stylo.
Pardon.
Rien ne vaut la vie en bateau.
Quand on sait qu'on peut lever l'ancre n'importe quand
et partir sur les mers.
Si vous en savez tant sur les bateaux,
vous savez qu'on ne monte pas � bord sans s'annoncer.
Oh, vous n'en aurez pas besoin, Professeur.
Je suis non-violent, je suis journaliste.
Vous n'avez qu'� m'appeler... Monsieur X.
Vous semblez avoir un diff�rend avec la mairie sur le site
arch�ologique qui a ferm�. Quelle est votre version ?
Quel int�r�t ?
Peut-�tre aucun.
Cela dit, �a a sans doute un rapport avec l'immeuble qui s'est effondr�
il y a 15 jours.
Ou l'explosion due au gaz vers Sunset
l� o� il n'y a pas de gaz.
Ou le feu qui a jailli d'une bouche d'�gout.
�a serait li� ?
Nos chers ing�nieurs disent que non.
Mais si c'est li�, vous pourriez m'aider � rassembler les preuves.
�coutez... Monsieur X.
Si vous �tes coinc�, appelez-moi dans 1000 ans,
je vous dirai s'il faut organiser des fouilles.
Je dois respecter votre choix.
Prenez-�a au cas o� vous changeriez d'avis.
Ne parlez � personne
de ma venue ici.
Je sens que je vais commencer une collection.
C'�tait quoi, �a ?
Tu me renvoies, je suis le meilleur.
Moins fort ou tu feras fuir les clients.
On n'a pas vu un client depuis celui � qui j'ai vendu un fourgon.
C'est la raison pour laquelle t'es vir�.
Il est all� voir une association de consommateurs,
car tu lui as cach� que le v�hicule avait �t� impliqu� dans un accident.
- C'est de la fraude ! - Mais attends !
C'est la premi�re fois que t'as des probl�mes avec une association.
C'est de ta faute.
C'est toi qui as valid� la vente. Tu savais qu'il avait �t� accident�.
Je ne l'aurais pas fait si j'avais su que tu ne l'avais pas dit.
On n'a qu'� l'appeler pour lui proposer des pneus gratuits.
Quand il a d�pos� plainte, il �tait dans un fauteuil roulant,
pouss� par l'avocat.
Qu'est-ce qui s'est pass� ?
Qu'est-ce qui s'est pass� ? Le train avant s'est rompu.
Le fourgon a fait une embard�e et plusieurs tonneaux.
Alors il te poursuit ?
Oui, et toi aussi.
C'est vers toi que notre avocat va pointer son doigt.
J'esp�re que ton projet r�volutionnaire...
- Je te l'ai montr�. - Oui.
Il vaut mieux que �a paye.
Tu vas avoir besoin d'argent.
Le dossier est complet.
Vous venez d�j� me voir, Professeur ?
Dois-je en �tre flatt�e, ou inqui�te ?
Ni l'un ni l'autre, pour l'instant.
On dit que la r�serve est une particularit� f�minine.
�a doit �tre mon c�t� f�minin.
J'ai peut-�tre quelque chose pour vous.
Je fais des recherches.
Vous montez ?
Non, je descends.
Si vous trouvez quelque chose d'int�ressant...
J'ai votre num�ro.
Si vous me dites pourquoi c'est urgent,
je vous mettrai en rapport
avec le chef des services techniques.
- R�pondez-moi. O� est-il ? - L'avez-vous vu ?
Walker, c'est �a ?
Oui.
Si vous venez vous plaindre de la fermeture du chantier,
je ne peux rien faire pour vous.
Je voulais vous parler, personne ne me r�pond.
Qu'avez-vous trouv� ?
Rien du tout.
Rien du tout ?
Rien de plus que d'habitude.
Poux, vase, champignons... Tout ce qui sent mauvais.
En quoi c'est votre probl�me ?
Qu'est-ce qui a provoqu� tout �a ?
Ce qui est au sud
de ce secteur est instable. D'o� vient le probl�me ?
Le probl�me, c'est que personne ne veut que je revienne sur mon site.
J'en parlerai � Korshaft.
Peut-�tre qu'il changera d'avis. Laissez-moi un jour ou deux.
C'est un plan Harlinson ?
J'en ai une copie, c'est la premi�re fois que je vois l'original.
Oui, il nous est encore utile, croyez-moi.
Peut-�tre que je vous sauve, et voil� comment vous me remerciez.
Je n'ai pas confiance.
Il n'y a qu'un seul puzzle en vigueur, Walker.
Sans votre aide, il ne sera jamais fini.
J'ai vu un ph�nom�ne dont vous m'avez parl�.
O� est-ce que c'�tait ?
Non. D'abord, dites-moi
ce qui se passe et qui ne doit pas le savoir.
Tr�s bien, j'ai compris.
Vous �tes pour le donnant-donnant.
D'accord, alors.
Apr�s vous.
Il y a... des tas
de moisissures � l'endroit m�me de ce qu'�tait Conner Creek.
Il y en a beaucoup, �a d�gage des gaz explosifs.
Ce n'est pas naturel ?
J'ai pass� ma carri�re � faire des fouilles dans beaucoup de villes.
Je n'avais jamais vu �a. Ce n'est pas arriv� par hasard.
Peut-�tre que c'est un effet secondaire,
mais tout �tait align� d'une fa�on �trange,
et �a sentait mauvais.
- Vous avez un �chantillon ? - Non.
� qui on pourrait parler de tout �a ?
Y a un truc bizarre chez Korshaft.
Un policier n'arr�tait pas de tomber sur lui
alors qu'il menait une enqu�te sur un truc pas clair � la mairie.
La chambre 86.
Si c'est un copain qui vous a dit �a, je peux lui parler ?
Oui, ce serait logique.
Je ne l'ai pas revu depuis le d�but de son enqu�te.
Si vous le croyez mort, dites-le � la police.
Oui.
Je vais demander � Korshaft de mener une enqu�te jour et nuit.
Quand les poules auront des dents.
Vous pensez que Korshaft est un ripou ?
Je ne sais pas quoi penser. Je m'en tiens aux faits.
Si vous en trouvez, pr�venez-moi.
Oui, c'est donnant-donnant.
Vous savez quelque chose � propos de l'assistante du maire ?
- Elizabeth Quinlan. - Pourquoi ?
Les journalistes r�pondent � une question par une question.
Oui, c'est vrai. D�formation professionnelle.
Je ne sais pas grand-chose sur elle.
Il y a un an, elle travaillait � l'agence spatiale.
C'�tait une astronaute. Elle est all�e sur la mission P�ricl�s.
C'est sur cette mission qu'il s'est pass� des choses bizarres ?
Oui, il y a eu des rumeurs sur une infection,
une maladie qui avait atteint le commandant...
- il s'appelait Phillips. - Oui, je me souviens.
�a a �t� vite �touff�.
�a, c'est le r�le d'un gouvernement.
Je vous rappellerai.
Liz Quinlan, bureau 352.
D�sol�, j'aurais d� t�l�phoner.
Vous devez avoir une bonne raison pour �tre l�, entrez.
L'explosion sur mon site n'�tait pas un accident isol�.
Il y en a eu d'autres.
Il se passe des choses dans le sous-sol.
Peut-�tre qu'on y entrepose des mati�res qui pourrissent
et produisent des gaz explosifs.
- Comment l'avez-vous d�couvert ? - Je suis descendu voir.
�a a peut-�tre un rapport avec... Korshaft.
Quoi ? Comment vous le savez ?
J'ai rencontr� un homme qui m�ne une enqu�te.
Qui est cet homme ?
Euh... Roth, Jake Roth.
- On peut l'appeler ? - Oui.
Bonjour, vous �tes bien chez Jake, laissez un message.
Vous avez quelque chose � me dire ?
Que dit-on � propos de ces arch�ologues
qui font un travail de d�tectives,
- mais dont les t�moins... - Les t�moins sont tous morts.
C'est �a, oui.
Tout va bien ?
Oui...
C'est rien, vraiment, �a va aller.
Walker ?
Vous... voulez rester ?
J'aurais bien aim�.
Peut-�tre une autre fois.
Faites attention quand vous creusez.
�a va ! �a va !
Combien de fois on a fait �a, hein ?
Je veux pas avoir � vous le redire,
j'ai pas envie de vous le redire, d'accord ?
D'accord, d'accord... Tout ce que je tiens � dire,
c'est que, avant que vous preniez
ce que je pr�f�re. C'est ce que je pr�f�re !
C'est vrai qu'on discute pas.
On discute jamais assez.
Attendez une seconde.
Juste une seconde !
Allez-y, tuez-moi !
Ils sont tous partis.
Les oiseaux sont partis.
Oui, je sais.
Mais on m'a dit la m�me chose hier.
Et avant-hier aussi.
Oui, je comprends.
Je prends de quoi �crire.
Merci. Merci, je viendrai.
Ils t'ont dit de rappeler demain ?
- Si �a marche pas, je te jure... - Calme-toi et explique-moi.
Ils m'ont propos� de rencontrer quelqu'un.
Une esp�ce de m�diateur.
- Je viendrai avec toi. - Non, j'irai seule.
C'est mon mari, c'est � moi d'y aller.
Quoi ?
� Belgrade, chacun devait savoir se d�brouiller seul. C'est pareil ici.
Oui, sauf qu'ici, on n'est pas � Belgrade.
Je veux dire, tu n'as aucun droit dans cette ville.
Aucun.
Velimir n'aurait pas d� accepter de venir ici.
C'�tait son id�e.
- Non, je te crois pas. - Tu m'as jamais crue.
Depuis que Velimir et moi on s'est mari�s,
tu te m�les de nos affaires.
- Oh, vraiment ? - Oui.
Me m�ler de vos affaires ?
C'est comme �a que t'appelles �a ?
Je me m�le de vos affaires ? Alors que t'avais besoin d'aide,
que tu m'as appel�, et que j'ai accouru.
J'ai pas demand� que tu m'aides, ni de venir non plus.
Je t'ai t�l�phon� pour te dire que Velimir avait disparu.
C'�tait juste par politesse.
Bon, bien. Merci, mais t'as de la chance que je sois venu.
C'est vrai. Je me demande pour qui ils vont te prendre.
On dirait que tu d�barques de ton trottoir.
