All language subtitles for hangover_square_1945.Eng-ro

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (SoranĂź)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Ceci est l'histoire de George Harvey Bone,

qui habitait au 12, place Hangover, Londres, S.O.,

au début du XXe siÚcle.

Le Catalogue britannique de la musique le cite comme un compositeur éminent.

Regardez !

C'est la maison du vieil Ogilby.

Appelez les pompiers !

Regardez oĂč vous allez !

Hé ! Qu'est-ce qui vous prend de me rentrer dedans comme ça ?

- Il y a un problÚme, Monsieur ? - Il est soûl ?

Vous vous sentez mal, Monsieur ?

Non, tout va bien, maintenant. Merci.

RUE DE FULHAM

C'est du sang !

Regardez ! On peut voir le feu d'ici.

QUARTIER DE CHELSEA PLACE HANGOVER

Vous voilĂ , George.

On commençait à se demander ce qui vous était arrivé.

Vous n'ĂȘtes pas rentrĂ©, hier soir, n'est-ce pas ?

Oh, non. J'ai dormi chez des amis.

La porte était ouverte, alors, on est entrés.

Comment vous ĂȘtes-vous fait cette coupure ?

J'ai heurté un homme qui portait des paniers.

- Je vais la nettoyer. - Vous ĂȘtes sĂ»r que ça va ?

Oui, bien sûr.

Barbara m'a joué l'ouverture de votre nouveau concerto.

La meilleure de vos Ɠuvres.

J'ai toujours senti que vous étiez trÚs doué.

J'attendais que vous composiez quelque chose comme cela.

Comme vous le savez, en décembre, j'aurai des soirées musicales chez moi.

J'aimerais y inclure une Ɠuvre nouvelle et moderne.

Pourrez-vous finir cela à temps ? Bien sûr, vous serez au piano.

Eh bien ?

- Vous dirigerez l'orchestre, Sir Henry ? - Oui.

Je suis extrĂȘmement flattĂ©.

Bien sûr, tout dépendra de la maniÚre dont vous l'achÚverez.

Vous ĂȘtes dĂ©jĂ  un musicien reconnu.

Si ce concerto a du succĂšs,

ce sera peut-ĂȘtre la reconnaissance internationale de votre Ɠuvre.

- J'aimerais y contribuer. - Merci, Monsieur.

C'est tout ce que j'ai à dire. Mettez le reste de cÎté, trÚs cher.

- Finissez-le. - Je suis trĂšs heureuse !

Moi aussi. Dieu du ciel ! Je vais ĂȘtre en retard pour le philharmonique.

J'ai juste le temps de vous ramener.

- George le fera si vous ĂȘtes en retard. - Bien sĂ»r.

- Merci. - Au revoir, pĂšre.

Au revoir, Monsieur, et merci. Vous avez été trÚs bon.

Ce n'est rien.

Je ne sais pas comment vous remercier.

C'est inutile.

Barbara...

je n'ai pas dormi chez des amis, la nuit derniĂšre.

Vous voulez dire que ça a recommencé ?

Je ne sais pas oĂč je suis allĂ© ni ce que j'ai fait.

Je me souviens d'ĂȘtre sorti hier soir...

puis, plus rien jusqu'Ă  ce que je me retrouve sur la rue de Fulham.

C'est toute une journée sans souvenirs.

Avez-vous... fait quelque chose, cette fois-ci ?

Je ne m'en souviens pas.

- OĂč ai-je pu trouver ça ? - Je vais le jeter.

Je vais le garder.

Le meurtre de Fulham ! Un homme poignardé, une maison en feu !

Il crie quelque chose sur Fulham ?

- S'il vous plaĂźt ! - Oui, Monsieur ?

VoilĂ , Monsieur. Merci.

Le meurtre de Fulham ! Un homme poignardé à Fulham !

Lisez tout sur le meurtre de Fulham !

MEURTRE DANS FULHAM Un antiquaire poignardé

Une maison incendiée. L'agresseur mystérieux prend la fuite

Fulham.

N'est-ce pas oĂč vous Ă©tiez ?

- Aurais-je pu faire une telle chose ? - Oh, non.

Il s'est passé quelque chose, derniÚrement.

Ces états sont de plus en plus longs et profonds.

Bon sang, 24 heures...

Barbara, je vais aller Ă  Scotland Yard.

- À la police ? - Non.

Je connais quelqu'un lĂ -bas, un Dr Middleton.

Mon docteur m'a suggéré d'aller le voir.

Il est trÚs brillant et a de nouvelles idées sur l'esprit.

Je crois qu'il pourrait m'aider.

Je dois aller le voir maintenant.

Si vous y allez, je viens avec vous. Je vous en prie, George.

Je veux venir.

Toute ma vie j'ai eu de brefs trous noirs

mais juste pendant un moment ou deux.

Je n'ai jamais rien vécu de semblable à cette derniÚre fois

et certainement rien qui ait duré toute une journée.

- Vous travaillez dur ? - Il travaille jour et nuit.

Il écrit un concerto, et je suis sûre qu'il ne mangerait pas parfois

si notre bonne ne lui envoyait pas des repas.

Ce que j'aimerais savoir, c'est...

pourrais-je commettre un acte criminel durant l'un de ces états ?

Pourquoi me demandez-vous ça ?

Cet homme a été poignardé.

Et quand je suis revenu à moi, j'ai trouvé ça dans ma poche.

