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SIMON TEMPLAR FACE AU SAINT
LE CAIRE
LIVRAISONS INTERCONTINENTALES
Vous auriez d� appeler. On serait venus le chercher.
Peu importe, j'�tais press�. Ca peut partir � 6h ?
- Oui. Vous payez d'avance ? - C'est combien ?
4 livres 06, monsieur.
Je pourrais avoir un d�pliant sur les pyramides ?
Bien s�r.
Merci.
De S. TempIar, Le Caire, Egypte.
Pour Ie Pr. Horatio T. Bitts Universit� de Keystone, PhiIadelph�e,
Un colis pour le Pr. Bitts.
D'accord. Apportez-lui.
Un colis pour vous, professeur.
C'est pay� d'avance.
Une signature, ici.
''De S. Templar, Le Caire, Egypte'' !
Ca alors !
Anne ?
Anne, apporte-moi une paire de ciseaux, vite !
Les voici, p�re.
J'ai re�u �a de Simon Templar. Ce filou est en Egypte.
ll ne t'a pas oubli�.
Je crois savoir ce que c'est. Il me l'avait promise depuis des ann�es.
Tu es optimiste. Tu connais les promesses de Simon...
Comment peux-tu dire �a ? C'est un gar�on tr�s fiable.
Donne-moi le tisonnier.
Je le connais. N'ai-je pas �t�
- son directeur d'�tudes ? - Je sais, p�re.
Ne lui ai-je pas remis son dipl�me avec mention ?
Bien s�r.
Mais depuis, il est tomb� bien bas. C'est devenu un escroc et un criminel.
Ni l'un ni l'autre. Il n'a jamais �t� condamn�,
- n'est-ce pas ? - C'est dommage.
''Mon cher vieux Bitts
''voici la momie d'Amenop Ill.
''ll est mort il y a 4 OOO ans.
''Je te raconterai comment je l'ai eue.'' S.T.
Regarde, Anne.
Tu sais...
Je serai fier de la pr�senter au mus�um national.
ll est 9h pass�es, n'oubliez pas votre cours.
Tu as raison.
Je vais la ranger en attendant de pouvoir l'�tudier.
La voil� en s�curit�.
Je l'enverrai au mus�um quand Simon m'aura tout racont�.
Un jour, quand tu ne t'y attendras pas,
le Saint viendra te raconter comment il a vol� la momie.
Mais il ne l'a pas vol�e, Anne.
Quoique...
John H. BohIen Inspecteur principal
Un visiteur, inspecteur.
Henry Fernack, vieux lascar !
- Ca fait plaisir, John. - Toujours aussi pimpant !
Qu'est-ce qui t'am�ne � Philadelphie ?
Rien, je suis en vacances.
Je vois... Tu te laisses porter par le vent.
Tu viens en vacances et tu te retrouves au poste.
Je voulais revoir toute la bande.
Ca fait un bail que j'ai quitt� mon poste ici.
Dis donc...
J'ai une id�e. On va se faire un d�ner
au Clancy's Chaphouse.
- Toute la bande sera l�. - G�nial.
Oui ?
Le sergent Ryan est arriv�.
Je l'accueille dans une minute.
- Tu as entendu. - Dubby.
Ton ancien acolyte. Il a �t� mut� � la prison.
ll ne faut pas qu'on te voie. Je veux leur faire une surprise.
Allez, file.
- 20h, ici. - Je serai l�.
Qui a fait �a ?
Qui va l� ?
Bonsoir, professeur.
Simon, petit voyou ! Tu m'as fichu une de ces frousses...
Dois-je passer par devant ?
Que nenni. Passe par ici.
D'accord.
Quand as-tu quitt� le Caire ? Pourquoi ne m'as-tu pas �crit ?
Doucement... Que de questions !
Je voudrais savoir...
All� ?
Oui... Enfin, non. Je n'ai pas oubli�.
J'arrive.
Au revoir.
En fait, j'avais oubli�.
- J'ai une r�union � la facult�. - Je vois.
Mets-toi � l'aise, et attends-moi ici.
Merci. Avez-vous re�u mon petit cadeau ?
