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Original subtitles

Musique entraînante

Cris de joie

- Salut, Gulli. Bonnes vacances!

- Gulliver!

- Clara!

- Wesh, elle t'a pas raté, Alice!

Téma le coquard!

- Pourtant, j'ai rien fait.

- C'est vrai, t'as rien fait. Et Louane?

Mais Louane... Fake news, Louane!

Je bouge. - Bonnes vacances.

- Bonnes vacances.

- I! s'est fait steaker par sa meuf, on dirait un panda!

- Bastien! - Coucou!

- Léo!

On y va. - Attends.

- Passez un bon été, mademoiselle. - Merci.

Juliette!

- Oui? - Ony va.

- J'arrive.

- Bon, moi j'y vais.

- Attends.

- Je vais y aller. Salut.

- Ça va?

- Ettoi? - Ouais.

Ah ouais, Oscar le lascar.

T'es incroyable. - Ça va?

- Ça va.

- Tranquille?

- Eh ben, c'était qui, ça?

- Je sais pas. Un truc en A, je crois.

- Tu prends 30 kilos et avec les meufs, ça change pas.

- Regarde Notorious Big. Ça l'a pas empêché de.

- Qu'il est fort.

- Salut. Moi, c'est Gulliver.

Tous les autres, là, ce sont mes frères et sœurs.

Pas mal, hein?

Évidemment, on n'a pas tous les mêmes parents.

Vous imaginez, sinon, le truc?

Par exemple, avec Bastien, on a la même mère,

mais pas le même père, comme avec Clara.

Avec Eliot, on a le même père, mais pas la même mère.

Léopoldine, sa mère, c'est la sœur de ma maman.

Comme Juliette. Mais elles ont pas le même père.

Oscar, lui, il a le même père que Bastien.

Vous ĂŞtes perdus? C'est normal.

On est une famille très recomposée. Mais chez nous,

les sept enfants vivent dans le mĂŞme appartement,

et les parents se relaient pour s'occuper de nous.

Ça fait trois ans qu'on vit comme ça.

Trois ans qu'on est tous ensemble,

qu'on veille les uns sur les autres comme une vraie famille.

Mais comme on dit,

les bonnes choses ont toujours une fin.

En trois ans, il y a eu plein de changements.

Les parents ont vendu l'appartement,

et cet été, on part en vacances chacun de son côté.

- Les enfants? On est dans le salon!

- Avec les parents, c'est toujours un peu compliqué.

*- Vous m'entendez? - Oui.

*- Et vous me voyez?

- Non. - Non.

- Non!

*- Moi, je vous entends bien. - Ça marchera un jour.

Alors, cet après-midi,

j'ai fait emmener les meubles et les tableaux de valeur.

Très important.

Les nouveaux propriétaires emménagent fin juillet.

*- Voilà, c'est réglé!

Je suis Ă  Amsterdam et Ă  Paris!

Hé, Léo, Amsterdam. - La vache!

*- Hologramsterdam!

- Super!

- Les chéris, il faut rassembler vos affaires ce soir.

Après, on part en vacances.

Ça va être un bordel sans nom. OK?

- Vous répondez? - Nous regardez pas comme ça.

On a pas le choix. Entre moi Ă  Lisbonne,

Philippe Ă  Nantes, Hugo Ă  Londres, Babette qui bosse trop.

*- Moi Ă  Amsterdam. - Madeleine, bon.

- Et nous,

avec les jumelles.

- Y en a une qui pleure, lĂ .

Pleurs de bébé

C'est Pocahontas? Ah non, c'est Yasmine.

- Attends, j'y vais.

- Comment tu les reconnais?

- Je dors souvent avec elles.

- Bref, on a cherché des solutions pour rester ici,

et Hugo dit qu'il n'y en a pas.

- C'est dégueulasse, ça. *- Attends.

*On refocus un peu. En fait...

“II faut faire muter nos rapports familiaux,

*qui sont devenus figés, totalitaires.

*Vous comprenez?

*Chacun de nous

*doit reconquérir son autonomie.

*Sa liberté.

- Ça fait trois mois qu'ils savent. On les prend pas par surprise.

- Babette a raison.

Paul, arrĂŞte ce truc, merde!

- Philippe, arrĂŞte de crier. Tu vas la faire pleurer.

- Je crie pas.

- Mais si, tu cries!

- J'ai eu des gosses,

je sais quand je crie.

- C'est ta faute, t'es partie Ă  Lisbonne.

- Quoi?

Qui vit Ă  Londres? - Calmez-vous!

On a tout compris, voilĂ .

- Vous êtes clairs. - Presque cohérents.

*- Pédagogues. - On a largement le temps

de se préparer au déménagement.

- C'est marrant que vous n'arrĂŞtiez pas

de vous chamailler.

- Vous vous supportez plus.

- On peut pas gérer vos conflits. - Très drôle.

*- Problème réglé.

*Je propose une dépendaison de crémaillère.

“Et on fête ça. Youhou!

- Paul a raison, la fête aide à dédramatiser.

Musique entraînante

*- Allez, les gars, venez danser!

“Philippe, viens!

- Madeleine, pousse-toi.

Claude, aide-moi. I! faut sortir les meubles.

- Je file Ă  mon audition.

T'as tout ce qu'il te faut? - Oui.

- J'ai tes billets, je tl'emmène à la gare.

- D'accord, si tu veux.

- Mon bébé! - D'accord, maman.

Son portable sonne.

- Oui, Andy.

- Tiens, tes pompes de randonnée.

Tu sais, pour demain.

Je passe prendre ta mère et on te récupère en bas.

- Quoi? - Ouais.

Mais t'inquiète pas, avec ta mère tout est réglé.

On s'entend super bien, maintenant.

- Tu m'écris tous les jours. - Oui, maman.

- Promis? On se textote. - Promis.

- Bon. - Sophie, je peux te parler?

- Pourquoi? - Une minute.

Merci, Clara.

Comment ça, tu pars avec Bastien et Philippe?

- T'es jaloux de Philippe?

Ça fait longtemps que c'est terminé.

Bastien s'est fait larguer par Alice.

Je dois le soutenir.

- Ouais. Et Gulliver?

- Quoi, Gulliver? Il est avec toi jusqu'au 26.

- Non, je le récupère le 26.

- Non mais ça va pas du tout. Alors là...

Regarde. Ça va pas. J'ai bloqué toute ma semaine.

- J'ai marqué autre chose.

Ça fait plus d'un mois qu'on s'est organisés.

- C'est ma seule semaine avec Bastien.

- Désolé, mais t'as un problème.

- Tu fais aucun effort. - Moi, aucun effort?

- Exactement. - Moi, aucun effort?

- Aucun effort pour moi! - Calme-toi.

Je sais pas, on va trouver une solution.

Pourquoi on l'envoie pas chez ta mère?

- Chez ma mère? - Ouais.

- N'importe quoi.

- Ben quoi, on se paie une nounou certifiée 24h sur 24.

- Ettu t'en occupes? - Non, c'est toi qui t'es plantée.

Bonne journée.

- Ah non mais je rĂŞve!

- Internet! - Tu t'en occupes!

- Tu te démerdes!

- J'en peux plus.

- Les filles, soyez prĂŞtes Ă  6h du matin.

- Quoi? - Mais c'est les vacances.

- I! faut passer avant les bouchons. La Bretagne, c'est chiant pour ça.

- On doit y ĂŞtre au plus tard Ă  14h.

Sinon, les jumelles ratent la sieste et la nuit est foutue.

- Vous êtes malades, ça va pas bien.

- Vous voulez dormir Ă  Cergy?

- Non, c'est notre dernière soirée à l'appart!

- Eh ben 6h. - VoilĂ .

- Bastien va pas bien.

Avec le déménagement, je le verrai plus,

alors je dois passer du temps avec lui cet été.

- Je peux pas venir? - T'es beaucoup trop jeune.

C'est une randonnée hyper dure. C'est un G.R...

Mais ton père a trouvé une super solution.

- Quoi?

- Ça va être super, tu vas voir.

- C'est la dernière fois qu'on dort tous ensemble.

- C'est trop bizarre.

- On pourra dire qu'on l'a fait.

- Et le raconter Ă  nos enfants.

- Surtout pas, ils feraient pareil.

- Il y a bien une solution. Ne pas faire d'enfants.

- C'est vrai. - C'est tellement relou, les gosses.

- Bastien, sans toi, on aurait pas vécu ça.

- Avec plaisir, la famille. - Merci, père Noël.

- Allez, extinction des feux.

Oscar, tu fais quoi, ces vacances?

- Je bouge pas, je bosse mon flow.

- Ah ouais? - Je reste Ă  Paname.

- Trop stylé. Moi, ça me soûle, la Bretagne avec les petites.

- ArrĂŞte, elles sont super.

- Je les adore. Mais bon, les parents.

- Moi, je serai avec ma mère et mon père.

Grande première depuis la séparation.

- Incroyable. - J'ai oublié la dernière fois,

mais c'était pas des bons souvenirs.

Et toi, Gugu, tu vas Ă  Londres?

- Ah bon? J'étais pas au courant.

- Je vais chez mamie Aurore. - (Tous) Quoi?

- Ils peuvent pas faire ça! Mamie Aurore s'en fout.

"Les nains, ça m'emmerde."

- Elle leur a promis qu'une nounou s'occuperait de moi.

- Ah, tout va bien alors.

