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Garth A7.

Vous avez atteint la destination programm�e en l'ann�e 1966.

Toute technologie provenant de ce v�hicule temporel peut �tre utilis�e.

Votre mission est la suivante :

Rendez vous � Desert City.

Localisez Future Industries Inc.

Trouvez le Professeur Sigmund Marx.

Ramenez le Professeur � ce v�hicule.

S'il r�siste, �liminez-le.

18 avril 1906

Alors la voil�, ta vieille ville.

Oui, et elle est toujours aussi jolie.

Oui. Pour quelqu'un qui aime les villes fant�mes.

Moi, je pr�f�re la vie citadine.

C'est le probl�me avec vous, les jeunes.

Aucun respect pour le bon vieux temps.

Laisse-moi te dire, fiston,

qu'ici-m�me, dans cette rue,

il y avait de mon temps plus de vie

que tu n'en verras jamais dans ta ville.

Viens, on va se trouver de quoi se rincer le gosier.

Bonne id�e, Oncle Pete,

m�me si j'ai l'impression que cette ville est... dess�ch�e.

Tu veux parier ?

Tu ne m'as quand m�me pas cru assez b�te pour mettre du caf� l�-dedans ?

Allez, viens, je vais te montrer.

Viens l�, Tex.

Avant de mettre le nez sur un serpent � sonnette.

Ici, Tex, viens. Satan� chien !

Viens l�, Tex, viens.

Tex, qu'est-ce qui t'arrive mon beau ?

- Un serpent l'a mordu ? - Je ne sais pas.

Il y a quelqu'un l�-dedans, Oncle Pete.

S�rement un vagabond.

Sortons-le de l�.

Passe par derri�re.

On sait que tu es l�.

Sors les mains en l'air.

Esp�ce de fouine !

Je vais t'attraper !

- Qui t'envoie, grand-p�re ? - L�che-moi tout de suite.

R�ponds. Tu n'es visiblement pas un Traceur, qui t'envoie ?

Je ne sais pas de quoi vous parlez.

Je peux vous aider, M'sieur ?

Y a-t-il un endroit o� acheter des v�tements dans le coin ?

Oui, M'sieur, roulez vers la sortie de la ville.

Tout en bas de la rue principale, vous pouvez pas le rater.

C'est pas la Jeep de Sam Gilmore ?

C'est son porte bonheur, l�.

Vous connaissez Sam ?

C'est quoi son probl�me, il est fou ou quoi ?

C'est la Jeep de Sam Gilmore !

J'appelle le Sh�rif !

Sam Gilmore ?

O� ?

� la station service.

Il portait quoi ?

C'est bon, c'est bon, j'ai compris.

On va s'en occuper.

Merci d'avoir appel�.

Jay C., tu vas vraiment quitter Desert City ?

Pas toi ? Cette ville n'est pas faite pour un journaliste,

je pars pour Los Angeles, l�-bas il y a de l'action.

Envoie l'Unit� 6 en patrouille.

Dis-leur de chercher un �tranger dans une Jeep rouge.

V�rifie l'immatriculation de Sam Gilmore tant que tu y es.

Entendu, Sh�rif.

Unit� 6, ici le bureau du Sh�rif. � vous, Unit� 6.

- 600 North Main, Sh�rif. - Merci, Harry.

Danny, on part.

Que se passe-t-il ? H�, Dan, Sh�rif !

Attendez.

Qu'est-ce qui s'est pass� ?

Sh�rif, Dan, attendez.

Sh�rif, il s'est pass� quelque chose, laissez-moi vous accompagner.

Un simple contr�le de routine, fiston. 600 North sur Main Street.

Que s'est-il pass�, Sh�rif, un hold-up ?

Il y a eu des tirs ?

Des bless�s ? C'�tait un cambriolage ?

Laissez-moi passer, laissez passer la presse.

On dirait que je vais avoir des choses � raconter.

Que s'est-il pass�, Sh�rif ?

Rien de sp�cial, Jay C., un simple cambriolage.

On dirait que la banque a �t� d�valis�e.

Vous entendez ? Ils ont braqu� la banque !

Qu'est-ce qu'ils ont pris ?

Mes hommes sont entrain de v�rifier.

Ils n'ont pas touch� au coffre-fort.

On dirait qu'ils n'ont rien pris.

D'accord, merci.

C'est bien la Jeep de Sam Gilmore.

Ils ont v�rifi� chez lui.

Le gamin avait raison, ils �taient � la ville abandonn�e.

Sam Gilmore, c'est lui votre suspect ?

�a va jaser, en ville.

Attends une minute, Jay C.