- Tu veux dire Amenop ? - Oui.
ll est arriv� ce matin en bon �tat. Je savais que tu n'oublierais pas,
m�me si Anne avait dit le contraire.
Anne ?
Tu avais beau �tre son idole � l'universit� de Weldon Hall...
- Les choses ont bien chang�. - Pas surprenant.
- Ne lui parlez pas de moi. - Promis.
Puis-je jeter un ooeil � Amenop en votre absence ?
Pas de probl�me. Voici la cl� de la chambre forte.
Tu me raconteras l'histoire de cette momie.
Je n'y manquerai pas.
Merci, ma ch�rie.
Ne m'attends pas, je rentrerai tard.
D'accord, p�re.
Bonne nuit.
Simon ?
Bonjour.
- Que fais-tu dans la chambre forte ? - Je fl�ne.
- Comment es-tu entr� ? - Ton p�re m'a donn� la cl�.
Comme tu peux le voir, je n'ai rien vol�.
Je devrais te fouiller.
Vas-y, fouille-moi.
Tu sembles ravie de me revoir.
Tu sembles �tre devenu un mufle.
En fait, je suis heureuse de te revoir.
J'avais quelque chose � te rendre. Tiens.
C'�tait ton cadeau.
Le jour de ta remise de dipl�me. J'�tais folle d'amour, j'avais 16 ans.
Tu m'as dit qu'elle portait bonheur.
Pendant longtemps, je l'ai ch�rie.
- Et un jour, on m'a parl� du Saint. - Tu as d�chant�.
Exactement.
Merci d'�tre pass� ce soir.
Cela m'a permis de te la rendre et...
De me dire que je suis un vrai tr�sor, je sais.
Tu as faim ?
Je suis affam�. Je n'ai pas eu le temps de d�ner.
Je vais t'apporter des sandwiches.
Salut. Tu es pr�t ?
- Tu parles, j'ai une faim de loup. - Parfait !
J'ai invit� 6 gars pour le d�ner, mais je n'ai pas dit que tu �tais l�.
Ca va �tre sensass.
Oui ?
C'est MiIIer. Un cadavre a �t� trouv� cher Ie Pr. Bitts
de I'universit�. Le chef vous attend I�-bas.
J'en �tais s�r...
On a le temps d'aller y faire un tour avant le d�ner.
J'aurais d� emmener un panier-repas.
Merci, professeur. Ce sera tout.
D'accord. Tr�s bien.
Bitts et sa fille ne savent rien.
- Tu es s�r qu'ils sont fiables ? - Bien s�r !
Vous voici, chef.
- Il �tait mort � votre arriv�e ? - Oui, mais encore chaud.
Poignard� dans le dos.
- Une pi�ce d'identit� ? - Ses poches �taient vides.
ll voyageait incognito.
Examinons le jardin.
TeI est Ie destin des traitres. S. T.
John...
C'est quoi ?
Tu as du souci � te faire Ie Saint est � Philadelphie.
ll est aux USA ?
Je ne savais pas, mais ceci en est la preuve.
Tu connais le Saint bien mieux que nos �quipes.
- Pas question, John. - Il faut que tu m'aides.
- Super, les vacances. - Allez...
ll est l�-bas. Tu m'apporteras le rapport.
Bien, monsieur.
- Tu oublies une chose. - Laquelle ?
J'ai faim.
D�sol�, Henry. On ne pourra pas retrouver les autres.
ll faudra que tu d�nes � l'h�tel.
Si tu veux je t'y d�pose en allant au Q.G.
Merci, mais j'irai � pied.
Je mangerai sur le chemin. Appelle-moi si tu as une piste.
Promis. Dis-moi, Henry...
Si on coince le Saint il n'�vitera pas la cabane.
Bien s�r. Bonsoir.
Encore faut-il le coincer...
- Le Saint ? - Ne touchez pas � �a.
C'est inhospitalier de votre part.
Merci beaucoup.
Asseyez-vous.
Que faites-vous ici ?
Je viens vous rendre visite.
Je vous aime bien, Henry.
Comment m'avez-vous retrouv� dans cet h�tel ?
En descendant du bateau, j'ai appris que vous �tiez � Philadelphie.
- Je n'avais plus qu'� vous retrouver. - Je vois...