Et il y avait du sang sur mon manteau.

Le sang venait de la blessure Ă  sa tĂȘte, bien sĂ»r.

Qu'est-ce qui vous plonge dans ces états-là ?

Quand je suis tendu ou irrité,

tous les sons discordants semblent les provoquer.

Je ne me rappelle plus de rien par la suite,

sauf d'une sensation étrange,

comme le souvenir d'une douleur... ici.

Il n'aurait rien pu faire de criminel, n'est-ce pas ?

On le déterminera trÚs vite. Je veux un échantillon de votre sang.

Je ferai quelques tests préliminaires ici

et j'irai chez l'antiquaire faire un examen plus poussé.

- Je vous attends ici ? - Vous pouvez rentrer, M. Bone.

J'habite prĂšs de chez vous, et si tout va bien,

je vous appellerai plus tard pour vous rassurer.

- Ce serait trĂšs aimable Ă  vous. - On le saura dans 2 heures.

- Au revoir. - Au revoir.

- Au revoir, Dr Middleton. - Au revoir.

Monsieur le commissaire, vous auriez un moment ?

Si vous aviez deux hommes en civil disponibles,

j'ai vu quelqu'un qui doit ĂȘtre suivi pour l'affaire Fulham.

Je ne peux pas attendre plus longtemps.

Je vais vous raccompagner.

Dr Middleton viendra peut-ĂȘtre demain matin.

Je me demande ce qui l'a retardé.

Parfois, ces choses prennent plus longtemps qu'on croit.

Je suis sûre qu'il n'y a aucun problÚme.

Entrez, docteur.

VoilĂ  votre manteau.

Vous pouvez nettoyer le sang, car c'est uniquement le vĂŽtre.

Et voilĂ  votre poignard.

Je lui ai fait subir tous les tests possibles Ă  Scotland Yard.

Tests chimiques pour les taches de sang, microscopiques pour les fibres.

Qu'avez-vous trouvé ?

Aucune fibre ne correspondant aux vĂȘtements du mort

et aucune trace de son sang ou du sang d'un autre.

Alors, George n'a absolument rien Ă  voir avec le meurtre.

Je n'ai pas dit ça, mais je peux vous dire ceci :

si M. Bone est le coupable, on ne pourrait pas le prouver.

En fait, l'antiquaire était...

un escroc bien connu qui trafiquait des objets volés.

L'opinion officielle de Scotland Yard est

qu'un complice l'a tué et a mis le feu pour cacher son crime.

J'avais peur de l'avoir fait.

Je vous ai fait suivre par deux hommes en civil, au cas oĂč.

Je les ai renvoyés à Scotland Yard.

J'ai réfléchi à ces états qui vous affligent, M. Bone.

L'esprit est un mécanisme fragile.

Si un homme a uniquement une vie intérieure,

s'il bouleverse l'équilibre normal entre le jeu et le divertissement,

l'esprit risque de se rebeller.

Sans connaissance ou volonté consciente,

il peut lui faire faire des choses étranges et dangereuses.

C'est ce qui semble vous arriver.

Il doit y avoir quelque chose Ă  faire.

Oui, certainement.

Je vous suggÚre de vous évader de votre musique

aussi souvent que possible.

Trouvez un nouvel exutoire émotionnel.

MĂȘlez-vous aux gens de tous les jours.

Observez comment ils vivent, et surtout comment ils se divertissent.

Mais Dr Middleton...

la musique est la chose la plus importante au monde, pour moi.

Non, M. Bone. La chose la plus importante, c'est votre vie.

Suivez mon conseil.

- Je veillerai Ă  ce qu'il le fasse. - Et elle le fera.

- Bonsoir, M. Bone. - Bonsoir, et merci beaucoup.

- George, je devrais y aller. - Je devrais vous raccompagner.

Merci, mais je vis juste de l'autre cÎté de la place, à quelques pas.

Je peux faire de ces quelques pas une bonne promenade.

C'est terrible, ce qui arrive Ă  George.

C'est un ĂȘtre si merveilleux.

Mais il est sans défense.

Il a vraiment beaucoup de talent.

Il m'a aidée à améliorer ma technique pianistique.

Vraiment ?

George est trÚs déprimé à cause de ses... trous de mémoire.

- Sont-ils rĂ©ellement dangereux ? - Ils pourraient l'ĂȘtre.

Quand il plonge dans cet état, son inconscient prend le contrÎle.

Il n'y a rien de spécialement dangereux là-dedans.

Mais si sa condition est aggravée par une concentration excessive.

Il aura la forte envie de détruire tout ce qui sera sur sa route.

Vous voyez comme il est important qu'il suive mon conseil.

Oui. Vous avez beaucoup fait pour lui.

BRASSERIE DE BAILEY CONCERT POUR FUMEURS

SAMEDI SOIR, 29 AOÛT 1903 ENTRÉE - UN SHILLING

Elle est aguichante, pas vrai ?

- Ils veulent une autre chanson. - Je n'en ai pas d'autre.

- Chante n'importe quoi. - J'en ai chanté 2. C'est une guinée.

D'accord, je te paierai dans une minute.

- Bonsoir, George. - Bonsoir, Micky.

Eddie Bates !

Tiens. Bonsoir.

- Tu as trÚs bien chanté. - Devant ce public ?

- Allons, allons. - "Avez-vous vu Joe ?"

J'irai loin avec ça, hein ?