Je n'ai pas dit que Gilmore ou qui que ce soit �tait suspect.

V�rifie tes informations avant d'�crire.

D'accord, mais quelles informations ?

Laisse-moi tranquille, fiston, j'ai du travail.

Que tous les agents hors service soient mobilis�s.

Envoie des patrouilles dans chaque all�e, dans chaque rue.

On va passer cette ville au peigne fin.

Ram�ne cette Jeep au bureau, nous allons l'examiner.

Vous pensez que vous allez les trouver, Sh�rif ?

Tr�s bien.

Ce sera tout pour aujourd'hui.

Veillez � ce qu'il ait une bonne nuit de sommeil, Johnson.

Vous aussi devriez vous reposer, Sharon.

Gardez de l'�nergie pour nous tous.

Surtout pour vous, Professeur.

Vous devriez annuler votre conf�rence de ce soir.

Je ne peux pas...

Je ferais mieux d'y aller si je ne veux pas �tre en retard.

Le comit� sera l� demain � 9 heures.

Je vous appellerai quand je serai pr�s pour la d�monstration.

Bonne nuit, Happy.

La route est longue jusqu'� Los Angeles,

sans compter toute cette circulation.

Vous n'avez m�me pas d�n�.

Je croyais que vous deviez arr�ter de me materner.

Si vous voulez dorloter quelqu'un,

pourquoi ne pas vous trouver un gentil jeune homme et l'�pouser ?

Dans une petite ville comme celle-ci, il y a des chances

que je le connaisse depuis le jardin d'enfants.

Je pr�f�rerais quelqu'un d'ext�rieur � cette ville.

Si la d�monstration est concluante, demain,

nous pourrons peut-�tre poursuivre nos recherches � New York.

Qu'en dites-vous, Sharon ?

Ce serait merveilleux !

Et ne vous inqui�tez pas pour demain,

quand ces personnes de Washington vont voir ce que vous avez accompli,

ils vous donneront un laboratoire o� vous voudrez !

Vous devriez y aller, vous allez �tre en retard.

Professeur ?

- Soyez prudent. - Oui.

Qui �tes-vous ?

Docteur Garth.

Vous m'avez fait peur.

On ne rentre pas comme �a dans une pi�ce sans frapper !

Je viens voir le Professeur Marx.

Je suis d�sol�e mais le Professeur vient juste de partir.

Vous deviez le voir ?

Non, il ne m'attend pas.

Vous �tes son associ�e ?

L'une de ses associ�s, oui. Dr Mason, Sharon Mason.

Le Professeur repassera ce soir ?

Non, il est � Los Angeles, � une conf�rence.

- Il sera de retour demain. - Je sais.

Demain matin � 9h.

Le monde apprendra l'importante d�couverte du Professeur Marx

en mati�re de radio-t�l�pathie.

Comment le savez-vous, ses travaux n'ont pas �t� publi�s ?

C'est un fait historique, Dr Mason.

Un fait qui va �tre modifi�.

Je ne suis pas s�re de vous comprendre.

Vous ne comprenez pas non plus l'importance des d�couvertes du Professeur,

pas plus que lui.

Vous seriez terrifi�e de conna�tre l'importance de la radio-t�l�pathie

dans le monde dans cent ans.

J'imagine que vous, vous la connaissez.

C'est la raison de ma pr�sence.

La d�monstration n'aura pas lieu demain.

Mais qui �tes-vous ?

Aucune importance.

Je suis l� pour emp�cher un d�sastre scientifique.

Une d�sastre scientifique ?

Les recherches du Professeur sont trop en avance.

Le monde scientifique d'aujourd'hui n'est pas pr�t � accueillir une telle d�couverte.

Elle tombera entre les mauvaises mains.

Le monde de demain utilisera la radio-t�l�pathie � de mauvaises fins.

Je vois.

Vous venez du monde du futur.

Oui.

Un monde de torture et de terreur.

Un monde o� la libert� de pens�e a cess� d'exister.

O� l'esprit des hommes est contr�l� par des dictateurs gr�ce � la radio-t�l�pathie.

Vous comprenez, Dr Mason ?

Oui, oui, je comprends.

Je vous prie de m'excuser un instant, je vais...

Vous ne comprenez pas mais �a viendra.

Mon arriv�e a �t� d�cal�e.

Tout contretemps peut s'av�rer fatal pour moi

mais aussi pour ma mission et pour de nombreux innocents.

J'ai d�sormais besoin d'aide.

Dr Mason, vous �tes sur le point de participer

� une d�monstration parfaite de radio-t�l�pathie.