- Servez-vous. - Merci. Vous devenez l'h�te parfait.
Un bateau, dites-vous ?
J'ai quitt� Le Caire il y a un mois.
Je suis pass� par Philadelphie
pour rendre visite au Pr. Bitts.
Je le connais.
Un dr�le d'oiseau.
J'�tais chez lui il y a une heure, pour un meurtre.
Allons, Henry...
C'�tait sur le cadavre.
J'ai �t� idiot.
Templar...
Jusqu'� maintenant, j'avais de l'admiration pour vous.
Peut-�tre parce que vous d�fendiez les opprim�s.
Je vous ai m�me aid�.
Mais cette fois c'est un meurtre de sang-froid !
- Mais non... - Pourquoi pas ?
Vous me croyez capable d'un meurtre de sang-froid ?
En fait, non.
Mais alors, qui a plac� cette carte ?
Aucune id�e.
Je suis convaincu que vous �tiez chez Bitts.
D'ici � dire que vous avez tu� ce type...
Arr�tez de vous faire passer pour un autre.
Vous pouvez berner les locaux, mais pas moi.
- Vous en �tes s�r ? - Certain.
Je connais m�me votre cicatrice sur le poignet droit.
C'est vrai. J'avais oubli�.
Bien. Allons-y.
O� �a ? Je ne veux pas qu'on nous voie ensemble.
Je vous assure que ce sera intime.
Dites-moi o� on va !
On va rendre visite � mon vieil ami Ie Pr. Bitts.
Allons, Henry.
Vous vous int�ressez � l'astronomie ?
Oui, beaucoup.
Dommage que le ciel soit couvert, on aurait pu voir des �toiles.
Je vais vous en faire voir, des �toiles.
Entrez, M. Fernack. Et monsieur...
Vous ne le reconnaissez pas ?
Non.
ll dit que vous �tes de vieux amis.
- Qui est-ce ? - Simon Templar, le Saint !
Le Saint ?
Cela ne sert � rien d'essayer de berner Fernack.
- Ah non ? - Non.
Mais oui, bien s�r !
Entrez dans mon �tude.
Regarde qui vient d'arriver, Anne.
Qui est-ce ?
lnutile. M. Fernack sait que c'est Simon.
Vraiment ?
Ravie de te revoir apr�s toutes ces ann�es.
- Assieds-toi. - Merci.
Assieds-toi ici.
M. Fernack va s'asseoir ici
et professeur, � votre bureau.
Moi, je vais me poser ici.
Parfait.
L'inspecteur Fernack m'a dit qu'il y a eu un incident, ici.
ll affirme que j'�tais l� ce soir.
Professeur, dites-lui la v�rit�
et rien que la v�rit�.
Etais-je ici, ou pas ? Et si oui, pourquoi suis-je venu ?
Si vous me le demandez je dirai la v�rit�.
Faites donc.
Simon m'a promis depuis des ann�es
de m'envoyer une momie extr�mement rare.
Ce matin j'ai re�u sa momie envoy�e du Caire.
Du Caire ? Je vois...
Ce soir
avant que je parte � la facult�, Simon est venu.
Tu ne m'avais rien dit !
C'�tait son voeu. Il voulait voir la momie.
Je lui ai laiss� la cl� et je suis parti.
� mon retour, il �tait parti. Je n'en sais pas plus.
Et le cadavre dans votre jardin ?
Nous y viendrons, Henry.
Proc�dons dans l'ordre.
Une momie...
Pourrais-je avoir la cl� pour convaincre M. Fernack ?
Certainement.
Merci.
Pouvez-vous apporter la lampe ?
Je m'en occupe.
Henry, restez dans votre fauteuil.
Tu l'as tu�.
- Non. - Je sais que tu mens.
- Comment ? - Il portait la bague.
La bague ?
Oui, le porte-bonheur que je t'avais rendu dans l'�tude.
- Voil� comment. - La police sait ?
Non. Je voulais te prot�ger.
O� est-elle ?
Elle ne te portera plus bonheur.
On verra.
C'est moi qui l'ai coup�. Retournez � votre fauteuil.
Va surveiller l'inspecteur Fernack.
Merci, vieux. D�sol� pour le d�rangement.