Tu vois, venant de quelqu'un comme toi, �a ne me surprend pas.
C'est pour �a que j'ai pas besoin que tu m'aides.
Bien...
Que t'aies besoin de moi ou pas, je serai l�.
Salut, la petite famille.
D�sol�e, mais ici, on ne veut pas de vous.
Oh, et toi. Un peu plus, et je ne te voyais pas.
Eh oui, tu vas aller rejoindre tes copains.
Je n'ai pas appel� de soci�t� de d�sinfection.
Non, en effet.
J'ai un contrat avec la direction des entrep�ts.
Vous faites �a bien.
C'est parce que je pense comme eux.
Je pr�f�re les �tudier, mais je les tue
pour payer mon loyer. C'est elles ou moi.
Le responsable des locaux � la mairie est un bon copain � moi.
Il pourrait avoir besoin de vous.
Si �a vous int�resse de d�crocher un gros contrat...
L'entretien des locaux ?
Une telle comp�tence m�rite r�compense.
Oh, pardon, je n'aurais pas d�.
Mais � mon travail, on touche une prime
pour tout nouveau contrat qu'on rapporte.
Pas de souci. Au contraire, c'est flatteur.
C'est dr�le. Il y a peu, je ne savais plus o� j'en �tais et...
Je n'oublierai pas cet instant.
Merci.
Merci beaucoup.
Une bonne action doit toujours �tre r�compens�e.
Va falloir vous accrocher, Walker, quand j'aurai l�ch� cette petite bombe.
On l'entendra exploser jusqu'� Bora Bora.
Oui, bonjour, comment allez-vous ?
On bosse ensemble sur ce coup, alors
plus de formules de politesse entre nous.
J'ai d� rater une �tape.
J'ai pris des dossiers
dans l'ordinateur de mon pote.
Je ne vous demande pas comment.
D'apr�s ces infos, Korshaft est plus que louche.
Il est au centre de l'histoire.
Comment le savez-vous ?
Il y a un lien entre lui et un patient de l'h�pital des v�t�rans.
Devinez qui ?
C'est aux journalistes de r�pondre aux devinettes.
Eh, le 4e pouvoir pourrait bien percer ce secret.
�a m'�tonnerait. Alors, qui c'est ?
William Phillips.
L'astronaute ? Celui de la mission...
Celui-l� m�me.
Une co�ncidence ?
Un scientifique qui croit aux co�ncidences ?
Non...
Les journalistes, c'est pareil.
Phillips est la pi�ce du puzzle
que Korshaft veut faire dispara�tre de la table.
La piste file � l'h�pital pour v�t�rans,
mon ami a tent� de la suivre, Korshaft s'est d�barrass� de lui.
R�sultat, mon ami est... "desaparecido".
�a veut dire quoi ?
Mort au combat.
D'accord.
Il faut pr�venir Quinlan.
Votre histoire est sur la disquette ?
C'est pas une disquette, c'est une cl�.
Il y a des faits, des suppositions. Vous allez �tre surpris.
Si vous voulez, on la met sur votre ordinateur.
Pas d'ordinateur.
Quoi ?
On est au 21e si�cle. Tout le monde en a un.
J'en ai un, mais � l'universit�.
Je m'en sers pour jouer au solitaire.
J'ai pas le temps de tout vous dire, mais il parle aussi de Conner Creek.
Je vais faire des photos de vos champignons cracheurs de feu.
Je copierai le disque dur plus tard.
- H� ! - Quoi ?
Surveillez vos arri�res.
Mes arri�res sont aussi durs que mon c�ur, en acier tremp�.
Je vous garantis que vous ferez deux fois la culbute.
En un an.
Enfin... un an et demi maximum.
Monsieur Desroches...
Attendez, la vente c'est mon m�tier. Voiture, camion, c'est pareil.
Si �a transporte des personnes, moi je le vends.
Faites la moiti� du chemin, vous ne serez pas d��u.
Vous avez cinq secondes pour raccrocher,
ou vous reviendrez dans huit jours.
Euh... Non, du tout. Y a pas de...
Tant pis pour vous.
C'est le jour J. Alors pourquoi mon indemnit� n'est pas vers�e ?
Votre dossier a �t� refus�.
Ah oui ? Et Pourquoi ?
Votre ancien employeur a dit que vous n'aviez pas �t� licenci�,
mais renvoy�.
Pour le motif de "comportement criminel".
Cri... criminel ?
Mais non, il ment !
C'est tout ce qu'il sait faire, d'ailleurs. Il ment.
Il cherche � me faire porter le chapeau.
J'ai besoin de cet argent.
Alors... Il faut que �a aboutisse.
Vite, tr�s vite.
Je vous laisse voir �a
avec le m�diateur.
Au revoir.
Non, non. �a va me servir � rien, �a.
Au revoir.
Mademoiselle Quinlan.
Oui ?
L'autre jour, sur le site,
j'ai �t� un peu dur dans l'exercice de mes fonctions.
On a des remords, Commissaire Korshaft ?
�a vous amuse de me r�primander en public ?
- Non, ce n'�tait pas mon but. - Ne vous fatiguez pas.
Un jour, vous serez jug� sur vos actes,
pas sur les excuses que vous ferez.
Quand je fais quelque chose, je le fais pour le bien de tous.
Et pour servir vos int�r�ts.
Je ne crois pas que derri�re ce masque se cachent les id�aux
d'un noble serviteur. Non ?
Pas vraiment, non.
D�sol�e, mais je vois autre chose.
Peut-�tre quelque chose que d'autres ne voient pas.
Excusez-moi.
Ce sont des oiseaux, Oliver. Ils s'envolent.
C'est ce qu'ils font tous.
Non, on les a oblig�s � partir. J'ai tout enregistr�.
Il y a huit jours, des chats sauvages les avaient mang�s.
Le mois d'avant, c'�tait la fi�vre du Nil de l'Ouest.
Je ne peux pas appeler le superviseur chaque fois
que vous trouvez un oiseau qui va mal.
Pour le virus du Nil de l'Ouest, j'avoue que j'ai exag�r�.
Mais pas avec les chats.
Un seul chat, Oliver.
Les troupeaux de chats, �a n'existe pas.
Vous avez d�j� entendu �a ?
Oui, la derni�re fois que
j'ai allum� mon vieux magn�to avant de le jeter.
En attendant, si la r�incarnation existe,
je souhaite que vous vous r�incarniez
en petit ver de terre juste � c�t� d'un oiseau affam�.
Il faudra peut-�tre qu'on se penche sur la question.
"Accordez la plus grande consid�ration � ce candidat."
Le m�diateur va vous recevoir.
Merci, Monsieur.
- Je ne fais que mon devoir. - Je vous revaudrai �a.
Entrez.
Bonjour, Liz.
Savez-vous quelque chose � propos de la chambre 86 ?
Bien s�r, c'est le bureau du m�diateur.
- Et vous y �tes d�j� all�e ? - Oui.
- Votre journaliste a rappel�, alors ? - Oui.
Il pense que tout est li� � la chambre 86,
et � une de vos connaissances : William Phillips.
William Phillips ? L'astronaute ?
Oui.
C'�tait mon officier sup�rieur sur la mission P�ricl�s.
Oui, je sais.
Mais quel rapport �a peut avoir ?
Eh bien, c'est ce qu'on essaye de savoir.
Il �tait en traitement � l'h�pital des v�t�rans, et il a disparu.
Je me disais que vous aviez peut-�tre une id�e ?
Non, je n'avais pas d'autres nouvelles que celles-l�.
- Vous commencez � me faire peur. - Il y a de quoi avoir peur.
Il y a des disparitions dans cette chambre 86.
Et je crois que tout remonte jusqu'� Korshaft.
Je vais aller lui parler.
Non. Je ne crois pas que ce soit une bonne id�e.
Pourquoi ? Il fera quoi ?
On n'en sait rien, justement.
Oh, arr�tez, �a suffit.
D'abord, je descends et je vois ce que �a donne.
Walker, laissez-moi faire.
Je ne veux pas passer pour un h�ros, mais s'il se passe quelque chose,
il vous sera plus facile de me sortir de l� que l'inverse.
Oui, c'est vrai.
Attendez quand m�me que j'appelle le bureau du m�diateur,
- vous serez sur la liste. - Entendu.
Je vais m'occuper de vous.
Soyez prudent.
Oui, je m'en souviendrai.
Chambre 86.
Je parle trop vite ou vous entendez trop lentement ?
�a fait une heure que �a n'a pas chang�.
Cet incapable ne r�gle pas mon probl�me.
Le m�diateur travaille aussi vite que possible.
Walker. Liz Quinlan a appel� ?
Oui, Monsieur, vous �tes inscrit.
Je suis peut-�tre invisible ?
Je suis press�.
Fallait le dire. Je vous aurais donn� mon num�ro.
- Merci. - Non, mais attendez...
Monsieur, asseyez-vous.
Oh, merci...
Vous ?
Vous n'avez plus d'�l�ves � effrayer ?
Je vous ai dit, je suis d�sol� pour l'enfant.
- Mon neveu. - Votre neveu.
C'est gentil pour lui.
Que faites-vous ici ?
Quand quelqu'un de civilis� pose une question,
les gens civilis�s r�pondent.
Je croyais qu'il �tait plus civilis� de ne pas se parler du tout.
Je vois...
Alors, tant pis.
Je suis de bonne humeur.
Vous savez ce qu'il y a derri�re cette porte ?
De quoi me payer mes recherches et mon m�moire.
Gr�ce � un contrat d'entretien contre les parasites.
- Vous allez faire �a ici ? - Oui.
J'ai quelques relations.
M�me si je dois attendre des heures.
- Vous permettez ? - Bien s�r.
Vous connaissez ce monsieur ?
Oui, j'ai tu� ses bestioles.
- C'est lui qui vous envoie ici ? - Oui, oui.
Il a trouv� que je me d�brouillais bien et que j'�tais appr�ci�e.
Pourquoi se priver d'un piston ?
Excusez-moi, si je vous g�ne...
C'est l'arch�ologie en action,
ou �tes-vous en train de mettre � jour l'�tre humain et son myst�re ?
Au moins, je ne tue pas les sujets sur lesquels je travaille.
Vous attendez qu'ils cr�vent.
Pourquoi �tudier les insectes si vous �tes si humaine ?