Comme vous pouvez le voir, j'ai un transpondeur int�gr� en moi.

C'est un des nombreux dispositifs m�caniques et �lectroniques plac�s dans mon corps.

Vous �tes un cyborg.

Oui. Un organisme cybern�tique.

Tous les agents sp�ciaux du futur son �quip�s de la sorte.

Vous ne recevez pas vos ordres d'une autorit� internationale.

Certains d'entre nous ont �t� captur�s par les chefs d'un mouvement pour la libert�.

Nos r�cepteurs t�l�pathiques ont �t� enlev�s, nous pouvons penser librement.

Aucune population de masse ne peut penser librement.

Non.

La plupart des personnes de mon �poque

ont �t� dot�s d'implants dans le cerveau dans leur enfance.

Leurs pens�es sont contr�l�es par l'�tat.

Vous devez m'aider � mener � bien ma mission.

Avant demain matin, l'ennemi aura d�couvert mes projets.

Il enverra des agents Traceurs apr�s moi.

Ces agents sont des cyborgs programm�s pour chercher et tuer.

J'ai dans ma poitrine un �metteur permettant de me localiser.

Une fois que les Traceurs auront localis� mon signal,

je ne pourrai plus leur �chapper.

L'�metteur doit �tre extrait et d�truit.

Je vais vous emmener chez le Dr Zellar.

C'est un ami.

Nous devons faire vite.

Quand vous vous r�veillerez, vous ne vous souviendrez pas

que j'ai soumis votre esprit � ma volont�.

Vous saurez seulement que vous comprenez ma mission

et que vous devez m'aider.

Dr Mason, r�veillez-vous.

Garth.

Allons imm�diatement chez le Dr Zellar.

Il a sorti ses .44 et s'est mis � tirer surtout ce qui bougeait.

Tirer... Attendez un peu, ses .44 ?

Oui. Mais il avait du mal alors j'ai fonc� sur lui.

Je lui ai fil� quelques coups qu'il est pas pr�t d'oublier.

Il s'est enfui, c'est �a ?

Oui, je l'ai laiss� partir.

J'ai couru pour aider Sam.

Il �tait dans les vapes.

Et quand j'ai eu le dos tourn�, l'homme a vol� notre Jeep.

Je comprend pas ce qu'il s'est pass�.

Tu sais quoi ? Il n'y a s�rement rien eu.

J'emm�ne Sam � l'hopital.

Du nouveau de ton c�t� ?

Trois suspects mais aucun ne correspond � la description.

�a commencent � se rassembler dehors.

Le maire arrive aussi...

C'est � peu pr�s tout.

On les rel�chera en quittant la ville.

Dis � tes hommes que tout est sous contr�le.

Oui, tout est bien sous contr�le.

Qui fait quoi, pourquoi.

Tu peux plaisanter, Jay C.

Faire le malin ne t'aidera pas � remplir ton journal.

Je ne veux pas avoir � g�rer une ville en proie � la panique.

Sharon, je ne sais pas ce qui te prend.

Tu as toujours �t� quelqu'un de rationnel.

Comment peux-tu croire aux histoires d�lirantes d'un inconnu ?

C'est la v�rit�, Carl, tu dois me croire.

Ne sois pas ridicule, cet homme est malade, Sharon !

Schizophr�nie, visiblement.

Il pourrait �tre dangereux. Nous devons appeler la police.

Non, Carl. Nous devons l'aider.

Sharon, tu as l'air d'avoir subi un lavage de cerveau.

Nous n'avons plus le temps, Dr Zellar, faisons cette op�ration imm�diatement.

Vous ne comprenez pas, je suis pas m�decin, je ne suis pas chirurgien.

Mais tu es biologiste, Carl. Tu peux le faire, je le sais.

Tu sais que c'est ill�gal.

Tu connais les r�gles de d�ontologie de la profession m�dicale.

C'est du pur d�lire. Cyborgs ! Machines � voyager dans le temps !

Docteur.

- C'est incroyable. - Mais vrai, Dr Zellar.

Cette main poss�de la force de cinq.

Tu me crois maintenant, Carl ?

Ferme la porte � cl�s, Sharon.

Je ne suis pas s�r de ce que je crois en cet instant pr�cis mais...

mais je sais ce que d'autres penseraient en voyant �a.

Bon, que dois-je faire ?

�ter cette plaque.

En dessous, vous trouverez une fine membrane de polycarbonate.

Vous connaissez cette mati�re plastique ?

Oui.

Incisez � travers la membrane.

Sous celle-ci, vous trouverez une sorte de petite capsule.

Elle ressemble � un rubis. Un peu plus de 5 mm de long.