Superbe sp�cimen. Elle est encore mieux qu'avant.
Elle est magnifique.
On peut y aller, vous savez tout.
Je ne sais rien du tout ! Il faut me dire...
Vous savez tout ce que savent Ie Pr. Bitts et sa fille.
Allons-y, Henry.
On repassera vous voir. Bonsoir.
Bonsoir.
- Il t'a parl� ? - Non.
Je crois qu'il est innocent, m�me si la police le tient.
Je dirais que c'est lui qui tient la police.
Je ne l'ai pas tu�.
- Je sais, mais vous �tes complice. - Donnez-moi 48 heures et je r�gle �a.
Si j'avais mon arme pendant 48 secondes, je vous coffrerais.
- Vous feriez �a ? - Oui !
D'accord.
Voyons si vous le pensez vraiment. Tenez.
- Haut les mains, je vous arr�te. - Bonsoir, inspecteur.
Je vais tirer !
Ca m'�tonnerait.
Et dire que j'�tais un as de la g�chette...
- Bonjour, Clopin. - Salut.
Qu'est-ce qui t'am�ne ?
Des diams.
- C'est � qui ? - Au Boss.
ll a trouv� �a o� ?
Je vous les ach�terai quand ils seront retaill�s.
Retaille-les.
- Je refuse. Trouve quelqu'un d'autre. - Qui ?
Le Hollandais c'est le meilleur tailleur.
Tr�s dr�le.
Le Hollandais est au gnouf depuis 2 ans au Caire.
Faux. Le Hollandais est rentr�.
Avant-hier il m'a dit qu'il aurait besoin de moi.
- Il est venu ici ? - Oui.
Dis au Boss de le contacter.
Merci.
Ce sera fait.
Des miIIiers de pierres pr�cieuses �chappent � Ia douane.
A I'attention du directeur de Ia prison du Caire
Un voIeur de diamants s'est-iI r�cemment �vad� ?
John H. BohIen Inspecteur principal, Philadelphie
Appelle-le.
H�, Boss !
- Alors ? - Chou blanc.
Byrd veut qu'ils soient retaill�s.
- Il peut pas le faire ? - Il refuse. C'est �a, le hic.
D'accord. Tant pis.
Byrd sait que le Hollandais est l�. Il est pass� le voir avant-hier.
- Ah oui ? - Dites, Boss...
Si Byrd d�couvre que le Hollandais s'est fait buter, il va vous accuser.
- Je lui fais pas confiance. - Moi non plus.
Dis, Clopin, pourquoi tu l'as pas �limin� ?
Je vais aller voir Byrd.
Boss, comme on dit en latin : ''Sic Tyrannosaurus rex.''
Tais-toi.
Je vais m'occuper de Byrd.
Vous deux, restez ici.
L'Associ� doit rentrer. S'il arrive, dites-lui d'attendre.
On peut vous les tailler sous 15 jours. Il faut les envoyer � New York.
ll n'y a aucun tailleur, en ville ?
Seulement 1 ou 2 mais ils ne sont pas tr�s fiables.
Je vois.
Je peux avoir une adresse ?
Essayez Ephraim Byrd.
lmmeuble Stonewall au bas de Market St.
- Merci beaucoup. - De rien.
ll y a quelqu'un ?
II en savait trop, iI est mort trop t�t. S. T.
Un t�l�gramme pour vous, inspecteur.
Affirmatif, Ie HoIIandais s'est �vad�. Pr�venez-nous si vous Ie capturez.
Le directeur de Ia prison du Caire
Fernack !
- Salut, Boss. - Un verre.
Alors ?
Frocard et Clopin vous attendent en bas.
D'accord.
Salut, Boss.
- C'est beau. C'est Chopin ? - D�sol�, je vous avais pas entendu.
- Continue. J'aime bien. - Il a peur.
Vous deviez lui casser l'autre jambe s'il rejouait.
Je n'avais pas dit �a s�rieusement.
Un t�l�gramme pour vous.
Tu l'as d�j� lu, alors raconte.
''Arriv� � New York. En partance pour Philadelphie.
''Atterrissage � 16h15.'' Sign� l'Associ�.
- Il ne va pas tarder. - Je peux y aller...