C'est un public difficile. Tu les tenais dans le creux de ta main.

Ils savent ce qu'ils aiment. Et ils t'aiment.

- Moi, je ne les aime pas. - Mais tu étais excellente.

- Je vous ai trouvée merveilleuse. - Oh, c'est George Bone.

- Netta Longdon. - Comment allez-vous ?

Netta vient d'emménager sur la place. Il compose de la musique.

- Des chansons ? - J'ai bien peur que non.

Non, des symphonies. Des trucs classiques.

- Un autre verre, Micky ? - Absolument.

Quand je vous ai entendue chanter, ça m'a donné l'idée d'un air.

Je peux vous le jouer ?

Écoute. C'est bien.

- C'est un gars important ? - Un compositeur célÚbre.

Il est assez important.

Si vous aviez des paroles, vous pourriez le chanter.

J'ai des paroles qui iraient avec ça. Tu te souviens ?

- Quoi ? - "Tout Ă  toi."

Tout Ă  toi

J'ai changé ma vie

Ma façon d'aimer aussi

Advienne que pourra

Mon amour sera tout Ă  toi

Oh, c'est parfait ! Ça convient exactement à ma voix.

- Je t'ai apporté à boire. - Merci.

Vous ne pourriez pas en faire une chanson pour moi ?

Je pourrais essayer.

Je vous en serais trĂšs reconnaissante, M. Bone.

George ! Vous n'avez pas de mal ?

J'ai peur...

Peur d'ĂȘtre un peu Ă©mĂ©chĂ©.

Vous ĂȘtes un bon gars, mon vieux.

Vous avez écrit une trÚs bonne chanson.

Oh, Micky. Viens !

Eh bien, c'est ici que j'habite.

Oh, cette femme a encore jeté mon chat dehors.

Pauvre minou seul dans le froid.

La propriétaire ne me laisse pas le garder dedans. Que vais-je faire ?

- Donnez-le-moi. - Non, je vais m'en occuper.

Et vous pourrez venir le voir quand vous voudrez.

C'est vraiment gentil de votre part, George.

J'aurai toute une tĂȘte, demain.

Je vous appellerai le matin, on fera le tour de la place ensemble.

Vous ne connaissez pas ça, Netta. Vous ĂȘtes une nouvelle venue.

Trois fois le tour de la place et un verre au pub...

C'est la recette locale pour une gueule de bois.

- Bonne nuit, Netta. - Bonne nuit.

Bonne nuit mon vieux. Je suis si content de vous avoir rencontré.

Bonne nuit, Micky.

- Bonne nuit, George. - Bonne nuit, Netta.

Je l'ai vendue ! Netta, je l'ai vendue !

- Vendu quoi ? - La chanson que George a écrite.

- "Tout Ă  toi." - C'est merveilleux !

Meyer va la publier.

J'ai un chĂšque pour l'avance des droits d'auteurs. Ils en envoient un Ă  George.

- Mais j'ai encaissé le nÎtre. - Combien ?

Cinquante guinées ! La moitié pour toi, la moitié pour moi.

Cinquante guinées ! Eh bien !

Ça valait le coup de le flatter, non ?

Dieu merci, je n'aurai plus à faire ça.

- Que veux-tu dire ? - George m'ennuie Ă  mourir.

Ce n'est pas pour une seule chanson. On a une mine d'or, avec lui.

On peut lui extorquer d'autres chansons.

Je vois ce que tu veux dire.

Reste prĂšs de lui et de sa musique et tu arriveras Ă  quelque chose.

- Ce n'est que le début. - Tu as raison, Micky.

Absolument raison.

Viens. Allons fĂȘter ça.

Je veux te présenter un ami à moi, Eddie Carstairs.

Je suis désolée, je ne peux pas. George m'emmÚne chez Perrier.

- OĂč il t'a emmenĂ©e hier soir ? - Chez Romano.

Et chez Frascati la veille. Je ne vois pas de quoi tu te plains.

Il faut toujours que j'écoute une de ces horribles symphonies, aprÚs ça.

Ça vaut la peine. Romano, Frascati, et maintenant, Perrier.

Notre petite Netta fait son entrée dans le monde.

Notre petite Netta n'en est qu'à ses débuts.

Micky, viens m'agrafer, tu veux ?

Et aprÚs, chéri, tu ferais mieux de partir

parce qu'il viendra me chercher dĂšs qu'il sera prĂȘt.

Tu as faim ?

Entrez.

Voulez-vous venir avec nous au Philharmonique ?

Vous ĂȘtes tout habillĂ© ! PĂšre nous attend avec un fiacre.

Je suis désolé.

J'ai un autre engagement.

Je vois.

Eh bien, bonsoir.

Bonsoir.

- Vous ĂȘtes avec moi ou avec un autre ? - Quoi ?

Vous semblez chercher quelqu'un depuis le début de la soirée.

Oh, non. Je veux juste voir qui est lĂ .

- Un café, Monsieur ? - Oui, merci.

Prenons le café au bar-salon, voulez-vous ?

- Merci. - Une liqueur, Monsieur ?

- Une Bénédictine pour moi. - 2 Bénédictines, je vous prie.

Vous recommencez.

Netta, qui cherchez-vous ?

Personne, George. Je vous l'ai dit.

Alors, arrĂȘtez de regarder Ă  la ronde, concentrez-vous un peu sur moi.

Oh, George.

- Bonsoir, George. - Bonsoir, Micky.