C'est l'�metteur.

Il tient gr�ce � des fils de silicone, coupez ces fils.

J'ai les instruments qu'il faut, mais aucun anesth�siant.

�a va vous faire mal.

Les nerfs de cette zone ont �t� sectionn�s, je ne ressens rien.

Tr�s bien, allons-y.

Les instruments sont dans le meuble, Sharon.

Le st�rilisateur est juste au-dessus.

Elmore, regarde comment tu as gar� cette stupide voiture.

Tu bloques tout le passage.

J'ai fait expr�s. Pour que personne ne me passe devant.

Arr�te d'appuyer sur ce stupide klaxon.

C'est une station-service, non ? Voil� ce que je veux, qu'on me serve !

Qu'est-ce que ce sera, M'sieur, un peu de carburant et d'huile ?

V�rifiez l'huile et jetez un oeil � ma roue arri�re gauche.

Jim, v�rifie la roue arri�re gauche.

C'est bon pour l'huile, M'sieur.

C'est Laura et ses amis.

- Laura, o� est ton p�re ? - Dans son laboratoire, je pense.

Les lumi�res sont allum�es.

Il doit travailler sur un projet secret.

Je suis s�r qu'ils travaillent sur quelque chose d'incroyable.

Peut-�tre bien.

Papa et le Professeur Marx s'amusaient avec un chimpanz�, la semaine derni�re.

- Un chimpanz� ? - Ils l'ont amen� ici ?

Allons jeter un oeil.

Skinny, non, s'il te pla�t.

Sharon, va voir s'ils ne deviennent pas trop curieux.

Bonjour, Madame Mason, que se passe-t-il ?

Rien. Le Dr Zellar est tr�s occup� pour le moment,

il ne souhaite pas �tre interrompu.

On n'allait pas dans le labo, on montrait aux filles comment danser.

Oui, on leur montrait les mouvements.

Allez, bougez votre corps.

C'est incroyable.

De penser que ce minuscule objet contient un transmetteur

assez puissant pour traverser de grandes distances.

Pas seulement les distances, le temps �galement.

Comment vous sentez-vous ?

Nous sommes entra�n�s � ignorer les sentiments.

- Tous les sentiments ? - Tous.

Quelle horrible fa�on de vivre.

Ne conna�tre ni la douleur ni le plaisir.

Vous n'avez jamais rien ressenti pour personne ?

Personne. C'est impossible.

Pas m�me votre m�re ?

Dans l'�tat militaire de 2087,

tous les enfants sont enlev�s � leur m�re � la naissance,

ils sont la propri�t� de l'�tat.

Et vous pensez que taire les d�couvertes du Professeur Marx emp�chera tout cela ?

Toute chose intervenant dans le futur est le r�sultat d'une action pass�e,

c'est une loi scientifique fondamentale, Dr Zellar.

La cause et la cons�quence, oui.

Termin�.

O� puis-je trouver une source d'alimentation � tr�s haute tension ?

Haute tension ?

L'�metteur doit �tre d�truit.

Il faut au moins 5000 volts pour le court-circuiter.

Je sais. La centrale �lectrique.

Oui, et ce n'est pas loin.

Bien. Conduisez-moi l�-bas.

Impossible. L'incision se rouvrirait.

L'incision sera compl�tement cicatris�e dans dix minutes.

Un agent cicatrisant sp�cial a �t� inject� dans mon sang.

La m�decine a continu� de progresser dans le futur, Docteur.

Allons-y, Dr Zellar.

Prenez ma voiture, elle est gar�e devant.

- Bonsoir, Dr Zellar. - Bonsoir, Skinny, Rick.

Bonsoir, papa. J'esp�re qu'on ne t'a pas d�rang�.

Vous avez entendu ce qui s'est pass� ?

- Non, que s'est-il pass� ? - Il y a un fou en libert�.

Oui, Monsieur. Il a rou� de coups M. Gilmore et son oncle dans la ville abandonn�e.

Il ne les a pas frapp�s. Ils �taient ivres.

Ce ne sont que des rumeurs, papa.

Oui. Et ce sont des rumeurs aussi qui ont vol� leur voiture et cambriol� une boutique.

La ville est en �bullition, il l'a mise sens dessus dessous.

Les gens sont nerveux.

Il n'y a pas de quoi s'inqui�ter,

mais vous devriez peut-�tre �viter de tra�ner dans les rues, ce soir.

Restez-l� et amusez-vous jusqu'� mon retour.

Sharon vous tiendra compagnie.

Papa.

- Quelque chose ne va pas ? - Non, pourquoi ?

Tu as l'air inquiet.

