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Ma mĂšre et moi, on est trĂšs proches.
Va te laver les mains, tout de suite.
Peut-ĂȘtre un peu trop proches.
Je m'appelle Hakim Douhieb, je suis Gardien de la paix.
Police, bougez plus.
Lors de ma premiĂšre mission,
j'ai dû infiltrer la communauté portugaise.
Comment s'appelle cette mission?
On s'en fiche. Vous l'appelez comme vous voulez.
Opération Portugal.
Je vais faire de toi un vrai Portugais.
J'ai été formé par les meilleurs.
- Déguste-le. - Il est bon, le flan.
C'est un pastel de nata. C'est un trésor national.
Vous avez pas d'accent.
C'est mes parents qui ont émigré.
J'ai grandi Ă Bougival dans le 78.
Joachim était né.
LĂ , on tient quelque chose.
Vous ĂȘtes sĂ»r?
L'intégration dans la famille De Almeida n'a pas été simple.
Tudo bem?
Tudo bem. HamdolilaĂŻ. Tudo Bem.
Les chantiers, la gastronomie,
Prends du saucisson.
Les traditions.
C'est l'eau de vie de mon grand-pĂšre.
Ăa se fait pas, ça. C'est son grand-pĂšre.
J'ai dĂ» m'adapter.
Au final, les vrais coupables ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s.
Dans cette aventure, je me suis fait des amis,
une famille,
mais surtout, j'ai rencontré l'amour.
Ăa, c'est pour m'avoir menti.
Ce jour-lĂ , j'ai promis Ă Julia de ne plus jamais
me faire passer pour un Portugais.
Jamais t'épouseras ma Julia.
Aujourd'hui, mon plus grand rĂȘve,
c'est de devenir un grand policier.
Comme l'était mon pÚre.
Voilà , l'échange a eu lieu.
Nous avons engagé de gros moyens.
J'espĂšre que vous savez ce que vous faites.
Vous inquiétez pas, monsieur le député,
j'ai mon meilleur homme sur le coup.
C'est lui.
Hakim Douhieb. Mon spécialiste en infiltration.
Commissaire, je suis en place.
La mallette se trouve dans la camionnette verte.
Bonne chance, Hakim.
- HĂ©, toi, lĂ -bas! - Oui?
- Viens ici. - Qui, moi?
- Je t'ai dit de venir. - OK, j'arrive.
Tenez-vous prĂȘts Ă intervenir.
T'es qui, toi?
Je suis le cousin Jimenez.
Cousin Jimenez!
Mais t'as changé, mon cousin. T'es beau.
Pourquoi tu m'as tapé?
Parce que je suis content de te voir,
mon cousin de tes morts.
Dites bonjour Ă mon cousin Jimenez.
Oh, cousin Jimenez!
Il a pas peur, quand mĂȘme.
Je vous l'avais dit, c'est mon meilleur homme.
Comment tu vas, mon cercueil?
Ăa fait plaisir.
Une saucisse.
- Non. - Si.
- Non. - J'ai dit une saucisse.
Du bon cochon comme on aime chez nous.
- C'est bon. - C'est bon.
- Encore une. Encore une. - Non, c'est bon.
- Il mange, non? Ah. - Non, il grignote.
Bingo.
Qu'est-ce tu fais dans ma camionnette?
T'es en train de me chouraver ma mallette!
Mais non, je suis rien en train de chourave, copain.
Déjà , tu m'as pas dit bonjour de tes morts, toi!
Ah ben, tiens, le bonjour!
C'est ça que tu veux?
Je vais te faire cuire comme un cordon-bleu de tes morts!
Je vais te découper comme un hérisson, moi!
Tout va bien, lĂ ?
Ăvidemment, tout va bien. Tout est sous contrĂŽle.
- ArrĂȘte! - ArrĂȘte quoi?
Pourquoi la voiture bouge?
L'auto du diable. Elle a pris la route toute seule.
- Freine! - Ăa freine pas!
Poussez-vous!
On va mourir!
ArrĂȘte de pleurer!
J'ai le droit de pleurer, je pleure si je veux!
Elle arrive vers nous, la camionnette, lĂ , non?
Go, go, go!
Dites pas n'importe quoi, elle est encore loin.
Ah, de tes morts.
Désolé, M. le Député.
Bouge pas.
Des schmits!
Ăa va, j'ai rien, j'ai atterri dans les pneus. Ouh!
C'est pas des bijoux, c'est de la quincaillerie.
Mais c'est quoi, ces conneries?
C'est des chevaliÚres à moi. C'est en écrous de 19.
C'est moi qui les ai faits depuis le début.
C'est lui qui a voulu me les chourave, le mios!
C'est lui qui a voulu me les chourave.
Il est pas net ton machin. Je le pĂšte lĂ , moi.
Allez, ça suffit. Relùchez-le.
Vous m'aviez parlé d'un trafic de bijoux.
J'ai pas bien compris sur les écoutes.
En mĂȘme temps, avec leur accent, c'est difficile.
C'est fini le terrain, Hakim. C'est fini.
Il est oĂč, le DĂ©putĂ©?
Oh, Hakim.
OPĂRATION PORTUGAL 2 - LA VIE DE CHĂTEAU
Mohammed. Le casque.
- Salut, les gars. - Salut.
On leur annonce ce soir, je suis trop contente.
C'est pas un peu précipité? On a encore le temps, non?
Ăa fait un an qu'on en parle et c'est dans un mois.
Il va falloir leur dire, à moment donné.
Ta mĂšre va m'accepter, non?
Oui, inch allah.
Je dois y aller. Je t'aime. Ă ce soir.
Je suis dans la merde.
Je suis dans la merde, lĂ .
J'ai planté des tomates.
- T'as vu? - Ouais, j'ai faim.
VoilĂ .
Bonsoir, tout le monde.
- Bonsoir, AĂŻcha! - Ăa va, AĂŻcha?
T'Ă©tais oĂč? On t'attendait. T'es en retard.
Je m'en fous, y avait ma série turque à la télé.
Jamais je rate.
Je fais pas la bise, hein, j'ai le covid.
J'ai une surprise pour vous.
J'ai ramené les gùteaux orientals.
Des gĂąteaux orientaux.
Orientals. Comme ça se conjugue.
Spécial du Maroc.
- Vous les avez ramenés quand? - Il y a quatre ans.
Excusez-moi.
- Ăa va. - Ăa va. C'est...
O Pai. O Avo. AĂŻcha. Hakim et moi, on a une annonce Ă faire.
- Allez, vas-y. - Non, vas-y, toi.
- On va se marier. - On va se marier.
Oh, j'ai si hĂąte!
C'est la fin des haricots verts caralho!
Ah, caralho aussi!
- C'est pour quand? - Dans un mois.
- AllĂŽ? - Hakim?
C'est urgent, faut que tu viennes tout de suite.
- Quoi? - Viens tout de suite!
OK, j'arrive.
ArrĂȘte, JosĂ©. Bouge pas.
Ăcartez-vous. Il est oĂč?
LĂ -haut.
Te suicide pas, José.
C'est haram, t'iras pas au paradis, quoi.
Calmez-vous. Calmase.
- Il est oĂč? - LĂ .
José, tu fais quoi?
Laisse-moi tranquille, c'est fini pour moi.
Ăa suffit, j'arrĂȘte les frais.
OK, de quels frais tu parles?
Je peux pas te le dire.
Déconne pas, José, je t'en supplie.
Tu m'as toujours accueilli comme un des tiens.
Tu m'as toujours considéré comme ton propre fils.
Laisse-moi, Hakim, tu vas me faire rater mon suicide.
Pour moi aussi, c'est pas facile ce mariage.
Et j'ai mĂȘme quelque chose Ă t'avouer, JosĂ©.
Je prends des cours de portugais en secret pour mieux m'intégrer.
Boa tarde. Boa noiote. Onde estĂŁo meus chineles?
J'ai mĂȘme un rĂȘve,
qu'on se retrouve tous les week-end en famille.
Qu'on mange ensemble.
MĂȘme le saucisson de mon frĂšre?
Oui, s'il le faut je mangerai du porc avec toi.
José. Anda ca.
T'as raison, mon fils. Viens dans mes bras.
J'allais faire une connerie.
José.
José! O papai, ça va?
Y a pas de mal, caralho. Je suis encore vivant.
Oh al-hamdoullah!
Prends ça.
Qu'est-ce qu'on fait lĂ ? Qu'est-ce qui se passe?
José s'est fait arnaquer par un promoteur véreux.
Un gars qui s'appelle de Neuville.
Le Comte de Neuville.
Cet enfoiré, son truc, c'est d'acheter
des terrains au Portugal.
Il commence les chantiers, puis, il dépose le bilan,
et il se barre avec la caisse.
José, il a tout investi dans ce projet.
Ses économies, sa maison, toute l'entreprise De Almeida.
Il faut surtout pas que Julia l'apprenne.
Mais ça, c'est pas possible.
Mais c'est pas tout.
Tu vois ces familles?
Elles se sont toutes fait arnaquer aussi.
Faut que tu les aides, Hakim.
Vous inquiétez pas. Je vais m'occuper
personnellement de ce dossier.
On va faire fonctionner la justice.
On a fait toutes les démarches, contacté les meilleurs avocats.
Y a rien d'illégal.
Il est inattaquable. Ils ont tous signé des contrats.
On peut faire quoi, alors?
- Y a peut-ĂȘtre une solution. - Ah ouais?
Que quelqu'un s'infiltre dans le chĂąteau et vole les contrats.
Pas de contrat, pas de faillite.
Ăa doit ĂȘtre un Portugais, tu vois?
Le Comte ne négocie qu'avec des Portugais.
C'est une bonne idée, c'est pas mal.
C'est qui le Portugais qui va infiltrer le chĂąteau?
Peut-ĂȘtre que Joaquim pourrait le faire.
Joaquim ouais, il est oĂč Joaquim, lĂ ?
- Oh non. - Oh si.
- Non, non, non. - Mais si, mais si!
Non, je suis policier, je peux pas faire ça.
Et je suis pas portugais, moi.
On a que 4 jours, Hakim. Je t'en supplie.
ArrĂȘte, Carlos, c'est pas Ă toi de rattraper mes conneries.
Tiens, mon collier porte-bonheur.
J'en ai plus besoin. Je vais aller me resuicider.
Mais non, o papai.
Messieurs, dames, je suis pas portugais, moi.
Je sais dire "obrigado".
Si Julia apprend que je fais encore le portugais,
c'est sûr, on divorce.
Alors qu'on n'est pas encore mariés.
Il faut surtout pas que Julia l'apprenne.