Oh, bonsoir !

- Comment allez-vous ? - Vous connaissez Netta Longdon ?

- Bonsoir. - Vous prenez un verre avec nous ?

George, c'est M. Carstairs,

membre de Carstairs et Carstairs, célÚbres producteurs de théùtre.

- Comment allez-vous ? - Voici George Bone.

- Je vous en prie, asseyez-vous. - Merci.

George Harvey Bone, le compositeur.

Il a écrit cette chanson que je voulais vous chanter.

Oui, George Bone. J'ai entendu votre "Sonate du printemps."

TrĂšs beau morceau. Vous composez aussi de la musique populaire ?

J'ai mis des paroles de Micky en musique.

Oh, M. Carstairs...

j'aimerais que vous puissiez entendre des chansons de George.

- J'en serais ravi. - Il en a une nouvelle merveilleuse.

Laissez-moi vous la chanter ce soir.

Désolé, mais Micky et moi, on doit dßner et aller chez Ruffini.

Venez demain Ă  mon bureau. J'espĂšre que vous viendrez aussi.

- Merci. - Bonsoir, M. Bone.

- Par ici, M. Carstairs. - Bonsoir, Micky.

Bonsoir, Micky.

- Allons-y, voulez-vous ? - OĂč ça, Ă  un spectacle ?

C'est un peu tard pour ça. J'ai une idée.

Si vous veniez avec moi entendre une symphonie au Philharmonique ?

On y serait juste Ă  temps.

Si je téléphone au gérant, il nous réservera des places.

D'accord, George. Ce sera trĂšs plaisant. Allez-y.

Bien, je reviens tout de suite.

- Vous allez chez Ruffini ? - C'est exact.

Ils ont des chanteurs invités, n'est-ce pas ?

Je suis sûre qu'ils me laisseraient chanter si vous leur demandiez.

MĂȘme les chanteurs invitĂ©s rĂ©pĂštent d'abord avec l'orchestre.

Elle n'a besoin que d'un pianiste, et je peux jouer pour elle.

- C'est vrai, Micky. - Ça ne vous rendrait pas justice.

J'en prends le risque. Laissez-moi vous y retrouver, juste au cas oĂč.

Merci. Merci beaucoup.

Rentrez vous changer. Je vous verrai chez Ruffini Ă  minuit.

Je ne peux pas vous en empĂȘcher, bien sĂ»r.

- J'espĂšre ne pas ĂȘtre trop pĂ©nible. - Vous l'ĂȘtes.

Mais ça me plaßt assez.

Je vous retrouverai lĂ -bas.

Au revoir.

- Raccrochez, Monsieur. - Quoi ?

Tournez la manette comme ça.

Trois fois.

- C'est ça, raccrochez. - Merci beaucoup.

C'est bon. J'ai les billets.

Oh, George. J'ai un terrible mal de tĂȘte.

Vous ne voulez pas venir avec moi ?

Si, chéri, j'en ai terriblement envie, mais...

je suis trĂšs fatiguĂ©e et ma tĂȘte est...

Ça ne vous dĂ©rangerait pas de me ramener chez moi ?

- Bien sûr que non, Netta. - Merci, George.

- Un fiacre, Monsieur ? - Oui, merci.

- Tenez. - Merci, Monsieur.

Vous ĂȘtes fĂąchĂ© contre moi.

- Non, pas du tout. - Mais si !

Je l'entends au son de votre voix.

Ne soyez pas si lointain.

Si je vous ai contrarié, j'en suis désolée.

Ce n'est pas grave, Netta.

Mettez-moi Ă  l'aise.

Vous souvenez-vous des autres paroles de Micky ?

Celles sur lesquelles vous travaillez ?

"Si prĂšs du paradis" ?

Pourquoi ?

Oh, ça vient...

de m'y faire penser.

Si prĂšs du paradis

On peut tendre la main et cueillir une étoile

Si prĂšs

Oh, c'est ravissant, George.

C'est ravissant quand vous le chantez.

Quand le finirez-vous ?

BientĂŽt. Peut-ĂȘtre demain.

Pourriez-vous le finir ce soir, pendant que je me repose ?

Je suppose que oui.

Vous pourriez...

me l'amener chez moi ensuite.

Mais ce sera trĂšs tard, Netta.

N'importe quelle heure sera la bonne, George.

- Qui est-ce ? - C'est moi, George.

Je viens de la finir. Vous m'avez demandé de l'apporter.

Je peux entrer pour vous la jouer ?

Il est vraiment trĂšs tard, George.

Vous disiez que n'importe quelle heure serait la bonne.

Mais je dormais, chéri.

J'y jetterai un coup d'Ɠil.

Mais j'ai travaillé trÚs dur pour la terminer.

J'aimerais vraiment vous la jouer.

Je vous assure. J'ai trĂšs mal Ă  la tĂȘte.

Vous n'avez pas idée.

Je suis désolé. Je peux vous apporter quelque chose ?

Non, je veux juste me reposer.

Merci d'ĂȘtre venu.

Je vous verrai demain matin, chéri.

- Bonsoir. - Bonsoir, Netta.

Appelez un fiacre, voulez-vous ? Merci.

Bon sang, c'est chaud.

Je guette un chargement de conduite de gaz.

Ils l'ont livrée dans le mauvais trou.

Ils vont s'assurer qu'il y ait une conduite de gaz ici ce soir,

ou les hommes ne pourront pas travailler demain matin.