- On est sauvés.

- Faut pas s'inquiéter.

- Ça va aller. Maman sait ce qu'elle fait.

- Ouais.

- Comment je vais faire, tout seul?

On a plus l'appartement,

on va plus se voir. Ce sera oĂą, le lieu de la famille?

- Petit chat. - Oh, loulou.

- Dans nos cœurs.

- Voilà, dans nos cœurs. - Léo, et l'appli de Paul?

- Quelle appli? - Oui, bien sûr.

- Il a inventé un truc utile?

- Ouais. En gros, en cas d'urgence,

t'appuies sur l'icône et ça joint tes gardiens.

- C'est ça? - Ouais, c'est ça. Mykeeper.

Si j'appuie, ça sonne chez mon père et il envoie le GIGN.

- Sauver ta vertu.

- Ça, la vertu de Léo.

- Pas du tout. C'est le principe de la liberté surveillée de papa.

- Vous serez tous mes gardiens.

- Bien sûr qu'on sera tes gardiens.

On sera toujours lĂ  pour toi.

Musique intrigante

On klaxonne.

- Bonjour.

- C'est toi, Dormeur?

- Euh. ouais. - Ben monte.

- Bernardo, mon rocher en sucre!

Qu'est-ce qu'il fiche?

Bernardo!

Va voir ce qui se passe, je l'attends depuis une heure!

Mais avant, tu viens m'embrasser.

Oh, Dormeur, mon chéri!

- Bonjour, mamie.

- "Mamie", ça colle des rides.

- Maman m'a donné ça pour toi.

- Pingouin, Dormeur est lĂ !

- Bonjour, Gulliver.

Tiens, ma beauté. - Merci.

- Mais qui c'est qui est lĂ ? Mon Dieu!

Qu'il est craquant!

Je te fais le câlin. - Bonjour, vous êtes la nounou?

- Mais non, je suis pas la nounou.

- Une nounou? Mais t'es grand.

Jessica, Bernardo et moi, on est un peu ta nounou.

Hein, mes petits loukoums?

T'as pris ton petit-déjeuner? - llest 14h.

- Dormeur, première règle. Avant 14h, compte pas sur moi.

Je suis pas présentable.

Et après 17h, pareil, c'est l'heure de l'apéro.

Je vais chez le coiffeur. Bernardo, ma canne.

- Tu t'es fait mal?

- Une compète de rock acrobatique. Mais on a gagné, avec Bernardo.

Fous-moi la paix.

Par contre, je me suis niqué la cheville.

On y va.

Sonnette - Ah, ça, c'est mon Eliot.

(En anglais) Ouvrez la porte. *- Veuillez répéter.

- Ouvrez la porte.

La porte s'ouvre.

Mon fils!

Bienvenue Ă  Londres.

- Ça va, papa? - T'es chargé!

Donne-moi tout ça.

Ça va? - C'est quoi, cette ville?

Une heure qu'on est lĂ ... - Elle est lĂ ?

- Elle a insisté pour venir.

- Merde.

- À la gare, dans le taxi. Y a pas d'Uber ici?

- Si, sûrement. Mais pourquoi t'es venue?

- Le temps qu'Eliot s'acclimate.

Tu n'es jamais là, toi. - D'accord. Ça va?

- Tu montes ma valise? - OK, très bien.

Mais pourquoi tu m'as pas prévenu?

- T'aurais dit non.

Après tout, je suis sa mère.

- T'as quoi, lĂ -dedans?

- C'est quoi, ça, Hugo? - Quoi?

- Ça, là.

- Bonjour!

- Alors, les présentations.

Babette, Eliot, je vous présente Leila.

Ma copine.

- Je suis ravie de vous rencontrer.

Hugo m'a parlé de toi beaucoup.

Eliot? Je suis Leila, ta belle-mère.

- Non, c'est pas ton beau-fils.

C'est mon fils.

- Commence pas, Babette.

Leila suit un master en. - Économie appliquée.

- Appliquée en quoi?

Ce sont ses neurones qui t'ont fait craquer?

- Ouais, c'est...

Je t'expliquerai.

Bon, moi, je dois filer au resto.

- Mon bisou!

- Bienvenue. Salut, chérie.

- Bonne journée.

- Je t'aime. - Moi aussi.

Venez, je vous fais visiter.

Hugo est très occupé.

Mais il est tellement viril.

Désolé, il n'y a qu'un lit.

Tu dors avec ta maman?

- Il y a qu'un lit?

- Oui.

- Si on peut pas faire autrement.

Ă€ la guerre comme Ă  la guerre.

Tu choisis quel côté, mon chéri?

- Ben. lĂ .

- C'est bien, hein?

- Allez, bouge!

Le déluge!

- La Bretagne, c'est chiant, pour ça.

- Super.

- C'est plus petit que sur les photos.

- Elle est oĂą, la mer?

- Commence pas.

- On est lĂ  pour la mer et on la voit mĂŞme pas.

- Tu vas travailler. La mer, ce sera que l'après-midi.

- S'il arrĂŞte de pleuvoir.

- Si les jumelles dorment et si le travail est fait.

- Bien sûr.

- Ta mère a raison. Tout se joue en seconde.

- Et la mer est loin? - À 25 bornes.

- Le traquenard. - Ettoi aussi, je te signale.

T'as ton bac à la fin de l'année. - Eh oui, son bac.

- C'est important, oui, le bac. - C'est lĂ  que tout se joue.

- Bon, il faut faire manger les petites

et les coucher.

Sinon, la nuit est foutue. Oh lĂ  lĂ , Claude!

Viens m'aider, c'est Bagdad dans les couches.

- C'est pas bien de se moquer des Iraniens.

- Bagdad, c'est en Irak.

- C'est un reflux ou du vomi?

- Je sais pas.

J'en peux plus.

- Agnès, faut que tu te reposes, maintenant.

- Ouais. - On verra ça après.

Allez. Les filles, vous gérez les jumelles.

- Bingo.

- Comme d'hab.

- Non mais là, il faut vraiment qu'ils se détendent, ces deux-là.

- 40 piges, deux bébés, ils peuvent pas tout faire.

- Ils sont totally burned out. - Quoi?

- Ça va, mon Bastien?

Tu sais, l'amour, il faut que ce soit simple.

C'est pas parce que ça marche pas qu'il faut se décourager.

Il ne faut pas prendre ça pour un échec, au contraire.

Parfois, ça prend du temps.

Et Ă  UN moment, tu trouves. Regarde, moi.

- C'est beau, lĂ , non? Hein, le silence.

- Qu'est-ce que tu veux dire?

- Et piou, piou, piou...

On va jamais arriver en haut.

Musique entraînante

- Tu te rends pas compte.

C'est dur, le premier chagrin d'amour.

Ça construit toute une vie.

Il deviendra cynique si on l'aide pas.

- Fous-lui la paix.

- D'oĂą j'ai besoin d'aide?

- Je te connais, toi.

Tu dis jamais rien.

Une tape dans le dos et c'est reparti.

Je veux pas que mon Bastien. - Essaie avec "notre".

- Que Bastien devienne comme toi. - Attends.

Arrête-toi. Vas-y, développe, ça m'intéresse.

- Un adulescent irresponsable

qui nie son incapacité à s'engager

dans l'ivresse d'un don-juanisme stérile!

- Mais arrĂŞtez!

- Tu me fatigues. - ArrĂŞtez de vous engueuler.

_ - Hein?

- Pendant dix ans, j'ai rêvé de vacances avec vous deux.

Quel con!

- Bastien, on s'engueulait pas!

- Attends, on s'engueulait pas.

- Salut, les gueux!

Poussez-vous, Aurore est dans la place!

Ça va, Raoul? - Salut, la plus belle!

- Cool. Occupe-toi du petit.

Il peut pas rester comme ça. - Ah non. Allez, on y va.

- Et mon café, ça vient? - J'arrive!

- Allez, cale-toi sur le billot, mon petit.

- Merci, ma petite chatte. - Alors.

Eh ben, mon petit, tu vas pas te reconnaître.

Musique rock

- Olé!

- Ah ouais! - Génial, non?

- Super.

- Allez, viens.

- T'es sûre, pour la crête? - C'est la même que les footballers.

Ah, j'en ai connu.

C'est quelque chose, les footballers.

Droit au but!

- Elle est belle, la maison de Bernardo.

- C'est un héritier.

Les héritiers ont de grandes maisons pour faire la fête.

Je te souhaite d'en rencontrer un comme lui.

Tu sais, Dormeur...

Je m'étais pas tant amusée depuis Saint-Trop'.

- Mais tu l'aimes? - Qui?

- Bernardo. - Ben oui!

- Et Jessica? - Ah, Jessica, c'est différent.

Jessica, c'est purement physique. - Ah, d'accord.

- Tu vas voir, mon petit Gugu. Je t'ai préparé une surprise.

Tu vas pas en revenir. Attention, t'es prĂŞt?

Un, deux.

Olé!

- Waouh!

La chambre de ouf!

- Alors, Dormeur, joyeux?

- Ouais.

Elle rit.

- Joyeux, Dormeur. Grincheux, Timide. Non?

C'est pas grave, laisse tomber.

Avec une grand-mère, tout est permis.

Par contre, tu me couvres pour la nounou. Deal?

- Deal.

Elle rit.

Merci, mamie.

- M'appelle pas mamie si tu veux pas finir borgne.