On a que 4 jours, Hakim. Je t'en supplie.
Peut-ĂȘtre que Joaquim pourrait le faire.
Tu joues plus au Portugais.
Sois un Portugais.
C'est quoi, ces conneries?
Ma démission, commissaire.
Hakim, j'ai été un peu dur,
mais vous avez quand mĂȘme envoyĂ© un dĂ©putĂ© Ă l'hĂŽpital. Ah non.
Ăa n'a rien Ă voir avec vous, commissaire.
C'est pour ma famille, j'ai pas le choix.
Je n'en veux pas, de ça, Hakim.
Vous ne pouvez pas me faire ça.
Allez, reprenez votre poste et laissez-moi manger.
- Ăa va ĂȘtre froid, lĂ . - Commissaire.
C'était un honneur et une fierté de servir sous vos ordres.
- Bonjour. - Bonjour.
On a rendez-vous avec le Comte.
- OK, allez-y. - Merci.
Les invités du Comte sont dans l'allée.
Quels invités?
Je sais pas, moi.
Bonjour, messieurs.
C'est quoi, le plan, Hakim?
Y a pas de plan, on improvise.
Je peux savoir ce que vous faites ici?
Je viens voir le Comte de Neuville.
Vous ĂȘtes qui?
Joaquim de Almeida. Je suis venu avec mon assistant.
Mon comptable. Ma secrétaire.
Vous avez pas de rendez-vous. On reçoit pas à l'improviste.
Allez, faut pas rester lĂ .
C'est comme ça que vous me parlez, là ?
C'est un accueil que je n'ai jamais eu.
Au ChĂąteau de Versailles, on m'a bien accueilli.
Chùteau de Champs Bourgis, on a été bien accueillis.
MĂȘme Argenteuil, ils nous ont bien accueillis.
Y a pas de chĂąteau Ă Argenteuil.
Si. C'est un chùteau caché, un chùteau mystÚre.
Allez, vous me les dégagez.
Attention, je suis venu investir ici.
Et vous me demandez de dégager. Bravo!
Fernando, prends ton téléphone portable.
Je peux te dire qu'il y a des chĂąteaux
qui vont perdre leurs étoiles sur TripAdvisor.
On n'y arrivera jamais. On aurait dĂ» avoir un plan.
Je monte dans les tours, lĂ .
Quand je monte, il faut faire attention.
Tu me regardes? Vas-y, appelle BFM TV.
Vous allez m'entendre parler de moi, ici.
Qu'est-ce qui se passe?
Qu'est-ce que c'est que ce chahut?
Rien, M. le Comte.
Ce sont des Portugais qui se sont perdu.
Les Portugais comptaient vous voir, M. le Comte.
Parce que je suis investisseur. J'investis dans le gros.
J'ai fait de la sardine.
J'ai investi dans une usine,
dans la crypto-monnaie, sur l'éolienne.
J'ai investi sur les trottinettes électriques.
Ăa a pas marchĂ©, mais j'ai investi quand mĂȘme.
Qui vous a parlé de moi?
Qui m'a parlé de vous? Qui m'a parlé du Comte?
- Euh, c'est... - C'est...
- Le grand, lĂ . - Je sais pas.
- Un bel homme. - Ah, l'ambassadeur.
L'ambassadeur du Portugal. C'est lui qui m'a parlé de vous.
Je le connais trĂšs bien. On est nĂ©s dans le mĂȘme village.
Depuis tout petit, il court avec moi.
Enfin, bon, bref.
C'est dommage. On va pas investir ici.
On va investir en Espagne. Et je déteste l'Espagne.
Attendez, attendez.
- Vous avez de quoi investir? - Bien sûr.
- Vous avez des garanties? - Des garanties.
Tu entends ce qu'il dit, celui-lĂ ?
J'ai une entreprise de BTP,
un pavillon en banlieue, une maison,
des bric-à -brac que j'ai pas déclarés.
Ils sont investisseurs et vous les laissiez partir?
Non. Au départ, ils étaient portugais. Alors...
Faites-leur visiter le chĂąteau.
Bien sûr, M. le Comte. Si vous voulez bien me suivre.
Ăa c'est de l'accueil. Merci pour cet accueil.
Totonio, tu peux partir.
Prends pas l'autoroute, c'est trop cher.
Merci. Je vais aller visiter.
Allez, hop, les gars.
- On fait quoi? - Vous avez vu leur dégaine?
C'est pas des petits Portugais qui vont me résister.
Alors lĂ , ce sont les Ćuvres de la Comtesse.
C'est intéressant, c'est joli, mais c'est un peu moche, non?
Oui, tout Ă fait. On continue.
C'est beau, hein.
Il faut savoir que je suis le wedding planner
spécialisé dans les mariages prestigieux.
Ma premiĂšre question, celle qui fĂąche.
Le budget. Vous avez combien, pour ce mariage?
O pai m'a dit qu'on avait pas de budget précis.
Il m'a toujours promis le mariage de mes rĂȘves.
Ăa veut dire qu'on peut mettre le paquet?
On va mettre le paquet.
- Béatrice? - Oui, monsieur.
- On met le paquet. - Oui, monsieur.
Vous savez monter Ă cheval?
J'ai fait du poney quand j'étais petite.
Imaginez vous et votre mari, une arrivée à cheval.
Feux d'artifice, lùcher de colombes, tigres de Sibérie.
C'est trop, lĂ .
Vous avez raison. Béatrice?
On annule les tigres. On remplace par des autruches.
Oui, monsieur.
On va mettre le paquet, mais un petit paquet.
En tout cas, c'est grand.
Un chùteau comme ça, il faudrait un GPS.
La robe! Elle est belle.
Touchez pas à ça, malheureux.
Ăa appartenait aux aĂŻeux de la Comtesse.
C'est quoi, ça?
Une souris. Ce sont les gardiennes du chĂąteau.
Méfiez-vous, elles sont hargneuses.
- On continue. - Je déteste les souris.
Continuez sans moi, je vais repérer le bureau.
C'est sûrement là qu'il y a les contrats.
On vient de refaire le parquet.
Il est du 15Ăš siĂšcle, d'une valeur inestimable.
Donc on met les patins.
C'est trop bon. J'adore.
C'est quand mĂȘme du caviar, lĂ .
Moi aussi j'adore.
On est lĂ pour empĂȘcher ce mariage.
Ăa coĂ»te combien?
On est sur du Beluga, le meilleur en Ćuf d'esturgeon.
C'est 4 300 euros le kilo.
4 300 euros le kilo pour des Ćufs?
On peut faire des Ćufs mayonnaise.
Ah non, on met le paquet, lĂ .
On met le paquet.
Et pour le gĂąteau, vous proposez quoi?
Pour ça, il faut absolument l'avis du futur marié.
Bien sûr.
Oh non, non, non.
Qu'est-ce que c'est que ça?
On fait des exercices avec les CRS.
Avec des heaumes de chevalier?
Restrictions de budget. On a ressorti le vieux matériel.
Regarde, on a des boucliers.
- C'est peu dire, hein. - OK.
Je t'appelle pour qu'on choisisse le gĂąteau de mariage.
OK, vas-y.
Celui-lĂ .
Puis celui-lĂ .
Ou encore, regarde. Celui-lĂ .
Oui, celui-lĂ , c'est trĂšs bien.
- T'es sûr? - Oui.
Il a l'air bien, il a l'air bon. Exactement ressemblant.
Je te laisse. On reprend les exercices.
- OK. - Bisous.
Bon, ça sera celui-là .
Oui, c'est qui?
Je peux savoir ce que vous faites
avec le heaume de mon aĂŻeul?
Vous ĂȘtes qui, vous?
Marie-Ălisabeth, Comtesse de Neuville.
Vous ĂȘtes la femme de...
Non, c'est lui le mari de... C'est moi la Comtesse.
Enchanté, Mme Zazabeth de Neuville.
Moi c'est Joaquim de Almeida.
Retirez ça tout de suite, M. de l'Almeida.
Oui, d'accord, madame Zazabeth.
J'ai un problĂšme.
Vous pouvez m'aider?
Allez, tirez. Tirez!
Je ne fais que ça.
Je ne sais pas.
Faites un effort, rentrez votre nez.
Mais baissez-vous!
Bon, allongez-vous.
Pardon?
Allongez-vous.
Tirez.
Allez! Chiottes!
Allez, bon sang.
Madame Zazabeth!
Un effort!
J'y arrive pas!
Tire o caralho! Je vais mourir!
J'ai cru que j'allais me toutouffer à l'intérieur.
- Vraiment dĂ©solĂ©. - Ăa va. Il est pas cassĂ©.
Pardon, Mme Zazabeth.
LĂąchez ma main. LĂąchez ma main!
LĂąchez-moi.
C'est quoi, ces gens?
En 200 ans, j'ai jamais vu ça.
Je vais ĂȘtre obligĂ©e de le dĂ©sinfecter, maintenant.
Paul-Henri!
On est déjà passés par ici, non?
Allez, on suit.
C'est quoi, ces gens?
Ăcoutez, Paul-Henri, c'est pas possible.
Vous invitez des gens au chĂąteau
alors qu'on a le bicentenaire dimanche.
C'est pas des gens, c'est des investisseurs.
Peut-ĂȘtre, mais c'est pas le moment.
Vous savez que je tiens à ces festivités.
J'en ai mĂȘme reretrouvĂ© un
avec le heaume de mon ancĂȘtre sur la tĂȘte.
Le petit moche avec la moustache Ă l'envers.
Marie-Ălisabeth, calmez-vous,
j'ai besoin d'eux pour finaliser mon opération immobiliÚre.
Rassurez-moi, vous n'ĂȘtes pas retombĂ© dans vos travers?
Vous ne faites rien de malhonnĂȘte?
Marie-Ălisabeth, je vous ai promis,
plus rien d'illégal. Faites-moi confiance.
D'accord. Mais une journée seulement.
Merci. Merci.
Non, mais c'est pas vrai, qu'est-ce que vous faites?
J'essaie d'appeler, ça capte pas dans ce chùteau.
AllĂŽ? Ăa capte pas.
Ben oui, on est dans un chĂąteau.
Il faut mettre une antenne relais ou du wifite.
AĂŻcha?
AĂŻcha? Venez.
Tenez, c'est pour vous.
Hakim!
Il est bon, ce halouf.
Hamdoullah.
La ner sheitan!
C'est des pastels avec des dates, eh oui, mais halal.
José!
Olala ar din, on peut plus faire sa priĂšre tranquille?
Il faut que je voie l'imam.
Tem de falhar con padre!
Donne-moi ton casque.