Les humains ont tendance � s'emmurer et � former de petits groupes.
Et je pense qu'on peut vivre autrement.
C'est le th�me de votre m�moire ?
Oui.
"Coop�ration et �change chez les esp�ces antagoniques".
Et le v�tre ? "Humanit� : pourquoi se fatiguer ?"
"Un cadeau de tissu : amour et mariage
dans les communaut�s agricoles de Samarie".
Vous rigolez ?
Vous n'avez rien remarqu� de particulier chez cet employ� ?
L�g�re d�ficience en vitamine B,
mais c'est le lot des fonctionnaires.
Non, il a un truc bizarre.
Il vous ennuie ?
Je vous laisse.
Oh, vous avez un un bout de fromage,
juste entre les dents.
Qu'est-ce qui vous am�ne ici ?
�a fait deux fois que je viens � la mairie.
J'ai fait un tel scandale � propos de mes papiers
qu'ils m'ont convoqu� pour remplir des documents.
Vous a-t-on donn� une note, un laissez-passer ?
Oui.
Voil� mon ticket magique.
Oui...
Magique.
Merci.
Pourquoi �tes-vous l� ?
Excusez-moi, Monsieur,
mon ami cherche � savoir, tr�s maladroitement,
la raison pour laquelle vous �tes l�.
Ah ! Vous �tes interpr�te.
Vous traduisez de notre langue vers notre langue.
Oui. Vous avez besoin d'un guide. D'une personne qui conna�t bien
- les coutumes locales. - Je vous aime bien.
Qu'est-ce que vous voulez savoir ?
Elle vient de le dire. La raison qui vous am�ne ici.
Les oiseaux.
Ceux qui se r�fugiaient dans les cypr�s ont tous disparu.
- C'est inhabituel ? - Ah, oui.
J'en sais quelque chose, j'y vais tous les matins depuis 12 ans.
Il y a un bruit, l�-bas,
et tous les oiseaux en ont eu peur.
J'ai r�ussi � l'enregistrer.
On va enfin me donner l'occasion d'avoir une explication.
Merci, Monsieur.
Vous �tes dans les services secrets ? D�tective ?
Je ne sais pas pourquoi,
mais tous ont une note manuscrite disant :
"Accordez la plus grande consid�ration � ce candidat."
Vous soup�onnez...
Excusez-moi, Madame.
Voil�, tout est r�par�.
Num�ro 42.
Quelqu'un a parl� de panne ? De probl�me technique ?
Non.
Arr�tez, vous me faites peur.
Bonjour.
Bonjour.
Bonjour. Je suis Marianne.
Je suis Nick. Et voici Bella.
Je suis Bella.
Il est tr�s original, votre foulard.
- Merci. - Tu vois, elle pense pareil.
Peut-�tre que si tu t'habillais comme tout le monde,
on te traiterait comme une am�ricaine.
Je m'habille comme tous les gens de ce pays. Laisse-moi tranquille.
J'ai dit �a parce que je le trouve tr�s joli.
- Merci. - Il y a un souci ?
On peut peut-�tre vous aider ?
- On recherche... - �a ne les regarde pas.
Ce n'est pas comme chez nous, Nicola�.
Si un inconnu propose de t'aider, c'est sans doute vrai.
- On recherche mon mari, Velimir. - C'est mon fr�re.
Il travaille ici, il est concierge.
Je ne l'ai pas vu depuis une semaine.
�tes-vous all�e � la police ?
Bien s�r que non. Elle a fait venir mon fr�re ici clandestinement.
On ne peut rien dire � la police.
On l'a fait pour ne plus �tre avec toi.
Nous ne vous d�noncerons pas.
Nous voulons juste savoir si...
si vous avez re�u une note comme celle-ci.
C'est exactement la m�me.
Merci.
Je vous remercie beaucoup.
Je vous en prie.
Vous voulez bien me dire ce qui se passe ?
- Je ne sais pas. Peut-�tre rien. - Eh bien moi, c'est ce que je pense.
J'ai l'impression que beaucoup de gens disparaissent.
Vous en avez vendues combien ?
Je peux �tre le premier � en avoir une, dans le quartier ?
Vous voulez bien mettre mon nom dessus ?
Il ne cligne pas des yeux...
Qui ?
Num�ro 43.
L'employ� ne cligne jamais des yeux.
Oh, c'est moi !
Votre num�ro !
Mais, j'attends depuis plus longtemps que vous.
Le num�ro 42 ne revient pas.
Si je ne reviens pas, ne laissez personne entrer.
N'en faites pas un m�lodrame,
c'est l'administration, on est oblig�s d'attendre.
La lenteur bureaucratique n'explique rien.
Vous devriez partir avec les autres.
Que dois-je dire ?
Que mon ami parano veut qu'on s'en aille et qu'on revienne plus tard ?
Num�ro 43.
S'il y a des coups de feu, partez.
Non, mais �a va pas ?
D'accord.
D'accord.
Vous me rappelez ou pas ? Vous savez qui je suis ?
Non, moi, c'est Spence.
�coutez, si vous me rappelez pas, c'est moi qui rappelle.
C'est parfait, oui. Bonne journ�e.
C'�tait pour nous faire croire que vous �tes un gros bonnet ?
L�che-moi.
�a, c'�tait un coup de feu.
- Comment vous le savez ? - Je connais ce bruit.
Faut pas rester l�, alors.
Il se passe quoi l�-bas ?
Rien. Ce n'�tait pas un coup de feu.
Je veux entrer. Maintenant !
D�sol�. Impossible.
Par ici !
Ils l'ont tu� ! Ils l'ont tu� ! Ils l'ont tu�, je vous dis !
- Non, arr�tez. - Ouvrez cette porte ou...
Il est mort !
- Il est mort ! - Mais non !
On reste pas l� !
Tout le monde dehors !
Ils vont nous tuer !
- D�p�che-toi ! - On n'a pas le temps !
- Par ici, venez ! - Allez, vite !
Vite, vite !
Restez pas l� ! Aidez-le, vite !
Ils arrivent !
Attention !
Baissez-vous !
Bella !
Tout le monde va bien ?
- Oui ! - Oui, �a va.
On les a tous eus.
Non. Et la porte va pas tenir tr�s longtemps.
Vous �tes quand m�me venue.
J'avais rien de mieux � faire.
Qu'est-ce que c'est que ce truc ?
Aucune id�e. La pro a un avis ?
Je ferais bien une autopsie pour le savoir.
On n'a pas le temps.
Faut trouver un moyen de sortir d'ici. Allez !
Oh, mon Dieu !
Qu'est-ce que c'est ?
J'en sais rien. Mais �a a d� servir � tuer beaucoup de monde.
C'est affreux ! C'est l� que finissent les gens port�s disparus.
Qu'est-ce qu'ils faisaient avec ?
Ils devaient les garder pour de bonnes raisons.
H� ! Personne ne sait ce qui se passe, ici ?
Velimir est peut-�tre l�.
C'est peut-�tre l'un d'eux.
Oh, mon Dieu...
On �tait les suivants.
Oui, c'�tait tout sauf un service de m�diation.
Il doit y avoir un moyen de sortir.
C'est quoi, �a ?
Un appareil pour �liminer les restes humains.
Y a peut-�tre un moyen de descendre par-l�.
Oui, si vous voulez finir en chair � p�t�.
�a ira mieux comme �a.
Allez-y.
Vous �tes s�rieux ?
- Oui. - � mon avis, on n'a pas le choix.
Regardez �a.
Ils en gardent certains et ils d�truisent les autres.
- Oh ! Velimir... - Venez.
- Ne bougez plus ! - Quoi ?
Pas d'allumette, ni de briquet. L'atmosph�re ici est tr�s instable.
- Vite, avancez ! - On y va !
�a pue.
�a y est, je reconnais. J'�tais remont� par ici.
�a d�bouche dans la rue. Montez, allez-y.
Faites attention l�-haut. La plaque est tr�s lourde.
C'est bon, y a personne. Vous pouvez sortir.
C'est bon, allez !
Baissez-vous.
Contre le mur.
Est-ce que �a va ?
Oui, oui, �a va. Donnez-moi votre main.
Montez.
Oh, Seigneur...
H�, oui... Vous allez peut-�tre pas me croire,
mais j'�tais capable de faire �a 24h d'affil�e, et sans m'arr�ter.
- J'ai fait l'arm�e, la Cor�e. - Vous �tes v�t�ran ?
Oui, j'ai �t� le premier marine � entrer en Cor�e.
J'ai fait la grande bataille du r�servoir de Chosin.
�tait-ce aussi monstrueux qu'on le dit ?
Ch�re Madame, quand la vie humaine ne vaut plus grand chose,
le degr� de monstruosit� peut �voluer.
Monstrueux ? Mais c'est plus que �a.
Grand-p�re, c'est pas la Cor�e, l� ! Vous avez vu comme moi, l�-dedans.
Du sang jaune sortait de leurs blouses.
Vous voulez pas voir la v�rit� en face, ou quoi ?
On est tomb�s au milieu d'une...
invasion de petits hommes verts,
"Rencontre du troisi�me type",
en pire.
C'est peut-�tre un antiseptique qui suintait de la combinaison.
- Peu importe. - Qu'ils nous tuent !
�a me ferait du bien, je pourrais oublier ces horreurs.
Vous devriez prier que ce soit des extraterrestres,
et pas des humains, qui aient fait ces choses !
Ou bien, il faudrait que ce soit des monstres !
- C'est pas possible. - Arr�te, calme-toi.
Retrouvez-les, tous !
C'est lui qui est derri�re tout �a.
Comment vous le savez ?
Je l'ai appris par quelqu'un qui recherche un ami disparu.
Un journaliste. Il a d� passer par la chambre 86 qu'on conna�t bien.
Alors, il faut qu'on appelle la police.
Ceux qui nous ont tir� dessus
ob�issent tous aux ordres de cet homme.
- Peut-�tre pas tous ? - Pas de police.
Moi, j'appelle le FBI.
Non, non.
Ne faites pas �a. Ils ont les num�ros, les fichiers des abonn�s.
Ils rep�rent un appel en quelques secondes.
Il a raison.
Pas de t�l�phone jusqu'� ce qu'on sache o� on va.
Vous ne savez pas o� on va ?
