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Original subtitles

La chance a été le "oui" de votre mère à votre père.

Bonsoir, Monsieur Callahan.

Vous, vous êtes la chance de vos parents.

Et votre chance à vous est ici. Tentez-la.

Pas maintenant, Mei Ling. Peut-être demain.

Loterie ! Loterie !

Tous les numéros gagnent !

- Etes-vous Johnny Chan ? - Lui-même.

- Vous me cherchez ? - Que croyez-vous ?

Je voudrais vous parler... aimablement... si vous voulez.

Je vois que vous comprenez Monsieur Callahan.

Vous venez avec nous ?

Vous préférez la brutalité ?

Choisissez.

Où allons-nous ?

Dans un lieu tranquille.

Le transport est gratuit.

Pour un gangster, Chan, vous avez du doigté.

Aucun autre moyen de vous faire venir.

Peut-être ! Mais vous avez une drôle de compagnie !

Désolé ! Il doit rester.

Bien, que voulez-vous ?

Un renseignement. Et un bon.

Que faites-vous, vous et Julian March, avec un dénommé Guzik ?

Et vous, que faites-vous avec Guzik ?

- Je voudrais mieux le connaître. - Pas grâce à moi.

Callahan, je n'aurais rien de personnel contre vous

si vous ne vous occupiez pas de mes affaires.

Vous répondez ou nous ne serons plus amis.

Où avez-vous appris à parler ainsi ?

Maintenant, écoutez.

Je connais un village, dans la jungle.

L'ennemi y a tué tous les habitants mâles.

Les indigènes refusent d'y revenir.

Ils l'appellent le "Village de la mort".

Je me suis toujours intéressé à l'Histoire.

En quelque sorte, je suis dans le négoce du caoutchouc.

J'ai besoin d'un entrepôt secret et ce village est parfait pour cela.

Il y a une semaine, Guzik et Pederas l'ont attaqué.

Mes hommes ont eu la chance de pouvoir fuir.

Guzik et Pederas ?

Ici, personne ne les connait. Mais je pense que vous, oui.

Que savez-vous de leur opération ?

Que veulent-ils ? Pourquoi sont-ils dans mes pattes ?

Vous perdez votre temps avec moi.

J'ai beaucoup de temps.

Voyez Julian March. Il sait peut-être quelque chose.

Vous et March, aucune différence.

Vous avez travaillé ensemble. Vous étiez associés à Shanghai.

Jamais associés. Simplement amis à ... Shanghai.

Et maintenant ?

Il travaille pour son compte.

- Je vous ai vus ensemble. - Pas pour affaires.

Et jamais avec Pederas ou Guzik.

Vous êtes peut-être régulier.

La moitié de Singapour le pense.

Nous essaierons d'avoir nos informations au Golden Poppy.

La femme de March. Une certaine Frennessey.

Ne voyez pas cette fille, Chan.

- Comme ça ? - Oui, ne l'approchez pas.

Je crois que c'est clair.

Cette conversation est trop personnelle.

J'essaierai de vous apporter l'information demain.

D'accord ?

D'accord.

Le transport pour le retour est gratuit ?

...Ou seulement l'aller ? - Le retour aussi.

Sans rancune ?

Je m'en remettrai facilement.

Hello, Mike.

Qu'est ce qui peux bien t'arracher au jeu à cette heure-ci ?

Du travail aujourd'hui ?

Tu ne connais pas encore le coin ?

- Un verre ? - Pas de glace. Non, merci.

Julian...

Qu'est ce qui te préoccupe, mon pote ?

Pourquoi regardais-tu la carte ?

Fiche-moi la paix.

Je t'ai vu cette nuit... avec Guzik.

Vraiment ? Où ça ?

Dans la rue Fu Chow.

Quel mal il y a ?

Je veux pas jouer au boy-scout,

mais je t'ai tiré d'embarras une fois.

Ne te mets pas encore dans une sale histoire.

Tu te tracasses pour moi, Mike ?

Ou pour Frennessey ?

Attends demain pour ruiner notre amitié.

Pourrais-tu me dire... où tu vas maintenant ?

Je ne sais pas exactement.

Peut-être une charmante, jeune femme nommée Willow BlossoMonsieur

Ou chez une autre fille aussi exquise...

mais avec beaucoup plus de talent.

Tu veux la connaître ?

Ming Toy, danseuse. Elle travaille au Golden Poppy.

Satisfait ?

Tu t'amuses un peu trop près de chez toi, non ?

Ecoute Julian, pense à Frennessey. Tu vas lui faire de la peine.

Le conseiller famillial ignore-t-il

que ce n'est pas mon intention

et que, en outre,

je suis comme je suis ?

Toutes mes femmes t'intéressent, Mike ?

Non, pas toutes !

Ne joue pas les Don Juan.

Frennessey n'a jamais été pour toi.

Exact, depuis qu'elle t'a rencontré.

Ecoute, Mike...

Je sais, on ne me considère pas comme un bon mari.

Pourtant, c'est étrange, mais je le suis.

Tu ne comprends pas ça ?

C'est assez difficile à comprendre.

Tu as peut-être raison.

Ne t'inquiète pas. Je ne la laisserai pas tomber. Ni toi.

Je dois trop à vous deux.

Peut-être.

Mais j'aurai l'œil sur toi, Julian.

Ne serait-ce que par précaution.

Comme tu dis souvent, je suis un grand garçon.

J'espère que tu me crois. Tu viens ?

Non. Je reste, je dois voir Lee Wong.

Tu fréquentes ce petit photographe ?

Il m'a parfois prouvé son amitié.

Bonsoir, Mike. Fais comme chez toi.

Désolé qu'il n'y ait pas de glace pour le whisky.

La route du continent.

La route de l'aéroport.

L'endroit où vous vous arrêterez.

C'est tout pour le moment.

Vous m'avez fait attendre.

C'est long pour venir ici.

Exactitude et discipline. Voilà mes ordres.

Souvenez-vous qu'ils doivent être observés.