- Oh, non. - Donne-moi ton casque.
Je dois sauver mon fils.
Aïcha, doucement, il sort de révision.
T'inquiĂšte pas.
Je te ferai des gĂąteaux.
Le long des plus belles plages de l'Algarve,
un golf 18 trous, six courts de tennis,
350 hectares sécurisés avec villa et piscine.
Voilà , messieurs, le plus beau complexe jamais réalisé
au Portugal.
Je vous fais investir dans le Beverly Hills portugais.
C'est fois 2 minimum en un an. Mais attention.
Il me reste plus que 10 villas. AprĂšs, c'est fini.
Combien elles valent?
- 400 000. - Ah oui, 400 000.
Mon banquier vous fait l'hypothĂšque sur votre maison.
Et dans un an, on sabre le champagne au soleil.
400 000 Ă l'achat, 800 000 Ă la revente.
On se le fait cet argent ou pas?
On va pas faire 400 000.
C'est petit, ça.
On va faire 4 millions d'euros.
J'hypothĂšque tout, ma maison, mon entreprise.
Et mĂȘme mon chalet Ă la montagne.
Vous avez un chalet Ă la montagne?
Oui mais je l'ai dit Ă personne. Je rachĂšte tout. Dix villas.
Les 10 derniĂšres, c'est pour moi.
Cette villa, je peux la déplacer ici.
PrĂšs de la mer. J'aime bien ĂȘtre Ă cĂŽtĂ© de la mer.
Tu veux une villa, toi?
Ăa c'est une villa, t'es Ă cĂŽtĂ© de moi, c'est super.
Toi, je t'achĂšte aussi une villa,
mais je retire la piscine, tu risques de te noyer.
- Fernando, double piscine. - Merci, chef.
- Tu veux une villa, toi aussi?- - Oh, oui.
Black Friday. Toi aussi, je vais te mettre ici.
PrĂšs de la forĂȘt. Et lĂ ,
c'est pour ma belle-mĂšre.
Et elle, je vais la mettre à l'extérieur.
- Ramassez ça. - Voilà , c'est bien.
Ăa, c'est super, on est bien.
Tranquille, j'arrive avec ma voiture.
Qu'est-ce que c'est que ça?
Toc toc, c'est qui? C'est Joaquim.
Qu'est-ce qui se passe? J'ai racheté les 10 derniÚres villas.
Champagne. On fait la fĂȘte.
Ăa va ĂȘtre extraordinaire.
- Vous faites pas semblant. - Non, j'investis.
Huard, va chercher le contrat.
Ouais, Huard, va chercher le contrat.
- Allez, champagne. - Champagne! Attendez.
C'est pas une arnaque, j'espĂšre.
J'espĂšre que je suis pas le seul investisseur.
Qu'il y a d'autres investisseurs, quand mĂȘme.
J'ai tout ça comme investisseurs, ça vous suffit?
Ah oui.
Bingo.
Allez, on se serre la main
On se serre la main comme des hommes.
Bravo, M. le Comte. Dix villas.
Ăa c'est du business.
- Champagne! - Champagne!
Champagne pour tout le monde.
- Merci. - Merci pour quoi?
Pour la villa. C'est le plus beau cadeau de toute ma vie.
Mais y a pas de villa.
Merde, c'est votre mĂšre?
Pire. C'est l'imam. Ăa doit ĂȘtre pour ma mĂšre. Je rentre.
C'est l'imam. C'est l'imam.
Mais qu'est-ce qu'il fait?
Quand il est content, il court.
C'est fou, ça.
Comme mon labrador.
On peut quand mĂȘme boire un petit coup de champagne?
Fait chier.
Il va pas bien.
Depuis qu'Hakim a démissionné, il mange plus.
Votre boisson est prĂȘte.
Veuillez récupérer votre gobelet.
Tu sais ce qu'il faut faire? Annuler le mariage.
T'inquiÚte, ça va passer comme une lettre derriÚre la porte.
- Salam aleykoum. - Salam aleykoum.
- Elle est oĂč ma mĂšre? - De l'autre cĂŽtĂ©. Viens.
J'ai quelques questions Ă te poser.
T'Ă©tais oĂč vendredi 14 Ă 12h32 trĂšs exactement?
Au commissariat, bien sûr.
Ah, au commissariat. T'étais pas à la mosquée pour la priÚre.
Non, malheureusement.
C'est pas bien wallah.
La police.
La police, tu sais, quand j'étais jeune,
j'ai eu des dĂ©mĂȘlĂ©s avec la police
parce que j'aimais bien la bagarre.
J'étais champion de boxe algérien, tu connais?
- Ăa existe? - Ben oui, ça existe.
C'est un sport en libre-service.
Tu peux taper avec les pieds, les mains,
les genoux, les cailloux.
Ciseaux, pierre, feuille, tout qu'est-ce que tu veux.
Tu braques, tu contre braques.
Je te prends comme ça, je fais la clé de bras.
AprÚs, je fais la clé de sol.
Et clé à molette pour terminer.
Tu sais quand j'étais jeune,
je faisais le grand écart comme Jean-Claude Van Damme.
Bon, je vais pas tourner autour du pot de la soupiĂšre.
Tu fréquentes quelqu'un en ce moment?
Une petite copine? Une petite amie?
Un compagnon? Attention, y a un piĂšge dans la question.
J'ai une petite amie, elle s'appelle Julia.
Julia? C'est un prénom kabyle, ça, non?
Non, c'est portugais.
C'est portugais?
Une Portugaise musulmane?
Elle est pas musulmane, elle est juste portugaise.
Va falloir que j'y aille.
Oui, mais t'inquiĂšte pas.
Je vais te trouver une bonne musulmane
avec qui tu vas te marier.
OK, on fait comme ça. Je suis désolé, j'ai...
On m'attend sur une grosse intervention.
Faut que j'y aille de toute urgence.
J'ai du stock.
Bon, ben au revoir.
Alors, qu'est-ce qu'il a dit?
Hamdoullah.
Il est d'accord pour qu'on le marie avec une musulmane.
Mais qu'est-ce que tu fais?
Jean-Claude Van Damme.
Hakim, c'est Carlos.
Qu'est-ce que tu fous? On t'attend au chĂąteau.
J'ai rĂ©ussi Ă saboter l'Ă©lectricitĂ©. DĂ©pĂȘche-toi.
Pardon, mes amis, pour cette panne d'électricité.
Ce soir, c'est repas aux chandelles.
Merci pour ce dßner préparé pour nous.
C'est la moindre des choses.
Merci, M. le Comte.
Dites merci, c'est lui qui nous invite.
Allez, à la santé de nos amis portugais.
- Santé, M. le Comte. - Santé.
C'est quoi, ce vin?
Crozes-Hermitage, M. le Comte.
- C'est quelle année? - 2012.
Bon, ça ira pour eux, c'est bon.
Qu'est-ce qu'ils font encore lĂ ?
Marie-Ălisabeth, je vous en prie.
C'est pas le moment. On dĂźne, ils signent et ils s'en vont.
Faut se débarrasser des contrats.
Messieurs, les contrats sont juste lĂ .
On dĂźne et puis on signe.
On envoie les plats tout de suite.
Le faisan Ă la broche et son jus de sang Ă l'ail confit.
Vous la connaissez, celle-lĂ ?
Vous savez ce que c'est qu'un cochon homosexuel?
Non, Ă©coutez, Paul-Henri, c'est peut-ĂȘtre pas le moment.
J'adore cette blague. C'est un porc tout gay.
Oui. C'est marrant. C'est subtil.
Fodes.
Qu'est-ce que ça veut dire?
Il a dit : "Bravo, félicitations, c'est trÚs fin."
Au Portugal, quand on aime un truc, on dit : "Fodes".
Joyeux Noël, fodes.
C'est joli, fodes.
Fodes, c'est le tip top des mots du Portugal.
Eh ben fodes Ă tous alors!
Fodes, fodes, fodes!
- Fodes! - Fodes!
Le sauté de veau et ses mirabelles d'Alsace.
Des mirabelles, du veau, j'adore ça.
Je pourrais en manger toute l'année, du veau.
Excusez-moi, il y a une erreur.
ce n'est pas du sauté de veau,
mais c'est du sauté de porc et ses mirabelles d'Alsace.
Veuillez m'excuser.
Merde, il s'étouffe avec une mirabelle.
Aidez-le.
Faites quelque chose, bon sang!
- Hakim, crache. - Allez!
Poussez-vous. Il faut pas qu'il meure avant d'avoir signé.
- Il faut le sauver. - Allez!
Sauvez-le. Sauvez-le. Il faut le sauver!
Ăa y est, la mirabelle elle est partie.
Mon Dieu...
Oh, madame Zazabeth! Respirez. Respirez.
Un, deux, trois.
Qu'est-ce qu'il fait? Mais qu'est-ce qu'il lui fait?
Je l'ai avalée. C'est bon.
Bon, allez, ça suffit pour le dßner, hein?
On va signer les contrats.
On va signer lĂ maintenant?
Oui, maintenant, lĂ tout de suite, oui.
Le velouté de potiron du jardin à la truffe d'été.
Mais quel abrutite, celui-lĂ .
- C'est chaud! - Attends.
Les contrats. Mais qu'est-ce qu'il fout?
Débile!
Mais c'est pas moi! C'est lui, il m'a fait un croche-pied.
Oh, flûte, hein!
Vous l'avez fait exprÚs. Vous voulez me tuer, c'est ça?
- Moi? - Je vous l'ai dit.
Je les sens pas, ces Portugais!
Vous m'accusez. Alors, ça va pas se passer comme ça.
On prend les cliques et les claques.
On va aller investir Ă Abou Dhabi.
Monsieur Joaquim, c'est trop bĂȘte.
Non, il faut pas tout gĂącher au dernier moment.
Et puis, il l'a pas fait exprĂšs.
Pas exprÚs? Il m'a accusé ici, devant la comtesse.
Je veux des excuses.
Ah, bah alors lĂ !
Mais oui. Oui, il a raison. Excusez-vous.
- Pardon? - Excusez-vous.
- Ah, non, je vais pas m'ex... - Excusez-vous.
- LĂ . - Oui.
De suite.
- Je m'excuse. - J'ai pas entendu.
Je m'excuse. VoilĂ !
- J'aime pas le ton. - Moi non plus.
Je
m'excuse.
- Ah, ça, c'est bien. - C'est bien, ça vous plaßt?
- Un bisou. - Hein?
- Un bisou comme au Portugal. - Un bi...
Un bisou? Non, je fais pas de bisou.
- Faites-lui un bisou. - Faites-le, qu'on en finisse.