Juste un peu fatigu�. Nous travaillons sur ce projet depuis trop longtemps.

Essayez de ne pas trop d�vaster la maison, compris ?

C'�tait qui, celui-l� ?

Vous avez vu l'expression sur son visage ?

- Et ces bottes �tranges ! - Je n'ai vu que �a !

Qui est cet homme, Sharon ?

Oh, c'est un ami.

Il vient d'un autre...

d'un autre pays.

C'est vrai qu'il n'a pas l'air du coin.

- Vous l'aimez bien, pas vrai ? - Ne soit pas stupide.

- Viens danser, Laura. - J'arrive.

Qu'est-ce qui ne va pas ?

Vous savez, Sharon...

Je crois que papa et vous �tes compl�tement aveugles.

Depuis que maman est morte, il est plong� dans ses recherches

qu'il ne s'aper�oit pas de votre pr�sence.

Et vous �tes tellement pr�occup�e par votre propre vie

que vous ne voyez pas qu'il existe.

Si seulement vous ouvriez les yeux, tous les deux.

Eh bien, tu en as gros sur le coeur.

D�sol�e, Sharon, mais c'est vrai.

Vous �tes tous les deux seuls et vous aimez les m�mes choses.

Et vous �tes encore plut�t jeunes.

Merci.

Et que se passe-t-il ? Rien.

Rick, va fermer la porte de derri�re.

Laura, il y a bien une arme dans la maison ?

Que s'est-il pass� ?

- All� ? - Passez-moi la centrale �lectrique.

Je suis d�sol�e mais le r�seau est actuellement satur�.

Op�ratrice, c'est urgent.

Je suis d�sol�e, nous croulons sous les appels,

la ville toute enti�re utilise le r�seau.

Tant pis, laissez tomber.

Laura, va me chercher mon manteau.

Le sh�rif arrive, je l'ai eu.

Que s'est-il pass� ?

Tu peux conduire la voiture de Skinny ?

Moi ? Bien s�r ! Qui a fait �a ?

C'est sans importance, viens avec moi et je t'expliquerai.

Vous, restez ici.

- O� allons-nous ? - La centrale �lectrique.

La centrale �lectrique ?

Arr�te de poser des questions et conduis !

D'accord, Madame, montez.

Combien de temps le gardien va-t-il rester inconscient ?

Environ une heure, mon pistolet-laser ne peut faire mieux.

C'est le m�me que tu as utilis� sur Sam Gilmore et son oncle ?

Oui.

Mon arme ne peut que paralyser, pas tuer.

On ne peut pas en dire autant des armes des Traceurs.

Ce qu'il ne faut pas oublier au sujet des voyages dans le temps,

c'est le risque �norme qu'il y a � prendre la vie de quelqu'un vivant dans le pass�.

Cela entra�nerait une r�action en cha�ne

qui pourrait �radiquer de nombreuses vies dans le futur.

- C'est si risqu� ? - Oui.

Donnez-moi l'�metteur.

Enlever quelqu'un � son �poque semblerait un risque tout aussi important.

Comme le Professeur Marx, par exemple.

C'est vrai, mais ce risque doit �tre pris.

L'�metteur est en place.

Il ne me reste plus qu'� d�clencher l'�lectricit�.

Qu'est-ce que c'est ?

Les Traceurs.

Ils ne vont pas tarder � venir ici.

Dr Zellar ?

Attention !

- Utilisez votre arme. - Elle n'a aucun effet sur les cyborgs.

- Les Traceurs arrivent. - Je sais, ils sont d�j� l�.

O� est Garth ?

L�, quelque part. Sharon, tu n'aurais pas d� venir.

Ces monstres sont entr�s chez toi, Carl !

Les voil� !

Ils sont sur le toit, Sh�rif !

Danny, passe par derri�re, vite.

Ils ont des pistolets laser, on ne peut rien contre eux.

Des pistolets laser, rien que �a, Doc !

Passez par derri�re, ils sont sur le toit.

Sh�rif, vous ne comprenez pas.

Ce que je comprends, c'est que la ville est devenue folle.

Des gamins qui �taient chez vous

me disent que des individus effrayants ont d�vast� votre maison.

Et maintenant vous me dites qu'ils ont des pistolets laser.

Qu'est-ce que vous avez tous ?

L'un d'entre eux a saut� de ce toit � ce toit.

Tu as perdu la t�te.

Non, Monsieur. Jamais vu un saut pareil de ma vie.

Le voil�.

Ils ne pourront pas sauter de celui-ci.

Sauf s'ils veulent se briser les deux jambes.

Reste l� et ouvre l'oeil.