Je vous le dis : on va se faire descendre !
- Fermez-la ! - Vous dites ?
La ferme !
Songez plut�t � tous ces malheureux.
Essayons d'�tre un peu plus positifs.
Moi, je sais qu'on est encore en vie.
Jusque l�.
Pas Velimir...
Oh, non...
Il est aupr�s de Dieu.
Faudra me dire o� il est.
Si on veut rester en vie,
on doit rester soud�s.
Je travaille comme gardien au Saint-Benedict, un foyer pour homme.
Ils ne sont pas au courant, l�-bas.
On peut y aller, on y sera un peu en s�curit�.
Merci. Vous vous appelez ?
- Oliver. - Merci, Oliver.
Il faut y aller, on n'a pas le choix !
Je m'appelle Marianne. Lui, c'est Walker.
Elle a raison. Vous devez tous aller au foyer.
- Comment �a, "vous devez tous" ? - Je dois pr�venir quelqu'un.
Mais on doit pr�venir tout le monde,
et pour �a, on doit rester ensemble.
Je suis oblig� de le faire.
Le foyer Saint-Benedict, sur Taylor.
Je vous rejoins d�s que je peux.
Et voil�, il nous laisse l� !
Allez, on y va.
Vite !
Walker, qu'est-ce que vous faites l� ?
J'ai vu ce qu'il y a dans la chambre 86.
Y a pas de m�diateur, croyez-moi.
Walker, entrez !
Qu'est-ce qui vous est arriv� ?
T'avais raison, pour l'odeur, Walker.
C'est quoi, �a ?
Retournez-vous, que je regarde �a.
Je mets la gaze.
D�sol�e.
- Liz... - Oui ?
Je pense que vous �tes en danger.
Pourquoi ?
Le journaliste. Il avait raison.
C'est monstrueux...
Pire que tout ce qu'on peut imaginer.
Qu'est-ce que vous voulez dire ?
Des humains sont mis dans des hachoirs g�ants.
Comme de la viande. Et...
Vous vous rendez compte de ce que vous dites ?
Oui.
Mais malheureusement, c'est vrai.
Une odeur s'en d�gage, elle a impr�gn� les murs de la mairie.
Vous devez partir de l�. Vous devez vous �loigner de Korshaft.
Oui.
Il y a... un tunnel.
- Un tunnel ? - Oui.
Et on a...
on a failli ne pas s'en sortir.
Qui �a, "on" ?
Les autres, ils vont bien ?
Cette odeur de mort, partout, c'�tait terrible.
Walker, qui sont les autres ?
O� sont-ils ? Je pourrais les aider, si vous me le dites.
Oui, il faut les aider.
Mais il faut me dire o� ils sont.
Walker, je ne pourrai rien faire si je ne le sais pas.
R�veillez-vous, Walker !
R�veillez-vous !
Walker, r�veillez-vous !
C'est � cause de moi ?
Euh, non, je pense que je me suis endormi.
Vous vous �tes �vanoui.
Un peu d'eau ?
Non, merci, je dois y aller.
Hier soir, vous jetez une bombe et ce matin : "Je dois y aller".
Vous n'�tes plus inquiet ?
Si, mais je m'inqui�te aussi pour mes amis.
Je leur ai promis de les rejoindre.
D'accord. Je vais avec vous.
Je me change.
Voil� !
Je suis pr�te.
Walker ?
"C'est trop dangereux, je vous retrouverai plus tard."
- Vous avez vu cet homme ? - Je me m�le pas de vos affaires.
Laissez-moi.
Envoyez un fourgon pour r�cup�rer du mat�riel
� l'angle de la 3e et de Rampart.
Entendu.
Mademoiselle Quinlan ?
Le commissaire Korshaft d�sirerait vous voir.
Je serai dans mon bureau.
Mademoiselle Quinlan ?
Monsieur Korshaft.
On a eu un probl�me cette nuit.
Oui, le professeur Walker m'a contact�e.
Savez-vous o� il est ?
Non, mais je sais qu'il n'est pas seul.
Ils �taient plusieurs, nous faisons une enqu�te.
Nous allons les retrouver, tout va rentrer dans l'ordre.
Que s'est-il pass� apr�s que Walker vous a contact�e ?
Je n'ai pas grand-chose � dire.
J'ai voulu savoir o� �taient les autres.
Je ne suis arriv�e � rien.
Mademoiselle Quinlan ?
Vous n'avez rien d'autre � me dire ?
Non.
Je suis � �a de bosser avec le premier concessionnaire des USA,
je vous jure, et regardez-moi-�a.
Je suis bloqu� ici... avec des SDF,
� qui on dit que tout va bien, mais c'est faux.
Qu'est-ce qu'on va faire si Walker ne revient pas ?
Oh ! Notre chance de survie, nous attendons un arch�ologue.
Quoi, quoi, qu'est-ce que j'ai dit ?
Vous faites une esp�ce de t�l�r�alit� ?
Laisse tomber, Casey. On a assez de probl�mes comme �a.
Des probl�mes...
Comme tout le monde.
On va pas attendre ici 107 ans, tout de m�me.
Il a raison.
Faut qu'on appelle quelqu'un. Peut-�tre le FBI.
Vous croyez qu'on peut les contacter ?
Qu'est-ce qu'on risque ?
Merci, c'est une id�e, on les appelle.
Attendez ! Si la police est notre ennemie, ce sera pareil avec le FBI.
Y a peut-�tre des gens � qui on peut faire confiance.
On parle pas des tar�s qui mettent des contraventions, mais du FBI.
Si on peut pas leur faire confiance, autant abandonner.
Y a pas 36 solutions.
Si on ne fait rien du tout, nous sommes tous morts.
Bonjour, quel num�ro demandez-vous ?
Je voudrais le FBI, s'il vous pla�t.
Vous �tes au 555-9000.
Pour parler � un op�rateur,
faites le 1 et appuyez sur la touche �toile.
La mairie, j'�coute ?
La mairie, j'�coute.
Ils m'ont balanc� directement sur la mairie.
Tout d'un coup, je me sens toute petite.
C'est pire que ce que je croyais.
Alors, si Ross a dit vrai, Phillips est la seule solution.
On est dans les secrets du gouvernement, une tradition d'ici.
Le Serbe, t'arr�te d'insulter mon pays,
- sinon je te garantis... - Bon, �a va, vous deux.
On a assez de probl�mes.
C'est pas le moment de vous chamailler comme des enfants.
Continuez, Professeur.
L'ami de Ross voulait retrouver Phillips.
Ses recherches l'ont men� � l'h�pital des v�t�rans.
- C'�tait un militaire ? - Programme sp�cial.
D�sol�, mais je vois pas quel rapport �a a avec...
Il �tait en mission avec Liz Quinlan.
C'�tait sa derni�re mission.
Pourquoi on demande pas o� il est ?
C'est ce que j'ai fait.
Elle ne sait rien de plus que Ross. Personne ne sait o� il est.
Bon, alors ?
Comment on le retrouve ?
On va chercher sur le web.
Vous plaisantez ?
Non, j'ai travaill� comme analyste
pour le minist�re des Finances serbe, � Belgrade.
Je suis dou�e pour les recherches.
D'ici peu de temps, nos amis ne vont pas tarder � se montrer.
Bient�t, les flics nous chercheront.
La seule solution, c'est de trouver un acc�s � Internet.
Il y avait un cybercaf�
sur Maineland. C'est pr�s.
On prend le fourgon.
Je conduis.
Attendez-nous. Nous revenons d�s que possible.
Bonne chance.
Bon, et nous, on fait quoi, en vous attendant ?
On s'assoit et on discute philosophie ?
Avec lui, l� ?
Vous savez quoi ? Korshaft est tr�s �nerv�.
C'est insens�.
- Quoi ? - Il n'est pas roi.
- Chez nous, nous sommes tous �gaux. - Exact.
Pourquoi agit-il comme s'il �tait notre sup�rieur ?
Je trouve que chaque jour, nous sommes de plus en plus comme eux.
- Comme eux ? - Oui.
Comme ces... choses que nous portons.
Chez nous, on est diff�rents. On n'agit pas ainsi.
Je suis pas s�r que le projet Terre soit aussi bien qu'on le pensait.
�a fonctionne, mais � quel prix ?
- Qui �taient ces gens ? - On ne sait pas encore.
- Et celui-l� ? - Tu� par balle.
�a, �a va faire du bruit.
Il nous est interdit de tuer des humains dans ce genre d'endroit.
On ne peut pas tout pr�voir et nous n'en sommes pas � un pr�s.
L'important, c'est que notre production se passe discr�tement.
Ce que j'ai vu n'est pas tr�s joli.
Ils ont tu� quatre de nos ouvriers. Ils sont toujours dans la nature.
Ils ont vu ce qu'il se passait.
Pas tous.
On n'a pas le choix. On va devoir s'expliquer.
Qui �tait-ce ?
Un type sans grande importance, aucun int�r�t.
On va dire qu'il �tait recherch�, qu'il a �t� pris
en flagrant d�lit de vol.
La presse ne le croira pas.
Elle croit toujours ce qu'on lui vend.
Sa femme fera un scandale.
Alors il faudra qu'elle se taise.
Elle dispara�tra comme les autres, c'est simple.
O� sont les autres ?
Comment sont-ils sortis ?
Par une plaque d'�gout qui n'�tait pas surveill�e.
- La Reine nous posera des questions. - Nous aussi.
Apparemment, elle a envoy� ici l'un des humains.
Lui et les autres ont vu tout le travail que nous faisons.
Dites-moi, maintenant, comment une pareille chose s'est produite ?
�coutez...
Sans cette pression des quotas, ce serait plus simple.
On exige un tel niveau de production que les erreurs sont in�vitables.
Insens� ! C'est intol�rable.
Je veux une nouvelle �quipe pour une reprise imminente des op�rations.
Ils savent tout de notre production.
C'est le probl�me, ils savent ce que nous faisons.
Arr�tons-les.
Suivez-moi.
Voil�, restez ici. C'est l�, juste au coin de la rue.
- � tout de suite. - Oui.
Restez pr�s de moi.
Ils sont sortis par l�.
Faites venir des gens pour d�sinfecter tout le syst�me.
J'ai peur que la Reine ne m'en veuille pour cette erreur.