Vous savez pas faire un bisou?
Faites-lui un bisou.
Allez, Huard.
Excuses acceptées.
C'est bien.
Bravo.
Bon, maintenant, vous m'imprimez des nouveaux contrats.
On ne peut pas, il n'y a plus d'électricité.
- Oh, c'est dommage. - Bon, alors vous...
Vous allez tous coucher ici.
Allez, zou! On fera les contrats demain.
Allez, Marie-Ălisabeth. Montrez-leur leurs chambres.
- Allez, zou. - Mais enfin, Paul-Henri...
- Dégagez. - Enfin, c'est pas possible.
- Allez, ben oui. - Oui.
Marie-Ălisabeth, je vous en prie.
Oh, je suis fatiguée, si fatiguée.
Mes contrats...
Vous me fatiguez.
C'est sûr, il nous aime pas, le majordome.
Ah, c'est sûr, oui.
Mais non, c'est super. On est tous ensemble.
Hein, chef?
Je crois que je digÚre pas bien le sauté de porc.
Merci pour vos électriciens. Ils ont été trÚs réactifs.
- Salam aleykoum, chef. - Aleykoum salam.
- Vous parlez arabe? - Bah oui, je suis musulman.
Pardon? Depuis quand?
Enfin, non, monsieur.
Je suis musulman avec eux, mais pas avec vous.
- Dites-moi bonjour. - Bonjour.
Bonjour. Bah voilà , je suis chrétien.
- Je m'adapte. - Vous vous adaptez, d'accord.
C'est l'heure de signer, lĂ maintenant.
Ah, vous voilĂ !
Y va falloir faire quelque chose pour mon tour de potier.
Qu'est-ce qui se passe, madame Zazabeth?
Il se passe que depuis que vos ouvriers
ont refait l'électricité, ça ne fonctionne plus.
Qu'est-ce que t'as fait?
Vous avez cassé le tour de potier
de madame Zazabeth?
Mais qu'est-ce que ça veut dire, ça?
Vous avez pas honte, bande de bourricots?
Abrutis!
Allez, sauvez le tour de potier de madame Zazabeth.
Et vous avez neutralisé l'alarme du bureau?
Hamdoullah!
- Vous parlez encore arabe, lĂ . - Oui, je parle arabe
parce que sinon ils vont pas comprendre. Je m'adapte.
Oui, et mon contrat Ă moi?
Ăa attendra. Paul-Henri, s'il vous plaĂźt.
Vous inquiétez pas, madame Zazabeth.
Je vais m'occuper personnellement
de ce tour de potier qu'ils vous ont cassé,
- ces arabes, lĂ . Merde! - Oui, s'il vous plaĂźt.
J'aurais bien signé, mais là , y a une urgence.
LĂ , c'est... Hamdoullah.
Il a bien dit "hamdoullah"?
Oui, monsieur le comte, il l'a dit.
Dans mon chĂąteau...
Hamdoullah!
Qu'est-ce que c'est que ça?
Bah on va à la piscine aprÚs le petit déjeuner.
- Vous avez goûté les gaufres? - Non.
On a plus que deux jours, Hakim. AprĂšs, il sera trop tard.
Je sais, Carlos. Je fais ce que je peux, lĂ !
- Ăa marche, lĂ ? - Je l'ai dĂ©jĂ fait, ça!
Non, ça ne marche pas. Vous le voyez bien.
Je comprends pas. Peut-ĂȘtre qu'il y a un court-circuit.
Des fois, y a des problÚmes de biphasé avec le neutre.
- Oui. - Je tape sur le boĂźtier.
Ah! Saloperie de merde!
C'est une souris. Poussez-vous!
- Une souris caralho de merde! - Ăa va pas, non?
Ne les insultez pas, les souris sont les gardiennes du chĂąteau.
Et méfiez-vous car elles sont trÚs rancuniÚres.
Je déteste les souris, d'accord?
J'ai la phobie de ça.
J'ai compris, j'ai vu, merci. On s'y remet, s'il vous plaĂźt.
Oui, merci.
Faut que je regarde. Madame Zazabeth, appuyez.
Ben oui, j'y vais.
Zazabeth?
Zazabeth?
Mais qu'est-ce qui se passe encore, lĂ ?
Alors lĂ , c'est pas nous.
Ăa vient de l'atelier de poterie.
Zazabeth? Zazabeth?
Madame Zazabeth?
Ah! Ah! Ah, merde!
Zazabeth, réveillez-vous!
Qu'est-ce qui s'est passé?
Vous avez appuyé sur le bouton. Vous avez volé comme un frisbee.
Un quoi?
Un frisbee, une tourterelle.
Comme un aigle royal, vous ĂȘtes partie par-lĂ .
- Monsieur Joaquim. - Oui.
C'est la deuxiĂšme fois que vous me sauvez la vie.
Oui.
Non. Ah non. C'est pas du tout ce que vous croyez.
Rendez-vous dans cinq minutes
dans la salle d'armes.
C'est pas bien de faire ça à Julia.
Mais c'est pas moi, c'est la souris.
Bonjour, vous ĂȘtes bien sur la messagerie de Julia,
entreprise De Almeida...
Bonjour, ici c'est le téléphone de l'Aïcha.
Si c'est toi, Malika, c'est pas la peine de laisser de message.
Wallah, je l'écouterai pas.
- Dégainez. - Pardon?
Dégainez votre épée, je vous dis.
AĂŻe, mais...
Est-ce que ça vous amuse de séduire ma femme?
Non, c'était un accident.
Menteur. Elle vous plaßt, hein, c'est ça?
Pas du tout, elle est moche... Enfin, c'est pas mon style.
Dégainez. Dégainez!
AĂŻe. Oh, hĂ©, hĂ©! Ăa fait mal, ça.
Si je gagne le duel, vous signez le contrat sans réserve.
Si vous le gagnez, on oublie l'incident avec ma femme.
On peut pas trouver un petit compromis?
Non!
Mais il va oĂč, lĂ ?
- En garde! - Pardon?
Je crois qu'on est mal partis, monsieur le comte.
- Oui. - On peut pas trouver
- un petit arrangement? - Non.
- On peut discuter. - Non.
- On joue ça aux cartes? - Non.
- Au poker? - Non.
- Colin-maillard? Une belotte? - Allez, dégainez. Dégainez!
D'accord. Vu? C'est lui qui cherche la bagarre.
- Je vous aurai prévenu. - Dégainez!
Alors là , je dégaine. Je suis septiÚme dan
de cape et d'épée au Portugal.
- Vous pouvez changer d'avis. - Non.
Je vous prĂ©viens, si j'arrĂȘte, je peux plus m'arrĂȘter.
OK. C'est parti.
Attendez. Tac.
Chtac.
J'attaque.
J'esquive. Chtac, j'attaque.
Je contre-attaque.
AĂŻe, aĂŻe, aĂŻe!
Oh, merde. Oh, pardon. Je lui ai cassé la rotule.
Vous humiliez mon personnel en plus.
J'ai pas fait exprĂšs.
Vous ĂȘtes fini.
Ăa va, chef?
Bingo. J'ai la clé.
Carlos, donne-moi ton chewing-gum.
OK, Fernando, j'ai l'empreinte. T'as plus qu'Ă faire le double.
OK, chef.
- Oh, merde. Je dois y aller! - Mais aller oĂč?
On n'a plus que deux jours, Hakim.
Non, attends. C'est l'anniversaire de mon pĂšre.
J'en ai jamais raté aucun.
Qu'est-ce qui s'est passé?
Vous avez glissé sur le parquet.
Hein?
Tu l'as volée, celle-là ?
Non. Tu l'as méritée, Jean-Luc, alors tu te reprends, bordel!
Tu te reprends, Jean-Luc!
Oh, ça va pas, ça, c'est...
Oui, José?
Commissaire Chabrol Ă l'appareil.
C'est ma faute, caralho.
C'est moi le coupable. Je vais tout vous raconter.
Ăa va, j'arrĂȘte.
Allez, tu souffles.
Joyeux anniversaire, papa.
Joyeux anniversaire, Ahmed Azir Diali.
Je suis désolée. J'ai oublié le gùteau dans le congélateur.
T'as vu le costume de mon mari?
C'est le dernier costume qu'il avait
quand on a tiré sur lui.
En service. Et ce jour-lĂ , il travaillait pas.
Regarde le trou, lĂ .
Maman, c'est qui la dame, lĂ ?
Ah... C'est la mĂšre de Khadija.
Khadija qui?
C'est du stock.
C'est la fille que tu vas te marier
- Ă la place de Julia. - Non.
Ah, non. LĂ , maman, stop. LĂ j'en peux plus, maman.
C'est Julia que je vais épouser. C'est elle que j'aime.
Tu comprends ça, maman?
Je comprends trĂšs bien, et je vois tout.
Depuis que Julia, elle est lĂ entre nous,
ça va pas du tout.
Tu vas te marier avec elle
et aprĂšs tu vas manger le cochon,
tu vas boire le whisky
et tu vas m'abandonner sur le parking de Lidl.
Stop, maman. Ăa suffit. D'accord?
J'arrĂȘte pas de faire des efforts pour te plaire.
J'en peux plus de ton comportement.
J'en peux plus de ton égoïsme.
Joyeux anniversaire, papa.
Joyeux anniversaire.
Stop, les you-you. Stop!
Bah, il est oĂč, mon halal?
Peut-ĂȘtre, j'ai pas choisi le bon stock.
Doucement, tout doucement.
VoilĂ .
Ăa va, chef?
Vous m'avez bien attaché?
Comme un cochon de lait.
C'est pas ce que je voulais entendre.
Chut. Les gardes!
Ăa va, chef?
C'est ma circoncision, ça frotte.
Bua sorte.
Bon sang!
Ăa va, Fernando?
J'aurais dĂ» mettre des gants.
Je te l'avais dit que ça allait mal se passer.
Il est mort à cause de moi. Il était si généreux.
- Bonsoir. - Qu'est-ce que vous faites lĂ ?
Je suis venu vous présenter mes excuses
les plus distinguées, madame la comtesse.
- Dans mon lit? - Oui, madame.
- Vous ĂȘtes passĂ© par oĂč? - Par la fenĂȘtre,
y a eu un courant d'air. Je voulais vous dire,
je suis vraiment désolé pour tout ce qui s'est passé.
L'électrocution, la mirabelle dans votre bouche.
Oui, c'est, bon ça va, merci. Fodes!
Oui, fodes aussi Ă vous.
Au revoir, madame la comtesse. Ă bientĂŽt.
Il est rentré dans la chambre de la comtesse.