Je vais l'accueillir vous pouvez filer.
- Mais... - Je vous ai dit de filer.
- On me cherche ? - Salut, l'Associ�.
On se retrouverait les yeux ferm�s, nous deux.
- Ca a �t� ? - Pas de l�zard. Et toi ?
Tout s'est bien pass�.
Tu as vu le Hollandais ?
Je voulais aborder ce sujet.
Prenons un taxi pour mon h�tel. On en parlera l�-bas.
O� �tiez-vous ?
Je l'ai all�g� de 7 $ au billard.
Comment �a, au billard ? Je vous avais dit d'attendre ici.
Mais apr�s...
Je sais ce que j'ai dit, et vous avez d�sob�i.
Vous nous avez dit de filer.
Silence, Frocard. L'Associ� est arriv� ?
Vous l'avez rat� ?
Rat� ? O� l'aurais-je rat� ?
� l'a�roport.
Arr�tez la bibine
�a attaque le cerveau.
Allez prendre l'air !
- Mais, Boss... - Hors de ma vue !
Salut, Frocard et Clopin. Vous allez bien ?
- Impec. - Le Boss est rentr� ?
- Il m'a dit de venir ici. - Vous l'avez vu ?
Bien s�r. � l'a�roport.
- Vous plaisantez ? - Non, pourquoi ?
ll a dit qu'il y �tait pas all�.
Bien s�r, s'il a dit �a, c'est qu'il avait ses raisons.
En fait, je ne l'ai pas vu.
ll est � l'int�rieur mais on vous a rien dit.
Tu sais quoi ?
Je crois que le Boss souffre d'abominations.
- Retournons au billard. - Pas question.
Mais on peut parier 7 dollars au bowling.
D'accord.
Bonjour, l'Associ�.
Je t'ai fait attendre ?
Comment �a ?
Tu aurais pu me pr�venir de ton arriv�e.
- Quoi ? - Je serais venu te chercher.
Je ne comprends rien.
Je l'ai cach� � Frocard et Clopin,
- mais on est seuls, non ? - Tu as cach� quoi ?
Que tu es venu � l'a�roport.
� l'a�roport... Tu es fou ?
Attends... Ce n'est pas toi qui es venu me chercher,
- qui m'as emmen� � l'h�tel et... - C'est ce qui s'est pass� ?
Bien s�r.
J'ai compris.
Le Saint est l�.
- C'�tait pas toi ? - Mais non !
Frocard et Clopin l'ont vu. Le Saint est venu ici.
- Attends. Si tu as raison... - J'ai raison.
ll mijote quelque chose.
Oui, mais je vais l'emp�cher de faire sa petite cuisine.
Allons chercher Frocard et Clopin. On va rendre visite � M. Templar.
Affirmatif, Ie HoIIandais s'est �vad�. Pr�venez-nous si vous Ie capturez.
On dirait la r�ponse � un message.
Mais je n'ai envoy� aucun message � ce directeur de prison !
Bizarre...
Je l'ai pos� ici cet apr�s-midi.
C'est quoi ?
''Essayez de savoir pourquoi le Hollandais a �t� tu�.'' S.T.
Le Saint a lu ton t�l�gramme.
ll est entr� par l�.
Attends, j'ai oubli� mon chapeau.
Je l'avais laiss� ici.
''Merci pour le chapeau, Fernack. J'avais oubli� le mien.'' S.T.
Mon pistolet et ensuite mon chapeau !
Tu me dois 14 billets.
Tu jouerais pas � autre chose qu'au bowling et au billard ?
Le Boss doit �tre sorti. Une petite partie de cartes ?
Salut, Boss.
Pourquoi vous vous changez constamment ?
ll faut toujours �tre sur son 31. O� est l'Associ� ?
- Vous deviez le retrouver, non ? - Oui, c'est vrai.
Je devais le retrouver ici.
- Haut les mains ! - C'est moi, idiots !
C'est fou comme vous vous ressemblez.
J'ai encore des doutes.
Ah bon ? Fouillez-le.
- C'est toi qu'on appelle le Saint ? - Oui. Pourtant je n'en suis pas un.
Tu es de Saint Louis ?
Qui te l'a donn�e ?