Je vais appeler du renfort, on va les faire sortir de leur cachette.

Pense � prendre des grenades lacrymog�nes.

Vous ne devriez pas rester l�,

je ne veux pas de bless�s.

Je ferais mieux de rester, un m�decin pourrait vous �tre utile.

Vous avez peut-�tre raison, oui.

Ram�ne le Dr Mason chez moi,

Sharon, attends-moi l�-bas, je te dirai s'il y a du nouveau.

Mais, Carl, je...

�coute, tu ne peux rien faire de plus ici, Sharon.

Un instant, Doc.

Que faites-vous � la centrale �lectrique, en pleine nuit ?

Nous passions par l�.

Vous passiez par l�...

Oui, Sh�rif. Nous nous rendions au laboratoire.

Future Industries est un peu plus bas, comme vous savez.

Je sais o� �a se trouve. Je sais aussi qu'il est minuit pass�.

Nous pr�parons une exp�rience importante pour demain.

C'est �trange, non ?

Ces deux soi-disant fous choisissent comme par hasard votre maison,

et vous, vous �tes l�.

Sh�rif !

Le bureau vient d'appeler. L'un des hommes a �t� vu sur la route.

C'est impossible. Ils sont tous devenus fous.

Quel est l'idiot qui aurait aper�u le fou en fuite ?

- Le Juge Elmore. - Qui ?

Le Juge Elmore, Monsieur.

Qu'est-ce qu'on attend, allons-y !

Quelle nuit, Sh�rif.

C'est ce que tu voulais, Jay C., un sujet sur lequel �crire.

Oui, mais je ne comprends pas ce qu'il se passe.

Crois-moi, Jay C., tu n'es pas le seul.

Carl, tu crois que c'�tait Garth ?

Peut-�tre.

Mais s'il s'est �chapp�, alors les Traceurs aussi.

S'il n'a plus l'�metteur, il pourra peut-�tre les semer.

Il ne va plus faire nuit bien longtemps.

Il va peut-�tre essayer de se rendre au laboratoire.

Je vais aller l'y attendre.

Tu devrais rentrer chez toi, au cas o� il s'y rende.

Sharon, il est en fuite et il n'a plus beaucoup de temps.

Il va certainement filer droit vers sa machine et repartir.

Je m'en fiche, je vais au labo.

J'attendrai � la maison, appelle-moi s'il se montre.

Sharon ? Soit prudente.

Retournons � la maison.

Ce que tu as entendu cette nuit reste entre nous.

D'accord. J'en ai entendu des choses.

Allons-y.

- Garth ? - Non, c'est Carl. Des nouvelles ?

Le sh�rif a envoy� deux hommes au labo.

Je crois qu'il soup�onne notre projet d'avoir un lien avec toute cette agitation.

Je sais. Il vient de passer une demi-heure � me poser des questions.

Il s'est mis dans la t�te que des espions ennemis en avaient

apr�s un secret militaire et qu'on �tait au courant.

Il ne saura jamais � quel point il est proche de la v�rit�.

Qu'est-ce que tu lui as dit ?

Je lui ai dis que je n'avais rien � cacher.

Il vient juste de partir, il se rend peut-�tre au labo.

Si seulement je trouvais un moyen de contacter Garth,

si seulement je savais o�...

Sharon ?

Sharon ? Il y a un probl�me ?

Sharon, tu m'entends ?

J'ai �chapp� au Traceur. Il est sur mes traces. Tout proche.

Le Traceur attend peut-�tre sur cette colline.

Je dois le leurrer. Ou il s'enfuira.

La mission doit �tre accomplie.

Professeur Marx, d�monstration � 9 heures pr�cises.

Plus beaucoup de temps. La police locale va s'en m�ler.

Garth, pense. Pense � l'endroit o� tu te trouves.

Le Professeur Marx ne doit pas d�voiler sa d�couverte.

Traceur, j'attendrai.

Le Traceur s'en ira.

La ville abandonn�e. Je vais attendre � la ville abandonn�e,

Professeur Marx ?

Sharon, vous m'avez fait peur.

Que faites-vous ici si tard ?

Je croyais vous avoir dit d'aller vous reposer.

Je n'arrivais pas � dormir.

Il y a eu beaucoup d'agitation en ville cette nuit.

Oui, j'en ai entendu parler.

C'est aux informations.

Je me suis dit que j'allais venir plus t�t

pour revoir quelques dossiers avant de les...

Les dossiers sur la radio-t�l�pathie ne sont pas l�.

J'�tais s�r de les avoir rang�s l�.

Vous les avez d�plac�s, Sharon ?