J'estime qu'elle serait mal plac�e pour s'en prendre � qui que ce soit.
Vous plaisantez ?
Elle est la Reine. Elle peut faire ce qu'elle veut, m�me � vous.
Elle a peut-�tre le statut de Reine,
mais ce qu'elle a fait n'est pas vraiment honn�te.
Quoi ?
Nous savons tous que l'un des humains m�l�s � cette histoire
est parvenu ici gr�ce � elle. Walker !
Nous aussi, nous y envoyons des gens.
Ceux que nous envoyons ici ne s'�chappent pas.
Ils ne cherchent pas � nous joindre.
Elle a dit avoir essay� de l'utiliser
pour qu'il r�v�le l'endroit o� sont les autres.
Mais �a, je n'arrive pas � le croire.
"L'agence spatiale n'a fourni aucun renseignement
"concernant l'�tat de sant� de William Phillips.
"Dixit l'officier responsable de la mission spatiale P�ricl�s."
"Le programme P�ricl�s a �t� con�u
"pour faire fonctionner la NASA avec diff�rents partenaires.
"L'�quipage du vol P�ricl�s num�ro 505
"comprenait le commandant Phillips, le lieutenant Quinlan,
"le capitaine Lucien Neveau, accompagn�s de quatre civils."
Y a des photos ?
Allons voir.
Il va falloir faire vite, la police fouille le secteur.
Nous y sommes.
H� ben. Y a la moiti� du personnel de la mairie.
Liz,
le commissaire de police, le gars de l'urbanisme.
C'est le type de la soci�t� de transport.
Il m'a envoy�e dans la chambre 86.
Nous connaissons toutes ces personnes, sauf Phillips et lui.
Qui est-ce ?
Je savais qu'elle �tait attir�e par l'esp�ce humaine
depuis qu'elle avait rencontr� cet arch�ologue.
Pourtant, je l'ai envoy� � la chambre 86 comme les autres.
Comme vous le savez, c'est un �chec.
� qui doit-on attribuer cette incomp�tence ?
Il ne fallait pas le faire venir � cet endroit.
Vous remettez en cause mon autorit�.
Je vous le d�conseille.
Je veux que vous assuriez la s�curit� de ce programme.
R�parez votre erreur.
- Combien �taient-ils ? - Au moins six.
Je ne veux pas vous rappeler que nous ne devons pas faire d'erreur.
Le succ�s de cette mission est vital.
Nous le savons d�j�.
Les forces de police vont les retrouver.
La couv�e ne va pas tarder � �clore.
On a besoin de beaucoup de mat�riel.
On ne peut pas aller trop vite.
Dans certains quartiers, on s'interroge sur les disparitions.
Il faudrait attendre pour la prochaine phase.
�tablissons une sorte de calendrier.
Nous avons assez de d�pouilles pour v�tir la nouvelle g�n�ration.
Me proposeriez-vous une autre forme de reproduction ?
D�s ce soir, tous les nouveaux �ufs seront �clos.
Quand je vois � quel point vous �tes tous inefficaces,
j'ai envie de me reproduire avec des humains.
D�marrez le fourgon.
Notre homme a quitt� le programme P�ricl�s
pour travailler � l'h�pital
des v�t�rans � Washington.
- Il y travaille encore ? - On va voir.
Non, il dirige depuis six mois l'administration
d'un h�pital qui s'appelle le Colonial H�pital.
Cherchez l'adresse. Vite.
Au foyer ?
D�posez-moi � la mairie, je veux voir Liz Quinlan.
Le maire et le commissaire y �taient.
C'est pas une co�ncidence.
Phillips a �t� hospitalis� au retour de cette mission.
Peut-�tre a-t-il rapport� une maladie ?
Un virus que le gouvernement veut cacher ?
Dites-moi ? Vous n'avez pas pens� que Quinlan �tait dans le coup ?
Vous n'avez pas faim, vous ?
Je veux dire : �a vous arrive de manger ?
Non ? Bon.
S'ils viennent nous chercher, nous n'avons rien pour nous d�fendre.
Du moins, pas grand-chose.
Apr�s Chosin,
ils nous ont �vacu�s vers Gunam.
Sur la plage, il y avait un h�lico.
Quand je montais, un sniper
m'a tir� une balle dans la poitrine.
La balle a ricoch� sur ce truc-l�.
�a m'a sauv� la vie.
Je suis pas s�r qu'elle fonctionne encore.
Oh, merde !
Je voudrais pas vous manquer de respect, Oliver,
mais je pr�f�rerais avoir un pistolet.
On en ach�te un ?
Non, on n'a qu'� en acheter plusieurs.
Comment vous pensez faire �a ?
On est en Am�rique, �a se trouve partout.
Y a des boutiques. Vous �tes partants ?
C'est moi qui paie.
OK. On y va.
- D�posez-moi ici. - Quoi, ici ?
Je connais une entr�e par le parc. Vous auriez une combinaison ?
Derri�re.
Si je ne suis pas revenu dans 30 min, allez au foyer des SDF.
Entendu.
Vous tuez les petites b�tes ?
- Faut que quelqu'un le fasse. - Amusez-vous bien.
Le voil�.
Qu'est-ce que vous avez trouv� ?
- Des semi-automatiques ? - Pas dans la rue.
J'aimais bien ceux de l'arm�e, des colt 45, vous connaissez ?
Pas vraiment.
Vous croyez qu'elle va nous le faire payer ?
Je pense qu'elle a mieux � faire.
�a fait 10 minutes.
Vous croyez que �a va aller ?
Vous avez peur ? Moi aussi.
10 minutes, c'est tout ce qu'il nous restait apr�s le bombardement.
Pour prendre nos affaires et s'enfuir de Belgrade.
Comme il me manque.
Notre appartement a �t� d�truit, on a v�cu dans un foyer.
Comme Oliver.
Le jour o� ils ont ouvert la fronti�re, on est partis.
�a doit �tre horrible.
Non non, pas tant que �a.
�a va vous sembler bizarre, mais...
� la fin des bombardements, on s'est fait des cadeaux.
J'avais termin� de lui tricoter une casquette en cachemire.
Et moi... j'ai eu ce foulard.
- Il est magnifique. - Merci.
C'est la premi�re chose que j'ai remarqu�e.
Ce devait �tre un homme merveilleux.
Il est... un homme merveilleux.
Que ferions-nous sans cette nourriture ?
Nous sommes venus de si loin pour la recueillir.
Sans elle nous serions probablement morts.
Voil� pourquoi je ne tol�rerai plus la moindre petite erreur.
L'erreur est une d�faite.
Non, c'est m�me pire que �a :
elle est humaine.
La chambre 86 a-t-elle �t� nettoy�e ?
Oui.
Elle est redevenue op�rationnelle ?
Bient�t.
Et pour les autres installations ?
D�s cet apr�s-midi.
Ne vous avancez pas trop, Korschaft.
Maintenant, j'aimerais
qu'on me dise pourquoi je n'ai pas su, � la minute,
ce qui se passait chambre 86.
On ne voulait pas vous d�ranger.
On ne pensait pas...
Oh ! Mais au contraire.
Vous avez pens� que vous �tiez plus intelligents que moi,
- que vous saviez mieux. - Non !
Vous osez me contredire, � pr�sent.
Dans quelques heures, les �ufs vont �clore.
Nous serons assez nombreux pour contr�ler la plan�te
et installer les fermes. C'est important, qu'en dites-vous ?
Et pourtant, vous laissez un groupe d'humains, des humains arm�s,
s'�chapper de nos installations et d�cidez de ne pas m'en informer ?
Si je vous disais que cette nuit un de ces humains est venu chez moi ?
Walker !
Comment ?
�a vous excite ?
Non.
On ne se l�ve plus quand on me parle ?
Vous avez oubli� les bonnes mani�res et le protocole.
Debout !
Je vous l'ai dit...
L'erreur...
est inacceptable.
Nettoyez-moi tout �a.
Quant � vous...
que les installations soient pr�tes � fonctionner.
Qu'est-ce qu'on fait ? On va la chercher ?
Laissons-lui un peu de temps.
Walker !
Liz !
- Dieu merci, vous allez bien. - Oui, tr�s bien.
C'est quoi, cette tenue ? Que faites-vous ici ?
Je vous expliquerai. Je voulais vous voir...
Mais... Vous avez l'air troubl� ?
Pourquoi vous �tes parti ce matin ? On devait voir cette histoire.
Ce que je vous ai �crit, c'est trop dangereux.
Bon. Allons dans mon bureau.
Il faut pas parler de �a ici. Je suis s�re que vous avez raison pour Korschaft,
mais il ne se doute de rien.
Vous seriez plus en s�curit� chez moi.
C'est Korschaft !
Ne le regardez pas.
S'il nous voit ensemble, on sera dans la chambre 86.
Je fonce vers les escaliers, vous vous d�barrassez de lui,
- et venez me rejoindre. - Restez avec moi.
Korschaft ! C'est lui, attrapez-le !
Vous deux ! Venez avec moi !
D�gagez !
La mairie est encercl�e par la police, les issues sont bloqu�es.
On ne peut ni entrer ni sortir. On va l'avoir.
Vous ignorez � quel point c'est grave, il est au courant de tout.
Qu'est-ce qu'on dira ?
"Un individu appel� Walker est entr� ici.
"Il a une tenue orange, est arm� et s�rement tr�s dangereux."
- Il est arm� ? - J'en sais rien.
Mais on a d�j� envoy� hier un signalement avec photo.
Tout le monde y croira.
Comment expliquez-vous qu'il soit ici aujourd'hui ?
Je n'en ai aucune id�e.
- Mais j'aurai la r�ponse. - Je vous le conseille.
On vient de me dire qu'un policier a �t� trouv� sans connaissance.
- Dans les escaliers. - Quand ?
L�, maintenant.
- Il est encore ici. - Autre chose.
De quoi s'agit-il ?
On lui a vol� son uniforme.
Que les portes soient s�curis�es, m�me pour le personnel.
Quand vous l'aurez, amenez-le moi � mon bureau.
Trouvez-le !
Vous avez entendu ? Nous devons le trouver.
On est rep�r�s. Faut pas rester ici, d�marrez !
C'est bon !
Il n'y aucun doute.
Liz Quinlan est le chef de ces choses.