Une fille. D�j� vu cette bague ?
Oui.
Elle me l'a donn�e aussi. Par erreur.
Je sais. Il faudra lui expliquer.
Ce ne sera pas n�cessaire.
- Pourquoi es-tu l� ? - Je cherche le reste de ce couteau.
Tu vas vite le trouver.
- C'est l'Associ�. - Fais-le entrer.
ll t'a bern� aussi ?
Tu me le reproches ?
Non. Je trouve qu'il me ressemble trop
pour qu'on puisse survivre tous les deux.
Attends, Frocard.
ll aura peut-�tre plus de valeur en vie. Tu sais o� le cacher ?
Bien s�r... Au trou !
Allez, mon ange.
Assis !
Merci. Cigarette ?
Merci !
- O� est le casque ? - Elle est pas �lectrique.
Douche et bain, on l'appelle.
O� est l'eau ?
Silence.
Je n'avais pas le choix.
Dans le jardin, Ie Hollandais m'a saut� dessus.
Le petit salopard.
Et dire qu'au Caire, je l'ai aid� � se faire la belle...
Pas le choix
on va les faire retailler � New York. Envoie.
- O� est l'autre ? - Quel autre ?
ll y avait 2 sacs.
- 2 fois 50 pierres. - Fallait le dire !
Je croyais que tu...
Tu croyais...
- Boss, � mon avis... - La ferme !
Allons chercher ce sac.
Sors la voiture.
Attends.
Reste avec Clopin. Si �a tourne mal, tu sais quoi faire.
P�re ?
P�re !
Qu'est-ce qui s'est pass� ?
Hathy !
Tu peux jouer Home Sweet Home ?
Bien s�r.
Edition sp�ciale ! Le Saint recherch� pour meurtre !
Edition sp�ciale ! Un journal, monsieur ?
Un scientifique c�l�bre assassin� !
LE SAINT RECHERCH� POUR MEURTRE
Le Saint se cache au 326 South Water St. Une amie
H�, fiston !
- Tu veux te faire un dollar ? - Et comment !
Va au Q.G. et donne �a � Fernack, au bureau de Bohlen.
Les flics ?
Je peux compter sur toi ?
Pour s�r. Fernack, bureau de Bohlen.
C'est �a.
- Pardon, monsieur l'agent. - Attention au trottoir.
ll faut que je m'habitue.
Sans vouloir vous presser de questions,
c'est important de parler quand les souvenirs sont frais.
Mais je vous ai tout dit.
Viens, Fernack. On lui reparlera demain.
Oui ?
O� es-tu ?
Ecoute et fais-moi confiance. Je ne l'ai pas tu�.
Tout ce que je sais, c'est que mon p�re est mort.
Je sais.
Retrouve-moi en face du 326 South Water St
je te montrerai l'assassin.
Simon !
J'ai fait vite
mais j'ai eu du mal � trouver.
C'est dommage. Je n'aurais pas d� t'appeler.
Pourquoi ?
C'est trop dangereux pour toi, ici.
Warren va t'accompagner � mon h�tel. Je t'expliquerai.
Mais, Simon...
Je t'en prie, fais ce que je te demande.
Tr�s bien, Simon.
Un instant.
Voici Warren.
Enchant�.
ll va t'accompagner � mon h�tel. Je t'y retrouve au plus vite.
Bande d'abrutis !
Qui l'a d�tach� ? Vous deux ?
- Je vous jure, Boss... - R�fl�chis, un peu !
ll est donc sorti par l�...
ll reviendra par le m�me chemin.
Comment �a ?
Comme la fille aura disparu, il pensera la trouver ici.
Mais il viendra seul, sans les flics.
Pourquoi on passe par ici ?
C'est juste un raccourci.
Regardez !
Dr�le de chauffeur !
Je croyais que c'�tait ton ami. Il voulait...
Je sais. Je vais m'occuper de lui et de sa bande.
ll faut faire vite. Ca ira, toi ?
Oui, �a ira.
Rentre en taxi et reste chez toi quoi qu'il arrive,
m�me si je t'appelle.
O� est ta bague ?
Je ne peux pas t'expliquer, mais tu comprendras.
Trouvons un taxi.
Frocard !