A cette condition vous serez payé.

Pourquoi ce retard ?

J'avais peur d'être suivi.

Vous croyez que c'est possible.

J'ai l'impression de l'avoir été.

Et récemment.

Par qui ?

Mike Callahan. Peut-être qu'il nous surveille.

Expliquez-vous.

Il m'a vu cette nuit. Avec lui.

S'il est curieux...

Sa curiosité pourrait lui coûter cher.

Peut-être.

Quelle attitude détachée à l'égard de votre ami.

Votre entreprise est plus importante

pour moi que Mike Callahan.

J'ai appris qu'au cours d'une bagarre à Shanghai...

Callahan vous a sauvé la vie.

Je ne lui avais rien demandé.

On m'a dit aussi que votre femme, avant que vous l'épousiez, était...

Comment dire ? Sa petite amie ?

Elle l'était.

Maintenant, elle est ma femme.

Mais il lui tourne toujours autour, non ?

Et il est toujours votre ami ?

Oui, c'est comme ça.

Vous autres, Anglais, êtes fascinants.

Fascinants !

Mais nous avons peu de temps.

Sing !

Il fera le chauffeur.

Vous serez notre conseiller technique.

Ça ira.

Voyons votre uniforme.

- Où est-il ? - Guzik.

Les insignes du régiment sont corrects, ils viennent de Rangoon.

Quand le tailleur a eu fini, on s'en est débarrassé.

Le prix de la prudence est très élevé.

Il y a longtemps que vous n'avez pas porté l'uniforme du roi ?

Pardon, de la Reine.

6 ans

Cette nuit, pendant une heure...

vous serez le Commandant britannique Ian Bone du NICA.

L'avion arrive dans 2h10.

Ils ne peuvent pas les utiliser.

Et celles-ci ?

J'ai les mêmes dans mon bureau,

les miennes.

Que faire au sujet de Callahan ?

C'est vous qui donnez les ordres, Monsieur Pederas.

Qu'est ce que vous prenez ?

- Avez-vous déjà une télévision ici ? - Oui, Monsieur Callahan.

Que savez-vous des affaires de Julian March, Wu ?

Je connais Monsieur March.

Vous voulez payer sa note ?

Possible... Si vous me donnez un petit renseignement.

Désolé.

Pas de renseignements à donner dans ce bar, ce soir.

Regardez ce que je donne dans ce bar, ce soir.

Je ne comprends pas bien, Monsieur Callahan.

Il dit 5...

Que savez-vous ?

Et en voici un qui dit 10...

Pensez-y, Wu.

Où allait March ces dernières nuits ?

Sans doute voir une fille, Willow Blossom qui vit près du canal.

Dans la rue des Lunes.

On dit aussi que notre danseuse, Ming Toy,

l'appelle souvent au téléphone.

March ou Guzik ?

Désolé. Je ne connais pas de Guzik.

Des fleurs !

Comme ça, vous avez-vous peur, hein ?

Trop de femmes, trop d'enfants et un seul Wu.

Un seul Wu.

Quelle blague !

C'est Wu. Callahan est là.

Il a parlé de Guzik.

Tu les avais oubliées.

Je sais.

Merci de me les avoir achetées.

Oublie ça.

Tu te souviens de Shanghai ?

Le jour où nous avons fait

ce pique-nique dans le jardin.

Si je me souviens ? Tu me le demandes ?

Si je me souviens ?

C'est le jour suivant qu'ils m'ont embarqué.

Ça me donne envie de pleurer quand j'y pense.

Toi et cent autres femmes, sur le quai, agitant des mouchoirs.

Et moi et cent autres sur le pont du bateau, agitant nos bras.

Et quand je suis revenu, je te trouve mariée.

Génial !

Je vais me battre à la guerre et un type prend ma place.

Ceux qui sont restés ont eu de la veine.

Tu as fait ce que je t'ai demandé ?

Au sujet de Julian ?

Bien sûr.

Mike Callahan, détective privé.

Qu'as-tu trouvé ?

J'ai trouvé que ton mari était facile à suivre,

en raison de son allure militaire.

Il est économe,

il va lire son journal au Club des Officiers,

puis il va fouiner

au nouvel entrepot de la rue Lau Yee.

Et bien que je ne sache pas son degré d'intimité avec lui,

il parle souvent avec un dénommé Guzik.

Guzik ?

Garde du corps et homme à tout faire d'Alexis Pederas.

Et, si tu ne le sais pas, Pederas

est le numéro 1 des combinards.

Je sais, je sais.

Pourquoi Julian voit-il Guzik ? De quoi ils parlent ?

Je l'ignore. Je ne peux guère m'approcher d'eux

sans être vu.

Parce que c'est dangereux.

Tu peux te moquer.

Une fois, les suivant de trop près, j'ai failli tomber dans une bouche d'égout.

Une autre fois, je suis passé dans une porte tournante.

C'est bien, Mike.

J'ai peur pour Julian.

Et avec raison.

Tout dépend de leurs projets.

Il était aux courses avec Guzik. C'est tout ce que je sais.

Voilà ce qu'il faut découvrir,

ce qu'il fait avec Guzik,

de quoi ils parlent.

Non, merci.

C'était mon dernier jour.

J'abandonne.

Tu sais que Julian ne cesse de dire

qu'il ne veut plus vivre de mon argent.

Que c'est à lui de m'entretenir.

J'ai peur qu'il s'engage dans une sale affaire.

OK ! Suppose que je le suive encore...

J'apprends qu'il va cambrioler une banque...

ou qu'il fait du trafic d'enfants...

ou de l'espionnage...

Je reviens ici pour tout te raconter ?

Non, merci.

Continuons comme avant.

Je peux toujours me dire que j'aurai une seconde chance avec toi.

Mais surveiller un homme...

et dire à sa femme ce qu'il fait...

Il me haïrait. Et toi aussi.

La voiture du gouverneur est en retard.

Et notre Commandant Bone.

Je me charge de Bone. Tu t'occupes du Docteur O'Connor.