Allez, amuse-toi, chéri.

Musique rap

- Oscar? - Maman, je bosse!

Je suis en pleine écriture.

- Mais Félicie est là.

- Ben vas-y, entre.

- Clara, on te laisse, on va faire la sieste.

- Pourquoi tu veux faire la sieste?

- Comme Clara assure, on est tranquilles, on aurait pu.

- Claude, j'ai une chance de récupérer un peu.

M'empĂŞche pas de dormir.

Toi, t'as pas sommeil du tout.

- Eh ben. - À tout à l'heure.

- Repose-toi bien.

Elle chuchote une histoire.

- Tu fais pas la sieste?

- Non.

- Papa?

Quand j'étais petite, tu me parlais et je m'endormais tout de suite.

Mais... - Mais pas les jumelles?

- VoilĂ .

- Écoute, ça dépend de la mère.

Sophie s'endormait souvent quand je lui parlais.

Au début, elle me trouvait reposant.

Puis je suis devenu.

lénifiant.

Puis je suis devenu chiant.

- Elles doivent pas avoir le même père,

Agnès et Sophie.

Moi, je dirais que tu es apaisant.

Avec toi, on est tout de suite tranquille,

détendu, il n'y a plus de tensions.

- Certains trouvent ça chiant, quand y a pas de tensions.

- Quoi?

Pourquoi je devrais dormir dans la tente avec Bastien?

Je peux savoir?

- Putain de merde!

- Là, c'est compliqué. - C'est quoi, la question?

- Pourquoi je dors dans la tente?

- Y a qu'une place au refuge, t'as pas réservé.

- Je vois pas le rapport.

- Tu crois que t'assures, mais que dalle!

- Quoi? - Quand y a une merde,

c'est la faute de l'autre.

- Pas du tout!

- C'est Hugo qui a mal noté les vacances de Gulliver?

- Pourquoi tu dis ça? Ça n'a rien à voir.

Oui, c'est lui. - Tu veux la vérité?

- Vas-y. - T'avais envie de partir avec moi.

- Alors lĂ , mon pauvre. - Oui.

- T'es gravissime.

- Vraiment? - Tu me soûles.

- Toi aussi.

- Ah ouais?

- Quoi? - Quoi?

- Tu lui as fait ton regard filtrant et toi, tu lui as fait ta tĂŞte.

- Quelle tĂŞte?

- Comme quand t'as craqué sur Hervé, Claude, Giovanni, Clément.

- Attends! Quel Hervé?

Avant Claude? - T'es jaloux?

- Moi, jaloux? - C'est pire que j'imaginais.

C'est pour ça, la tente. Pour être tranquilles.

- ArrĂŞte tout de suite.

- Faites ce que vous voulez. Je dors au refuge.

- Quoi?

OĂą tu vas, lĂ ?

*- Après l'effort, le réconfort! Un burger avec les potes.

- Juliette, viens m'aider!

- Demande à Léo, je suis occupée.

- Je te demande Ă  toi. - Allez!

- Eh ben j'arrive. - C'est Ă  toi qu'elle demande.

*- Après l'effort, le réconfort! Un burger avec les potes.

- Mais non!

- HĂ©! Tu fais quoi, lĂ ?

- T'es amoureuse de Kevin? - Rends-moi ça.

- Qu'est-ce qui se passe, lĂ ?

- Tu veux quoi?

- Juliette est amoureuse d'un boloss.

- T'as raison.

- Mais est-ce qu'il est reposant?

- Je sais que t'as raison, mais tu veux que je fasse quoi?

C'est plus fort que moi.

- Ça, c'est l'amour.

- Pourquoi ça arrive qu'à moi?

- Ben regarde-toi.

- On sait rien de ta vie. On t'a jamais vue avec personne.

Tu dois ĂŞtre encore vierge.

Ça va pas? - C'est pas sympa de dire ça.

- C'est pas en restant dans ce gîte pourri

que ça va changer.

Musique rap

- MC Oscar,

arrĂŞte de manger n'importe quoi.

- Tu vois Snoop Dogg manger du quinoa?

- Bois au moins ta tisane miel-gingembre.

- Je suis rappeur, pas bouddhiste. - Comme tu voudras,

MC Oscar.

- Quinoa, boulgour, soja, c'est pas pour moi

Burger, frites, coca, Oscar, c'est ça, mon gars!

Ben ouais!

Appel Skype

*- Refais-le!

*Allez, refais le dressage.

*Mon Gugu, comment ça va?

- Mmm.

*- C'est un petit oui. Ça va, avec mamie?

*La nounou est sympa?

- Elle est super. Et m'appelle pas "mamie".

*- Salut, Calamity. - Ça va, l'exilé fiscal?

T'empoisonnes toujours les Rosbifs? *- VoilĂ .

- T'as vu l'heure? Tu vis la nuit, toi.

Mais le petit doit dormir.

*- Je suis en plein service, J'y retourne.

*Mon Gugu, papa te fait. - Ouais, salut.

- Bisous.

- Pourquoi tu caches tes cheveux? T'es pas content?

- On ira Ă  la plage, demain? - Pour quoi faire?

Y a du monde, du bruit, il fait trop chaud, ça pue.

Et t'es déjà vachement bronzé.

- Vous allez oĂą? - On sort.

- Vous me laissez tout seul? - Oh ben, t'es lĂ .

Faut s'organiser. On va pas faire la fĂŞte ici.

Alors on délocalise.

T'es un nain, mais sois pas une tapette.

- C'est quoi, une tapette?

- Une tapette? C'est un truc pour tuer les mouches.

C'est un vieux mot d'autrefois.

Ça va. Amuse-toi bien.

- Youhou!

Musique mélancolique

Cris de peur de la fille

Musique inquiétante

L'orage gronde.

- Mamie?

Musique inquiétante

Le tonnerre éclate.

Jessica?

Tonnerre

Bernardo?

Y a quelqu'un?

*- Aurore. Pas que ça à faire. Message.

- Y a personne?

Tonnerre

- T'inquiète pas, Gugu, on est là.

Sifflement d'un moustique

- AĂŻe! Oh lĂ  lĂ , c'est pas possible!

*- Elle est oĂą, la nounou? *- Y a pas de nounou.

*- Pas de nounou?

*- Et mamie t'a pas dit oĂą elle allait?

*- Non.

*- On va te chanter une chanson. Oscar?

*- Ah... Une chanson?

OK.

On s'en bat les couilles! Bitch, nigger...

*- Oscar, arrĂŞte.

*ArrĂŞte! *- Oscar, une berceuse.

*- Ah, une berceuse! *- Ben oui, une berceuse.

*- Ferme les yeux, Gugu, laisse-toi bercer.

Ils lui chantent une berceuse.

*- Faut prévenir maman et Hugo.

*- C'est eux qui l'ont envoyé là-bas.

*Et vous avez vu ses cheveux?

*- C'est marrant. *- Mais non.

- J'ai envie de faire un câlin à Gugu.

*- IL a pas l'habitude d'ĂŞtre seul.

On l'a trop couvé, c'est dur pour lui.

- Je sais pas vous, mais mes vacances, c'est glauque.

*- Mais d'une force! *- C'est clair.

*- VoilĂ  ce que je vous propose.

- Quoi? Vous allez faire quoi?

*- T'as très bien entendu.

*On débarque chez toi pour sauver Gulliver.

*Tu fais n'importe quoi.

*- On veut venir chez toi.

*Tous nos potes ont ça. C'est normal dans les familles.

*- Yen a plein qui en ont marre. *- Pour nous, ce sera une première.

- Pas les sept nains en mĂŞme temps!

C'est pas possible, ça le fait pas!

*- On va dire aux parents que t'as pas de nounou

*et que tu l'as laissé seul. - Je t'ai laissé qu'une heure.

*- II nous a appelés en pleine nuit.

- À son âge, je laissais vos mères seules.

*- Tu sais quel âge il a?

- Hein? Quel âge t'as, toi?

*- VoilĂ !

Comment tu vas financer notre voyage?

- Je dois payer le voyage, en plus?

Je dois payer le voyage. *- Mais bien sûr!

*Refuse et tu nous verras plus jamais.

- M'en fous! Hasta luego, los niños!

Tiens! Je vais pas me laisser emmerder.

- OK, mamie!

- Quoi, "OK, mamie"? C'est quoi, le problème?

Tu fais quoi?

- Je pars. Au revoir, mamie.

- "Je pars, au revoir.” C'est quoi, cette histoire?

Et comment tu vas faire, gros malin?

- Bastien m'a commandé un taxi avec le portable de Philippe.

- C'est bon, partez.

Dégagez. - Qui va payer la course?

- On est pas bien, ici, tous les deux?

- Moi, je veux qu'on soit lĂ  tous les sept.

- I! fait quoi? On t'a dit de dégager.

Casse-toi, on t'a dit, OK?

Casse-toi, merde! - C'est encore l'autre folle.

- Bon, d'accord.

Considère ça comme ma première

tentative de suicide.

Enfin... Heureusement que j'ai Bernardo et Jessica.

Bernardo, mon chou, tu vas rire.

Bernardo, je t'en prie! - Ce sont tes petits-enfants.

Nous, on part Ă  Ibiza.

- Tu peux pas me faire ça! - Si, je peux.

Lâche-moi!

Lâche!

Et estime-toi heureuse que je te laisse la maison.

- Bernardo!