- Je viens de voir un dr�le d'accident. - Ah oui ?
Une fille a embarqu� sur le fleuve en voiture.
- Un suicide, j'imagine. - C'est ce que je me dis...
Attendez...
Vous �tes pas le Boss. Vous �tes Saint Augustin.
- Tu en es s�r ? - Oui...
Vous �tes habill�s diff�remment.
Retourne-toi et marche.
Pourquoi ? On va o� ?
Tu le sauras vite.
Descends l�-dedans.
Le voici.
- Qu'est-ce qu'on fait ? - Tu n'as qu'� ouvrir la porte.
Pour quoi faire ?
Tes amis pensent que je vais revenir par ici.
lls vont tirer d�s que tu ouvriras la porte.
- Non ! - Chut !
Pas moi. Pas s'ils vont tirer !
Si tu n'ouvres pas, c'est moi qui tire.
Sois gentil.
Boss, tirez pas !
C'est moi, Frocard !
Quel idiot...
Haut les mains !
Bonsoir, messieurs. Comme on se retrouve...
- Boss... - La ferme !
Et si on s'asseyait ?
O� est-elle ?
O� est-elle ? De qui parles-tu ?
Ne tournons pas autour du pot.
Tr�s bien.
Entrons dans le vif du sujet. Dommage que tu sois revenu.
Tu cherches la fille ?
Peut-�tre.
D�sol� pour cette formalit�...
Mais tu dois avoir l'habitude.
Personne ne t'entendrait mais je hais les cris.
C'est bon ?
Dans le bateau.
Allez !
Fais-le descendre.
Dans le bateau. Allez !
Attache-le.
Cette fois, on te garde au frais.
On saura o� te retrouver.
Allez, les gars. D�p�chons-nous.
Franchis le fleuve, Saint Augustin.
M. Fernack, un gamin a apport� �a.
Qu'en penses-tu, John ?
''Le Saint se cache au 326 South Water St.'' Une amie
On devrait aller voir.
Et comment !
Je veux 2 voitures et 6 hommes sur le coup.
Allons-y, Henry.
L'Associ� a d� �tre retenu.
Alors ?
J'ai les billets de train mais impossible de prendre le taxi.
- Pourquoi ? - 2 flics en civil nous surveillent.
- Tu es s�r ? - Je les renifle.
C'est trop risqu�. Tous les flics cherchent le Saint.
Laissons-les chercher.
J'appelle Tondo � Camden. Il nous attendra l�-bas.
Bien vu. On peut atteindre Ie New Jersey en bateau.
- Exact. - Il faut �liminer le Saint.
T'inqui�te, on l'oubliera pas.
Sors de derri�re le bar et pas de b�tises.
On ne bouge plus et on se tait.
- Attendez... - Je te conseille d'�couter les ordres.
Bohlen...
Henry...
Dis-leur que tu as un message, et pas de blagues.
Je te rappelle.
Laisse, Frocard.
Oui ?
J'ai un message.
Haut les mains !
Templar, c'est moi qui tiens les r�nes et je vais pas te rater.
Faites-les monter.
Stop !
J'y vais.
- Vous l'avez eu ? - Soit �a, soit il a saut�.
- Je r�cup�re le bateau ? - Laisse tomber.
LE SAINT ARR�T� POUR MEURTRE
Envoyez-moi un coursier, je vous prie.
Et joignez le Pennypacker 2598.
Merci.
A 21h ce soir Ie Saint s'�vadera de sa ceIIuIe.
A 21h02 iI sera dans Ia rue devant Ia prison.
II sera d�guis� en femme et portera un voiIe noir.
Une amie
All� ? C'est l'inspecteur Fernack ?
- Oui. - C'est une amie.
Je vais vous envoyer des informations pr�cieuses.
Soyez dans Ie bureau de BohIen � 20h55 pr�cises.
Qui est-ce ? All� ?
Une visite, Templar. Mme Bitts.
Vous avez 5 minutes, madame. Je vous attends l�-bas.
- Le Saint ? - Oui. Sans le tatouage.
- Que veux-tu ? - Les diamants.
Je les ai pas.
Ah non ? Tes chaussures.
Je le savais.
Je vais prendre la bague, aussi.