- Quoi? - Ăa m'Ă©tonne pas de lui, tiens.
J'ai dit Ă bientĂŽt!
Oh...
Il était dans mon lit.
Il était dans mon lit.
Vous ĂȘtes superbe.
C'est la robe de ma mĂšre.
Vovo! Mettez-la sur mon lit.
- Faut la maintenir. - D'accord.
J'arrive tout de suite. Je vais chercher son médicament.
Nao quero...
Nao quero casamento...
Eu nao quero...
Nao quero casamento...
Nao quero casamento...
Elle est possédée!
Seigneur, donnez-nous la force de la délivrer
par le pouvoir de la Bible.
Excusez-moi, Seigneur,
mais c'est mon premier exorcisme en portugais.
PĂšre cĂ©leste qui ĂȘtes aux cieux,
ayez pitié de nous.
Viva Mexica!
FC Porto!
Créteil-Lusitanos!
On va la laisser dans mon lit, c'est mieux.
C'est beaucoup d'émotions, ce voyage.
Je vous le fais pas dire.
Oh, c'est pas...
Ah, non, c'est pas vrai.
J'entends bien, amis vraiment, monsieur le comte,
je peux vous parler franchement?
Jusqu'Ă une certaine limite, oui.
Je ne les sens pas, ces Portugais.
Ce Joaquim, lĂ , il est bizarre.
Il ressemble pas aux autres Portugais.
Je vais mener mon enquĂȘte.
Il vous a mis KO, quand mĂȘme, hein?
Il m'a pas mis KO.
J'ai glissé sur le parquet.
M. le comte, vous pensez pas qu'ont devrait laisser tomber,
trouver un autre pigeon?
Vous pensez vraiment
que je vais laisser partir ce petit Portugais
sans l'essorer jusqu'au dernier euro?
J'ai jamais lùché une proie de ma vie,
c'est pas aujourd'hui que ça va commencer.
Préparez les nouveaux contrats pour demain.
Si vous voulez.
Elle m'a mordu. Saloperie de souris!
Il est chaud, le comte en ce moment.
Madame Zazabeth?
Vous croyez que j'ai pas vu votre petit manĂšge?
- Pardon? - Je sais ce que vous cherchez.
Ah, vous ĂȘtes au courant?
Mais arrĂȘtez.
C'est ça que vous voulez, hein?
Oh, madame, arrĂȘ...
Madame Zazabeth!
Non, madame Zazabeth.
- C'est ça que tu veux, hein? - Qu'est-ce qui vous arrive?
- On me résiste, j'aime ça. - Faut que tu te calmes.
Ma petite souris, c'est moi ton gros chat.
- Mais calmez-vous! - Non!
Qu'est-ce qui vous arrive?
Cette petite moustache.
Hein?
Tu pourras pas m'échapper, j'étais championne de décathlon.
Madame Zazabeth, je crois
qu'on est partis sur le mauvais pied.
Oh Fodes! Fodes! Fodes, fodes!
Madame Zazabeth? Madame Zazabeth?
Elle est complĂštement folle cette mahboula.
Je vais la poser dans sa chambre. Allez.
Non, c'est pas ce que vous croyez, les gars.
C'est ça, ouais.
Bon, déposez-la dans sa chambre.
Julia arrĂȘte pas de me harceler. Faut que j'y aille.
Mais, Hakim, il nous reste plus que deux jours.
Je sais bien, mais lĂ je suis Ă fond. Je suis Ă fond.
Mettez-la dans sa chambre.
Ramassez-moi cette mahboula.
Désolé de rentrer aussi tard.
Mais si tu savais ce que je vis en ce moment.
Ăa fait tellement du bien de te retrouver, mon amour.
Sentir ta chaleur.
Sentir ta peau si douce.
Et ton parfum, je le reconnaitrais entre mille.
J'ai besoin de toi, ma Julia.
J'ai besoin de toi.
AĂŻe! AĂŻe! ArrĂȘte, Julia, arrĂȘte!
Putain, c'est moi, Julia, arrĂȘte.
Julia?
- Oh, non, pas ici. - C'est pas ce que vous croyez.
C'est un puissant démon, je vous le dis.
C'est mieux que tu restes pas lĂ ce soir.
Oui, c'est beaucoup mieux.
Je gĂšre tout toute seule, je suis Ă bout, lĂ .
Dis-moi la vérité. T'as vraiment envie qu'on se marie?
Julia, arrĂȘte, tu sais que c'est ce que je veux le plus au monde.
C'est juste en ce moment au boulot je suis débordé.
Mais je vais ĂȘtre plus prĂ©sent.
- Tu promets? - Je te le promets.
T'as quand mĂȘme pelotĂ© les fesses de ma grand-mĂšre.
Je t'aime.
Moi aussi.
OK. LĂ , je suis prĂȘt.
- Qu'est-ce qu'on fait lĂ ? - On va faire un croquet.
C'est la comtesse qui a insisté.
- Ola, Joaquim. - Marie-Zazabeth.
- Esta todo ben! - Qu'est-ce que vous avez dit?
Ta todo ben.
- Je me suis mise au portugais. - Ah!
C'est fou, ce qui nous est arrivé hier, non?
C'était tellement fort que j'en ai perdu connaissance.
Je suis désolé, hein.
C'est la premiÚre fois que je ressens ça.
E muito forte.
Tenez, je vous ai préparé
un petit jus de frambuesas du jardini.
- Des frambé quoi? - Frambuesas.
C'est comme des framboises, mais en portugais.
Ah, frambuesas.
Tenez, je vous présente le nouveau majordome.
Désolé.
Il l'a baptisé!
Désolé, y en a partoute.
Ăa va, ça suffit!
Je suis désolé. Vous m'avez surpris, commissaire.
Mais qu'est-ce que vous faites lĂ ?
José m'a tout raconté.
Vous inquiétez pas, je vais pas vous laisser
tout seul dans cette galĂšre.
Je reprends les choses en main.
Ah ça, c'est gentil commissaire.
Mais qu'est-ce qu'il est devenu, l'autre majordome?
Ben, il est en rééducation.
Vous lui avez quand mĂȘme traversĂ© la rotule
avec votre épée.
On n'a jamais retrouvé le ménisque.
- Excusez-moi. - You-hou!
- Joaquim! - Marie-Zazabeth.
J'arrive. J'arrive.
Qu'est-ce qu'elle vous veut, la comtesse?
Elle est complĂštement mahboula de moi, celle-lĂ .
- Mah quoi? - J'arrive.
Vous nous amĂšnerez du jus de fruit?
Et des gaufres aussi, avec du chocolat.
On n'est pas là pour ça, les gars.
Pour moi, la gaufre ce sera sans sucre.
Ah, tranquilou.
Je n'ai jamais trahi mon mari,
mais vous m'avez détournée du droit chemin.
Je suis vraiment désolé, madame Zazabeth.
O caminho direito.
Non, lĂ , faut vous vous caminho un petit pou lĂ .
Messieurs! Messieurs!
J'ai les contrats.
C'est tellement bon de se sentir vivante.
Merde, j'ai tué le comte.
Paul-Henri!
Qu'est-ce que c'était? C'était la foudre?
Non, c'est pas la foudre. C'est lui!
Il a voulu vous éliminer!
Ne dites pas de bĂȘtises. C'est un simple accident de croquet.
En plus, c'est de ma faute.
- J'ai froid! J'ai froid! - Faut faire quelque chose.
Oui, emmenez-le Ă l'infirmerie. Allez, vamoche.
Je vais avec eux. Ah, au fait,
j'ai une petite surprise pour vous.
J'ai invité votre grand ami cet aprÚs-midi.
Quel ami?
L'ambassadeur du Portugal.
Mais c'est pas mon ami, madame Zazabeth.
Elle a invité un ami qui est pas mon ami.
L'ambassadeur du Portugal.
On est dans la merde.
J'avais dit que ça pouvait pas marcher.
Ta gueule!
- Allez, on y va. - Ălisabeth!
Je me réjouis de recevoir votre ami
qui en plus est en avance.
MĂȘme le jour de sa naissance, il Ă©tait en avance, lui.
Mais c'est l'agent qui vous a appris Ă ĂȘtre portugais.
C'est le seul qui était disponible.
Tous mes respects, madame la comtesse.
- Bon dia, M. l'ambassadeur. - Monsieur le comte.
Bonjour.
Ăa va, toi? Mais t'es lĂ , toi aussi.
Je me suis permis de vous amener des pastéis de nata.
Oh, des petits flans.
Non, non.
Non, c'est pas des petits flans, c'est des pasteis de nata,
un trésor national
une recette ancestrale du Portugal, quand mĂȘme.
Ah, on dirait quand mĂȘme des petits flans.
Non!
C'est pas des petits flans, merde!
C'est des pastéis de nata.
- Tu comprends? - D'accord.
Bon, fodes, comme on dit chez vous.
Je vous laisse, j'ai du travail.
Tenez, je vous laisse les pastes de natas.
Venez, monsieur l'ambassadeur. Je vous fais visiter le chĂąteau.
- Allez, vamoche. - Ouais, vamos.
Attendez. On fait comme on a dit.
Je vous appelle d'ici cinq minutes.
Vous prétextez une urgence à l'ambassade
et vous quittez les lieux. D'accord?
Tout à fait. Vous m'appelez, je réponds et j'y vais.
Merci pour ce rĂŽle!
L'ambassadeur du Portugal, c'est le top du top. Merci.
HĂ©, on pourra pas dire que c'est pas vrai, hein?
Monsieur l'ambassadeur, je vous attends.
Avec plaisir, madame la comtesse.
Et moi, alors, je fais quoi?
Il revient dans cinq minutes.
Et ferme la porte, y a du courant d'air.
Merde!
DĂ©jĂ que je prĂȘte ma voiture...
Oh... Jésush,
minha nosa senhora,
c'est magnifique.
Oh, la colĂšre de ce chien, elle est...
C'est un cheval.
De ce cheval.
- C'est incroyable! - Ce sont mes poteries.
Ah, non. Ce sont pas des poteries!
Ce sont des Ćuvres d'art.
Oh... Merci.
Oh, vraiment, je... Mon mari les trouve trĂšs moches.
Eh bien, je vais organiser dĂšs demain une exposition
au musée Gulbenkian de Lisbonne.
Ah bon?
Excusez-moi. Je reviens.
Qu'est-ce que vous faites, lĂ ?
Mais ça coûte rien, et ça lui fait plaisir.
Vous vous rendez pas compte, jouer l'ambassadeur du Portugal,
c'est fait pour moi.
Vous vous concentrez sur la mission, je...