Oh, Jessica!

Ma Mélusine!

- Donne.

Quand elle est comme ça, j'en peux plus.

- Je t'aime, Jessica!

Comment je vais faire le ménage? Ingrats!

Après tout ce que j'ai fait pour vous!

- Ibiza!

- Ingrats! Ingrats!

Je me meurs!

Bernardo!

- Ça va, mamie?

- Tu crois quoi, Dormeur? J'ai de la ressource.

J'ai la platinum no limit de Bernardo.

Y a de quoi s'amuser un bon moment. Allez, viens.

Musique électro

Sonnerie de portable *- AllĂ´, papa?

- Ça va, ma chérie? Je mixe. *- Je voulais te dire,

*on arrive Ă  18h30 le 25.

- Ah non, on avait dit le 17.

*- Tu t'es trompé, c'est le 25.

- Une semaine de plus avec Claude, vous allez mourir d'ennui.

*Passe-moi Agnès.

- Elle fait la sieste. Elle est épuisée, avec les jumelles.

- On s'occupe d'elles.

- Vous allez voir, ici vous allez kiffer!

*- On compte les jours. *- Amsterdam, c'est techno-planète!

*- Bisous, je t'aime.

- Moi aussi, je t'aime!

- Tiens, c'est pour toi. - Je le fais.

- Mange. - Ça va durer jusqu'à quand?

Jusqu'Ă  quand?

- Je l'ai juste beurrée.

- C'est la miette de pain

qui fait déborder la panière.

- Babette... - La ramène pas!

Ça t'arrange qu'elle me colle,

elle te laisse vivre.

- Je vois pas. - Je me casse!

- Mais chéri.

- Non. Ne vous inquiétez pas,

il a besoin de respirer. Moi, à son âge.

- Non, pas maintenant.

- Pourquoi? - Pas maintenant.

- Je rejoins Gulliver chez mamie Aurore.

Je vais pas vous mentir.

Vous voulez ĂŞtre tous les deux.

- Tu vas pas recommencer.

Il n'y a rien entre nous. - Si, quand mĂŞme.

- Ça va! - Je redescends avec Pierrot.

I m'emmène au village. - Qui?

- Aurore est ravie que je vienne.

Et Gulliver, encore plus. - Tu pars avec lui?

- Salut. - On le laisse partir comme ça?

- J'y vais.

- Clara ne pourra pas venir au camp de jeannettes.

Parce que sa grand-mère est morte.

- Hein?

Mais c'est pas possible!

- C'est très dur, pour les enfants, à cet âge-là.

Elle a besoin de soutien.

- Moi je me téléporte, tout est dans le mental

- Mais c'est super! Bravo, bravo!

C'est vraiment super, super!

C'est génial, ça parle à l'âme et ça nous transporte.

Mais bravo, bravo!

Oscar, je suis fière de toi. Bravo!

- Une fois dans le train, t'enlèves cet uniforme.

- Je le kiffe, moi. - C'est trop repérable.

- Vous ĂŞtes responsables de Clara. - Oui, maman.

- Vous la confiez en mains propres Ă  la cheftaine

et vous restez avec elle jusqu'au départ du train.

C'est bien entendu? - Quelle confiance. Ça fait plaisir.

- Allez.

- Papa, on y va!

- Oui, j'arrive!

- Bonnes vacances!

Musique entraînante

- Salut!

- Ben alors! - Coucou, Eliot!

- Coucou, Eliot!

- Salut.

- Ça va ou quoi?

Je vous préviens, je dois bosser.

- Ouais, normal.

- Non mais t'es sérieux? Non mais arrête!

- C'est immense.

- Waouh! - Putain.

- C'est énorme. - On dit rien, pour les cheveux.

- Ouais, t'inquiète.

- Elle est ouf, la baraque!

Cri de joie

- Bienvenue dans ma modeste demeure!

- (Tous) Gugu!

- Elle est trop dingue, ta coiffure!

- Y a qui pour un blackjack?

- Peut-ĂŞtre pas tout de suite.

Waouh. C'est pas mal comme ça, non?

- On peut lui rajouter un chapeau.

- Ouais, c'est trop bien.

Bon, j'en ai trouvé qu'une, mais c'est pas grave.

- Aurore était en cow-boy et elle tirait en l'air!

- Aurore, en cow-boy?

Attends, Bastien, prends une photo avec nous.

- HĂ©, venez voir!

Festival de la junk food!

- Ah non, c'est plein de colorants!

- Elle date de trois jours.

- Ouais, j'en ai marre.

- Ça va, y a deux ou trois légumes.

- Non, c'est pour Aurore, quand elle a mal Ă  la tĂŞte.

- Ah oui, d'accord.

- T'as fait quoi, Ă  part jouer Ă  la console?

- Je suis allé chez le coiffeur.

- On va s'occuper de ta crĂŞte.

- Elle est oĂą, mamie? - Elle dort, il est pas encore 14h.

Elle marmonne dans son sommeil.

Elle crie. - Salut, mamie!

(Tous) Salut, mamie!

- Oh non, les nains! J'aurais dĂ» m'en douter.

J'ai mal aux cheveux!

Tu leur as pas dit les règles?

Pas "mamie", "Aurore". Et on décolle pas avant.

- 14h, on sait. Les règles vont changer, mamie.

- Et puis quoi encore?

- Tous sur mamie!

- On va Ă  la plage.

Je suis sûr que Gulliver y est pas allé.

- Je confirme.

- Judas!

- Une mamie, c'est de l'autorité, de l'ordre et des petits plats.

- La junk food, c'est entre nous.

- Ou pas, en fait.

- On veut une grand-mère qui fait des légumes, des haricots,

des endives, des courges, des blettes.

- Du quinoa, du boulgour, des graines de soja.

- Et mĂŞme de la soupe! - C'est bon, la soupe.

- Après tout ce que j'ai fait pour toi! Salaud, va.

- Ettu dois nous engueuler si on se lave pas les mains.

- Si on se tient mal, si on finit pas nos assiettes.

- Et on veut du culturel, comme l'église St Jean-Baptiste.

On doit la visiter.

- On veut des vacances classiques avec une grand-mère classique.

- Vous ĂŞtes devenus des monstres!

Attention, ça va secouer. Je démarre.

Musique entraînante

- Ça, c'est un magasin bio!

Je sais pas si c'est ta première fois.

- C'est que du marketing, le bio!

- Tu t'en fous, tu seras morte quand la banquise fondra.

- Oui. - L'égoïsme des vieux, c'est dingue.

- Savon noir, bicarbonate, vinaigre blanc.

Chez toi, y a que de la javel.

- Et une carafe pour filtrer les pesticides qu'il y a dans l'eau.

- Je crois qu'on a tout. Ce soir, tu cuisines.

- Tortionnaire! Je me plaindrai à la convention de Megève.

- Mais non! Faut que ce soit sain et bon.

- Bouboule, tu me donnes des cours de diététique?

- Elle a dit quoi? Elle m'a traité, là?

- Des vraies vacances, c'est des vacances sans les parents.

- Ettoi, tu regrettes ton camp de jeannettes?

- Carrément pas. - Elle est classe, la plage!

On dirait L.A. de ouf!

- On aurait dĂ» amener les jumelles.

Claude et Agnès qui sont totally burned out,

ils se seraient doutés de quelque chose.

- N'allez pas trop loin.

Ça va, Oscar?

*- Kevin Slater trop pressé d'affronter la vague, CMO13!

- "CM013"...

"CMO13"...

C'est Cargnolles-sur-Mer!

- Quoi? - Il est ici!

- Qui? - Kevin. Il est ici.

- Oh non! - Kevin?

- Juliette kiffe Kevin. - On parle du mĂŞme Kevin?

- Eh ouais.

- Le prince des boloss!

- Y avait mille endroits! C'est un signe, c'est sûr.

C'est un signe ou pas?

Dites-moi! Je suis complètement maraboutée.

- Elle est vraiment à fond. - Ça commence à me soûler.

On va se baigner? - Ouais.

- Je suis tétanisée. Bastien, regarde.

Je tétanise, là!

Qu'est-ce qui m'arrive?

- Tu fais quoi? T'es lĂ -dessus depuis une heure.

- Je surveille.

- C'est les jumelles? - Je peux pas laisser les parents.

Ils sont dépassés.

- Mais tu viens?

- Dans cinq minutes, le temps qu'elles s'endorment.

Musique douce

- Ettoi, alors? - Quoi, moi?

- Toujours personne en vue?

- Pas vraiment, je sais pas.

- Je connais mĂŞme pas ton type de mec.

Lui, par exemple, il te plaît?

- Ah non.

- T'es dure, il est pas mal.

Lui, c'est plutĂ´t ton genre, non?

- Non, il est un peu trop blanc.

- Je suis d'accord.

Tu viens?

- Qu'est-ce qu'on fait avec une aubergine?

Tu sais quoi? J'en sais rien et je m'en fous!

Ah lĂ  lĂ , c'est long.

AllĂ´, la cantine de la maison de retraite?

C'est vous qui livrez les repas aux vieux fainéants?

Pardon?

Les personnes en situation de dépendance?

Oui, d'accord, si tu veux.

Alors j'ai une amie qui est en perte d'autonomie.

Elle a fait appel Ă  vos services, elle est ravie!

Elle est contente comme tout.

Vous pourriez me livrer un repas pour sept personnes?