- Vous ne m'avez pas t�l�phon� ? - Non. Je le dirais, si c'�tait le cas.
Entrez.
M. Fernack, un message pour vous.
''� 21h ce soir Ie Saint s'�vadera de sa cellule.
''� 21h 02 il sera dans la rue devant la prison.
''ll sera d�guis� en femme et portera un voile noir.''
Une amie ?
Diable, il est 20h55 !
- O� allez-vous ? - � la prison. Restez l�.
C'est fini, Mme Bitts.
ll n'a rien dit, madame ?
Je m'en doutais, c'est un dur.
Madame !
Halte !
Ne tirez pas !
- J'appelle une ambulance ? - Plut�t un corbillard.
ll arrive dans 10 minutes.
- Salut, Mike. - Salut, Henry.
- O� est la cellule du Saint ? - Qu'y a-t-il ?
Je t'expliquerai.
- Bonjour. - Bonjour, Henry.
- La veuve Bitts vient de passer. - Je sais.
Ouvre, j'ai � lui parler.
D'accord.
- Attends-moi dans le couloir. - Bien, inspecteur.
On se r�veille !
Bonjour.
C'est incroyable.
Quoi donc ?
Que quelqu'un ressemble autant � Simon Templar.
Ah, �a ? Oui...
Ca m'a servi.
J'ai pu exp�dier la momie au Pr. Bitts
en me faisant passer pour votre ami le Saint.
Pratique, pour les diamants.
Quel est ton vrai nom ?
Duke Bates.
Celui qu'on surnomme le Boss ?
Tu as tu� le Hollandais Byrd et le professeur ?
On ne fait pas toujours ce qu'on veut.
ll y a une chose pour laquelle tu m�rites la corde
c'est la mort de Simon Templar.
ll...
ll est mort ?
Et comment !
Viens, tu vas faire ta d�position.
La mort de Templar vous chagrine ? C'est un ami ?
Je ne te parlerai pas du Saint.
Regardez �a, d'abord.
- Les diamants ! - Exact !
Avec votre permission, je vous dis au revoir.
D�sol� de vous faire �a, mais si je ne vous b�illonne pas,
ce ne sera pas cr�dible.
Ce serait fort regrettable.
Bonsoir, Henry. Navr� pour la mort de Templar.
On dit que c'est impossible de tuer le Saint.
Encore un match nul ?
Je n'ai pas �t� bern�.
Quand j'ai pris son arme, je n'ai pas vu de cicatrice.
Bonne chance, Simon.
- Du nouveau, Henry ? - Non.
Bonsoir.
Tu peux aller te coucher, Hathy.
Oui, Madame.
Bonsoir, Mlle Anne.
Edition sp�ciale ! Tout sur la mort du Saint !
On vous raconte tout !
Edition sp�ciale ! On vous raconte tout sur le Saint !
Edition sp�ciale ! Le Saint est mort !
Le Saint est mort...
Vive le Saint.
Simon !
Tu...
Je te croyais mort. Je t'ai vu sur le trottoir...
Ce n'�tait pas moi, mais celui qui a commis tous ces crimes.
- Il y avait un autre Saint ? - Pas exactement.
Ce n'�tait qu'une imitation.
Tu lui as donn� cette bague en croyant que c'�tait moi.
Garde-la comme souvenir.
Je commence � comprendre.
Je regrette de n'avoir pu sauver ton p�re.
Je sais, Simon.
Tu as �t� tr�s courageuse. Il aurait �t� fier de toi.
Tu es tellement diff�rent, ce soir.
Tu es redevenu toi-m�me.
- Reste comme tu es. - J'essaierai.
Je reviens.
D�sol�, Mlle Bitts.
Le Saint s'est �vad�.
Je croyais qu'il �tait mort.
On le pensait.
ll nous a bern�s et il a agress� l'inspecteur Fernack.
ll est dangereux, et vous savez quoi, Mlle Bitts ?
Je crois qu'il est ici.
- C'est absurde. - Si vous permettez...
on va jeter un oeil.
Personne ici
mais je vais fouiller toutes les pi�ces de cette maison !
Oui, Mlle Bitts. Toutes les pi�ces !
Sans exception.
Vive le Saint.
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