Merci. Inutile de me rappeler les instructions.

Voilà la voiture.

Deux drapeaux et une couronne. C'est ça. ! Allons-y !

Pas si vite. Nous avons le temps.

Je veux y être juste au moment de l'arrivée de l'avion de O'Connor.

Très bien, Commandant.

Quand O'Connor sera dans la voiture il ne faudra absolument pas s'arrêter.

Ceux-là sont pressés.

Que se passe-t-il ?

Aidez-les à dégager la voie.

Très bien, Commandant.

Que se passe-t-il ici ?

Vite ! Dégagez la route !

Allons ! Allons ! On se bouge !

Que font-ils ?

Allons ! Prenons ce côté de la charrette.

Nous ne pouvons pas attendre.

March !

Vite ! Venez à la voiture.

Vite !

Attention, s'il vous plaît !

Avis aux passagers !

Le Professeur Shawn O'Connor est prié de se rendre au bureau !

Professeur O'Connor.

Professeur Shawn O'Connor ?

Vous êtes le Professeur O'Connor ?

Mon nom est Hayden, Robert Hayden.

Ce nom était pour le vol de Colombo.

Mon nom est Bone. Je suis envoyé par Sir Charles Coutts, le gouverneur.

Alors, tout est parfait, Commandant.

Merci de venir me chercher.

J'avoue avoir été surpris d'entendre mon nom dans le haut-parleur.

J'imagine.

Une voiture nous attend. Nous partons quand il vous plaira.

Désolé, Commandant.

Je dois voir votre laissez-passer.

L'aéroport est fermé aux personnes

sans autorisations.

J'ai des ordres du gouverneur. Je n'ai pas besoin de laissez-passer.

Mais je vous félicite pour votre efficacité.

Je dois noter votre nom et votre régiment, mon Commandant.

Je dois faire un rapport.

Commandant Ian Bone, 160ème Régiment de la Reine.

Je vous félicite encore une fois pour votre efficacité.

Tous les rapports passent par mon bureau.

Inutile que mon nom soit sur la liste. N'est-ce pas ?

Bien sûr, mon Commandant.

Pederas veut que tu nous fiches la paix, Callahan.

De la part de Julian March !

La prochaine fois, ce sera pire !

Il y a 10 ans, j'enseignais la mécanique quantique à Cambridge.

J'allais où je voulais, comme un homme libre.

Maintenant, comme physicien nucléaire,

je ne peux sortir sans un gardien des Renseignements.

Vous êtes de l'Intelligence Service, n'est-ce pas ?

En vérité, oui Monsieur.

Je le pensais.

La limousine officielle et tout le reste.

Je ne connais pas du tout ce quartier.

Si ma mémoire est bonne, nous n'allons pas à la résidence du gouverneur.

Nous prenons un itinéraire détourné, Monsieur.

Pourquoi ne pas y aller directement ?

Raison de sécurité.

Cet itinéraire est entièrement contrôlé.

Vraiment ?

Je n'ai pas vu un seul garde.

Simple coïncidence.

Qu'est-ce que c'est ?

Une voiture de patrouille. Ne tournez pas ici, continuez tout droit.

Plus que 10 minutes.

Sir Charles nous attend à minuit.

Pourquoi tous ces détours dans ces rues ?

Une photo, Monsieur ? Très claire, très lumineuse.

Cinq shillings.

Demain à midi, ici.

Photos très claires, très lumineuses.

Tu prends ma photo, Lee Wong ?

Où sommes-nous, Commandant ?

Nous y sommes presque.

Dans la rue Fu Chow. Près des quais.

Comment veux-tu que je pose ?

Fais une photo. Je te donne un billet de loterie.

Julian March !

Cela ne me dit rien.

Mon Dieu ! Je vais descendre et prendre un taxi.

Je ne vous le permets pas.

Je ne vois pas pourquoi.

S'il vous plaît, Monsieur !

Filons d'ici !

En vitesse !

Qu'est ce qui se passe ici ?

Sortez de la ruelle ! Ne passez pas par la rue Fu Chow.

Monsieur Callahan !

Vous êtes là, Monsieur Callahan ?

Qui vous a fait ça ?

Guzik.

Pour ne pas marcher sur leurs plates-bandes.

Je vais vous montrer quelque chose.

- Qu'est ce que tu as ? - Très claire, très lumineuse.

Mon cher ami Julian March.

Mais qui est l'autre ?

Je ne sais pas. Ils étaient dans la voiture du Vice-Roi.

Où est le négatif ?

Dans ma chambre noire.

C'est la seule épreuve ?

Pas eu le temps d'en faire d'autres. C'est un agrandissement.

Pris rue Fu Chow.

Ecoute, Wong.

Tire encore deux épreuves et apporte-moi le négatif.

Compris ?

Vous serez ici ?

Si je ne suis pas là, attends.

Je dois montrer ça à quelqu'un.

Je risque d'attendre longtemps.

Regardez ce qu'ils vous ont mis.

Tu as raison.

Si je ne suis pas de retour dans 1h,

porte les photos à l'inspecteur McColluMonsieur

Maintenant, file et fais attention.

Si vous avez besoin d'aide, Monsieur Callahan, vous savez où aller.

Vous savez que Lee Wong est votre ami.

Je sais Wong. Merci.

Maintenant, vas-y.

On ne pouvait tuer Bone parce qu'une voiture approchait.

Mais vous, March !

- Ecoutez-moi. - J'en ai assez d'écouter.

Je ne pouvais pas faire autrement.

Vous deviez transférer O'Connor dans une autre voiture

près de la rue Cathay.

Impossible il y avait une voiture de patrouille.

Et vous êtes resté rue Fu Chow, idiot !

La rue de Singapour où vous êtes le plus connu !

La vie m'a appris à ne pas supporter les imbéciles.

O'Connor serait arrivé dans la péninsule avant que tout soit bloqué.

Mais avec votre maladresse,

ils pourraient remonter jusqu'à moi.

Nous ne savons pas s'il a pris la photo.