Ce qui se passe est absolument fou.
�a d�passe l'imagination. Elle a parl� d'une couv�e.
Quand �a va �clore, ce sera au revoir toute la plan�te.
Je vais sortir de ce cauchemar.
Si ces trucs se reproduisent comme chez nous, �a en fera un paquet.
- Combien ? - Jusqu'o� vous savez compter ?
- Il faut retrouver Phillips. - Et Nick.
Pas le temps. O� est l'h�pital ?
Tenez.
D'accord. On y va.
- Vous l'avez laiss� s'�chapper. - Nous allons le retrouver.
Apparemment, il a trouv� une issue vers la rue.
- Encore une issue non surveill�e. - J'ai de tr�s bonnes nouvelles.
Nous avons les identit�s
de tous les individus impliqu�s dans l'incident de la chambre 86.
D'ici peu, nous les rep�rerons.
Le poids de toute notre civilisation repose sur mes �paules.
Je veux le succ�s.
Et je dois r�parer vos erreurs.
D�s ce soir, tout sera fait.
Vous �tes vraiment s�r de ce que vous dites ?
Je le promets.
J'ai toujours faim, moi.
Vous avez faim ?
Si on leur am�ne de la bouffe, on sera...
comme des h�ros.
Vous ferez les courses avec �a ? Avec un sac plein de pistolets.
Non, je vais les cacher, on les verra pas.
C'est vrai que j'irais bien chercher un sandwich. Vous payez ?
Vous �tes pas g�n�, vous.
- D'accord, c'est pour moi. - On y va.
Quoi ?
Vous voulez aller au rayon international,
pour la bouffe serbe ? Vous mangez quoi ?
G�sier ? Tripes ? Boudin ?
C'est s�rement plus sain que tous vos trucs.
Ah ! Vous �tes un tar� de la sant�.
Vous savez, toutes ces choses, c'est du pur attrape-nigauds.
Regardez.
�a vous co�te deux fois plus cher, parce que c'est du bio.
Quelle perte de fric. De l'arnaque, je vous dis.
Vous plaisantez ou quoi ?
Non, y a une p�riode d'attente pour avoir des armes maintenant.
- Pourquoi vous dites �a ? - Vous voulez dire que...
on a risqu� nos vies...
- pour des couteaux ? - Des machettes.
- Qu'est-ce qu'on fera ? - Couper du saucisson ?
Attendez, c'est pas des couteaux.
C'est des machettes.
Ah oui ? Vous avez dit qu'ici en Am�rique,
on achetait des armes quand on voulait.
Alors, �coutez, il faut s'attendre au pire.
S'il est ici, il doit �tre bien gard�.
- Comment on passe ? - Aucune id�e.
La fum�e.
Comme les abeilles ?
Je comprends pas.
Quand vous enfumez des abeilles, elles rentrent en transe,
et les apiculteurs peuvent travailler.
C'est vrai, oui, j'ai vu un reportage.
�a vaut le coup d'essayer.
Vous utilisez �a pour les abeilles ?
Non. Mais �a ira.
Enfilez des tenues orange.
Prenez �a. H� ! Prenez mon sac.
- Faut se tirer d'ici. - Une minute.
Y a un flic, faut pas rester.
Appel g�n�ral. Envoyez renforts. Trois hommes en direction...
Bonsoir Monsieur, je suppose que vous avez re�u l'appel.
Quel appel ?
De votre bureau, disant qu'on passait pour les cafards.
Faut qu'on v�rifie les lieux.
Ah oui, j'avais oubli�. On a re�u le coup de fil.
Venez � l'int�rieur, je vais pr�venir.
Attendez-moi pr�s du hall.
- Vous aviez raison. - J'ai l'habitude.
Regardez �a. M�me sigle que la chambre 86.
Le voil�.
�a ne vous rappelle pas quelque chose ?
Commandant Phillips ?
Commandant Phillips, nous allons vous sauver. Vous entendez ?
- Arr�tez de parler, tenez-le ! - Cet homme est traumatis�.
- Nous sommes tous traumatis�s. - �a va.
L�chez-moi. Venez.
La fum�e, excellente id�e.
- Pourquoi vous nous avez crus ? - Vous vous �tes disput�s.
Les m�les ne contredisent pas les femelles. Vous �tes quoi ?
D�sol�, j'ai du mal, debout. J'ai des choses importantes � vous dire.
Et ils viennent de... une plan�te � c�t� de la n�buleuse du Cheval.
Ils ont un probl�me de survie : plus de quoi faire pousser leur meulch.
Ils n'ont plus d'engrais. Enfin bref. Ils ont trouv� ici.
Du meulch ?
- Ils ont vu leur avenir ici. - C'est quoi, du meulch ?
Je comprends rien du tout.
C'est logique. O� m'emmenez-vous ?
�a va aller, �a va aller, on est des amis.
Oui, excusez-moi. J'ai des r�actions assez curieuses.
Tant que vous... Tant que vous n'�tes pas des insectes, �a ira.
- On n'est pas des insectes. - D'accord.
Excellent ! L'arm�e a parfois de dr�les d'id�es.
Cela dit, des insectes de l'espace,
d�pouillent les humains et mangent au fast-food.
Vous �tes de quelle unit� ?
Nous ne sommes pas militaires.
On est des civils.
Vous �tes quoi alors ? FBI ? NSA ?
Parlez.
Les secrets d��tat, je connais. Alors quoi ?
Je suis arch�ologue.
Je travaille sur les ordinateurs.
Agent de d�sinfection.
Vous �tes combien ?
On est six. Y en a trois autres.
Quoi ?
C'est pas l'arm�e qui vous guide ?
- Et les flics ? - Les flics sont des insectes.
Pourquoi vous ne l'avez pas dit aux Marines ou aux... aux...
� ceux des bateaux !
La US Navy ? Leur dire quoi ?
Eh ben que...
qu'on est envahis de cr�atures bizarres, des insectes d�guis�s...
Si on savait qui on peut croire, on saurait � qui le dire.
"L'introduction", c'est comme �a qu'ils disent.
C'est ce que j'ai vu sur le P�ricl�s � notre retour.
Mon �quipage a �t�... a �t�... Tout le monde hurlait et...
ils ont mis ces... choses dans leurs bouches de force.
- Ces choses, c'�tait des larves ? - Oui, oui.
C'�tait des larves �normes et...
blanches.
Trop grosses pour leurs bouches. Ils les for�aient � ouvrir...
Ils me l'ont pas fait, je sais pas pourquoi.
Ils m'ont trait� comme une chose curieuse.
Qu'est-ce qu'on fait ?
On esp�rait que vous nous le diriez.
Qu'est-ce qu'ils ont fait � vos doigts ?
Vous voulez parler de la manucure.
Je sais pas, ils ont voulu me... tester.
Ils aimaient beaucoup mes ongles et mes cheveux.
Mais dans quel but faisaient-ils �a ?
Euh... J'en sais rien. Ils avaient peur de moi.
Je peux vous dire que �a fait mal.
Y a-t-il une chose dont vous vous rappelez qui pourrait nous aider ?
Vous auriez un peu d'eau ?
Oui.
Euh... Oui.
Je sais qu'ils nous ont observ�s quand on �tait sur la lune,
et qu'ils... Merci.
...ils apprenaient notre langue.
Ils vivaient sur la lune ?
Vous en �tes s�r ?
Non, je ne crois pas qu'il y ait de vie sur la lune.
Ils sont d'une n�buleuse.
La lune �tait leur base d'observation.
Les autres sont toujours l�-haut et attendent.
Que se passera-t-il quand ils l'auront ?
- Quoi ? - Le signal.
Le signal qu'ils attendent sur la lune.
Non, je sais pas du tout.
Ils attendent l'�closion qui aura lieu ici.
Quelle �closion ?
L'�closion de la... de la nouvelle g�n�ration.
Vous dites que les m�les ne contredisent pas les femelles ?
Exact. Les femelles dirigent tout. Les m�les...
ne contredisent pas les femelles. C'est comme une sorte de...
- Hi�rarchie ? - Hi�rarchie, voil�.
Il y a de hautes fonctions pour les m�les.
Ils... Ils ob�issent aux femelles, mais...
ils les aiment pas beaucoup.
- Korschaft, Cruikshank, Dalton. - Mon �quipage ?
Ils ont �t� ray�s � la mairie.
Non, ils ont...
Non, ce sont les consorts.
Dans les soci�t�s d'insectes, il y a la reine qui gouverne.
Et une tribu de subordonn�s qui ont le droit de s'accoupler avec elle.
Et mademoiselle Quinlan est la Reine.
Les autres doivent tous vouloir s'accoupler avec elle.
Nous devons les �liminer.
Ce ne sera pas facile, car si vous vous attaquez � un, c'est �...
- Tous les autres ? - Oui.
- Les... Tous les... - Subordonn�s ?
Les subordonn�s sont tous li�s � leur reine et ressentent comme elle.
Quand elle d�teste un m�le, ils le d�testent tous.
Tous les membres de la soci�t� travaillent dans le m�me but.
Oui, votre monde id�al.
M�me un syst�me perfectionn� a ses mauvais sujets.
Vous disiez quelque chose � propos de leur nourriture ?
Quelle nourriture ?
Vous disiez qu'ils �taient l� pour �a.
Comment vous vous appelez ?
Bella.
Non, non, j'ai pas dit �a. J'ai parl� d'une chose dans...
dans laquelle ils doivent grossir.
- Nourriture, engrais, c'est pareil. - Non, c'est diff�rent.
Excusez-moi...
je ne sais plus de quoi on parlait.
Toutes ces tortures, vous savez, �a m'a fait...
Mon cerveau est plut�t fatigu�.
Mais...
je ne sais plus o� j'en suis.
Mais je me souviens de certaines choses. Je suis n� � White Plains.
Et je me souviens du Vietnam et de l'ann�e 65.
Ma compagnie, je m'en souviens.
Je me souviens de la lune.
- L�, c'est net. - Alors...
Moi, j'ai toujours voulu �tre restaura...
- Quoi ? - Astronaute.
C'est �a que j'ai dit ?
- Je suis fou. - C'est �a que vous vous dites !
Peut-�tre.
Mais vous seriez fou de ne pas l'�tre.
O� �tiez-vous pass�s ?