Oui.

Ils sont l�. Vos dossiers. Vos graphiques.

Tout est l�. Tout ce qui concerne le projet.

Je ne comprends pas.

Pourquoi les avoir sortis du tiroir pour les mettre dans cette mallette ?

Je dois les apporter � quelqu'un.

Un ami.

Il a une mission urgente � accomplir.

Les apporter � quelqu'un ?

Notre projet ?

Qu'est-ce qui vous arrive ?

Il m'attend. S'il vous pla�t, venez avec moi.

O� ?

Je ne peux pas vous expliquer pour le moment.

Je vous en prie, il faut que vous veniez.

Ne soyez pas ridicule, je ne vais nulle part.

Donnez-moi ces dossiers, maintenant.

Non.

Qu'est-ce que �a veut dire ?

Donnez-moi cette arme.

Je m'en servirai si j'y suis forc�e, ne m'y obligez pas, s'il vous pla�t.

Dites-moi de quoi il s'agit.

Si vous avez des probl�mes, je veux vous aider.

Non, ce n'est pas �a.

Il s'est pass� quelque chose cette nuit pendant que vous n'�tiez pas l�.

Quelque chose d'extr�mement important pour nous tous.

Assez important pour que vous voliez et menaciez de me tuer ?

Oui, c'est vraiment important !

Et je peux vous le prouver si vous venez avec moi.

Vous m'avez toujours fait confiance, non ?

Alors faites-le encore, nous n'avons pas beaucoup de temps !

Et notre d�monstration de demain matin ?

Nous avons travaill� si dur.

Vous essayez de me dire que la mission de votre ami est plus importante que �a ?

J'essaie de vous dire que c'est la mission !

Cette d�monstration sur la radio-t�l�pathie ne peut avoir lieu aujourd'hui.

Tr�s bien.

Garth.

Il est quelque part par l�, il est forc�ment l�.

Vous ne croyez pas une seconde � ce que je vous ai racont�.

Je veux vous croire, Sharon.

Ils sont mont�s dans la voiture du Professeur et sont partis.

C'est tout, Sh�rif.

Aucun signe des deux fous ?

Non, c'est calme dans le coin.

Et ce docteur, quel est son nom d�j�, Zellar ?

Il est pass�.

- Que voulait-il ? - La m�me chose que vous.

- Il avait l'air press�. - Il a dit o� il allait ?

Non.

Je crois savoir.

Nous devrions rentrer en ville.

- Les Traceurs... - Sharon...

Les Traceurs l'ont peut-�tre attrap�.

Sharon, je vous en prie...

- O� est Sharon, Professeur ? - L�-bas.

Dans ce vieux b�timent. Elle cherche un certain Garth.

Elle m'a dit que...

Sharon !

L'�curie. Attendez ici.

Ils vont vous avoir.

On ne va pas rester l� et le laisser la tuer ! J'y vais.

Carl !

Garth !

Le Traceur l'utilise pour nous attirer vers lui.

Mais cela joue en notre faveur.

- En notre faveur ? - D�p�chons-nous, Professeur.

Vous voulez partir sans l'aider ?

Il a �t� entra�n� � ignorer les sentiments humains, Professeur.

Le Dr Mason savait ce qu'elle risquait.

Vous avez soumis son esprit � votre volont�.

Vous �tes pire que ces Traceurs.

C'est vrai.

Une vie est un faible prix pour lib�rer notre pens�e de ces monstres.

Il n'est pas bless�, Professeur.

Simplement momentan�ment paralys�.

Le Traceur l'aurait tu�.

Vous pourriez me tuer, tout de suite.

Et votre mission serait quand m�me un succ�s.

Pas compl�tement.

Le succ�s de cette mission d�pend de l'utilisation de votre savoir � mon �poque.

Que fera le Traceur quand il se rendra compte de votre fuite ?

Garth.

Je dois partir.

Je sais.

Doc, une chose dont je suis s�r, c'est que c'est un vrai...

- Comment vous appelez �a ? - Un cyborg.

Moiti� humain, moiti� machine, programm� pour tuer.

- Emmenez-moi, Garth. - Impossible.

Je vous en prie. Je veux �tre avec vous, j'ai besoin de vous.

Et vous avez besoin de moi.

Sharon, tout ce que vous avez fait �tait ind�pendant de votre volont�.

Il fallait que je soumette votre esprit � ma volont�.

Je ne dis pas que c'est bien mais il le fallait.

Lorsque je serai parti,

et que vous serez lib�r�e de mon emprise, vous oublierez tout.

Je n'oublierai rien.

Je vous aime, Garth.