S'il l'a prise et s'en sert contre vous ?

On vous arrête tout de suite, March.

Si la vie de O'Connor est en jeu,

les Anglais vont oublier les règles du cricket.

Et, désolé, mais je ne vous vois pas résister à un rude interrogatoire.

Nous ne savons pas s'il y a une photo.

Vous n'êtes pas sûr.

Je ne pourrais accepter même une chance sur un millon.

Et vous savez où est le Professeur.

Ce n'est pas juste. J'ai fait ma part.

Sans moi, vous n'aviez pas O'Connor.

Sans vous, nous pouvons le garder.

Et si la photo n'existait pas ?

Pouvez vous affirmer qu'elle n'existe pas ?

Je peux le découvrir.

Guzik doit traverser à l'aube.

Nous avons le temps.

Je peux trouver ce photographe. Je le connais.

Pour respecter votre sens de l'honneur,

dites-nous exactement où nous pouvons le trouver.

Dans ce cas, vous pourriez vivre un peu plus longtemps.

Son nom est Wong, Lee Wong.

Il a une boutique...

Une chance qu'ils m'aient jeté à l'eau, je suppose...

Le Général ne m'a pas écouté. Je voulais une escorte.

Je ne suis que le gouverneur. Je ne fais pas les plans.

J'ai essayé. O'Connor avait un faux passeport.

Je ne pensais pas qu'ils le sauraient.

Cela va si mal, Monsieur ?

Ne vous méprenez pas, McColluMonsieur

Nous sommes à la veille d'une grave crise internationale.

Nous luttions pour la bombe A.

Et maintenant, pour une nouvelle terreur. Ils veulent nos meilleurs cerveaux.

O'Connor est l'un de ceux qui peuvent fabriquer une bombe H.

Il allait en Australie.

- Vous voulez dire qu'il... - Qui d'autre ?

Nous fouillons toute la ville. Les troupes sont en alerte.

J'ai mobilisé tous les colons et responsables.

Avec quelle explication ?

Je n'ai pas donné de détails sur la recherche.

J'ai dit "Urgence nationale".

Il faut d'abord retrouver la limousine.

La route de la péninsule ?

La route est fermée.

Bone, avons-nous des chances ?

Pas beaucoup.

- Qui est-ce ? - Mike.

- Julian est ici ? - Non.

Qu'est ce que tu cherches ?

Un uniforme.

Voilà ! On sait à quoi s'en tenir !

Eh bien, ça y est.

Et maintenant, quoi faire ?

"De la part de Julian March" !

C'est ce qu'ils m'ont dit après m'avoir tabassé.

Comme si ça ne suffisait pas. Regarde ça.

Quand ?

Cette nuit.

- Qu'est ce que ça veut dire ? - Rien de bon.

Nous devons le trouver.

Nous avons besoin d'aide.

Pauvre Mike !

Nous devons le trouver.

Nous devons le trouver et l'aider.

Il n'est pas aussi prudent que toi.

Il ne prend pas toujours soin de lui.

Quoi qu'il ait fait, tu le défendrais ?

Je pense que oui...

C'est mon mari.

Heureux choix ! Tu as fait une affaire !

La voiture devait être volée. Et il se faisait passer pour un officier.

Oui, tu as choisi un beau mari.

Un type de 1ère classe en acier chromé.

Tais toi, Mike !

Tais-toi !

Maintenant, je ne peux pas le laisser tomber. Tu ne crois pas ?

Maintenant qu'il est dans le pétrin.

Si je faisais ça, tu me mépriserais.

Non, tu ne le ferais pas... je pense.

Je te connais. Tu ne pourrais abandonner quelqu'un.

Quelqu'un que tu aimes.

Disons que...

Je n'abandonnerais pas un mari que j'aime bien.

Que tu aimes bien ?

Que tu aimes bien ?

Tu veux dire que...

Que Julian est mon mari.

Quand tu as quitté Shanghai, il a été gentil avec moi.

Je ne savais pas si tu reviendrais et j'étais seule sans toi.

Seule, Mike.

Frennessey... ai-je vraiment une chance ?

Mieux encore.

Qu'est ce qui nous retient ?

Julian nous retient.

Je ne peux pas l'abandonner quand il est en danger.

Tu ne peux pas, non...

OK.

- Sais-tu où je peux le trouver ? - Oui, je crois.

Je vais essayer de le sortir de là.

Ensuite, nous resterons tous les deux. Toi et moi.

Ce sera peut-être demain.

Mais comment sais-tu...?

- Où est le négatif ? - Là-bas. Voici une épreuve.

Il y a d'autres épreuves ?

Non.

Julian March vient de ressusciter.

- Tu as le couteau de March ? - Oui.

Avec ça, Pederas s'assure de la loyauté de March.

Il n'est pas mort.

Seulement blessé.

Finissons-en.

Nous savons que la voiture est venue ici.

Mais à les entendre, personne ne l'a vue.

Contre qui nous battons-nous ?

Qui peut imposer le silence à toute une rue ?

Nous sommes indésirables ici.

Nous avons interrogé au moins 50 personnes.

A moi, on n'a rien demandé.

- Que dites-vous ? - Qu'à moi, on n'a rien demandé.

Alors ?

Vous voulez des informations sans donner de récompense ?

En outre, vous avez beaucoup de chance.

J'ai vu la voiture et j'ai vu aussi Lee Wong prendre une photo.

- Lee Wong ? - Exactement inspecteur.

Il est pris au piège.

Je vous accompagne ?

Non, attendez dans le couloir.

Conformons-nous aux ordres de Bone.

Oui, mais soyez prudent.

Callahan.

Vous n'appelez pas avant de faire une visite, inspecteur ?

Qui attendiez-vous ?

Attendre ? Vous êtes très indiscret.

Un ami qui était sur une photo cette nuit.

Et peut-être un couple d'amis.

Si vous cherchez quelque chose de particulier, je peux vous aider.

Je cherche votre ami Julian March.

Quel dommage !