On est all�s faire des courses et on a achet� des armes.
On s'est sauv�s du supermarch�.
Un probl�me ?
Oui, avec... Nick s'en est occup�.
Et y a plus de probl�me,
ou les flics seraient ici.
Faites voir ce que vous avez.
Vous rigolez ?
Vous voulez vous battre contre des extraterrestres avec �a ?
On a l'arme de Walker et mon pistolet paralysant.
Qui est ce monsieur ?
C'est Phillips.
William Phillips, Commandant.
- Et vous, vous �tes ? - D�sol�, Commandant.
Spencer. Et mes amis Oliver et Nicola�.
�coutez, je suis vraiment d�sol�, mais ces...
couteaux de cuisine sont faits pour se battre avec du jambon.
Oui, je sais.
Vous devez me trouver plut�t f�l�, mais j'ai encore de la lucidit�.
Vous �tes loin d'imaginer la menace...
que sont ces cr�atures.
Mais attendez.
Si ces choses sont comme les insectes ici sur Terre,
il faut tuer la Reine.
Qu'est-ce que �a donnera ?
Les subordonn�s deviendront vuln�rables.
Quand ils n'ont pas d'ordre, ils ne font rien.
Ils perdent leur conscience collective.
Et c'est vrai, �a ?
Je n'en sais rien. Je ne suis qu'astronaute.
Les voil�.
Donne-m'en un.
Il faut sortir ! Vite !
Rattrapez-les ! Vite !
D�p�chez-vous ! Allez ! On se d�p�che !
Descendez de ce fourgon !
D�p�chez-vous !
J'allais trop vite, m'sieur l'agent ?
C'est pas lui. Ils sont pas l�, on les a perdus.
Vous croyez qu'il va s'en tirer ?
Il en vu d'autres, vous en faites pas.
Alors, on va o�, fier chevalier ?
Je propose qu'on aille d'abord au bout de cette ligne.
Puis on essaiera de sortir de la ville.
Et on ira ailleurs attendre tranquillement la fin du monde ?
Quel autre choix avons-nous ? On pourra peut-�tre parler aux gens.
- C'est dingue, �a... - Vous �tes cingl�s.
On n'est pas cingl�s.
Seulement, on est au courant de ce qui se passe.
Bien parl� ! On a du bol, on sait ce qui se passe.
Vous auriez mieux fait de passer
du temps avec les militaires.
Amanda m'a toujours dit avoir aim� le soldat en moi,
avant l'homme lui-m�me.
Quand �a commence � chauffer, le soldat ressort.
C'est votre femme, Amanda ?
Vendredi, �a a fait deux ans qu'elle est morte.
Et j'avoue que j'arrive toujours pas � lui dire au revoir.
J'arrivais plus � vivre dans notre maison.
Elle �tait trop pr�sente.
Alors j'ai tout ferm� et accept� le boulot au foyer.
Je me suis dit que �a allait m'aider, et j'avais raison.
Tous ces gens m'aident autant que je les aide.
J'aurais jamais trouv� l'amour
si je m'�tais pas engag�. R�fl�chissez-y.
Et vous, Walker, vous vous �tes engag� ?
Moi ? C'est pas mon genre. J'aime trop la solitude.
Votre petite amie doit �tre contente.
J'en ai pas, et j'en veux pas.
J'ai pas le temps.
Vous voil� servi, Monsieur Solitude. Vous �tes dans un bus
avec des nouveaux copains, assis � c�t� d'une fille.
Vous dites que je vous ai dragu�e ?
Oui, vous m'avez amen�e dans un palace.
Eh, excusez-moi !
Pourquoi vous tournez l� ?
C'est pas la bonne direction.
Logiquement, ce bus doit aller ailleurs.
Eh vous !
Eh vous !
Eh ! O� allez-vous ?
O� allez-vous ?
Walker !
Derri�re vous !
Bravo Walker !
Il faut s'en aller !
D�marrez ! Allez !
- Fermez la porte ! - Mais oui, j'essaye !
Fermez la porte !
Oh mon Dieu ! Velimir...
C'est toi.
Tu es vivant.
Nick ! Bella !
J'arrive !
Non !
Non ! Oh non !
Grouillez-vous !
Je croyais pas que j'arriverais � l'avoir, celui-l�.
Vous �tes tr�s fort, Commandant.
Toutes ces analyses, ces exp�riences...
Pourquoi ils m'ont pas tu� ?
Vous les int�ressiez peut-�tre comme vaccin.
Ils n'auront pas Nick.
Pas comme ils ont r�ussi � avoir Velimir.
Ils ne l'auront pas.
Et si on veut r�ussir, on doit aller dans la galerie
et d�truire les couv�es.
Aller l�-dessous, c'est du suicide.
Je suis d�sol�.
Vous avez peut-�tre raison.
�coutez...
Je suis un vendeur, moi.
Je suis juste un vendeur, je suis pas un soldat.
Et ce soir, j'ai prouv� que je suis loin d'�tre un h�ros.
Je suis pas un h�ros. Alors...
Si vous avez d�cid� de finir comme Nick...
comptez pas sur moi.
Je suis d�sol�.
L�, il a marqu� un point.
Si quelqu'un d'autre veut le suivre, pas de probl�me.
Il n'y a aucune honte � avoir.
Moi, je serais bien parti avec lui.
Moi aussi...
Et vous, la grande courageuse ?
Je suis pas une grande courageuse. Je suis plut�t une t�te de mule.
Si je l'�tais un peu moins, j'aurais sauv� ma peau.
Alors, vous �tes t�te de mule et courageuse.
Est-ce que je peux descendre du bus, maintenant ?
Oui... Oui, bien s�r.
Venez, Madame.
S'il vous pla�t, essayez d'oublier tout ce que vous avez vu.
Bonsoir.
- Que voyez-vous l� ? - La nouvelle g�n�ration.
Erreur.
C'est notre seule et unique chance de survie.
Nous manquons de d�pouilles humaines.
- Il en faut d'autres. - C'est tr�s difficile.
Le nombre croissant de personnes disparues inqui�te la population.
Et en plus de cela,
tous les endroits o� nous nous approvisionnons,
comme les magasins, les administrations, sont ferm�s le week-end.
C'est vous qui avez fait voter ce syst�me imb�cile des cong�s.
Je veux que ces endroits soient ouverts aujourd'hui.
Et comment ferons-nous venir les gens ?
Dites que le stationnement est gratuit pour toute la ville.
Je vais y r�fl�chir.
On a re�u un rapport : Walker et ses amis sont dans un bus.
Ont-ils �t� tu�s ?
�a n'est pas ce qu'on m'a dit.
Et que vous a-t-on dit ?
Ils se sont enfuis.
Nous esp�rons les rattraper d'ici quelques minutes.
Vous esp�rez ? �a ne me donne pas beaucoup d'espoir.
En fait, �a ne m'en donne pas du tout.
Et vous, Korshaft ? Hein ?
Est-ce que cela vous donne de l'espoir ?
Je ne vois pas de quoi vous parlez.
Bien s�r que non. Et c'est bien l� le probl�me.
Vous semblez si peu inquiet pour l'avenir de notre esp�ce.
Dalton...
votre premier travail en tant que nouveau Commissaire
sera d'instaurer la gratuit� du stationnement.
Tr�s bonne id�e.
+Tous les morts �taient des n�tres, except� un.
C'est incroyable, mais Walker commence vraiment � me surprendre.
Je l'ai trouv� dans une ruelle, � deux p�t�s de maison.
Faites-le asseoir ici.
Vous avez peur ?
Hein ?
Oui. Oui...
Je suis s�re que Walker vous a racont�
de dr�les d'histoires sur moi.
Non.
Bien s�r que si.
Allez, dites-moi, Spencer.
Je veux savoir ce qu'il a dit.
Alors ?
Il a dit... que vous avez...
tu� quelqu'un.
Vraiment ?
Il vous a dit de quelle fa�on ?
- Vous pouvez me raconter ? - Oui.
Dites-moi.
Avec vos pinces...
dans la poitrine.
Regardez-moi.
Allez, regardez-moi !
�a vous para�t cr�dible, tout �a ?
Non.
Non ?
Pourquoi est-il all� inventer une histoire pareille ?
Hein ?
Vous croyez vraiment que cette petite main,
fine et d�licate, pourrait... percer
la poitrine d'un homme, comme �a ?
Hein ?
- Hein ? - Non.
C'est impossible.
Mais...
vous avez tort.
Et la seule chose...
qui m'emp�che...
de percer votre poitrine et de vous arracher le c�ur,
vous allez me dire
o� se trouve Walker !
- J'ai �t� claire ? - Piti�...
Piti�, ne me tuez pas ! Je veux pas mourir !
Je vous en prie... Je veux retourner � ma petite vie.
Je veux pas mourir.
Mais je ne veux pas vous tuer.
Je veux juste que vous me disiez ce que je veux savoir.
Ils sont all�s...
Ils sont all�s dans la galerie.
Ils veulent vous tuer.
Voil�.
Vous avez fait ce qu'il fallait.
Prenez bien soin de lui. Merci de votre coop�ration.
Je vous remercie, je vous remercie.
On y est.
Voici l'entr�e, Conner Creek.
�a n'est pas normal.
Cette entr�e devrait �tre ferm�e. Ces insectes sont impr�visibles.
Vous voyez ce que je veux dire ?
Peut-�tre que nous ne les inqui�tons pas.
Si vous voulez faire comme Spencer, c'est maintenant ou jamais.
Pas question que je m'en aille.
On doit rester ensemble.
Apr�s tout �a, j'irai jusqu'en enfer avec vous !
On y est d�j�.
Tr�s bien, cette fois, c'est d�cid�.
D'abord on tue la Reine, puis on d�truit le nid, c'est �a ?
On n'a pas d'autre solution.
Vous �tes pr�t � tuer la Reine ?
Je suis pr�t.
On a votre pistolet paralyseur,
et on a une machette.
Pas terrible comme arsenal.
Et on a �a, aussi.
- Il est pas charg�. - C'est ce que vous pensez.
Il reste trois balles.
Et j'ai aussi cette petite merveille.
D'accord ? Laissez-moi vous d�fendre.
Je crois pouvoir dire que c'est moi qui ai le plus d'exp�rience.