- Vous ĂȘtes souffrante. OĂč allez-vous ? - Chez Ruffini.

- Ils ont besoin d'une chanteuse. - Vous disiez avoir mal Ă  la tĂȘte.

Je ne peux rater cette chance. Carstairs m'a envoyé un message.

Vous n'avez pas pu vous habiller de la sorte aussi vite.

Vous deviez ĂȘtre dĂ©jĂ  prĂȘte quand je vous ai parlĂ©.

Parfois, vous ĂȘtes horriblement ennuyeux.

- Je viens avec vous. - Non.

George est lĂ .

Venez plus tard, quand vous serez de meilleure humeur, chéri.

Partez.

Ne vous laissez-vous pas un peu trop aller ?

Si c'est vrai, n'est-ce pas moi que ça regarde ?

Pas entiĂšrement.

Parce que vous me désertez également.

J'aimerais que vous cessiez de me harceler Ă  propos de ce concerto.

Et moi, j'aimerais que vous réalisiez ce qui vous arrive.

Et si je préfÚre faire ce que je fais ?

Gùcher votre talent auprÚs d'une personne sans don ni réputation ?

Vous tuerez votre inspiration, et on vous laissera sur le flanc,

exactement comme maintenant.

Bonsoir, George.

Il a cassé une roue.

Tout va bien, Monsieur ?

Fouillez la place !

Il y a quelque chose d'anormal chez Sir Henry.

Vous ne vous sentez pas bien, Monsieur ?

Vous vous ĂȘtes fait mal ?

Oh, non.

Tout a l'air de tomber dans votre fossé ce soir.

D'abord, ces conduites et maintenant, moi.

Je me demande ce qui s'est passé chez Sir Henry.

- Qu'est-ce que vous dites ? - La police vient d'arriver.

- La police ? - Il y en a tout un fourgon.

C'est curieux. Je ne les ai pas vus passer.

Je peux regarder ?

Non ! Ne faites pas ça, s'il vous plaßt.

Je suis désolé.

Il y a un méchant bleu sur sa gorge.

Elle dit qu'il a jeté quelque chose autour de son cou.

C'Ă©tait probablement une corde avec un nƓud.

C'est ce qui a causĂ© le bleu. C'Ă©tait un nƓud coulant.

Un nƓud coulant ?

Une méthode de meurtre silencieuse et rapide.

Mais qu'est-ce qui...

Les Indiens de l'Est l'utilisent. On a eu des cas de ce genre sur les quais.

L'un d'entre eux rĂŽdait peut-ĂȘtre par ici.

Oui, il volait peut-ĂȘtre

et il a essayé de faire taire la fille.

- Williams. - Oui, Monsieur.

- Quel est ce remue-ménage ? - C'est Mlle Barbara, Monsieur.

- Que s'est-il passé ? - Quelqu'un a essayé de l'étrangler !

On ferait mieux de signaler aux autres le genre d'homme qu'ils recherchent.

Je reviens dans un moment.

C'est horrible, Barbara.

Vous étiez ici toute seule ?

Je jouais...

car j'étais malheureuse de vous avoir parlé ainsi.

Je le méritais.

Je n'ai pas tenu parole Ă  propos du concerto.

J'en suis désolé.

Allez-vous tenir parole et le terminer ?

Oui, je vous le promets.

Merci. Je savais que vous le feriez.

Qu'est-ce que vous jouiez ?

Un extrait de mon concerto.

C'est pour ça que je ne vous ai pas vu, ces derniers jours ?

Précisément.

Au fait, chéri, ma chanson avance ?

- Non. - Vous n'avez pas travaillé dessus ?

Pas depuis des jours. Je n'y ai mĂȘme pas jetĂ© un coup d'Ɠil.

Je ne peux pas composer pour vous quand je suis censé...

C'est parce que je n'étais pas là pour vous aider.

Non. Parce que je veux terminer mon concerto.

Chéri, vous ne pouvez pas mettre ça de cÎté pour moi ?

Cela fait trop longtemps que je mets mon travail de cÎté pour vous.

- C'est juste une chanson de plus. - C'est toujours juste une de plus.

Vous vous en lassez si vite que je n'ai le temps pour rien d'autre. C'est non !

Mais il me la faut, trĂšs cher.

- Ma premiĂšre est dans 8 jours. - Demandez Ă  quelqu'un d'autre.

Je ne suis pas le seul compositeur Ă  Londres.

Mais, George, je ne veux pas qu'un autre la compose.

N'insistez pas, Netta.

Partez, laissez-moi tranquille.

Vous ne pouvez pas me laisser tomber maintenant.

Ces chansons ne représentent rien pour moi, qu'est-ce que j'y gagne ?

Vous pourriez me gagner, moi.

"Tout Ă  toi.

Je serais prĂȘt Ă  tout faire pour toi."

Vous avez composé ça pour moi, George.

Mais vous n'avez jamais essayé de savoir,

n'est-ce pas ?

N'est-ce pas ce que vous jouiez quand je suis arrivé ? Comme ça ?

Pas tout à fait. C'est comme ça.

C'est trĂšs joli, George. Mais si vous le jouiez ainsi ? Essayez.

Netta, ce n'est pas une valse. Ce n'est pas le bon tempo.

Chéri, ça le serait pour ma chanson !

Vous ne pouvez pas l'avoir. Ça appartient au concerto.