Il est insaisissable.

Votre bon temps à Singapour est fini, Callahan.

- Où est March ? - Je voudrais bien le savoir.

Eh bien, ne vous inquiétez pas.

Nous le cueillerons à son tour. Après vous.

Pourquoi ?

Cette nuit, un officier à été agressé sur la route de l'aéroport.

Quelqu'un a pris sa place et kidnappé un savant du nom de Shawn O'Connor.

Peu d'officiers à Singapour pouvaient se faire passer pour lui.

March est l'un d'eux.

J'ai entendu parler de Shawn O'Connor.

Vous connaissez une fille appelée Mei Ling ?

Elle a vu prendre une photo de la limousine du gouverneur.

Je reviens de chez l'homme qui a pris cette photo.

Je vous arrête pour meurtre, Callahan.

- Qui a été assassiné ? - Lee Wong.

Vous et March avez été vus ensemble.

Vous avez tué Wong et pris le négatif de la photo compromettante.

C'est ma faute si Lee a été tué.

Avec ce couteau appartenant à March ?

Le labo a relevé ses empreintes et les vôtres.

Maintenant, tout est clair.

Très clair.

Nous y allons ?

Je ne suis pour rien dans tout ça. J'ignorais tout pour Wong ou O'Connor.

Ceci, comment l'expliquez-vous ?

Venez, Callahan.

Le Sergent Forbes vous attend.

Bien ! C'est réussi !

- Vous allez bien ? - Oui.

Il va nous mener à O'Connor ou March. Ensuite, on le pendra.

Espérons que Bone ne le perde pas de vue.

Désolé, l'ami.

Bouclez la zone.

Il est quelque part, là-dedans !

Déployez vos hommes ! Cernez-le !

Qui est-ce ?

Que voulez-vous, Callahan ?

Avant tout, une chemise

Gros risque pour une chemise.

- Il n'y a pas que ça. - Je vous écoute.

Vous allez me donner un renseignement, Johnny.

Je vous descends si vous ne me le donnez pas.

Ça vous dérange si je me lève ?

Que voulez-vous savoir ?

Ce coin dans la jungle, pour vos stocks de caoutchouc,

ce "Village de la mort", où on a vu Pederas, où est-il ?

Je garde ce renseignement pour moi.

Vous ne pouvez plus le garder.

Qu'avez-vous à y gagner ?

Mon cou !

Vous êtes en fuite, vous n'avez guère d'arguments.

J'ai celui-ci.

Vous ne l'utiliserez pas. Il est trop tôt pour vous prendre au sérieux.

Où ? Où vos gars ont vu Guzik et Pederas ?

Vous devrez trouver seul.

Il me fallait des renseignements. Vous vous souvenez ?

- Je vais le casser. - Pourquoi ?

Pour ce renseignement. Où est-ce ?

A 200 kms au nord. Près d'Ipoh.

- Dis-m'en plus. - Lâchez-moi, je vais vous le dire.

Julian ?

Non, Mike.

Que se passe-t-il ?

Attends !

Pourquoi pensais-tu que c'était Julian ?

Il est venu avant de partir.

Julian est venu ici ?

Il est venu se changer.

Et tu ne l'as pas retenu ?

Je n'ai pas pu l'obliger à rester.

Comment a-t-il expliqué la photo de Wong ?

Il m'a parlé de trafic d'or.

Il sera 3 jours dans la jungle et nous nous retrouvons à Rangoon.

- De qui tu te caches ? - De McColluMonsieur Et d'autres.

- Tu as été suivi ? - Oui, mais pas jusqu'ici.

Ils peuvent venir ici.

Et s'ils te trouvent ici ?

Ils nous pendront ensemble.

- Tu veux rire ? - Les larmes ne nous aideront pas.

Elles pourraient.

Il faut se débarrasser de cet uniforme où ils nous pendront.

Tu ignores tout de cette histoire.

Tu peux être fière de ton mari !

...si vous cherchez la guerre on va vous tirer dessus.

J'ai fait la guerre, on m'a tiré dessus.

L'enquête dépend de Callahan.

Vous l'aviez entre les mains et vous le laissez filer !

Avez-vous perdu la raison ?

J'assume mes responsabilités et je tiens à mon idée.

Non, non. C'est la responsabilité du Commandant Bone.

Le Général Ryan peut vous casser.

Dites-moi, Bone,

pourquoi faites-vous cette folie ?

Callahan, Monsieur. Nous nous trompons sur Callahan.

Pourquoi ? Ce n'est qu'un vaurien.

Comme je l'ai découvert, non.

Pour commencer, son nom n'est pas Callahan, mais Carrigan.

Et quand l'ennemi était ici, il s'est bien comporté.

Je me soucie seulement de ce qu'il fait maintenant.

D'après son dossier, ce n'est pas un criminel.

Et je suis certain qu'il ne sait rien sur O'Connor...

McCollum ! Que dit son dossier ?

Callahan est un mélange de globe-trotter et de mercenaire.

Depuis 2 ans, j'essaie de lui mettre le grappin dessus.

Il connaît la côte de Chine comme sa poche.

Il est recherché partout. De Batavia à la Baie de Bay.

- Pourquoi ? - Fausse identité à Shanghai,

contrebande à Hong Kong,

entrée illégale à Canton,

et fraude à Macao.

Pourquoi ne pas l'extrader ?

Pas assez de preuves.

Ce qui veut dire que vous n'avez rien contre lui.

D'après son dossier, ce n'est ni un traître, ni un meurtrier.

Excusez-moi. Avez-vous un instant ? Nous avons un visiteur.

Qui est-ce ?

Je ne sais pas, Monsieur, ... un drôle de client.

La seule personne que je veux voir, c'est le Général Bryan.

Regardez la situation !

2 compagnies en armes et 2 escadres aériennes,

et pas la moindre trace de O'Connor !

Pas un indice d'ici à Penang !

Messieurs, je vous le répète, il faut agir !

Oui, oui !

Monsieur Alexis Pederas voudrait vous voir votre Excellence.