Menu "légumes oubliés". C'est bon, ça?

- Chéri, c'est Babette. C'est maman, encore.

Tu pourrais me rappeler, s'il te plaît?

Juste pour me donner une preuve de vie.

Maman est très inquiète. S'il te plaît.

S'il te plaît, chéri.

Ça marche pas.

Ça fait quand même deux jours.

- Allez, arrête de t'inquiéter.

Il avait juste besoin de tranquillité.

S'il y avait un problème, on le saurait.

- Hugo n'a pas tort.

- Oui. Merci, chérie.

- Appelons ses cousins. Ils doivent savoir oĂą il est.

- J'ai régulièrement Gulliver au téléphone, il sait rien.

- Et les autres parents? Sophie, Claude, tout ça.

- S'ils savaient quelque chose, ils nous l'auraient dit.

- Mon bébé, il est beau.

- Essaie de boire un peu. - ArrĂŞte! Va le chercher!

Va le chercher.

- On va mettre ça sur le compte de.

Honey?

- "Honey"...

"I love you, baby."

- Et voilĂ !

Alors, satisfaits?

Vous préférez les chips et les pizzas?

Y en a plus, la fĂŞte est finie!

Et les coudes sous la table.

Et tiens-toi droit.

Les petits, bavoir. Vous voulez une vraie grand-mère?

Je vais vous la faire, la vraie grand-mère.

Comme la mienne!

On finit son assiette, on débarrasse,

on se lave les dents et on éteint.

20h pour les petits, 21h pour les grands.

Pour moi, une tisane et au lit. C'est quoi, cette histoire?

- Bon alors. bon appétit.

Musique intrigante

- Tu vas où comme ça?

Tu croyais qu'on goberait tout?

- Mamie Aurore.

- Allez, au lit, mamie! - Ça suffit.

Je suis pas un larbin.

Les vacances chez mamie Aurore,

c'est aussi les vacances de mamie Aurore, non?

Alors je ne le demanderai qu'une seule fois...

Une seule fois, vous m'entendez?

Qui veut venir en boîte avec moi?

Poussez-vous, les gueux!

Allez, allez!

Allez!

- Aurore, ils sont pas majeurs.

- Bien sûr qu'ils sont majeurs. Tu me prends pour qui?

- Mais il est tout petit, lui. - C'est mon père!

- Putain, Aurore!

Musique entraînante

- Alors, que je me rappelle bien.

Toi, Prof, t'es mon petit-fils. - Oui.

Mais toi, Simplet, t'es mon petit-fils ou pas?

- Non, je suis le fils de Madeleine et Philippe.

- C'est qui, Philippe? - Mon père.

Le premier mari de Sophie. - Ah.

Et pourquoi il est noir, Dormeur?

- Mamie, fais un effort!

- C'est pas évident, de se souvenir de tout.

- Sophie, ma mère, tu vois qui c'est?

- Dis donc, tu la veux, celle-lĂ ?

- T'as toujours oublié son anniversaire.

- Tu crois qu'elle m'a souhaité le mien?

Et Agnès non plus. - Ça se fait pas, ça.

- ll est ici! - Oh, respire.

- Kevin est lĂ !

- Écoute mamie, respire.

- M'appelle pas mamie! - Va lui parler, Bastien.

- "Va lui parler, Bastien."

- Non, il est relou, Kevin!

- "ll est relou."

- Allez! - Allez!

- Bon, allez! - Allez!

- Allez, viens! - Doucement.

- Alors dis-moi, toi, si t'es pas mon petit-fils,

qu'est-ce que tu fais ici?

- C'est la mi-fa. Enfin, la famille.

- Je me rappelle, t'es le rappeur! Et tu fais le concours?

- Un concours de chant?

Ben non.

- Pourquoi pas?

- Je suis pas prêt, je suis en pleine écriture.

- Ah oui, t'es en pleine écriture.

- Trois ans qu'il veut ĂŞtre mon ami. Il l/Ke tout ce que je publie.

Il va me coller toute l'année.

- Allez, Bastien, fais ça pour moi.

- Je fais quoi, lĂ ?

- Bon, attends. - Quoi?

- Envoyer mon cousin lui parler? On dirait que j'ai 12 ans!

- Faudrait savoir.

- Allez, on danse! On danse!

- Mais il est beau, aussi.

- Bastien?

- Merde. - Bastien!

Homeboy, Paris 19!

C'est ouf de te voir ici! - Ben ouais.

- Tu surfes?

Un mec cool comme toi, il surfe.

- Oui, il surfe.

- Y a vraiment des vagues, ici?

- Grave, avec le mistral.

- Ben ouais, le mistral.

- On peut faire du paddle, aussi.

Tu vois, avec des rames. Hé, mec, tu veux pécho ou pas?

Tu veux pécho?

Parce que si tu veux pécho,

tu vas t'éclater, c'est Miami!

- J'avais vu.

- Quand t'as pécho Alice,

tu m'as rendu ouf. Puis Louane!

- Comment tu sais?

- Tout le monde le sait. - Oui!

- T'es une légende!

- Une légende, ben ouais.

- Je t'avais demandé en ami sur Facebook,

et tu m'avais pas accepté.

Du coup.

est-ce que tu peux... quand je te demande?

Vas-y.

Tu reconnaîtras mon nom.

- Kevin Diesel!

- Ouais, t'as vu?

- Super, comme l'essence.

- Viens, on va danser.

- Non.

- Viens, on va danser! Je te présente à mes potes.

Allez!

Bastien! Bastien!

- Toi, tu vas morfler sévère.

- Pardon? - Non, rien.

- Allez, toi, viens danser! C'est quoi, ça, allez!

- Eliot? - Allez!

- On va où? - Plus très loin.

Chant des oiseaux

Murmure des vagues

Vous vouliez que je vous transmette quelque chose?

VoilĂ !

C'est là que je sautais quand j'étais gosse.

- C'est pas la maison de Bernardo?

Tu disais que tu connaissais pas la région.

- Mamie, tu fais quoi, lĂ ?

- Qu'est-ce qu'il y a?

Tous Ă  poil, on saute!

- T'es sérieuse?

- C'est trop, lĂ .

- Mamie, arrĂŞte!

- Elle fait quoi?

- Mamie? - M'appelle pas mamie!

- Elle l'a fait!

- Mamie!

- Elle est oĂą? - Alors, les nains!

On fait moins sa mijaurée!

- C'est quand mĂŞme une grande dame.

Musique intrigante

- Mais qu'est-ce que...

Qu'est-ce qui se passe?

Ça va, ma chérie?

- J'ai retrouvé Eliot. Il est à Cargnolles-sur-Mer.

- Quoi, chez Aurore?

Avec Gulliver?

- Gulliver est chez Aurore?

- Oui, mais il y a une nounou.

- Gulliver est chez Aurore? - Oui, mais.

Non, non.

Désolé.

- Il doit ĂŞtre avec toute la bande, comme il y a deux ans.

- Primo, t'en sais rien.

Et secundo, t'en sais quoi? - Quoi?

- Comment tu sais qu'il est parti lĂ -bas?

Je l'ai localisé avec son téléphone.

- Hein?

- Un type du cabinet m'a montré.

- T'as pas fait ça!

- Si, je suis sa mère, je suis angoissée.

C'est un droit légal de maman!

Je vais appeler tous les parents. Ça va sévir.

- Tu sais pas s'ils y sont tous.

Et Eliot, il est majeur, maintenant.

Et qu'il ait rejoint Gulliver, c'est plutĂ´t rassurant.

- Rassurant, des enfants livrés à eux-mêmes,

avec pour repère, Aurore! Hugo, réveille-toi.

Tu veux que j'y aille pour te rapporter des preuves?

- C'est une très bonne idée.

Il y a un vol direct Gatwick - Marseille.

Mais faut que tu mettes un coup. Fissa, fissa!

- Tu te débarrasses de moi? - Non, pas du tout.

- Continue de regarder ta montre imaginaire

et donne-moi ça.

Pathétique.

- C'est moi qui suis pathétique?

Je te dis qu'il y a un vol pour Gatwick!

Pour Marseille.

Cris des mouettes

Chant des cigales

Il met un coup dans la porte.

Ronflements

- Gulliver!

- Bastien.

Bastien.

- Gugu, ça va?

- Je suis réveillé depuis deux heures.

Je m'ennuie.

- On s'est couchés tard, hier.

On arrive bientĂ´t.

- Vous m'aviez promis de me raser la crĂŞte.

- Elle est pas si mal que ça.

- Vous avez pas un autre endroit pour parler coiffures?

- Je te promets qu'on arrive bientĂ´t.

Il claque la porte. - Maman!

- Gulliver, merde!

Musique intrigante

Signal du tracker

- Un...

Deux...

Trois...

Quatre...

Cinq.

Six.

Je le savais!

- Vous voulez de l'aide?

La rive de droite. Descendez, s'il vous plaît.

- C'est pas ce que vous croyez. Mon fils...

- Vous avez entendu?

- Ne vous énervez pas, je descends.

C'est un malentendu.

- Allez, au poste!

- Trouble Ă  l'ordre public.

- Je suis avocate, je connais mes droits.

Au secours! Eliot, c'est maman!

Au secours!

- Mamie, c'était stylé, ton saut depuis le rocher.

- Pas "mamie"!

- J'ai pas vu, je dormais.

- C'était trop dangereux. On n'a pas sauté.