C'est une petite chose. Ça ne manquerait pas à votre concerto.

Vous deviez penser à moi quand vous l'avez composé.

- Non, pas du tout. - Il semblerait, parce que c'est moi !

Vous ne l'entendez pas ? C'est ma chanson !

Jouez-la au tempo d'une valse.

Allez. Jouez-la.

Quand des lĂšvres

Dans un souffle s'enflamment

C'est notre moment

Pour l'amour joyeux

Elle est Ă  moi.

N'est-ce pas ?

NETTA LONGDON DANS L'AMOUR JOYEUX

Souvenez-vous du cinq novembre.

Poudre Ă  canon, trahison, conspiration.

Je ne vois pas pourquoi on devrait oublier cette trahison.

- Des pennies pour le feu de Fawkes ! - De l'argent pour brûler un Guy !

Souvenez-vous du cinq novembre !

Poudre Ă  canon, trahison, conspiration. Je ne vois pas...

- Souvenez-vous de Guy, Monsieur. - Le 5 novembre.

- Souvenez-vous du 5. - J'avais oubliĂ© la fĂȘte de Fawkes.

C'est chaque année, Monsieur.

Qu'a fait Guy Fawkes ?

Il a essayé de faire sauter les Maisons du Parlement.

Chaque année, on brûle son mannequin.

Celle-ci va ĂȘtre dans le feu de joie de Cheyne Yard.

Tenez, les gars.

- Bon sang ! Un shilling ! - HĂ©, gouverneur. Vous ĂȘtes un prince !

- Un shilling ! - C'est vraiment un gars bien.

Dépensons-le avant la fin du feu d'artifice.

- Bonsoir, Yvette. - Monsieur Bone !

- Mlle Longdon est Ă  la maison ? - Oui.

Mademoiselle est Ă  la maison. Mais elle s'habille.

- Je vais lui dire que vous ĂȘtes lĂ . - Ne vous dĂ©rangez pas, Yvette.

Mademoiselle ! Monsieur Bone est lĂ  !

Oh, bonjour, George.

Vous voulez quelque chose ?

Je veux vous parler, Netta. C'est la troisiĂšme fois que je viens.

Vraiment ? Yvette ne me l'a pas dit.

Je me reposais.

Je sais que vous avez eu une semaine épuisante, Netta.

C'est pour ça que j'ai attendu jusqu'à maintenant.

Oh, non, pas maintenant, George. Il est si tard.

Je dois m'habiller pour le théùtre.

Je peux vous parler pendant que vous vous habillez.

Je peux encore vous écouter chanter.

"Tout Ă  toi.

Je serais prĂȘt Ă  tout faire pour toi."

Vous vous en souvenez ?

Oui, mais je ne peux pas vous parler de ça maintenant.

J'ai attendu si longtemps pour vous dire ça.

Épousez-moi, Netta.

Je travaillerai toute ma vie pour vous. Je serai prĂȘt Ă  tout.

J'oublierai tout le reste.

Vous arrivez trop tard, mon vieux.

Netta m'épouse la semaine prochaine.

Ce n'est pas vrai !

Ce n'est pas vrai, n'est-ce pas ?

- Pourquoi ne me l'avez-vous pas dit ? - J'ai essayé, George.

Cher ami, je ne vois pas en quoi ça vous concerne.

Et ça dure depuis le début, je suppose.

Écoutez, mon cher Bone, ça ira mieux dans un jour ou deux.

- Mais au piano, elle a dit... - Ne vous énervez pas, mon vieux.

Elle m'a embrassé ! M'a murmuré des douceurs. Fait des promesses !

"Vous pourriez me gagner", a-t-elle dit. Et vous étiez avec elle !

Profitant de moi ! Complotant derriĂšre mon dos !

George, arrĂȘtez !

Vous ĂȘtes fou ? George, laissez-le ! Vous allez le tuer !

ArrĂȘtez, George !

George, arrĂȘtez, vous ĂȘtes fou !

JE SUIS UNE MAUVAISE FIFILLE

Bonsoir. J'espĂšre que vous vous sentez bien, ce soir, Monsieur.

- Que s'est-il passé ? - Quelqu'un a tué un chat.

Guy, Guy ! Il faut qu'il dise aĂŻe !

Jetez-le sur le bûcher et laissez-le crever !

Guy, Guy, Guy ! il faut qu'il dise aĂŻe !

Jetez-le sur le bûcher et laissez-le crever !

Criez, les gars ! Qu'on entende vos voix !

Vite ! Vite ! Vite !

Mettez vos Guy sur le bûcher ! C'est le moment de l'allumer.

Faut se dĂ©pĂȘcher ! Mettez vos Guy sur le bĂ»cher !

Laisse-moi voir celui-lĂ , l'ami.

Il est splendide, pas vrai ? Mets-le au sommet.

Y a de la place au sommet, l'ami.

Redescends. Tu vas te faire brûler.

Redescends. Tu vas te faire brûler.

C'est parti !

On a failli te brûler aussi, l'ami.

Guy, Guy, Guy ! Il faut qu'il dise aĂŻe !

Jetez-le sur le bûcher et laissez-le crever !

M. Bone, j'ai peur d'avoir de mauvaises nouvelles.

Regardez. C'est votre chat, Monsieur.

Des gars l'ont apporté.

Voudriez-vous me donner une demi-couronne

pour que j'enterre le chat dans ce trou ?

Merci, Monsieur.