Excusez-moi.
Je viens d'apprendre une trĂšs mauvaise nouvelle.
Le traiteur qui organisait le cocktail demain
pour la fĂȘte du bicentenaire,
il vient d'annuler, sa cuisine a brûlé.
Mince, c'est embĂȘtant, ça.
Oui, c'est une vraie catastrophe.
Monsieur l'ambassadeur, y a votre téléphone qui sonne.
Mme la comtesse, ne vous mettez pas dans cet état.
Vous ne vous rendez pas compte. C'est un bicentenaire.
Ăa arrive une fois tous les 200 ans.
- On ne peut pas annuler. - C'est pas grave.
Vous leur ferez des sandwiches. Monsieur l'ambassadeur,
y a votre téléphone qui sonne. C'est important, faut répondre.
Je suis l'ambassadeur du Portugal.
Si quelqu'un est en détresse, je me dois de l'aider.
Madame la comtesse, je vais personnellement
organiser votre fĂȘte.
Mais comment vous allez faire?
C'est demain midi. C'est impossible, enfin.
Impossible n'est pas portugais.
Je m'occupe de tout.
A festa, festa, na minha aldeia.
Tout m'échappe.
Pourquoi tout m'échappe?
On est bien, lĂ .
On a un problÚme. Le vrai ambassadeur est arrivé!
- Oh, non. - Va chercher Hakim, vite.
Vite, vite, vite!
Qu'est-ce qu'on va faire?
On va improviser.
Pardon, madame.
Je sais que je t'appelle Ă la derniĂšre minute,
mais j'ai besoin de tout le matériel disponible
dĂšs demain. Tu factures tout
Ă l'ambassade du Portugal. Je prends tout en charge.
Je tiens Ă payer quero pagar, quand mĂȘme.
Madame la comtesse, ne me vexez pas.
Oh... Oui.
Dis-moi, est-ce que le groupe folklorique de ta cousine
est libre demain?
Chef... Chef, on a besoin de vous.
Oh, caralho de merde.
On a une urgence. On doit partir.
Il était en slip, non?
De bain.
En slip de bain. C'est pas pareil.
- Il est bel homme. - Concentre-toi.
Madame la comtesse, je suppose?
Hein? Oui. C'est moi.
- Monsieur le comte. - Oui, c'est moi.
C'est moi, le comte.
Vous avez vraiment un trĂšs joli chĂąteau.
Bah oui. C'est moi qui l'ai construit.
- Avec ma femme. - Ah bon?
Oui, c'est vrai.
Bon, on va vous faire faire la visite.
- Il fait trĂšs bon aujourd'hui. - Oui.
N'est-ce pas, madame la comtesse?
Oui, vous avez... C'est par-lĂ qu'il faut aller.
Alors lĂ , il s'agit d'une ancienne salle d'armes
oĂč venaient en cachette Louis XIV et Marie de MĂ©dicis.
Si vous voyez ce que je veux dire.
Marie de Médicis, n'est-ce pas
sa grand-mĂšre, Ă Louis XIV?
Euh, non.
- Ah, si, si. - Ah...
- Mais qu'est-ce que... - Bonjour, monsieur.
Je suis l'ambassadeur du Portugal.
Et vous, vous ĂȘtes?
Moi, je suis...
Je suis...
L'ambassadeur du Maroc.
- Enchanté. - Enchanté.
- Et monsieur, c'est? - Ben, lui c'est...
C'est mon chauffeur,
maĂźtre-nageur et tout ce qui va avec, hein.
Le Maroc, j'adore. Vous avez une trĂšs bonne huile d'olive.
- Oui, la meilleure du monde. - Non, c'est au Portugal.
- Non, c'est chez nous. - C'est au Portugal!
Non, c'est chez nous. Wallah, qu'est-ce qu'il me...
- D'accord. - Merci.
C'est quoi, ce carnaval?
Le majordome. Bonjour, le majordome.
Alors qu'est-ce qui vous amĂšne ici?
OK. Je vais vous faire la visite du chĂąteau, monsieur.
- C'est chez vous, ici? - C'est comme chez moi.
C'est comme chez vous. C'est pareil, monsieur. On y va.
S'il vous plaĂźt, vous me suivez, c'est par-lĂ .
C'est fermé.
Ah, le jardin!
Le jardin. On va visiter le jardin.
Approchez-vous. Allez! On y va.
Monsieur l'ambassadeur, le jardin.
Alors, c'est haut, mais c'est pas vraiment haut.
Ăa me chagrine un peu, cette histoire d'huile d'olive,
- tout de mĂȘme. - Oui, oui, tu sautes.
Allez, allez.
C'est trop haut. Je passe pas, moi avec ça.
- Commissaire, allongez-vous. - Non, ça va pas recommencer.
Allongez-vous!
DĂ©pĂȘche-toi. Vite. DĂ©pĂȘche-toi.
Allez, allez!
Mais je fais ce que je peux!
Vous sentez trĂšs bon.
Et vos yeux sont
trĂšs jolis.
Oui.
C'est vrai.
Commissaire, allez-y.
Hakim.
- Oui. - Monsieur Joaquim?
Monsieur Joaquim?
AĂŻe!
Je vais avoir une bosse.
Ils sont pénibles, ces courants d'air.
C'est une pelouse de 1789, ça.
Excusez mon insistance, mais je vous le redis.
La meilleure huile d'olive est portugaise.
D'accord, pour cette fois-ci.
Merci.
Baissez-vous.
Regardez, ça, c'est du granite de Ouarzazate, voyez-vous.
Monsieur Joaquim.
On y est presque. Par ici.
Ăa fait tellement longtemps
qu'on m'avait pas embrassée comme ça.
Oh, c'est fou.
Ăa va trop loin.
On peut plus garder ça secret pour nous nous.
- Ăa suffit. - Oui, oui, ça suffit.
Faut que je le dise Ă mon mari.
Non, madame Zazabeth,
faut pas le dire, c'est un secret.
- Elle est partie lui dire. - Hein?
Mais c'est pour la mission!
C'est ça, oui.
Je vais crever, moi. C'est sûr, je vais crever.
Tu prépares le Tour de France?
TrĂšs marrant, oui.
Vous m'en avez déjà cassé deux.
Richard Virenque!
Je te dis qu'il me faut tout ton poulet chourache
pour demain midi, et tu me mets de la poitrine de porc.
Tu me mets... Je t'ai pris des poulets halal.
- C'est gentil, ça. - Bonjour.
David Pires, ambassadeur du Portugal.
Non, c'est moi l'ambassadeur du Portugal. C'est marqué là .
Il est con, ou quoi?
Il m'a traité de con, non?
J'ai rien entendu.
Barrez-vous! Barrez-vous!
Monsieur le comte.
Ben quoi?
Qu'est-ce que vous avez à me regarder comme ça?
Non, rien.
Mais vous ĂȘtes qui, vous?
Je suis l'ambassadeur du Portugal.
Ăa m'Ă©tonnerait parce que c'est un ami Ă nous, alors...
D'abord, vous, vous ĂȘtes qui?
Je suis le comte de Neuville, et voici mon épouse.
- La comtesse. - Alors, lĂ , pardon,
mais la comtesse est beaucoup plus jolie,
et le comte beaucoup plus élégant que vous.
C'est Ă moi que vous parlez, lĂ ?
- Oui, c'est à vous. - Dégagez-le!
Dégagez-le!
Vous n'avez pas le droit de me toucher. LĂąchez-moi.
Pour qui il se prend, celui-lĂ ? C'est incroyable.
Ă nous deux, Joaquim.
Ăa fait deux fois que je vous rĂ©clame votre RIB.
J'en ai absolument besoin pour vérifier votre solvabilité.
C'est tout?
Ben oui.
C'est tout, oui.
Ah, ça. Ben voyons, le RIB. Le RIB.
- Quel RIB? - Va chercher ton RIB.
Je peux pas, je suis déjà à découvert.
Oui. Il va apporter le RIB. Allez.
- Allons-y. - Voilà , c'est ça.
Qu'est-ce que vous faites en slip, vous?
J'ai l'immunité diplomatique portugaise!
Julia?
- Julia? - Je suis lĂ .
Ah.
Alors, qu'est-ce qui se passe?
- Je vous sers un porto? - Jamais en service.
Sauf le dimanche. Ă la messe.
Ăa va pas, vous?
C'est le mariage qui vous stresse.
Non.
Non, c'est Hakim.
Il est distant.
Il est jamais disponible.
Je me demande s'il a vraiment envie de se marier.
Je me sens perdue.
En plus, je vois bien que Vovo est contre.
Vous en pensez quoi, vous?
Pour moi, c'est trĂšs clair, faut tout annuler.
- Ah bon? - Ben oui. Faut écouter Jésus.
Et Jésus disait :
"Pour ton mariage, écoute ta grand-mÚre.
"Si elle veut pas, annule tout."
- C'est à quel moment, ça? - C'est à quel moment?
Je peux pas vous dire.
Je sais pas si...
Je sais pas si ça m'a fait du bien de vous parler, en fait.
Pardonnez-moi, Seigneur. C'est pour Avo Lena.
- Oui, voilà , c'est ça. - Comme si t'étais à la plage.
Remue ton popotin, va la mettre lĂ -bas!
Et la biĂšre, elle va couler par terre!
Allez, on la place, on y va, on se bouge!
Dis donc, la lettre lĂ , c'est pas la lettre Ă ta mĂšre.
Comment s'annoncent les festivités?
- Merveilleusement bien. - Merveilleusement bien.
Ouh là là ! Avec ce qui se prépare, là ...
Regardez, tout le monde s'agite autour de nous,
c'est une fourmiliĂšre!
Madame, votre sac, s'il vous plaĂźt.
- Pourquoi? - Votre sac, s'il vous plaĂźt.
- LĂąche-moi! - Madame!
LĂąche-moi!
Y a ma mĂšre qui est Ă l'hĂŽpital.
- Ăa passe quand Ă la tĂ©lĂ©? - Demain matin.
Ah, c'est bien, ça!
Et au Portugal?
Alors ça, je sais pas.
Je vais m'en occuper.
Allez, montez.
- Monsieur Dhouieb? - Oui, c'est moi.
Comment elle va?
Ăcoutez, on comprend pas ce qu'elle a.
Elle est complÚtement incohérente.
Elle a dĂ» subir un choc.
Je peux lui parler?
Elle ne veut voir que son mari.
Des familles entiÚres vont se retrouver ruinées
à cause de moi. Je vous ai donné ma démission.
Je suis en train de foutre en l'air mon mariage.