Mes excuses à Monsieur Alexis Pederas. Je ne veux voir personne.

Je crois que vous me verrez, Sir Charles.

Comment allez-vous, Messieurs ?

Vous permettez ?

Alexis Pederas, pour vous servir.

Qu'est ce que cela signifie ?

Il faut agir, disiez-vous, Sir Charles.

Je suis venu pour ça.

Pour discuter du sort du Professeur O'Connor.

Bone.

Eh bien. Dites-moi !

Je serai bref.

Le Professeur O'Connor est mon... invité.

Il est détenu en toute sécurité.

Où cela ?

Où vous ne le trouverez pas, même si je le garde tout un mois.

Il est à vendre, Messieurs. Aux puissances occidentales ou aux communistes.

Etes-vous fou, Monsieur ?

J'ai bien planifié mon coup.

Mon problème était de garder mon homme dans le champ géographique

de tous les acheteurs potentiels en même temps.

Ce qui est possible en Malaisie

ou le long du Rideau de fer..

Et si on vous arrêtait comme fou furieux ?

Assez, Sir Charles !

Rien ne vous autorise à décider qui est ou n'est pas fou.

Pour vous convaincre,

j'ai demandé au Professeur O'Connor de vous écrire ceci.

Il était un peu réticent, puis il a cédé.

Entre-nous, quel joueur d'échecs, O'Connor !

"Je suis dans les mains d'Alexis Pederas. O'Connor."

Autrefois, on kidnappait les empereurs.

Récemment, la mode était d'enlever les enfants de riches pour une rançon.

Voyez ce que je vous offre : la fierté des nations.

L'un des rares hommes qui connait le secret de la bombe H.

Un secret que tant d'autres voudraient connaître.

Je vous donne 24h pour accepter mes conditions.

24 h, pas plus !

Et... quelles sont vos conditions ?

5 M$ en or.

Payables à mon nom à la Banque Internationale Suisse de Tanger.

10 jours après le paiement et après avoir quitté Tanger,

Vous saurez où trouver le Professeur O´Connor.

Il sera vivant et en bonne santé.

- 5 M$ en or ! - Exact.

Précisément le prix d'un jour de recherche nucléaire.

De 5 minutes de guerre nucléaire.

Si vous ne me dérangez pas dans les prochaines 24 heures,

je peux vendre O'Connor ailleurs, aisément.

Mon personnel est meilleur que celui du Général Bryan.

Vous pouvez me trouvez à l'hôtel Raffles.

J'occupe la Suite Coloniale.

Ironique, n'est-ce pas ?

Très bien, Bone.

Bonne journée, Sir Charles.

Nous avons 24 h.

Les choses ne se clarifieront pas. Nous devons les clarifier.

Je suis dans le pétrin pour trois raisons :

j'étais avec Wong la nuit dernière, le couteau avait mes empreintes,

et j'avais la photo.

Que peux-tu faire ?

Un seule chose :

aller dans ce village.

Comment ?

Je réfléchis.

Et quand tu y seras, que feras-tu ?

J'essaierai de savoir la vérité.

Suppose...

Suppose que ce soit Julian qui ait tué Wong.

Eh bien, nous agirons en conséquence.

Mais je ne pense pas que Julian soit un meurtrier.

Et pour le reste, peu importe.

S'il n'est pas le meurtrier, je le ramène.

Mais une fois revenu, on l'accusera.

Je crois que quand Wong a pris la photo, tout a mal tourné pour Julian.

Non !

Je veux dire...

Si on l'accuse, je connais quelqu'un qui arrangera tout.

OK.

Espérons-le !

Je connais tes sentiments au sujet de sa sécurité.

Notre marché tient toujours. Jusqu'à la fin.

Je vais tout tenter pour sortir Julian de là.

Car si je n'y arrive pas, ce ne sera bon pour aucun de nous.

Tu m'as vraiment embarqué, Frennessey.

Embarqué à fond.

Qu'y a-t-il ?

Tu as changé d'avis ?

Mike !

Je t'en prie.

Je suis inquiète.

Pour la première fois,

j'ai peur de vous perdre tous les deux.

Calme-toi, chérie.

Tu ne nous perdras pas tous les deux.

Que pouvons-nous faire ?

Tant qu'il fait jour, je ne peux rien faire.

Mais toi, tu peux !

Téléphone à une station d'essence près du débarcadère de Ho Peng,

je vais te donner le numéro.

C'est dans ce secteur limité qu'il nous a échappé.

Trop tard pour aujourd'hui. Oubliez Callahan.

- Continuons sur O'Connor et Pederas. - Que savons-nous sur Pederas ?

Nous savons qu'il vient de Rome, et qu'il est à l'hôtel Raffles depuis 4 mois.

D'après ses papiers, il est investisseur.

Ce qui signifie tout... et rien.

Ici McColluMonsieur

Oui, Monsieur.

Oui, Monsieur. A 9h00.

Il est ici, avec moi.

Très bien, Monsieur.

Conférence cette nuit, à la résidence du gouverneur.

Forces militaires et Services civils, vous et moi.

Ils bouclent la péninsule, la frontière, la côte, les airs... tout.

Vous m'excuserez, voulez-vous, si je manque à l'appel.

- Vous serez où ? - J'ai laissé filer Callahan.

Je dois remettre les choses en ordre.

Non sens !

Callahan n'a pu nous filer entre les doigts en passant par dessus.

Comme il est quelque part ici...

il est peut-être passé par-dessous.

Le bateau attendra au quai des pêcheurs.

S'il y a du danger, Wing dira de rester dans l'eau.

Longtemps ? Et la voiture ?

Un homme de Hu Sang sera près du débarcadère.

Il me faut aussi... une arme.

Je ne peux aller chez moi. C'est surveillé.

Julian me l'avait donné il y a longtemps...

Il m'a aussi appris à m'en servir.

Bien vu pour Julian !

Comment vas-tu repartir ?

Comme j'ai échappé à McColluMonsieur Par les égouts.