Bon sang, ils ont fait tout un bûcher à Cheyne Yard.

D'accord, minou. Tout va bien.

Viens, minou, minou.

Viens, minou !

OĂč es-tu, minou ? Viens, minou, minou...

CONCERTO DE GEORGE HARVEY BONE

Nouvelles du soir ! Gazette complĂšte !

SPECTACLE ANNULÉ Une actrice a disparu ! Pas de suspects !

Ils ne trouvent pas le corps !

La police est sur les dents, comme d'habitude !

- Vous venez avec nous ? - Non, je vais attendre ici.

Comme vous voudrez. Ça ne sera pas long.

On est revenus, Monsieur.

Je vais lire ça à cÎté.

- Il y a du nouveau ? - Rien du tout, Monsieur.

C'est le cas le plus consternant que j'ai examiné.

Ce genre de femme ne s'évanouit pas en laissant des riviÚres de diamants.

Elle a Ă©tĂ© assassinĂ©e. Ça ne fait aucun doute.

M. Carstairs nous a dit que vous vous étiez disputés.

Je vous ai dit ça moi-mĂȘme... il y a quelques jours.

Autre chose, M. Bone.

On nous a dit que vous ne saviez pas ce que vous faisiez

durant vos périodes d'oubli.

Est-il possible que vous en ayez eu une ce soir-lĂ  ?

- Eh bien, non. - Comment le savez-vous ?

Parce que je peux rendre compte de tout ce que j'ai fait.

AprÚs cette dispute, je suis rentré directement ici

et je sais exactement ce que j'ai fait.

J'ai essayé de travailler, mais au début, je ne pouvais pas.

J'ai déchiré des partitions de musique et les ai jetées dans le panier.

Ça a fait sursauter la chatte.

Elle a renversé quelques violons.

Je les ai ramassés et quand j'ai cherché la chatte, elle s'était enfuie.

Elle s'est fait écraser.

Vous avez donné de l'argent au veilleur de nuit pour l'enterrer.

- Alors, vous ĂȘtes sorti. - Il a dit que vous sembliez Ă©trange.

On s'est alors demandé si vous aviez pu oublier ce qui s'est passé.

La disparition de Netta Longdon ne semble pas vous avoir inquiété,

aprÚs lui avoir demandé de vous épouser.

AprÚs ce que j'ai découvert sur elle et Carstairs, j'ai essayé de l'oublier.

Si j'avais quelque chose à voir avec ce qui s'est passé, je l'admettrais.

J'ai répondu à vos questions.

Je ne me suis jamais opposé à ce que vous surgissiez ici comme maintenant.

Si vous voulez savoir quoi que ce soit d'autre, demandez-le-moi.

Ensuite, ayez la gentillesse de me laisser continuer mes activités.

Je suis désolé, Sir Henry.

- C'est magnifique, mon cher garçon. - Merci.

On y va, M. Bone.

On aura notre 1re répétition vendredi. 10 h, ça vous va ?

On semble qu'on se soit trompé de cible.

- On doit essayer un autre angle. - Ce qu'il dit vous a satisfait ?

On Ă©tait prĂȘts Ă  l'arrĂȘter, mais on n'avait pas de preuves contre lui.

Il ne se comporte pas comme un coupable.

Il s'est montré trÚs indigné contre nous, à la fin.

Carstairs a été le dernier à la voir vivante.

Je crois qu'on devrait lui rendre encore visite.

- Vous venez avec nous ? - Non, je vais inspecter les lieux.

Vous soupçonnez encore notre ami, ici, n'est-ce pas ?

Je veux essayer de découvrir ce qui est arrivé au corps.

JOUR DE FÊTE DE GUY FAWKES BÛCHER DE 12 MÈTRES DE HAUT

Sir Henry Chapman voudrait vous convier à entendre le 1er récital

du concerto pour Piano et Orchestre de George Harvey Bone.

Qu'est-ce que vous faites lĂ  ?

Je vous ai vu de la maison. Ne devriez-vous pas vous préparer ?

- J'étais sorti me promener. - Je croyais que vous vous reposiez.

Vous ĂȘtes inquiet Ă  cause du concert ?

Oh, non. Oh, bonsoir.

Je pensais Ă  Netta.

Je ne peux pas me la sortir de la tĂȘte.

J'ai des perceptions d'elle, mais elles sont déformées...

comme des souvenirs obscurcis.

C'est effrayant.

Ce n'est pas le moment de penser à tout ça.

Je ne pourrai pas en ĂȘtre sĂ»r avant de dĂ©couvrir ce qui s'est passĂ©.

Je me demande si j'ai quelque chose Ă  y voir.

Vous croyiez la mĂȘme chose Ă  propos de l'antiquaire de Fulham,

mais ce n'était pas le cas.

- Concentrez-vous sur le concerto. - D'accord.

Je vous ai pris ça pour que vous puissiez le porter ce soir.

- Des camélias ! - Ils sont beaux, n'est-ce pas ?

Je vous suis reconnaissant pour toute votre bonté.

Merci.

Et quand je jouerai ce soir...

je vous regarderai chaque fois que ce sera possible.

Et je vous sourirai.

À tout à l'heure.

Bonsoir.

J'espĂšre que cela ne vous gĂȘne pas que je sois venu vous attendre.

Pas du tout, sauf que je dois me changer.

Je ne vous dérangerai pas.

- Si vous voulez boire quelque chose... - Non, merci.