- On peut parler de moi et Kevin?

- Vous l'avez vu?

- Malheureusement, il est fan de moi.

Parce que je suis sorti avec Alice.

- Et que tu l'as trompée avec Louane.

- Comment tu sais ça? - Tout le monde le sait!

- Je l'ai juste embrassée. - C'est tromper.

- Ça dépend du contexte.

- Quoi? - VoilĂ , merci.

- L'adultère, le tabou que tout le monde pratique.

- N'importe quoi.

- On s'en fout, de Bastien et de son ex.

Revenons au vrai sujet.

Kevin prend un cours de surf.

Regardez, il a mis un selfie

avec le moniteur.

- On s'en tape, de Kevin!

Allez, ouste. On s'en fout, non?

- Bastien.

I! faut terminer le travail.

- Quoi? Kevin, c'est la lose. J'y retourne pas.

- Quoi? - Mais mes loulous.

Les amours, faut pas en rater un seul,

mĂŞme si c'est la /ose. Moi, par exemple,

Jacques Chirac. Cinq minutes, douche comprise,

mais c'est un bon souvenir.

- C'est le gros avec le chapeau?

- Non, le grand maigre.

- C'est pas de Gaulle?

- ArrĂŞte. - On s'en fiche.

- Chirac, on s'en fout vraiment.

- Pardon.

- Allez, Bastien, s'il te plaît.

S'il te plaît.

- Tu fais chier! Vas-y, c'est bon.

- Merci! - Je viens avec toi.

Je détournerai l'attention du moniteur.

- Je viens aussi.

- Non, je serai plus efficace tout seul.

- Ah ouais? - Ett'es la sœur de Juliette.

- S'il te voit, il va se méfier.

- Ah ouais.

- Le plan est super!

Envoyer Timide draguer le prof de surf Ă  voile et Ă  vapeur,

c'est parfait. - Pourquoi tu dis ça?

- Il est de la jaquette.

- De la quoi?

- ArrĂŞte de dire n'importe quoi.

Ça suffit.

- T'y connais quoi?

- C'est sa vie privée, on veut pas savoir ces trucs-là.

- Qu'est-ce qu'elle a, Léo?

- Être pédé, c'est pas une maladie.

- On dit pas "pédé", on dit "gay".

- Je suis carrément choqué, là.

- Vous êtes d'un rigide. Quelle génération désespérante.

- Elle est sympa, la nounou?

*- Ouais, trop bien.

*- Elle est partie faire des courses.

*- On mange tout bio, c'est trop bon.

- C'est bien, ça. Et avec mamie, tout va bien?

- Oui, vraiment super.

*- Bon, alors super!

*- Salut! - Salut, papa.

*- Y a pas beaucoup de réseau.

Je t'appellerai pas tous les jours.

*- C'est pas grave, maman.

- Ben.

*Mon petit prince... Je vous laisse, Clara m'appelle.

- Embrasse-la. Bisous, maman!

- Salut, mes princes. - Bisous!

- Coucou, beauté!

Dis donc, c'est le déluge.

*- Oui.

Je suis au téléphone avec papa, je te rajoute.

- Hello! - Salut, Claude.

- Salut! On parlait des veillées.

*- C'est sympa, les veillées. *- J'adore.

*- Dis donc, y a des palmiers en Normandie?

*- Euh non, non, ça c'est...

Le réchauffement climatique, ça ravage...

- Content que ça te plaise. J'adorais ça, les scouts.

- Ta grand-mère voulait jamais que j'y aille.

- Moi, un jour, j'avais neuf ou dix ans...

en Auvergne, à côté de La Bourboule,

“je me suis perdu en forêt sans boussole.

- Putain. - Attends.

*- J'ai fini. - C'est chiant.

*- ... à côté d'un funiculaire abandonné depuis les années 1950.

Incroyable. Ça a rien à voir avec l'histoire,

mais c'était un funiculaire qui.

- Qu'est-ce qu'il y a?

*- Regarde, on est au musée Vermeer d'Amsterdam.

C'est fou, les détails, hein?

- Je suis contente que vous vous cultiviez.

LĂ , c'est Vermeer?

*Le tableau, lĂ ?

- Oui, c'est ça, voilà.

*- Avec Paul, ça se passe bien? - Super, vraiment super.

*II s'occupe de nous. Il a vachement mûri.

- Paul a mûri?

- Oui, oui. *- Etil est venu au musée, Paul?

*- Je suis Ă  Amsterdam et en hologramme Ă  Dubai.

- Mais si tu me dis: "Papa, rappelle-moi”,

je te rappelle direct. T'es la priorité.

*Tu comprends? - Ouais.

- On mange bio, c'est trop bon.

Et Eliot, ça va?

*- Eliot? Oui, ça va bien.

- Je peux lui parler?

* Oui... Enfin, non. Lä, il est en cours d'anglais.

*Tu sais, avec Mme Piccadilly, il prend des cours.

*- Y a pas de pipeau entre nous, que de la vérité.

*On peut tout partager. C'est ça qui est beau.

*D'avoir cette conversation avec toi.

- Pour faire vivre l'espérance

Et grandir le feu

- (Ensemble) Tu te connais

On se connaît

*- Tu sais miser sur mes atouts

Je le promets, tu le promets

Ensemble on ira jusqu'au bout

*Dans ce monde

*- Qui avance

*Je fais de mon mieux

*- Pour faire vivre l'espérance

*Et grandir le feu

*- Le feu!

Musique douce

- Tu peux mettre ce que tu veux Ă  tes yeux,

c'est pas lĂ  que regarde ton boloss.

- Mamie.

Les boobs, ma chérie! C'est ça, le secret.

- Non mais ça va pas? N'importe quoi.

- Et puis y a autre chose.

Emballer un boloss, ça peut être très technique.

Il faut une stratégie, comme aux échecs.

Il faut avoir trois coups d'avance.

Attends, je t'explique.

- Bon, on est d'accord? Eliot et moi devant.

Vous restez derrière.

Sinon, ça va sentir le piège.

- Bien, monsieur!

- Je fais vraiment ça pour toi.

- Opération Sandro!

- Tu fais quoi, Simplet?

- Je bosse. J'irai plus tard.

- Ah ben t'as intérêt.

Le concours de chant est dans deux jours.

- Et? - Je t'ai inscrit!

Hein?

- Tu te fous de moi? - Pourquoi?

- Aurore, je suis pas prĂŞt.

- Encore un coup à voir défiler sa vie

sans bouger.

Sonnerie de portable

"TU veux mon zizi?" (Francky Vincent)

AllĂ´?

Qui?

Je connais pas.

Bon, d'accord, j'arrive.

Je vais chez les flics. Une urgence.

Tu vas bosser, tu disais?

T'as surtout pas besoin de ça.

- Aurore!

Mais non!

Mais non!

Le truc de ouf! Le jour de son anniversaire.

Musique enjouée

- Oh, Bastien!

- HoulĂ ....

- Ça me va pas?

- Super.

- Tu t'es regardée avec ça sur ta tête?

- Toutes les copines de Kevin en portent un.

Et sa sœur aussi.

- Alors?

- Super.

- Très bien.

- Ce qu'il est beau!

Je vais le voir de plus près.

- Tu vas tout faire foirer!

- On dira ce qu'on voudra,

mais c'est mystérieux, l'amour.

- Je te rejoins.

- Ouais.

- Attends!

Bastien a dit d'attendre.

- Je m'en fous!

- On fait quoi?

- Je sais pas.

- Pour Juliette, ça marche?

- Moins qu'entre toi et Sandro, apparemment.

- II m'a proposé une initiation gratuite.

- Fais attention. - À quoi?

- Il est un peu.

Il est un peu gay. On pourrait croire que toi aussi.

- Évidemment que je suis gay.

- Hein?

Tu me l'as jamais dit.

- Je pensais que c'était évident.

- T'es vraiment un enfoiré.

- J'ai fait quoi? - Rien.

Tu comprends rien, c'est jamais de ta faute.

- Léo!

- Eliot!

Tu viens?

Musique mélancolique

- Alors, t'as pécho?

- Évidemment.

Mais bon, les meufs, ici...

Je vois ce que tu veux dire. - Kev, les mecs comme nous,

on a fait le tour des histoires de vacances.

- Ouais, trop. - Avec des gamines toutes pareilles.

Quand une meuf me dit: "C'est toi, Bastien?",

je lui dis: "Toi, basta!"

- Bastien, basta? - Ouais.

- C'est trop fort, mec!

Attends, attends...

- "C'est toi, Kev?" - "Toi, crève!"

"Crève!" - Ouais, "crève", c'est puissant.

- Ouais.

- Mais bref, faut laisser tomber les clones.

Je veux que la prochaine me retourne la tĂŞte.

Qu'elle me surprenne.

Qu'elle soit...

imprévisible. - Ouais.

Ouais, mec, t'as trop raison.

- Bon, moi je bouge.

Salut, homeboy! - Ciao!

- Il est mûr, ton boloss.

- Imprévisible...

- Tiens, salut.

- Salut.

T'es la cousine de Bastien?

Juliette?

- Ouais.

J'ai amené Bastien pour taquiner la vague.

Ă€ son niveau.

Je dois me le traîner, c'est la famille.

Il rit.

- T'étais au Memphis, l'autre soir, non?

- Ouais.

Je suis passée vite fait,

mais c'était naze. - Ah bon? Moi, j'ai trouvé que...