Ma mĂšre est Ă l'hĂŽpital Ă cause de moi.
Elle veut mĂȘme plus me parler, elle veut parler qu'Ă mon pĂšre.
J'ai tout raté, Commissaire.
Vous saviez que mon pÚre était militaire?
C'était pas facile.
Trimballé de casernes en casernes.
Djibouti, le Liban, la Guyane.
Sacrés moustiques, en Guyane.
Vous allez sûrement me prendre pour un fou,
mais mon pĂšre me manque tellement que parfois...
je porte son uniforme.
J'ai gardé ses charentaises aussi,
et un vieux slip.
mais pas n'importe quel slip, non,
son slip porte bonheur.
Il me va comme un gant.
enfin, comme un slip.
Merci, Commissaire!
Bonsoir, AĂŻcha.
- Ahmed, c'est toi? - Oui, c'est moi, AĂŻcha.
Ăa y est, je suis morte?
Hamdoullah! Merci mon Dieu.
Non, AĂŻcha, t'es pas morte.
Ton heure n'est pas encore venue.
C'est trop dur, la vie sans toi,
j'ai le cĆur en confiture.
AĂŻcha,
faut que tu sois forte, maintenant.
Oui, Ahmed, t'as raison.
Tu sais, si tu vois ton fils...
Tu vas ĂȘtre fier de lui.
Jamais il m'a abandonnée,
- jamais. - Je suis fier de toi,
et je suis fier de lui.
Mais maintenant, tu dois vivre ta vie,
et tu dois le laisser lui aussi vivre la sienne.
Tu crois?
Je suis sûr, Aïcha.
J'étais égoïste.
Je voulais faire annuler son mariage avec Julia,
et elle, miskina, elle est gentille,
elle est travailleuse, elle est jolie.
Elle est plus jolie que ton fils.
Ăa, c'est la vĂ©ritĂ©.
Mais... Elle est pas musulmane.
C'est ça, mam... Aïcha.
C'est ça, le plus important, c'est qu'ils s'aiment.
Tu as raison, Ahmed.
- Ahmed? - Oui?
Tu peux m'embrasser?
Ah non, là , ça,
il faut une autorisation!
Et comme moi, je suis sorti sans prévenir...
Embrasse-moi sans autorisation.
AĂŻcha, ça suffit, quand mĂȘme!
Alors, un peu de tenue, lĂ !
On n'est pas chez les animaux, hein!
Bon.
Maintenant, je dois partir.
Ăa y est, t'as plus de forfait.
Ă bientĂŽt, Ahmed.
Donc Joaquim, grùce à qui nous avons pu cette année
fĂȘter le bicentenaire du chĂąteau de Neuville.
Hein? Comment dit on "bicentenaire" en portugais?
Bichentenaire, comme ça se prononce.
Obrigada, mon Jojo.
Et c'est également grùce à M. l'Ambassadeur!
- Je vous en prie. - Merci, Mme la Comtesse.
J'aimerais salue cette amitié franche,
franco-portugaise, qui m'est chĂšre.
Prépare toi, Vovo.
Et j'aimerais surtout vous dire
que j'ai tout eu en promo chez Nosso!
Alors vive la France, et vive le Portugal!
- Vive le Portugal! - Vive le Portugal!
Portugal!
Vous ĂȘtes sĂ»r de votre coup, Hakim?
On fait comme on a dit. On vole le coffre,
on le fait exploser pendant le feu d'artifice,
on récupÚre le contrat.
Vous savez ce que vous avez Ă faire.
On va jamais y arriver, ils sont armés jusqu'aux dents!
Pour une fois, il a raison.
Vous inquiétez pas, j'ai tout prévu.
Hop hop hop!
Sécurité de l'ambassadeur du Portugal!
Vous avez quelque chose à déclarer?
- Quoi? - C'est quoi, ça?
- C'est mon arme de service. - Vous pouvez pas la garder.
Vous savez qui il y a, lĂ ?
Y a un ambassadeur, y a des joueurs de foot,
y a mĂȘme Cristiano Ronaldo qui doit venir, inchallah!
Y a un député accidenté,
et y a Top Chef saison 8!
Alors on rentre pas avec les armes.
Je suis le chef de la sécurité.
C'est Vigipirate, merde!
Donne ton arme.
Pourquoi tu prends l'accent arabe?
Je sais pas faire l'accent portugais.
Merci.
Mettez-moi une sardine.
- VoilĂ . - Tenez.
C'est la dose pour une personne, ça.
Ăa sent fort, mais c'est trĂšs bon.
Ă la vĂŽtre!
S'il vous plaĂźt, vous avez du champagne?
Ah non, biĂšre ou porto!
- Bah du porto. - Servez-vous.
Merci, monsieur.
Bon, Hakim, qu'est-ce que je fais, moi?
Bah vous ĂȘtes le majordome, vous faites le service.
Passez-moi les petits flans.
C'est quoi?
Des bolinhos de bacalhau, évidemment.
Je vais goûter aussi.
- Merci, monsieur. - De nada.
Ouais!
J'ai jamais eu autant de Portugais chez moi,
alors qu'il y a pas de travaux!
- Elle est bonne, non? - Oui.
Fodes Ă tous!
Ăa sent la sardine, non?
Alors, il est oĂč, le feu d'artifice?
Parce que moi, j'adore les feux d'artifice
- depuis tout petit! - Calmez-vous, Gonçalves!
Ils sont dans le coffre de la voiture. OK?
OK. Je suis comme un gamin, je suis comme un dingue!
Oh lĂ lĂ , faut que je me calme.
Calme-toi. CĂąlin!
Merci, merci pour tout ce que vous me donnez!
Si j'étais pas... je vous ferais un bisou sur la bouche,
mais non! Hein? Salut!
Salut!
Il est perdu, lui.
Je l'ai perdu, lĂ .
Bonjour, madame, bienvenue au chĂąteau.
Putain!
Vous croyez que je vous ai pas reconnu?
Qu'est-ce qu'elle fait lĂ ? Poussez-vous!
C'est quoi, ça?
J'ai une prothĂšse en titane, y a-t-il un problĂšme?
- Vous parlez français! - Il est oĂč?
- Qui ça? - Hakim!
Hakim...
Mon Hakim!
Ne me prenez pas pour une idiote.
- Il est oĂč? - Ah oui, Hakim,
bah c'est fou, lĂ , vous allez pas me croire,
mais lĂ , au moment oĂč on se parle tous les deux,
bah je sais pas du tout oĂč il est.
Allez, allez, allez!
VoilĂ !
Je vais pousser avec vous.
Allez!
Poussez, allez!
Par lĂ , Ă droite!
Ă droite, Ă droite!
- On va faire une quouloulou! - Une quoi?
Une queuleuleu! Ă la queuleuleu, tous.
Allez!
Ah, Julia! Alors ça, c'est une surprise!
Je suis content de te voir, ça fait plaisir...
J'ai affaire Ă qui, lĂ ? Hakim ou Joaquim?
- Joaquim. - Passe-moi Hakim.
Oui, bien sûr. Oui, c'est pour quoi?
- Vas-y, explique-moi. - Je vais tout t'expliquer,
c'est compliqué, mais c'est simple à la fin...
- HĂ©! J'ai dit Hakim. - Excuse-moi.
Ah, Julia, il faut que je t'explique,
parce qu'en fait, tu vois, je suis en mission.
Parce que c'est le comte, c'est un pourri, tu vois.
Alors tu vois, ces gens-lĂ , ils ont pris des villas,
ils ont pris des maisons au Portugal.
Et lui il les arnaque, en plus il est raciste.
C'est pour ça, je suis en Joaquim!
Et puis ils sont tous Ă la retraite,
il leur a pris toutes leurs économies, leur argent.
En plus tu vois, j'ai démissionné du commissariat
parce que je pouvais pas faire les deux, tu comprends...
- T'as pas aimé mon explication. - Ce que je comprends,
c'est que j'en ai marre de tes mensonges.
Fallait pas que tu acceptes de te marier si tu voulais pas.
Avo Lena, elle avait raison.
T'es pas un homme pour moi.
On annule tout.
Vai para casa de tua mĂŁe!
- Ăa veut dire quoi? - "Retourne chez ta maman."
- C'est qui, elle? - C'est son ex.
Ils voulaient se marier, mais avec la grĂące de Dieu,
et moi, c'est fini.
Ah bon?
Hakim, on a un problĂšme.
Qu'est-ce qui se passe?
Et voilĂ !
Qu'est-ce qu'il se passe, encore, avec ce coffre?
- Ăa passe pas! - Comment ça, ça passe pas?
C'est normal! Il pousse Ă droite, lui Ă gauche.
- Il faut pousser Ă gauche! - Non, faut pousser Ă droite!
- Non, faut pousser Ă gauche! - Mais on va jamais y arriver.
Et lui, pourquoi il pleure, c'est encore l'émotion?
Non, c'est ma main, elle est coincée...
Et bah reculez le coffre!
Allez!
Pousse, Fernando, tu souffleras plus tard!
L'enfer avec vous, je vais jamais y arriver!
Et bah voilĂ , tu vois,
c'était pas un si gros problÚme que ça.
Mais c'était pas la porte, le problÚme!
Le vrai gros problĂšme...
C'est la grille! Elle est fermée!
Oh, merde.
Oh, caralho de merde.
- Qu'est-ce qu'on va faire? - Qu'est-ce qu'on va faire?
On va traverser la fĂȘte!
Les gars, ramenez le coffre, dĂ©pĂȘchez-vous!
- M. Douhieb? - M. le député?
Qu'est-ce que vous faites lĂ ? Vous ĂȘtes en mission?
- Pas du tout. - En infiltration?
- Non, mais non. - On m'a rien dit.
- C'est le coffre du comte! - Oui...
Mais c'est mon ami, je vais le prévenir!
Non. Fernando!
Oh, bonjour!
Je suis l'ambassadeur du Portugal.
Pourriez-vous vous décaler un tout petit peu,
que je récupÚre mes caisses de feu d'artifice?
Merci beaucoup! Bonne journée!
Hop lĂ .
- Qu'est-ce que vous foutez? - On pousse, tu crois quoi?
Mais poussez, les gars! Y a que moi qui pousse ou quoi?
- Non, on pousse, chef. - Pousse, Fernando, plus fort!
Stop!
Ăa suffit maintenant, hein,
on ne bouge plus!
Vous disparaissez tout le temps!
Alors ces contrats, on les signe, et maintenant!
Oui, il a raison! On va signer immédiatement!
- On signe ce contrat. - Allez.
Baissez-vous.
C'est fini, on va ĂȘtre propriĂ©taires.