Vous croyez que j'ai tué Netta, n'est-ce pas ?

Je crois que c'est possible.

Vous aimeriez en avoir le cƓur net ?

Bien sûr.

En unissant nos efforts, on pourra découvrir ce qui s'est passé.

Je me suis permis de regarder autour de moi en attendant.

Vous avez trouvé un usage pour ceci.

Oh, oui.

J'ai toujours voulu un outil pour les trous sonores des violons.

Et cela semble parfait.

C'est pour ça que vous l'avez ramassé.

J'ai aussi trouvé cet article de journal.

"Méthodes de meurtres par le célÚbre analyste Allan Middleton."

Je me demande si vous avez gardé cela parce que je l'ai écrit

ou à cause de cette image d'une corde au nƓud coulant.

Je dĂ©cris oĂč les nƓuds sont faits et comment on les utilise.

Je me demande si vous avez assimilé ça.

Barbara a été attaquée avec une corde comme celle-là.

Vous avez dĂ©jĂ  fait un nƓud coulant ?

Oui ou non ?

Oui ou non ?

Il y a des plis lĂ -dessus,

faits par des nƓuds, ceux d'un nƓud coulant.

J'ai remarqué un pantalon dont l'étoffe était roussie.

Je ne sais pas comment ça s'est passé.

Est-il possible que ça se soit passé à Cheyne Yard,

oĂč ils ont fait le bĂ»cher la nuit oĂč Netta a disparu ?

Je n'y étais pas.

Mais j'y suis allé, et j'ai demandé quand ils ont allumé le bûcher.

C'Ă©tait au moment oĂč Micky a sonnĂ© Ă  la porte de Netta

et a découvert qu'elle avait disparu.

Le feu était flamboyant quand vous avez fait enterrer le chat.

Je ne me souviens de rien.

Dans le meurtre de Fulham, on a utilisé le feu pour cacher le crime.

Mais vous avez dit que j'étais innocenté pour cette affaire.

Je sais. Je faisais référence au feu.

J'ai pensĂ© que vous aviez peut-ĂȘtre aussi enfoui cela dans votre esprit.

À Cheyne Yard, ils se souviennent d'un homme sur une haute Ă©chelle.

Il a porté un Guy en haut du bûcher et s'est fait roussir en descendant.

C'était vous, et vous ne portiez pas un Guy.

C'était Netta, tuée avec ça durant l'une de vos pertes de conscience.

- C'est faux. - C'est vrai.

Vous avez de vagues souvenirs de tout cela, n'est-ce pas ?

Je suis désolé. Je dois finir de m'habiller.

- Vous feriez bien de me suivre. - Mais je ne peux pas.

- Je dois jouer mon concerto. - Pas maintenant.

Je dois jouer. Ils attendent.

Écoutez, mon vieux, vous avez un dĂ©sĂ©quilibre.

Je le réalise, mais je sais tout à fait ce que je fais.

Le choc de tout ceci et la tension du jeu seront trop pour vous.

Votre esprit pourrait lĂącher toute maĂźtrise et vous seriez incontrĂŽlable.

Vous ne pouvez ĂȘtre blĂąmĂ©, mais vous ĂȘtes dangereux. Venez avec moi.

- À Scotland Yard ? - Oui.

- Pour ĂȘtre enfermĂ© ? - Nous verrons.

Je vous répÚte qu'ils m'attendent. Je dois jouer.

Je ne peux pas vous laisser partir.

Mais j'ai travaillé toute ma vie pour cette soirée.

Je suis désolé, mais vous devez venir avec moi.

TrĂšs bien.

- George est trÚs en retard. - Le Dr Middleton n'est pas arrivé non plus.

Mesdames et Messieurs,

notre compositeur, George Harvey Bone.

Je suis contente que vous soyez lĂ , George.

On avait peur que vous soyez en retard.

- Pourquoi ce retard ? - Je suis désolé.

HĂ© ! Écoutez ça.

- HĂ© ! Qui est lĂ  ? - Laissez-moi sortir !

Merci.

Je ne peux pas continuer. Jouez pour moi, Barbara.

Ça m'est arrivĂ©, juste comme vous l'aviez dit.

Maintenant, je sais tout ce que j'ai fait.

Vous ne pouvez ĂȘtre blĂąmĂ©.

Je dois entendre la fin du concerto.

- Le voilĂ . - Venez, Monsieur.

Vous ne pouvez l'emmener maintenant. Il est malade.

Il est dangereux, et on va l'emmener.

Venez. On sait ce que vous avez fait, mais vous ne pouvez ĂȘtre blĂąmĂ©.

On ne vous pendra pas.

- On vous enfermera peut-ĂȘtre. - Allons, venez.

- Je ne serai ni enfermé, ni pendu. - Attention !

Attrapez-le !

Par lĂ -bas ! Barrez-lui la route ! Il s'enfuit !

Allez chercher de l'eau.

Retournez-y ! Vous devez écouter le concerto jusqu'à la fin !

- Vous ĂȘtes fou ? - Retournez-y !

OĂč est ma fille ?

- On doit sortir ! La maison brûle ! - Allez-vous-en.

OĂč est Barbara ?

Écoutez.

George ! Emmenez George !

Allez chercher George !

- PĂšre ! - Barbara.

Écoutez.

Pourquoi n'a-t-il pas voulu sortir ?

C'est mieux ainsi, Monsieur.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.