Et t'aimes le surf?

- C'est toute ma life, le surf.

- Trop classe.

Tu surfes avec?

- Oh lĂ  lĂ , il est fort, son truc!

Salut, les schmitts!

Ah ben y a de l'ambiance, ici. Ça a pas changé.

- Ferme ta gueule! - J'ai rien fait.

- Putain!

- Non, elle a dit qu'elle était avocate.

- Avocate...

- La ninja!

Vous la connaissez? - Sauvez-moi!

- On se calme. Oui, c'est la mère de Timide.

- Pardon?

- Timide, le nain.

Elle est pénible, mais inoffensive.

- Pénible?

- Qu'est-ce que tu fous lĂ ?

- Comment vous m'avez fait sortir?

J'avais beau leur dire que j'étais avocate...

- Je connais le commissaire et sa femme.

On est dans le même club. On échange, tu me suis?

- Vous n'avez prévenu personne que les enfants étaient là.

- Etalors? - Etalors j'appelle tout le monde.

- Rien du tout, oui!

Ils ont leurs histoires de cœur à régler.

- Des histoires de cœur? Et Eliot?

- Pas qu'Eliot.

- Ils en ont pour longtemps? - Je sais pas.

- On va au rocher de mamie?

- OK, mais avec les autres.

C'est dangereux.

- I! faut toujours attendre les autres.

Vous y êtes allés quand je dormais,

c'est pas juste!

Clara!

- Attends!

Merde.

Musique entraînante

- Elles dorment.

Dans les draps de Clara.

Son odeur les calme.

- Ça a pas été facile, ces derniers temps.

- Ah non, mais moi non plus. - T'es gentil.

- C'est normal. De toute façon, on est crevés.

Tous les couples, c'est comme ça.

- On la fait, cette sieste?

- Enfin, statistiquement,

les couples, hétéros ou homos.

Sonnerie de portable ("Bécassine")

Attends, c'est Clara.

AllĂ´?

- Pocahontas va vers la fenĂŞtre!

- Quoi? *- Dépêche-toi!

- Attends, j'arrive tout de suite!

- Qu'est-ce qu'il y a?

- Dépêche-toi!

Allez, allez!

- Viens lĂ , toi.

C'est quoi, cette histoire, Clara?

*- Comment t'as su?

- J'ai piraté le système vidéo. *- C'est pas vrai!

Fais-nous confiance et profite de ton camp.

*C'est quoi ce bruit derrière toi? - C'est rien.

- Rien? Mais j'entends la mer!

*C'est la mer! - Non, c'est des...

Des moutons.

- Des moutons?

*- J'y vais, j'ai un concours de cuisine!

- Merde!

- Tu as le numéro de la cheftaine des jeannettes?

- Vois ça avec Sophie. C'est elle, la mère, je te rappelle.

Je vais me coucher. À tout à l'heure.

Cri de Tarzan

Cris de douleur

- C'est vrai qu'elle est froide, putain.

- ArrĂŞte, on fait une grosse bĂŞtise. - Pourquoi?

- Pour Bastien, pour nous, c'est pas une bonne idée.

Tu veux pas qu'on reste juste amis?

- En se faisant parfois des câlins? - Non.

- Le cadre est idéal, il n'y a personne.

- On a plus vingt ans.

Et on connaît les conséquences. - Quoi?

Sonnerie de portable C'est chiant!

- C'est Claude. - Ouais, c'est Claude, ben.

Sonnerie de portable

- AIlÔ? *- Ma chérie.

*Ca va?

- Super, et toi?

*- Oui, très bien. Il s'est passé quoi?

- Comment ça?

- J'ai le feedback de tes connections Mykeeper,

et tu l'as utilisée avec un autre gardien que moi.

*II s'est passé quoi? - Rien.

*- Tu sais que tu peux tout me dire.

“Je te sens lointaine. Quelque chose te tracasse?

- C'est personnel.

- Comment ça, personnel?

- C'est pas le moment.

- Je suis vraiment inquiet.

- T'es pas lĂ , papa. *- Je suis toujours lĂ  pour toi.

- Non, t'es pas lĂ !

- Tu fais quoi à Cargnolles? Agnès m'avait parlé de la Bretagne.

- Appelle-la, elle t'expliquera. Lâche-moi, maintenant!

- Putain!

Je veux pas de massage, lĂ .

- OK, désolé.

- Merci.

- Juliette est amoureuse d'un boloss.

Personne sait pourquoi. Il a l'air de rien.

Donc Prof veut l'aider. - Prof?

- Le fils de ma fille Sophie.

Celui qu'elle a eu avec le grand musclé.

- Ah, Bastien! L'insoumis de la famille.

Son père, c'est Philippe. - Si tu le dis.

- Bonjour, Léo.

- Ah, t'es lĂ , toi?

C'est la totale! Tu le lâcheras jamais, quoi!

- Pourquoi elle me parle mal?

- Elle est amoureuse de ton fils.

- Quoi? - Ça arrive.

Techniquement, ils sont pas cousins.

- Et lui, il est pas amoureux d'elle? - Y a pas tellement de risques.

- C'est pour ça qu'elle fait cette tête?

- Tiens.

Oh!

Musique douce

- C'est plus des surfeurs mais des gondoliers.

- Moi, j'ai ma planche perso.

- I est pourri, ce club. C'est pour les gosses.

Ça fait longtemps que je ride seule.

- Ah ouais?

- Depuis que j'ai gagné une compète sur le circuit, en Australie.

- C'est une blague?

Mytho, c'est pas possible.

Je t'aurais vue sur YouTube.

- YouTube?

YouTube?

Tellement mainstream, bien de ton niveau, ça!

- C'était une blague. Attends, je te crois!

- Je m'en bats les couilles de ce que pense un boloss comme toi.

- Mais Juliette.

Juliette!

- J'ai été géniale, non?

- T'as foutu quoi? Il te mangeait dans la main.

- C'est la stratégie d'Aurore. "Fuis-le, il te suit."

Tu le snobes et tu le tiens par le...

- J'ai joué ma réput' pour toi! I! s'est incrusté sur mon Facebook.

- HĂ©, Bastien.

Facebook, c'est un truc de vieux.

Y a que toi et Kevin pour pas le savoir.

- T'as merdé, Juliette. - Ça va, lâche-moi!

- Quelqu'un m'explique?

- Faut que je vous dise!

- J'ai merdé avec mes parents. Ils savent tout.

- Mon père aussi a compris.

Mais je m'en tape.

- Bon, Léo, t'as un truc à me dire?

- T'es pas le centre du monde!

- Depuis quand?

- On t'a pas sonnée.

Et retire ce serre-tĂŞte! - OĂą est Gulliver?

- Avec ce serre-tĂŞte, je vais serrer Kevin.

- Tu vas rien serrer du tout!

T'as tout foiré. - Et Gulliver?

- Tant mieux qu'on habite plus ensemble.

Ça me fera des vacances.

- Marre de me défoncer pour vous.

- Vous faites quoi, lĂ ? - OĂą est Gulliver?

- Quoi, Gulliver?

- Je croyais qu'il vous avait rejoints!

- Tu vois bien que non!

- On était tous censés s'en occuper!

Musique douce

- Pogba, retourne Ă  Manchester!

- Je commence Ă  en avoir marre, moi.

- I! aurait pu choisir plus moche.

Et puis je serai la seule femme de sa vie.

- Pas de belle-fille, pas de compète.

Oh non, ça va pas recommencer!

Oh, Babette!

- Mais quelle brute!

C'est terrible de sentir son enfant partir.

- Moi, j'ai compté les jours.

C'était d'un long, la petite enfance de mes filles!

Les couches, les bobos, les questions,

ces tarés de parents d'élèves!

- Moi, j'ai tout adoré.

MĂŞme les gastros, son petit vomi, tout.

- Toi, tu l'as voulu. Moi, c'était des accidents.

Giscard et Simone Veil étaient pas là.

- Dites pas ça.

Les deux enfoirés de pères m'ont envoyé de l'argent

pour avorter Ă  Londres.

J'y suis allée, j'ai fait la fête avec leur pognon.

Ah là là, Londres, c'était quelque chose.

Mais je les adore, mes princesses.

Depuis qu'elles sont autonomes.

Mais elles ont pondu sans limite.

J'ai été mère très jeune.

J'ai de la jeunesse à rattraper avant d'être grand-mère.

Il fait quoi tout seul, ce mĂ´me?

C'est un souci, les nains.

Bouge pas, je reviens.

Dormeur!

- Je vais sauter.

N'essaie pas de m'en empĂŞcher.

Si je me fais mal, ce sera bien fait pour eux.

Ils sont tous venus pour moi, mais ils s'en fichent complètement.

- Dis une grosse connerie, ils s'intéresseront à toi.

Pas besoin de se faire mal.

- N'approche pas!

- Je suis pas là pour ça. Je filme.

Pour faire marrer les potes. Allez.

Vas-y.

T'y vas ou t'y vas pas?

- Je sais pas. - Allez, ça suffit.

Je t'emmène.

- (Tous) Non!

Cri de Gulliver

Musique enjouée

- Je l'ai fait!

Je l'ai fait!

Je l'ai fait!

- La vache.

- Je l'ai fait, mamie! - Bravo, mon loulou.

- Merci, mamie!

- Putain!

- On y va?

- Allez.

Trois...

Deux...