ArrĂȘtez de bouger, merde!
- Mais ça fait mal! - Fernando, viens ici,
je vais signer ce contrat. Allez!
Maintenant, on est propriétaires au Portugal!
Ouais.
Avec mes salutations distinguées.
- Je vous fais un autographe! - Merci!
VoilĂ , tout est faite!
Ouais!
C'est un plaisir d'avoir fait des affaires avec vous.
Embrassez le comte, quand mĂȘme!
On est nouveaux propriétaires, on a 10 villas au Portugal!
C'est grùce à vous. Qu'est-ce que ça fait plaisir.
Mais toi aussi, arrĂȘte de faire la gueule tout le temps.
Tiens, embrasse le comte aussi. DĂ©pĂȘche-toi.
- VoilĂ - Ăa fait plaisir.
Fodes Ă vous et toute votre famille.
Oy va les, gars. Poussez!
Poussez!
Stop!
Ăa, qu'est-ce que c'est que ça?
Bah ça, c'est...
- C'est un cadeau. - Un cadeau...
- Un cadeau, pour qui? - Bah pour vous.
Un cadeau pour moi...
J'aime pas les cadeaux. Montrez-moi ça tout de suite!
- Montrez-moi ça! - Mais c'est pour vous...
Ăa suffit! Montrez-moi ça tout de suite!
Mais c'est un cadeau, on peut pas le montrer!
C'est une surprise pour vous!
Les surprises, c'est surprenant, non?
C'est une surprise! C'est pas un cadeau?
Depuis quand on montre les cadeaux à Noël aux enfants?
On montre le cadeaux? Non, on montre pas le cadeau!
Oui, pardon, alors...
Vous m'avez stressé, là !
Eh bah...
Aidez-le, vous, Ă pousser mon cadeau!
Au lieu de me regarder comme ça, là !
Et puis vous, musique!
Allez, musique, oui!
Fodes! Oh oui, fodes!
J'en étais sûr!
Mon coffre! Mon coffre!
Monsieur le Comte!
J'avais raison!
Joaquim, il s'appelle Hakim Douhieb!
C'est un flic, regardez!
J'avais raison!
Hamdoullah!
Je l'ai dit ou je l'ai pas dit?
Bah je l'ai dit, voilĂ !
VoilĂ , dĂ©pĂȘche-toi! Doucement!
Doucement! VoilĂ , trĂšs bien!
Merci messieurs,
ça a été un plaisir de travailler avec vous.
Un petit truc pour la route... Non, j'insiste, c'est moi.
Allez, on y va.
DĂ©pĂȘchez-vous, le comte vous attend!
Allez-y, allez! VoilĂ !
Joaquim!
La comtesse! Cachez le coffre!
Ma Zazabeth!
Joaquim! J'ai bien réfléchi.
Je vais tout dire Ă mon marido.
- Amo te Ă la folie. - Amo quoi?
Je vous aime, mon Jojo.
Mais non faut pas m'amo moi, faut amo le comte!
Moi je peux pas.
C'est trÚs élégant de vous sacrifier comme ça,
mais je ne suis pas dupe, vous savez.
Je sais qu'il m'aime pour mon chĂąteau et mon argent.
C'est avec vous que j'ai envie de vivre ici!
Non, je veux pas vivre dans le chĂąteau!
Il y a l'humidité, je fais de l'asthme,
en plus y a plein de souris!
Et je vais vous dire quelque chose, Mme Zazabeth,
je repars au Portugal! Au revoir.
Oui! Le Portugal! Oui, vamos.
Je fais un petit sac et je suis prĂȘte.
- Non! - Et puis cette moustache, lĂ ...
ArrĂȘtez, maintenant! On n'est pas des sex machines,
tout le temps en train de m'embrasser!
Vous ĂȘtes trop Ă©nervĂ©e, lĂ .
On n'est pas des animaux, quand mĂȘme!
Qu'est-ce que c'est que ça?
Hein? Ăa?
Ăa, c'est Fernando, Carlos et...
Non, derriĂšre Fernando! Poussez-vous, s'il vous plaĂźt!
Non, ça, c'est un cadeau pour le comte!
Mais enfin, c'est pas... C'est le coffre de mon mari!
Qu'est-ce que vous faites avec le coffre de mon mari?
C'est le coffre, mais je vais pas...
je suis pas en train de le voler.
Vous essayez de voler le coffre de mon mari?
Non, c'est pas ce que vous croyez.
- Quoi? - Je vais vous expliquer.
J'ai trĂšs bien compris!
Vous m'avez séduite, vous m'avez embrassée,
et tout ça pour me voler!
Bon, Marie-Ălisabeth, je vais vous expliquer.
- Tout vous expliquer. - Mais votre accent?
J'ai pas d'accent, je me m'appelle Hakim.
- Quoi? - Je suis policier, d'accord?
- Et vous n'ĂȘtes pas portugais? - Non, je ne suis pas portugais.
Goujat!
- Dites donc! - Sécurité!
Sécurité!
Il était moins une, hein, chef?
Fernando! T'as plaqué la comtesse!
C'est ça, ouais.
C'est plutÎt elle qui t'a plaqué, hein.
OK les gars, maintenant, on passe Ă la phase 4!
C'est quoi la phase 4, chef?
Vous récupérez la comtesse, vous la mettez au chùteau.
Fernando récupÚre la dynamite!
Et faites-moi tomber ce coffre!
Allez, go!
Laisse-moi tranquille, Vovo.
- Commissaire? - Faut que je vous parle, Julia.
Chef!
C'est des feux d'artifice!
Oh le con!
Oh le con!
Gonçalves, non!
- Força Portugal! - Non!
C'est de la dynamite!
Hakim Dhouieb!
Vous vous ĂȘtes bien foutu de moi.
Tout ça pour récupérer les contrats des Portugais!
Alors que vous n'ĂȘtes mĂȘme pas portugais!
Butez-les!
On n'a pas d'armes, M. le Comte.
Comment ça, vous avez pas d'armes?
Un en ricochet, on est d'accord, c'est nul.
Oui, c'est nul.
Tenez, M. le Comte! J'avais raison!
Hakim!
Attrapez-les!
Y avait un mur ici?
Non, c'était pas un mur.
Désolé.
Non.
- Non plus. - C'est pas possible, ça.
Encore moins.
Commissaire! Vous tombez bien,
il faut que je rattrape le comte. Tenez.
Vous embĂȘtez pas, je vais le rattraper, moi.
Non, c'est gentil, faut vraiment que je le rattrape.
Non n'insistez pas, ça me fait plaisir!
Bon, on y va ou on n'y va pas?
Tenez, Commissaire. Bonne chance.
Bonjour.
Bonjour. Luc Chabrol. Enchanté.
Bismillah! Alléluia!
AĂŻcha is back!
Tiens.
Ăa marche trĂšs trĂšs bien, ça!
Força Portugal!
VoilĂ .
Obrigado beaucoup, Vovo.
Choukrane de rien, AĂŻcha.
Au nom du PĂšre, du Fils, et du Saint-Esprit...
Amen!
Non, non, non!
Bismillah!
- C'est fini? - Hein?
J'ai...
- HĂ©, cousin. - Quoi?
Patate de gitan!
Oh, merci, j'en pouvais plus, lĂ .
Allez descends-moi, toi.
Viens, toi, avec ta brouette! DerriĂšre moi!
LĂ , lĂ , viens!
Allez, pousse-moi! Pousse-moi!
Pousse-moi donc!
Allez!
Pousse donc, barbichette!
- Montez, chef! - AccélÚre, sale gueux!
Sale manant!
AccélÚre, Fernando! Lùche rien, allez Fernando!
Pour le Portugal!
Colle-les!
Hamdoullah!
Merde, j'ai fait tomber ma pelle!
- Chef! - Envoie!
J'ai une idée!
Fodes, le comte!
Vous ne m'aurez jamais!
VoilĂ , ça, c'est pour avoir Ă©tĂ© malhonnĂȘte.
Merci, Mme la Comtesse.
Son compte est bon!
Non, le comte il est pas bon, il est mauvais.
Non, c'est un jeu de mot.
- C'est le compte qui est bon. - Ah oui!
- Hakim? - Hakim!
- Vous ĂȘtes lĂ . - Oui, tout est rĂ©glĂ©.
- Je vous l'avais dit! - Mais c'est qui, lui?
Il reste plus que celui-lĂ . On s'en occupe.
Hakim!
Les gars, occupez-vous du coffre!
Mets ton doigt!
Je vous avais dit que ça allait marcher!
Bismillah.
Allez, cul sec.
Comment t'as fait pour organiser le mariage en 24 heures?
C'est mon pote Tino qui m'a prĂȘtĂ© le hangar.
Merci Tino.
- C'est Ă ton tour, mon frĂšre. - Merci, mon frĂšre.
Julia De Almeida,
acceptez-vous de prendre pour époux
Hakim Douhieb, ici présent?
Oui, je le veux.
TrĂšs bien. Hakim Douhieb,
acceptez-vous de prendre pour épouse
Julia De Almeida, ici présente?
Oui, elle le veut. Enfin, je... on le veut.
Parfait, les alliances.
Vous pouvez embrasser la mariée.
AĂŻe aĂŻe aĂŻe, attends, c'est quoi ce jeu?
Vous pouvez embrasser rien du tout.
Sur le front tu embrasses.
Mais non, sur la bouche.
Sur le front.
- Sur la bouche. - Sur le front.
- Sur la bouche. - Sur le front.
OK OK, on peut faire un entre-deux.
Sur le nez.
- OK. - Allez, va pour le nez.
C'est pas Jean-Claude Van Damme, lĂ ?
Hein, quoi?
Bravo!
Je sais pas oĂč il est parti, Jean-Claude.
Il est rapide comme la belette.
J'espÚre qu'ils feront vite des bébés.
Ah oui! Oui, oui!
Un petit Ahmed comme mon mari,
ou une petite Malika comme ma maman.
Non!
Un petit Tiago comme mon pai,
ou une petite Suzana comme ma mĂšre.
- C'est pas question! - Ah si...
- Mais oui! - Maman, Vovo,
- vous allez pas recommencer! - Oui, pardon.
- Démarre. - Alléluia.
Parabéns!
- Gonçalves? - Ah non.
Je suis l'ambassadeur du Portugal!
Mais vous Ă©tiez oĂč, on vous a cherchĂ© partout!
Je sais pas, j'ai entendu un boum et j'ai volé!
On m'a retrouvé à trois kilomÚtres du chùteau.
J'ai rendez-vous Ă l'ambassade, il faut que je file!
AĂŻe!
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