J'ai �t� tortur� par des extraterrestres
mais �a m'a pas trop amoch�.
Alors il n'y a plus rien � ajouter.
Et on a un plan, enfin, si on veut.
- Si quelqu'un a une meilleure id�e... - Non, allez. On y va.
Venez !
C'est que des bestioles qui s'habillent avec des corps humains.
En route.
Oh mon Dieu, je supporte pas cette odeur.
Surtout maintenant que je sais d'o� �a vient.
�a vient de quoi ?
Des d�bris de corps humains en d�composition pour nourrir
ces esp�ces de choses.
Quelles choses ?
Des genres de moisissures.
Ils en parlaient tout le temps. C'est la base de leur nourriture.
Sympa, comme cuisine.
Ils ont essay� de m'en faire manger, j'ai pas pu en avaler.
Tant mieux, �a peut s'enflammer.
Vous auriez d� avaler de la neige carbonique.
Vous �tes s�r que les nids sont de ce c�t� ?
Non, mais c'est le seul endroit o� je ne suis pas encore all�.
- Attendez ! - Quoi ?
Vous entendez �a ?
C'est le m�me bruit que dans le bois.
C'est ce bruit qui a fait fuir les petits oiseaux.
Je suis plus le seul � l'avoir entendu.
Allons-y.
Je sens qu'on va avoir une surprise.
Et voil� nos petits insectes.
Sans leurs v�tements.
Grands et bien motiv�s.
C'est la saison des naissances chez les extraterrestres.
Il doit y en avoir un paquet.
Ce sont des mantis g�antes.
Des quoi ?
Des mantes religieuses. Imaginez si elles gouvernaient le monde.
Je pr�f�re pas.
Il n'y a pas un gramme d'humanit� dans ces corps.
Elles n'ont pas �t� cr��es pour �a.
Voil� ce qui pousse � l'int�rieur des personnes disparues.
Et de tout le monde, si on ne les arr�te pas.
Regardez, regardez.
Ces rails doivent mener quelque part, non ?
Walker !
Si vous faites �a, les autres vont rappliquer ici.
Vous y �tes ?
Bien...
�a nous assure la place d'honneur au banquet des exterminateurs.
Venez, on continue.
Qu'est-ce que c'est ?
�a appartenait � une vieille connaissance.
Qu'est-ce que vous voyez ?
Rien du tout.
Vous n'avez pas besoin de voir �a.
Tout ce que je peux vous dire, c'est que les larves sont pr�tes.
Vous n'oublierez jamais �a, hein ?
Qu'est-ce qu'on fait ?
J'en sais rien.
On va se s�parer.
Retour dans cinq minutes.
D'accord.
Merci.
Walker, si jamais �a tourne mal,
je veux vous dire que vous �tes un �tre insupportable.
Et fier de l'�tre !
Oui, enfin c'�tait pas un compliment.
Ah, merci de pr�ciser.
Mais vous savez que je n'aime pas beaucoup les gens.
Vous avez toujours �t� comme �a ?
Non, mais quand vous �tudiez les civilisations comme moi,
vous concluez vite que les �tres humains n'ont rien compris.
On se bat sans cesse � cause de la peur, de la col�re, et...
des religions.
R�sultat des courses, je n'aime pas les �tres humains.
Nous aussi, vous nous d�testez ?
Eh bien Oliver, Bella, Phillips, �a peut aller.
Vous...
j'ai pas encore d�cid�.
Attention !
On continue.
C'est quoi cet endroit ?
Un ancien tunnel de m�tro construit vers 1920.
�a n'a jamais �t� mis en service.
Ben oui, �a m'arrive de regarder les vieilles cartes.
Je savais que vous viendriez voir mes b�b�s.
Qu'est-ce que vous en dites ?
Il para�t qu'ils me ressemblent.
Enfin...
si je redeviens r�elle.
Regardez ces nids.
Ils d�tiennent les cl�s de deux futurs.
Celui de votre esp�ce et celui de la mienne
qui sont inexorablement li�s.
L'un de ces deux futurs est, disons, en bonne sant�.
L'autre, malheureusement le v�tre, est en mauvais �tat.
Mais c'est une question de survie. Ni plus ni moins.
L'apog�e et le d�clin.
- La loi de notre univers. - Que vous contr�lez bien s�r ?
C'est notre tour.
Pendant toutes ces derni�res ann�es, le manque de nourriture a ralenti
consid�rablement notre reproduction.
Mais malgr� �a...
nous �tions encore trop nombreux. Nous avions �puis� nos ressources
comme vous le faites. Maintenant que les choses ont chang�,
nous ne ferons plus jamais les m�mes erreurs.
Nous assurerons votre survie.
Nous avons besoin de vous.
On a de la chance de vous avoir, vous �tes un excellent b�tail,
une source intarissable.
Sauf si nous ne sommes pas d'accord.
Je suis d��ue, Walker. Je croyais que vous vous int�ressiez � moi.
Faites attention, son c�ur est volage.
- Ne vous surestimez pas. - Pourquoi �a ?
Je suis la Reine et vous, vous n'�tes rien.
Bella...
est-ce que vous avez peur ?
J'ai jamais eu aussi peur de toute ma vie.
Moi aussi.
Cela dit je me sens tout de m�me nettement mieux qu'hier.
Enfin, je crois.
D�s que vous �tes arriv�s ici,
j'ai fait parvenir un message � mes soldats.
Nous sommes comme une sorte de r�seau Internet
reli� � un ordinateur, moi.
Et le message que j'ai envoy� �tait :
"Prot�gez la nurserie et tuez les intrus."
En v�rit�, je n'ai pas besoin d'eux.
J'aurais pu vous tuer quand vous �tes venu chez moi.
Mais vous me fascinez vraiment.
Et de plus, vous feriez un excellent meneur.
C'est quoi �a ?
Pas croyable...
Je suis d�sol�e,
il est hors de question que votre amie et vous
mettiez tout ceci en p�ril.
Dites-moi, vous croyiez vraiment que vos amis et vous aviez une chance d'en sortir ?
J'esp�rais.
Dommage.
Cette chose suit un processus que je ne pourrais arr�ter
m�me si je le voulais.
Mais ce qui est dr�le dans toute cette histoire,
vous aimerez puisque vous �tes un scientifique, si on veut.
C'est dr�le, car cette forme de vie �volu�e,
c'est-�-dire la v�tre,
est finalement arriv�e � une forme de contre-�volution.
D'accord. Et les mantes sont l'esp�ce ma�tresse.
Il est un fait universellement connu que sur la route de l'�volution,
la Terre a pris un mauvais virage.
Pour nous, les humains ne sont qu'une source de k�ratine.
Un excellent composant de notre nourriture.
Notre carapace devient tr�s solide.
Je vous en supplie,
au nom de ce que vous avez de plus sacr�,
et vous pouvez le faire,
annulez votre ordre.
La seule chose qui soit sacr�e, c'est l'avenir de notre esp�ce.
Vous regrettez d'�tre venus jusqu'ici ?
Il fallait que quelqu'un veille sur vous.
�a fait trop longtemps que je garde ce petit jouet.
Faites-moi voir �a.
C'est un ancien mod�le.
Que faites-vous ? O� allez-vous ?
Je suis d�sol�e d'avoir � vous tuer.
Je dois m'occuper de mes b�b�s.
Salut, Liz.
Attention.
Attention, cet engin peut exploser.
C'est tr�s efficace.
Je vois que vous connaissez.
Je pense qu'on va gagner.
Vous n'avez pas � faire �a.
Laissez-moi jouer une minute.
Je suis une arme, nous le savons, elle le sait.
Si elle pensait que je n'�tais pas dangereux, elle avait tort.
Regardez-la.
Elle se demande comment elle pourrait me tuer,
sans faire couler une goutte de sang.
C'est quoi ce truc-l� ?
Un Mexicain tr�s �nerv� ?
Une mante religieuse ?
Une mante religieuse tr�s �nerv�e.
69, au Vi�t-Nam.
1969, c'est bien �a.
Heureux d'avoir combattu avec vous. Partez.
Commandant, trop de personnes sont mortes.
C'est vrai. On peut s'en tirer.
Walker !
- Courez sans vous retournez. - Nous devons l'�couter.
Courez sans vous retourner !
C'est pas la bonne id�e.
Liz, si vous �tes encore...
quelque part dans cet insecte, je vous aimais.
Vous savez, je n'ai pas envie de tuer qui que ce soit,
m�me pas vous.
Mais il n'est pas question qu'on soit...
transform�s en nourriture riche en k�ratine...
pour vos ch�rubins.
J'esp�re que le message sera re�u sur votre plan�te.
Gusman, Sliver...
Codeman, Hadji,Stamski, Rody.
C'est quoi cette antiquit� ?
Vite !
Vite, vite !
D�p�chez-vous, Oliver !
Voil�.
Il faudra renouveler la police et le personnel de la mairie.
Le Commandant Phillips �tait un vrai h�ros.
M�daille d'honneur, y a pas � discuter.
- Ils vont lui donner ? - �a m'�tonnerait.
Vous vous souvenez de Roswell au Nouveau Mexique ?
Vous croyez qu'ils sont tous morts ? Avec la Reine ?
Je crois qu'il y aura encore quelques mouvements,
il reste s�rement quelques subordonn�s ici et l�.
Il se pourrait que leur gouvernement lance un contrat contre vous.
Je crois que je vais arr�ter les exterminations.
Je vais me consacrer � mes �tudes.
�coutez, �a a vraiment �t� un grand honneur,
mais il faut que je retourne au foyer.
- Ils ont besoin de moi. - Moi aussi, j'y vais.
- Je vous raccompagne alors. - C'est vraiment gentil.
- N'h�sitez pas � m'appeler. - Merci.
Merci.
Je peux aider pour votre int�gration, je connais quelqu'un.
C'est gentil.
Je crois que �a va pas �tre simple.
D�barrasser la ville de ces bestioles ?
Non, cacher cette histoire.
Cela dit notre gouvernement est habitu�.
Oui, ils savent le faire.
Vous n'avez pas faim ?
Pourquoi ne pas venir chez moi,
je peux vous pr�parer un repas serbe
et vous allez adorer.
�a me va, merci.
Allons-y. Excellente id�e.
Et si ce d�ner �tait un premier rendez-vous ?
On verra bien...
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