Un.

Qui a freiné? - Pas moi!

- Eliot!

- Maman? Qu'est-ce que tu fais lĂ ?

- On en parlera plus tard.

Ă€ la guerre comme Ă  la guerre!

Un pour tous...

- Tous pour un!

(Tous) Un pour tous, tous pour un!

Un pour tous, tous pour un!

Un pour tous, tous pour un!

- Maman, qu'est-ce que tu fous?

- Je suis trop vieille pour ces conneries!

- Pour mamie, hip, hip, hip. - (Tous) Hourra!

- Bande de nazes.

- Allez, Gugu, je commence.

- Non, c'est bon. En fait, j'ai changé d'avis.

Je garde ma coupe Aurore. - Ah bon?

- Ouais. - T'es sûr?

- Je la kiffe, ma crĂŞte!

D'ailleurs, j'aimerais qu'on fasse un truc pour Aurore.

Elle est trop classe.

- C'est dur de lui faire un cadeau, elle se refuse jamais rien.

- Si, j'ai une idée énorme.

- Une surprise? - Ouais.

- Les mousquetaires.

J'ai parlé à Hugo, vos parents sont au courant

que vous êtes là. - Tu nous as balancés?

- Tu permets? Tu nous as balancés?

- Je suis pas une balance.

- Si, telle mère, tel fils. - Ils débarquent tous demain.

Ils sont furax.

J'ai promis de rien vous dire. - Là, t'as balancé.

- Non, elle nous a défendus.

- C'est l'inverse. - N'importe quoi.

- Je comprends rien.

- Tu l'as dit Ă  Aurore? - Non.

- On lui prépare une surprise. Et toi, tu vas nous aider.

- OK.

Musique intrigante

- Go, go, go!

- Reviens!

- C'est mort, ils nous ont grillés.

- Gulliver!

- Salut!

- (Tous) Salut!

- Vous avez dépassé les bornes!

- Ettes cheveux, Gulliver? - Gulliver, énorme!

- C'est quoi, cette coiffure? Et oĂą est la nounou?

On avait parlé d'une nounou. - C'est vrai, ça.

- Qu'est-ce qu'il y a? - Quoi?

- C'est ma coupe d'été, j'ai le droit.

Et y a jamais eu de nounou.

Et ça s'est très bien passé quand même.

- Le petit-déj est prêt. Thé, café?

- Café!

- Non mais. - C'est bon, ça va.

- Ça peut pas se passer comme ça.

- Mais on est cuits. Café, jus d'orange, tout.

- Vous vous rendez compte que vous avez menti? Léo!

- Gulliver et moi, on a pas menti.

- Pardon? - Papa, maman, je vous ai menti?

- Hein?

Techniquement, non.

- Personne m'a rien demandé, et je suis majeur.

- Techniquement, t'es majeur.

- Moi, j'ai pas menti, j'ai fugué.

- Y a que Juliette et Léo qui ont menti?

- Et Clara.

- Clara s'est fait entraîner.

- C'est facile Ă  dire.

- Ah ça,

quand il s'agit de sa fille...

- Donc y a que les filles qui ont menti?

Ça tient pas, votre truc. - Paul, ta gueule!

Ils ont pas dit qu'ils étaient ensemble.

C'est quand mĂŞme un mensonge par omission.

- Techniquement, oui.

- Les mensonges par omission, vous êtes les spécialistes.

- Nous?

- Je comprends pas pourquoi vous avez menti.

Vous faites un truc super. C'est débile de mentir.

Moi, je suis fier de vous. - C'est quoi, cette histoire?

Philippe, dis quelque chose!

On recadre, lĂ . - On cadre.

- Pas besoin!

Ils se cadrent seuls.

- Elle m'a fait ça toute la journée.

- Attends, Claude.

Il se passe un truc important.

- Paul, Paul.

Ta gueule.

- Ah, voilĂ . - Merci, Claude.

- Faut arrĂŞter, hein, Claude.

- "Ta gueule"? - Ferme ton caquet.

- OĂą est Aurore?

- Bel exemple!

- Où est ta mère? - Je m'en fous, de toute façon.

- Ça chatouille.

- C'est bon, on y va, maintenant?

- Encore un massage Wu et c'est fini.

- Ça fait cinq heures que tu me retiens ici.

Je suis devenue ta meilleure copine, mais quand mĂŞme!

Tu serais pas en train de me draguer?

- N'importe quoi!

Ça fait du bien de se détendre sans penser aux enfants.

- Ouais, ouais.

Qu'est-ce qu'ils peuvent bien foutre, les nains?

Ils sont Ă  la maison.

Ils se reposent avant la fĂŞte de ce soir.

Tu t'inquiètes pour eux, là. - Pas du tout!

La seule chose qui m'inquiète, c'est de rater l'apéro.

Y a pas de massage qui tienne!

Musique rock

- Tiens. - Merci.

- Tchin. - Tchin.

Ils sont oĂą, les nains?

- En coulisse, ils encouragent Oscar.

- C'est pas l'Olympia, non plus.

J'y ai vu Johnny Hallyday, c'était quelque chose.

Surtout en coulisses!

Musique folk

- Dégage, connard!

- Bande de nazes! - Je viens plus!

- II est pas commode, le public.

- Happy birthday to you

- I! fait quoi? Il a pété une durite?

(Tous) Happy birthday to you

Aurore!

Happy birthday to you

- Bravo!

Musique entraînante

- Elle rentre à pas d'heure et dort toute la journée

Faut pas compter sur elle pour le petit-déjeuner

Quand elle joue les mamies, Aurore prend le dessus

Et dès l'aurore, à l'aise

Faut sauter de la falaise!

C'est qui, c'est qui?

- C'est mamie Aurore!

- C'est qui, c'est qui?

- C'est mamie Aurore!

- C'est qui, c'est qui?

- C'est mamie Aurore!

- C'est qui, c'est qui?

- Mamie Aurore!

- Avec Jacques Chirac, elle a fait tac-tac

Elle nous paie cash des coups

En boîte et avec ses sous

Ça me donne des idées, ton mode de vie vénère

Aurore, c'est décidé

Moi, je t'engage comme grand-mère!

- C'est qui?

C'est mamie Aurore!

C'est qui, c'est qui?

C'est mamie Aurore!

C'est qui, c'est qui?

- Mamie Aurore!

- Bravo!

Bravo!

Elle fait du beatbox.

- Ouais!

C'est qui, c'est qui? C'est mamie Aurore!

C'est qui, c'est qui?

- C'est mamie Aurore!

C'est qui, c'est qui?

- C'est mamie Aurore!

- C'est qui, c'est qui?

- Mamie, ma mamie, mamie Aurore!

- Bravo!

- Chérie.

- (Tous) Joyeux anniversaire!

Joyeux anniversaire

Joyeux anniversaire, Aurore

Joyeux anniversaire!

- On t'aime, mamie!

On t'aime!

- Bravo, mon fils!

- Bravo!

Musique entraînante

- Bon, je te laisse.

- C'est quoi, ça? Babette!

Babette, Eliot embrasse un garçon!

- Détends-toi, Hugo.

T'es trop rigide. C'est sa life!

- Quoi, sa life?

T'es sûre que ça va? - Yeah!

- Yeah?

- Oh yeah!

- Attends, tu savais qu'il était...

- Évidemment. Toi, tu savais pas?

Ah mais c'est normal. Tu es trop busy!

Busy!

Hugo est busy!

Elle rit.

- Babette, t'as trop bu!

- T'as vu comme elle a fait de beaux bébés, Agnès?

- Ouais.

- T'en veux une?

- Ouais.

- Ah oui? - Oui.

- Tu me demandes, je te dis oui. - D'accord.

Musique douce

- Kev?

- Ouais?

- J'ai plus du tout envie.

Ça m'a passé.

- OK. - Complètement.

Désolée. - Ouais.

- Salut. - Salut.

- C'était Une bonne idée, de m'envoyer chez ma grand-mère.

- Vous m'avez bien enflée, les nains.

Et normalement, faut se lever tôt pour ça.

- Je suis trop content. On a perdu l'appartement,

mais on a trouvé beaucoup mieux.

Chez toi. - Tu rĂŞves!

T'as fumé les trucs de Simplet?

Bon, d'accord.

Une semaine par an pour les nains. - Plus les jumelles.

- OK, les jumelles aussi.

Mais une semaine et pas une seconde de plus.

- OK, Aurore. - Aurore?

Mamie Aurore!

- Mémé Aurore!

- Enlève ça tout de suite ou je te ramène chez le coiffeur.

- OK, mamie Aurore.

Deal.

- Paye ta tournée, Gugu.

- M'appelle pas Gugu si tu veux pas finir chauve.

- Ah, ça rigole. "Mamie Aurore”, n'importe quoi!

Vas-y. Mamie boniche, oui!

Je te jure, alors!

Oh!

- Écoute mamie.

- C'est bon.

Mes chers enfants...

C'est un tel bonheur de vous avoir ici avec moi.

Et j'ai une grande nouvelle Ă  vous annoncer.

Je suis enceinte.

- Pardon?

- Une FIV, des triplés. - C'est possible, ça?

- Mais je déconne!

- Super drĂ´le!

- Qu'est-ce qu'il faut pas faire...

(Tous) C'est qui, c'est qui?

- C'est mamie Aurore!

- C'est qui, c'est qui? - Oui, bon, ça va.

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