Et vous m'aimez, c'est pour �a que vous �tes revenu me sauver.

Oui, Sharon.

Trouvez un homme de votre temps, Sharon.

- Garth... - Vous devez me croire.

Quand je retournerai � mon �poque avec le Professeur,

le monde du futur changera.

Le Professeur ne d�voilera pas ses d�couvertes � 9 heures.

� partir de ce moment, tout �v�nement � venir sera modifi�.

Certaines choses changeront l�g�rement, d'autres ne se produiront pas du tout.

Si ma mission est un succ�s, je n'existerai pas dans le monde du futur.

Apr�s 9 heures pr�cises, vous n'aurez plus aucun souvenir de moi.

Et tout ce qui s'est pass� depuis mon arriv�e...

n'aura pas eu lieu.

Carl, quelle heure as-tu ?

Il est exactement 9 heures.

"Apr�s 9 heures pr�cises, vous n'aurez plus aucun souvenir de moi,

"et tout ce qui s'est pass� depuis mon arriv�e...

"n'aura pas eu lieu."

Ne t'inqui�te pas.

Je n'ai jamais vu le Professeur arriver en retard, il ne va pas tarder.

C'est peut-�tre le jour le plus important de sa vie,

je dirais m�me que c'est son moment de v�rit�.

D'une certaine fa�on, c'est aussi le mien, tu sais.

S'ils r�agissent positivement, on pourra poursuivre les recherches dans l'Est.

New York, probablement.

Tu crois que tu trouveras les r�ponses � tes questions l�-bas, Sharon ?

Bonjour, Professeur.

Comment s'est pass�e la conf�rence, hier soir ?

- Pardon ? - La conf�rence.

Tr�s bien, oui.

Qu'y a-t-il ? Vous vous sentez bien ?

Je ne suis jamais senti aussi bien de toute ma vie.

Vous �tes venus assister � une exp�rience d'une importance capitale,

sur le d�veloppement d'un syst�me de communication r�volutionnaire :

La radio-t�l�pathie.

Je vais vous d�cevoir.

Il n'y aura pas de d�monstration aujourd'hui.

Pas de d�monstration ?

Je ne comprends pas, Professeur Marx.

Vous semblez pourtant pr�t � nous d�voiler votre d�couverte.

C'est la v�rit�, M. Le Ministre, j'allais le faire...

mais un �l�ment de la plus haute importance a retenu mon attention.

Un �l�ment que j'avais compl�tement ignor� jusqu'� ce matin.

Je relisais mes derni�res notes,

quand je me suis rendu compte qu'une mauvaise utilisation d'un tel syst�me

pouvait mener � un d�sastre scientifique et social.

Beaucoup de temps et d'argent

ont �t� investis dans la recherche d'une strat�gie de d�fense

fond�e sur ce nouveau syst�me.

Je suis un scientifique, pas un strat�ge militaire ou politique.

Et, en tant que scientifique, je me pr�occupe du sort de mes semblables.

J'en suis venu � la conclusion...

que la connaissance de la radio-t�l�pathie � notre �poque

ne sera pas appliqu�e � des fins de paix comme je l'entendais.

La tentation militaire est trop forte.

Les cons�quences sont probablement

au-del� de notre compr�hension actuelle.

Maintenant, si vous voulez bien m'excuser.

Je dois retourner � mon travail.

Messieurs, il semblerait que cette r�union soit termin�e.

Je suis vraiment d�sol�.

Je sais combien vous comptiez sur...

pardonnez-moi, je ne pouvais pas faire autrement.

Vous pardonner ?

Professeur, je suis tellement fi�re de vous.

Ne gaspillez pas toute votre affection sur moi, jeune femme.

Maintenant...

dehors, vous deux !

Je n'aurai pas besoin d'aide aujourd'hui.

Dr Zellar, cela va vous sembler un peu audacieux,

mais vous faites quelque chose cet apr�s-midi ? J'ai ma journ�e.

Dr Mason, j'allais justement vous demander

si vous aimeriez venir nager chez moi.

La piscine a �t� remise en route.

Allons-y.

J'ai des as, Jay C.

Un carr�.

Tu n'aurais pas cette insigne, je penserais que tu triches.

� toi de distribuer, Jay C.

Vous m'aviez averti, Sh�rif.

C'�tait le bon vieux temps.

- Pardon, Sh�rif ? - C'�tait le bon vieux temps.

J'aurais d� vivre il y a 80 ans.

� moi de jouer, cette fois.

Il se passait vraiment des choses � l'�poque.

Pas comme maintenant.

Dans cette petite ville paisible et sans probl�mes.

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