Il est temps de se dire au revoir.

Oui.

Reviens-moi bientôt.

Et ramène Julian.

Je vais revenir. Il sera avec moi.

Frennessey...

Il y a eu d'autres femmes...

Beaucoup...

Mais pour moi, tu es la seule, là-haut, sur la colline,

La seule sincère du début à la fin.

Mike !

- Monsieur Callahan ? - C'est moi.

Vite, au débarcadère de Ho Peng.

On y va.

Le débarcadère d'Ho Peng ?

Bien... j'y serais avant vous.

Une voiture vient !

- Qui commande ici ? - Moi, mon Commandant.

- Je suis le Commandant Bone de l'IS. - A vos ordres, mon Commandant.

Je viens de Ho Peng.

Vous n'avez pas vu passer une vieille décapotable il y a une dizaine de minutes ?

Non, mon Commandant.

J'ai dû me tromper au croisement.

Sergent, appelez par radio.

Demandez de bloquer la côte entre Amgong et Kuala Lumpur.

Dites que j'arrive,

et qu'on laisse passer l'homme qui conduit l'auto immatriculée S-32659.

- Compris ? - S-32659, bien mon Commandant.

Où est exactement la route de la côte ?

A environ 3 kms au nord, mon Commandant.

Merci.

Il arrive.

- Quel est le problème ? - Aucun. Tout est en ordre.

Contrôle de routine. Votre destination ?

- Bandeong. - Tout est en ordre.

D'autres barrages ?

Non, Monsieur. Mais il y a des patrouilles.

Allez-y !

C'était notre homme.

J'espère que le Commandant Bone sait ce qu'il fait.

Il est passé il y a 10 minutes, mon Commandant.

Appelez les patrouilles. Ordre de le surveiller.

Il y en a une à Bandeong et une autre au sud de Ipoh.

Prévenez-les !

S'il quitte la route avant, je veux être averti.

A vos ordres, mon Commandant.

C'est lui.

Patrouille de Bandeong pour le Commandant Bone. A vous !

Je vous reçois. A vous !

Il vient de passer comme un bolide, mon Commandant. A vous !

Guettez-moi.

A quelle distance est-il devant moi ? A vous !

Je vous entends, il vous précède d'une minute. A vous !

Parfait. Terminé !

A Ipoh.

Bone à la patrouille de Ipoh.

Bone à la patrouille de Ipoh. A vous !

Patrouille de Ipoh, allez-y.

Bone à la patrouille de Ipoh. A vous !

Vous cherchez quelqu'un ?

Je ne bougerais pas, Mac.

Mon nom est Bone, Commandant Ian Bone.

Je sais. C'est vous qui organisiez la chasse à Fu Chow hier soir.

Vous avez fait du chemin depuis Fu Chow.

Mais à la fin, vous m'avez rattrapé.

Il était temps, vous ne croyez pas ?

Vous savez, Commandant, mais je ne vais pas revenir avec vous.

Pas encore.

Je devrais vous ramener... ou aller avec vous. Mais vous ne voudrez peut-être pas.

Quoi que vous fassiez, Commandant,

je recherche un type nommé Guzik.

Alors que décidez-vous ?

Je suis comme vous, sur un terrain glissant.

Je devrais vous arrêter, non vous suivre.

O'Connor est dans le village ?

Je crois.

Probablement enfermé dans une vieille baraque.

Pourquoi pensez-vous que je peux vous aider, vous ne pouvez pas y aller tout seul ?

J'ai besoin de m'exercer.

Vous venez, Commandant ?

Oui, pourquoi pas ?

Après vous.

Par ici.

OK, les gars, rompez les rangs !

Appelez à nouveau le Commandant Bone.

Patrouille de Ipoh appelle Bone.

Patrouille de Ipoh appelle Bone. A vous !

Impossible. Personne en ligne.

Votre radio marche ?

Elle fonctionne. C'est celle du Commandant Bone qui ne marche pas.

Il se dirigeait par ici et a quitté la route.

Bien les gars, partons.

Vous pouvez me suivre, maintenant, Commandant.

Il y a un problème, pas vrai ?

Je me méfie du gars sur le toit.

A propos,

ne me remerciez pas mais,

j'ai dit à McCollum qu'il ne comprenait rien aux Irlandais.

Nous allons chercher O'Connor ensemble ?

D'accord.

Le gars du toit est pour moi.

Le gars du toit est pour vous. Je m'occupe de la sentinelle.

Il y en a 4 autres dans la hutte. Couvrez-moi..

D'accord.

Pas de nouvelles de Pederas?

Calme toi.

Je ne supporte pas cette attente.

Si Wong n'avait pas pris cette photo...

Il a eu ce qu'il mérite.

Si quelque chose tourne mal, je vais être pendu aussi.

Je devais intercepter O'Connor à l'aéroport, pas être pendu.

Du calme !

Quel était ce cri ?

Tu es très nerveux.

- C'était quoi ? - Seulement un singe.

Silence !

Compris ?

Ils ont entendu crier ?

Cela rendrait l'affaire plus difficile.

- Qu'est ce que c'est que ça ? - Grenades.

Avec détonateur ?

Où avez-vous appris à manier les grenades ?

Mon père était Général de l'IRA.

Mon père était Colonel contre l'IRA.

C'est le grade qui compte.

- Prochain arrêt la cabane. - Prochain arrêt O'Connor.

Vous, par là et moi par ici.

Allons-y.

Cette fois, ce n'est pas un singe !

Aux fenêtres ! Tirer sur tout ce qui bouge

Je vais arranger ça.

Ne vous en faites pas.

J'aurais dû le voir.

Moi aussi, j'aurais dû le voir.

Ils sont deux derrière la jeep.

Tirez ! Tirez !

Maintenant, vous êtes seul.

Bonne chance, soldat.

Je ne peux pas vous laisser.

Rien à faire d'autre que de me laisser.

Je vous attends ici.

Je reviendrai vous chercher.

Je ne bougerai pas.

Je serai ici quand vous reviendrez.

Oui.

Oui. Bien sûr.

- Vous voyez bouger ? - Non.

- Va voir - Non, je traverse pas la porte.

- Je donne les ordres. - Non.

Si je sors, je vais dans la jungle.

Si vous voyez bouger, tirez !

- Vous avez la liaison ? - Oui.

Patrouille d'Ipoh à brigade.

Patrouille d'Ipoh à brigade. A vous !

Patrouille d'Ipoh, parlez ! A vous !

Patrouille d'Ipoh, nous allons vers le nord, bruit de fusillade.

Estimation 1,6 km, position,

...224-227. Terminé !

Quelqu'un vient vers nous. Il est seul.

Tirez !

On ne le voit plus. Il est trop proche du mur.

Voyez-vous quelqu'un d'autre?

Où est-il ? Où peut-il être ?

Si l'armée est dehors...

Bonjour, Julian.

Je te dérange ?

Attention avec vos armes, Messieurs !

Alors, Guzik ?

Je vous donne le grand choc de votre vie ?

Levez vos mains !

Avec plaisir.

Elles sont dégoupillées.

Je n'ai qu'à les lâcher.

Vous voulez vous envoler ?

Guzik !

C'est une bonne idée.

Si je les lâche, vous volez jusqu'au royaume des cieux.

Vous aussi.

Je suis impatient ! L'êtes-vous ?

Où est Shawn O'Connor ?

Je vais les lâcher !

Il est là !

O'Connor !

Je suis ici.

Vous voyez qu'il est encore vivant.

O'Connor va sortir d'ici,

traverser le village et la jungle et aller vers ma voiture.

Vous devinez le reste.

Il reviendra avec la troupe.

Pederas vous rendrait riche.

Que t'importe la vie de O'Connor, Mike.

Peut-être. Mais Frennessey compte beaucoup pour moi.

Elle veut que je te sorte de ce gâchis.

Jette ces grenades par la fenêtre et nous allons discuter.

Non jusqu'à ce que je sache qui a tué Wong.

- C'est Guzik. - Tu étais avec lui ?

Je ne savais pas qu'il allait tuer Wong.

Mais tu savais où le trouver !

Guzik l'a tué !

Vous parlez trop March !

Laissez-le parler. C'est sans importance.

Le spectacle est terminé.

Il n'y a qu'une seule issue.

Une seule issue, Julian.

Seul O'Connor peut sauver ta tête.

Guzik, allez chercher O'Connor.

- Il va le tuer. - Allez chercher O'Connor !

Il va le tuer, je te dis !

Seulement si tu le laisses faire.

Allez-y, Guzik ! Maintenant !

C'est un fanatique ! Il ne laissera pas O'Connor vivant !

C'est ta seule chance, Julian.

Arrête Guzik !

Saisis ta chance, Julian.

A ton tour, Mike ! Tu vas mourir.

Je vais sauver O'Connor. Je serai un héros national.

Arrête, Julian !

Frennessey ne le saura jamais.

Elle sait que tu ne peux pas être un héros.

Ouvrez ! Ouvrez !

Enfoncez-la.

O'Connor ?

Vous serez entre de bonnes mains.

Ils vous aideront.

De toute façon, je ne serais pas un bon héros.

Adieu, Julian.

Mike !

Oh, Mike, on m'a dit que tu étais de retour.

Je viens de voir un ami du gouverneur.

On ne poursuivra Julian que pour usurpation d'identité.

Je savais que tu le ramènerais.

Il faut que je parle vite avant que Julian arrive.

Quand tu as quitté Shanghai,

je ne savais pas comment gagner ma vie.

Finalement, j'ai découvert,

que pour une fille sans parents, sans profession,

certains problèmes se posent.

Je les ai résolus de la seule façon que je pouvais.

Julian le savait quand je l'ai connu.

Et pourtant,

il m'a dit qu'il m'aimait et m'a demandé de l'épouser.

Mike !

Notre jardin était si beau avec les pruniers en fleurs,

mais si je t'avais attendu et tout avoué,

comme tu m'aurais détestée !

Et moi aussi, je t'aurais détesté.

C'est pourquoi je t'ai menti l'autre soir.

C'est pourquoi j'aime Julian,

parce qu'il m'aime comme je suis.

Quand viendra-il ?

Il ne viendra plus ici.

Comment est-il mort ?

Vite.

Tu l'as tué ?

Pour dire vrai, il s'est tué lui-même.

J'aurais pu l'en tirer.

J'aurais témoigné pour lui, menti pour lui, protégé...

Mais tu l'as tué.

J'ai seulement fait ce que je devais faire.

Tu l'as assassiné !

Il a pu se faire aimer de toi,

mais il était devenu un traître.

Il a essayé de me tuer.

Il a essayé...

Toi ! Toi ! Ne prononce pas un mot contre lui.

Pique-niques ! Les pruniers en fleurs !

Et moi, en haut de la colline.

Comme une Madone.

Tu m'imaginais ainsi, au lieu de me voir telle que j'étais.

Le revolver que je t'ai donné,

était caché sous l'oreiller bien avant que je rencontre Julian.

Et comment crois-tu qu'on se fait des amis auprès du gouverneur ?

Toi !

Tu n'étais pas amoureux de moi.

Tu aimais la poupée idiote de 18 ans...

que tu avais créée dans ta tête !

Julian, lui, m'aimait !

Et il est mort.

Je l'aimerai jusqu'à ma mort !

Toi !

Tu l'as tué pour m'avoir.

C'est tout ce que tu auras de moi.

Assassin ! Va t'en !

Julian...

Bonsoir, Monsieur Callahan.

On dit que vous avez besoin d'une amie.

Ne vous en faites pas.

Vous, vous êtes la chance de votre père et de votre mère.

Et votre chance est ici. Tentez votre chance, Monsieur Callahan.

Merci, Mei Ling. Pas maintenant.

Maybe tomorrow.

L'amour est un oiseau blanc que nul ne peut acheter.

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